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  • il y a 5 mois
Ce lundi 1er septembre, le contre-budget du Parti socialiste et les propositions du Front économique ont été abordés par Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, Céline Antonin, économiste à l'OFCE, Léonidas Kalogeropoulos, PDG et fondateur de Médiation & Arguments et d'Entrepreneurs pour la République, et Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Allez, on est de retour pour la seconde partie des experts, 10h, 11h, tous les jours sur BFM Business.
00:06En direct du débat, du décryptage avec mes experts du jour, Céline Antonin, Léonidas Calogéro-Poulos,
00:13Philippe Mutrici et Ludovic de Sauté, on continue de décrypter l'actualité.
00:18L'actualité de ce week-end, c'était aussi le contre-budget, la présentation du contre-budget du Parti Socialiste.
00:24C'était samedi à Blois, 24h après les propositions du Front économique.
00:30Souvenez-vous, le Front économique, c'est le MEDEF qui l'avait lancé à la rentrée, il y a un an, à la rentrée 2024.
00:37C'était à l'AREF après avoir constaté que finalement, pendant la campagne des législatives, après la dissolution,
00:44on n'avait vraiment pas parlé d'économie, ce qui était un peu inquiétant.
00:48On voit le résultat un an plus tard.
00:50Alors évidemment, je ne vais pas vous surprendre, les propositions du Front économique ne sont pas exactement celles du Parti Socialiste.
00:59Alors si on résume rapidement, 15 milliards, c'est beaucoup d'impôts.
01:03C'est dans l'ensemble beaucoup, beaucoup, beaucoup d'impôts quand même.
01:0630 milliards, un choc fiscal de 30 milliards d'impôts.
01:09On fait beaucoup moins d'efforts en dépense, seulement 14 milliards.
01:12Et puis, on repousse à 2032, l'objectif de retour d'un déficit à 3%.
01:21Un premier commentaire sur cette copie de Ludovic de Sausset.
01:24À nouveau, il y a le commentaire politique, parce qu'il y a un petit effet quand même qu'on court l'épine,
01:27qui n'est pas très bon, je pense, honnêtement.
01:29Qui c'est qui fait son budget de ça ?
01:31Maintenant, on va se poser, on imagine fort un Matignon qui aurait présenté ce budget.
01:35Je pense qu'on aurait ce débat-là.
01:37Ça n'irait pas mieux, en fait.
01:40C'est-à-dire que ce budget, il décale l'objectif que Bayrou s'est mis à 2029 sur 2032.
01:47Et puis, j'allais dire, dedans, il y a des totems.
01:49Alors, il y a Zuckman, évidemment.
01:51Mais derrière, il y a vraiment des mèches qui vont réveiller le monde des entreprises
01:56et sur lesquelles les entreprises n'ont pas besoin,
01:58puisque, évidemment, les mots sont sortis.
01:59Je pense au pacte du travail, je pense au crédit impôts recherche.
02:02Et il y en a plein d'autres.
02:03Et là-dessus, c'est à nouveau les vieux démons qui sont un peu agités par le Parti socialiste,
02:09comme s'il y avait finalement de la richesse à aller chercher.
02:12Le seul point commun qu'ont Bayrou et le PS aujourd'hui dans le budget,
02:16où ils s'entendent, c'est la lutte sur la fraude.
02:18À peu près tout, c'est le seul.
02:19Et puis, comme si on pouvait récolter 3 milliards de plus, 3,2 milliards, je crois,
02:23dans le projet socialiste qui est un peu fantasmé.
02:26C'est un peu la recherche magique.
02:30Donc, on est vraiment sur un budget à la peine.
02:32Alors, le seul point que je vais reconnaître au PS, finalement,
02:35mais qui est dans son rôle et sans jugement,
02:38c'est la volonté de mettre une petite dimension politique, en revanche, dans le budget.
02:41C'est-à-dire de jouer sa carte.
02:43C'est-à-dire d'envoyer des signaux à ses troupes.
02:46Parce que Bayrou n'arrive pas à...
02:46Avec quoi ? Avec l'ISF ?
02:48Avec l'ISF, avec Zuckman et tout ça.
02:50Il est très politique, ce budget.
02:51Avec toutes les choses délétères dont vous venez de parler.
02:54Ce que Bayrou n'arrive pas à faire, lui.
02:56C'est-à-dire qu'il n'arrive pas à envoyer des signaux à ses propres troupes pour les consolider.
03:00Voilà.
03:01Donc, maintenant, ce budget est hors-seul.
03:03Point.
03:04Céline Antonin, ce budget, il est hors-seul ?
03:06Il est très politique, mais est-ce qu'il l'aide à l'économie ?
03:09Disons que, moi, je ne vois pas que du mauvais.
03:11C'est-à-dire que, par exemple, le fait de dire qu'on est attaché à une forme d'égalité fiscale,
03:17le fait de lutter contre l'optimisation fiscale,
03:19le fait d'avoir un effort qui soit porté par tous, etc.
03:22Bon, ça, je pense que c'est des concepts avec lesquels il est difficile d'être...
03:25Non, mais ça, c'est le narratif, mais si on rentre vraiment...
03:26On va prendre le mesure par mesure.
03:26Mais si on regarde, par exemple, effectivement, un certain nombre de mesures...
03:30Une taxe du plage, beau, 4 milliards de recettes sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros.
03:34Non, en plus, il y a 1800 ménages en France.
03:36Il y a la question des biens professionnels.
03:39qui se posent, et je pense que la question, c'est plutôt résoudre l'optimisation fiscale.
03:42Là, je m'appuie sur aussi les travaux de l'IPP, notamment sur ça,
03:45qui vous expliquait les questions des plus-values latentes, de la transmission,
03:49du fait que vous avez, au très, très haut niveau, au niveau des très, très hauts revenus,
03:53vous avez une dégressivité, effectivement, en termes de contribution,
03:57et au lieu de contribuer à hauteur de 40%, vous êtes plutôt autour de 20%.
