- il y a 1 an
Ce jeudi 14 août, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, et Samy Chaar, chef économiste chez Lombard Odier & Cie, se sont penchés sur la réaction des marchés en Europe et aux États-Unis à la veille de la réunion en Alaska entre Vladimir Poutine et Donald Trump, le retour progressif de l'inflation américaine, la réserve fédérale américaine qui se trouve en difficulté face aux situations économiques du pays, les causes de nombreux warning en Europe, ainsi que les valeurs à suivre cette semaine, dans l'émission BFM Bourse présentée par Étienne Bracq. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, Etienne Braque.
00:0917h30, de retour en direct, bonsoir à tous et tous, c'est parti pour BFM Bourse.
00:12Nous sommes en direct pendant un peu plus d'un, 20 minutes pour cette émission,
00:15et puis bien sûr après ça sera à 18h en direct, là aussi le 18h éco,
00:19l'ensemble de l'actu économique qu'il faut retenir en ce jeudi 14 août,
00:24une actualité bien sûr qui encore est toujours dominée par l'Ukraine,
00:27à la veille de cette réunion qui va se tenir demain en Alaska entre Vladimir Poutine et Donald Trump.
00:32Donald Trump qui estime d'ailleurs il y a quelques minutes qu'il y a 25% de chances entre guillemets
00:37que les négociations n'aboutissent pas, donc Donald Trump qui est bien sûr toujours très concentré
00:42et toujours optimiste à la veille de cette réunion qui va se tenir demain.
00:46Du côté des marchés actions, ça se passe toujours bien à la Bourse de Paris,
00:49figurez-vous que le CAC 40 est toujours au-delà des 7800 points,
00:53niveau qu'il a retrouvé hier, 7862 points à l'instant, le tout à 4 minutes de la clôture,
00:58c'est une hausse de 0,7%.
01:00Par contre du côté de Wall Street, figurez-vous qu'il n'y a pas de record aujourd'hui,
01:04après les plus hauts touchés hier, il y a une petite pause qui s'opère sur les trois indices américains
01:08qui cèdent entre 0,2 et 0,4% notamment pour l'indice Dow Jones,
01:12avec on en reparlera dans un instant, une inflation du côté des producteurs,
01:16des prix à la production qui sont ressortis au-dessus des attentes tout à l'heure à 14h30.
01:20Du côté des valeurs, les valeurs défensives surperforment du côté de la Bourse de Paris.
01:25Et puis alors il y a une avalanche de gadins, de profit-warning aujourd'hui en Europe,
01:30dans tous les secteurs, notamment dans le secteur de la logistique,
01:34dans le secteur notamment des armateurs Apagloid,
01:37du côté de Francfort perd 7%, ThyssenKrupp perd 8%,
01:41du côté notamment des logiciels du paiement ADN, moins 5%,
01:46du côté des brasseurs de la bière, Carlsberg, moins 8%,
01:50du côté des Etats-Unis, les tracteurs d'hier perdent un peu plus de 7%,
01:54quant à Pestoy, la maison mère de Koch, perd un peu plus de 10%
01:57après avoir revu à la baisse ses objectifs.
02:00Bon voilà, pêle-mêle, quelques avertissements sur résultats qui sont quand même très nombreux.
02:04En plein cœur de cet été, une actualité qui est très dense,
02:07même en plein cœur de cette semaine du 15 août.
02:10La clôture donc dans 3 minutes, bien sûr, de la Bourse de Paris et des marchés européens.
02:14Juste avant quand même un mot pour présenter nos deux invités,
02:17Alexandre Baradez en plateau, bonsoir Alexandre,
02:20chef analyste chez IG, merci d'être là ce soir.
02:22Merci également à Samy Char de nous accompagner à distance depuis Genève.
02:27Bonsoir Samy Char, merci également d'être avec nous,
02:29chef économiste de Lombard, Odier, CAC 40 qui va clôturer.
02:34Clôturer dans 3 minutes, bon, assez impressionnant quand même de voir ce soir,
02:38Alexandre, que le CAC 40 n'a pas envie de baisser,
02:40malgré la petite pause ce soir à Wall Street.
02:42Non, effectivement, on voit que le CAC 40, et les indices européens,
02:44globalement même le Dax, se tient plutôt bien.
02:46Potentiellement, effectivement, ils ont les yeux peut-être un peu tournés
02:48sur la question ukrainienne, avec l'idée qu'effectivement,
02:51on puisse commencer à débuter un processus peut-être un peu lent,
02:54mais un processus de cesser le feu à terme.
02:56Et ça, effectivement, c'est plutôt naturel à soutenir les marchés européens
02:59sur la durée, j'ai envie de dire,
03:00même si on peut quand même noter qu'il n'y a pas de stress particulier
03:04sur d'autres types d'actifs qu'on regarde beaucoup dans ces questions géopolitiques.
03:07Par exemple, le gaz naturel, qui est un sujet important pour l'Europe.
03:10Les prix du gaz naturel en Europe, ces derniers jours,
03:12dernières semaines, c'est un petit peu au-delà de 30 euros le mégawatt-heure.
03:15Donc, c'est des niveaux qui sont très, très, très, très loin,
03:17des niveaux de panique qu'on ait connus lors de l'invasion de l'Ukraine,
03:19à plus de 300 euros le mégawatt-heure.
