- il y a 9 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On passe à notre débat politique. Merci à vous. On reste évidemment en direct avec vous pour cette soirée spéciale.
00:05Le débat politique va s'ouvrir évidemment avec les annonces du gouvernement ce soir, l'annonce du ministre de l
00:09'Éducation nationale
00:10qui promet donc aux lycéens et aux étudiants à partir de demain, 3000 profs remplaçants déployés progressivement jusqu'à mardi
00:17dans les établissements qui en ont le plus besoin. On écoute le ministre.
00:21On a pu, en ce début d'année, c'est la première fois qu'on le déploie, identifier les établissements
00:26qui sont des situations que je qualifierais de très problématiques.
00:30Donc il y a 114 lycées dont je dirais qu'ils sont rouges et 400 qui sont oranges pour faire
00:34simple.
00:35Et dans ces lycées, on va déployer des enseignants à partir de demain qu'on va prendre dans, enfin on
00:40a trois leviers.
00:41On a un premier levier, c'est qu'on a 3000 professeurs remplaçants qui actuellement ne sont pas devant élèves.
00:45Ils voudraient l'être mais ils ne sont pas affectés devant élèves, 3000 professeurs,
00:48parce que jusqu'à présent on savait mal les affecter notamment.
00:51Et donc dans les prochaines heures, on a 3000 professeurs qui vont rejoindre ces établissements.
00:54– Et j'accueille sur ce plateau Maël Decalan, bonsoir, merci d'être là.
00:59– Bonsoir.
00:59– Président du département du Finistère et porte-parole d'Edouard Philippe, François Calfon, bonsoir.
01:03– Bonsoir.
01:03– Député européen socialiste, place publique, soutien de Raphaël Duxman, c'est important de le dire,
01:07on avait Ségolène Royale juste avant sur ce plateau.
01:09Alexander Nicolique, bonsoir, merci d'être là, porte-parole du Rassemblement national et député européen Geoffroy Didier,
01:13bonsoir, merci d'être là également.
01:15Président de la région, délégué de la région Île-de-France et porte-parole de Bruno Rotaillot,
01:20Yves Tréhard qui est porte-parole d'Yves Tréhard est avec nous et c'est déjà pas mal,
01:25et Dupi Garo et Elisadef évidemment.
01:28On a cette annonce ce soir, on a ces manifestations qui sont déroulées partout en France aujourd'hui,
01:32plus de 75 000 personnes dans les rues, et cette annonce ce soir que je vous soumets,
01:36François Calfon, c'est vous qui ouvrez le bal,
01:383 000 profs déployés à partir de demain, progressivement, dans les établissements qui en ont le plus besoin.
01:43– Ils sont à la ramasse grave comme on dit,
01:45et ils nous ont expliqué qu'ils n'ont pas su le faire à la rentrée parce que le logiciel
01:49ne marchait pas.
01:50Non mais on est vraiment chez les fous.
01:523 000 profs, il y a 15 millions d'heures qui ne sont pas remplacées dans les lycées, 15 millions
01:57d'heures.
01:59On pourrait ouvrir le débat dans la police où c'est des dizaines de millions d'heures.
02:03Cet état n'est plus géré.
02:0510 ans de macronisme, on est quasiment en dépôt de bilan,
02:09et je n'exagère pas, on emprunte à 5 points sur les marchés,
02:13et le spread est en train d'exploser.
02:15– C'est l'écart avec l'Allemagne, le spread.
02:17J'explique aux téléspectateurs.
02:19– Absolument, vous avez raison.
02:213 000 milliards de dettes, 1 500 milliards de dettes supplémentaires,
02:24et voilà qu'ils nous annoncent, au bout de 15 jours,
02:27la France est dans tous ses états,
02:29qui remplace 3 000 profs que ne l'ont-ils pas fait avant.
02:33Alors c'est un bon début.
02:34– Ah, quand même, vous auriez pu démarrer par là.
02:37– Vous savez, moi je ne fais pas partie de ceux qui,
02:39à l'occasion d'un conflit lycéen,
02:41refont le match de la révolution permanente, vous voyez.
02:44S'il y a 3 000 professeurs de plus, tant mieux,
02:46mais on est loin du compte par rapport aux 15 millions d'heures
02:49qui ne sont pas remplacées,
02:50et ça je pense que c'est catastrophique,
02:53de droite, de gauche, du centre,
02:54c'est quand même nos gamins qui se retrouvent avec personne,
02:57des tableaux noirs,
02:58comme autrefois c'était des tableaux noirs,
03:00avec de la craie, avec les profs absents,
03:02mais ça c'est quand même scandaleux,
03:03parce que c'est une sorte de machine
03:06à détruire l'avenir de ces jeunes.
03:07– Alexandre Alconic, vous prenez quand même les 3 000 profs ?
03:09– C'est déjà bien, bien sûr,
03:11mais il faut faire en sorte de rendre le métier plus attractif,
03:13c'est pour ça que nous on avait préconisé dès 2022
03:15d'augmenter les salaires des profs de 5 % par an,
03:20parce qu'il faut qu'on rende ce métier attractif par le salaire,
03:23mais aussi en rétablissant…
03:24– On est à 3 %,
03:26– De quoi ?
03:26– C'est passé à 3 % pour ce travail ?
03:28– Oui, oui, bien sûr, mais j'ai dit en 2022,
03:30on avait proposé ça pour attirer le métier,
03:32excusez-moi, je rappelle…
03:33– Il a eu raison de vous corriger,
03:34aujourd'hui c'est 3 % ?
03:35– Non, aujourd'hui c'est 3 %.
03:36– Aujourd'hui, oui, mais je disais que dès 2022,
03:39essayer d'avoir plus de profs,
03:40c'est ce qu'on avait préconisé,
03:41mais la situation budgétaire, elle est différente,
03:43excusez-moi de faire un retour,
03:45on peut faire des bilans aussi pour se dire
03:47pourquoi aujourd'hui on manque de profs,
03:48mais il y a une deuxième raison pour laquelle on manque des profs,
03:51c'est aussi que le métier n'est pas assez attractif,
03:53à cause justement des conditions aujourd'hui des profs
03:57en termes de difficultés pour y remettre de l'autorité.
04:01Vous savez, il y avait une enquête Thalys en 2024,
04:03dans tous les pays de l'OCDE,
04:06au collège, les profs utilisent 18 % du temps scolaire
04:12pour remettre de l'ordre.
04:14Sur une heure de cours, c'est plus de 10 minutes,
04:16sur une semaine de 25 heures de cours au collège,
04:19c'est 4 heures et demie aujourd'hui pour remettre de l'ordre.
04:21Il n'y a pas un pays de l'OCDE qui est dans cette situation.
04:24Donc on a une vraie crise de l'autorité,
04:25ce qui pénalise aussi les professeurs
04:27qui exercent leur profession dans des conditions difficiles
04:31quand ils sont face à des élèves
04:33parce que leur autorité n'est pas assez affirmée.
04:35Et en plus, il y a des conditions salariales,
04:38comme je viens de le dire,
04:38qui ne sont pas assez attractives pour attirer des profs
04:41pour qu'on puisse avoir des profs aujourd'hui en nombre suffisant.
04:44Moi j'ai été surpris Geoffroy Didier
04:45parce que j'entendais votre candidat Bruno Rotagno dire
04:47que ce n'est pas une question de fric,
04:49ce n'est pas une question d'argent,
04:50ce n'est pas une question de moyens.
04:52On met déjà beaucoup de moyens dans l'éducation nationale,
04:54donc le problème il n'est pas là.