03:59Donc, effectivement, ça, c'est une vraie question dont on parle depuis longtemps,
04:02et c'est tout à fait légitime de vouloir s'y attaquer.
04:05Après, est-ce que ce budget est le bon moment, etc. ?
04:08Est-ce qu'il faut pas prendre le temps de la réflexion ?
04:09Est-ce qu'il s'y attaque concrètement, effectivement ?
04:10Voilà, donc ça, c'est une question.
04:12Les questions, par exemple, la taxe GAFA, bon, enfin, je veux dire, après tout...
04:15Doublement, doublement la taxe GAFA.
04:18Là, ça pose la question de nos rapports avec les États-Unis.
04:21Mais, par exemple, sur la question de la réforme du crédit impôt recherche,
04:23ça fait quand même très longtemps qu'on en parle,
04:24donc après tout, pourquoi pas, on sait que ça va beaucoup vers les grandes entreprises,
04:28et que ça serait plus efficace, mieux ciblé.
04:29Donc, je trouve qu'il y a un certain nombre de choses qui ne sont pas totalement à rejeter,
04:33et d'ailleurs, auquel, en termes de débat même avec François Bayrou,
04:36auquel il pourrait être ouvert.
04:37Par contre, moi, ce qui m'a vraiment, pour le coup, choquée,
04:39c'est par exemple le fait de revenir sur l'âge de départ à la retraite.
04:42Ça, je me suis dit, là, c'est pas possible.
04:44Je crois que là, enfin, voilà, moi, je...
04:46Oui, là, on retrouve le Parti Socialiste.
04:47Non, c'est ça, par exemple, je me suis dit, dans ce que je vous disais tout à l'heure,
04:50où, pour moi, il faut quand même davantage de travail,
04:52où, vraiment, on pêche à ce niveau-là,
04:54il faut vraiment retrouver un taux d'emploi qui soit bien supérieur
04:56pour les catégories 55-64,
04:58on est quand même à la traîne par rapport aux autres pays,
05:01et on nous propose de revenir à 62 ans.
05:03Je crois qu'on a...
05:03Enfin, voilà, là, moi, je suis...
05:05Voilà, j'en perds mon chapeau, là, donc...
05:08Les bras sont mis en tombe, non, mais collectivement.
05:11Sur la taxe GAFAM,
05:12dès qu'il s'agira de faire des choses sur les GAFAM,
05:14je serai favorable à ce qu'on allourdisse
05:16les pénalités sur les GAFAM.
05:18Il y a notamment la manière
05:20dont on a traité l'Europe
05:22du côté des États-Unis sur les biens.
05:24Nous avons véritablement besoin
05:26de trouver un rééquilibre.
05:27C'est un bras de fer, hein, sur la régulation...
05:29Non, mais je suis totalement conscient
05:30que c'est un bras de fer,
05:31et personnellement, je le prête vraiment
05:33pour qu'on mène ce bras de fer
05:34avec énormément d'énergie,
05:35de volontarisme et même de mordant.
05:38Sur tout le reste,
05:40j'ai presque envie de dire
05:41qu'il y a, dans toutes les propositions
05:44du Parti Socialiste, exactement,
05:46tous les ingrédients qui nous ont menés
05:47là où nous sommes.
05:48C'est-à-dire qu'on a un outil productif
05:53qui n'est pas suffisamment allant
05:54parce qu'il traîne trop de taxes,
05:56et on dit qu'on va lui remettre
05:57encore une couche supplémentaire.
05:59C'est vraiment...
05:59C'est presque à contre-courant
06:02de ce qu'il faut faire
06:03et je regrette
06:04parce que je pense que
06:06tous les chefs d'entreprise
06:07et la REF de la semaine dernière
06:09l'a illustré,
06:10souhaitent qu'il y ait
06:11une sorte de consensus
06:12autour des entrepreneurs
06:14et de la nécessité d'accompagner
06:16le dynamisme entrepreneuriat
06:17dans notre pays.
06:18Et là, on voit un Parti Socialiste
06:19revenu à ces démons
06:22de, je ne sais pas,
06:24du siècle dernier.
06:25Oui, ou de 2012,
06:26le choc fiscal,
06:28on l'avait connu en 2012 et 2014.
06:29Oui, et bien ça recommence
06:29et cette arme fiscale
06:32qui est la seule arme
06:33qu'ils imaginent
06:34comme étant une arme régalienne,
06:36c'est incroyable
06:37de penser l'économie
06:39uniquement à travers une taxe nouvelle.
06:41On va écouter François Bayrou d'ailleurs.
06:43Il a évoqué,
06:43il a son propre chiffrage, lui,
06:45sur le choc fiscal
06:46que provoquerait ce programme
06:48du Parti Socialiste.
06:49On l'écoute tout de suite.
06:50Les propositions du Parti Socialiste,
06:54ce sont les plus éloignées
06:55de toutes celles
06:57qui ont été faites
06:57sur le champ politique.
06:59Pourquoi ?
07:00Parce que ce que propose
07:01le Parti Socialiste,
07:02ce n'est pas de freiner la dépense,
07:04c'est de laisser repartir la dépense
07:07et de le faire en créant,
07:09selon mes comptes,
07:1132 milliards d'euros d'impôts
07:13principalement sur les entreprises.
07:1532 milliards d'impôts
07:19sur les entreprises.
07:21Est-ce qu'il y a la France ?
07:21Alors, ça récupérerait la moitié
07:23des baisses qui ont été faites
07:24depuis 2017,
07:25mais est-ce que l'économie française
07:27peut encaisser un tel choc ?
07:28Ah non, surtout pas.
07:29Donc, comme je le disais tout à l'heure,
07:30on est déjà du mauvais côté
07:31de la courbe de l'affaire,
07:32et notamment sur les entreprises.
07:34Et donc, plus on va taxer
07:35les entreprises,
07:36moins au total,
07:37on va récupérer de recettes
07:38à l'arrivée.
07:39Je pense que ce raisonnement-là,
07:41peu de gens le font.