03:21Et c'est un peu au-dessus des niveaux qu'on connaissait avant le Covid
03:23et avant l'invasion de l'Ukraine.
03:25Donc, je dirais qu'il n'y avait pas forcément d'inquiétude particulière
03:27sur les matières premières et les indices.
03:29C'est le fait qu'effectivement Donald Trump se montre entreprenant
03:32et volontaire sur la question de cessez-le-feu.
03:34Ça peut un peu porter les indices européens.
03:36En revanche, je ne vais pas faire trop long,
03:37j'ai quand même l'impression que le gros sujet pour ces marchés européens,
03:41au-delà de l'aspect géopolitique, qui est un sujet plutôt court terme,
03:43là, ce week-end et peut-être lundi,
03:44mais ça va quand même rester l'allure des marchés américains.
03:47Il y a toujours d'énormes thèmes, en fait, on va en parler,
03:49mais les questions de prix à la production,
03:51Jackson Hole qui va arriver dans quelques jours,
03:53l'inflation au PCE, qui est la grosse mesure que la Fed va surveiller
03:56avant sa réunion de septembre.
03:59Et puis, c'est ces sujets qui sont très importants,
04:02de pression continue de la Maison-Blanche
04:03et pas seulement du secrétaire au Trésor également sur la Fed.
04:06Il y a quand même de très, très gros sujets côté États-Unis.
04:08Il me semble que si ça devait bouger plus sur les marchés européens,
04:11ça pourrait aussi venir probablement de mouvements des marchés américains.
04:14Scott Bessent, en effet, qui a remis la pression auprès de Jérôme Powell
04:18puisque le secrétaire américain au Trésor estime que la Fed devrait baisser
04:21ses taux de 150 à 175 points de base cette année.
04:25Rien que ça.
04:27Bon, en tout cas, l'inflation, elle est toujours collante.
04:29Elle est toujours présente.
04:30Samy Char, on l'a encore vu ces derniers jours
04:32et puis on l'a encore vu encore aujourd'hui avec ses chiffres à la production.
04:36Plus 0,9 %, là où le consensus s'attendait à une hausse de 0,2, 0,3 %.
04:40Inflation qui est toujours collante du côté des États-Unis.
04:47Oui, inflation qui est surtout amenée à revenir un petit peu.
04:50Ça fait un moment que les acteurs de marché savent et pensent
04:52que les tarifs vont être inflationnistes et que donc il faut s'attendre
04:56à un peu plus d'inflation dans la deuxième partie de l'année 2025,
04:59voire au début de l'année 2026.
05:02Ça fait longtemps qu'on le dit, ça n'arrivait pas vraiment.
05:04Et maintenant, mois après mois, rapport après rapport,
05:07l'inflation la semaine dernière, voilà, on commence à voir
05:10l'impact des tarifs se matérialiser et les acteurs de marché
05:14doivent intégrer cette réalité, de même que la réserve fédérale américaine d'ailleurs.
05:18Dans un instant, vous allez nous faire part de vos projections
05:21en termes de baisse de taux du côté des États-Unis,
05:23mais vous venez d'entendre juste avant un mot sur la clôture à la bourse de Paris.
05:26Plus 0,8 %, au-delà donc des 7 800 points à 7 870 points,
05:30le tout avec des volumes d'échanges qui sont toujours bien maigres
05:33depuis le début de la semaine.
05:34On est sous les 3 milliards d'euros négociés à la bourse de Paris.
05:37Airbus, Thales et Veolia signent les trois plus fortes hausses,
05:40alors qu'à l'inverse, Kering, Capgemini et Dassault Système perdent du terrain.
05:44Dassault Système qui est toujours dans une passe compliquée,
05:46comme l'ensemble du secteur des logiciels,
05:49avec pas mal de questions désormais par rapport à l'intelligence artificielle.
05:53L'once d'or redescend sous les 3 400 dollars, 3 384 dollars,
05:57c'est une baisse de 0,7% quand les cours du pétrole repartent à la hausse,
06:00plus 1,5% pour le Brent et pour le WTI.
06:04Le Brent au-delà des 66 dollars, 63 dollars pour le WTI,
06:07quand l'euro dollar est légèrement en deçà des 1,17 à 1,1647.
06:12Et donc le CAC 40 qui clôture sur une hausse de 0,8%, 7 870 points,
06:16le tout avec 2,5 milliards d'euros négociés ce soir à la clôture.
06:20BFM Bourse, on refait la séance.
06:25On refait la séance donc ce soir avec Samy Char,
06:28chef économiste de Lombard-Rodier et Alexandre Baradez, chef analyste chez IG.
06:32Je vous laisse poursuivre Samy Char par rapport à ses anticipations de baisse de taux,
06:36par rapport à cette inflation qui est bien sûr l'un des grands baromètres de la Fed,
06:41en plus de l'emploi.
06:42Comment il faut analyser les différents chiffres qui nous ont été parvenus ces dernières heures,
06:47avec bien sûr toujours la question des droits de douane ?
06:49Est-ce que ça y est, les droits de douane ou pas commencent à faire leur effet dans les étiquettes aux États-Unis ?
06:56Oui, et il y en a un petit peu pour tout le monde, Étienne.
