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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00— Non, s'il vous plaît, parce qu'il y a autre chose qui nourrit la colère. Et c'est
00:03François Ruffin qui met ça dans le débat. J'aimerais qu'on l'écoute.
00:05Pour lui, il faut mettre fin aux avantages accordés aux anciens présidents, et donc bientôt à Emmanuel Macron.
00:14— Je pense qu'Emmanuel Macron, de lui-même, sortant de l'Élysée, il devrait dire « Écoutez, moi, je
00:20ne demanderai plus un euro aux Français.
00:22Je n'aurai pas de retraite des années que j'ai passées à l'Élysée. Je n'aurai pas de
00:28bureau et un bel appartement lié à ça.
00:30Non, je n'aurai pas de major d'hommes. Je n'aurai pas de cuisinier. » Et qu'il le
00:33dise de lui-même, tout comme, me semble-t-il, le comte de Noailles
00:36est monté à la tribune la nuit du 4 mai 1789 pour dire « J'abolis mes propres privilèges. Voilà
00:43ce que je mets dans le paquet. »
00:45— L'Isadef, on va préciser les choses. De quoi parle exactement François Ruffin quand il parle de mettre fin
00:50aux avantages des anciens présidents ?
00:51— Il parle d'un tout petit décret qui donne de grands avantages aux anciens présidents, des avantages matériels et
00:56humains.
00:57Après leur mandat, d'abord, pendant 5 ans, les anciens présidents ont droit à 7 collaborateurs et à un agent
01:02de service.
01:03Ils ont aussi des bureaux avec le loyer, les charges, les frais de sécurité qui sont évidemment assurés par l
01:07'État.
01:08La fameuse ligne dans le projet de loi de finances 2027 qui comprend une enveloppe de 2,3 millions d
01:13'euros.
01:14Pour les futurs bureaux d'Emmanuel Macron, je précise tout de même que cette enveloppe de 2,3 millions d
01:19'euros
01:19était aussi budgétisée pour les bureaux de Nicolas Sarkozy et de François Hollande.
01:23Mais à l'époque, c'était environ un million et demi.
01:26Et en plus, certains frais de déplacement sont aussi pris en charge.
01:29Les anciens présidents touchent une pension également.
01:326 220 euros bruts de retraite.
01:35Emmanuel Macron ne les touchera pas.
01:37C'est important de le préciser parce qu'il a renoncé à cette partie.
01:40Aux 6 220 euros bruts, il y a renoncé.
01:42Maël Decalan, qu'est-ce qu'on fait ?
01:44C'est complètement, on regarde du débat qu'on a, c'est complètement anecdotique.
01:47Le Premier ministre a supprimé les avantages des anciens premiers ministres.
01:51Très bien, on montre l'exemple.
01:52Là, on est en train de parler du pouvoir d'achat de dizaines de millions de Français.
01:55Et donc dire, un jour, c'est les super riches, le lendemain, c'est les présidents,
01:59puis le troisième jour, c'est les étrangers, c'est complètement absurde.
02:01Ce qu'on est en train de dire, c'est que notre pays, depuis 40 ans, pas depuis 5 ans
02:04ou 10 ans,
02:05depuis 40 ans, il travaille de moins en moins.
02:07On travaille moins que les États-Unis, on travaille moins que l'Allemagne,
02:09on travaille moins que tous les pays d'Europe, et on veut continuer.
02:12On a fait la retraite à 60 ans, on a fait les 35 heures,
02:15il y en a même aujourd'hui qui demandent, je ne sais pas si votre cas, les 32 heures.
02:18Et donc, le constat, il est assez simple.
02:20Un pays qui travaille moins, un pays qui matraque fiscalement ses entreprises,
02:24c'est un pays qui s'appauvrit, c'est un pays qui ne paye pas des bons salaires.
02:27Et donc, l'exemple de Macron, oui, on peut donner le bon exemple.
02:30Moi, ça me semble normal qu'il ait les gardes du corps,
02:31parce que c'est normal qu'il ait un bureau, je vais vous dire, je n'en sais rien.
02:34Mais ce n'est pas en allant prendre 200 000 euros.
02:35Peut-être qu'il faut le faire pour donner l'exemple, mais ce n'est pas ça le sujet.
02:38Le sujet, c'est le pouvoir d'achat.
02:40Attendez, juste pour finir, le sujet du soir, c'est comment est-ce qu'on verse des bons salaires en
02:46France ?
02:47Il faut, grand un, une politique économique favorable à la croissance.
02:51– Non, mais attendez, on en a parlé pendant trois quarts d'heure.
02:54– Attendez, attendez, juste pour finir d'un mot, parce que je n'ai pas pu réagir tout à l
02:57'heure,
02:57et grand deux, il faut alléger évidemment les charges qui pèsent sur les salaires,
03:01mais la petite différence, pardon, je n'ai pas eu l'occasion de le dire tout à l'heure
03:04avec mon collègue du RN, c'est que lui, il veut baisser les charges de tout le monde,
03:08les impôts de tout le monde, la TVA, enfin tous les impôts et toutes les charges,
03:11il veut tout baisser, mais la mesure phare de Mme Le Pen,
03:13c'est de commencer par baisser l'âge de départ à la retraite pour mettre le pays en faillite.
