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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Lisanev, on parle de colère, notamment autour de ce prix du carburant.
00:03Il y a de la colère, il y a de la détestation.
00:05C'est ce que l'on retrouve dans cette grande enquête,
00:07notamment pour le Sevipov qui a été publié par Le Monde.
00:10Plus de 13 000 personnes interrogées.
00:12Et ce qui saute aux yeux, c'est la détestation des Français entre eux.
00:16C'est-à-dire qu'entre blocs, on se déteste.
00:18Entre partisans, entre sympathisants de chaque parti, la question était très simple.
00:21Au-delà du programme qu'ils défendent,
00:23quelle note donnez-vous aux sympathisants d'autres familles politiques ?
00:26Et regardez, ça va de 0 à 10.
00:280, c'est l'antipathie absolue.
00:31Et 10, c'est la sympathie maximale.
00:34Sachez donc que les sympathisants de la France Insoumise
00:36sont les plus mal notés par les sympathisants des autres partis.
00:40La moitié les rejette totalement, pas plus de 1 sur 10.
00:43Antipathie absolue, on y est.
00:45Les électeurs du Rassemblement National sont aussi mal vus par ceux du camp adverse,
00:49mais un peu moins.
00:50Ils sont 35% à avoir la même note médiocre de 0 ou 1 sur 10.
00:54Pour le camp macroniste, écologiste, socialiste et républicain,
00:57il y a aussi de la haine, mais beaucoup moins,
00:59entre 27% et 17% de notes autour de 0 sur 10.
01:03Mais il manque le premier parti de France, l'abstention.
01:0655% de personnes sont antipathiques à l'égard des abstentionnistes,
01:11plus d'un sympathisant sur deux.
01:12Est-ce qu'on sait qui déteste qui ?
01:14Et oui, entre le Rassemblement National et la France Insoumise,
01:17l'antipathie est mutuelle, voire réciproque.
01:1990% des électeurs insoumis méprisent les électeurs du Rassemblement National.
01:24Et vous le voyez, 87% de ceux qui soutiennent Marine Le Pen méprisent
01:27ceux qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon.
01:30Et information qui va peut-être vous paraître anecdotique,
01:32mais qui veut dire beaucoup de choses,
01:33la palme des électeurs qui ressentent le plus d'antipathie,
01:36le plus d'antipathie à l'égard des autres,
01:38est attribuée aux électeurs des Républicains.
01:40Ils notent moins sévèrement, mais ils notent mal tout le monde.
01:44Voilà.
01:45C'est général.
01:4790% des électeurs insoumis ont de l'antipathie pour les électeurs du RN.
01:5387% des électeurs du RN ont de l'antipathie très fort pour les Mélenchonistes.
01:58Qu'est-ce que ça donne, Laurent Jacobelli, au moment de l'élection ?
02:02Après l'élection, si un des deux camps l'emporte ?
02:04D'abord, je suis un optimiste,
02:06donc j'espère que le biais de la question induit le biais de la réponse.
02:10C'est-à-dire qu'en tant que militant, avec des idées,
02:13il n'aime pas l'autre en tant que militant,
02:15mais probablement pas en tant que personne.
02:17En tant que personne.
02:17Je l'espère en tout cas.
02:19C'est le vœu que j'aimais.
02:20Moi, je crois qu'on est dans une société évidemment fracturée.
02:24Une société qui est en perte de croissance,
02:26une société qui est en perte de repères,
02:27qui est en perte de sa culture, de son identité.
02:29Une société qui a peur, qui a peur à cause de la question sécuritaire.
02:33C'est une société qui va mal.
02:34Et donc, quand on va mal, on a tendance,
02:36et c'est triste, à se méfier de son environnement
02:39et de ceux qui sont autour.
02:40Mais est-ce que vous n'avez pas une part de responsabilité ?
02:41C'est-à-dire vous, ORN ?
02:44Non, pas plus ORN.
02:44C'est-à-dire les insoumis, etc.
02:45Non, mais tous...
02:48Je précise ma question.
02:49Je précise ma question.
02:51Depuis la rentrée, ça m'a sauté aux yeux.
