- il y a 4 minutes
Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Face à l'info, 18h30, ravi de vous retrouver, Marc Menon, s'il vous plaît.
00:05Par beau, chef.
00:06Non mais on est sérieux ce soir, on a beaucoup d'actualité.
00:08Très bien, chef.
00:09Bien, et en plus, chaque seconde compte.
00:11Au sommaire ce soir, ravi de vous retrouver.
00:13C'est la plus grande offensive contre CNews et la liberté d'expression jamais lancée.
00:20Agression physique, boycott, appel à la fermeture, diabolisation, interdiction de la théorie du grand remplacement,
00:27interdiction de colloque, etc. Contester CNews relève du débat démocratique.
00:33Réclamer sa fermeture pour les faits mis en avant, quelle place laisse-t-on au désaccord ?
00:39Jusqu'où cela ira-t-il ? L'édito de Mathieu Bock-Côté ce soir.
00:43Le journal de la présidentielle avec Elodie Huchard et Edouard Philippe dit que la primaire n'aura pas lieu.
00:49Gabriel Attal déclare, oui, que va-t-il se passer au bloc central ?
00:53Chacun veut rassembler, mais personne ne veut s'effacer.
00:57C'est la primaire de la division ou de la confusion, comme le déclare Edouard Philippe,
01:01le point présidentiel avec Elodie Huchard.
01:05Jean-Luc Mélenchon cible Anne-Claire Coudré, qui l'accuse d'avoir repris à son compte, je cite,
01:11« les calomnies racistes » d'Edouard Philippe.
01:14Il dit avoir annulé son 20h de TF1 pour cette raison, ce que TF1 dément.
01:18En visant à Anne-Claire Coudré, Jean-Luc Mélenchon transforme une question journalistique en accusation de racisme.
01:26Après le policier, le journaliste est-il devenu une nouvelle ennemi de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise
01:33?
01:33Le débat s'efface-t-il ? Derrière le procès d'intention, un journaliste a-t-il encore le droit
01:39d'informer sur tous les sujets ?
01:41L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:43Que se passe-t-il en Pologne ? Il est important de s'y attarder, car nous avons toujours des
01:48leçons à tirer des démocraties qui nous entourent.
01:51Ce n'est pas la bonne image, mais ce n'est pas grave.
01:53En Pologne, le président et le gouvernement se disputent pour savoir qui peut siéger au tribunal constitutionnel.
02:00Le pouvoir invoque l'état de droit, l'opposition dénonce un coup de force, une justice devenue un champ de
02:07bataille politique,
02:08indépendance des juges ou soumission, l'analyse de Michel Fayad.
02:12Et puis, le débat ce soir avec Franck Alizio, député RN des Bouches-du-Rhône, à Marseille, après les débordements
02:19qui maîtrisent la rue.
02:21Appeler les habitants à y rester chez eux peut répondre à l'urgence, mais cela serait-il devenu une politique
02:27?
02:28Protéger les policiers et les habitants relèvent d'une même exigence que la peur ne cède pas à leur place.
02:34Le débat de Mathieu Bocoté face à Franck Alizio ce soir.
02:38C'est parti pour le 18h30 de Face à l'info.
02:55D'abord, pour commencer, écoutez la sœur de la victime de l'attentat raciste de Trappes qui appelle à ni
03:05haine ni vengeance.
03:08Je voulais passer un message aux personnes qui ont beaucoup d'animosité envers nous, de par notre couleur, notre religion.
03:15Votre combat, il est au mauvais endroit.
03:17Le cœur qui bat chez vous est exactement le même que chez nous.
03:21C'est aussi un message pour vraiment la paix.
03:23Au nom de vraiment toute ma famille, on est vraiment en paix.
03:26On ne cherche pas la division, ni la haine, ni la vengeance.
03:29On est très à l'aise avec ça, on a confiance en la justice française et on espère vraiment qu
03:34'elle sera à la hauteur, ne serait-ce qu'un dixième, parce que ça on ne pourra jamais enlever cette
03:39douleur, un dixième de la douleur et de l'atrocité qu'on vit actuellement.
03:43Et je vais terminer en ayant une pensée aussi aux autres victimes.
