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  • il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Le 20-27, ce sont toutes les images de la campagne présidentielle.
00:04Et dans cette campagne, certains candidats misent sur les propositions chocs,
00:07d'autres sur le contact direct avec les Français, voire sur leur humour.
00:11C'est le cas par exemple de François Hollande ou encore d'Edouard Philippe.
00:14Regardez le 20-27, il est ce soir Charlotte Gillard avec Simon Terrassier.
00:19Si l'on ne sait pas encore avec qui François Hollande compte s'unir pour 2027,
00:24on peut d'ores et déjà vous dire comment il compte s'y prendre.
00:28François, c'est notre dernière chose.
00:30Et ça commence par user d'un bon vieux doudou en politique, la nostalgie.
00:35C'est de mon père qui vous a connu quand vous étiez conseillé à l'Elysée sous François Mitterrand.
00:40Oh là là oui, pour Bernard, en souvenir de l'Elysée, on comprendra.
00:43Et bien sûr, notre fameux be courageous, be you.
00:45Be courageous, be you.
00:46Be proud of you, because you can be.
00:48You can be, do.
00:49What we want to do.
00:51Vous voyez, il connaît ses classiques.
00:53Ajoutez-y son goût des bons mots.
00:56C'est pas grave.
00:56Vous avez très bien vous exprimé, vous avez fait de la présence.
01:00L'humour doit être au service d'un esprit, d'une idée.
01:03C'est pas une mauvaise blague, ça peut même être à la fin une bonne blague.
01:06Si on gagne, c'est une bonne blague.
01:07Le c'était mieux avant et si c'était maintenant.
01:10Le changement, c'est battant.
01:16Dans un autre style, Edouard Philippe, très chaloupant.
01:20Bonjour à tous.
01:21Bonjour.
01:22Venu soutenir le maire d'Alès dans la lutte contre le narcotrafic.
01:26Il faut mettre le peigne, vous êtes le mieux passé.
01:28Merci monsieur.
01:28Le candidat qui continue de muscler son discours sur l'immigration et l'insécurité finit par faire tourner certaines têtes.
01:46Pour le chic, on repassera.
01:50Pour conquérir le cœur des femmes, Edouard Philippe, lui, préfère la jouer, gentleman.
01:54Bonne journée.
01:55Avouons-le, c'est plutôt malin.
01:57C'est pas mal, ce petit blanc.
01:59Elle pèse 52% du corps électoral.
02:02C'est ma femme une femme de vent.
02:03C'est vrai, je tiens.
02:04C'est une petite page de vue.
02:08Encouragé là, donc.
02:09C'est un pari de bon idée.
02:10Est-ce que c'est la cuvée des bons sondages ?
02:12Je trouve que vous avez été vachement patient avant de poser une question bizarre.
02:19Le plus grand marché du monde accueillait ce matin le dernier candidat déclaré.
02:24Pour son premier déplacement...
02:26En trois semaines, c'est passé de 1 à 4 euros.
02:28Ah oui, oui.
02:29La tomate.
02:30Fabien Roussel a décidé de parler d'un sujet qui touche les Français jusqu'aux tripes.
02:35Mais la ratatouille, c'est devenu un prix de luxe.
02:37La ratatouille, ça va devenir un produit de luxe.
02:38Ça, c'est du candidat de la viande et du barbecue aux fruits et légumes ?
02:41Ça participe d'une alimentation saine aussi, pour accompagner une bonne viande.
02:46Vous proposez quoi alors ? Un blocage des prix ?
02:47Il faut bloquer les prix.
02:49Il faut surtout baisser le prix de l'essence, là, immédiatement.
02:51Bloquer les prix ?
02:52C'est aussi ce que propose Jean-Luc Mélenchon.
02:54Parce qu'il faut manger des bons produits frais.
02:56Loin de faire de l'ombre aux candidats insoumis,
02:59votre candidature, M. Roussel, ne risque-t-elle pas, à nouveau,
03:02de disperser les voix de la gauche ?
03:04Bon courage à vous.
03:10Ça, c'est la grande question.
03:11Yves, je reviens sur ce que dit François Hollande.
03:12Si on gagne à la fin, ce serait une bonne blague.
03:14Oui, c'est un peu vrai.
03:16C'est une manière très détendue d'aborder la présidentielle.
03:18Vous vous rendez compte que si François Hollande gagne,
03:20ce sera le premier président sous la cinquième raide publique
03:23à avoir été président, à revenir.
03:25Il aura fait ce que Giscard avait rêvé de faire,
03:27ce qu'il n'a jamais pu faire,
03:29et ce qu'un autre aussi a rêvé de faire,
03:30qui s'appelle Nicolas Sarkozy.
03:31On rappelle que pour l'instant, il n'est même pas encore candidat.
03:33Oui, et j'ajouterais une chose.
03:35Dans un pays qui est plutôt à droite, on dit,
03:38socialiste, qui reviendrait au pouvoir.