07:42Pourtant, il est fondamental.
07:44Pour qu'on ait des grosses recettes
07:45à l'arrivée,
07:46il faut des entreprises
07:47qui font beaucoup de profits
07:49et qui embauchent
07:50beaucoup de salariés
07:50qui ensuite paieront
07:51beaucoup d'impôts.
07:52Beaucoup d'impôts
07:52et beaucoup de cotisations.
07:54Mais les cotisations
07:55des salariés, quelque part,
07:56c'est le prix de ces risques publiques
07:57et c'est le prix
07:58de la protection sociale.
07:59Moi, ça ne me choque pas
08:00que les salariés payent
08:00beaucoup de cotisations sociales.
08:02C'est un choix de modèle
08:03de société.
08:04Donc, on l'assume.
08:05En revanche,
08:05il faut libérer,
08:09la fiscalité des entreprises.
08:11Mais je voudrais revenir
08:12sur ce que disait Céline.
08:14Moi, au début,
08:15je vais vous surprendre.
08:16J'ai été agréablement surpris
08:19par cette proposition
08:21de contre-budget.
08:23Parce qu'elle existe.
08:25On l'attendait.
08:26Donc, on ne peut pas avoir
08:28de débat au Parlement.
08:29On ne peut pas espérer
08:31un budget,
08:32quel qu'il soit,
08:33une loi de finances,
08:35sortir de cette incertitude
08:37s'il n'y a pas,
08:38à un moment,
08:38à un début de négociation.
08:39Ce qu'on peut simplement dire,
08:40c'est qu'aujourd'hui,
08:40les propositions sont très éloignées
08:42les unes des autres.
08:43On va parler du programme
08:44du Fonds économique après.
08:46Et de ce point de vue,
08:46je ne sais pas
08:47si c'est une bonne chose,
08:49hier,
08:49de la part du Premier ministre,
08:50d'avoir tapé aussi fort
08:52sur ces propositions.
08:53Il n'y a rien,
08:54ça n'est plus éloigné.
08:55C'est plus éloigné.
08:56Moi, je pense que c'est
08:57peut-être le début
08:58d'un rapprochement
08:59et peut-être
09:00la réunion
09:01des partis de gouvernement.
09:02Parce que finalement,
09:03c'est ça l'enjeu pour la France.
09:04C'est qu'il y a de chaque côté
09:05de l'échiquier politique,
09:06il y a des partis responsables
09:08du gouvernement
09:08qui arrivent à s'entendre.
09:10Il y a deux choses,
09:11malgré tout,
09:11après cette petite surprise positive
09:13qui me gêne
09:15dans ce contre-proposition,
09:17c'est d'appeler investissement
09:20les augmentations de dépenses
09:21qu'ils ont prévues.
09:22Alors, c'est un petit jeu de mots
09:24parce qu'ils vont dire
09:25oui, c'est de l'investissement
09:26parce qu'en fait,
09:26cette relance keynésienne
09:28va produire des recettes.
09:29Mais aujourd'hui,
09:30les ménages,
09:30ils sont déjà à 18%
09:31de ton épargne.
09:32On peut leur rajouter du revenu,
09:33ils vont continuer à épargner,
09:34ils ne vont pas se mettre
09:35à consommer.
09:36Donc, la relance keynésienne
09:37ne peut pas fonctionner
09:38de ce point de vue-là.
09:39Donc, ça n'est pas
09:39de l'investissement,
09:40c'est vraiment de la dépense.
09:42Et en même temps,
09:43c'est le sujet de la croissance
09:43dont on parlait tout à l'heure.
09:44– Par exemple,
09:45baisser la CSG sur les revenus bas,
09:48je pense que ce n'est pas
09:49le genre de dispositif
09:50dont on a besoin,
09:51clairement.
09:52– Je vais me faire
09:53l'avocat du diable
09:53Ludovic de Sauté.
09:55L'idée du Parti Socialiste,
09:56c'est aussi de dire
09:57que le budget de François Bayrou
09:59est récessif
10:03il faut un peu étaler l'effort.
10:05– C'est le constat de départ.
10:06Je suis d'accord
10:07avec la remarque de Philippe,
10:08dire qu'il y a quelque chose
10:09de sain dans le jeu démocratique,
10:10on va dire,
10:11que ce budget existe.
10:12Maintenant, ce budget,
10:13il existe dans un contexte
10:13qu'on n'a pas vu arriver.
10:14Et c'est peut-être ça
10:15où est un peu le piège.
10:18Moi, ce budget,
10:19là où il m'interpelle,
10:20on peut peut-être y trouver
10:21deux, trois élans,
10:23mais peu importe,
10:24au-delà de la politique,
10:25c'est que ce que disait
10:27Léonidas tout à l'heure
10:28est important, à mon sens,
10:29c'est que,
10:30et ça renvoie au discours
10:31de Patrick Martin, mercredi,
10:33en ouverture de la REF,
10:34l'université d'été du MEDEF,
10:36c'est qu'on sent que,
10:37dans son ensemble,
10:38la classe politique
10:38est un peu dépassée
10:40par la situation.
10:40C'est-à-dire que chacun
10:41y va de ses recettes,
10:43de ses vieilles mécaniques,
10:45et puis il y a
10:45une grande absente là-dedans
10:47qui m'inquiète énormément,
10:48c'est l'Europe.
10:49C'est-à-dire que,
10:50quand on parle d'Europe,
10:51on parle juste de
10:51combien la France
10:52va payer à l'Europe,
10:53on a l'impression
10:54qu'on n'est plus dans l'Europe,
10:56la France est à part.
10:57– Ça, c'est la demande
10:58de Marine Le Pen
10:58à réduire la participation
11:01française à l'Union européenne.
11:01– Mais c'est extrêmement inquiétant
11:02de voir à quel point
11:03l'Europe est en train
11:04de disparaître globalement
11:06alors qu'on parle d'économie
11:07et que ça devrait être
11:08quelque chose
11:09qui est au cœur
11:09quand même de notre réflexion.