03:16– Non, non, on ne démarre pas là-dessus, non, non, non, non, attendez, il y a un vrai sujet.
03:20– Non, mais c'est pas un vrai sujet.
03:21– Il y a un vrai sujet, Richard Rameau, mais…
03:23– Vous entendez, vous entendez les revendications des gens ?
03:26– Attendez, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
03:34– Vous ne pensez pas que le mot anecdotique est peut-être très mal venu.
03:39– Dire, dire, faire croire, comme le fait François Ruffin,
03:42moi je suis pour que les politiques donnent l'exemple,
03:44et je pense que dans le Finistère, franchement, je donne l'exemple, je vous jure.
03:47– Et c'est très bien, c'est pas le sujet.
03:48– Je vais vous dire, dire que les politiques doivent donner l'exemple, c'est une bonne chose.
03:52Faire croire, faire croire aux Français que c'est en allant réduire le nombre de gardes du cœur.
03:57– Le mur du pouvoir, c'est un exemple, mais c'est pas ça.
04:00– C'est toujours ça de pris, et en plus, c'est double bénéfice, ça ramène un peu d'argent,
04:04et en plus, c'est symbolique, ça va peut-être permettre d'apaiser une certaine forme de colère
04:08chez les Français qui vous écoutent.
04:09– Ce qui apaisera la colère chez les Français, c'est de voir les salaires augmenter.
04:13– Mais vous avez toujours pas dit que les salaires augmentent, c'est pas l'un de l'autre.
04:15– Non, non, non, on ne recommence pas, Richard Rameau.
04:17– Alors, d'abord, quand un président de la République dit
04:20« les 6 000 que je pourrais prendre, je ne les prends pas »,
04:22il faut juste lui dire « c'est bien, c'est un bon symbole ».
04:27Alors, on sait très bien que quand on touche aux avantages des élus,
04:30c'est des symboles, plus que ça va résoudre la dette française.
04:33Quand nous, les députés, je crois que c'est 2018,
04:36on a divisé par deux ce qu'on pouvait toucher à la retraite.
04:40De mémoire, un député devait toucher 1 200 euros par mandat.
04:45On doit être aujourd'hui à 600 euros.
04:47Les sénateurs, ils n'ont pas touché eux, d'accord ?
04:49Bon, c'est un symbole, mais…
04:52– S'ils nous regardent, on les salue.
04:53– Mais on l'a fait.
04:54Et donc, quand on est des élus de la République,
04:57oui, il faut faire attention.
04:58Il ne faut pas tomber dans la démarche.
04:59François, que je connais bien, Ruffin,
05:02il avait dit « si je suis président de la République,
05:04je crois que je gagnerais le SMIC ».
05:06– Oui, c'est ce qu'il fait comme député.
05:08– Voilà.
05:09– Oui, mais François, il a eu d'autres revenus.
05:12Pardon, il me semble que François,
05:13il est propriétaire d'un appartement à Paris,
05:15que beaucoup de gens ne peuvent pas que l'aise.
05:16Je ne lui reproche pas.
05:17Mais il faut faire attention de ne pas tomber dans la démagogie.
05:20– Et ça, c'est des magots ou pas ?
05:22– Comment ?
05:22– Ce qu'il fait, c'est des magots pour vous ?
05:23– Oui, ça, c'est un peu des magots.
05:24– Peut-être quand même.
05:25– Alors, pardon, qu'on fasse attention à ce que…
05:29On va dire un garde du corps.
05:31Je veux dire, un président de la République…
05:33– Ancien, il faut qu'il y ait un garde du corps.
05:35– Mais personne ne met en cause, Pierre,
05:36personne ne met en cause.
05:37– Mais si, il y en a qui le mettent en cause.
05:39Par contre, regardez les députés.
05:41Encore une fois, avant, un député, il avait le droit,
05:44une fois, c'est normal, quand je vais dans un voyage,
05:47si je prends le train, pardon,
05:48si je prends le train, c'est l'Assemblée qui va payer mon train.
05:50Mais comme un commercial qui irait sur un voyage.
05:53Avant, c'était à vie.
05:54On l'a enlevé.
05:55Donc, on peut nous reprocher plein de choses,
05:57mais on a commencé à faire…
05:59– Alors, je vous donne la voix pour…
06:00– Attendez, des magots, des magots,
06:01c'est ce que dit Richard Ramondi, c'est un peu des magots.
06:03– Moi, je me mets à la place du téléspectateur
06:05qui regarde cette émission.
06:07Monsieur De Calon et d'autres ont dit
06:08qu'on ne peut pas augmenter les salaires d'un euro au SMIC
06:10parce que c'est la SMIC gardisation.
06:11– On n'a pas du tout dit ça.