03:40C'est quand même extraordinaire.
03:41Alors, un socialiste très changeant, on va dire.
03:45Oui, qui a un peu évolué depuis.
03:47C'est plus tout à fait le même socialiste qu'Amélie Rosic.
03:50Ce n'est pas tout à fait la même chose.
03:52Alors, moi, je suis juste journaliste.
03:54Mais en tout cas, il n'est pas socialiste comme il l'était en 2012.
03:57J'aime bien les petits pics entre les deux.
03:59Allez, c'est votre choix ce soir.
04:00Les adversaires du RN et de la France insoumise
04:01commencent à sérieusement douter.
04:03Oui, alors là, vous savez, les sondages leur font peur,
04:06parce qu'ils voient que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon
04:08sont très très hauts.
04:09Alors évidemment, qu'est-ce qu'ils font ?
04:10Ils boivent pour oublier.
04:12Non, pas pour oublier, pour essayer de faire de la communication.
04:15On les a vus avec M. Philippe, avec M. Attal aussi.
04:18On en parlera tout à l'heure.
04:19Les frites, enfin, ils font la cuisine.
04:21Mais cette cuisine-là, je ne suis pas sûr que ça marche.
04:24Alors, aujourd'hui, M. Attal, M. Philippe, pour la première fois,
04:30a dit qu'il y a urgence.
04:31Il faut qu'on arrive à s'entendre tous ensemble.
04:35Alors, pour les législatives, et ça, il n'a pas tout à fait tort.
04:38Je vous en reparlerai tout à l'heure.
04:39Mais aussi, à la Toussaint, il veut convoquer et M. Retailleau et M. Attal
04:44pour essayer de s'entendre pour la présidentielle.
04:46Et M. Lissnard, tout à l'heure, qui a dit, mais attendez,
04:49moi, ça fait longtemps que je dis qu'il faut s'entendre.
04:50Mais ils n'ont pas tout à fait la même avis.
04:52Il y en a un qui veut une primaire et l'autre qui veut une espèce d'arrangement.
04:56On les écoute.
04:57Tout le monde sait que, compte tenu des scores prêtés à Mme Le Pen ou à M. Mélenchon,
05:02nous prendrions le risque de ne pas être présents au deuxième pièce.
05:04Ce risque existe.
05:05Un rassemblement, ça se construit.
05:06Ça se construit dans la confiance, dans le travail.
05:10Et c'est en tout cas la méthode que je propose.
05:11Donc, j'aurai l'occasion d'écrire aux chefs de parti, aux candidats,
05:14en leur proposant cette méthode.
05:16Et j'espère qu'ils sauront saisir la main tendue.
05:19Pour porter une véritable alternative à Jean-Luc Mélenchon, à la gauche, au RN,
05:24mais aussi à la politique macroniste,
05:26c'est une compétition, une grande primaire,
05:28qui permet de distinguer les personnalités.
05:33L'arrangement entre chapeau à plume, selon la formule consacrée,
05:36à mon avis, ne ferait qu'encore plus réduire la base électorale d'une alternative crédible.
05:43Alors, d'un côté, une alliance.
05:46M. Attal.
05:47Alors, M. Attal, il est entre les deux, lui,
05:49parce qu'il n'est pas contre une primaire.
05:50Oui, pourquoi pas une primaire, dit Gabriel Attal.
05:52Il n'est pas contre, mais il a créé un comité de liaison, lui.
05:56Mais il n'y a pas Retailleau dedans.
05:57Il y a les hommes de Philippe et ses hommes.
06:00Comité de liaison, ça veut dire on se regroupe de temps en temps,
06:02on se parle, on continue à se parler.
06:04Vous voyez un peu les Français, mais ils se disent,
06:05mais attendez, qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qu'ils veulent et tout.
06:08Alors, il y a une nouvelle offre, maintenant,
06:10de deux macronistes,
06:12qui s'appellent Clément Beaune et Philippe Grandjon,
06:15ce qu'on appelle des macronistes historiques.
06:18Et alors, eux, ils ont pondu un manifeste,
06:21une pétition pour dire,
06:23il faut absolument faire un front républicain
06:27anti-Le Pen, mais aussi anti-Mélenchon.
06:31Alors, attendez, il va de Xavier Bertrand
06:34à Raphaël Luxemann,
06:37mais, mais, mais, sans Bruno Retailleau.
06:40On regarde, il faut, pour la première fois,
06:42sous la Ve République, essayer de bâtir une coalition
06:44avant l'élection présidentielle,
06:46plutôt que de l'improviser à chaud,
06:48au soir d'un second tour,
06:49puis nécessairement, en vue des élections législatives.
06:52Est-ce que toutes ces initiatives laïves
06:53peuvent être efficaces ?