11:11– Mario Draghi
11:11a tiré la sonnette d'alarme
11:12la semaine dernière
11:13à Rimini
11:13en disant que,
11:15voilà,
11:16l'illusion que notre grand marché
11:18de 450 millions
11:19de consommateurs
11:19suffirait à installer
11:21notre position
11:21sur la scène internationale
11:22et dans les relations commerciales,
11:24cette illusion
11:25avait disparu
11:26cette année,
11:27en 2015.
11:27Benjamin Constant
11:30avait dit
11:31que le travail
11:32des entrepreneurs
11:32c'est s'occuper
11:33de leurs boîtes,
11:34de leurs affaires
11:35et puis il laissait
11:36aux représentants
11:37de la nation
11:37le soin
11:38de s'occuper
11:38des affaires collectives.
11:40Mais il finit
11:40à la fin
11:41de la liberté des modernes
11:42et la liberté des anciens
11:43c'est les deux dernières pages
11:44où il dit
11:45mais quand ça dérape
11:46il faut qu'ils reviennent
11:47et qu'ils reprennent
11:48le contrôle de la machine
11:49parce que la machine
11:51étatique
11:52peut emmener
11:53toute l'activité libérale
11:55et toute l'activité
11:56entrepreneuriale.
11:56on y est
11:57parce que parallèlement
11:58aux mesures
12:00du MEDEF
12:00vous avez vu que
12:01Pierre Gattaz
12:02a sorti 30 propositions
12:04également
12:04dans un livre
12:05notamment sur le travail
12:07votre travail doit payer
12:08parce qu'on veut
12:10que nos salariés
12:11gagnent mieux leur vie
12:11et que le salaire
12:13soit plus proche
12:14de celui
12:14Il y a beaucoup d'idées
12:15qui circulent en ce moment
12:16Absolument
12:16Qu'est-ce qu'il propose
12:17Pierre Gattaz ?
12:17On est en train
12:19de faire ce travail-là
12:20parce qu'effectivement
12:21on constate
12:21que les politiques
12:22sont dépassées
12:23par ces mécanismes
12:24et d'ailleurs finalement
12:25on le constate
12:26en écoutant
12:26François Bayoui
12:27hier il y a
12:28le constat
12:29il y a une crise
12:30on est au bord du précipit
12:31c'est tragique
12:31et en même temps
12:32il sort toutes les propositions
12:33possibles
12:34sans stratégie
12:35parce qu'il n'y a pas
12:35une compréhension
12:36sur comment on en est arrivé là
12:38mais je pense que
12:39fondamentalement
12:39la raison pour laquelle
12:40il n'y a pas de stratégie
12:41c'est que nos hommes
12:42et femmes politiques
12:43ne savent pas
12:44comment on crée des richesses
12:45pas la moindre idée
12:46de comment ça fonctionne
12:47pas la moindre idée
12:48de constater
12:49alors que Pierre Gattaz
12:50avait fait une démonstration
12:51avec son badge
12:52d'un million d'emplois créés
12:55objectif dépassé
12:56dépassé
12:56doublé
12:57parce qu'il avait dit
12:59enlevez les charges
13:00et vous verrez la machine
13:01capable de créer
13:02effectivement des emplois
13:03c'est comme ça
13:04que l'on a eu le tournant
13:05de la politique de l'offre
13:06et ça ça m'inquiète énormément
13:08et je crois que ça peut
13:08nous inquiéter collectivement
13:09si la politique de l'offre
13:11nous a mené
13:12et nous mène
13:13au bord du précipice
13:14c'est là où
13:15le parti socialiste dit
13:16vous voyez bien
13:16ça ne marche pas
13:17il faut que l'on corrige
13:18en fait on a fait
13:19deux choses à la fois
13:20on a fait une politique
13:21de l'offre en réduisant
13:22mais on n'a pas réduit
13:23les dépenses de l'Etat
13:24mais il a dépensé
13:25comme un keynésien sous stéroïde
13:26Emmanuel Macron
13:26depuis 2017 effectivement
13:28il a appuyé à la fois
13:29sur la pédale
13:30de l'accélérateur
13:31il a fait dur en même temps
13:31la politique de l'offre
13:32en baissant les impôts
13:33mais tout en appuyant
13:34sur le train
13:35c'est vrai qu'au cours
13:35des différentes crises
13:36on a vraiment indemnisé
13:37largement les ménages
13:39et les entreprises
13:39et en fait c'était
13:40l'Etat qui assumait
13:42cette charge
13:42et l'Etat c'est nous
13:43donc voilà
13:44et je voulais juste
13:45je me permets
13:45revenir quand même
13:46sur la question des retraités
13:47parce que c'est vrai
13:47qu'on a parlé pas mal
13:48des entreprises
13:49mais moi j'avoue
13:50que j'ai été vraiment
13:51pour le coup
13:51je me suis dit
13:52c'est pas possible
13:52qu'on parle encore
13:53de réduire l'âge de départ
13:55alors que je veux dire
13:55on va à rebours
13:56de tout ce qui se fait
13:56dans les autres pays
13:57on a un allongement
13:58de la durée de vie
13:58on a un allongement
13:59de la durée de vie
14:00en bonne santé
14:00et on voit bien
14:01en plus que
14:02effectivement
14:03les gens vivent plus longtemps
14:04donc c'est normal
14:04qu'ils travaillent plus longtemps
14:05et que si on veut
14:06pérenniser notre système
14:07de retraite tel qu'il existe
14:08et moi j'avoue
14:09que j'y suis attaché
