- il y a 16 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On vient à ce moment que tout le monde attend.
00:04Va-t-on réussir ce soir ?
00:05Je crois que mon collègue Vignal attend.
00:07Vous savez, Patrick Vignal va-t-il réussir à convaincre Julien Aubert ?
00:12Alors attendez, on va expliquer aux téléspectateurs.
00:15Du coup, cette tentative de marée, je ne me concerne pas.
00:18Est-ce que je suis...
00:18Si, si, si.
00:20Si, si, parce que dans un instant, on aura la toute dernière déclaration d'Emmanuel Macron
00:24concernant l'atmosphère actuelle autour du racisme
00:29et de l'antisémitisme, on l'entendra à Emmanuel Macron.
00:31Mais d'abord, Gabriel Attal ce soir.
00:32Donc votre candidat, Patrick Vignal, qui dit il est temps,
00:36il est temps que les candidats, alors je crois qu'il est candidat démocrate,
00:41le camp démocrate, se mette d'accord sur un seul candidat à la présidentielle.
00:45On écoute Gabriel Attal.
00:47Il faut d'abord que puissent participer à cette primaire
00:49des candidats qui sont très clairs sur leur refus
00:52de toute alliance avec l'extrême gauche ou avec l'extrême droite,
00:56que ce soit au niveau français ou au niveau européen.
00:58Ce n'est pas à moi de convier.
00:59Moi, je tends la main à tous les candidats qui se retrouvent dans ces valeurs,
01:02qui ne veulent pas d'un deuxième tour entre la France insoumise et le RN,
01:05qui semblent aujourd'hui établis comme une quasi-certitude et une fatalité,
01:08ce qui fait perdre espoir à beaucoup de Français.
01:10Et je leur tends la main pour organiser ce rassemblement
01:13à travers une grande primaire des démocrates.
01:16Alors moi, je vais être clair.
01:18Aujourd'hui, là, dans l'instant, s'il y a un vote demain,
01:21si le président dit « je m'en vais »,
01:24ça sera un deuxième tour.
01:28Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon.
01:30Et moi, je ne vais pas insulter les électeurs.
01:32Après tout, c'est le choix des Français.
01:33Ça, c'est le premier point.
01:34Aujourd'hui, on a des primaires sauvages.
01:37J'ai cru comprendre que chez les écolos,
01:39Marine, vous êtes candidate,
01:41mais si Riel Châtelain n'a pas ton député aimerait aller avec LFI,
01:45Stéphane Peu, responsable des députés communistes,
01:47veut aller avec LFI.
01:48Donc, je ne vois pas pourquoi il pourrait participer
01:50à ce grand rassemblement.
01:52J'ai cru comprendre, pour l'instant,
01:54que l'UDR était collée à nos amis du Rassemblement national.
01:58Donc, qu'est-ce qui nous reste comme arc ?
02:00Qui est plus que publicain ?
02:01– Vous êtes qui dans cette primaire ?
02:03– Je vais vous le dire.
02:04Moi, j'ai envie de travailler,
02:05même si on a des différences avec Julien Gaubert.
02:08J'ai envie de réfléchir le débat avec Xavier Bertrand,
02:11qui est une droite sociale qui veut se présenter.
02:13avec François Hollande.
02:15– Bruno Retailleau.
02:16– Bruno Retailleau.
02:17– François Hollande.
02:18– Édouard Philippe.
02:19– Il faut une certaine souplesse.
02:21– Attendez, je vais vous la développer, la souplesse.
02:24– Raphaël Glucksmann ou pas ?
02:25– Bien sûr.
02:26On va l'inviter.
02:27– Ah oui, ah là là.
02:28– Attendez, attendez, attendez.
02:29– C'est le grand marais.
02:30– Attendez, attendez, attendez.
02:31Aujourd'hui, est-ce que la semaine dernière,
02:34vous pensiez que David Lysnard passait devant Bruno Retailleau ?
02:37– Ah, vous mettez David Lysnard dedans ?
02:38– Mais est-ce que… mais Maxime…
02:40– Elle est folle, cette élection, cette élection est folle.
02:45On a un pays au bord du chaos.
02:47On a un problème sécuritaire, économique, de jeunesse, d'agriculteur,
02:51de pouvoir d'achat.
02:52Pas de suite, on verra au mois de février, parce que s'il devint…
02:56– Et on rajoute évidemment Édouard Philippe et Gabriel Attal.