02:53Depuis la rentrée, c'est-à-dire on est revenu, je crois, le 24 août,
02:55et tous les soirs, on a des débats politiques.
02:57Et quand on vous met...
02:59Alors, pas ce soir pour le coup,
03:00mais généralement, quand on vous met en face, par exemple, d'un insoumis,
03:04c'est-à-dire qu'il faut attendre à peu près 30 secondes
03:06avant que d'un côté traite l'autre de fachos,
03:09que l'autre côté traite l'autre d'antisémites,
03:11et ça se passe comme ça pendant une demi-heure.
03:13Est-ce que forcément, ça ne détint pas sur le...
03:16Il y a, je crois, et vous allez dire que je suis de mauvaise foi,
03:19mais je le pense sincèrement,
03:21une exception à l'EFI qui a fait de la violence,
03:24de la provocation, une forme de communication politique.
03:28Pourquoi le débat se passe bien ?
03:29On est à peu près d'accord sur rien.
03:30Mais vous n'êtes pas en reste, M. Jacobi.
03:32Mais on se parle normalement.
03:35À l'Assemblée nationale, par exemple, c'est terrifiant.
03:38Donc, je crois qu'il y a une forme...
03:40Je ne peux pas vous laisser dire ça, M. Jacobi.
03:41Il y a une forme...
03:42Je sais que vous allez défendre les insoumis,
03:43mais il y a une forme de violence théorisée par Jean-Luc Mélenchon
03:49qui crée ce climat.
03:50Quand Jean-Luc Mélenchon,
03:51ou en tout cas des gens qui se sont partis,
03:53ce n'est pas lui qui l'a dit, je dois le dire,
03:54c'est un maire de banlieue parisienne.
03:58Quand il a dit
03:58« Si nous n'avons pas le résultat que nous voulons par les urnes,
04:03nous irons dans la rue »,
04:05c'est grave.
04:06Quand M. Quatennens disait
04:09qu'il fallait marcher sur Matignon,
04:11c'est grave.
04:12Ça légitime, en fait,
04:13une forme de violence politique.
04:16Et peut-être que c'est ça qu'on ressent,
04:17même si, très honnêtement...
04:19Donc, vous n'avez aucune responsabilité,
04:20je vous ai dit la parole,
04:21je prends un peu de distance quand même avec ce sondage.
04:23Aucune responsabilité, Laurent Jacobi.
04:25Non.
04:26Je trouve ça incroyable, quand même.
04:28Quand on voit le nombre de propos
04:31violents de vos sympathisants,
04:33notamment sur les réseaux sociaux,
04:34lorsque vous, vous exprimez aussi,
04:36certains de vos camarades à l'Assemblée nationale,
04:38vous traînez des propos
04:39qui sont absolument ignomineux
04:41pendant des débats,
04:42et vous, vous dites que vous n'avez
04:44aucune responsabilité.
04:45Non, mais bien sûr,
04:45on peut ne pas être d'accord avec vous,
04:46mais ce ne sont pas des propos ignomineux.
04:48Mais si, ce sont des propos ignomineux.
04:50Quand vous dites...
04:50J'ai les mêmes réseaux sociaux que vous.
04:52Je me fais autant, probablement,
04:54insulter que vous,
04:55et par des gens, notamment,
04:57de la majorité.
04:58Pour autant, je ne pense pas
04:59que ce soit M. Vignal qui les commande.
05:00Sincèrement, vous ne pouvez pas dire
05:02que vous n'avez aucune responsabilité
05:05lorsque vous avez fait...
05:06Ben, je le dis.
05:07Ben, permettez-moi de ne pas être d'accord.
05:09Oui, ça, je vous le dis en fait.
05:10Lorsque vous avez,
05:11dans votre famille politique,
05:14été celles et ceux
05:14qui ont fait, par exemple,
05:17de l'étranger, le problème.
05:19Quand vous êtes celles et ceux
05:20qui montaient les Françaises et les Français...
05:22Mais c'est faux.
05:23Les incontrètes.
05:23Non, ce n'est pas faux.