06:12– Alors, vous allez me laisser parler.
06:14– Mais j'ai dit le contraire.
06:14– Vous allez me laisser parler.
06:15– Vous allez juste me laisser parler.
06:18– Ils ont dit le contraire.
06:20– Non, ils ont dit c'est très dur,
06:21on ne peut pas augmenter les salaires.
06:22– Mais si, en disant…
06:24– Est-ce que je peux aller au bout d'une phrase ?
06:26– Vous réservez votre mesure que pour le SMICAR, s'il vous plaît.
06:29– Mais par contre, le téléspectateur halluciné
06:31va entendre les uns les autres,
06:33les macronistes cachés,
06:34nous expliquer qu'il ne faut surtout pas toucher,
06:36finalement, aux dotations de l'ancien président de la République.
06:38– Le gars qui termine son mois au 12 du mois,
06:41il ne peut être qu'halluciné et choqué d'entendre ça.
06:44– Maintenant, je vais rentrer dans le détail,
06:46parce qu'on a le droit d'avoir une réaction.
06:48On n'est pas obligés d'être d'accord avec vous.
06:49– Oui, bien sûr, vous pouvez même donner votre salaire
06:51de député européen et le verser au reste du cœur.
06:53– Je vais répondre de manière très précise.
06:54– Allez-y.
06:55– Oui, allez, vous allez faire marrer tout le monde.
06:57– Non, non, non, je suis sérieux, allez-y.
06:59– C'est une petite affaire du populisme et de la démagogie, allez-y.
07:02– Non, c'est pas du populisme.
07:03– La présidence de la République en France, c'est la monarchie républicaine.
07:06Par exemple, il n'y a pas de Pompadour à l'Élysée,
07:09le statut de la Première Dame, avec une dotation de je ne sais pas quoi,
07:12c'est plus de 500 000 euros par an, avec un secrétariat,
07:15ça n'a rien à faire dans la République.
07:17Ça, c'est tout à fait clair.
07:18Et cette monarchie républicaine, d'ailleurs, avec ses relais,
07:22qui nous délisent à quel point il ne faut toujours pas toucher aux puissants,
07:25par contre, il faut être dur avec les misérables,
07:27c'est exactement ce qui crée la colère.
07:29Vous avez remarqué quand même qu'au moment des Gilets jaunes,
07:31maintenant, avant on faisait Bastille-Nation,
07:33les gens, dans une sorte d'insurrection, s'attaquent maintenant au cœur du pouvoir.
07:39Eh bien, il faut l'entendre.
07:40Ceux qui disent « circulez, il n'y a rien à voir »,
07:42eh bien, ils n'ont finalement rien compris à ce qui se passe.
07:45– Attendez, Alexandre Nicolique, c'est démago populiste ?
07:47– Non, mais ce sont des symboles.
07:49Aujourd'hui, quand je donnais les chiffres tout à l'heure des difficultés des Français,
07:5318% des Français qui vivent à découvert,
07:5540% des actifs qui dépensent plus que ce qu'ils gagnent,
07:59eh bien, forcément, quand ils voient,
08:01ils peuvent constater des aéoliques,
08:03ils peuvent se dire « c'est choquant »
08:05et donc, aller dans le sens, justement, de l'exemplarité,
08:09ça va dans le bon sens.
08:09Mais ça ne réglera pas le problème, justement,
08:12des difficultés budgétaires qu'on peut avoir,
08:14de la dette qui explose,
08:16le déficit public qui augmente chaque année,
08:19nos difficultés de croissance.
08:20– Sauf que…
08:21– Et ça, si je peux me permettre,
08:22ce sont les mesures qui, apparemment,
08:24n'ont pas le droit d'être évoquées.
08:25– Ce qui me frappe, parce que le sujet revient systématiquement
08:29quand on est sur un forum,
08:30quand on parle des impôts,
08:32la manière dont les impôts sont utilisés, etc.,
08:34systématiquement.
08:34Il y a une chose, par exemple, qui revient.
08:36Mais à chaque fois,
08:37c'est les fauteuils de Gérard Larcher.
08:3934 000 euros pour deux fauteuils.
08:41– Oui, c'est une honte.
08:42– Voilà, et il y a des symboles comme ça.
08:44– Au Céda, ils se font tailler un fauteuil sur mesure
08:46quand ils arrivent.
08:47Est-ce qu'on ne peut pas aller chez JM Bruno,
08:49pardon pour la publicité,
08:51leur trouver un fauteuil ?
08:52Enfin, je ne sais pas.
08:52Il n'y a pas besoin que chacun ait un fauteuil sur mesure.
08:55– Et je vais vous dire une chose.
08:56– Et vous disiez populaire, madame de Calan.
08:58– Ce n'est pas populaire, c'est des fabricants.
08:59– Je veux dire, dans le Finistère,
09:02j'ai payé mon bureau, j'ai payé mes lampes.