14:10et je suis pas non plus
14:11pour réduire le niveau
14:11de vie des retraites
14:12donc moi dans la proposition
14:13Bayrou je trouve
14:14que de stigmatiser les retraités
14:15c'était là aussi
14:16très maladroit
14:16et très injuste
14:17donc pourquoi
14:18est-ce qu'on ne dit pas
14:19tout simplement
14:19on acte le fait
14:20de la part par exemple
14:21du parti socialiste
14:22pour être cohérent
14:23de se dire
14:23ok on propose
14:25une meilleure répartition
14:25des richesses
14:26mais au moins on acte
14:27le fait qu'il faut
14:27travailler plus longtemps
14:28et qu'on a besoin du travail
14:29mais voilà
14:29et on va à rebours de ça
14:31et en même temps
14:31je vous dis
14:32moi je suis quand même
14:32attaché au fait aussi
14:33que les retraités
14:34ne doivent pas être
14:35les boucs émissaires
14:35et qu'on a tendance
14:36un peu à les considérer
14:37comme des gens
14:37qui bénéficient d'une assistance
14:38alors que je rappelle quand même
14:39que c'est un système
14:40assurantiel qu'on a en France
14:41on paye une assurance
14:43enfin ça c'est un système
14:44en tout cas
14:45on a cotisé toute sa vie
14:46et on a droit
14:47à une certaine retraite
14:47alors après bon
14:48qu'on dise
14:49il y a des générations
14:50qui ont vécu mieux que d'autres
14:51etc
14:51bon c'est une autre considération
14:52mais je vous dis
14:53encore une fois
14:54je trouve que là
14:54on a vraiment un débat
14:55qui me donne l'impression
14:56qu'on est dans un pays
14:57où la richesse se réduit
14:58et quand la richesse se réduit
14:59ça se réduit pour tout le monde
15:00et effectivement
15:01ça exacerbe les jalousies individuelles
15:03donc faisons en sorte
15:04que le gâteau grossisse
15:05plutôt que de stigmatiser
15:06sa grand-mère
15:07son grand-père
15:07en même temps
15:07est-ce que c'est pas un budget
15:08simplement de conquête du pouvoir
15:10les comptes publiqués
15:12les finances publiques
15:12en France
15:13ont plutôt tendance
15:14à être réparés
15:15sous la gauche
15:16et davantage souvent
15:17que sous la droite
15:19donc ils sont plutôt responsables
15:20au final
15:20François Hollande
15:21a ramené le déficit
15:22sous les 3%
15:24en 2017
15:25Emmanuel Macron
15:26qui en a profité
15:26mais est-ce qu'il n'est pas
15:27juste très très politique
15:28et on continue à raconter
15:30des sornettes finalement
15:31Oui mais alors à un moment
15:31je trouve que les Français
15:32ont aussi besoin de
15:33ont besoin de vérité
15:35et je veux dire
15:35ils peuvent entendre
15:36ces vérités
15:36Je suis d'accord avec Céline
15:37ce qui est dommage
15:39et avec Léonidas
15:40enfin avec tout le monde
15:41je suis d'accord avec vous tous
15:42Quelqu'un peut en d'autres
15:43Non mais ce qui est
15:45dramatique si je puis dire
15:47c'est que le pays s'appauvrit
15:48Oui
15:49C'est ça
15:49Comparativement
15:50Parce que la France
15:51on continue quand même
15:52on continue à créer
15:53de la richesse
15:54Bien sûr
15:54mais moins vite que les autres
15:55c'est Xavier Fontanet
15:57qui est le premier à pointer
15:58une statistique
15:59qui est extrêmement intéressante
16:00c'est de comparer
16:01le PIB par habitant
16:03de la Suisse et de la France
16:04ils sont identiques
16:05en 1970
16:05et aujourd'hui
16:06celui de la Suisse
16:07est à peu près
16:08à 50-60%
16:10supérieur à celui de la France
16:11le salaire minimum
16:12en Suisse
16:13c'est 2500 euros
16:14mais la vie en Suisse
16:15en fait la parité
16:17des pouvoirs d'achat
16:18ça ne coûte pas
16:19deux fois et demie
16:20plus cher la Suisse
16:21que la France
16:21c'est pas vrai
16:22et donc on est
16:23dans un pays
16:24qui s'appauvrit
16:24et vous parlez
16:25des retraites
16:26oui d'ailleurs
16:27les Etats-Unis
16:28c'est exactement la même chose
16:29sur les retraités
16:31je suis d'accord
16:32c'est-à-dire que
16:33si on veut éviter
16:35que les retraités
16:35gagnent moins
16:36il faut qu'on travaille plus
16:38moi je suis pour
16:40des retraités
16:40voilà tout à fait
16:41exactement
16:42et on est quand même
16:43on est attaché
16:43à notre modèle social
16:44et on n'est pas pour
16:45que les retraités
16:45soient pauvres
16:46question de prospérité
16:46collective
16:47je m'amène aux propositions
16:48du front économique
16:50les propositions
16:52alors il faut qu'on explique
16:53rapidement
16:53une centaine
16:54d'économistes
16:55et de chefs d'entreprise
16:56qui pendant 10 mois
16:58travaillent ensemble
16:58main dans la main
16:59pour faire une sorte
17:00de boîte à outils
17:01au vu de la présidentielle
17:03il en sort
17:0335 propositions
17:05vous les avez vues
17:06les uns et les autres
17:06qu'est-ce que vous en retenez
17:08Ludovic ?