04:56Il a raison, ce n'est pas une question de moyens,
04:57ce n'est pas une question de moyens financiers.
04:59Et je le dis comme président délégué du conseil régional d'Île-de-France,
05:01en réalité, depuis 10 ans,
05:03on met 1 milliard d'euros par an
05:05dans les lycées de la première région de France.
05:07Et quand on voit par exemple ce qui s'est passé
05:09devant le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis,
05:11nous avons rénové ce lycée
05:13avec 45 millions d'euros d'argent public.
05:16L'argent public, vous savez, ça n'existe pas.
05:17C'est la somme des impôts de ceux qui nous regardent.
05:20C'est la rendu des Français, vous en êtes d'accord.
05:21Donc en réalité, ce n'est pas une question de moyens financiers.
05:23En revanche, c'est une question d'organisation.
05:25Et effectivement, j'ai passé la journée aujourd'hui
05:27avec des lycéens à Neuilly-sur-Seine,
05:30où il y a aussi des problèmes d'ailleurs,
05:31mais aussi à Putot et dans d'autres communes d'Île-de-France.
05:34Qu'est-ce qu'ils nous disent ?
05:35Ils nous disent qu'il n'y a pas assez de profs.
05:36Là, effectivement, il y a une question de moyens,
05:38mais d'organisation de l'État.
05:40Parce que tout d'un coup, on a découvert 3000 profs.
05:41Ils étaient où les 3000 profs ?
05:43Ils sont nés cette nuit.
05:45Donc en fait, c'est une question d'organisation.
05:47Vous voyez que ce n'est pas une question de moyens.
05:48Et deuxièmement, il y a une question de rythme scolaire,
05:50une question d'orientation.
05:52Et en réalité, les lycéens sont mal orientés
05:54avec ce machin qui s'appelle Parcoursup,
05:56qui n'est qu'un logiciel, certes,
05:58mais qui en réalité n'est pas transparent
06:00et cache beaucoup de problématiques.
06:02Donc au fond, ce n'est pas une question de bâti,
06:05c'est une question d'organisation
06:06et une question de volonté politique.
06:07Maël Decalan.
06:08Moi, j'ai beaucoup de convergence avec Geoffroy Dudier.
06:11Mais il y a, à certains égards, besoin de moyens
06:14pour rendre leur fierté aux professeurs
06:16et pour augmenter leur rémunération.
06:18Chacun sait que leur rémunération,
06:20elle est complètement décrochée
06:21par rapport à la moyenne des pays occidentaux.
06:23L'écart, c'est à peu près 20%.
06:24Et tant qu'on ne paiera pas mieux les professeurs,
06:27eh bien, c'est un métier qui n'aura pas assez d'attractivité.
06:30C'est un métier auquel on ne rendra pas sa dignité.
06:32Donc il y a un sujet de moyens sur le salaire des enseignants.
06:35J'y ajoute dans les revendications des lycéens
06:38des sujets assez ciblés, mais importants,
06:40sur la médecine scolaire, sur l'orientation.
06:42Puis après, il y a tout le reste.
06:43Et c'est là où je suis d'accord avec Geoffroy Dillier.
06:45C'est qu'il y a un énorme problème d'organisation.
06:47Songez quand même que l'éducation nationale,
06:49c'est un peu plus d'un million deux cent mille personnels
06:51et que toute l'organisation de ce système,
06:54elle est ultra centralisée.
06:56Elle craque de partout.
06:57Tout est géré depuis Paris.
06:58Et donc les écoles, elles ont besoin de profs motivés.
07:01Elles ont besoin de liberté,
07:03notamment pour s'organiser,
07:04pour donner la capacité aux principaux...
07:05Mais attendez, avec vous,
07:06et je vous pose la question à vous et aux autres,
07:08et avec vous, plus de profs ou pas ?
07:09Si vous arrivez au pouvoir,
07:10il y a plus de profs à la fin ?
07:11Alors, il y a plus de profs devant les élèves.
07:13Il y a plus de profs devant les élèves.
07:14Et je reviens sur les trois mille profs
07:16qu'on a trouvés du jour au lendemain.
07:19C'est ça le sujet.
07:20C'est qu'un système extraordinairement centralisé
07:23dans lequel il faut l'autorisation du recteur
07:24ou du ministre de l'Éducation nationale
07:27pour le mouvement des enseignants.
07:29Forcément, vous avez une inadéquation.
07:31Les gens ne sont pas devant les élèves.
07:32Les gens ne sont pas au bon endroit.
07:33Si demain, c'est le proviseur
07:35qui recrute ses profs,
07:37comme le font n'importe quel élu local,
07:40n'importe quel élu local,
07:42eh bien là, vous allez avoir une fluidité
07:43qui sera beaucoup plus grande, une agileté.
07:45Donc les écoles, elles ont besoin de profs,
07:48elles ont besoin de liberté.
07:49Et j'ajoute, je m'arrête pas,
07:50elles ont aussi besoin d'autorité.
07:51Mais ce qui est intéressant,
07:52quand on vous écoute tous les quatre,
07:53et tous les quatre, vous avez réfléchi,
07:55avec vos candidats à la présidentielle,
07:57à l'avenir de l'éducation.
08:00Et en fait, vous cavalez aussi un petit peu,
08:03pardon l'expression est assez désappropriée,
08:06mais derrière, ce qui se passe aujourd'hui
08:08dans la rue avec les lycéens.
08:09Mais, mais, je trouve que
08:11si vous voyez un peu plus loin,
08:13pour une candidature à la présidentielle,
08:15quand on voit que les classements PISA,
08:18on est à la ramasse totale,
08:20qu'il y a peut-être des problèmes de fond
08:23qu'il faut traiter,
08:24qui vont au-delà de savoir
08:25si le collège, il n'y a pas de ras,
08:28s'il y a un prof...
08:30Vous admettrez que c'est important.
08:32C'est important, mais c'est pas non plus que ça.
08:35PISA a absolument raison.
08:36La France était enviée,
08:40louée dans le monde entier,
08:41pour le modèle de son éducation nationale publique.
08:45Et aujourd'hui, on se retrouve derrière,
08:49très loin dans les classements.
08:50La vérité, c'est que ça vient de très loin.
08:52C'est-à-dire qu'en réalité,
08:53aujourd'hui, un enfant d'ouvrier
08:55n'a quasiment plus aucune chance,
08:56y compris depuis l'école maternelle,
08:58d'avoir une situation sociale.
09:00C'est les chiffres qui sont écrasants,
09:02meilleurs que celles de ses parents.
09:03Alors, je veux bien que Geoffroy Didier
09:05n'ait pas vu les problèmes de moyens et de trisocial
09:07depuis sa visite au lycée de Neuilly,
09:09ou plutôt aujourd'hui.
09:10Mais enfin, ça existe.
09:11Et je le dis avec force.
09:12– Non, non, il y a des gros problèmes au lycée de Neuilly,
09:14c'est connu.
09:14– Dans les quartiers populaires, la vérité,
09:17c'est que l'école publique est tellement délabrée,
09:20les salaires des profs, derrière le Portugal,
09:23derrière des pays de l'Europe centrale,
09:26que vous avez une espèce de cercle vicieux qui s'est enclenché.
09:29Et il y a une éviction scolaire énorme vers l'enseignement privé sous contrat.
09:33« Ah, cet enseignement privé sous contrat, cet enseignement privé sous contrat… »
09:37– On va repartir avec la guerre scolaire et ça ne va rien régler.
09:39– Je vais juste terminer ma phrase, Yves Tréa.
