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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va continuer à parler de ce sujet-là, du pouvoir d'achat, de la vie chère, du carburant, des
00:05salaires, évidemment.
00:06On va rester sur ce thème-là. Vous le savez, tous les débats de la présidentielle, c'est tous les
00:09soirs, juste avant 23h.
00:10On y est pile. On va accueillir nos invités, justement, pour ce débat ce soir.
00:15Maël Decalan reste avec nous. On accueille Alexandre Nicolique pour le Rassemblement National, porte-parole du RN et député européen.
00:21Bonsoir à vous, François Calfon, député européen PS Place Publique, et Richard Ramos, député Modem du Loiret.
00:28Et Richard Ramos qui se cherche, c'est le modèle de chercher leur place.
00:33Voilà, ça commence avec François Calfon. Bonsoir, en tout cas, à vous tous.
00:39Pour poser les choses, parce que je voulais qu'on reste sur ce sujet-là, parce qu'on a bien
00:42compris que c'était le sujet un peu inflammable du moment,
00:44évidemment, avant cette journée de mobilisation de jeudi, mobilisation, manifestation et grève.
00:49Lisa Def, je veux qu'on reparle du SMIC, notamment, avec ce qu'il y a dans les tuyaux du
00:54gouvernement.
00:54Évidemment, pour l'instant, ça n'est qu'un projet, ça n'est que, comment dire, oui, un bruit, si
00:58je puis dire, venu du gouvernement,
00:59un peu plus qu'un bruit, évidemment. Mais le gouvernement laisse planer la possibilité d'un coup de pouce pour
01:05le SMIC.
01:05J'aime bien la formule de bruit, je vais la garder. C'est un bruit qui vient de Roland Lescure,
01:09le ministre de l'Économie,
01:10qui date de la semaine dernière, où on évoquait au gouvernement une hausse anticipée du SMIC.
01:15En clair, plutôt que d'attendre la revalorisation du 1er janvier prochain, le SMIC augmenterait dès maintenant, dans les prochaines
01:21semaines.
01:22Depuis, ça n'a pas été acté. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s'est dit ouvert à l
01:27'idée d'une anticipation au 1er décembre,
01:29ce qui, vous l'avez bien compris, permettrait uniquement de revaloriser plus tôt, mais pas de mieux revaloriser.
01:35Mais en plus, le ministre a évoqué, et c'est la nouveauté, la piste d'un éventuel coup de pouce.
01:40C'est ce qu'avait fait François Hollande en 2012, un coup de pouce de 0,6% en plus
01:44de la revalorisation anticipée.
01:46Pour la CGT, ça ne suffit pas.
01:50Notre objectif est clair. Nous voulons deux choses.
01:52Un, des augmentations de salaire partout. Ça veut dire augmentation du SMIC immédiate de 10%,
01:58pas des clopinettes comme ce que nous propose le gouvernement.
02:01Augmentation du SMIC de 10%, augmentation du point d'indice des fonctionnaires qui sont très mal traités depuis 10 ans.
02:06et puis nous voulons une révision du projet de budget du gouvernement qui, en l'état, est catastrophique pour le
02:11pays.
02:12La CGT demande 10%, le gouvernement pourra accorder peut-être un ennemi, quelque chose comme ça.
02:16Je vais faire le nom de la tête tout de suite.
02:17Vous dites non à qui ? À la CGT ou au gouvernement ?
02:20Je dis non au gouvernement. Ça me paraît tout à fait clair.
02:23Il ne vous a pas échappé que Raphaël Luxman, d'ailleurs ça a fait un petit peu buzz sur les
02:27plateaux comme on dit,
02:28propose une augmentation comprise entre 83 et 100 euros par mois.
02:33Pour amener le SMIC à 1 700 euros ?
02:34J'entends d'ici les tenants de la parole patronale nous expliquer que ce n'est pas possible.
02:40Donc ce sera bien sûr par la suppression d'une ligne de cotisation,
02:45puisque vous savez qu'il y a quand même des cotisations très importantes.
02:48Vous baissez la CSG ?
02:49Absolument, mais voilà, je ne peux rien vous cacher, monsieur Switek.
02:53Tout cela en le finançant sur une taxation des gros héritages.
02:57Alors attention, pareil, comme il va y avoir le syndicat de tous les héritiers,
03:02des très très gros héritages et ça dégage une quinzaine de milliards qui permettront de financer cette mesure.
03:06Donc plus globalement, parce que ce n'est pas une mesure propriétaire,
03:10en France le travail est beaucoup trop taxé,
03:13parce que finalement ça n'encourage pas le travail et qu'il faut trouver des méthodes alternatives
03:18pour redonner du pouvoir d'achat, la fiche de paye.
03:21Alexandre, vous êtes contre l'augmentation du SMIC ?
03:25Parce qu'on est contre la SMICartisation des Français en fait.
03:27On a deux fois plus de gens au SMIC qu'en Allemagne.
03:29Pourquoi ? Parce que sur le SMIC en France, vous avez une exonération des cotisations patronales.
03:33Donc aujourd'hui, il y a un avantage quand on est au SMIC,
03:36beaucoup de Français sont bloqués au SMIC.
03:38Et aujourd'hui, le SMIC à 1478 euros, il ne permet pas de vivre décemment.
03:42C'est pour ça aussi que vous avez 40% des Français qui disent qu'ils dépensent plus que ce
03:47qu'ils gagnent.
03:47Des Français actifs qui travaillent.
03:49Donc, ce qu'on doit faire aujourd'hui, c'est dégager de la marge pour les entreprises
03:53et avoir des meilleurs salaires sans que ça leur coûte plus cher.
03:55C'est pour ça qu'on propose d'augmenter, de permettre aux entreprises d'augmenter de 10% les salaires
04:02jusqu'à trois fois le SMIC sans exonération patronale et salariale.
04:06Pour qu'ils puissent les augmenter sans que ça leur coûte en plus, à part l'augmentation salariale.
04:11Et que ça permette d'aller dans la poche des Français.
04:14C'est assez confus. J'ai toujours pas compris si les salariés étaient augmentés avec votre système.
04:16Mais vous savez, M. Calfond, je ne sais pas si vous avez travaillé dans le privé, M. Calfond.
04:22On permet aux entreprises de pouvoir payer leurs salariés 10% de plus sans exonération patronale et salariale.
04:31Mais on ne peut pas mettre un pistolet sur la tempe des chefs d'entreprise en leur disant
04:35« Vous devez augmenter les salaires ». Parce que vous savez, ça peut marcher dans la fonction publique.
04:38Ça peut marcher sur les salariés eux-mêmes.
04:41M. Calfond, pour que les entreprises puissent mieux payer les salariés, il faut que les entreprises s'en sortent mieux.