09:05Donc moi, je peux vous dire ce que je fais dans mon département
09:07pour essayer d'être exemplaire,
09:09parce qu'on demande des efforts à tout le monde
09:11dans mon département.
09:12On serre la vis pour ensuite augmenter les salaires
09:14pour bien gérer l'argent.
09:15– Vous savez quoi ?
09:16C'est populaire de se payer soi-même son bureau.
09:19– Je l'avais dit, vous me posez la question ce soir,
09:21donc je vous le dis.
09:21Mais en revanche, prétendre,
09:23alors qu'on cherche à élever le débat,
09:25prétendre que c'est au travers de symboles comme ça,
09:28qui sont peut-être des bons symboles,
09:29mais qu'on va résoudre.
09:30On a 3300 ou 3400 milliards de dettes ce soir.
09:33– Personne ne prétend que ça va remplir la dette.
09:36Personne ne le dit.
09:36– Pas vous, mais si, si, Ruffin, c'est ce qu'il dit.
09:40– Non, non, non, il y a des choses qui sont intéressantes,
09:42parce que peut-être aussi, Maël Lecalan,
09:45et vous en êtes peut-être le symbole,
09:47si vous dites que j'ai payé moi-même mon bureau, etc.,
09:49donc je vous retorquais sur le signe de la présenterie,
09:52que là aussi, c'était populaire dans ces cas-là.
09:53– Mais ce que je veux dire, monsieur Sous-Pack, c'est que…
09:55– Exactement, il y a peut-être des choses que les électeurs,
09:57ou bon nombre des électeurs, n'acceptent plus aujourd'hui en 2016.
10:00– Oui, ils ont raison, et s'ils voulaient qu'on…
10:02– Même si c'est de l'ordre du symbole ?
10:03– Oui, si on parle d'un symbole,
10:05et si on parle de l'exemplarité, ce que je disais tout à l'heure…
10:06– Ah, donc c'est plus une mauvaise idée.
10:07– Non, non, non, je disais que c'était démagogique.
10:09Je dis que ce que dit Ruffin, c'est démagogique et populiste,
10:13de faire croire que c'est toujours des recettes magiques.
10:15Un jour, les grands héritages,
10:17le lendemain, les grands dividendes,
10:18le troisième jour, l'Union Européenne ou les étrangers,
10:21et allons-y maintenant sur les avantages des élus,
10:23moi je suis très à l'aise.
10:24– Pourquoi pour caricaturer ?
10:25– Député européen, ça doit être deux ou trois fois
10:29mieux payé que tous les autres élus en France.
10:32– Non mais nous, on vote, on vote, on vote.
10:33– Mais on vote, on vote, on prend progrès.
10:34– Mais on n'est pas majoritaire.
10:36– Faites un don, M. Calfon, ce soir.
10:37– Oui, alors ça vote peut-être démagogique, fait des dons.
10:39– Quitte à y aller sur la démagogie, on peut y aller.
10:41– Non mais attendez, non.
10:44– La seule chose que je dis, c'est qu'il y a des débats
10:49qui sont graves dans ce pays.
10:50Comment on paye des bons salaires ?
10:53Et que ce que disait Ruffin tout à l'heure,
10:55c'est populiste, démagogique.
10:57– Je veux bien que vous caricaturez
11:00et que vous disiez que c'est aussi des symboles
11:03de ce que j'ai pu évoquer tout à l'heure.
11:05Mais vous dites sur l'immigration par exemple,
11:07mais 29 milliards d'euros, ce qu'on propose par an sur l'immigration,
11:1112 milliards sur la priorité nationale,
11:13cette milliard la première année, 12 milliards…
11:15– Mais c'est rien, ces chiffres, ils n'existent pas.
11:16– Pourquoi ils n'existent pas ?
11:17– Tout le monde a rigolé, tous les économistes ont lu votre programme
11:19et ils ont dit ça n'existe pas.
11:20La seule mesure qui est crédible dans votre programme,
11:22c'est de baisser la donnée par la fête.
11:23– M. De Calan, M. De Calan, c'est faux sur la priorité nationale.
11:26– Votre programme, c'est celui de Mélenchon.
11:27– Mais arrêtez de n'importe quoi, je vous pose une question directe.
11:30Arrêtez de caricaturer.
11:31M. De Calan, 12 milliards, c'est un choix politique après.
11:33Il y a 70% des Français qui sont pour la priorité nationale.
11:3612 milliards d'euros par rapport à l'Union européenne.
11:38– Mais ça ne rapporte pas 12 milliards, monsieur.
11:39– Donc vous ne voulez pas le faire.
11:40– Vous voulez la cohérence ?
11:42– Vous dites que vous êtes…
11:45M. De Calan, vous dites que, et c'est les propos d'Edouard Philippe,
11:48qu'il est pour une immigration économique.
11:50Pour l'instant, on en est loin.
11:51C'est 13,5% l'année dernière d'immigrés
11:54qui sont venus pour des questions de travail.
11:56– Edouard Philippe, il veut diviser par deux les flux migratoires.