03:49J'espère vraiment qu'ils vont pouvoir se rétablir et qu'ils vont pouvoir rester au plus près de leur
03:53famille.
03:54Je rappelle encore une dernière fois, soyons unis et nous, concentrons-nous sur une France meilleure, ensemble et unis.
04:04Voilà pour l'appel, ni haine, ni vengeance.
04:08Michel Fayad, avant de revenir sur l'actualité en France, on fait un petit écart un peu en Pologne avec
04:14vous.
04:14Puisqu'à Varsovie, l'opposition parle de coup d'État, le gouvernement de retour à l'État de droit.
04:22Que s'est-il passé ? On a toujours des leçons à tirer.
04:26Oui, vendredi 30 octobre, quelque part au-dessus de l'Espagne, l'avion présidentiel polonais file vers le Sénégal.
04:33Pour une visite d'État.
04:34Et à bord, il y a Karol Nawrocki, 43 ans, historien, qui avait été élu président de la République polonaise
04:41l'année dernière avec le soutien de la droite conservatrice.
04:45Et soudain, un ordre qu'on n'entend pas très souvent dans un cockpit, c'est de faire demi-tour.
04:50Et il écrit lui-même, je cite, dans un moment pareil, le président doit être en Pologne.
04:54Que s'est-il passé à Varsovie ?
04:56Eh bien, des policiers anti-émeutes, casques, boucliers, matraques ont pris position devant le tribunal constitutionnel.
05:02L'équivalent de notre conseil constitutionnel.
05:05La police dit agir à la demande d'une juge et du procureur général, qui n'est autre que le
05:10ministre de la Justice.
05:12Le président du tribunal, lui, reste dehors.
05:14Il s'appelle Bogdan Zwickowski, le gardien de la Constitution refoulé de son propre bureau comme un livreur sans badge.
05:23Au même moment, ce même ministre demande la levée de son immunité pour pouvoir le poursuivre.
05:28Des manifestants venus le soutenir coupent la chaîne du portail à la disqueuse.
05:34La chaîne cède.
05:35Le cordon de police, lui, ne bouge pas.
05:37Vers une heure du matin, le chef de l'État arrive.
05:40Il fend la foule, force le passage et lance au magistrat qui l'attende.
05:43Ouvrez les guillemets.
05:44Vous n'êtes pas juge du tribunal constitutionnel.
05:47Il ressort à l'aube.
05:48Sa déclaration dénonce une prise de contrôle par la force d'un organe constitutionnel.
05:53En face, Donald Tusk, le Premier ministre, ancien président du Conseil européen, l'homme de Bruxelles à Varsovie, répond d
06:00'une phrase.
06:01Rétablir l'État de droit est notre devoir.
06:04Retenez bien ce mot, car c'est au nom de l'État de droit qu'on vient de cadenasser la
06:08porte d'un tribunal.
06:09Mais qui a décidé d'écarter ce président du tribunal et de quel droit ?
06:16Alors, qui a signé l'ordre ?
06:17Une magistrate, Anna Korvin-Piotrowska.
06:21Elle se proclame présidente par intérim du tribunal constitutionnel au titre de l'ancienneté
06:26et suspend pour un mois le président du tribunal et son adjoint.
06:30Petit détail, en Pologne, un juge constitutionnel est élu par les députés
06:34puis prête serment devant le président de la République.
06:36Cette année, la majorité du Premier ministre Donald Tusk a élu huit juges.
06:42Le président Karol Nawrowski a refusé de recevoir le serment de cinq d'entre eux, dont elle.
06:50Ces cinq-là ont juré au Parlement.
06:52Pour le président, ils ne sont pas juges.
06:54Soyons honnêtes, le gouvernement Tusk a des arguments.
06:57En 2015, le Parti conservateur Droit et Justice, alors au pouvoir,
07:01avait lui aussi placé des juges contestés dans ce tribunal.
07:03Fin 2025, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'il ne remplissait pas les exigences d
07:09'un tribunal indépendant.
07:10Simplement qu'un tribunal soit contesté ne donne à personne le droit d'en chasser le président.