17:09c'est là où je parlais
17:11de concours d'épines
17:11je pense qu'il y a
17:13quand même une phase
17:14qui ne permet pas
17:15aux gens de se faire
17:16de poser un diagnostic
17:17tellement il y a
17:17de messages
17:18un peu contradictoires
17:19c'est vrai
17:19c'est une réalité
17:20c'est deux salles
17:21deux ambiances
17:21exactement
17:23merci au fait
17:26que ça existe
17:26parce que ça alimente
17:27le débat démocratique
17:28il y a des choses
17:29on va sûrement en parler
17:30qui sont très bien vues
17:32très judicieuses
17:33maintenant c'est
17:34à peu près la même chose
17:35c'est à dire que
17:35là moi j'ai le sentiment
17:36que dans les éléments
17:37qui sont proposés
17:38il y a un peu
17:38une prise d'otage politique
17:40je crains
17:42c'est à dire qu'on est
17:42dans une séquence
17:43où dans une semaine
17:44le coup près risque
17:46de tomber
17:46donc on a l'impression
17:47que des choses
17:49qui sont posées
17:49sur la table
17:50dont on pourrait se saisir
17:51risquent de faire
17:52de disparaître
17:53dans dix jours
17:54parce qu'on va être
17:54dans une autre séquence
17:55politique
17:55et enterrer ses propositions
17:57cette cadence elle est là
17:59maintenant moi j'ai
18:00une petite inquiétude
18:00et je vais me faire aussi
18:01l'avocat du diable
18:02comme vous Raphaël
18:02parce que c'est aussi
18:03provoquer le débat
18:04c'est à dire que
18:05oui la classe politique
18:06est dépassée
18:07mais j'ai un peu
18:08le sentiment
18:09que le monde
18:10de l'entreprise
18:10aussi hexagonale
18:12n'est pas vraiment
18:14à la page aussi
18:15elles sont un peu
18:16as-been ?
18:17c'est ça que vous êtes
18:17en train de nous dire
18:18je vais provoquer
18:19je les défends
18:22et tout ça
18:22mais il faut quand même
18:25qu'ils rentrent
18:25un petit peu
18:26dans notre époque aussi
18:27où les armes ont changé
18:28les leviers ont changé
18:30et on les sent
18:31un petit peu
18:32à rebouter quand même
18:33sur des positions
18:34aussi un peu
18:35statutaires
18:36et tout ça
18:36et cette modernité
18:38aussi je pense
18:39qu'elle est nécessaire
18:40et d'ailleurs
18:40on le ressent
18:41chez les entrepreneurs
18:42ceux qui prennent des risques
18:43ceux qui sont sur le terrain
18:44ceux qui vivent
18:45ou même par rapport
18:47aux instances
18:47je pense pas qu'au MEDEF
18:49sentent que
18:50on vit pas exactement
18:51cette chose là
18:52nous on est ailleurs
18:53il y a une réalité
18:53on vit un autre marché
18:55je résume les propositions
18:57grosso modo
18:57c'est moins d'impôts
18:58surtout les impôts de production
18:59c'est un million et demi
19:00de suppression
19:01de postes de fonctionnaires
19:03c'est réduire
19:03le nombre de ministères
19:04un peu à la milleille
19:05et ça tronçonneuse
19:06on tranche
19:07et moins de dépenses publiques
19:09pour plus d'efficacité
19:10et puis le retour
19:11enfin pas le retour d'ailleurs
19:12une nouvelle réforme
19:15des retraites
19:15qui pourrait aller au-delà
19:16de 64 ans
19:17indexée
19:18notamment sur
19:19l'espérance
19:20c'est vrai que c'est
19:22un peu classique
19:23on a l'habitude
19:24moins d'impôts
19:25moins de fonctionnaires
19:25moi je voudrais vraiment
19:27faire un focus
19:27sur la TVA sociale
19:28parce que je pense
19:29qu'il y a une vraie réflexion
19:30sur qui pèse
19:32la charge
19:34de notre modèle social
19:36c'est le seul impôt
19:38sur lequel nous soyons
19:39au-dessous
19:40de la moyenne européenne
19:41on a
19:42pour rejoindre
19:43la moyenne
19:43est à 22%
19:44à 2 points d'écart
19:45la moyenne est à 22%
19:47pour le taux normal
19:49nous on est à 20%
19:50or véritablement
19:51il y a 8 milliards par point
19:52faire rentrer
19:5416 milliards
19:54avec 2 points de TVA
19:56en donner une partie
19:57une grande partie
19:58on va vous dire
19:58que c'est injuste
19:59à Léonidas
19:59puisque les plus modestes
20:01devront payer
20:02vous savez bien
20:03que la question
20:06de la TVA sociale
20:06laisse de côté
20:07la TVA à taux réduit
20:08pour les besoins
20:09de première nécessité
20:10donc les plus modestes
20:12n'en souffriront pas
20:13sur tous les besoins
20:15de première nécessité
20:16en revanche
20:16ça redonne potentiellement
20:18du pouvoir d'achat
20:19aux salariés
20:20et ça fait rentrer
20:21une autre catégorie
20:23dans ceux qui contribuent
20:24à notre modèle social
20:27ce sont les produits importés
20:29et ce sont les 100 millions
20:30de touristes
20:31que nous avons
20:32tous les ans
20:33et ça c'est très important
20:34parce que ça élargit
20:35l'assiette
20:36sur laquelle repose
20:37la principale charge
20:38que nous avons
20:39qui est ces 600 milliards
20:41de dépenses sociales
20:42et potentiellement
20:44là aussi
20:44si on redonne
20:45du pouvoir d'achat
20:46aux salariés
20:47le différentiel
20:49entre ce que l'on gagne
20:50quand on travaille
20:50et ce que l'on gagne
20:52quand on est
20:52dans les revenus
20:53de l'assistance
20:54il est en décalage
20:56et ça incite les gens
20:57à revenir au travail
20:58il peut y avoir
20:59une vraie stratégie
21:00c'est pas simplement
21:01du bidouillage fiscal
21:03peut-être que vous avez participé
21:04aux travaux du front économique
21:05Philippe Nutrissi
21:06je n'ai pas participé
21:06non
21:07qu'est-ce que vous en pensez
21:08en tant qu'économiste