06:59C'est vrai que la Réserve fédérale américaine est complètement coincée entre les deux parties de son mandat.
07:04Quelque part, l'emploi lui dit de plutôt baisser les taux.
07:07On l'a vu avec les payrolls la semaine dernière.
07:10On voit quand même une certaine vulnérabilité au niveau de l'emploi américain.
07:14Il n'y a plus d'embauche.
07:15Ça se tend un petit peu.
07:16Et donc ça, ça légitimerait quelques baisses de taux.
07:19Mais d'un autre côté, on a ce dont on vient de parler,
07:22c'est-à-dire petit à petit, ces tarifs qui font monter l'inflation
07:25et qui légitimerait de ne pas couper les taux, voire de les monter.
07:29Donc la Réserve fédérale américaine est complètement coincée
07:32entre la double réalité de son mandat.
07:34Que doit-elle faire ?
07:36Le sentiment, c'est qu'elle doit choisir de ne pas choisir.
07:39Même si elle est en conflit dans son mandat,
07:42il n'y a pas de raison qu'elle privilégie l'inflation sur l'emploi
07:45ou qu'elle privilégie les risques sur l'emploi sur ceux de l'inflation.
07:48Elle doit donc se mettre dans ce qu'on appellerait le territoire neutre
07:52et finalement attendre un petit peu plus d'informations.
07:55Et la réalité de la Réserve fédérale américaine, c'est qu'elle est restrictive.
07:59Elle est donc dans le camp de davantage se battre contre l'inflation
08:03que de soutenir l'emploi.
08:05Et le sentiment, c'est qu'il va falloir qu'elle baisse ses taux pour atteindre ce point neutre.
08:08Point neutre qu'on peut imaginer entre 3,5 et 4%.
08:10Il y a donc quand même quelques baisses de taux à attendre d'ici la fin de l'année.
08:14Et que disent vos thermomètres chez Lombard-Rodier ?
08:16En termes microéconomiques, mais aussi en termes macroéconomiques.
08:20C'est-à-dire que là, on le voit dans les effets de base,
08:23c'est compliqué sur les indicateurs.
08:24Les entreprises sont perdues.
08:26Je le disais en préambule, encore aujourd'hui,
08:29de nombreuses entreprises ont revu à la baisse leurs objectifs
08:32à cause de ces droits de douane.
08:33Et c'est largement sanctionné.
08:34Tapes-toi et la maison mère de coach perd 15% à Wall Street.
08:37L'armateur allemand Apagloid a perdu plus de 7% ce soir à la clôture.
08:42Les entreprises sont totalement perdues au milieu de tout cela.
08:48Oui, absolument.
08:49Dans un environnement où on a plus d'incertitudes et des tarifs,
08:51les entreprises sont davantage à même d'en faire moins que d'en faire plus.
08:56Vous l'avez dit, Etienne.
08:57Elles vont moins embaucher, elles vont moins investir,
08:59elles vont moins importer, elles vont moins produire
09:01parce qu'elles ne savent pas.
09:03Et ça veut dire que ce ralentissement économique nous semble inéluctable.
09:07On peut éviter la récession parce qu'il y a quand même un soutien
09:10de la politique fiscale, un soutien de la politique monétaire,
09:13des marchés de l'emploi quand même qui ne donnent pas un signal de récession.
09:17Mais si la récession est évitable,
09:19le ralentissement, lui, ne paraît pas évitable.
09:22Et on a des marchés qui sont quand même au plus haut.
09:23On paye 24, 25 fois de multiples sur les actions américaines.
09:29Il y a donc quand même une vulnérabilité.
09:31Et plus on va voir l'effet des tarifs et de l'incertitude
09:34avoir un impact sur la croissance, avoir un impact sur l'inflation,
09:38plus les marchés risquent d'être un peu nerveux face à cette réalité-là.
09:41Alexandre Baradez, votre regard par rapport à ce qui vient d'être dit
09:44et puis par rapport à tous ces indicateurs
09:46et toutes ces publications en dessous des attentes aujourd'hui.
09:49Oui, déjà, revenons un peu sur la question des prix à la production aux Etats-Unis
09:52parce qu'effectivement, vous l'avez dit, le consensus était 0,2%.
09:56On a eu plus 0,9%.
09:58C'est 4 fois au-dessus du consensus, 4 fois plus que le consensus.
10:00Si vous prenez les variations annuelles,
10:02on parlait de 0,2, c'est du mensuel.
10:03Si vous mettez ça en annuel, sur la partie sous-jacente,
10:06donc les prix à la production corps, on appelle ça,
10:08hors alimentation, hors énergie,
10:10on passe de 2,6% en variation annuelle à 3,7%.
10:13Vous vous rendez compte de ce que ça représente pour une donnée d'inflation.
10:15On est à 110 points de base au-dessus du niveau du mois précédent.
10:19Donc c'est un sacré pas en avant.
10:22Et 0,9% survient à la variation mensuelle.
10:25Quand est-ce qu'on a vu des variations aussi importantes que ça ?
10:27C'était 2021 et 2022.
10:29Donc on se souvient très bien du contexte.
10:31C'est quand vous aviez des chaînes,
10:32surtout ce qui est supply chain,
10:34donc chaînes d'approvisionnement mondiales
10:35qui étaient encore perturbées post-Covid.