07:17Markin Maczak, professeur de droit en Pologne, qui n'a aucune tendresse pour Zwieckowski, a écrit, je cite,
07:24« Je n'aurais jamais cru devoir un jour défendre Zwieckowski ».
07:28Mais cette base légale n'existe pas pour un million de raisons.
07:32Et regardez Bruxelles.
07:33Sous la droite, la Commission européenne avait bloqué l'accès à d'importants financements.
07:38Tusk arrive comme Premier ministre et en moins de trois mois,
07:40elle ouvre la voie à 137 milliards d'euros sur la foi d'un plan de réforme avant même le
07:46vote de ses lois.
07:47Samedi, que fait la Commission ?
07:49Elle presse le président d'accepter les nouveaux juges.
07:52Les policiers entiers émeux devant le tribunal, eux, ne semblent pas l'émouvoir.
07:58Quand la droite touchait au tribunal, c'était la fin de la démocratie.
08:01Quand la police l'encercle, c'est sa renaissance.
08:04Mais le juge n'est peut-être pas la seule pièce du jeu.
08:07C'est-à-dire pas la seule pièce du jeu.
08:09À quoi pensez-vous précisément, Michel Fayad ?
08:11Eh bien, derrière le juge, il y a un banquier.
08:13Un vote est prévu d'ici fin novembre sur le sort d'Adam Glapinski,
08:16le gouverneur de la Banque centrale, nommé par la droite.
08:20Faut-il le traduire devant le tribunal d'État, qui juge les hauts responsables publics ?
08:24On lui reproche d'avoir acheté pendant le Covid pour une trentaine de milliards d'euros d'obligations
08:30et d'avoir financé indirectement le déficit.
08:33Il répond qu'il les a achetés aux banques, pas à l'État.
08:37En 2020, vous savez, la Banque centrale européenne et la Réserve fédérale américaine
08:42achetaient elles aussi massivement des obligations d'État aux banques.
08:45Si racheter des obligations suffisait à faire un coupable, le banc des accusés serait plein à craquer.
08:51En janvier 2024, le tribunal constitutionnel a estimé qu'il fallait le soutien de trois députés sur cinq,
08:57calculés sur tous les sièges, pour poursuivre le gouverneur.
09:00La coalition ne les a pas.
09:01Parmi les juges de cette décision, un certain Bogdan Zwiekovski.
09:05Selon le site économique polonais Money.pl, l'ordre des opérations est limpide.
09:11D'abord Zwiekovski, ensuite Glapinski.
09:14Donc d'abord le président du tribunal constitutionnel polonais, ensuite le gouverneur de la Banque centrale.
09:19Ce n'est pas une preuve, c'est un calendrier et je le lis.
09:23Dimanche, jour de la Toussaint, Bogdan Zwiekovski s'est présenté devant son tribunal, refoulé.
09:29Il a promis de revenir chaque jour.
09:30En 1979, dans une Pologne encore communiste, Jean-Paul II, le pape polonais, priait pour que l'esprit renouvelle la
09:37face de cette terre.
09:39Dix ans plus tard, ce peuple avait fait tomber le communisme avec un chapelet et une grève.
09:44Coup d'État, ce n'est pas établi.
09:47Mais quand il faut une chaîne pour protéger l'État de droit, c'est que l'État de droit est
09:52déjà enchaîné.
09:53Merci beaucoup Michel Fayad.
09:55Moralité, peut-être en une phrase supplémentaire, qu'en faut-il retenir pour nous comme leçon ?
09:59Parfois, il y en a certains qui veulent changer les choses par la force, sans que le droit soit de
10:07leur côté et sans que le peuple soit de leur côté.
10:09À suivre. Merci beaucoup Michel Fayad.
10:12Dans un instant, le débat.
10:13Mathieu Bocoté, Franck Alizio, mais d'abord le journal de la présidentielle.
10:23La campagne pour la présidentielle est continuée.
10:25Comme toujours, on parle plutôt de forme et un peu moins de fond.
10:29Élodie Huchard, au cœur des discussions en ce moment, l'organisation d'une primaire dans le bloc central.
10:36Oui, parce qu'il y a déjà beaucoup de candidats.
10:38Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Rotaillot, David Lysnard, bientôt Xavier Bertrand.