02:58– Mais bien sûr.
02:59– Ben voilà, on est à 8.
03:00– 8 ou 7 ou 8.
03:01Et vous savez ce qu'on va faire ?
03:02C'est vous qui allez nous marier.
03:04Parce que ce qu'il faut faire, c'est un face aux Français.
03:06C'est dire aux Français, comment vous faites les élections présidentielles ?
03:11Regardez, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse pour vous ?
03:13Et là, puisqu'on a Julien Aubert qui est là…
03:15– Ben il va vous répondre.
03:15– Attendez, attendez, je n'ai pas développé.
03:17Laissez-moi juste une minute.
03:18– Pensez à le parler, monsieur Sulte.
03:19– Oui, parce que ça vous arrange, Julien Aubert.
03:21– Non, parce qu'on le travaille.
03:23Aujourd'hui, on est fin octobre.
03:25Si, au mois de janvier, Bruno Rotaillon est capable d'être au deuxième tour
03:31et de battre Marine Le Pen, il n'y aura peut-être pas de primaire.
03:33Parce qu'aujourd'hui, que vous vouliez ou pas, je suis désolé de vous le dire,
03:37mais aujourd'hui, Philippe Rotaillon, Philippe Attal,
03:39ce n'est pas certain qu'on soit qualifié.
03:41Et Gabriel Attal, ce qu'il veut, il a décidé, il a raison,
03:45il veut faire en sorte qu'il y ait un contrat de gouvernance.
03:48Et je vais aller plus loin.
03:49Et on prendra acte avec Julien Aubert dans les 100 jours.
03:52Le vrai débat, il a dit, Victor Hérault, c'est les retraites.
03:55Est-ce qu'on fait un peu de capitalisation ?
03:57Est-ce qu'on fait un peu…
03:58C'est ça qu'on demande à Julien Aubert.
04:00– Alors, attendez. Julien Aubert.
04:01– Et fin janvier, hein.
04:02– Moi, j'ai dit qu'on me cite beaucoup.
04:04– Non, mais Julien, vous, vous êtes du côté de Rotaillon ?
04:07– Oui, vous êtes bien informé, Maxime.
04:08– Est-ce que vous dites, ce soir, qu'est-ce que vous dites ?
04:11– Fin janvier, hein, pas maintenant.
04:12– Ce qu'on dit, c'est que Bruno n'a jamais été contre, si vous voulez,
04:16l'idée d'une primaire.
04:17Il a toujours expliqué que s'il devait avoir une primaire,
04:19en revanche, il fallait qu'il y ait Édouard Philippe,
04:20sinon ça ne rimait pas.
04:23Deuxièmement, si vous voulez, nous, on n'est pas les héritiers du macronisme.
04:26Donc on a vraiment l'impression qu'on nous appelle au secours,
04:29c'est-à-dire qu'après avoir joué avec le Rassemblement National pendant 10 ans,
04:33on se retrouve dans une situation catastrophique,
04:35et là on dit, maintenant, il faudrait que vous soyez un peu responsables,
04:37comme il y a deux ans, lorsqu'on nous a appelés au gouvernement,
04:39parce que la situation est devenue ingérable,
04:42donc ce serait bien qu'on considère que finalement,
04:44on est interchangeable, intersubstituable.
04:45J'aime beaucoup mon collègue Patrick Vignal.
04:48En revanche, je n'irai jamais coller les affiches de Gabriel Attal.
04:52Jamais.
04:53Pour moi, j'ai combattu pendant des années
04:55le bilan d'Édouard Philippe et de Gabriel Attal.
04:58Je ne me retrouve pas dans leur héritage.
05:00Je pense qu'ils sont lourdement responsables du résultat.
05:03Après, si c'est une primaire qui permet d'éliminer
05:05les responsables de la Macronie,
05:07ça peut tenter Bruno Rotaillot,
05:09qui à mon avis gagnera cette primaire,
05:11en condition que elle soit très large.
05:12Mais j'attire votre attention sur le fait que...
05:14Très large, mais pas jusqu'à Gluttsman.
05:15Non, mais qu'à je dis...
05:17C'est n'importe quoi.
05:17J'attire votre attention sur le fait
05:19que c'est toujours le même raisonnement.
05:20C'est-à-dire qu'on considère qu'un électeur
05:22qui est parti chez Marine Le Pen,
05:23en fait, il est perdu.
05:25Donc voilà, il y a 35%, on ne les reverra pas.