10:37Et surtout, vous aviez un pétrole qui n'était pas à 60 dollars
10:39comme il est aujourd'hui,
10:40qui était au-delà des 100 dollars,
10:42encore avec toutes les matières premières,
10:43le cuivre et tout le reste,
10:44qui étaient sur des niveaux extrêmement élevés.
10:47Donc vous vous rendez compte qu'on retrouve
10:48des variations mensuelles de prix à la production,
10:49qu'on avait dans des périodes
10:50de surchauffe des matières premières
10:52et de problèmes logistiques mondiaux,
10:54alors que là, c'est juste par rapport
10:55à des décisions politiques d'augmenter les tarifs.
10:58Et encore une fois, j'ai l'impression,
10:59et Samy Charles l'a très bien dit,
11:00c'est qu'on voit, c'est ça contre quoi
11:03on regarde la Fed et Jérôme Powell,
11:05et même sa déplaise de Donald Trump,
11:06c'est que c'est un processus
11:07ce qui découle des tarifs douaniers.
11:10Ce n'est pas quelque chose d'un mois à l'autre.
11:12C'est les estimations,
11:13ça va de 6 mois à 12 mois
11:14pour voir les pleins effets
11:15de ces hausses de taxes douanières
11:17sur les prix.
11:19Et donc, ça veut dire que la Fed,
11:21effectivement, ce qui est data-dépendante,
11:23elle ne peut pas se baser
11:23sur un ou deux mois de data.
11:24Elle est obligée d'attendre,
11:25effectivement, plusieurs mois consécutifs,
11:27au moins un trimestre, deux trimestres.
11:28Et donc, quand on voit,
11:30notamment hier,
11:31que les marchés américains
11:31ont battu des records,
11:32on rappelle que le VIX,
11:33donc l'indice de volatilité du SP500,
11:35il est revenu hier
11:36à son plus bas niveau annuel.
11:37Il faut remonter à décembre
11:39pour trouver un aussi faible
11:40niveau de volatilité.
11:41Et donc, à 14 de volatilité,
11:42ça veut dire que le prix
11:43de la couverture est très faible.
11:45le prix de l'assurance
11:46pour se couvrir
11:47contre un mouvement de marché
11:48est très, très bon marché.
11:50Ça veut dire qu'effectivement,
11:50les investisseurs ou spéculateurs
11:52se promènent dans une zone
11:55quand même un peu à risque,
11:56mais totalement dépourvue
11:58ou très peu dépourvue de couverture.
12:00Donc, c'est ça le contraste
12:02qui est un peu dur à...
12:03Enfin, le contraste,
12:04le comportement de marché
12:05qui est un peu dur
12:06à saisir en ce moment,
12:07c'est qu'effectivement,
12:08on est à 22 fois de mille
12:09les bénéfices anticipés,
12:1026 fois les bénéfices tout court.
12:13Donc, c'est des niveaux de valorisation.
12:14On a déjà parlé
12:15qui sont sur des niveaux
12:16très chers
12:16et que je trouve
12:18peu compatibles
12:19avec l'absence de visibilité
12:20que nous avons
12:21sur les questions commerciales.
12:22Et vous avez bien fait citer
12:23toute cette série d'entreprises.
12:25Malheureusement,
12:26il y en a plus d'européennes
12:26que d'américaines là-dedans.
12:28Mais il y a quand même eu
12:28l'autre jour, par exemple,
12:30Caterpillar,
12:31qui a bien expliqué
12:31que les taxes douanières,
12:33c'était moins 1,5 milliard
12:34sur ses profits cette année.
12:36Donc, là,
12:36c'est les entreprises européennes,
12:38Adion ou autres.
12:39Mais sachant qu'en plus,
12:40si c'était des entreprises
12:42qui nous disent
12:42bon, ben voilà ce qu'on a subi
12:44par rapport à ces taxes commerciales.
12:45Mais rien n'est encore fixé
12:47sur les questions commerciales.
12:48Scott Bessint,
12:49secrétaire au Trezor,
12:50nous dit qu'on, grosso modo,
12:51on aura fini après ce cycle
12:53de négociations commerciales
12:54en octobre.
12:55Donc, quelque chose
12:55qui a démarré
12:56avec déjà beaucoup de bruit
12:57le premier trimestre.
12:58La confirmation des tarifs
12:58au mois d'avril.
12:59Et puis, c'est un deux pas en avant,
13:01un pas en arrière, etc.
13:02Ça n'offre pas
13:03le contexte nécessaire
13:04et le contexte de clarté
13:05nécessaire aux entreprises.
13:06Et donc, effectivement,
13:07ça concerne non seulement
13:08les entreprises
13:08qui sont impactées de plein fou
13:09par ces tarifs,
13:10mais tous leurs sous-traitants,
13:11leurs clients, etc.
13:12Donc, c'est là, effectivement,
13:13où je partage totalement
13:14l'avis de Samy Char.
13:15Et c'est les prévisions
13:16de la Fed aussi,
13:17de la Banque mondiale,
13:18de l'OCDE.
13:19C'est que le deuxième semestre,
13:20on devrait avoir une croissance
13:21qui est moins forte.
13:22Et sachant qu'au premier trimestre,
13:23elle n'était pas très glorieuse.
13:24Vous faites T1,
13:24moins 0,5,
13:25T2 à 3%.