04:47Or, la situation actuelle, elle fait que sur les 12 derniers mois, est-ce que vous savez combien d'entreprises
04:51ont fermé, M. Calfond ?
04:53Parce que votre politique, elle aura des conséquences pour eux.
04:55Ma politique, je vous rappelle, c'est les Macronistes qui jouent depuis 10 ans.
04:57Oui, exactement. C'est leur responsabilité. Et la responsabilité de ceux d'avant, notamment la gauche, qui avait par exemple
05:02voulu abandonner le nucléaire,
05:03ce qui fait qu'aujourd'hui, le prix de l'électricité a augmenté de 111% depuis 25 ans.
05:08C'est la gauche qui avait validé une hausse de la fiscalité sur les entreprises, et ce qui fait qu
05:13'on est dans cette situation-là.
05:14Vous êtes échappé. En tout cas, qu'est-ce que vous faites pour pouvoir d'achat des gens ? Vous
05:17ne faites rien.
05:17M. Calfond, je vous ai répondu de manière très claire.
05:21Soit vous ne comprenez rien, et c'est inquiétant économiquement.
05:25Est-ce que le 5 novembre, vous souhaitez la mobilisation des travailleurs ? C'est simple, cette question.
05:29Non mais, on dit effectivement qu'il y a une crise, et je l'ai dit tout à l'heure,
05:33de manière très claire,
05:34qu'aujourd'hui, il y a une crise du pouvoir d'achat total pour les Français, et donc qu'il
05:38faut diminuer les dépenses contraintes.
05:39C'est pour ça qu'on veut baisser de la TVA de 20 à 5,5 sur les produits énergétiques,
05:43et qu'en même temps, on doit permettre aux Français de mieux gagner leur vie.
05:46Et pour ça, il faut qu'on arrive...
05:48Ça fait combien de baisser la TVA à 5,5 sur les produits énergétiques ?
05:4912 milliards d'euros, monsieur.
05:50Et vous les trouvez où ?
05:52On prend déjà sur les certificats d'économie d'énergie, aujourd'hui, qui servent à financer directement la transition énergétique,
05:58on parle de 8 milliards d'euros.
06:00Ce qui n'est pas rien à financer la transition énergétique, au passage.
06:03Ce sont des choix politiques.
06:04C'est qu'aujourd'hui, au regard de l'urgence sociale que vivent les Français,
06:07on considère que cette somme, qui peut avoir un intérêt à terme, mais qui est une mesure idéologique,
06:13doit être transférée dans l'urgence.
06:15– Mais tous les artisans qui travaillent grâce à cette mesure ?
06:19– Comment ça ? C'est-à-dire ?
06:20– Tous ceux qui posent les pompes à chaleur, ceux qui...
06:23– Et qui travaillent dans les éoliennes ou autres.
06:25Mais ça, ce sont des choix politiques.
06:26– Les éoliennes, les pompes à chaleur, je ne parle pas des éoliennes.
06:28– Mais ça fait partie, aujourd'hui, de ce qu'on peut financer.
06:32Nous, on soutient, justement, notamment...
06:34– Ah oui, mais ça, c'est les gens qui travaillent ?
06:36– Oui, mais monsieur, à un moment, nous, on considère qu'il faut, aujourd'hui,
06:40baisser la pression fiscale, et globalement.
06:42Et ce qu'on propose, par ailleurs, pour les entreprises...
06:45– Ça, il serait...
06:45– Non, mais nous, on considère que les économies qui ne sont pas réalisées,
06:48par exemple, des taxes sur les transferts d'actions
06:51qui pourraient rapporter près de 10 milliards d'euros,
06:53par exemple, notre contribution par rapport à l'Union européenne,
06:55le tabou de l'immigration, et c'est plus de 15 milliards d'euros d'économies
06:59avec les mesures qu'on propose, notamment en termes de priorité nationale.
07:01– Très hypothétique, mais...
07:02– Il y a juste une chose, juste une chose.
07:04– Je vois le sourire à côté de vous de Richard Ramos, très énigmatique.
07:07Richard Ramos, est-ce que quand même, le fait, au bout de quasiment 10 ans
07:12d'Emmanuel Macron au pouvoir, le fait qu'il y ait cette manifestation,
07:16cette jeune mobilisation jeudi, grève générale, autour des salaires,
07:19autour du pouvoir d'achat, est-ce que ce n'est pas le grand échec
07:21d'Emmanuel Macron que vous avez soutenu, Richard Ramos ?
07:23– Mais c'en est un, je veux dire, quand vous avez...
07:25– C'est un des grands échecs.
07:26– Il n'y en a plus un qui se déclare macroniste, vous l'avez remarqué.
07:28– Non, mais pardon, pardon, moi j'ai toujours été libre, donc, j'ai toujours été libre et...
07:32– M. De Calan n'est pas macroniste, M. Ramos n'est pas macroniste,
07:36on va en chercher, on va peut-être entrouer.
07:38– On m'a dit, quand j'allais sur le plateau, on m'a dit,
07:39avec Califont, tu n'arriveras pas à en placer une, de toute façon, il est mal élevé.
07:42Eh bien, je vois que vous êtes mal élevé.
07:43– Allez-y, allez-y, ça me fait plaisir.
07:44– À tout le monde, vous avez coupé la parole.
07:45– Non, mais c'est vrai, mais en plus, on dit...
07:46– Allez-y, M. Ramos, allez-y, allez-y.
07:48– Vous perdez votre temps.
07:48– Pardon, je n'ai pas mon temps, c'est très désagréable.
07:51– Voilà, je vous le dis.
07:53Moi, aujourd'hui, la colère qui est dans la rue,
07:56c'est une partie de l'échec des gens qui ont soutenu Emmanuel Macron.
08:00Je veux dire, il faut savoir le reconnaître.
08:04Moi, je pense que le début du quinquennat d'Emmanuel Macron
08:06était même économiquement un bon début de quinquennat.
08:09– Le premier quinquennat.
08:10– Le premier quinquennat, voilà.
08:11Et on avait d'ailleurs des chiffres qui étaient plutôt bons.
08:14sur, aujourd'hui, la revalidisation des travailleurs.
08:18Moi, je suis pour la TVA sociale.
08:21Moi, je suis pour que l'on mette trois points de TVA.
08:24Il y a tellement de la compétition que je pense que ça ne fera pas l'inflation.
08:28Et que derrière, on le redonne aux travailleurs.
08:30– On baisse les cotisations sur le travail et on augmente la TVA, c'est ce que vous avez dit.
08:34– Exactement.
08:34Donc, moi, je suis pour le faire avant la présidentielle.
08:38Et donc, alors, évidemment, il y a certains qui ne vont pas être d'accord,
08:40notamment certains à gauche qui vont dire,
08:44évidemment, tout le monde le paye.
08:45– C'est un transfert de charge.
08:46– C'est un transfert de charge.