05:24Ce n'est pas faux.
05:25Quand chez vous,
05:25vous exprimez la haine du riche.
05:27C'est aussi la règle de...
05:28Non, mais il n'y en a rien à voir.
05:30Attendez, attendez.
05:31Attendez, attendez.
05:31Ce qui marche aujourd'hui,
05:32c'est la radicalité.
05:34Oui.
05:34Depuis quelques temps,
05:35la radicalité...
05:36Mais vous en êtes un peu responsable.
05:37Mais pourquoi ?
05:38Attendez, attendez.
05:39Mais oui, parce que...
05:40Oui, mais tous, attendez.
05:41On n'en peut que dans la vie politique
05:43de cette...
05:43Attendez, Patrick Vignal.
05:44Patrick Vignal.
05:45Vous faites venir à 3h30,
05:46je suis en train de dormir.
05:47C'est mon mal exprimé.
05:48Mais non, Patrick Vignal.
05:49Je ne crois pas.
05:49Vous savez que...
05:50Vous êtes plus en forme que jamais,
05:52Patrick Vignal.
05:53Je crois qu'on va l'épargner.
05:55La radicalité est énorme.
05:56La radicalité fonctionne.
05:59Et moi, je dis franchement,
06:00et j'assume mes propos,
06:01aujourd'hui,
06:02le Rassemblement national
06:03se nourrit de la France insoumise,
06:06pas du PS.
06:07Et la France insoumise aussi
06:08se sert...
06:09Attendez, attendez.
06:10Se sert aussi.
06:11Il n'y a pas de l'évaluation
06:12du débat public ?
06:13Mais bien sûr qu'on a une responsabilité.
06:14Attendez, allez-y, Patrick Vignal.
06:15Mais moi, je n'ai pas de souci.
06:17On est sûr qu'on a une responsabilité.
06:19On a une dette,
06:19même s'il y a 500 milliards
06:21de quoi qu'il en coûte.
06:22On n'a pas parlé
06:24au corps intermédiaire.
06:25Il n'y a pas de souci avec ça,
06:26Maxime Huitegg.
06:27Il y a eu une brutalisation
06:27quand même des corps intermédiaires.
06:28Oui, oui.
06:29Mais arrêtez la démagogie.
06:30Attendez, arrêtez la démagogie.
06:31Arrêtez la démagogie.
06:33Si, si, si, si.
06:35Si, si, si.
06:35Vous avez une responsabilité.
06:36Et pas vous, personnellement.
06:37Mais aujourd'hui, c'est là.
06:39Si la politique,
06:39si la politique qui avait été conduite,
06:41il faut revenir à 2017.
06:43La promesse,
06:44c'était justement
06:44de réconcilier les Français
06:46avec eux-mêmes
06:47et de faire barrage
06:48au Rassemblement National
06:49si je ne m'abuse.
06:50Attendez, je termine.
06:51J'avoue qu'on a n'importe où.
06:52Qu'est-ce qui s'est passé ?
06:53De faire en sorte
06:53que les Français
06:54n'aient plus de raison
06:55de voter pour le Rassemblement National,
06:56c'était le discours du lourd
06:57de la première année
06:59de M. Macron
07:01où il a fait des réformes
07:02très importantes.
07:03On a oublié.
07:04Il a supprimé la moitié
07:05de l'impôt sur la fortune.
07:06Il a réformé le Code du travail.
07:08Il n'y a pas eu
07:09une manifestation.
07:10Tout s'est passé
07:12magnifiquement bien
07:13dans le pays.
07:14Et qu'est-ce qui s'est passé ?
07:15Eh bien, il y a eu
07:16l'erreur de l'affaire Benalla
07:18dans un premier temps.
07:19Et puis après,
07:20il y a eu les gilets jaunes.
07:21Et à partir de là,
07:21ça a dérapé
07:22parce que vous n'avez pas su
07:24justement appréhender
07:25les choses telles
07:26qu'elles devaient être.
07:28Et qu'est-ce qui s'est passé ?