21:09absolument
21:09je ne suis pas conflicté
21:11écoutez moi je trouve
21:12que c'est excellent
21:13à la fois sur le fond
21:15et c'était une nécessité
21:18effectivement
21:18c'est parti du constat
21:20que l'année dernière
21:21pendant la législative
21:22le débat économique
21:23avait été monopolisé
21:25par des idées
21:26qui étaient en fait
21:27anti-économiques
21:28qui étaient un peu
21:29dénuées hors sol
21:30de tout fondement
21:31d'analyse
21:32et donc là
21:32on revient sur des propositions
21:34que c'est à peu près normal
21:35pour autant
21:36la difficulté que je vois
21:39c'est qui incarne ce programme
21:40et vous l'avez très bien dit
21:42Ludovic
21:42c'est que dans une semaine
21:43il risque de passer à la trappe
21:44et ça c'est le rôle du politique
21:46rendre possible
21:47ce qui est nécessaire
21:48par le passé
21:49dans d'autres pays
21:51voire en France
21:52vous aviez une grande figure
21:53ou plusieurs grandes figures
21:54qui incarnaient
21:56ce courant d'idées
21:57réformateur
21:57pour doper une économie
22:00alors tout n'est pas forcément adopté
22:01il y a des choses qui le sont
22:02d'autres qui sont peut-être
22:03à différer
22:05enfin on ne peut pas tout faire
22:05en même temps
22:06mais le problème
22:07de ce programme aujourd'hui
22:08c'est qu'il n'est pas incarné
22:09et donc le risque
22:10c'est qu'il passe
22:11sous oubliette
22:11assez vite
22:12alors Nicolas Dufour
22:13à la REF
22:14la semaine dernière
22:14a pris la parole
22:15dans un débat
22:16dans lequel d'ailleurs
22:17il y avait un sondage
22:17je crois que c'était l'opinion
22:18qui l'avait sorti
22:19qui disait que
22:21dans la prise de parole
22:22des chefs d'entreprise
22:2370% des français
22:25souhaitent que
22:26les chefs d'entreprise
22:27prennent la parole
22:29et s'impliquent
22:29dans la vie de la situation
22:30il faut absolument
22:31qu'il le fasse
22:32sinon
22:32on a joli que ça
22:33pour l'opinion
22:34donc Patrick Martin
22:36a pris sa part
22:36mais ce n'est pas suffisant
22:37c'est tous les entrepreneurs
22:38sur le terrain
22:39qui doivent expliquer
22:40leur métier
22:41qui doivent expliquer
22:42leurs difficultés
22:43qui doivent expliquer
22:44leurs attentes
22:45pour qu'au final
22:46ces belles idées
22:47puissent s'incarner
22:48dans
22:48je crois que c'est très important
22:49dans un parti
22:50dans une figure
22:51il est fondamental
22:51parce qu'il y a une habitude
22:53et là j'ai rejoint
22:54peut-être un peu
22:55ce que vous disiez
22:55sur les réflexes
22:57un peu passés
22:58du patronat
22:59de vouloir s'adresser
23:00uniquement aux politiques
23:01or les politiques
23:02sont sensibles
23:03à leurs électeurs
23:04et si on ne fait pas passer
23:05j'allais vraiment dire
23:06auprès du peuple
23:07le message
23:08de l'importance
23:09de ce que représente
23:10l'entreprise
23:10de rappeler aussi
23:12ce que c'est que les filières
23:13qu'est-ce que ça implique
23:14dans les territoires
23:15comme un moyen
23:16de trouver du travail
23:17pour leurs enfants
23:18il faut que tout
23:19ce cheminement soit refait
23:20et c'est à nous de le faire
23:21personne d'autre ne le fera
23:22et effectivement
23:23je pense que
23:25même la REF
23:26en quelque sorte
23:26illustre
23:27on parle aux politiques
23:28ils étaient omniprésents
23:29mais il faut que l'on parle
23:32au peuple
23:32il faut réconcilier
23:33les entrepreneurs
23:34et le peuple
23:35parce que
23:36sans une adhésion du peuple
23:37à ce que nous demandons
23:38ça apparaît pour beaucoup
23:40comme étant des revendications
23:41catégorielles
23:42allez on a beaucoup parlé
23:43politique
23:44et économie
23:45franco-française
23:46il faut aussi regarder
23:48un peu ce qui se passe
23:48à l'international
23:49il s'est passé des choses
23:50importantes ce week-end
23:51avec le sommet
23:52de l'organisation
23:53et peut-être davantage
23:54avec le sommet
23:55de l'organisation
23:56de coopération
23:57de Shanghai
23:57qui s'est réuni
23:58avec cette photo
24:00qui a fait la tournée
24:02des réseaux sociaux
24:03Vladimir Poutine
24:05Modi
24:06et Xi Jinping
24:07se serrant la main
24:09se donnant la collade
24:10chaleureuse
24:11les uns avec les autres
24:12le président Modi
24:14le président indien
24:15qui il y a
24:1618 mois
24:17encore
24:18se rendait pour une visite
24:19d'état aux Etats-Unis
24:20qui était
24:21assez historique
24:23et qui avait nourri
24:24beaucoup d'espoir
24:24en tout cas
24:25sur une force d'équilibre
24:26entre l'Occident
24:28et l'Orient
24:29là on voit
24:30que la politique
24:31de Donald Trump
24:32l'a poussé
24:33dans les bras
24:34finalement
24:34de Xi Jinping
24:36c'est allé très vite
24:37et c'est allé
24:39très très vite
24:39effectivement
24:40quelles sont
24:40les conséquences
24:41Céline Antonin
24:42de ce virage
24:43oui les conséquences
24:45alors peut-être
24:46juste pour rappeler
24:46très rapidement
24:47les causes
24:48entre autres
24:48le fait que
24:49l'Inde
24:50s'est vu imposer
24:50des droits
24:51de 50%
24:52par Donald Trump
24:53et effectivement
24:54pour la punir
24:55en fait
24:55d'avoir entre autres
24:56importé du pétrole
24:57de Russie
24:58et donc
24:59en fait
25:00parce que l'Inde
25:01qui n'était pas du tout
25:02importateur de pétrole
25:02s'est mis effectivement
25:03à importer