08:46Voilà, exactement.
08:48Et donc, ça, c'est immédiat.
08:49Et on redonne immédiatement, sans mettre la contrainte sur l'entreprise.
08:53Vous avez aujourd'hui des artisans, pardon,
08:55qui ont des gens qui sont dans ce que…
08:58des bas salaires.
08:59Ils ne peuvent pas, ils ne peuvent pas donner 100 balles de plus.
09:01Parce qu'il y a un truc qui s'appelle quand même l'économie de marché.
09:04Le marché, c'est le lieu de rencontre entre l'offre et la demande.
09:07Il y a des artisans, ils ne peuvent pas.
09:08Ils aimeraient payer plus cher leurs salariés.
09:11Mais ils ne peuvent pas le faire.
09:12– Sauf que ceux qui l'en gardent, vous disaient,
09:14les chars ramos sont OK, mais vous prenez d'un côté ce que vous rendez d'autre.
09:17– Non, parce que quand on regarde sur la TVA,
09:20il y a beaucoup de parties, une partie qui est des produits qui sont importés.
09:24Et donc, finalement, on va pouvoir reprendre une partie sur les produits importés.
09:28Également, je pense que sur ces produits-là,
09:31évidemment qu'on ne va pas mettre les produits de première nécessité.
09:34Et donc, moi, j'estime que mettre de la TVA sur des produits
09:37qui sont des produits de luxe, eh bien, ça ne me gêne pas.
09:39– Je ne sais pas que les produits, maëlle de Calan.
09:40Juste une petite vérification, parce que c'était le…
09:44– Je m'en excuse au président de M. Ramos qui n'est pas un Macroniste.
09:46– De François Calfon qui disait, on ne trouve plus un Macroniste tout à l'heure,
09:49vous disiez, Edouard Philippe, rien à voir avec le Macronisme.
09:51– Non, je disais…
09:51– Alors ça, c'est un peu spectaculaire quand même.
09:53– Je disais à l'interlocuteur précédent que moi,
09:55j'avais été débattu en 2017 par une députée macroniste
09:58que j'avais soutenue, Valérie Pécresse, en 2022.
10:00Edouard Philippe, il a été Premier ministre d'Emmanuel Macron
10:02entre 2017 et 2020.
10:03– Oui, pendant trois ans quand même.
10:04– Il assume ce bilan qui était au passage un bon bilan économique et budgétaire.
10:08Et il assume ces trois ans et que ces trois ans.
10:10– Lui, c'est…
10:11– Et pour réagir, je défends ces trois ans.
10:14Je mentionnais simplement à l'interlocuteur précédent
10:16qui voyaient des macronistes partout et à qui ça suffisait
10:20comme argument d'autorité.
10:22On pouvait s'intéresser au fond plutôt que de s'envoyer
10:24des qualificatifs un peu politiciens.
10:26– Attendez, attendez, attendez.
10:28Attendez, attendez, attendez.
10:30Je suis désolé, j'ai l'escalier.
10:32Et pardon, c'est un peu brouillon.
10:33Vous dites, on ne va pas s'envoyer ce genre de petites…
10:37je ne sais plus comment vous avez dit ?
10:38– Politiciens.
10:38– Oui, ce petit qualificatif politicien.
10:40– Très bien.
10:40– De savoir qu'on propose quelque chose.
10:42– Qui a dit à propos de Gabriel Attal hier soir sur TF1
10:45qu'il était le continuateur du macronisme.
10:47Quand on a été trois ans Premier ministre d'Emmanuel Macron,
10:51c'est quand même balèze, Maël Decalan.
10:52Parce que c'est évidemment Édouard Philippe qui a dit
10:54que Gabriel Attal était le continuateur du macronisme.
10:56– Absolument, Édouard Philippe a été Premier ministre
10:58d'Emmanuel Macron.
10:59Il a dit, je crois, sur le perron de l'Élysée
11:00qu'il était un homme de droite
11:01et qu'il voulait mettre en œuvre une politique
11:03dans laquelle il croyait.
11:04Il a engagé cette politique qui, au plan économique,
11:07je pense qu'il n'y a pas grand monde pour la contester
11:09et dire qu'il a fait baisser le chômage
11:10et baisser les déficits.
11:11Ensuite, en 2020, il a quitté Matignon
11:14et il a exprimé sur des sujets assez lourds
11:16comme la politique économique,
11:18comme la politique budgétaire,
11:19où il a toujours été beaucoup plus orthodoxe,
11:21si je puis dire, qu'Emmanuel Macron.
11:22Sur d'autres sujets, comme la politique d'immigration,
11:24où il était beaucoup plus ferme qu'Emmanuel Macron.
11:26Et donc, Édouard Philippe ne veut pas être
11:28la continuité du macronisme.
11:29Il fait des propositions de rupture
11:31tout en ayant été le Premier ministre d'Emmanuel Macron.
11:33Ça ne me semble pas incohérent.
11:34– Non, mais c'est vrai tout.
11:35– C'est Gérard Majak, c'est un peu leur truc.
11:37– Si je peux revenir au débat qu'on avait
11:40et qui me semble assez intéressant.
11:41Il y a un point d'accord entre nous tous
11:44qui me semble assez positif
11:45et au moins deux points de désaccord.
11:47Le point d'accord qui me semble très positif,
11:50notamment en écoutant M. Calfon,
11:51c'est de dire qu'on ne pourra pas baisser
11:54les cotisations, les charges sociales
11:56qui pèsent sur les entreprises
11:57sans augmenter, pardon,
11:59on ne pourra pas augmenter le SMIC
12:00sans baisser les charges sociales.
12:01C'est de dire, demain, de manière unilatérale,
12:04comme l'a fait le monsieur de la CGT,
12:06toutes les boîtes augmentent le SMIC de 100 euros,
12:08vous n'allez pas augmenter les salaires,
12:10vous allez augmenter le chômage.
12:11Et j'observe que l'EPS, le Modem, le HAN,
12:14tout le monde dit autour de cette table
12:16qu'on ne peut pas mettre un pistolet
12:19sur la tempe des entrepreneurs,
12:20vous allez créer du chômage.
12:21Ça, c'est le point d'accord.
12:22– M. Calfon, il disait ça.
12:23– M. Calfon, il disait…
12:24– Vous voulez baisser la CSG, M. Calfon.
12:25– M. De Calon, il m'a bien entendu.
12:27– Non, non, non, on vous disait…
12:28– Vous avez de la friture sur la ligne.
12:30– Mais non, il faut augmenter les salaires,
12:33même dans le privé,
12:33comme si on peut dire à des chefs d'entreprise
12:36« Vous devez augmenter les salaires,
12:37vous allez le faire, c'est comme ça ».
12:38– Non, mais c'est ce que j'ai dit,
12:40mais c'est…
12:40– C'est pas ce qu'il a dit, c'est pas grave.