10:43Et donc, Gabriel Attal, depuis plusieurs semaines, échange avec tous ceux qui évoquent l'idée d'une primaire.
10:49Il en a encore parlé ce vendredi en déplacement.
10:52On écoute Gabriel Attal.
10:53Il y a des positions politiques qui sont exprimées par des responsables politiques de premier plan, qui les ont exprimées
10:59directement.
11:00Et je pense que c'est important de montrer que cette idée progresse et qu'elle rassemble de plus en
11:04plus nombreux.
11:05Je vais vous dire, moi j'ai la conviction qu'elle aura lieu cette primaire.
11:08Alors on va voir pourquoi c'est sans doute un peu plus compliqué que cela.
11:10En revanche, ce que voit Gabriel Attal, c'est que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen n'ont pas
11:14de problème de leadership,
11:15sont bien plus loin que le bloc central dans les sondages.
11:18Et il reconnaît aussi que dans ce bloc central, aucun candidat ne fait l'unanimité de manière naturelle.
11:23La proposition a donc été faite, mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle ne séduit
11:28pas vraiment.
11:29Elle a été refusée par quasiment tous ceux qui pourraient en réalité y prétendre.
11:32Le dernier en date, c'est Edouard Philippe.
11:35Il s'est exprimé à ce sujet hier soir.
11:37Je ne crois pas que cette primaire aura lieu.
11:40Je pense que cette primaire, c'est une primaire de la division et une primaire de la confusion.
11:44Il évoque le risque de pointer sur tout ce qui divise.
11:47Et puis dans la confusion, alors, il parle d'une primaire à laquelle pourraient participer des continuateurs du macronisme.
11:52Il cite Gabriel Attal.
11:53Je rappelle quand même qu'Edouard Philippe a été Premier ministre des Emmanuel Macron pendant trois ans.
11:57Mais parfois, on peut oublier un petit peu son parcours.
11:59Merci de l'en rappeler.
12:01Ceux qui ouvrent la voie à l'Union des droites, j'ai interrogé aujourd'hui les différentes équipes de campagne.
12:06Même son cloche, du côté de Bruno Retailleau.
12:08Son porte-parole, Jonas Haddad, me disait ceci.
12:11Cette primaire revient comme une chimère.
12:13Elle nous fait perdre du temps qui pourrait être consacré aux vrais enjeux de la présidentielle.
12:17Personne n'est d'accord sur le périmètre.
12:19Et l'un des acteurs l'a encore refusé hier.
12:21Comme l'Union des droites, c'est un fantasme politique qui ne verra pas le jour.
12:24On ne va pas perdre éternellement notre temps là-dessus.
12:27La campagne avance.
12:28Du côté de Xavier Bertrand, pour l'instant, on ne veut pas commenter officiellement cette proposition de Gabriel Attal.
12:34En revanche, on me renvoie à une déclaration faite par Xavier Bertrand cet été devant le MEDEF.
12:39C'était assez clair comme point de vue.
12:41Non, nous ne sommes pas obligés de refaire les conneries à chaque fois.
12:43C'est ce qu'avait dit Xavier Bertrand cet été.
12:46En revanche, il y en a un qui veut bien de la primaire.
12:48C'est David Lissnard.
12:49Il l'avait déjà dit.
12:50Et Alexandra Martin, qui est à la fois députée et secrétaire générale de son mouvement, me disait tout à l
12:55'heure.
12:55La primaire n'est pas le choix de la confusion, mais celui de la clarté et de la vérité qu
12:59'on doit aux Français.
13:00Clarté des projets et vérité des candidats.
13:02Alors, comment départager les candidats pour le bloc central ?
13:06C'est toute la question parce qu'on a compris qu'ils ne voulaient pas d'une primaire.
13:09En revanche, personne ne dit vraiment comment on doit faire.
13:12Le premier risque, c'est que chacun s'y voit et qu'on ait une multiplication des candidatures.
13:16Un cadre LR me disait qu'il n'y a vraiment pas besoin d'un éparpillement et d'un concours
13:20l'épine du candidat.
13:21Alors, il y a plusieurs modes de départage parfois évoqués.
13:24D'abord, les sondages.