05:27Les mélenchonistes, on ne les reverra pas.
05:29Donc on va accommoder les restes.
05:31Et au milieu, on va faire une espèce d'alliance des castors.
05:35C'est-à-dire le système des barrages.
05:37Bon.
05:37Moi, j'ai l'impression que ça va se terminer comme Joe Dassin.
05:40J'ai sifflé sur la colline, elle n'est jamais venue.
05:42Alors moi, je vais vous répondre, M. Arnaud, M. Aubert.
05:45D'abord, c'est quoi le concept du Macroning ?
05:49C'est deux lettres, Emmanuel et Macron.
05:52Je suis désolé, j'étais le premier parlementaire
05:54qui a soutenu Emmanuel Macron.
05:56Son objectif en 2017, il n'avait pas tort sur le fond,
05:59c'est dire ce pays ingouvernable entre l'administration
06:02et le Conseil Constit.
06:03Moi, je vais m'adresser directement aux citoyens.
06:05Ça ne marche pas en France.
06:07En France, si vous n'avez pas des corps intermédiaires,
06:09si vous n'avez pas des élus locaux, ça ne marche pas.
06:10Donc, quand le Président sortira,
06:13on aime ou on n'aime pas, mais ça n'existera plus.
06:15– Patrick Vignal, Julien Aubert n'en veut pas.
06:16– Mais attendez, moi, aujourd'hui, il a raison de ne pas en vouloir.
06:19Aujourd'hui, il est en compétition.
06:21Moi, je dis à Gabriel Attal, demain, d'aller sur le terrain.
06:25Mais Maxime Sutec, quand on sera fin janvier,
06:28qu'on aura, si on a Bruno Rotaillot à 25,
06:30moi, j'irai coller pour vous.
06:32Vous voyez la différence ?
06:33J'irai coller pour vous, parce que je ne veux pas.
06:35– Patrick Vignal, pardon, Patrick Vignal, juste une chose.
06:38– Et les Français décideront ?
06:39– Je vous mets à la place de vos électeurs de l'époque,
06:42qui se disent, mais Patrick Vignal, il vient de la gauche,
06:43qu'est-ce qu'il va aller coller des affiches pour Bruno Rotaillot ?
06:45– Mais Maxime Sutec, la différence,
06:47c'est que je ferai un contrat de gouvernance.
06:49On se mettra d'accord sur quelques points.
06:51Mais enfin, de quoi on parle là ?
06:53Les Français, aujourd'hui, les Français,
06:55c'est eux qui vont nous dire,
06:56nous voulons travailler sur tel point.
06:58On va venir chez vous.
07:00Comme au MEDEF, on verra celui qui est capable
07:02d'avoir un potentiel pour rassembler.
07:04– Il y a une chose que vous n'avez pas compris,
07:06Patrick Vignal, si je peux me permettre.
07:08C'est qu'actuellement, une partie de l'opinion publique en France,
07:12elle est pour un changement radical.
07:16Radical, c'est-à-dire qu'elle veut que…
07:18– Elle veut de la radicalité.
07:19– Que les sortants sortent, d'une certaine façon.
07:22– Et ce que vous n'avez pas compris,
07:24c'est qu'en faisant cette agglomération que vous…
07:28D'abord, en politique…
07:29– Ce n'est pas une agglomération,
07:30c'est un contrat de gouvernance.
07:32– Attendez, en politique, ça paraît.
07:33– Un plus un ne sont jamais deux, en politique,
07:36vous le savez très bien.
07:37Et ce qu'ils veulent, c'est que vous ayez un projet clair,
07:40que vos candidats aient des projets clairs,
07:43qui soient des projets, d'une certaine façon, radicaux,
07:46pas au sens où ils soient extrémistes,
07:47mais des projets qui disent,
07:49« Bon, ben voilà, il faut travailler plus, radicaux, voilà. »
07:53– Monsieur Tréhard, est-ce que vous êtes d'accord ?
07:54– Et donc, c'est pour ça que votre idée, là,
07:57à mon avis, c'est un repoussoir.
07:59– Non, mais attendez, ça l'est aujourd'hui…
08:01– Cette primaire qui est si large…
08:03– Mais attendez, attendez, monsieur Tréhard,
08:05vous avez dit le mot le plus important, le projet.
