00:00 Et en agence cette semaine, Guillaume Rugbusch, bonjour.
00:07 Bonjour Aurélie.
00:08 Vous êtes CEO et cofondateur du groupe Cinedo, parce qu'aujourd'hui ce n'est pas une agence
00:13 mais un groupe d'agences que je reçois.
00:15 Guillaume, est-ce que vous pouvez m'expliquer comment s'est construit Cinedo finalement ?
00:19 Bien sûr.
00:20 Cinedo s'est construit en fait à partir des années 2016.
00:24 Historiquement, moi j'étais directeur général et associé d'une agence qui s'appelle DPS.
00:31 Et puis les métiers de la communication évoluant fortement, avec mon associé Frédéric,
00:37 on s'est dit qu'il était nécessaire d'aller plus vite et d'intégrer de nouveaux métiers.
00:41 Et donc on s'est lancé dans une démarche de croissance externe pour venir compléter
00:47 nos métiers manquants et intégrer des entrepreneurs à nos côtés pour compléter notre offre.
00:54 Et avoir une palette complète sur le marché des agences.
00:57 Ça veut dire quoi Cinedo ?
00:58 Cinedo, ça veut dire faire ensemble.
01:00 C'est un nom grec, nous ne sommes pas japonais.
01:04 Oui, ça aurait pu, la consonance !
01:06 Non, nous sommes un groupe français sur le marché français, un gros indépendant,
01:12 on va dire ça comme ça.
01:13 Et ça veut dire faire ensemble, faire ensemble avec nos collaborateurs, avec nos clients
01:18 aussi et entre agences, puisqu'on anime effectivement un écosystème aujourd'hui de 7 agences.
01:23 Qui ont chacune leur spécificité, soit sur des secteurs d'activité qu'ils le nécessitent,
01:30 je pense à l'immobilier, à la santé, au luxe, qui ont des codes très spécifiques
01:34 et des façons de faire très particulières.
01:36 Soit des agences qui ont des façons de faire un peu particulières sur des métiers en
01:43 tant que tels, ici les réseaux sociaux, les parcours relationnels, la publicité.
01:48 Alors justement vous parlez de DPS et vous parlez des expertises de chacune de vos agences.
01:52 DPS est spécialiste je crois de l'impact relationnel, mais qu'est-ce que ça veut
01:57 dire l'impact relationnel ?
01:58 Alors l'impact relationnel en fait c'est la relation entre des consommateurs et puis
02:04 les marques en tant que telles.
02:06 Et c'est vrai qu'un des sujets en fait importants aujourd'hui pour les annonceurs, c'est effectivement
02:13 cette transaction et cette relation avec les consommateurs et les parcours, que ce soit
02:17 les parcours avant-vente ou les parcours clients post-vente.
02:22 Et donc DPS qui est une agence historique, bâtie en 1977, s'est repositionnée en fait
02:31 sur ces parcours clients et cet impact relationnel il y a quelques années maintenant et accompagne
02:36 des marques comme Decathlon, Courir, Parc Astérix, par exemple, MACSF sur leur relation
02:45 avec leurs clients.
02:46 Comment est-ce que vous faites interagir vos sept agences entre elles et qu'est-ce que
02:51 le client y gagne finalement ? Parce que j'imagine qu'il y a toujours un gain pour le client
02:54 quand on choisit une organisation comme celle-là.
02:56 Alors c'est un vrai sujet et c'est un peu fondateur par rapport à notre groupe.
03:01 Ce qu'on a souhaité en fait, et notre projet, c'est de devenir une ETI de la communication.
03:06 Il n'y en a pas aujourd'hui sur le marché français.
03:10 Le marché est très fragmenté entre finalement les bastelons que l'on connaît et des petits
03:14 acteurs qui n'ont pas pu ou qui ne peuvent pas construire de ce que j'appelle de socle
03:19 métier, RH, IT.
03:21 Et notre ambition en fait c'est de faire travailler ces agences ensemble sur des mêmes
03:25 sites.
03:26 Donc nous sommes basés à Paris, Lille et Lyon.
03:28 Toutes nos agences sont sur les mêmes sites.
03:30 C'est un point important en fait pour collaborer.
03:32 Et on bâtit en fait des organisations ad hoc par rapport à des projets clients.
03:37 Ce qui veut dire qu'au regard d'un projet qui arrive, on va mettre des experts et des
03:44 talents, puisqu'on a des talents au sein de nos agences, qui vont en fait cohabiter
03:50 sur des projets et qui peuvent être d'ailleurs en régie chez le client, si le client le
03:56 souhaite, pour la bonne marge du projet.