13:26Vous êtes sur des niveaux,
13:27on est sur du 1,25 à peu près.
13:29C'est 100 points de base
13:29de moins que la moyenne observée
13:31sur les six derniers modes
13:32de l'année dernière.
13:32Donc, il y a déjà
13:33des signes au premier trimestre
13:34moyens sur l'économie américaine.
13:36Vous avez un ISM,
13:36service,
13:3780% de l'activité économique
13:38américaine,
13:39c'est des services.
13:40L'ISM, il est quasiment à 50%.
13:41Il est retombé à 50%,
13:42qui est limite zone de contraction.
13:44Rapport sur l'emploi,
13:44pas terrible.
13:45Qu'attendent les marchés
13:46pour se couvrir un peu quand même ?
13:48Parce que là,
13:48la macro n'est quand même pas formidable.
13:50La visibilité commerciale
13:51n'est toujours pas top.
13:52Et puis surtout,
13:53et je m'arrête là-dessus,
13:54on a l'impression
13:55qu'effectivement,
13:55les marchés sont un peu envolés
13:56ces derniers jours aussi
13:57parce que Scott Bessin,
13:58qui était jusqu'à présent
14:00assez réservé par rapport à la Fed,
14:02hier, il a mis deux pieds dans le plat.
14:03Il a dit,
14:04la Fed devrait baisser les taux
14:05de manière séquentielle
14:06en commençant par une base
14:07de 50 points de base.
14:08Et effectivement,
14:09vous l'avez dit,
14:10il y allait jusqu'à 150,
14:11175 points de base.
14:12Donc le marché se met à rêver de ça,
14:13d'un 50 points de base
14:14dès septembre.
14:15Mais si la Fed fait réellement
14:1750 points de base en septembre,
14:18c'est que je pense qu'effectivement,
14:19il y aura des soucis économiques.
14:20Elle ne le fera pas juste
14:21faire plaisir à Trump
14:22ou à Bessin.
14:23C'est que si elle baisse,
14:23je n'y crois pas une seconde,
14:2450 points de base en septembre,
14:26c'est qu'il y aura
14:26de sacrées dégradations économiques
14:27perçues par la Fed.
14:29Donc on part plutôt
14:29pour un 25 points de base
14:31et du bout des lèvres en septembre,
14:33peut-être un peu annoncé
14:34par Jérôme Powell
14:35à Jackson Hole
14:35dans quelques jours,
14:36mais hier,
14:37les records du SP500
14:38se sont faits
14:39parce qu'on a vu
14:39les pricings
14:40sur les futurs Fed funds
14:41aller chercher effectivement
14:42trois baisses de taux,
14:43voire presque un peu plus
14:44d'ici la fin de l'année,
14:45ce qui m'en paraît beaucoup,
14:46sauf à avoir effectivement
14:47une vraie dégradation économique,
14:49contraction des ISM,
14:50rapport sur l'emploi suivant
14:51qui est à nouveau pas bon,
14:52montée du taux de chômage
14:53et là oui,
14:54on aura notre baisse de taux,
14:55mais ça se fera donc
14:55sur fond de repli
14:57de l'économie américaine
14:58et pas uniquement
14:58parce que Donald Trump le souhaite.
15:00C'est dans ce contexte
15:00que va devoir s'exprimer
15:01Jérôme Powell
15:02à Jackson Hole,
15:03ça ne sera pas ce week-end,
15:04ça sera le week-end suivant
15:05dans un peu plus d'une semaine.
15:07Ça va être un contexte compliqué,
15:09Samy Char,
15:10parce que beaucoup de choses
15:11viennent d'être redites
15:11par Alexandre,
15:13mais en plus de tout cela,
15:14vous avez quand même
15:14des indicateurs
15:15qui aujourd'hui
15:16ont des effets de base
15:20dit qu'il a vu un million
15:22de conteneurs passer
15:23au mois de juillet,
15:24ce qui est historique,
15:24mais quand on prend du recul
15:25par rapport à tous ces chiffres,
15:27c'est des stop and go
15:27des droits de douane,
15:28c'est quand même pas évident,
15:29vous en tant qu'économiste
15:30et encore moins
15:31pour le président de la Fed
15:32d'avoir une lecture,
15:34de prendre du recul
15:34par rapport aux choses
15:35quand il y a de telles variations
15:36d'un mois sur l'autre.
15:40Oui, Alexandre l'a très bien dit
15:42et la situation
15:42est absolument affreuse
15:43pour Jérôme Powell
15:44et la réserve fédérale américaine.
15:46Déjà, ils sont coincés
15:47au niveau des deux pierres angulaires
15:50de leur mandat.
15:52L'emploi est fragile
15:53et se détériore,
15:54on a des révisions négatives.
15:56Je vous rappelle,
15:56l'histoire des révisions
15:57sur les rapports de l'emploi,
15:59c'est quand même très important.
16:00Quand on est dans un cycle
16:01d'expansion,
16:02on tend à avoir
16:03des révisions à la hausse,
16:04c'est-à-dire que finalement,
16:05on a mesuré quelque chose
16:07et on se rend compte
16:07qu'au fait,
16:08les choses étaient encore
16:08meilleures qu'attendues.
16:09Mais quand on est
16:10dans un ralentissement,
16:11c'est l'inverse.