08:08Aujourd'hui, je suis désolé, la ligne de départ,
08:10Marine Le Pen, Jean-Louis Mélenchon,
08:12un bloc central, Bruno Rotaillot,
08:14Glusman, qui sera au deuxième tour ?
08:15– Mais attendez, mais on s'en fiche.
08:17– Attendez, ce n'est pas fini.
08:18– Mais non, ça ne me fiche pas.
08:20– Non, le système des partis,
08:22je veux dire, on élit quelqu'un,
08:24on n'élit pas un pot de yaourt
08:26dans lequel on va choisir à la fin l'étiquette
08:28qu'importe le flacon pourvu qu'on est l'ivresse.
08:30C'est pas, moi, finalement,
08:32que ce soit Attal ou Bluchman…
08:33– Mais monsieur Aubert, le problème,
08:34c'est que vous, vous partez en manière de parti.
08:36Moi, je vous parle des Français.
08:38Les Français, ce qu'ils veulent, aujourd'hui,
08:40ils veulent de la radicalité, aujourd'hui.
08:42– Non, ils veulent que le pays soit gouverné.
08:46Pour que le pays soit gouverné,
08:47il faut qu'il y ait un président qui préside.
08:49C'est pas un système, je dirais,
08:53de co-gestion collective
08:54où on va élire un pack de gens
08:56qui vont être en rotation à l'Élysée.
08:58– Monsieur Aubert, je pourrais vous renvoyer à la figure…
09:00– Il faut qu'on écoute Emmanuel Macron.
09:01– C'est peu Julien.
09:02– Vous êtes…
09:03– Parce qu'on n'est plus mariés encore.
09:04– Cher Julien, je pourrais te renvoyer à la figure.
09:08Moi, mes amis de l'UMP, c'était le parti de sécurité.
09:13Vous avez éliminé 10 000 postes de policiers.
09:16– Mais quelle erreur que vous avez fait ?
09:18– Oui, quelle erreur.
09:18– J'en ai d'accord.
09:19– Tout à fait.
09:19– Mais moi, j'ai fait des erreurs aussi.
09:21Alors comment je fais avec toi
09:22pour trouver un chemin commun ?
09:23– Je reviens à Emmanuel Macron parce que…
09:26– Non, mais si ça peut rassurer tout le monde,
09:28Bruno Rotailleau a été ministre aussi
09:29d'Emmanuel Macron.
09:30Vous êtes tous catalogués comme des macronistes.
09:33Et je pense que les Français
09:34ne veulent plus pouvoir être macroniste.
09:36– Mais vous avez une très mauvaise mémoire.
09:38– Bien sûr.
09:38– Moi, j'ai écrit…
09:39– Monsieur Rotailleau n'a pas été ministre.
09:40– Non, je vous dis pourquoi.
09:41Moi, j'ai co-écrit avec Bruno
09:42une tribune sur l'énergie.
09:43– Bruno Rotailleau n'a pas été ministre.
09:44– Où on s'est attaqué aux énergies renouvelables.
09:46Si vous vous rappelez bien,
09:47c'est remonté jusqu'au président de la République
09:49qui a publiquement à désavouer Bruno Rotailleau.
09:51Ça n'allait pas dans vos sens.
09:53Il n'a jamais été macroniste.
09:55Et je veux dire…
09:56– Il n'a pas été ministre ?
09:56– Je veux dire, on peut lui reprocher
09:58d'être entré au gouvernement.
09:59On peut lui reprocher d'en être mal sorti.
10:01– Mais non !
10:01– Ça, je dirais, c'est l'objectif du subjektif.
10:03– Mais il est comptable aussi du président Emmanuel Macron.
10:05– Dire que Bruno Rotailleau,
10:07qui a affronté le président de la République
10:08sur l'Algérie, sur l'énergie,
10:10sur la politique sécuritaire,
10:12qui avait dit d'ailleurs dans Valeurs Actuelles
10:14que le macronisme était terminé.
10:15– Monsieur Aubert, les cinq jours,
10:19qu'est-ce qu'on fait pour la retraite ?
10:20Comment on prépare les giletés ?
10:22– On commence par envoyer ça.
10:24– S'il vous plaît, travaillez ensemble.
10:26– S'il vous plaît, travaillez ensemble.
10:27– Je voudrais qu'on écoute.
10:28– Ils ont tous été au gouvernement,
10:30ils ne veulent pas écouter.
10:31– Je voudrais qu'on écoute.
10:32– Non, moi je ne veux pas que vous soyez au gouvernement.