25:04beaucoup de pétrole
25:04de Russie
25:05on est passé
25:05de 2%
25:07à peu près
25:07du pétrole indien
25:08qui était importé
25:09de Russie
25:10à 40%
25:11donc entre
25:12avant la crise
25:13et en 2023
25:13donc c'est pour vous dire
25:15l'ampleur du montant
25:16et ensuite
25:17ils exportaient
25:17des produits raffinés
25:18à d'autres pays
25:19y compris à nous
25:20donc voilà
25:21et ils ont profité
25:22effectivement
25:22de ce pétrole pas cher
25:23pour réduire leur inflation
25:24et pour pouvoir exporter
25:26donc Donald Trump
25:27a voulu les punir
25:28mais ce que ça montre
25:29c'est qu'on est dans un pays
25:30qui est multilatéral
25:31et qu'on a tendance
25:32à l'oublier
25:32mais le monde
25:32s'est aussi recomposé
25:33on a des nouveaux pays
25:36qui ont émergé
25:37comme la Chine
25:37comme l'Inde
25:38etc
25:38et qu'on ne peut pas
25:39les ignorer
25:41et que par ailleurs
25:42Trump avec sa politique
25:43est aussi en train
25:44à mon avis
25:45de s'isoler
25:45sur la scène internationale
25:47donc on voit aussi
25:47qu'il y a une recomposition
25:48du commerce
25:49qui peut avoir lieu
25:50on l'avait vu déjà
25:51effectivement au moment
25:51de la crise en Russie
25:52avec la guerre
25:53en fait
25:54le commerce pétrolier
25:55du jour au lendemain
25:57on n'a pas du tout
25:57cessé d'importer
25:58du pétrole de Russie
25:59c'est-à-dire que nous
25:59on s'est privés
26:00du pétrole de Russie
26:01mais il y a des pays
26:01qui en ont largement profité
26:02et il n'y a pas d'ailleurs
26:03que l'Inde
26:04d'autres en ont largement
26:05profité
26:06du gaz aussi
26:06donc à mon avis
26:08ça montre plusieurs choses
26:09et ça montre notamment
26:10qu'il y a
26:10ces Etats-Unis
26:12qui se marginalisent
26:13je pense
26:13d'une part
26:14par ailleurs
26:15je pense qu'il y a
26:15une forme de cynisme
26:16aussi
26:16à penser
26:16qu'on peut
26:17se passer
26:18j'allais dire
26:19de
26:19par exemple
26:20typiquement du pétrole russe
26:22on ne s'en est pas du tout passé
26:23et d'ailleurs
26:24on ne souhaite pas
26:24je pense s'en passer
26:25parce que si on en était
26:26réellement passé
26:27le choc qu'il y aurait eu
26:28sur le marché pétrolier
26:29aurait été immense
26:29donc voilà
26:30donc je pense que ça montre
26:31que les relations internationales
26:32sont assez
26:33enfin voilà
26:34c'est pas blanc ou noir
26:35et les Etats-Unis
26:35ne sont plus l'unique maître du jeu
26:37on s'est tiré une balle
26:38dans le pied
26:39on s'est tiré une balle
26:40dans le pied
26:40et en même temps
26:41le pétrole russe
26:42c'est compliqué quand même
26:43de continuer aussi
26:44oui oui
26:44je voudrais juste rappeler
26:45tout ce que dit Céline
26:46je partage
26:47mais je voudrais aborder
26:48le sujet
26:49avec un angle
26:50un petit peu différent
26:51le rapprochement Inde-Chine-Russie
26:55ou ne pas dire URSS
26:56c'est pas une nouveauté
26:57donc ça existe
26:58depuis les années 50
26:59donc le lancement
27:00des mouvements
27:01des non-alignés
27:02la conférence de Bamboung
27:03en fait
27:03les non-alignés
27:04donc il y a
27:05ça n'est pas complètement
27:07hors sol
27:08et ça peut bouger
27:09et vous avez rappelé
27:10qu'il y a eu une visite d'Etat
27:11du président indien
27:12aux Etats-Unis
27:13il y en a eu une
27:13aussi en France
27:14l'année dernière
27:15le 14 juillet
27:16et l'approche
27:17vis-à-vis des non-alignés
27:19a toujours eu une position
27:20très particulière
27:21et la France
27:21vis-à-vis de l'Inde
27:22a une position
27:22toujours très particulière
27:24et je pense qu'il y a
27:25beaucoup de relations
27:25qui pourront se développer
27:26sur le plan économique
27:28et politique
27:28donc première remarque
27:30ce qu'on nous dit
27:30c'est qu'il y a une opportunité
27:31peut-être à saisir aussi
27:32ce que je dis
27:34c'est qu'il ne faut pas
27:35se focaliser sur cette photo
27:36ce n'est pas la fin du monde
27:38en revanche
27:39sur cette photo
27:40il y a une vraie différence
27:41par rapport au passé
27:42la vraie différence
27:44c'est que
27:44dans les rapprochements précédents
27:46l'Occident
27:48avait l'avantage technologique
27:49aujourd'hui c'est la Chine
27:50qui l'a
27:50la vraie difficulté
27:52j'ai essayé
27:53de vous contredire
27:54dans votre lancement
27:55en disant que
27:56ce qui s'était passé
27:57ce week-end
27:57était beaucoup plus important
27:58que ce qui se passe en France
27:59le plus important
28:00de ce qui se passe en France
28:01aujourd'hui
28:02et Mario Draghi
28:02l'a rappelé aussi
28:03c'est l'invasion
28:05de produits industrialisés
28:07de la part de l'Asie
28:08en particulier de la Chine
28:09mais pas bas de gamme
28:11haut de gamme
28:11on est aujourd'hui
28:12en concurrence
28:13avec les meilleurs
28:14la vraie question
28:14c'est nous
28:15est-ce qu'on les accueille
28:16pour nous
28:16les copier
28:17elle est là
28:18elle est là
28:18la différence
28:19et c'est de ceci
28:20dont il faut se préoccuper
28:21c'est cet effacement
28:22de l'Europe
28:22à la fois sur le plan
28:23géopolitique
28:24et technologique
28:24c'est ce qu'a la menace
28:26qu'a brandi Mario Draghi
28:27pas plus tard
28:28vendredi dernier
28:29à Rimini
28:29merci infiniment
28:30les experts du jour
28:32c'était passionnant
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