12:41– Ah si, c'est ce que j'ai dit.
12:43– Non, c'est pas ce qu'il a dit.
12:43C'est la première fois que je lui ai dit…
12:45– Mais non, il a dit effectivement…
12:47– Attends, c'est facile d'arbitrer.
12:49Là, pour le coup, M. Calfon, François Calfon,
12:52dit, c'est le programme de Guxman,
12:55qui est de dire « Vous augmentez le SMIC,
12:57mais en échange, on vous baisse les charges ».
12:59– Il y a une baisse des cotisations.
13:01– C'est ce qu'il a dit, vous n'avez pas entendu,
13:03vous n'avez pas compris, mais c'est ce qu'il a dit.
13:04– Non, mais il y a déjà…
13:05En fait, sur le SMIC, vous savez,
13:07aujourd'hui, il y a des cotisations salariales,
13:08mais il n'y a pas de cotisations patronales.
13:09– Sur la CSG.
13:09– Oui.
13:10– C'est la CSG au niveau du SMIC, quand même.
13:11– OK.
13:12– Oui.
13:12– Mais là, vous parliez sur l'ensemble, non ?
13:14Vous parliez de cotisation…
13:16– Le RN et le PS discuteront après cette émission.
13:19– Est-ce que c'est de la fiscalité ?
13:20Est-ce que c'est des cotisations ?
13:22La CSG, c'est un vieux débat, c'est plutôt de la fiscalité,
13:25qui finance le système social théoriquement.
13:27– Je reprends la parole.
13:28Le point d'accord, c'est de dire qu'on ne peut pas forcer,
13:31ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne dans aucun pays,
13:33on ne peut pas forcer les entreprises à augmenter les salaires
13:35si on ne baisse pas leurs charges,
13:36parce que vous allez créer du chômage.
13:38Le point de désaccord, moi j'en ai deux
13:40avec les deux interlocuteurs précédents, le RN et le PS.
13:44Premier, c'est de dire qu'il n'y a pas d'argent magique,
13:46c'est-à-dire que François Calfon nous explique
13:47qu'il va financer tout ça avec une taxe sur les super-héritages
13:50dont il dit qu'il va rapporter 15 ou 20 milliards,
13:53malheureusement, 15 milliards,
13:54malheureusement, la totalité des économistes
13:56ont dit que ça allait rapporter beaucoup moins,
13:592, 3 milliards, et le RN nous explique
14:01qu'ils vont financer à peu près,
14:02à peu près, juste pour finir,
14:05il ne faut pas interrompre,
14:06et le RN nous explique qu'ils vont financer ça
14:08par les immigrés ou la baisse de la cotisation,
14:11c'est-à-dire à l'Union Européenne,
14:12c'est-à-dire la sortie de l'Union Européenne.
14:13Premier point de désaccord,
14:16premier point de désaccord,
14:18premier point de désaccord,
14:20il n'y a pas d'argent magique,
14:21et si je peux finir d'un mot,
14:22si je peux finir d'un mot,
14:23si je peux finir d'un mot,
14:25mais vous ne pouvez pas mentir, en fait.
14:27Donc ça, le premier point de désaccord,
14:28c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'argent magique,
14:30ce n'est pas en sortant de l'Union Européenne
14:31où on allait en chercher les méga riches
14:33qu'on va financer les baisses de la cotisation.
14:35– Attendez, il faut qu'on s'arrête là-dessus.
14:36– Il fait un meeting en enchaînant les fake news,
14:40les mensonges.
14:40– Allez-y, Alexandre Dicholique.
14:41– Déjà, on a évidemment que non,
14:43on ne veut pas sortir de l'Union Européenne,
14:44on veut juste revenir à une contribution
14:47à peu près comme elle était à l'époque de Jacques Chirac.
14:51Je ne pense pas que Jacques Chirac
14:52voulait sortir de l'Union Européenne.
14:53Je vous rappelle que notre PIB,
14:55à cause des macronistes,
14:56PIB par habitant,
14:57est descendu en dessous de la zone euro.
14:59Pourquoi la France,
14:59qui a un PIB par habitant en dessous de la zone euro,
15:02devrait être le deuxième contributeur net derrière l'Allemagne ?
15:04Vous avez paupérisé la France.
15:06Et donc, on devrait toujours donner plus que les autres.
15:08Pourquoi l'Espagne, par exemple,
15:09reçoit plus que ce qu'elle donne ?
15:10Et nous, on devrait donner plus que largement
15:12que ce qu'on gagne de l'Union Européenne.
15:15C'est illogique.
15:15– Vous n'êtes plus officiellement
15:16pour la sortie de l'Union Européenne ?
15:17– Bah oui.
15:18– Alors qu'ils l'ont gagnée pendant 40 ans.
15:19– Non, mais pour une raison simple,
15:21c'est que l'Union Européenne
15:22leur sert quand même à se remplir les poches
15:24comme ils l'ont fait au Parlement.
15:25– Vous pouvez encore continuer de mentir.
15:27– Vous savez qu'il y a une perquisition,
15:28vous étiez avec moi à Strasbourg la dernière fois,
15:30il y a une perquisition de la police judiciaire
15:33dans votre groupe
15:34pour savoir les dernières malversations.
15:36– Oui, bien sûr.
15:37– Sur commission.
15:40– Vous avez parlé du bilan d'Edouard Philippe.
15:53Vous avez dit qu'Edouard Philippe a été
15:54un bon Premier ministre,
15:56notamment par rapport au pouvoir d'achat.
15:58Je rappelle que les Gilets jaunes en 2019,
16:00c'était justement à cause d'une augmentation
16:02de la TICPE voulue par Edouard Philippe.
16:05Il y a eu un renoncement sur la deuxième année,
16:06mais qui était d'ailleurs voulue
16:08par la grande majorité de la gauche à cette époque-là.
16:11Et c'est ce qui a poussé les Français à dire
16:13nous ne pouvons plus supporter ça
16:14et payer le carburant aussi cher
16:16sur les dépenses contraintes.
16:18Je rappelle que c'est Edouard Philippe
16:19qui a fait un effet ce Naïm également.
16:21Et ça a eu des conséquences.
16:23C'est Edouard Philippe qui a voulu
16:23qu'on descende à 50% la part de nucléaire en 2035.
16:26– On a compris.
16:27– Tout ça est vrai.
16:28– Je peux répondre ?
16:28– Je peux répondre ?
16:29– Et vous avez dit, et je finis là-dessus,
16:30qu'Edouard Philippe avait été très bien sur l'immigration.
16:34Il avait mis un frein à l'immigration
16:35par rapport à Emmanuel Macron.
16:36Mais il a battu des records d'immigration légale.
16:39Et les OQTF sous Edouard Philippe
16:41étaient à 12% d'OQTF exécutés.