03:58 Puisqu'en fait on se rend compte qu'aujourd'hui, compte tenu du nombre d'expertises nécessaires,
04:04 il est important de bien cohabiter avec le client qui lui-même a ses propres expertises
04:09 en interne.
04:10 Et donc l'idée c'est effectivement de délivrer des projets en toute cohérence par rapport
04:14 aux besoins initials.
04:17 Vous arrivez à développer une culture d'entreprise propre à Sineido où c'est compliqué si
04:22 chacun a son degré d'expertise, son indépendance.
04:26 Comment est-ce que vous travaillez avec vos collaborateurs sur ces sujets-là ?
04:30 Alors c'est une vraie notion.
04:32 On essaie.
04:33 Il faut savoir que ces projets de croissance externe se sont fait aussi à une époque où
04:36 il y a eu la crise sanitaire, le Covid en 2019.
04:39 Donc c'est vrai qu'on a été un peu stoppés sur ce point-là.
04:41 Néanmoins, de par notre ADN et puis notre volonté d'avoir une marque employeur forte,
04:48 d'avoir une marque aussi avec impact positif puisque DPS est certifié Bicorp, ACC, RSE
04:56 Agence Active, Ecovadis.
04:58 On a une volonté d'avoir une marque employeur forte.
05:02 On arrive de par notre volonté de cohabiter et de par les projets.
05:11 Je crois que c'est en faisant qu'on y arrive finalement.
05:13 Il y a une volonté, un ADN, des plateformes métiers qui sont à disposition de tous, des
05:18 plateformes d'échange, de collaboration.
05:20 Mais c'est surtout en éprouvant les sujets que petit à petit les collaborateurs travaillent
05:28 ensemble, apprennent les uns des autres, puisque je pense que c'est aussi une volonté.
05:32 Et puis on a des parcours professionnels de plus en plus interagents.
05:36 Ça commence, c'est quelque chose qu'on souhaite développer dans le futur parce que c'est
05:41 aussi ça, demain être un groupe, permettre aux uns et aux autres de se développer.
05:45 Il faut savoir qu'aujourd'hui on a une quarantaine de métiers intégrés, ce qui permet aussi
05:52 de pouvoir évoluer par rapport à des volontés professionnelles.
05:56 J'ai le sentiment aujourd'hui que les agences indépendantes tirent de plus en plus leur
06:00 épingle du jeu.
06:02 Il y a cinq ou dix ans, ce n'était pas complètement le cas.
06:06 Vous avez l'impression que c'est le cas, qu'il y a une petite tendance à peut-être
06:10 délaisser un peu les mastodontes pour se retrouver plus un peu chez les indépendants ?
06:14 Toutes proportions gardées.
06:15 C'est ce que j'allais dire, c'est les deux.
06:18 Encore hier, j'utilisais les chiffres d'un des mastodontes qui est en pleine croissance.
06:22 Publiciste, j'imagine, pour ne pas le citer.
06:25 Nous-mêmes, on est en croissance de 11% en moyenne sur ces sept dernières années.
06:30 En fait, c'est vrai, c'est faux.
06:34 Je pense qu'il y a toujours eu une volonté de certains annonceurs d'avoir affaire à
06:37 des entrepreneurs, d'avoir affaire à des dirigeants qui accompagnent dans la durée.
06:43 Je crois que c'est un peu notre spécificité.
06:45 En fait, on a une vraie fidélité client qui se répercute sur une fidélité collaborateur
06:51 aussi.
06:52 Ça marche dans les deux sens.
06:53 Ça marche dans les deux sens et ça, c'est quelque chose qui plaît aujourd'hui aux
06:56 annonceurs d'avoir cette fidélité collaborateur parce qu'on construit dans la durée.
07:03 Une marque se construit aussi dans la durée.
07:05 Donc, l'expérience est importante.
07:08 Merci beaucoup Guillaume Ruckebusch.
07:11 Je rappelle que vous êtes CEO et cofondateur du groupe Cineido.
07:13 C'est la fin de cette émission.
07:15 Merci de nous avoir suivi évidemment.
07:16 Vous pouvez la retrouver en replay et en podcast.
07:19 A la semaine prochaine pour un nouveau numéro de Mark and Strat.
07:22 Merci.
07:23 Merci.
07:23 Merci.
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