00:00Petite question, malheur très politique, et j'assume et je suis curieux notamment d'entendre Richard Ramos là-dessus aussi
00:05et d'entendre Maël Decalan.
00:07Il y a cette dispute entre vos formations politiques de savoir comment vous allez vous départager avant le premier tour
00:17de l'élection présidentielle.
00:18Encore une fois, on a six mois du deuxième tour ce soir avec votre candidat, Edouard Philippe, hier, qui a
00:23dit non merci, la primaire, non merci.
00:24Je ne crois pas que cette primaire aura lieu. Je pense que cette primaire, c'est une primaire de la
00:28division et de la confusion.
00:29Je voudrais qu'on écoute ce soir ce que disait Gabriel Attal. Lui, veut cette primaire pour vous, je vous
00:35regarde, mais au centre, à droite, pour vous, départager, et peut-être même avec vous, François Capron.
00:39Non, non, on ne mange pas de ce pain-là, on a déjà gagné une petite part.
00:41Écoutez, Gabriel Attal, qui lui, voudrait embarquer Raphaël Guzman, votre candidat, dans la banque.
00:44On a bien compris, ils veulent qu'on monte sur Radeau de la Méduse, donc...
00:48Comme des millions de Français, je ne me résous pas à ce que le second tour de l'élection présidentielle
00:52oppose Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
00:55Je pense que notre pays ne s'en remettrait pas. Et donc, il faut rassembler.
00:59L'absence de méthode pour sélectionner un candidat crée cette situation aujourd'hui de confusion, cette situation de division, qui
01:07est mauvaise pour tout le monde.
01:08Puisque, encore une fois, je le redis ici, aucun candidat, y compris Édouard Philippe, n'est en situation aujourd'hui
01:13d'être au deuxième tour de l'élection présidentielle.
01:15Si la force ne fait pas l'union, c'est l'union qui doit faire la force.
01:18Et donc, en rassemblant différents candidats, on ne va pas créer cette dynamique.
01:21Et je ne vois pas d'autre moyen que la primaire pour y arriver.
01:24Il a raison, Richard Ramos ?
01:26Oui, moi, je pense que de toute façon... Alors, est-ce qu'elle sera possible ? Je n'en sais
01:29rien.
01:29Mais en tout cas, pour moi, elle est souhaitable.
01:31Je veux dire, quand on n'arrive pas à départager des gens, on fait une primaire.
01:36Et puis, les gens, on signe comme quoi, dans la primaire, c'est-à-dire ni RN, ni LFI.
01:42Les gens, ils viennent et on peut départager.
01:45S'il y a un moyen de le faire avant parce que ça aurait dégagé, ce n'est pas le
01:49cas.
01:49Je crois qu'Edouard Philippe a dit, en février, il faudra que chacun prenne ses responsabilités.
01:53Oui, mais sans primaire.
01:54Comment ?
01:55Oui, sans primaire.
01:55Que chacun prenne ses responsabilités, sans primaire.
01:57Et si on voit que d'ici février, dans le mois qui vient, il n'y a rien qui se
02:02dégage,
02:02peut-être que la primaire, et moi, je le souhaite, elle puisse dégager des gens.
02:06Moi, vous le savez, je l'ai dit sur les plateaux, il y a Jean-Noël Barraud, le ministre des
02:10Affaires étrangères.
02:11Je veux que le centre soit représenté. Il n'est pas représenté, Edouard.
02:16Vous allez rajouter un candidat ?
02:18Non, mais sur une primaire. À la fin, il n'y en aura qu'un.
02:21Donc, comme ça, au moins, on est tranquille. Il n'y a pas autant de candidats que de Français.
02:25Et donc, moi, je pense que, par exemple, Edouard est plus jacobin que nous, on est girondins.
02:29Eh bien, moi, j'ai envie que le centre débattre. Et moi, mon candidat, c'est Jean-Noël Barraud.
02:34Qui, lui-même, ne dit pas qu'il est candidat.
02:36C'est là où c'est baroque, votre...
02:39Il n'y a pas de primaire.
02:40C'est baroque, votre histoire.
02:41Pourquoi vous ne voulez pas ? Pourquoi est-ce qu'Edouard Philippe refuse l'obstacle ?
02:45Parce que, d'abord, il ne refuse pas l'obstacle.
02:47Je pense que tous les candidats qui sont représentants de la droite et du centre,
02:50celui qui a gagné le plus d'élections dans les enrôles les plus difficiles, c'est bien lui.
02:53Et c'est plus dur de gagner une municipale au Havre qu'une sénatoriale en Vendée
02:57ou qu'une législative à Boulogne-Biancourt ou qu'une municipale à Cannes.
03:00Alors, pourquoi ?
03:01Alors ça, je fais dans l'ordre.
03:03La sénatoriale, c'est pour Bruno Retailleau.
03:06Ensuite, il y avait pour Gabriel Attal.
03:07Et le troisième, c'était pour David Lissnard.