16:43C'est-à-dire que 88% des OQTF exécutés
16:46n'étaient pas expulsés.
16:47– On s'éloigne du pouvoir d'achat.
16:50– Mais non, mais monsieur, je reprends.
16:52– Est-ce qu'on va faire observer, monsieur Switek ?
16:54– Non, mais je voulais vous laisser dans votre débat.
16:57– Le sujet du jour, c'était,
16:59parce que moi je suis assez scolaire,
17:01vous avez dit comment on augmente les salaires.
17:03J'ai dit comment on augmentait les salaires.
17:04Et j'ai même dit de combien.
17:06Monsieur s'est échappé.
17:07Monsieur nous a expliqué qu'on allait sortir de la police
17:10et qu'on allait reprendre de l'autre,
17:10c'est-à-dire augmenter la TVA.
17:12Et monsieur De Calon, qui a beaucoup de métiers politiques,
17:14nous a expliqué qu'on disait tous des bêtises.
17:16Moi, j'avais peut-être 5 sur 10,
17:18il m'a donné la moyenne.
17:19Mais il ne nous a toujours pas expliqué
17:21comment il augmentait le pouvoir d'achat.
17:22Alors je pense que ceux qui l'ont regardé
17:24à la veille du 5 novembre
17:25seraient intéressés de savoir comment...
17:27– Alors moi, je vais vous le dire.
17:29– J'ai la parole.
17:30– Non, rajoutez pas.
17:32– La vision de la géométrie vers l'arrière du RH,
17:35sa participation ou non à l'Union Européenne.
17:37– Attendez, attendez.
17:38– Non, non, non, vous avez répondu là-dessus.
17:40– Vous n'allez toujours pas expliquer
17:43comment vous augmentez le pouvoir d'achat.
17:45– Et d'ailleurs, ça fait 10 ans
17:46que vous votez contre toutes les augmentations du SMIC.
17:48– Mais monsieur Calfon, je vous ai expliqué
17:50qu'on est contre une SMICartisation
17:52parce que vous le dites vous-même
17:53que vous voulez donner un avantage
17:55uniquement sur le SMIC.
17:56– C'est une trappe à pourreter.
17:57– Ce qui fait, au final,
17:59pourquoi vous expliquez,
18:00comment vous expliquez qu'en Allemagne,
18:02il y a deux fois moins de SMICart qu'en France
18:04et pourquoi les salaires sont beaucoup plus élevés en moyenne ?
18:06Parce qu'ils arrivent à dégager
18:08des marges plus importantes ?
18:09– S'il vous plaît, Maël Decalan, pour conclure.
18:12– Moi, j'aime bien écouter BFM
18:15et je pense que, comme beaucoup de vos auditeurs,
18:17je n'aime pas quand les gens n'écoutent même pas la réponse,
18:20s'interrompent les uns les autres
18:21et quand il y a un gigantesque brouhaha.
18:23Donc, deux points.
18:24Le premier, très bref, très très bref,
18:25sur l'Union européenne.
18:27Quand vous proposez, comme le RN,
18:28de ne pas respecter les traités européens,
18:30de ne pas payer votre cotisation à l'Union européenne,
18:32vous êtes pour le Frexit.
18:33– C'est vrai.
18:33– Je ne suis pas plus long.
18:34– Vous savez que,
18:36quand vous ne respectez pas les traités,
18:39et que vous ne payez pas la cotisation,
18:41quand vous ne respectez pas les traités,
18:44ce que propose le RN,
18:45et que vous ne payez pas la cotisation,
18:46vous proposez de sortir de l'Union européenne.
18:48Je ne suis pas plus long.
18:49– Mais c'est faux.
18:49– Mais il faut que les auditeurs de BFM ce soir
18:51sachent que…
18:52– Comment on augmente le pouvoir d'achat ?
18:53– Alors, j'y viens.
18:53– Ça, c'était la réponse sur l'Union européenne.
18:55– Ça intéresse les gens.
18:56– Mais les salaires, les salaires, les salaires.
18:57– Sur les salaires.
18:58– Tout ce qu'on dit, c'est que les recettes magiques,
19:00en indiquant qu'on va les prendre aux étrangers
19:03ou aux super-riches, ça ne marche pas,
19:05ça n'existe dans aucun pays européen.
19:06Donc, ce que propose Edouard Philippe,
19:08c'est essentiellement de travailler un peu plus.
19:10C'est une belle idée qui a été imaginée
19:13par Nicolas Sarkozy en 2007,
19:14qui a été supprimée ensuite en 2012 par François Hollande,
19:18de travailler plus pour gagner plus,
19:19qui consistait à défiscaliser,
19:21c'est-à-dire enlever les charges et les impôts
19:23qui pesaient sur les heures supplémentaires.
19:25Edouard Philippe, Premier ministre,
19:27rétablit assez largement ce dispositif,
19:28mais il reste et des charges et des impôts.
19:31Et donc, ce que propose Edouard Philippe
19:32dans un pays qui est sur-endetté,
19:34ce n'est pas une potion magique
19:36dont tout le monde sait intuitivement
19:37qu'elle ne fonctionnera pas.
19:38Il dit tout simplement,
19:39on va baisser les charges.
19:40– Mais qu'est-ce qui ne fonctionnera pas ?
19:41Attendez, monsieur de Calan, je ne comprends pas.
19:42– Ce qui fonctionne, c'est de baisser les 12 milliards
19:43sur la part.
19:44– On a écouté la proposition.
19:45– Vous avez dit que vous ne montez pas les salaires,
19:46il dit sa version.
19:48– Mais nous, on a dit qu'on permettait aux entreprises
19:51d'augmenter les salaires,
19:53ce qu'on propose, c'est assez simple,
19:57c'est d'encourager les entreprises
19:58à donner plus d'heures supplémentaires
20:00en baissant les charges qu'elles payent
20:02et de redonner plus de pouvoir d'achat
20:04aux salariés en baissant les impôts.
20:07– Pour augmenter les salaires,
20:08il y a quelque chose qui est relativement simple,
20:11il faut faire de la croissance dans l'entreprise.
20:12– Ah oui, ça peut être un point de cause.
20:15– Pardon, il faut le rappeler.
20:18– Mais la croissance, ça ne se décrète pas.
20:20– Non, mais ça s'accompagne, la croissance.
20:23Quand, par exemple, on ne fait pas marcher
20:25les clauses miroirs, par exemple,
20:27qu'on dit à nos entreprises,
20:28vous avez plein de normes,
20:29vous fabriquez des produits,
20:30moi je suis plutôt un spécialiste
20:31des produits agroalimentaires,
20:33mais on permet d'apporter des produits
20:34qui n'ont pas les mêmes normes.
20:35– Je suis d'accord, c'est Jean Ramos.