09:41Je vois que vous êtes le défenseur d'un certain ordre établi.
09:45Moi, je suis le défenseur de la promotion sociale par l'école.
09:48Et quand vous avez des écoles qui sont sous contrat,
09:50vous pourriez dire d'ailleurs, Geoffroy Didier,
09:52combien vous donnez au lycée chrétien sous contrat.
09:56– Parce que vous êtes tous les jours.
09:58– Moi, je suis contre les jours.
10:00– Vous allez pouvoir me répondre et je vais finir ma phrase comme ça.
10:02Je souhaite que tout le monde soit soumis à la même obligation de mixité sociale.
10:07Car quand vous cumulez les handicaps, oui, il est clair,
10:11et ce mouvement est parti des quartiers les plus populaires, les plus défavorisés,
10:15il est clair que déjà, il y a impossibilité de promotion sociale.
10:20Mais quand on donne les mêmes moyens à ceux qui trient et à ceux qui prennent,
10:24tous ceux que les autres lycées n'ont pas voulu…
10:26– Là, vous parlez du lycée.
10:27– C'est incroyable cette hypocrisie de la gauche
10:30qui en réalité vient sur les plateaux de BFM.
10:32– Un milliard d'euros ?
10:33– Moi, je suis allé au lycée public, mes enfants sont les lycées publics.
10:36– Ils sont uniquement favorables au lycée public et jamais pour les lycées privés,
10:39mais qui sont en fait les premiers à mettre leurs gamins dans les lycées privées.
10:41– Alors, ça vous trouvait mal ?
10:42– Ils ont pris acte du fait…
10:44– J'ai trois enfants, ils sont allés au collège à Pantin, à Torcy,
10:48d'ailleurs dans le même collège que les frères Pogba,
10:50donc vous tombez très très mal.
10:51– Vous saurez bien une exception, François Calfon,
10:53parce qu'il y a beaucoup d'élus de gauche
10:54qui auraient donné beaucoup de leçons de morale
10:56et qui sont les premiers à y mettre dans les lycées privées.
10:57– Vous ne l'essayez pas de leçons de morale,
10:58mais vous l'églisez de vous expérimenter.
10:59– Je veux juste qu'on précise des choses.
11:00– Sur le fait.
11:01– Qu'est-ce que vous voulez concrètement ?
11:03– Moi, je le sais parce que j'étais avec votre candidat
11:05il n'y a pas fait longtemps pour un débat.
11:07– Je souhaite tout simplement que l'argent public
11:10aille au fait qu'il y ait les mêmes conditions de mixité sociale
11:15là où va l'argent.
11:17– C'est-à-dire que les collèges et les lycées privés soient soumis…
11:21– Attendez, François Calfon,
11:22c'est-à-dire que les collèges et les lycées privés soient soumis à la carte scolaire.
11:25– C'est une obligation de mixité sociale, c'est clair.
11:28Si moi je refuse la mixité sociale,
11:30c'est comme l'hospitalisation privée et publique.
11:32Si je prends que les appendicites,
11:34ben oui, ça va aller bien.
11:35Par contre, si je prends tous les gens qui sont en aide médicale d'État,
11:39ben oui, là mes finances vont plonger.
11:40Mais c'est toujours la même chose.
11:41– Maël Decalan, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
11:43– Favorise les catégories sociales favorisées.
11:45– Maël Decalan, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
11:47– Trois choses.
11:48D'abord, sur Yves Tréard,
11:52je viens du Finistère,
11:53que dans le Finistère, il y a 9 lycéens sur 10
11:55qui n'ont pas manifesté et qui ne se portent pas si bas.
11:58Alors il peut y avoir de l'anxiété, il peut y avoir de l'angoisse,
12:00mais c'est la voix de ces lycéens qui veulent étudier,
12:02qui veulent travailler,
12:03elle mérite aussi d'être portée.
12:04Elle mérite aussi d'être portée.
12:05La deuxième chose que je réponds,
12:06c'est qu'il y a un sujet d'organisation en éducation nationale,
12:09mais il y a aussi, comme le disait Yves Tréard,
12:11un sujet de décrochage général du niveau de notre système.
12:15Et Edouard Philippe, et comme d'autres,
12:17comme Bruno Retailleau,
12:18il propose en particulier…
12:19– Ah dis donc, ça fait deux fois que…
12:20– Il propose, mais on a des convergences et c'est heureux.
12:22– Il y a une main tendue.
12:22– Non, non, c'est pas…
12:23– Vous n'avez pas le bras, c'est long encore pour traverser la table, mais…
12:26– Non, on a des convergences et c'est heureux.
12:28Et tout ce qui concourt à remettre,
12:30dans les premières années de l'enseignement,
12:32les savoirs fondamentaux au cœur du système de l'éducation,
12:35dans tous les pays…
12:36– Non mais Tréard, mais vous ne répondez pas,
12:37sur le privé, la mixité dans le privé.
12:39– Et je vais répondre quelque chose à François Calfon,
12:41moi je suis président d'un département
12:42dans lequel la moitié des gamins,
12:43dans toutes les catégories,
12:45pas les riches, pas les bourgeois,
12:47pas comme dans les banlieues que vous connaissez peut-être,
12:49dans lequel 50% des gamins sont scolarisés
12:52dans l'enseignement privé, d'accord ?
12:54Et dans lequel le privé a des choses à apprendre,
12:56peut-être, au reste de la France.
12:57Qu'est-ce que je veux dire par là ?
12:58– Mais c'était pas la question !
12:59– C'était pas la question !
13:01– La question de François Calfon,
13:03c'est rien d'autre qu'une agression du système privé.
13:05Il veut simplement provoquer l'ensemble de celles et ceux
13:10qui scolarisent leurs gamins,
13:11qui sont des contribuables, qui payent des impôts,
13:12et qui décident, au nom de la liberté de choix,
13:14de scolariser leurs gamins dans l'enseignement privé,
13:16ce n'est rien d'autre.
13:17Donc moi, je voulais simplement essayer de revenir sur le fond
13:19pour dire que ce qui se passe dans beaucoup…
13:22– Mais avec plaisir, mais le lycée public
13:24ne doit pas être le rebut pour les pauvres.
13:28– C'est très méprisant.
13:30– Alors, si je peux aller au bout du raisonnement…
13:31– C'est très méprisant.
13:32– Ce qui est intéressant dans beaucoup d'établissements privés,
13:36mais de départements qui sont populaires, comme le mien,
13:39c'est que vous avez exactement ce que propose
13:41Edouard Philippe au plan national,
13:42c'est-à-dire la liberté d'organisation.
13:43Vous avez des directeurs qui ont la possibilité
13:46de recruter davantage comme ils le pensent nécessaire,
13:49d'organiser les emplois du temps comme ils le pensent futile,
13:51ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans l'éducation nationale,
13:53qui crèvent de sa centralisation.
13:55Donc d'un côté, avoir des programmes uniques au plan national,
13:57d'avoir une équité dans la distribution des moyens,
13:59c'est une chose.
14:00En revanche, de donner la liberté,
14:02la liberté d'organisation du service,
14:03ça nous sort de…
14:04– Sur ce débat-là, public-privé.
14:06– Mais en fait, on peut quand même se poser la question,
14:08justement, pourquoi tout le monde aujourd'hui
14:09a envie d'aller dans le privé ?
14:10Pourquoi les résultats sont si différents ?
14:12– Tout le monde n'a pas envie d'aller dans le privé.
14:13– Si, je suis désolé, les études montrent…
14:16– Regardez, vous en avez un devant vous.