07:30Eh bien, ce sont les radicaux
07:32et à droite et à gauche
07:33qui ont pris le pays
07:35et qui ont pris le pays
07:37en tenaille
07:38et qui aujourd'hui
07:39sont les seuls
07:40à pouvoir...
07:40Anne-Sorah Dubois.
07:41Anne-Sorah Dubois.
07:42Anne-Sorah Dubois.
07:42Anne-Sorah Dubois.
07:43Non, Patrick Vignal.
07:44Anne-Sorah Dubois.
07:44Ce qui est un peu désolant
07:46et un peu étonnant,
07:46c'est qu'il y a des renvois
07:47de responsabilités systématiques
07:49et on le voit sur ce plateau
07:50ce soir encore
07:51alors que la réalité
07:52que vous ne voulez pas entendre
07:53c'est que tous les partis politiques
07:55aujourd'hui
07:55sont détestés par les Français.
07:58Tous autant que vous êtes.
07:58A force d'avoir brandi
08:01dans le débat public
08:02des mots systématiquement
08:03comme front, anti,
08:05tout sauf,
08:05combien de fois on l'a entendu ?
08:08Considérer que les compromis
08:09sont des compromissions
08:10combien de fois ça s'est produit
08:11à l'Assemblée nationale ?
08:12Je donne une main tendue
08:13ça veut dire que je ne me respecte pas
08:15ça veut dire que j'ai jeté aux orties
08:17mes électeurs
08:18ça veut dire que j'ai trahi ma cause
08:19on n'entend que ça
08:20dans le débat public
08:21depuis quoi ?
08:22Pas six mois, pas un an
08:23depuis quatre ans
08:24et même davantage encore
08:26et donc contempler votre créature
08:28et là où on devrait entendre
08:30je rêve encore
08:32je rêve encore
08:32mais dû
08:33une concorde nationale
08:35une situation d'adette
08:36qui est gravissime
08:37une natalité désastreuse
08:39un basculement démographique terrible
08:41un pouvoir d'achat fracassé
08:42on pourrait se dire
08:43mais mon dieu
08:43on va essayer de trouver
08:44des solutions ensemble
08:44et là encore
08:45ça n'est pas
08:45ça n'est jamais
08:46c'est de ma faute
08:47vous êtes plus détesté que moi
08:49je vous demande des réponses
08:50vraiment courtes s'il vous plaît
08:51sinon on ne parlera pas de logement
08:52Laurent Jacobelli
08:5387 consens des français
08:54ne croient plus à la parole politique
08:57on a tout fait court
08:58on a tout fait court
09:00Laurent Jacobelli
09:01il y a une chose qui est vraie
09:02c'est qu'on ne sortira pas de ce pays
09:04sans une forme de concorde nationale
09:06voilà
09:07parce qu'il y a des réformes à prendre
09:08c'est pour ça qu'il faut redonner confiance
09:10vous n'êtes pas sur le bon endroit
09:11pas seulement au parti politique
09:12parce que vous n'êtes pas celles et ceux
09:14qui vont faire la frontière nationale
09:15mais je continue
09:16pas seulement au parti politique
09:18mais il faut que les français sachent
09:20que quand ils votent
09:20il y a un résultat
09:22et que leur vote est pris en compte
09:23il y a aujourd'hui une forme
09:25de mépris du vote
09:26par des outils constitutionnels
09:28par un refus du référendum
09:29un refus de la voix du peuple
09:31qui fait qu'il y a effectivement
09:32un jugement critique vis-à-vis des politiques
09:34et une défiance dans leur parole
09:35qui peut se manifester
09:36par ce que vous dites
09:37nous ce qu'on veut faire
09:38vous savez la dernière fois
09:38que je suis allée aux législatives
09:40notre slogan
09:41c'était pour un gouvernement
09:42d'union nationale
09:43pourquoi ?
09:44parce que tous ceux
09:45qui veulent redresser le pays
09:46pourquoi ?
09:47tous ceux qui veulent redresser le pays
09:49sont les bienvenus
09:50mais on est aujourd'hui
09:51dans des histoires cliniques
09:53mais surtout
09:54la parole du peuple
09:56n'est plus écoutée
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