16:11On commence à avoir
16:12des révisions négatives,
16:13c'est-à-dire que finalement,
16:15les choses sortent encore moins bien
16:16que ce qu'on pensait
16:18au premier regard.
16:19Et là, on a vraiment eu
16:20des révisions très, très négatives.
16:22Ça montre que
16:22ce ralentissement économique,
16:24il est en train
16:25de se matérialiser.
16:26Il a mis du temps,
16:27peut-être quelques mois de plus
16:28que ce qui pouvait être attendu
16:30après le choc
16:31des annonces d'avril.
16:32Mais enfin, maintenant,
16:33on commence vraiment
16:33à avoir un impact négatif
16:35sur l'activité de ces tarifs.
16:36Et en même temps,
16:37on a de l'inflation.
16:38Donc, on a vraiment
16:38une réserve fédérale américaine
16:40qui est bloquée.
16:41Et on doit rajouter
16:41le troisième facteur
16:42dont on vient de discuter,
16:44c'est la pression politique
16:45de Donald Trump,
16:46de Scott Bessent
16:47et évidemment,
16:48la perspective
16:49qu'on lui cherche
16:50un remplaçant aussi
16:51à Jérôme Powell.
16:52Donc, je refais mon point
16:55et je pense que Jérôme Powell
16:56va également faire ce point
16:57à Jackson Hole.
16:58C'est de dire,
16:59face à cette confusion-là,
17:01revenons au centre,
17:02balle au centre.
17:03On ne va ni choisir
17:04d'être accommodant
17:05et de soutenir l'emploi,
17:07ni choisir d'être restrictif
17:08et de se battre
17:08contre l'inflation.
17:09On va essayer d'être neutre
17:10et puis d'attendre
17:11davantage de signaux.
17:13Mais neutre,
17:13c'est quand même plus bas.
17:14Il va quand même falloir,
17:15peut-être comme l'a dit Alexandre,
17:17du bout des lèvres,
17:18baisser les taux,
17:18mais il va quand même
17:19falloir le faire.
17:20Sinon,
17:21la Réserve fédérale américaine
17:22se met dans une position
17:22trop difficile à justifier.
17:24Un mot, Samy Char,
17:25sur le 10 ans français
17:26qui, figurez-vous,
17:27voit son écart se réduire
17:29avec le 10 ans italien.
17:30Ce soir,
17:31nous sommes à 11 points de base
17:32entre le 10 ans français
17:33et le 10 ans italien.
17:34On est sur des plus bas historiques
17:35ou presque.
17:36Est-ce qu'il faut regarder de près
17:38ce 10 ans français
17:39ou non ?
17:40Ce ne sont pas des taux
17:44qu'il faut suivre de loin
17:45dans le sens
17:45où ça serait symbolique.
17:49Oui,
17:50c'est un peu symbolique,
17:50pas plus que ça.
17:51Il y a un côté symbolique
17:52qui est encore plus marquant,
17:53c'est que le 10 ans grec,
17:55lui,
17:55est passé sous le 10 ans français.
17:57Donc,
17:57il y a vraiment eu
17:58un retournement
17:59des conditions
18:00de financement
18:01depuis 15 ans en Europe
18:03qui est absolument remarquable.
18:04ce qu'il faut regarder,
18:06c'est quand même
18:07le niveau des taux généraux,
18:09le niveau des taux réels.
18:11Aujourd'hui,
18:11quand même,
18:11on n'est pas proche
18:12d'une crise de financement
18:13en France.
18:15Bien sûr,
18:15on met beaucoup en avant
18:16le fait que la situation
18:18du secteur public
18:19en France
18:20est très détériorée
18:21avec un déficit
18:22qui est très important.
18:23On oublie un petit peu
18:24dans ce débat
18:24deux choses.
18:26La première,
18:26c'est que le secteur privé
18:27en France va bien.
18:28Les ménages,
18:29les banques,
18:30les entreprises
18:30sont excédentaires d'épargne.
18:32Donc,
18:32quand on met public
18:33et privé
18:34combiné en France,
18:35on a un pays
18:36qui est à l'équilibre.
18:37On n'a pas un gros déficit
18:39de la balance des paiements,
18:40du compte courant.
18:41Parce qu'encore une fois,
18:42les surplus du secteur privé
18:43compensent
18:44les déficits
18:45du secteur public.
18:46Ça,
18:46c'est la première chose.
18:47On ne fait pas faillite
18:48quand on a un compte courant
18:50qui est plus ou moins
18:50à l'équilibre,
18:51secteur privé
18:52et public confondu.
18:52Et le deuxième,
18:53c'est vraiment
18:54ces coûts d'intérêt.
18:55Si on prend
18:56l'OAT français
18:57ajusté de l'inflation,
18:59on a quand même
18:59des taux réels en France
19:00qui restent relativement bas.
19:01il pourrait être
19:02encore plus bas.
19:03Mais il faut aussi rappeler
19:04que ce n'est pas
19:05que de la faute de la France,
19:06c'est qu'il y a aussi
19:07une fantastique amélioration
19:09des conditions
19:10en Italie,
19:11en Grèce.
19:12Et donc,
19:12c'est normal
19:13que ces pays-là
19:13payent un coût de financement
19:14un peu plus bas
19:15que ce que c'était
19:16le cas il y a évidemment
19:175, 10 ou 15 ans.
