00:00Bonjour, je suis ravi d'accueillir votre Eric Bisson de McDonald's qui va se présenter
00:22dans un instant pour lui poser quelques questions sur le travail qu'on a effectué ensemble
00:27sur la performance des restaurants en France, les 1500 restaurants avec les 70 000 personnes, etc.
00:35Donc Eric, tu peux te présenter et me dire quand tu es arrivé ici.
00:39Oui, bien sûr. Je m'appelle Eric Bisson, je suis seigneur vice-président opérations, technologies et PMO pour McDonald's France.
00:45Je travaille pour McDonald's depuis une trentaine d'années.
00:47Donc on est passé d'un modèle de production qui est dit de production, on va dire,
00:52où nous avons un stock au démarrage, une production où nous n'allons plus stocker les choses, mais faire les choses à la commande.
00:58Donc il nous a paru intéressant d'aller faire appel, on va dire, à Maris Consulting pour nous accompagner sur une démarche de gestion de flux.
01:07Pourquoi ? Parce que très très vite, on s'est aperçu que si le modèle fonctionne dans tous les pays du monde,
01:11plutôt normalement, les premiers essais qu'on a effectués en France, très très vite, on s'est aperçu qu'on avait des points de blocage.
01:17Donc avec les équipes de Maris Consulting, on a pu analyser, on va dire, nos flux à l'intérieur du restaurant, les flux de produits.
01:26Et ce qui est fascinant que j'ai découvert, c'est que finalement, le marché français pour la restauration rapide est probablement le plus évident du monde.
01:34Du fait d'effectivement, les gens mangent à des heures très fixes et les établissements sont quasi vides en dehors de ces heures de point, d'une part.
01:42Et puis, les attentes gustatives sont bien sûr parmi les plus vides du monde.
01:47Donc, quelque part, si on arrive à faire fonctionner quelque chose en France, on est sûr que ça coûtera partout, parce que ça a passé le stretch best.
01:55C'est tout.
01:56On est dans un pays où les gens viennent manger entre milliers d'eux.
01:58Pas après, pas avant, c'est entre milliers d'eux.
02:00Donc en fait, on a un pic qui est très élevé pour nous, auquel il faut pouvoir répondre.
02:05Et le nombre, ce qu'on appelle nous le nombre d'items par transaction est relativement élevé aussi.
02:09Donc, on a deux critères, on va dire, sur lesquels il a fallu trouver des solutions qui n'existent pas dans d'autres pays.
02:15On a commencé par faire un diagnostic d'un établissement.
02:20On l'a fait, en fait, pendant une très longue journée, de son ouverture à sa fermeture.
02:25Qu'est-ce que tu as pensé de cette audace de pouvoir diagnostiquer quelque chose que vous avez construit pendant plus de 50 ans en 24 heures ?
02:33Je trouve assez intéressant dans l'approche.
02:35Alors déjà, j'ai un souvenir assez précis, une journée éprouvante, puisque tu nous as fait arriver à 6 heures du matin.
02:40On est reparti à 1 heure du matin.
02:42Mais par contre, avec un vrai, je trouve, avec une approche très, très intéressante.
02:48Et avec quelque chose aussi d'intéressant, c'est-à-dire une remise en cause de tout ce qu'on avait pu créer ces 50 dernières années,
02:54comme tu le dis, sur le fait de revoir nos principes, nos process même de fabrication de nos sandwiches.
03:01Là où on pensait exceller, on avait des points d'amélioration à aller trouver.
03:06Et je trouve que la démarche dans laquelle on est rentré avec toi, sur une journée d'analyse,
03:09on a beaucoup appris sur nous-mêmes, parce qu'il y a beaucoup de choses qu'on faisait en dehors de tout concept théorique ou quoi que ce soit,
03:15parce que le système est quand même bien rodé,
03:17mais avec une approche très spécifique sur nos contraintes à nous,
03:23sur lesquelles on n'avait pas trouvé d'éléments pouvant nous aider à mieux performer.
03:28Moi, à l'inverse, en vivant ça, moi j'avais effectivement un étonnement.
03:34C'était que tout ce que nous faisons dans notre entreprise, quelque part, c'était une recherche de flux,
03:40et donc de vitesse de flux, même que ce soit pour être une fusée, une voiture ou je ne sais quoi.
03:43Et tout ça venant pour beaucoup de ce que l'État a démontré à travers ce qu'ils ont fait,
03:50qui est que si on se concentre sur ce fil conducteur et on essaye de faire vite,
03:53si on le fait intelligemment en traquant les empêchements qui empêchent de faire vite,
03:58on a coût qualité d'élèves.
03:59Et vous, en restauration rapide, de toute façon, vous aviez déjà dans l'ADN l'idée de faire vite.
04:04Donc c'était très intéressant, parce que pour vous, la question ne se posait pas,
04:08la vitesse était numéro un.
04:09Donc vous étiez déjà dans une logique de flux, et c'était intéressant de pouvoir effectivement essayer d'emprunter,
04:15d'adapter les idées du Bling ou de la théorie des contraintes par rapport à ça,
04:19parce que vous, vous aviez déjà, ce qui n'est pas malheureusement systématique dans l'entreprise,
04:23cette idée qu'on ne faut pas aller tout si vite possible de poindre.
04:26Et donc tu as su, je pense, trouver le bon cheminement à trouver pour nous faire comprendre aussi
04:32qu'avec des solutions relativement simples, on peut aller encore plus vite et faire encore mieux.
04:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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