20:36– Si on fait respecter ça,
20:38on redonne du souffle à nos entreprises
20:40et elles redonneront.
20:41– Vous êtes pour le flexit, monsieur Ramos,
20:42vous ne voulez pas respecter
20:43des traités européens ?
20:44– Non, mais arrêtez, c'est la même chose.
20:46– Non, mais évidemment, vous avez raison.
20:48– Vous êtes d'accord avec l'Europe.
20:49– Vous avez raison avec l'Europe.
20:51– Et donc, je pense que là-dessus,
20:53il faut faire très très attention
20:54parce que les entreprises,
20:56ce n'est pas on va redonner des salaires,
20:58on a les moyens de payer.
20:59Ce n'est pas la réalité.
21:00Vous croyez quoi aujourd'hui ?
21:01Alors aujourd'hui, il y a le chômage qui remonte,
21:03mais on a eu plein pendant des années
21:05des entreprises qui ne trouvaient pas
21:06les bons salariés.
21:07Et vous croyez ?
21:08Vous croyez qu'ils ne voulaient pas
21:10les payer correctement ?
21:11Mais on marche sur la tête.
21:12Ce qu'il faut, c'est reprendre de la croissance.
21:14On a, nous en plus,
21:16notamment par rapport à l'Allemagne,
21:18on a un marché français
21:19qui marche sur la consommation.
21:20Les Allemands, c'est beaucoup plus
21:22sur la production.
21:23Et donc, il faut un choc de l'offre.
21:25Il faut un choc où on aide nos entreprises.
21:27– Attendez, j'ai une petite question
21:28pour François Calfon.
21:29– Oui, avec plaisir.
21:30– Oui, je sais.
21:33– Vous êtes tous conscients
21:35du problème du pouvoir d'achat ce soir.
21:37Pouvoir d'achat, salaire, etc.
21:38Là, il n'y a aucun problème là-dessus.
21:40Est-ce que ça vous amène, je dis,
21:41à les manifester ?
21:42– Absolument.
21:43On ira manifester, bien évidemment.
21:46Et c'est pour ça que j'ai voulu recadrer.
21:48Ce n'est pas mon rôle.
21:49Mais les gens attendent des réponses
21:52sur leur pouvoir d'achat.
21:53Qui peut nuyer qu'il y ait une inflation énergétique
21:55qui arrasent le pouvoir d'achat.
21:57Ceux qui finissaient leur mois au 15 du mois
21:59le finissent au 12 du mois.
22:01– Je ne veux pas attendre
22:02et je prolonge ma question.
22:04La CGT dit manif et les autres syndicats.
22:08Manif et grève.
22:09Est-ce que vous souhaitez que je dis
22:11qu'il y ait des grèves massives en France ?
22:14– Moi, je ne suis plus salarié, je l'ai été.
22:15Je soutiens la journée d'action
22:17et je soutiens les débrayages, absolument.
22:19Et je soutiens même qu'il y ait…
22:21Alors, je discutais en marge de ce plateau
22:24avec le représentant de la CGT
22:25qu'il y ait une négociation interprofessionnelle
22:28parce qu'il faut réhabiliter les corps intermédiaires
22:30qui ont été si maltraités par le macronisme
22:32sur non pas simplement le niveau du SMIC
22:35parce que moi, je suis assez d'accord
22:36sur les remarques sur la SMICardisation
22:38et je suis assez d'accord sur les remarques
22:40sur la croissance nécessaire.
22:42On peut la faire par le made in France, made in Europe.
22:44C'est pour ça qu'il faut des tarifs
22:45par rapport des droits de douane
22:46par rapport à la…
22:48– Votre vision du made in Europe, c'est ouvert ?
22:49– Non, non, mais attendez, restez sur le sac de mort.
22:51– C'est intéressant.
22:52– Je voulais…
22:52– Vous élus.
22:53– Je vais vous montrer là où je veux en venir.
22:55Je voulais qu'on écoute Thierry Cotillard,
22:56le patron d'Intermarché,
22:57qui était tout à l'heure l'invité de BFM TV,
22:59l'invité de Sonia Mabrouk
23:00et qui dit la conséquence très directe
23:02des jours de mobilisation…
23:04– Mais un jour là.
23:05– Attendez, des jours de mobilisation…
23:06– Oui, mais c'est un jour après…
23:08– Mais je discute.
23:09– Après plusieurs samedis.
23:09– Attendez.
23:10– Avec plaisir, oui.
23:10– Voilà la conséquence dans les magasins d'Intermarché.
23:14Écoutez.
23:15– À Paris, on a des fréquentations sur,
23:18évidemment, la rive droite
23:19qui est concernée par le passage de la manifestation
23:21qui sont de l'ordre de moins 20 à moins 30%.
23:24C'est des fréquentations, évidemment,
23:26qui sont inhabituelles,
23:27mais c'est par peur, évidemment.
23:29Et puis en revanche,
23:30vous avez des zones qui sont plus protégées,
23:31même à Paris,
23:32qui vont bénéficier à l'inverse
23:34de Parisiens qui ne vont pas aller dans le centre-ville,
23:36qui ne vont pas aller se promener
23:37ou faire une visite au Louvre
23:39et donc qui vont rester chez eux,
23:41qui vont consommer.
23:41Donc je dirais, il y a un équilibre,
23:43mais tout ça n'est pas bon.
23:44Tout ça n'est pas bon
23:45parce qu'on vit…
23:45La réalité, c'est qu'on vit aussi dans la peur,
23:48on vit dans l'angoisse,
23:48on vit dans l'incertitude du lendemain
23:50en se disant
23:51« Est-ce que ça va durer jusqu'aux élections ?
23:52Est-ce qu'on y a le droit tous les week-ends ? »
23:54Et c'est ça qui nous fait peur
23:56et on a surtout envie que ça s'arrête.
23:58La peur, on a surtout envie que ça s'arrête.
24:00Est-ce que vous disiez ?
24:00Il y a deux choses, soyons clairs.
24:02Droits de manifester,
24:03droits de grève constitutionnelle.
24:05Droits de piller,
24:06il n'y a pas de droits de piller.
24:07Et très clairement,
24:08Raphaël Luxemann l'a dit à l'époque,
24:10d'ailleurs ça lui a valu un certain nombre de critiques,
24:12qu'il fallait rétablir l'ordre républicain
24:14et y compris quand le ministre de l'Intérieur a dit
24:15« À certains endroits, ça passe par des couvre-feux »,
24:18il a dit « Les moyens dans le cadre du droit doivent être employés ».
24:21Mais bien évidemment que la réponse policière
24:23comme réponse ultime et permanente
24:25ne répondra pas à la crise sociale.
24:27Et j'en termine sur un point sur le 5,
24:29pourquoi je pense que c'est une très bonne journée d'action,
24:31parce que j'ai discuté avec le représentant de la CGT
24:33et ça fait un peu partie des informations qu'on peut avoir.