06:55Alors, elles n'ont pas tous le même périmètre,
06:57comme je vous le disais,
06:58et l'initiative de nos deux macronistes historiques,
07:02là, un,
07:03eh bien, on ne fait pas de front républicain
07:05dès le premier tour.
07:07Généralement, vous faites un front républicain
07:08au deuxième tour,
07:09quand vous avez Elsa Vidal et Amélie Rosy,
07:12qui se vêtent contre moi,
07:13au deuxième tour.
07:14Oui, c'est possible, oui.
07:15C'est pas, oui, c'est pas impossible comme scénario.
07:18C'est pas exclu.
07:19Pour rassembler,
07:20eh bien, on n'exclut pas,
07:21on ne commence pas par exclure.
07:22Donc, là, nos deux protagonistes,
07:24ils veulent exclure déjà Bruno Retailleau.
07:27Donc, ça me paraît quand même assez difficile.
07:29Troisièmement, le dépassement des clivages,
07:33comme l'a fait Emmanuel Macron,
07:34plus personne n'en veut.
07:35Alors, je ne vois pas pourquoi des électeurs,
07:37aujourd'hui, se diraient,
07:38mais ils ont raison, ces deux-là,
07:40on va continuer à faire que les socialistes
07:43s'entendent avec les républicains,
07:44alors que, sincèrement,
07:46si on regarde bien,
07:47ils n'ont pas grand-chose en commun.
07:49Quatrième chose,
07:50qui sera le candidat
07:52et quel sera le programme ?
07:54Là, encore une fois,
07:55est-ce que ça sera Xavier Bertrand
07:56ou Raphaël Luxman ?
07:57C'est pas tout à fait la même chose.
07:59Est-ce qu'on fera une taxe sur les riches
08:02ou, au contraire, on baissera les impôts ?
08:06C'est pas tout à fait la même chose là-dedans.
08:08Alors, moi, je pense plutôt qu'une primaire
08:11entre le centre et la droite,
08:13ça serait plus raisonnable pour départager les candidats.
08:16Mais l'élection, c'est dans huit mois.
08:17Mais voilà.
08:19Et je dirais, et j'ajouterais,
08:21parce que ça, c'est une idée qui est insistante,
08:23la primaire ne fait pas perdre un candidat.
08:25Ah oui, ça, vous y tenez.
08:27François Fillon, en 2017,
08:29n'a pas perdu à cause de la primaire.
08:31À cause des affaires.
08:31Ça reste à prouver.
08:32Il a perdu en grande partie.
08:34Je vous rappelle qu'il fait 20% quand même
08:35avec les casseroles qui lui ont été mises sur le dos.
08:39Donc, c'est quand même pas mal.
08:40Donc, pensez aux législatives.
08:41C'est lui qui l'a porté lui-même.
08:42Alors, je pense de toute manière
08:43que tout ça, c'est trop tard, cette primaire.
08:45On déplaise à David Glissner.
08:47Quoique.
08:48Mais en revanche, ce qui est intéressant,
08:49c'est les législatives.
08:51Et dans tous les cas,
08:52on pense aux législatives.
08:54Ils n'ont pas tort.
08:55Parce que le président prochain,
08:58rien ne dit,
08:59surtout s'il vient d'ailleurs du bloc central,
09:02qu'il arrive à l'issue de législatives
09:04à obtenir une majorité
09:06et une majorité solide pour pouvoir gouverner.
09:09Et il est là le grand sujet aussi.
09:11C'est pour ça qu'il n'a pas tort,
09:13Édouard Philippe, tout comme d'autres,
09:15de penser à ça.
09:17Moi, j'ai le sentiment que les débats,
09:19les débats qu'ils ont, en tout cas au centre et à droite,
09:21pour certains, trop tôt
09:23et pour d'autres, trop tard.
09:24Les législatives, c'est trop tôt.
09:25Pour le reste, c'est déjà trop tard.
09:27On se serait attendu à ce que ce soit l'année dernière.
09:29Et qu'est-ce que vous pensez de la primaire de la gauche ?
09:31Pareil.
09:32On se serait attendu à ce que ce soit l'année dernière.
09:34Je reviens juste sur la primaire de la droite
09:35parce que c'est quand même une anecdote assez savoureuse ce soir.
09:37C'est que l'entourage de Bruno Retailleau
09:39a répondu à la main tendue d'Édouard Philippe
09:41en disant qu'on ne pourra pas assister
09:43à la réunion qu'a proposée M. Philippe
09:45parce qu'on aura une réunion de campagne.
09:48la date de la future réunion
09:49n'étant pas connue à cette heure.
09:51Ça veut donc dire quoi qu'il arrive,
09:53considérons qu'on n'y sera pas là.
09:54Et j'avais oublié, Joe.
09:56C'est à la Toussaint.
09:58C'est quoi la Toussaint ?
09:59La fête des morts ?
10:01Allez, une bonne soirée avec ça.
10:06Merci, Yves Prair.

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