19:18Avec un taux de financement
19:19qui est en France
19:20plus élevé
19:20par rapport aux autres pays
19:22du Sud,
19:23notamment l'Espagne
19:24qui est à 3,2%,
19:25le Portugal à 3,1%,
19:26quand la France
19:27est donc à 3,37%.
19:28Quelles sont
19:29les allocations
19:30aujourd'hui
19:31que vous mettez en avant
19:32du côté de Lombard-Rodier
19:33dans ce contexte ?
19:35Quelles sont
19:35les poches
19:36à privilégier
19:37en ce mois d'août
19:38qui est quand même
19:38très chaud
19:39et en même temps
19:40très incertain ?
19:44Alors,
19:44on fait trois choix
19:45ici lorsqu'on réfléchit
19:46à comment est-ce qu'on gère
19:47l'épargne de vie
19:48de nos clients ?
19:49La première,
19:49c'est qu'on n'a pas
19:50drastiquement réduit
19:51le risque malgré
19:52la réalité économique
19:54et financière
19:54qu'on vient de discuter
19:55tous les trois.
19:57Il n'y a qu'une seule raison
19:58pour nous
19:58de vraiment drastiquement
20:00réduire les risques
20:01en portefeuille,
20:02c'est quand la récession guette
20:03et on pense qu'un ralentissement
20:04guette,
20:05mais pas la récession.
20:06Les entreprises
20:07vont suffisamment bien
20:08pour cela,
20:09l'emploi se tient.
20:10Donc,
20:10on a un niveau de risque
20:11qui est relativement neutre,
20:13mais on n'est pas
20:14encore une fois
20:14très défensif.
20:15Il n'y a que la récession
20:16qui nous amènerait
20:17à être plus défensif.
20:18On n'y est pas.
20:18La deuxième,
20:19c'est qu'on a diversifié
20:20géographiquement.
20:21On avait des portefeuilles
20:22qui étaient très centrés
20:23sur les États-Unis
20:24en 2023 et en 2024.
20:26Cette année,
20:27c'est une année
20:27où on a racheté
20:28un peu plus d'Europe
20:29et surtout racheté
20:30un peu plus
20:31de marchés émergents.
20:32On revisite
20:33les marchés émergents
20:34cette année.
20:35Il y a le dollar
20:35un peu plus faible.
20:36Il y a une situation
20:37de balance des paiements
20:38qui est quand même satisfaisante.
20:39Il y a un différentiel
20:40de croissance
20:40qui est à nouveau
20:41relativement acceptable.
20:42Et puis,
20:43en termes de compétitivité relative,
20:45je veux dire,
20:46ils ont des tarifs comme nous.
20:47Donc, finalement,
20:48ça ne change pas grand-chose
20:48pour eux.
20:49Donc, ça,
20:49c'est un élément important.
20:51Et puis,
20:51la troisième chose qu'on fait,
20:52c'est qu'on a quand même
20:53des stabilisateurs
20:54de portefeuille,
20:55de la dette de qualité,
20:57des hedge funds,
20:58du private equity,
21:00de l'or
21:01et du franc suisse.
21:02Et ça nous permet
21:03d'avoir des portefeuilles
21:03qui sont assez robustes
21:07pour affronter la situation
21:08qui est la nôtre aujourd'hui.
21:10Le mot de la fin,
21:11Alexandre Baradez,
21:13des indices en Europe
21:14qui aujourd'hui
21:14surperforment Wall Street.
21:16Bon, c'est quand même
21:16assez rare pour être souligné.
21:18Mais en même temps,
21:19on le voit encore aujourd'hui
21:20avec les publications en Europe,
21:21des publications en Europe
21:22qui sont un peu plus fragiles
21:23que les publications américaines
21:25avec, on l'a vu dans le S&P 500,
21:27une nouvelle fois,
21:28des attentes qui ont été battues.
21:29Oui, c'est vrai que ça,
21:30c'est un risque.
21:31Après, c'est vrai que
21:31la vision moyen terme
21:32reste quand même plutôt bonne
21:33pour l'Europe.
21:34C'est-à-dire que moi,
21:34je n'ai pas de crainte particulière
21:35sur les horizons
21:36de 12, 18 mois.
21:38On ne voit pas de...
21:39La BCE a bien ajusté
21:40le niveau des taux.
21:40Elle pourrait peut-être
21:41même le faire encore un petit peu
21:42si l'inflation, effectivement,
21:44aux côtés des États-Unis
21:44ne rebondit pas
21:45et du coup, sans effet
21:46non plus trop fort
21:46sur les taux européens.
21:48Il faut quand même regarder aussi
21:49quand ça rebondit
21:49aux côtés des taux US
21:50qui a une petite influence
21:51quand même sur la partie européenne.
21:53Mais il y a aussi
21:54cette zone euro
21:56qui est perçue comme stable
21:57actuellement par rapport
21:58au bruit et à la fureur américaine.
22:00On est quand même perçus
22:00et ça avait d'ailleurs généré,
22:01ça s'est largement rétrécit depuis,
22:03mais cette surperformance
22:04qu'on a observé
22:05entre les marchés européens
22:06et américains
22:06fin 2024
22:07et une bonne partie 2025.