14:17– Non, mais moi, j'ai été aussi dans le public.
14:20– On voit bien qu'il y a des résultats…
14:21– Voilà, il y a des résultats qui sont plus familles.
14:23– C'est déjà la moitié du plateau.
14:24– Pourquoi il y a tel écart ?
14:26Et quand on parle de moyens,
14:28je vais juste…
14:29C'était intéressant, M. Tréhard parlait des résultats.
14:32Je vais juste comparer à d'autres pays.
14:34Par exemple, au Japon, sur le lycée,
14:36ils mettent 32,5% de moins par élève.
14:39Et ils ont des résultats, évidemment, sans commune mesure.
14:42Et je vais prendre plus proche.
14:43On va comparer à d'autres pays européens.
14:45Par exemple, la Pologne.
14:46– Alors, pourquoi ?
14:47– La Pologne, attendez !
14:49– C'est un dialogue, c'est pas…
14:51– Bien sûr, mais moi, je ne vous ai pas interrompu, M. Calcon.
14:53– Mais ça m'intéresse.
14:53– Non, mais je n'ai pas fini mon propos, si vous permettez.
14:55J'ai cité le Japon.
14:57Mais j'ai comparé à d'autres pays européens.
14:58Vous pouvez prendre l'Italie,
14:59on est à 20% de moins par élève au lycée.
15:02Ils ont des meilleurs résultats, surtout.
15:04La Pologne, n'en parlons pas.
15:06En maths, en sciences, en lecture,
15:07c'est 56% de moins par élève au lycée,
15:1022% de moins au collège.
15:12Et donc, à un moment, il va falloir se poser la question,
15:14pourquoi ?
15:15– C'était la question de la poser.
15:16– Je parlais tout à l'heure de la crise d'autorité
15:19et des difficultés à transmettre, justement,
15:21quand on est aujourd'hui dans les établissements scolaires français,
15:24parce que là, on bat tous les records, justement,
15:26et la difficulté qu'on a par rapport à ça.
15:28Je parlais de public.
15:29Moi, j'ai été dans un lycée public aussi,
15:32en filière professionnelle, à côté des mureaux.
15:34Je vous assure, je parlais tout à l'heure de la stade de 18%.
15:36Moi, c'était 50% de cours qui étaient impossibles,
15:38avec les profs qui se faisaient insulter,
15:40avec une pression permanente.
15:42Et aujourd'hui, quand on parle de l'écart avec les banlieues,
15:44vous l'avez dit, M. Calfon, vous avez parlé des banlieues.
15:46Vous savez qu'on met plus d'argent dans les lycées de banlieue.
15:49Vous savez qu'aujourd'hui, les profs qui sont en rep ou en rep plus
15:52gagnent mieux leur vie.
15:53Il y a un grand constat, mais on n'a pas vu le début de commencement de la solution.
15:56Attendez ! Dans les lycées de banlieue,
15:57mais moi, je ne vous ai pas interrompu, je vous ai laissé faire.
16:00Vous prenez l'heure de constat sans dire une solution.
16:03Dans les lycées de banlieue,
16:04les profs sont mieux payés, vous savez, en rep ou en rep plus.
16:06Alors, pourquoi ils ont moins envie d'y aller ?
16:08Parce qu'évidemment qu'aujourd'hui,
16:09c'est beaucoup plus difficile de pouvoir transmettre
16:12et essayer d'enseigner
16:14dans ces conditions, parce que vous avez
16:16une insécurité, une crise de l'autorité
16:19présente globalement
16:20dans le lycée public et dans les établissements publics,
16:22mais accentuer largement plus
16:23dans les filières pro et dans les lycées.
16:26J'entends ce que vous dites, Alexandre.
16:28Et si on n'aborde pas ce sujet tabou,
16:32évidemment qu'on n'y arrivera pas.
16:34Il y a une particularité quand même.
16:36Quand vous reprenez les 10 revendications
16:38qui sont portées par un certain nombre d'organisations,
16:41il n'y a pas ce que vous dites.
16:42Oui, justement.
16:43Mais est-ce qu'on a le droit
16:44de se dire, de prendre de la hauteur
16:46et de se dire qu'on peut avoir
16:49écouté les séjeunes
16:50et avoir une vision en se disant
16:52quand je regarde les chiffres,
16:53quand je compare,
16:54peut-être qu'il peut y avoir d'autres solutions.
16:55Par exemple, je vais répondre sur un point
16:57sur les lycées, c'est intéressant,
16:59sur les revendications des lycéens.
17:00Une des revendications, c'est
17:02on ne veut plus avoir froid
17:05l'hiver et trop chaud
17:06à partir du mois de mai-juin
17:08et des difficultés ensuite
17:10pour aller en cours dans ces conditions.
17:13Là, je ne comprends pas moi
17:14parce que quand j'entends Jean-Luc Mélenchon
17:16qui aujourd'hui est applaudi
17:17par une partie de ces lycéens,
17:19il avait dit,
17:19quand Marine Le Pen en mai dernier
17:21avait dit qu'il fallait généraliser
17:22les climatiseurs
17:23et notamment les pompes à chaleur RR,
17:24il avait dit arrêtez avec ce machin.
17:26Mais aujourd'hui, c'est une anomalie
17:28que dans tous les lycées
17:29et dans toutes les écoles aujourd'hui,
17:31on n'est pas des pompes à chaleur RR
17:33qui permettent d'économiser de l'énergie
17:35de 30 à 50 % l'hiver
17:36et qui permettent de pouvoir faire en sorte
17:39que nos enfants puissent aller
17:40dans les établissements scolaires l'été
17:42et peut-être que ça se rend plus tôt
17:43et il y a une idéologie là-dessus.
17:46Par exemple, moi, je suis conseiller municipal à Tours.
17:48La municipalité de Tours, de gauche,
17:50comme dans beaucoup de collectivités de gauche,
17:53refuse les climatiseurs par pure idéologie
17:55et ensuite, ils se plaignent
17:56que les élèves ont trop chaud.
17:58Geoffroy Dillier, ensuite, une image à vous montrer.
17:59François Calfon sur l'enseignement privé
18:01est parfaitement caricatural
18:02et je crois d'ailleurs qu'il le sait.
18:04Moi, j'ai été élève dans un lycée privé
18:07sous contrat.
18:08Eh bien, je peux vous dire
18:09que dans le lycée privé où j'étais,
18:10il y avait des gosses de ministres
18:11mais il y avait aussi des gosses
18:12de gardiens de l'immeuble
18:12et des gosses d'ouvriers.
18:13Parce qu'en fait, la réalité
18:14n'est pas celle que vous décrivez.
18:16Et puis, vous parlez des lycées publics
18:17comme si les lycées publics
18:18étaient un exemple de mixité.
18:20Mais en réalité, il y a de lycées publics
18:21et lycées publics.
18:22On n'a pas les mêmes choses dans la vie.
18:23Il y a un lycée qui fait du truc
18:24qui s'appelle Henri IV.
18:25Je ne vous ai pas coupé.
18:26Non, il y a Louis Grand.
18:26Je ne vous ai pas coupé.
18:27On n'a pas les mêmes choses dans la vie
18:29quand on est dans le 16e,
18:30ou au lycée Henri IV,
18:32effectivement, dans le 5e arrondissement,
18:34que quand on est au lycée Paul-Éluard
18:36à Saint-Denis.
18:37Donc, ne racontez pas
18:38que les lycées privés
18:39sont tous privilégiés
18:41et que les lycées publics
18:42sont tous, en réalité,
18:43appauvris comme vous disiez.