11:57– M. De Calan, donc si vous voulez une immigration économique,
12:01c'est pour que les gens travaillent, pas pour qu'ils touchent
12:03des aides sociales dès qu'ils arrivent.
12:05Donc vous devriez être pour une priorité nationale
12:06où il faut avoir travaillé, cotisé durant 5 ans, non ?
12:08– Non, mais on n'est pas pour le monsieur raciste.
12:09– Par exemple, c'est raciste.
12:10La nationalité française, c'est raciste.
12:12– Mais monsieur, c'est du raciste.
12:12– Il y a des Français de toutes les couleurs, monsieur.
12:14– Et malgré, et malgré, ça crie beaucoup, là.
12:16– Et malgré, et malgré…
12:16– Non, mais moi, je veux rien qu'on dise n'importe quoi.
12:18– La priorité nationale, c'est raciste.
12:19– Assumez d'être raciste.
12:20– Mais vous rigolez ?
12:21– Non, mais attendez, il a trié les gens
12:24en fonction de leur nationalité.
12:26Moi, sur l'immigration, j'ai…
12:27– Mais vous confondez, je rappelle que c'est la gauche
12:28qui est obsédée par la couleur de peau,
12:30qui parle de racisé, qui fait des réunions non mixtes,
12:33racialement, avec des réunions basées sur la couleur de peau,
12:35c'est pas nous, c'est pas nous.
12:36Nous, on se base sur la nationalité.
12:38Il y a des Français de toutes les couleurs,
12:39de toutes les origines.
12:40– S'il vous plaît, s'il vous plaît.
12:41– Et confondre la nationalité et le racisme,
12:44c'est vraiment…
12:45Mais vous êtes à côté de la plaque
12:46et vous avez des problèmes de sémantique,
12:48et en tant qu'un représentant politique, ça en dit long.
12:51Vous avez des problèmes économiques.
12:52Vous ne comprenez pas que plus les pays ont des robots
12:55et s'adaptent, modernisent leur appareil industriel,
12:58plus ils créent l'emploi.
12:59Vous voulez nous termoniser ?
13:00Si vous confondez la nationalité et le racisme,
13:02vous ne comprenez pas qu'en baissant la fiscalité,
13:05ça va permettre que les entreprises s'en sortent mieux.
13:06Si vous ne comprenez pas qu'en soutenant le nucléaire,
13:09le prix de l'accès qui va baisser…
13:10– Oui, mais vous dites n'importe quoi
13:11et vous m'accusez d'être raciste, s'il vous plaît.
13:13Vous dites que ce n'est pas le problème si vous êtes raciste.
13:15– Vous vous rendez compte de ce que vous dites ?
13:16– Alors, on va faire un gros descente.
13:18– Ah oui, il faudrait qu'on redescente, s'il vous plaît.
13:20– Je le dis, parce qu'il n'y a qu'un narratif sur l'immigration,
13:24c'est celui que vous suivez, qui est celui du RN.
13:27Il faut diminuer l'immigration.
13:28Raphaël Guxman a proposé de, finalement,
13:32donner des papiers à 350 000 personnes
13:34qui contribuent à l'effort national dans nos restaurants,
13:37dans nos hôpitaux.
13:38– Ça s'appelle des régularisations.
13:39– Régularisation, bien sûr.
13:41– 350 000.
13:41– 350 000.
13:42– Et nous assumons une autre logique,
13:44qui est que nous avons besoin d'une immigration de travail.
13:47Et que les gens qui travaillent sans papier,
13:49parce qu'il y en a, qui payent des cotisations sociales,
13:52contribuent à l'effort collectif.
13:53– Vous savez, mais vous dire une chose, je termine…
13:54– Si je peux parler, je vais vous parler beaucoup.
13:56– Je termine d'une phrase.
13:58Ça va remplir nos caisses.
14:00Ça va contribuer à l'équilibre de nos systèmes de retraite
14:03et de protection sociale.
14:04– On a combien de chômeurs en catégorie ?
14:05– Je voudrais vous entendre parler les uns et les autres là-dessus,
14:08parce que je pense que la grande majorité des Français
14:12ne sont pas contre l'immigration, contrairement à ce qu'on dit.
14:14Ils sont tout à fait conscients de ce qui est apporté
14:18par ceux qui viennent travailler chez nous.
14:20– Les travailleurs étrangers.
14:21– En revanche, là où j'aimerais vous entendre parler,
14:25c'est comment vous faites pour régler le problème des OQTF ?
14:28– Parce que c'est ça qui rend l'immigration détestable
14:34pour beaucoup de Français, parce que beaucoup de Français se disent
14:37il y a des OQTF, il y en a 130 000 par an.
14:40– On n'avait pas totalement prévu d'en parler ce soir.
14:42– Non mais c'est un bon débat.
14:43– Mais c'est une façon de parler de l'immigration,
14:44plutôt que de parler de l'immigration.
14:47– Non mais attendez, je ne vais pas rentrer dans le détail.