03:09Non, mais alors, pour vous dire, d'abord, il y a un objectif commun,
03:12qui est qu'il y ait un seul candidat de la droite et du centre
03:14au premier tour de l'élection présidentielle
03:16pour battre Mélenchon au premier tour et Le Pen au deuxième.
03:19Ça, c'est l'objectif commun.
03:20Ensuite, il y a la primaire qui a été proposée par certains.
03:23En règle générale, les petits candidats qui veulent continuer
03:26à venir sur les plateaux de télévision.
03:28Gabriel Attal.
03:29Et qui nous semble être, franchement, une extraordinairement mauvaise idée
03:33parce qu'une primaire, si vous voulez, en l'État,
03:35vous en auriez tous les inconvénients en termes de division.
03:37On passe trois mois, mais on a bien vu, entre Mme Royal, M. Gage.
03:43M. Gage, mais si vous voulez, une primaire, vous avez tous les inconvénients
03:46en termes de division et aucun des avantages en termes de rassemblement
03:49puisque tous ceux qui veulent une primaire ont déjà dit
03:51qu'ils ne soutiendraient pas le vainqueur si ce n'était pas eux.
03:54Donc la primaire, ça ne marche pas.
03:55Qu'est-ce que propose Édouard Philippe pour qu'il n'y ait qu'un seul candidat ?
03:58D'abord, d'arrêter de s'attaquer et de se concentrer sur l'extrême,
04:02sur l'extrême droite et sur la gauche.
04:05Vous les avez admis pour l'Ivée ?
04:07Attendez, attendez, t'en morts, t'en morts, t'en morts.
04:08Pour finir, Maxime, c'est formidable.
04:10Non, non, t'en morts.
04:11L'arroseur a arrosé.
04:12T'en morts, c'est un ressemblable.
04:13Parce qu'on est juste pour finir d'un mot.
04:15Après, vous répondrez.
04:16Mais non, mais j'envoyais une piche nette.
04:18Mais sous les nous, blancs.
04:19Vous venez d'expliquer, Gabriel Attal était un petit candidat
04:21et dans la phase d'après-midi, il faut qu'on arrête de s'attaquer.
04:23Non, mais attendez.
04:24Ensuite, ce que propose Edouard Philippe, surtout,
04:26c'est qu'entre maintenant et février,
04:28ceux qui sont les moins bien placés dans les enquêtes d'opinion
04:30se retirent en faveur du mieux placé.
04:33Le moins bien.
04:33C'est le premier sauvage, en fait.
04:34Pour que, pour que, pour que, il n'y ait qu'un seul candidat.
04:38Mais si vous voulez, si aujourd'hui,
04:40les rapports de force demeurent dans les sondages,
04:42vous avez deux candidats qui sont sondés entre 5 et 6 %
04:45et Edouard Philippe qui est entre 14 et 17 %,
04:48bien oui, il y a un candidat qui l'emporte,
04:50qui est manifestement celui que les électeurs de la droite et du centre
04:53veulent voir représenter notre camp pour battre Mélenchon
04:56et battre Le Pen,
04:57et c'est le candidat le mieux placé qui doit l'emporter.
04:59Donc, il y a une mauvaise méthode qui insiste sur les divisions,
05:02une autre qui consiste, chacun, à faire campagne
05:04et en même temps à prendre ses responsabilités.
05:06Prendre ses responsabilités, ça veut dire quoi ?
05:08Ça veut dire se retirer en faveur du candidat le mieux placé.
05:11Je peux ajouter un tout petit ?
05:12Je pense qu'une primaire serait valable dans cet espace central
05:16que si ce n'était pas la peur de perdre
05:19qui animait cette primaire,
05:21parce que c'est vraiment ça aujourd'hui,
05:22la peur de perdre.
05:23Et les Français, ça, ils n'aiment pas.
05:25Ce qu'ils voudraient, c'est qu'il y ait une niaque,
05:27qui est une espèce d'énergie pour gagner,
05:30et ça, on la cherche, on ne la trouve pas encore.
05:34C'est pour ça qu'Edouard Philippe, si vous voulez...
05:36D'un mot, François Calfon.
05:36D'un mot, il cherche à faire campagne matin, midi et soir
05:40pour défendre ses idées.
05:41On a parlé du pouvoir d'achat, on n'a pas parlé de la dette,
05:44on a parlé de l'immigration, c'est ça qui l'intéresse.
05:46Et après, les Français vont choisir.
05:48Et entre maintenant et février, il y a des enquêtes d'opinion
05:52qui sortent tous les jours.
05:53Et si les Français veulent qu'il y ait un candidat
05:56capable de se qualifier face à Mélenchon,
06:01le problème, c'est qu'ils ont beau se cacher
06:03et ne pas être macronistes, j'ai blagué un peu tout à l'heure,
06:05ils sont pris, le bébé est pris avec l'eau du bain,
06:09du caractère mortifère de la fin crépusculaire du macronisme.
06:13Et ils n'arrivent pas à faire oublier, Attal et lui,
06:15qu'ils ont été les premiers ministres catastrophiques.
06:16C'est terminé, on relance pas là-dessus, c'est terminé.
06:18Non mais c'est ça la réalité.