18:44Ils ne sont pas soumis.
18:45Le vrai problème,
18:47le vrai problème,
18:48il est celui d'un événement par le bas
18:50dont vous avez été d'ailleurs
18:51un complice avec la gauche
18:53puisqu'aujourd'hui,
18:54il y a beaucoup de gamins
18:55qui arrivent en 6e
18:56et qui ne savent pas lire,
18:57compter et écrire.
18:58C'est pour ça qu'il faut un examen,
19:00en réalité, de sélection en 6e.
19:01Oui, mais vous les sélectionnez.
19:02Qu'est-ce qu'on fait quand ils n'ont pas l'examen ?
19:04Les gamins de 3 ans,
19:06vous les foutez l'heure ?
19:07Mais pas du tout.
19:07On les met au niveau
19:08et ils redoublent si c'est nécessaire.
19:10Et vous le savez aussi,
19:11on va arrêter avec l'hypocrisie,
19:12on donne le bac à tout le monde aujourd'hui.
19:14Le bac ne vaut plus rien.
19:15Et donc, on trompe les gens.
19:17On trompe les gamins.
19:18On leur permet, un, d'avoir le bac
19:20et deux, d'aller dans des filières
19:21dont on sait très bien
19:22qu'elles ne déboucheront pas
19:23sur des métiers.
19:24C'est une gigantesque.
19:25On va rester là-dessus.
19:27Sur le bac de la gauche,
19:28il n'y a pas trop de nul,
19:31il n'y a pas trop de nul.
19:32Sur le bac,
19:34sur ce que dit Geoffroy Didier,
19:35sur le bac et son candidat.
19:37Parce que ce matin,
19:38Bruno Retailleau disait
19:39qu'il y a un énorme mensonge,
19:40effectivement,
19:40c'est qu'on donne le bac à tout le monde.
19:42Est-ce que vous êtes d'accord là-dessus ?
19:44Attendez, on va revenir aux fondamentaux.
19:47Monsieur le représentant
19:48du Rassemblement National
19:49reproche qu'on donne plus
19:51à ceux qui ont moins.
19:52Ça s'appelle la solidarité.
19:53Mais vous êtes contre la solidarité.
19:55Mais non, ça ne marche pas,
19:56M. Calfon.
19:57Je vais essayer de répondre
19:59aux questions qu'on pose.
20:01C'est un peu caricatural quand même.
20:03D'accord.
20:04J'ai entendu quelques caricatures ici.
20:06Geoffroy Didier dit à l'instant,
20:07il faut rétablir quasiment
20:10à l'école maternelle
20:11des examens.
20:12Je ne sais pas ce qu'on fera des gosses.
20:14Là aussi, c'est un truc.
20:16Pour répondre à votre question.
20:18Pour répondre à votre question.
20:19Ne vous gossez pas
20:19les téléspectateurs qui vous regardent.
20:21Ils sont intelligents.
20:22Écoutez, ils sont tellement intelligents
20:23que vous nous avez parlé
20:24de la péréquation
20:25depuis le lycée de Neuilly.
20:27Pluton, vous êtes allé voir.
20:28Est-ce que je vous ai parlé
20:29de l'école maternelle ?
20:30J'en termine quand même
20:31parce que vous m'avez posé une question.
20:32Je réponds.
20:33Les ZEP,
20:34ça a été créé par la gauche.
20:35C'était l'idée
20:36qu'il faut renforcer les moyens
20:37dès le plus jeune âge.
20:39Je vais même vous dire une chose.
20:40Parce que moi,
20:41je ne suis pas quelqu'un de sectaire.
20:42Quand M. Macron,
20:43le premier Emmanuel Macron,
20:45a mis en place
20:46le dédoulement des classes
20:48en primaire.
20:49Très bonne.
20:49D'accord.
20:50Sauf que c'est neuf ministres.
20:52C'est-à-dire qu'il a eu
20:53quelques intentions.
20:53Mais comme d'habitude,
20:54le et en même temps
20:55a tout fait voler en éclats.
20:57Eh bien, oui,
20:57il faut discriminer positivement
20:59parce qu'on sait très bien
21:01que ça, c'est les travaux
21:02de l'agir pour l'école.
21:03Je réponds.
21:04Quand je réponds
21:04des choses très précises
21:05qui ne sont pas caricaturales,
21:06vous me coupez la parole.
21:07Le point, il est tout simple.
21:09C'est que des gosses
21:10qui n'arrivent pas
21:10à sortir de l'école primaire
21:12sans apprendre à lire et écrire,
21:15vous les prenez au collège
21:17ou au lycée,
21:17ils ne sauront pas lire ou écrire.
21:19C'est ce qu'on est en train de dire tous.
21:22Je ne cherche pas à m'opposer.
21:24On me demande
21:24quelle est la politique.
21:26La politique,
21:26c'est qu'il faut faire
21:27le dédoulement scolaire.
21:29Il faut faire en sorte
21:30que les gamins...
21:31Ça, c'est les fondamentaux.
21:32Ça commence depuis le plus jeune âge
21:34que les gamins
21:34qui n'ont pas l'occasion
21:35d'apprendre à la maison,
21:37puissent vraiment apprendre
21:37à l'école à lire, écrire, compter.
21:39Ça, c'est les fondamentaux.
21:40Si on cherche à tracer
21:41un peu de perspective,
21:42parce qu'on approche
21:43d'une élection présidentielle,
21:44c'est bien,
21:44il y a beaucoup de bruit
21:45sur ce plateau,
21:46mais moi, quand je pose la question
21:47à tous les profs
21:48que je croise dans mon département,
21:49ils me disent au fond,
21:50on a besoin de quatre choses.
21:51On a besoin des savoirs fondamentaux,
21:53en particulier dans les premières
21:55années d'enseignement.
21:56Et donc, c'est sur ça
21:56qu'il faut mettre le paquet.
21:57C'est ce que propose
21:58Edouard Philippe,
21:58ce n'est pas le seul
21:59et c'est tant mieux.
21:59Donc ça, c'est une première direction.
22:00Il y a Bruno Retailleux aussi ou pas ?
22:01Pas que, pas que.
22:02Il y a Bruno Retailleux.
22:04Il faut faire des sélections.
22:05Edouard Philippe,
22:05c'est un homme de droite
22:06qui veut rassembler
22:06la droite et le centre.
22:08Peut-être qu'un jour,
22:09Geoffroy Didier sera là.
22:09Il a été maîtroniste.
22:11Il a oublié.
22:12Nous voilà marieurs ce soir.
22:14Pour être un tout petit peu sérieux,
22:16ils disent qu'on a besoin
22:16des savoirs fondamentaux
22:17dans les premières années
22:18d'enseignement.
22:19Ensuite, ils disent
22:19qu'on a besoin d'autorité.
22:21Edouard Philippe,
22:21il propose également
22:23de mettre à l'amende
22:24les parents,
22:25des enfants harceleurs,
22:26des enfants casseurs.
22:27Et je pense que ça ferait
22:28beaucoup de bien.
22:29Ils disent qu'on a besoin
22:29d'autorité
22:30parce qu'on passe
22:30beaucoup de trop de temps
22:31et pas seulement
22:31dans les quartiers difficiles,
22:32dans tout le pays,
22:34à faire un boulot
22:34qui n'est pas celui des profs.
22:35Ils disent une troisième chose.
22:37Ils disent qu'on a besoin
22:38d'être mieux considérés
22:39et ça passe, oui,
22:40par la reconnaissance salariale.