13:25Mais les mêmes qui nous disent aujourd'hui qu'un sondage ne fait pas l'élection auront du mal à
13:29dire demain que c'est ce qui peut arbitrer une compétition.
13:32Je ne résiste pas à vous citer de nouveau Jacques Chirac et cette phrase bien connue.
13:36Les sondages, ça va, ça vient.
13:37C'est comme la queue du chien, signe que ça n'est pas toujours force de vérité.
13:41Autre option, le candidat naturel.
13:43Néanmoins, si on est dans cette situation-là, c'est que le candidat ou la candidate naturelle n'existe pas
13:48dans le bloc central.
13:49Le désistement volontaire avec toutes les complications que cela entraîne.
13:53Pourquoi l'un se désiste et pas l'autre ?
13:55Et il va y avoir une vraie question de calendrier.
13:57Dans un premier temps, on nous avait dit, à l'automne, on aura un seul candidat.
14:01Maintenant, on parle de l'hiver, janvier-février.
14:03Un petit conseil à force de décaler les saisons.
14:05À l'été, on aura déjà eu l'élection.
14:07Il faut plutôt se mettre d'accord avant.
14:09Et il faut rappeler que si un jour, il n'y a plus qu'un candidat, il faut se mettre
14:11d'accord sur le programme, sur le fonds, sur les investitures législatives, sur les postes, évidemment, sur les comptes de
14:17campagne.
14:18Tout cela prend du temps, évidemment.
14:20Et pour l'instant, c'est un temps que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon utilisent pour faire passer
14:23leurs idées et pour caracoler en tête des sondages.
14:25Le journal de la présidentielle avec Élodie Huchard.
14:29Merci infiniment.
14:30Nous allons accueillir tout de suite avec vous mon cher Mathieu Bocoté-Franc Alizio,
14:35qui est député des Bouches-du-Rhône depuis 2022.
14:39Député RN, vous êtes également président du groupe Rassemblement National au Conseil Municipal de Marseille.
14:45Président du groupe RN au Conseil Régional de Provençal-Col d'Azur.
14:50Ce soir, puisque Marseille est au cœur des violences sur la vue depuis quelques semaines,
14:55ce soir, le débat avec Mathieu Bocoté.
14:58Violence envers les forces de l'ordre, l'ordre et les émeutes.
15:01C'est parti pour le débat.
15:10Les samedis passent et peu à peu, nous progressons vers quelque chose qui ressemble à une forme de confinement sécuritaire.
15:15On a connu le confinement sanitaire il y a quelques années.
15:18Là, c'est le confinement sécuritaire.
15:19Donc, vous vivrez relativement tranquille à condition de ne pas sortir de chez vous,
15:23de placarder vos magasins.
15:25De préférence, ne sortez pas non plus en ville.
15:28Et à cette condition, peut-être que ça ne se passera pas si mal.
15:30Est-ce que vous croyez qu'on va s'installer dans ce confinement sécuritaire durablement ?
15:34J'ai même envie d'aller un petit peu plus loin que vous en disant,
15:38et surtout, si vous élisez quelqu'un d'autre que Jean-Luc Mélenchon,
15:43puisqu'en réalité, c'est ça la logique des casseurs de cette extrême gauche,
15:48dont les casseurs sont les proxys.
15:50Si vous n'élisez pas M. Mélenchon dans six mois, ça sera dix fois pire.
15:55Il y a même plusieurs casseurs qui l'ont dit, ce sera dix fois pire que ce que l'on
15:57vit actuellement.
15:57Donc, il y a quelque chose de l'ordre de la menace à mi-chemin entre la menace mafieuse et
16:03la menace terroriste.
16:05Si vous ne faites pas ce que l'on dit, alors on va vous mettre le pays à feu et
16:09à sang.
16:10Il n'y a pas de fatalité à être dans cette situation.
16:13Et surtout...
16:14Je peux me permettre d'intervenir, on parlera dans la deuxième partie de Face à l'Info,
16:17justement de cette indication, de cette injonction, avec aussi les journalistes.
16:23Pardon, je sors du débat.
16:24Mais samedi prochain, par exemple, il va encore falloir placarder les commerces.
16:27On va avoir encore un affrontement rituel entre les milices d'ultra-gauche et les policiers.