24:36S'il y a des négociations salariales, c'est très bien.
24:38S'il y a des négociations par branche,
24:40parce qu'on sait très bien que la structure des salaires
24:42est beaucoup par les branches professionnelles,
24:43c'est très bien, il faut que le dialogue social
24:45puisse se réenclencher dans ce pays
24:47pour éviter justement cette dissémination
24:49et cette dislocation du climat social.
24:52– Est-ce qu'il n'est pas minuit moins cinq précisément ?
24:54Vous dites effectivement qu'il peut y avoir
24:57des négociations par branche,
24:59sauf que les branches n'ont pas d'argent.
25:02Aujourd'hui, vous avez énormément d'entreprises,
25:05en dehors des grandes entreprises
25:06dont je sais que vous dites qu'elles ont
25:09des milliards de sur-profit.
25:10– Total, oui, on s'accroche tous les deux sur cette position.
25:13– On va pas nier, on va pas nier.
25:14– Il est de faire huit milliards de profits en un trimestre,
25:16oui, il y a un peu d'argent.
25:17– On va pas nier, mais c'est pas Total qui fait l'économie française.
25:19– Non, je suis d'accord.
25:20– Donc, il n'y a pas moyen, si vous voulez, aujourd'hui,
25:24qu'il y ait des négociations qui soient fructueuses,
25:28je veux dire.
25:29Il y a une élection qui se profile dans six mois.
25:31– Six mois pile.
25:32– Six mois pile, effectivement.
25:34Pour laquelle vous avez tous des programmes
25:36et pour laquelle, eh bien, on pourrait peut-être débattre
25:40plutôt que de défiler pour rien.
25:43– Ça, vous ne pouvez pas dire ça.
25:45Il y a des gens qui n'arrivent plus à rejoindre les deux bouts.
25:46– J'entends bien.
25:47Mais ce que je voudrais dire aussi,
25:48c'est qu'il ne faut pas oublier une chose,
25:50c'est qu'il y a certes du monde dans les rues.
25:53Est-ce que vous savez qu'il y a encore beaucoup,
25:55beaucoup, beaucoup plus de monde
25:57qui en a marre et voudrait que ça s'arrête
26:00et qui attendent que leur source améliore,
26:04mais qui disent que ça ne sert à rien ?
26:05– Les débats de télé, c'est beaucoup d'opposition.
26:07Je vais faire d'une phrase comme ça,
26:08les autres, pendant la parole,
26:09et je pense qu'ils diront la même chose que moi,
26:10enfin, avec leur nuance,
26:11oui, il faut créer de la valeur dans ce pays.
26:13Et pour moi, ça passe par un réarmement
26:16du Made in Europe, Made in France,
26:18parce que nous sommes la seule…
26:19– Ça veut dire quoi, ça ?
26:20– Je termine, mais comme ça…
26:21– Comment on baisse le fil d'exister des boîtes ?
26:22Comment on fait pour baisser les impôts de production ?
26:24Vous êtes pour baisser la CVAE, la CVAE ?
26:26– Il allait le dire, il allait le dire.
26:27– Je vous passe la main.
26:28– Non, mais allez, concrètement.
26:29– Et je considère, puisque c'est la question que vous me posez,
26:32c'est est-ce qu'il y a encore les moyens ?
26:33Est-ce qu'il y a du grain à moudre ?
26:34Comme disait André Bergeron,
26:35le grain à moudre, il faut le créer.
26:36Et créer avec une stratégie,
26:38ça veut dire la relocalisation des temps d'emploi.
26:40– Ah oui, mais stratégique, l'automobile,
26:42les médicaments, toute une série, la production…
26:46– Attendez, mais moi, je parle…
26:48– Allez-y, allez-y, moi j'ai fini.
26:50– Je rappelle juste que la dernière fois
26:51qu'on a eu un excédent commercial dans ce pays,
26:54c'était juste avant la dissolution de 98,
26:57quand la gauche arrive au pouvoir dans ce pays.
26:59Donc on a eu des excédents commerciales.
27:00– On essaie d'élever le débat, mais vous l'avez abaissé en fait.
27:02– Mais non, mais M. Calfon,
27:04on a le droit à parler des conséquences de politique économique.
27:07Et qu'est-ce qui fait souffrir aujourd'hui nos entreprises ?
27:10Pourquoi on n'est pas…
27:11Parce qu'on veut tous faire du Made in France,
27:13on a toujours défendu ça,
27:15mais évidemment, on enfonce des portes ouvertes quand on dit ça.
27:17Mais à un moment, comment on fait ?
27:18– Je crois qu'un état éloigné, très important.
27:20– C'est marrant parce que vous n'avez pas les mêmes votes
27:22au Parlement européen et c'est quand même étonnant.
27:25– Si, on a soutenu les États éloignés, on les soutient.
27:25– Non, non, non, non, le Made in Europe
27:28qui est défendu par le groupe socialiste au Parlement européen,
27:31c'est même un Made in Europe ouvert à d'autres pays de libre-échange.
27:35– Ce n'est pas la révision.
27:37– Je sais que ce n'est pas la révision des sales français,
27:39mais vous êtes dans un groupe, M. Calfon.
27:40Et donc, il vote ça et qu'il soutient ça.
27:42– Je ne crois pas.
27:43– Si, qu'il soutient ça.
27:44Et donc, je voulais dire que ce qui coûte aujourd'hui,
27:47ce qui pénalise nos entreprises, il y a plusieurs aspects.
27:49D'abord, il y a des impôts de production sur l'industrie.
27:51C'est pour ça que nous, on dit qu'on va supprimer les impôts de production
27:53de l'équivalent d'un peu moins de 17 milliards d'euros
27:56pour relancer l'industrie française.
27:58Parce que c'est comme ça qu'on va recréer de la richesse.
28:00Vous parliez tout à l'heure que d'autres pays étaient sur la consommation.
28:02Il faut qu'on redevienne un pays qui produit.
28:04Et pour ça, il faut diminuer la pression fiscale sur les entreprises.
28:06Un autre sujet, c'est l'énergie.
28:08Je disais tout à l'heure que depuis 25 ans,
28:10le prix de l'électricité a augmenté de 111%.
28:13Il a plus que doublé.
28:14C'est ce qui coûte à nos entreprises,
28:15mais c'est ce qui fait aujourd'hui que beaucoup de Français sont en difficulté.
28:18C'est pour ça que je rebondissais sur ce que vous disiez,
28:19je disais quel culot,
28:20parce que ce sont des choix énergétiques qu'on a pu faire
28:22et des erreurs historiques.
28:24Par exemple, en soutenant aveuglement le renouvelable
28:26avec les conséquences que ça avait sur les investissements
28:28sur les réseaux de distribution.
28:30Mais le renouvelable entraîne...