22:09Mais il y a toujours,
22:10je pense,
22:10cette vision des investisseurs
22:11étrangers,
22:11notamment des flux vers l'Europe
22:13qui s'améliorent.
22:14Au fait de la croissance,
22:15on a donné les chiffres ce matin,
22:161,4, rythme annuel,
22:18c'est tout à fait correct.
22:19Ce n'est pas inquiétant,
22:20ce n'est pas extraordinaire non plus,
22:21mais c'est quand même
22:21tout à fait correct.
22:23Il faudrait effectivement
22:23les risques qu'on pourrait avoir
22:25à un moment donné,
22:26c'est que si effectivement
22:26le dollar devait lâcher
22:27un peu plus fortement
22:28et qu'on repasse de 1,20,
22:30ça, ça peut devenir
22:31un moment donné à un vent contraire
22:32pour la petite investisseur,
22:33pour les actifs européens
22:34et la BCE est vigilante.
22:35Elle nous a bien fait comprendre
22:36que le 1,20,
22:36c'était un peu la zone
22:37aussi laquelle il ne fallait pas
22:37trop passer.
22:38Mais à part ça,
22:39je ne vois pas trop de risques.
22:40Je vous dis,
22:40encore une fois,
22:40les seuls risques que je vois
22:41sur les marchés européens,
22:42je parle vraiment de risques marché
22:44qui n'est pas liés à la macro ou autre,
22:45c'est si à un moment donné,
22:46avec une volatilité aussi basse
22:48sur les marchés américains,
22:49on devait avoir un rebond de volatilité
22:50et ça arrive parfois
22:50pendant l'été,
22:51en 2015,
22:52l'année dernière aussi,
22:53qui tient que la Banque du Japon
22:54en plein été,
22:55il y avait de la volatilité
22:56qui était montée à 40-50.
22:57Si nous avions un orage comme ça
22:58sur les marchés
22:59où la volatilité se déclenche
23:01un petit peu,
23:02je pense qu'à ce moment-là,
23:03l'Europe suivra un peu,
23:04mais plus par rapport
23:04à des réactions de marché
23:05qu'à des craintes profondes
23:07sur la macro et la micro européenne.
23:09Et en un mot,
23:09les niveaux techniques
23:10qu'il faut avoir en tête
23:11sur le CAC 40,
23:12on est ce soir à 7 870 points.
23:14Est-ce qu'il y a des niveaux
23:15à avoir en tête
23:16pour la fin de semaine ?
23:17Moi, si vous voulez,
23:18je vais être très...
23:19C'est ce que je disais
23:19depuis plusieurs semaines.
23:21Moi, je m'attends
23:21à une réaction des marchés américains.
23:23Je les trouve trop hauts,
23:23trop chers,
23:24donc je m'attends
23:24au rebond de la volatilité.
23:25Donc, j'aimerais
23:27que le CAC 40 n'aille pas chercher,
23:28c'est un peu bizarre à dire,
23:29mais qu'il ne remonte pas
23:30à 8 250 ou 8 300
23:31qui sont ses records historiques
23:33pour la partie hors dividende.
23:34Parce que s'il faisait cela,
23:35c'est que probablement en face,
23:36vous auriez des marchés américains
23:37qui prendraient aussi
23:395 à 10 % de plus
23:40et donc atteindraient
23:40des niveaux de valorisation
23:41qu'on a vu la dernière fois
23:42lors de la bulle Internet.
23:44Donc, mieux vous souhaiter
23:45que le CAC n'aille pas trop vite
23:46à 8 000 ou 8 300,
23:48ça voudra dire
23:48qu'effectivement,
23:49on observe aussi
23:49un peu de conso côté consolidation,
23:51donc côté marché américain.
23:53Donc, je préférerais,
23:54mais pour un côté sain des marchés,
23:56le voir revenir plutôt
23:57dans une zone
23:57à 7 500 points,
24:02actuellement,
24:02donc à 7 800,
24:03le voir plutôt 7 500, 7 000
24:05et voilà,
24:05ça voudrait dire probablement
24:06qu'on observe
24:07sur la partie américaine
24:08notamment un peu de consolidation.
24:09Moi, j'ai d'abord
24:09une vision un peu,
24:11mais qui est consolidante,
24:12un peu baissière
24:13et consolidante du CAC
24:14mais sans une vue
24:15plus négative
24:16que 7 000 en dessous.
24:17Prudence à court terme.
24:18Merci beaucoup Alexandre.
24:19Alexandre Baradez,
24:20chef analyste d'IG
24:21de nous avoir accompagné ce soir
24:22avec Samy Char
24:23depuis Genève,
24:25chef économiste
24:26chez Lombard Audier.
24:27Merci beaucoup messieurs.
24:29Je vous rappelle
24:29la clôture à la Bourse de Paris,
24:30plus 0,8%,
24:317 870 points,
24:33le CAC 40 ne fera pas le pont,
24:34il y aura bien une cotation
24:35demain du côté de Paris.
24:37Très courte pause
24:38et puis on se retrouve
24:38dans un instant
24:39pour le journal de 18h
24:40et le 18h éco.
24:41A tout de suite.
24:42BFM Bourse,
24:46vos placements,
24:47nos conseils
24:47sur BFM Business.
24:48Sous-titrage Société Radio-Canada