22:41Et en contrepartie
22:42de ces salaires qui augmentent,
22:43il peut y avoir plus
22:44de temps de présence
22:44dans les établissements.
22:45Et puis ils disent enfin
22:46une quatrième chose,
22:47même si ça paraît
22:48peut-être un peu abstrait.
22:49Ils disent
22:50le système est complètement cassé.
22:51C'est ce que j'essayais
22:52d'expliquer tout à l'heure.
22:52Pourquoi il n'a pas fait ça
22:53Edouard Philippe
22:53quand il était Premier ministre ?
22:56Monsieur Meclerc,
22:57on a besoin d'un système
22:58qui s'organise
23:00de manière beaucoup plus souple
23:02parce qu'on n'en peut plus
23:03d'avoir un mouvement de l'emploi
23:04qui passe par Paris
23:06pour avoir le droit
23:06d'aller travailler
23:07dans l'établissement d'un côté.
23:09Je caricature un petit peu.
23:09Mais Monsieur Decalan,
23:10pourquoi il n'a pas fait ça
23:11quand il était Premier ministre ?
23:12Il a fait une partie de tout ça
23:13quand il était Premier ministre
23:14sur les savoirs fondamentaux,
23:15sur le dédoublement des classes.
23:16Sur les savoirs fondamentaux ?
23:18On enfonce des portes ouvertes.
23:19Maintenant, tout le monde dit ça.
23:20Non, non, non.
23:20Mais qu'est-ce qu'il a fait
23:21par exemple sur l'autorité ?
23:22Ce qu'on évoquait.
23:23Vous parliez des amendes.
23:24Est-ce qu'il a joué
23:25sur les allocations familiales ?
23:27C'est assez amusant
23:28de voir un parti politique
23:29qui a changé d'avis
23:30à peu près tous les 5 ans
23:31au Premier présidentiel.
23:32Ça fait depuis des années
23:32qu'on dit ça.
23:33Le Premier présidentiel
23:33de la Première présidentielle.
23:34On a commencé l'émission
23:35en vous prenant
23:36les pieds dans le tapis
23:37parce que vous disiez
23:38des choses que votre candidate
23:39ne propose plus aujourd'hui.
23:41Je ne me prenais pas
23:41les filles dans le tapis.
23:42Je faisais un récapitulatif
23:43en 2022, on disait 5%.
23:45Aujourd'hui,
23:45à cause de la situation budgétaire,
23:47on est passé à 3%.
23:48Mais je disais
23:48qu'on aurait attiré
23:49plus de professeurs
23:50si on avait pris le pouvoir
23:51en 2022.
23:51C'est difficile.
23:52Vous savez que c'est difficile
23:53de débattre avec vous
23:54parce que dès qu'on dit quelque chose,
23:55vous interrompez
23:55votre interlocuteur.
23:56Moi, je ne vous ai pas interrompu.
23:57Je ne vous ai pas interrompu.
23:58Vous me dites que j'ai l'inforcé ?
24:00C'est un dialogue.
24:04Il n'avait pas pris conscience
24:10avant, c'est ça ?
24:11Il n'a rien fait
24:13de ce que vous avez dit ?
24:14Absolument.
24:15Bien sûr que si.
24:16Bien sûr que si.
24:16Je vous l'ai dit.
24:17Le retour de l'autorité
24:18à l'école.
24:18Mais par quoi ?
24:19Vous venez d'annoncer
24:20des choses pour l'autorité.
24:21Il n'a mis en place
24:21aucune de ces mesures.
24:23Celle qu'il propose aujourd'hui
24:24comme le président
24:25de la prison de l'Ampibuc.
24:26Puisqu'on parle d'autorité.
24:28Oui, il faut y en dire.
24:28Non, non, attendez.
24:29Puisqu'on parle d'autorité,
24:30je voudrais revenir
24:30à une des images
24:32tournées par nos équipes
24:33aujourd'hui.
24:34On est à la fin
24:34de la manifestation
24:36à Bastille.
24:37Lisa Hadef,
24:37avant de voir cette image,
24:39le contexte,
24:39parce qu'on va reparler
24:40de la manière
24:41dont les manifestations
24:43lycéennes et étudiantes
24:44ont été encadrées
24:46par les forces de l'ordre.
24:47Lisa ?
24:47Fin de manifestation,
24:48retour plutôt au calme
24:50et une compagnie
24:51de la BRAVEM,
24:52donc brigade de répression
24:53de l'action violente motorisée
24:54qui sont donc des policiers
24:56des compagnies d'intervention
24:57et une brigade
24:58de compagnies d'intervention
25:00essayent de pousser
25:01les manifestants
25:02jusqu'au boulevard d'Hydro
25:03pour aller en direction
25:03de la place de la nation
25:04et là,
25:06ils attrapent,
25:07ils interpellent
25:08un jeune homme
25:08qui est capuché
25:09pour l'extraire
25:10de la foule
25:11quand l'un des policiers
25:12qui fait partie
25:13de la compagnie d'intervention
25:14qui est à pied
25:15a un geste très violent
25:17à l'égard du jeune homme.
25:18On vous laisse regarder.
25:20Un coup de genou
25:20que vous allez voir,
25:21c'est filmé par nos équipes.
25:23On vous montre la séquence
25:24et on en parle juste après.
25:52Laissez-le !
25:56Il a mis un coup de genou
25:58à la tête !
25:59Il a mis un coup de genou
25:59au nez !
26:00Et tout le monde en cul !
26:04On se pousse !
26:06Lisa ?
26:07Précision importante,
26:08on ne sait pas encore
26:10ce qui s'est passé avant,
26:11on ne connaît pas
26:11le contexte exact
26:12juste avant cet incident
26:14et je précise
26:14que si vous avez vu
26:15du sang sur la capuche
26:16du jeune homme,
26:16il avait déjà
26:17des tas de sang sur la capuche
26:18avant de recevoir
26:19le coup de la part du policier.
26:20Le coup est particulièrement volant.
26:21Il y a une enquête
26:21qui est ouverte ce soir,
26:22c'est ce que nous dit
26:23la préfecture de police
26:24de Paris,
26:24Alexandre Zarnicolik.
26:25Non mais depuis le début,
26:27on nous sort systématiquement
26:28des affaires
26:29où la police est mise en cause
26:31et à chaque fois,
26:32trois jours après,
26:33on apprend qu'au final,
26:34c'était complètement bidon.
26:35Mais je me souviens...
26:35La main arrachée,
26:36c'est bidon,
26:37M. Nicolik.
26:37Non, vous ne pouvez pas dire ça,
26:37Alexandre Zarnicolik.
26:38L'œil arraché,
26:39c'est bidon,
26:40M. Nicolik.
26:41Mais la main arrachée,
26:41il y a une vidéo
26:42qui atteste que c'est le jeune
26:43qui s'est penché
26:43pour prendre la grenade.
26:45Oui, bien sûr,
26:45c'est dramatique.
26:46Non, je ne m'en fiche pas,
26:47c'est dramatique.
26:49Ça, pour le coup,
26:50la main arrachée,
26:51ce n'est pas du tout confirmé.
26:53Que le jeune homme
26:53prenne la grenade,
26:54etc.
26:55C'est pas du tout confirmé.
26:55C'est une image qui montre
26:56qu'il se baisse et qu'il se baisse.
26:57Vous êtes à les GPM,
26:58M. Nicolik ?
26:59Non, mais...
26:59Il y a une enquête ouverte.
27:00On n'a pas eu des conclusions.