16:31Et le samedi suivant ?
16:32Mais ça sera tous les samedis.
16:34Et ce n'est pas comme si...
16:35Comment dire ?
16:36On a l'impression qu'on va être surpris, qu'on est surpris que ça se passe comme ça.
16:39Mais on le savait depuis...
16:40Par exemple, le fait qu'on s'attaque maintenant aux maisons, aux immeubles.
16:44Bon, il y a quinze jours, j'avais déjà dit, ça va arriver.
16:46Après les commerces, par définition, ce sera les domiciles personnels, ce sera les résidences personnelles.
16:52Mais c'était déjà le cas en 2005.
16:54Lorsqu'on a comme ça des alertes depuis quasiment plus de dix ans, plus de vingt ans, en 2005,
17:01il y avait déjà eu des immeubles qui avaient été incendiés à Paris.
17:06Donc, les choses viennent de loin.
17:08À Marseille, par exemple, ce qui s'est passé à Marseille, chez moi, dans le quartier de la Plaine.
17:13Le quartier de la Plaine, moi, mes grands-parents y habitaient, donc j'ai grandi.
17:17C'était un quartier de classe moyenne, tout bien comme il faut.
17:20Depuis dix ans, c'est le QG des antifas.
17:23Depuis dix ans, plus personne ne peut y aller si vous n'êtes pas antifas, grosso modo.
17:27Moi, si j'y vais, c'est cinq minutes.
17:29Très vite, on va m'exfiltrer.
17:31J'y suis allé pendant la campagne municipale pour constater qu'il y avait des affiches, avec ma tête, avec
17:36Wanted, recherché.
17:38Voilà, donc on est sur quelque chose quand même de costaud.
17:42Le carnaval de la Plaine, parce qu'il y a deux jours, c'était l'énième carnaval, bon, sous forme
17:46de casse.
17:47Le carnaval de la Plaine, il y est chaque année.
17:49On le commande sur les plateaux chaque année.
17:51On alerte chaque année sur ce qui se passe.
17:53Et pourtant, rien ne bouge.
17:55Et je l'avais dit pendant la campagne municipale, si Marseille tombe, la France tombera.
18:00Marseille a toujours, malheureusement, un temps d'avance sur ces choses-là.
18:05Et aujourd'hui, évidemment, c'est le pays qui est dans la même situation que les Marseilles depuis des années.
18:10Je ne vous laisserai pas être plus pessimiste que moi.
18:14Donc, dans la même, oui, c'est tout à fait vexante.
18:16Donc, je comprends que, selon vous, c'est Marseille Le Pen m'emporte.
18:18Ce n'est pas du pessimisme, c'est une prise de conscience et une volonté de faire votre nom.
18:21Mais moi, j'ai l'impression, je peux m'introduire dans votre débat ?
18:24Non, mais moi, j'ai l'impression que vous faites un peu de fatalisme, Franck Ali.
18:27Jamais.
18:28C'est-à-dire, oui, mais c'était prévu, c'était voilà, il faut s'y attendre, on va rentrer
18:32dans les maisons.
18:32Non, mais...
18:33Pourquoi n'ont-ils pas réagi ?
18:34Pourquoi le pouvoir n'a pas réagi depuis dix ans ?
18:37Pourquoi n'ont-ils pas réagi ?
18:38Et je parle des macronistes, ils sont aux affaires, que ce soit localement ou nationalement chez moi, depuis dix ans.
18:44Mais que je comprenne votre logique, il y a une présidentielle dans quelques mois.
18:47À ce moment, les choses peuvent changer.
18:49D'ici là, il faut consentir à la ritualisation des violences du samedi ?
18:53Mais non, mais d'ici là, que le gouvernement en place, prenne les décisions, on ne peut pas les prendre,
18:57ni vous ni moi, nous pouvons les prendre à leur place.
18:59Alors, mais qu'elles ?
19:00Oh, bien, c'est tout simple.
19:01Déjà, par exemple, ces associations d'extrême-gauche doivent être mises, je crois que j'ai Jordan Bardella qui l
19:09'a rappelé, sur des listes d'organisations terroristes.