14:50Par contre, je vais vous répondre.
14:52– Ils ne rentrent jamais dans le détail.
14:52– J'essaie de répondre.
14:53– Mais si, mais on peut.
14:54Je crois que ce n'est pas l'ordre du jour qu'il y a prévu.
14:56– Non, ce n'est pas l'ordre du jour.
14:57– Je réponds juste, de temps en temps répondre aux questions
15:02des journalistes, ce n'est peut-être pas le pire qu'on puisse faire.
15:04La question, elle est posée.
15:05Oui, on assume l'immigration de travail et on dit qu'on en a besoin.
15:08Ça, c'est la première chose.
15:09– Elle était combien l'année dernière ?
15:11– Est-ce que je vais juste présenter plus de deux phrases ?
15:14Il y a une question précise qui m'a été posée, j'y réponds.
15:17Est-ce que les OQTF, c'est-à-dire les gens dont la justice
15:19ou l'administration a dit, ils n'ont pas vocation
15:21à rester sur le territoire français, est-ce qu'ils doivent repartir ?
15:24Je vous réponds très nettement, oui.
15:25Est-ce que, comment on exécute les OQTF ?
15:28Ce que je regarde, moi comme citoyen,
15:30parce que je suis un homme politique, je suis un observateur,
15:32que quand M. Rotaillot a décidé de se mettre en guerre
15:34avec tous les pays émetteurs,
15:36eh bien, le taux d'exécution des OQTF a chuté.
15:39Et que la seule manière de faire en sorte
15:41que les OQTF soient, finalement,
15:44le taux de retour des OQTF soient supérieur,
15:47c'est d'avoir des relations apaisées avec les pays émetteurs.
15:50– Je peux répondre ?
15:50– Non mais d'accord, mais moi ce que je constate,
15:53c'est que M. Rotaillot a décidé de se mettre en guerre
15:57avec toutes les autorités algériennes,
15:58et le taux d'OQTF a chuté.
16:00Eh bien, il faut avoir des relations qui font en sorte
16:02que ceux qui ont vocation, dans le Maghreb,
16:04il y en a beaucoup, dans la santé,
16:06qui viennent dans nos hôpitaux,
16:07ceux qui ont vocation à travailler soient bien accueillis.
16:09Et vous verrez qu'on pourra avoir un dialogue constructif
16:11avec les autorités,
16:12et qu'ils reprennent ceux qui n'ont pas vocation à la santé.
16:14– On fait un tour de table imprévu
16:15et non inscrit à l'ordre du jour sur l'OQTF.
16:18– Ah oui, c'est Yves Triard qui me…
16:19– François Hollande avait à peu près le même taux d'OQTF, d'ailleurs.
16:22Bruno Retailleau, malgré ses annonces,
16:23effectivement, n'a pas réglé le problème.
16:25Il était à 10,5% d'OQTF.
16:27– Bruno Retailleau qui sera l'invité demain
16:28d'une nouvelle émission sur l'EFM TV.
16:29– Mais pourquoi ? Parce que, de la même manière,
16:31il n'a pas du tout fait en sorte
16:35d'incarner une puissance
16:37et de négocier avec les pays
16:38en étant intransigeants.
16:39– Non, mais monsieur…
16:40– Monsieur Calfon, je vais répondre.
16:43Vous savez à combien est l'aide au développement en France ?
16:45On perd 13 milliards d'euros avec l'aide au développement.
16:47Eh bien, on conditionne l'aide au développement.
16:49Il n'y a pas un centime d'aide au développement
16:51si vous ne reprenez pas vos ressortissants.
16:53Les transferts d'argent,
16:54qui représentent une part importante du PIB
16:56pour beaucoup de pays,
16:57eh bien, on surtaxe les transferts d'argent
16:59si vous ne prenez pas vos ressortissants
17:01qui ont une OQTF.
17:02Bref, et on accorde plus de visas,
17:04plus de titres de séjour
17:06si vous ne reprenez pas vos OQTF.
17:07Comment on peut se dire que dans ce pays,
17:09on accueille des gens,
17:10on accorde des visas
17:11quand ces mêmes pays ne reprennent pas
17:12les clandestins qu'on leur demande de reprendre ?
17:14– Est-ce que vous accédez le principe
17:16d'une immigration de travail aussi ?
17:17– Oui, mais l'année dernière,
17:18elle était à 13,5% l'immigration de travail.
17:21Donc, en fait, ça représente
17:22une infime minorité de l'immigration.
17:24Alors qu'on a battu un record d'immigration.
17:26Quand il y en a un besoin
17:27et quand on n'arrive pas à couvrir,
17:29eh bien, ça peut être une solution.
17:30Mais aujourd'hui, on a des millions de chômeurs
17:32dans ce pays.
17:33On a des millions de chômeurs
17:34à qui on n'arrive pas à trouver un boulot
17:35parce qu'on n'a pas assez soutenu l'apprentissage,
17:37parce qu'on ne soutient pas des politiques
17:41pour faire en sorte de couvrir
17:43les emplois non pourvus
17:43avec des gens qui sont en difficulté économique
17:46pour recréer de la richesse
17:47grâce aux Français qui, aujourd'hui, sont au chômage.