28:34Mais monsieur Calfon,
28:35moi je veux bien qu'on dise n'importe quoi.
28:37Mais l'Allemagne qui a fait le choix d'abandonner totalement le nucléaire
28:40émet 8 fois plus de gaz à effet de serre que nous.
28:43Mais non, mais c'est un moment,
28:44moi je veux bien qu'on dise n'importe quoi.
28:45Mais c'est notre vision qui soutient le nucléaire
28:48qui permet d'émettre moins de gaz à effet de serre.
28:50Donc il faut arrêter de dire n'importe quoi.
28:51Et il y a des choses qui ne sont pas chiffrées, argumentées.
28:54Si on est juste dans des éléments de langage.
28:56Mais si je veux bien, si je peux continuer.
28:57Et après il y a un sujet qui est à bout juste.
28:59C'est la modernisation de notre appareil industriel.
29:02Est-ce que vous savez que même un pays comme la Slovénie
29:04a 62% de plus de robots par unité industrielle ?
29:07Les Allemands ont 130% de plus de robots par unité industrielle.
29:10Oui, c'est en robotisant.
29:12Ça montre que vous ne connaissez pas le sujet.
29:13L'Allemagne qui a 20% d'industrie dans le PIB,
29:18elle a plus de deux fois plus de robots.
29:20Parce que c'est ce qui permet aujourd'hui de développer l'industrie,
29:23de créer des emplois annexes et de développer l'économie.
29:26Attendez, on a entendu.
29:27S'il vous plaît, s'il vous plaît.
29:28Mais non, mais monsieur Capron.
29:29Alexandre Nicolique, s'il vous plaît.
29:31Juste une chose.
29:31Mais toutes les études démontrent l'inverse de ce que vous dites.
29:34C'est incroyable, monsieur Capron.
29:35Il m'a semblé entendre dans votre voix
29:38que les manifs de ce jeudi, c'était défilé pour rien.
29:41C'est ce que vous dites ?
29:41Ah non, je n'ai pas dit ça.
29:42Non, non, non.
29:43J'ai dit, est-ce que...
29:44Non, il y a beaucoup de Français qui disent,
29:47qui sont...
29:48Qui ne manifestent pas.
29:49Qui sont revendicatifs en disant,
29:52bon ben, on aimerait bien gagner mieux nos deux billes.
29:54On aimerait bien que nos enfants soient plus confortablement installés
29:59dans les lycées, dans les collèges et tout ça.
30:02Mais, finalement, ces manifestations,
30:05est-ce qu'elles servent à quelque chose à force de se répéter ?
30:08Et que ces manifestations...
30:09C'est la première journée interprofessionnelle.
30:10...qui ne concernent que finalement une minorité de Français,
30:13est-ce qu'elles ne plombent pas l'économie
30:15plutôt que de la faire...
30:17Alors, je voudrais qu'on avance parce que...
30:18Ça a coûté déjà un milliard et demi.
30:20Non, mais pour les commerçants,
30:22il faut quand même rappeler ces chiffres.
30:24C'est déjà un milliard et demi pour les commerçants
30:25qui doivent fermer quand il y a des manifestations.
30:28On est à 800 millions d'euros
30:32de dépenses et de coûts
30:33pour la casse qui a entraîné les pillages.
30:35On a évidemment des mots sur les travailleurs
30:37et je pense que les travailleurs le comprennent très bien,
30:38M. Calfon,
30:39parce que dans le dernier sondage au DOXA,
30:40c'est très bien.
30:41D'ailleurs, j'ai vu que Glucksmann était à 13 %,
30:43mais vous êtes à 3 % chez les ouvriers
30:45quand on est à 58 %.
30:46Donc, votre parole...
30:47Vous argumentent par les sondages ?
30:48Non, mais oui, M. Calfon,
30:49c'est parce que vous n'avez aucune espèce de capacité à coïncer.
30:51Mais M. Calfon, c'est parce que les ouvriers français,
30:53ça fait très bien.
30:54On avance.
30:55Et si je peux juste rebondir sur ce qu'il vient de dire
30:59sur les manifestations ?
31:00Mais il faut qu'on avance, Alexandre Anicolique.
31:01Mais il faut savoir que dans ce pays,
31:02l'année dernière,
31:03vous avez eu 6 500 manifestations,
31:0518 par jour.
31:0625 % des manifestations en Europe
31:08ont lieu en France.
31:09Et c'est très bien que les Français s'expriment.
31:11Les Français puissent s'exprimer.
31:13Mais la réponse,
31:14elle doit être évidemment politique.
31:15Il faut que les Français puissent s'exprimer
31:17majoritairement.
31:18De dire, on représente le peuple,
31:19on représente le peuple
31:20pour ceux qui soutiennent les manifestations.
31:21C'était le sens de ma question.
31:24Et donc, je veux juste rappeler
31:27que la manifestation de samedi,
31:30c'était 320 000 personnes.
31:31Ça représente 0,58 % des majeurs.
31:35Et donc, il y avait 99 % des Français
31:37qui n'étaient pas dans la rue.
31:38Et beaucoup de Français
31:40qui vivent la colère sociale,
31:42qui sont en difficulté sociale très importante.
31:44Et il faut leur donner une réponse politique.
31:46Une réponse politique avec des mesures
31:48qui vont leur permettre de mieux gagner.
31:49Vous n'êtes pas du côté de la colère sociale.
31:51Bien sûr que si.
31:51On n'a pas compris, là.
31:52On a compris l'inverse.
31:53Mais si je peux développer un propos
31:55sans que vous avez un pied...
31:56Vous n'arrêtez pas de développer, là.
31:57Mais vous perdez dans vos argumentations.
31:59Non, mais attendez,
31:59vous faites pour ça intéressant.
32:01On pense que la meilleure des réponses
32:03pour trouver des solutions sociales
32:04pour diminuer les dépenses contraintes
32:05sur l'énergie, par exemple,
32:07et augmenter les salaires des Français
32:09en développant l'économie de ce pays,
32:11en réduisant la pression sur les entreprises
32:12pour qu'elles donnent de meilleurs salaires,
32:14eh bien, c'est une réponse politique
32:16et législative.
32:17Mais donc manifester, ça ne sert à rien ?
32:18Manifester, ça permet de faire entendre des slogans.
32:20Quand ce n'est pas totalement instrumentalisé
32:22par un camp politique,
32:23parce qu'aujourd'hui,
32:24on a vu des manifestations jusqu'à là
32:25qui étaient totalement instrumentalisées
32:27par l'extrême-gauche,
32:28par les slogans,
32:29par les tags qu'ils pouvaient inscrire
32:32et qui ne représentaient pas...
32:34Bon, mais c'est le camp de la justice.
32:35Non, non, non, on avance.
32:38On avance, on avance.
32:38C'est la partie de la justice.
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