19:13Voilà, par l'Union Européenne et une liste d'organisations terroristes, elles pourraient être mises, par exemple, sur ces listes
19:18d'organisations terroristes.
19:19Le principe du casseur-payeur. Le principe du casseur-payeur, on l'avait réclamé, vous voyez, typiquement, trois ans de
19:26perdu.
19:27Il y a trois ans, pendant l'affaire Naël, Marine Le Pen, et nous défendons avec Marine Le Pen à
19:32l'Assemblée, le principe du casseur-payeur.
19:34D'où est venue la contre-offensive, c'est-à-dire l'autre solution qui était la taxe Naël.
19:38C'est-à-dire, on va augmenter les taxes sur les assureurs, en réalité sur les assurés, parce qu'elle
19:44est répercutée immédiatement,
19:45donc il n'y a pas question d'assurer ou d'assurer, c'est-à-dire, in fine, sur les
19:48victimes. D'où c'est venu ?
19:49C'est venu du Sénat, qui est dirigé par des LR macronistes. Vous voyez, c'est même pas venu de
19:54la gauche.
19:54On aurait voté ce principe, ce projet de loi, du casseur-payeur, il y a trois ans.
19:59Aujourd'hui, c'est les casseurs qui paieraient. Voilà, tout simplement.
20:02C'est ça qu'il faut faire, mais pourquoi avoir attendu des années, alors qu'on avait une alerte avec
20:06les émeutes liées à l'affaire Naël, il y a trois ans, déjà ?
20:10Vous le noterez depuis trois semaines, en fait, c'est la rencontre de deux tendances.
20:13D'un côté, les milices d'ultra-gauche spécialisées dans la guérilla urbaine, et de temps en temps, les franges
20:19radicalisées, racailles, des banlieues, qui lancent des rasiats sur les villes.
20:24Vous noterez que depuis quelques jours, le mot racaille est un mot que l'on veut interdire médiatiquement.
20:28Il vous noterez que tout le débat sur la part de l'immigration, de l'échec de l'intégration dans
20:32le débat public, certains veulent le censurer.
20:34Comment réagent chez vous à cette espèce de petite censure autour du sujet migratoire ?
20:39Déjà, expliquez qu'il y a d'abord l'infanterie, l'avant-garde, qui sont les casseurs, qui sont eux
20:43politisés, qui sont extrêmement politisés, qui viennent casser.
20:46Et ensuite, il y a les pilleurs, je ne sais pas si on appelle ça d'opportunité, mais en tout
20:50cas, il y a des pilleurs.
20:50Moi, je ne sais pas, des délinquants et des criminels.
20:53Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose comme une forme d'esprit de revanche, d'occupation territoriale
20:57?
20:59Écoutez, moi, ce que je vois, c'est que pendant des années, ils cassaient dans leur propre quartier.
21:04C'était complètement idiot.
21:05C'est toujours le même qu'ils payaient au final, c'était le contribuable, puisqu'on refaisait le gymnase, on
21:08refaisait le terrain de foot, etc.
21:10Maintenant, ils viennent casser dans les quartiers où ils n'habitent pas.
21:15Tous les quartiers, les quartiers de classe moyenne, les quartiers bourgeois, ils viennent casser et ils repartent.
21:20Est-ce que c'est des rasiats ? Est-ce que c'est comme le sac de Rome à l
21:26'époque de l'Antiquité ? Je ne sais pas, en tout cas.
21:30On va vous aider, des rasiats, c'est-à-dire une forme de conquête, c'est-à-dire nous allons
21:33nous emparer de ce territoire, le temps d'une rasia.
21:36Est-ce que la question de l'immigration existe selon vous dans ce débat ?
21:40Est-ce que vous parlez comme Édouard Philippe ?
21:43Édouard Philippe, on se parle d'immigration, Jean-Luc Mélenchon dit, ne touchons jamais à cela.
21:49Vous avez bien compris que c'est Édouard Philippe qui a osé dire qu'il y avait un lien entre
21:53l'immigration et les pillages.
21:56Oui, nous, on l'a fait depuis longtemps.
21:58Vous le faites encore ? J'entends l'ensemble de vos représentants.