17:49– Est-ce qu'on a besoin de travailleurs étrangers ?
17:51La réponse, elle est oui.
17:52Sinon, nos agriculteurs,
17:53ils ne pourraient pas ramasser leurs fruits et légumes.
17:55Est-ce que quand on va dans les hôpitaux,
17:57mais les petits hôpitaux,
18:00quand on va sortir d'ici,
18:04c'est peut-être un Uber qui va venir nous chercher
18:06et ce seront une partie de travail.
18:09Attention, quand on dit au QTF,
18:11ce n'est pas forcément des délinquants.
18:12On confond les mots.
18:13Aujourd'hui, par exemple,
18:15qu'est-ce qu'on a dans nos permanences ?
18:16On a beaucoup de demandes de gens
18:17qui veulent renouveler leur titre de séjour,
18:20qui, des fois, ont reçu une QTF,
18:22alors que ça fait 4-5 ans qu'ils travaillent.
18:24Et le titre de séjour n'a pas...
18:25Tous les députés en reçoivent toutes les semaines.
18:28Et donc, la chose qu'il faut regarder,
18:30est-ce que c'est utile au pays ?
18:32Est-ce que, moi, je suis pour les quotas,
18:34voter au Parlement ?
18:35C'est-à-dire par branche.
18:36Et là, le patronat, il fera qui ?
18:38Il ne fera pas qu'ils disent
18:38oui, les étrangers, peut-être.
18:40Les agriculteurs, ils nous diront
18:41j'en ai besoin de temps.
18:42Dans l'automobile, j'en ai besoin de temps.
18:44Voilà.
18:44Et ça a été très compliqué.
18:47On ne peut pas embaucher des Français
18:48avec son chômage ?
18:48Mais parce qu'il y a des Français
18:49qui ne veulent pas le faire,
18:50l'autre, le genre.
18:51Vous, vous avez un grand rêve,
18:52c'est que vous croyez que c'est le bon taux.
18:54Il suffit.
18:55Vous allez voir, le bon taux.
18:56Plop, plop, plop, plop, plop.
18:57Monsieur Ramos, je pense que je connais mieux
18:59ce problème que vous.
19:00Ma mère est restée 10 ans sans papier dans ce pays.
19:02Donc, je ne vous permettrai pas de...
19:04C'est le salon de ce que je veux.
19:04Non, non, mais...
19:05Monsieur Ramos,
19:07Monsieur Ramos,
19:07et je sais d'autant plus...
19:09Vous croyez...
19:09Je sais d'autant plus
19:10l'exploitation qui est faite
19:11des clandestins, justement.
19:13Et c'est pour ça...
19:13On s'écoute, on s'écoute.
19:14Non, mais attends, je n'ai pas terminé.
19:15Vous, vous croyez qu'il suffirait
19:17qu'on enlève les étrangers
19:18et les Français vont faire
19:19le travail des étrangers ?
19:20Non, mais déjà...
19:21Non, mais déjà...
19:22C'est un doux, je veux bien...
19:23Ça fonctionne pas comme ça.
19:24Je veux bien...
19:25Demandez aux agriculteurs
19:26comme qui cherche chez nous
19:27dans le Val de Loire
19:28à accueillir des affaires...
19:29Qui prennent des clandestins
19:30sous-payés, moins que le site.
19:31Non, non, non.
19:32C'est pas des clandestins
19:40Non, c'est vous qui considérez
19:41que ce sont des voyous
19:42qui embauchent des clandestins.
19:43Non, c'est vous qui avez dit.
19:44Je vous dis que c'est faux.
19:45C'est vous qui vous dit
19:45que c'est faux.
19:46S'il vous plaît.
19:47Respectez.
19:48Respectez les agriculteurs
19:49du Val de Loire.
19:50Oui, j'y respecte.
19:50Eh bien non, vous dites
19:51que c'est vous qui les accusez
19:52de faire embaucher des clandestins.
19:53Non, c'est vous qui venez
19:54de le dire.
19:54C'est vous qui dites ça.
19:55Bon, attendez, en réalité,
19:56vous êtes d'accord.
19:57En réalité, vous êtes d'accord.
19:58Attendez, Maël Decalan
19:59et ensuite, j'ai encore
20:00un sujet à vous soumettre.
20:01Maël Decalan.
20:02Vous n'avez pas eu
20:02un grand succès sur l'Elysée.
20:04Je ne sais pas si jamais
20:06les téléspectateurs
20:06apprécient beaucoup
20:07quand on hurle sur votre plateau
20:09et je ne suis pas sûr
20:09que ça serve beaucoup,
20:11M. Nicolich,
20:12d'interrompre tout le monde
20:13et de hurler
20:13à chaque fois qu'on s'exprime.
20:14Donc, vous m'avez posé
20:15deux questions.