27:01Oui, il y a une enquête,
27:01mais comme pour l'histoire...
27:03Vous avez la conclusion,
27:04vous, de l'enquête.
27:04Allez-y, allez-y,
27:14que le policier se fasse lyncher
27:16et qu'il y ait une tentative de meurtre.
27:17Le jeune lui-même,
27:19quand il arrive devant le procureur,
27:21dit
27:21« Non, non, il n'a pas essayé
27:22de me noyer. »
27:22Puis après, son avocat dit...
27:24Et son avocat conteste
27:25et dans ce cas-là...
27:25Oui, son avocat dit
27:26qu'il s'est pas bien
27:27pour les Français.
27:27Il faut tout dire,
27:28Alexandre Nicolik.
27:29C'est inquiétant
27:30pour l'éducation nationale.
27:31Il faut dire les choses.
27:32Là, dans cette affaire à Belfort,
27:33il y a deux enquêtes ouvertes.
27:34Il y a une enquête ouverte
27:35pour les coups
27:36qui ont été portés aux policiers
27:37et une enquête ouverte
27:37pour la manière
27:38dont l'arrestation s'est faite.
27:39À Lille,
27:40il y a des élus LFI
27:40qui dénonçaient
27:41un chien d'attaque
27:42lâché par des policiers.
27:43C'est autorisé dans d'autres pays.
27:44En Allemagne ou en Belgique,
27:45c'est autorisé,
27:46les chiens d'attaque.
27:46En France, c'est interdit.
27:47En l'occurrence,
27:48c'était pas le cas.
27:48C'était un chien errant.
27:49C'est confirmé
27:50que c'était un chien errant.
27:50Ça, je l'avais pas celle-là.
27:51Non, mais je peux vous faire
27:52la liste, elle est longue.
27:53Il y a eu quelques jours,
27:56un policier a été accusé
27:57d'agression sexuelle.
27:58La jeune fille en question
27:59a dit pas du tout,
28:00il n'y a pas eu d'agression sexuelle.
28:02Il s'en est d'accord.
28:02Non, mais oui,
28:03mais ça commence à faire.
28:03Vous vivez dans une réalité
28:04Mais attendez,
28:05ça commence à faire.
28:05Moi, ce que je vois,
28:06c'est qu'aujourd'hui...
28:07On est quasiment à une vingtaine
28:08d'enquêtes IGPN.
28:09Je vais vous répondre.
28:09Vous êtes d'accord, oui ou non ?
28:10On est à une vingtaine
28:11d'enquêtes IGPN.
28:11Sur combien d'interpellations ?
28:13Une vingtaine d'enquêtes IGPN.
28:15D'accord.
28:15Mais je vais juste compléter.
28:17Quand on voit parfois
28:19certaines scènes,
28:20cette dame qui se fait attaquer
28:22et qui se fait brûler le visage
28:24alors qu'elle demande juste du calme,
28:25j'aurais préféré
28:26qu'il y ait une intervention policière
28:27musclée pour empêcher ce jeune
28:29de brûler au visage cette femme.
28:31Quand des policiers reçoivent de l'acide,
28:33quand des professeurs sont frappés,
28:35quand on voit les dégâts
28:36qui aujourd'hui sont commis
28:37et ces lycées parfois flambant neufs
28:39qui sont détruits,
28:40je préférerais qu'il y ait
28:41des interventions policières.
28:42Je préférerais qu'il y ait
28:43des interventions policières
28:44y compris musclées.
28:44Et on a parlé des deux,
28:45Alexandre Nicolique.
28:46Quand il y a des blocus...
28:47Et notre boulot,
28:47c'est de parler des deux précisément.
28:48Bien sûr.
28:49Mais excusez-moi,
28:50je vois qu'il y a une disproportion
28:51entre les près de 800 policiers
28:54qui sont blessés
28:54et la vingtaine de cas
28:56qu'on est en train d'évoquer.
28:57Il y a des enquêtes
28:58et l'enquête dira exactement
29:01ce qui s'est passé.
29:02Mais on souffre aujourd'hui
29:03d'une impuissance de notre police
29:05pour intervenir
29:05parce qu'aujourd'hui,
29:06les policiers ont peur
29:07de ce type d'accusation
29:08et pour protéger justement
29:10ceux qui sont agressés,
29:11la casse qu'on est en train de subir
29:13et parfois des choses
29:14qui n'ont rien à voir.
29:15Donc là,
29:16sur les images que l'on voit là,
29:17ce soir,
29:18vous n'avez rien à redire.
29:18Non, mais il n'a rien à redire.
29:19Mais ça, on a bien compris
29:20que c'était la défense.
29:21Donc il y a vingt enquêtes encore.
29:23Moi, la vérité,
29:23je voudrais prendre un peu
29:24de l'argent là-dessus
29:25parce qu'on a d'un côté
29:26le Front National qui dit
29:28j'ai rien vu.
29:29Il n'y a pas eu de main arrachée,
29:31il n'y a pas eu de personne éborgnée.
29:32Et de l'autre côté,
29:33l'extrême-gauche
29:33Où ça, la personne éborgnée ?
29:34Et de l'autre côté,
29:35l'extrême-gauche
29:36qui nous dit la police tue.
29:46Nos partenaires,
29:47y compris de l'OCDE,
29:48eh bien,
29:49il y a des stratégies
29:50de maintien de l'ordre
29:50qui sont basées
29:51sur la désescalade
29:52et qui sont beaucoup plus efficaces.
29:54C'est-à-dire fuir ?
29:55Pas du tout fuir.
29:56Je ne crois pas
29:56que la police allemande fuit.
29:57Je ne crois pas
29:58que la police britannique fuit.
29:59Il âge des chiens.
30:00Non, mais il n'y a pas...
30:02En Allemagne,
30:02vous avez le droit de taper.
30:03C'est en Belgique,
30:04je crois que les chiens.
30:05En Allemagne,
30:05vous avez le droit de taper,
30:06porter des coups.
30:08Je ne crois pas qu'à l'issue
30:09de deux mouvements sociaux,
30:10parce qu'à chaque fois
30:11qu'il y a un mouvement social
30:12en France,
30:13maintenant,
30:13on compte les éborgnés,
30:15on compte les mains arrachées,
30:16tout ça dans un climat.
30:17Et après,
30:17on fait des cahiers de doléances.
30:19Mais je ne vous parle pas
30:19de vous et je dis pas.
30:20Et après,
30:21on fait des cahiers de doléances
30:22et les gens rentrent à la maison
30:23en considérant...
30:25Parce que ça passe
30:25pour les agriculteurs,
30:27ça passe pour les pêcheurs,
30:28toute catégorie sociale
30:30qui sort,
30:31on leur envoie les flics
30:32et après,
30:32on fait des policiers.
30:33Mais elle de calme.
30:35Il faut que ça tourne.
30:37Alors qu'en réalité...
30:39Mais vous allez me répondre.
30:40Je n'ai pas envie de vous répondre,
30:41j'ai envie d'exprimer
30:42ce que j'essaie de dire
30:43depuis tout à l'heure.
30:45Mais c'est vrai
30:45que vous êtes issu
30:46du gouvernement
30:46des Gilets jaunes
30:47qui a fait la pire répression
30:49à l'endroit d'un mouvement social.
30:50Dans toutes les manifestations
30:51aujourd'hui...
30:52Malde Calan, malde Calan.
30:53Dans toutes les manifestations
30:55aujourd'hui en France,
30:56il y a des scènes
30:56de guérilla urbaine
30:57que plus personne ne supporte.