22:01J'ai l'impression qu'il n'y a pas une seule lecture au RN autour de cela.
22:03Non, mais pour le coup, c'est factuel, encore une fois, c'est factuel.
22:09Et encore une fois, il y a les deux.
22:13Il y a d'un côté les casseurs qui sont très politisés, c'est l'extrême gauche.
22:16Et derrière, il y a les pilleurs qui viennent faire leur marché, qui disent, puisqu'il n'y a plus
22:23d'ordre, puisqu'il n'y a plus de loi, puisqu'il n'y a plus de règles, puisqu'on
22:25est dans l'impunité la plus totale,
22:27eh bien, on va venir se servir et on va repartir.
22:29Et on va revendre ça, d'ailleurs, sur Internet, quelques heures après.
22:33Donc, encore une fois, quand on veut rétablir l'ordre, quand on veut faire payer ceux qui veulent, on arrive,
22:39ah, ça prend du temps.
22:40Ah, ben oui, il faut de l'autorité, il faut de la volonté, il faut de l'énergie.
22:43Mais on y arrive toujours, voilà, ce gouvernement a démissionné.
22:46Ce pouvoir a démissionné, voilà.
22:49Donc, Alizio, vous, aujourd'hui, vous êtes maire de Marseille.
22:53Et que changez-vous pour modifier, évoluer, pour éviter ce qui se passe aujourd'hui, week-end après week-end
23:00à Marseille ?
23:01J'aurais prévenu, déjà, j'aurais prévenu en amont que je n'avais pas assez de renforts policiers pour résister
23:09au 17 octobre.
23:11Et ensuite, évidemment, je serais monté faire le siège du ministère de l'Intérieur pour avoir les moyens.
23:17C'est un maire, un maire d'une grande ville, c'est là pour protéger les habitants de sa ville
23:22et sa ville.
23:23Donc, ça, vu que la sécurité, c'est d'abord l'affaire du gouvernement, eh bien, je vais faire le
23:28siège de Matignon, du ministère de l'Intérieur,
23:31pour demander des renforts pour véritablement protéger ma ville.
23:33Et je ne dis pas la veille, la veille du 17 octobre, nous étions au conseil municipal, voyez.
23:37Mais ça, vous ?
23:37Eh bien, lors de ce conseil municipal, le maire nous a expliqué que c'était très bien, qu'il y
23:41avait une belle manifestation,
23:42que tout ça, c'était l'expression de la démocratie. Et j'avais pris la parole pour dire, oui, il
23:47faut surtout remercier nos forces de l'ordre
23:49qui, demain, vont payer un lourd tribut. Malheureusement, je ne me suis pas trompé.
23:52Question, sentez-vous du côté du pouvoir une peur de casser du casseur ?
23:56C'est-à-dire, globalement, on a tellement peur qu'il y ait quelque chose qui dérape, que finalement, les
23:59forces de l'ordre se retiennent.
24:01Et quand on est mortel, qu'il paye, lui, ce n'est pas grave.
24:04Évidemment, c'est le syndrome de Vaké XXL. Vous savez, dans ce pays, depuis l'affaire de Vaké,
24:09on a peur d'aller au contact dans les débordements, avec les émeutes.
24:13Et là, c'est XXL. Parce que ce gouvernement n'a plus de légitimité.
24:17Parce que ce gouvernement, malheureusement, n'a plus de majorité.
24:19Plus de majorité, dans l'opinion, plus de majorité à l'Assemblée nationale.
24:22Et qui gère les affaires courantes. Il n'y a rien de pire qu'un gouvernement qui gère les affaires
24:26courantes
24:26lorsqu'il y a de véritables soucis dans un pays.
24:28Merci, Franck Alizio, de vous être prêté au jeu du débat avec Mathieu Bocoté.
24:34Franck Alizio, député RN des Bouches-du-Rhône.
24:36Merci et bon courage à Marseille.
24:39Dans un instant, menace sur notre patrimoine français.
24:43Menace sur nos forces de l'ordre.
24:46Menace sur CNews.
24:48Menace sur la liberté d'informer.
24:50On en parle et c'est tout de suite.
24:51Et c'est dans Face à l'Info, le 19h.
24:53On en parle et c'est tout de suite.