20:15La première, c'est en gros,
20:16quelle est la politique
20:18migratoire d'Edouard Philippe ?
20:19Je vais le dire très simplement.
20:20Je pense que les flux migratoires
20:22dépassent aujourd'hui
20:23très largement
20:23nos capacités d'intégration
20:25qu'il faut diviser à peu près
20:26par deux,
20:26l'immigration légale
20:27en gardant une part d'immigration,
20:29notamment une immigration
20:30du travail,
20:31parce qu'on a besoin,
20:32mais pas dans tous les métiers,
20:33pas dans toutes les filières.
20:34Donc, garder une immigration,
20:35mais deux fois moins importante
20:36qu'aujourd'hui
20:37pour revenir à l'étiage
20:38qu'elle était à l'époque
20:39de Nicolas Sarkozy.
20:40Vous m'avez posé
20:40une deuxième question
20:41qui est comment est-ce
20:42qu'on reconduit,
20:43comment est-ce qu'on reconduit,
20:44ou Israël a posé la question
20:45de savoir comment on reconduisait
20:47à la frontière les OQTF,
20:48c'est-à-dire ceux
20:49qui sont des immigrés clandestins.
20:50Edouard Philippe répond
20:51très simplement
20:52en disant
20:52qu'il faut assumer
20:53un rapport de force
20:54parce que ce qui empêche
20:55la reconduité à la frontière,
20:56c'est les pays d'accueil
20:57qui refusent
20:58de laisser rentrer
20:59les gens qui sont partis
21:01de leur pays
21:01qui refusent de rentrer.
21:02Pourquoi il n'a pas fait
21:03pendant trois ans ?
21:03On assume,
21:04mais vous recommencez,
21:05vous êtes incroyable.
21:06Ça ne donne vraiment pas envie
21:07d'avoir le RN au pouvoir,
21:08c'est que vous hurlez sur les gens,
21:10laissez-moi finir.
21:11Mais dans deux minutes,
21:11vous allez me hurler dessus.
21:12Je vous demande juste
21:13pourquoi il n'a pas fait
21:14pendant trois ans.
21:15Je vais finir tranquillement.
21:16Et donc, lui,
21:16ce qu'il dit,
21:16c'est qu'il faut assumer
21:17le rapport de force
21:18avec les pays d'origine.
21:19Il propose de dénoncer
21:20l'accord de 68 avec l'Algérie.
21:22Il propose de se saisir
21:24de la politique commerciale
21:25de l'Union européenne
21:26avec nos partenaires européens
21:27pour engager un rapport de force
21:29avec les pays d'origine
21:31qui refusent de réadmettre
21:33leurs ressortissants.
21:35Et donc, oui,
21:35un pays qui refuserait
21:38de réadmettre des OQTF
21:40verrait la France
21:41s'opposer à lui
21:42au travers de la politique commerciale
21:44ou de la politique
21:44des deux développements.
21:45Juste une chose,
21:46pour coller français,
21:47et bien les choses...
21:47Il n'y a pas besoin
21:48de crier pour le dire.
21:49Ils aient les bons chiffres
21:52et l'esprit clair,
21:53effectivement.
21:53Le solde migratoire en France.
21:55150 000.
21:55Oui.
21:56Ce n'est pas 450 000.
21:58Il est de l'ordre...
22:00C'est 152 000.
22:02Le solde migratoire 2025,
22:03176 000.
22:04C'est très facile.
22:04Pardon, j'étais à 10 000.
22:05Bien sûr.
22:06Mais ce n'est pas les mêmes
22:08qui rentrent et qui sortent.
22:09Vous avez chaque année
22:12380 000.
22:13Je vais le dire très simplement
22:14pour vos éditeurs.
22:15Vous avez chaque année
22:16380 000 titres de séjour
22:19qui sont autorisés.
22:20Donc 380 000 immigrés légaux
22:22auxquels il faut rajouter
22:23plusieurs dizaines
22:24d'immigrés illégaux.
22:26Et par ailleurs,
22:27mais qu'on n'est pas capable
22:27de quantifier
22:28parce que c'est illégal.
22:29Il n'y a pas de statistiques.
22:30Et par ailleurs,
22:30vous avez des gens
22:31qui quittent le pays
22:32pour aller étudier ailleurs,
22:33pour aller vivre ailleurs.
22:34Et c'est très bien.
22:35Donc le solde migratoire
22:36n'est pas la bonne donnée.
22:37La bonne donnée,
22:37c'est les 400 000.
22:38C'est les 380 000
22:39à 400 000.
22:40Titres de séjour légaux
22:41qui sont donnés chaque année
22:42et que Edouard Philippe
22:44voudrait diviser par deux
22:44pour revenir à ce qu'ils étaient
22:46à l'époque du Nicolas Sarkozy.
22:47Je maintiens
22:47que le solde migratoire
22:48à la fin de l'année.
22:48Ah mais les deux,
22:49vous avez raison.
22:50C'est pas le sujet.