30:59Puis il y a quelque chose
31:00qui vient après,
31:00c'est guérilla urbaine,
31:02c'est l'inversion des valeurs
31:02totale.
31:03M. Calfon est en train
31:04de se faire l'illustration
31:06dans lequel on confond
31:07les casseurs et les policiers.
31:09La base de la base,
31:10c'est de dire
31:10que c'est les policiers
31:11qui ont le monopole
31:13de la violence légitime
31:14dans toutes les démocraties,
31:15dans notre République.
31:16C'est la force légitime.
31:18Et que les policiers
31:21sont évidemment
31:21dans la retenue.
31:22Moi, je les ai vus,
31:23vous pouvez parler en théorie,
31:24moi je les ai vus en pratique
31:25devant des lycées à Brest
31:26et que naturellement
31:27ils sont dans la retenue
31:27et dans la désescalade
31:28et de prétendre le contraire,
31:29pardon,
31:30mais c'est n'importe quoi.
31:34Et donc, oui,
31:34si je peux terminer,
31:35oui,
31:36il peut y avoir
31:37des violences
31:38qui sont commises
31:39et elles sont systématiquement
31:40l'objet d'enquêtes
31:41et les policiers
31:42sont sous très très
31:43forte pression.
31:44Évidemment.
31:44Parce qu'ils savent,
31:45attendez,
31:45pourquoi est-ce qu'ils sont
31:46sous forte pression ?
31:47Parce que vous avez
31:47des sales casseurs
31:48ultra politisés
31:49qui se mêlent
31:50tout d'un coup
31:51dans des groupes
31:52de lycéens
31:52et qui agressent
31:54ce matin même
31:55à Brest
31:55les véhicules,
31:57les pompiers
31:58qui envoient
31:58des lames de rasoir
31:59et des barres en fer
32:00sur les formes de police
32:02et donc c'est ça,
32:03c'est eux
32:03qui mettent en danger
32:04les lycéens.
32:04Donc les policiers
32:05font un travail
32:06qui est très difficile,
32:07les policiers
32:08doivent être défendus
32:09à chaque fois
32:10qu'il y a une violence,
32:11elle fait l'objet
32:11d'une enquête
32:12de la part
32:13d'une organisation
32:13qui est absolument indépendante.
32:17Je suis fier
32:18de vivre dans une démocratie
32:22dans laquelle
32:23les policiers
32:24sont des gens exemplaires
32:25et vous devriez
32:25arrêter de les insulter.
32:27Vous devriez arrêter
32:28de les insulter.
32:31Geoffroy Didier
32:31et ensuite
32:32Alexandre Nicolet.
32:33Je ne supporte plus
32:34ce police bashing
32:35qui est vraiment
32:37je vous le dis
32:38insupportable
32:39et écœurant.
32:41Ce qui s'est passé
32:41aujourd'hui
32:42c'est que des black blocs
32:43sont allés sur les toits
32:44d'un immeuble de Paris
32:44prendre la cheminée
32:48pour la jeter
32:50du sixième étage
32:52sur des policiers.
32:53Qu'est-ce que c'est ça ?
32:53Ça a été filmé
32:54et documenté
32:55par BFM TV aujourd'hui.
32:56C'est une tentative
32:56de meurtre.
32:57Absolument.
32:58Voilà.
32:58Donc on assiste
32:59tous les jours
32:59à des agressions,
33:01à des tensions
33:02et à des tentatives
33:03de meurtre sur policiers.
33:04Je suis même
33:05heureusement étonné
33:06que ça n'ait pas
33:08déjà eu lieu.
33:09Donc il faut imaginer
33:10le climat de tension
33:11dans lequel les policiers
33:12sont en train
33:13de travailler.
33:14Alors qu'ils se prennent
33:15des tirs de mortier,
33:18du mobilier urbain
33:19dans la gueule
33:19et il faudrait
33:20qu'effectivement
33:21ils soient toujours
33:22exemplaires.
33:23Mais quand ils ne le sont pas,
33:24sachez qu'ils sont toujours
33:25sanctionnés
33:25parce que les policiers
33:26sont la profession
33:27la plus sanctionnée
33:28de France.
33:28On nous explique,
33:29je suis même surpris d'ailleurs
33:30que François Calfon
33:31ne nous ait pas déjà dit
33:32aussi que la police
33:32est raciste.
33:33Mais vous croyez
33:34qu'il n'y a que des blancs
33:34dans la police ?
33:35Vous croyez qu'il n'y a pas
33:36des blacks et des beurres
33:37dans la police ?
33:38Donc en réalité,
33:39on a un tissu de caricature.
33:42Monsieur Didier,
33:43je ne me laisserai pas
33:45caricaturer et diffamer
33:46comme vous le faites.
33:46Et que la police
33:48est raciste.
33:48La police,
33:49elle n'est pas raciste
33:50parce que la police
33:50est diverse comme la France
33:52et la police,
33:52elle est violente
33:53quand c'est nécessaire
33:54mais elle est surtout violente
33:55face à des ultra-violents
33:57qui n'ont qu'une chose,
33:58qu'une ambition,
34:00c'est de tuer du flic.
34:02Alexandre Nicoli
34:03qui avait une question
34:04tout à l'heure.
34:04Non,
34:04je voulais vous poser la question
34:05parce que vous représentez
34:06quand même le camp macroniste.
34:08Est-ce que vous désolidarisez
34:09des propos ?
34:11Qui n'a rien à voir
34:11avec Emmanuel Macron.
34:12Qui a été le premier ministre
34:13d'Emmanuel Macron
34:14pendant trois ans.
34:14Et est-ce que vous désolidarisez
34:15aujourd'hui des propos
34:16d'Emmanuel Macron
34:17qui a dit que la police
34:18manquait d'empathie
34:19et de pédagogie ?
34:20Moi,
34:20je ne me reconnais pas
34:21dans ses propos.
34:22Et je pense que les policiers
34:25font en permanence,
34:26mais encore une fois,
34:27je les ai vus sur le terrain,
34:28dans mon département,
34:28le maximum,
34:29évidemment,
34:30pour éviter toute forme de violence.
34:31Puis,
34:31je voudrais simplement rajouter
34:32une chose qui va parler
34:33à mon avis
34:33à vos téléspectateurs.
34:35C'est qu'en France,
34:35pardon de redire une chose
34:36un peu bébête,
34:37mais en France,
34:37quand un policier
34:38vous demande de faire quelque chose,
34:39il faut le faire.
34:40Quand un policier
34:41vous demande de vous arrêter
34:41dans la rue,
34:42il faut s'arrêter.
34:43Et quand un policier
34:44demande de reculer,
34:45il faut reculer.
34:46Vous voyez,
34:46M. Calfon,
34:46c'est ça une démocratie.
34:48Détendez-vous,
34:48M. Le Calon,
34:48parce que je vous sens très,
34:49je suis très calme,
34:50mais moi,
34:51je suis fier
34:51et je défends les policiers
34:52et les gendarmes.
34:52Donc,
34:52qu'est-ce qu'on a ce soir ?
34:54La première partie du débat,
34:55je dis juste,
34:56il faut un peu de mixité sociale.
34:58J'ai la droite,
35:06bien sûr,
35:07je n'ai pas de réponse
35:07parce que c'est une sorte
35:09de réflexe pavlovien.
35:11Et moi,
35:11je ne serai pas
35:12dans le réflexe pavlovien
35:13quand il y avait
35:13des bonnes mesures,
35:14par exemple,
35:14le dédoublement des classes.
35:16Je l'ai salué.
35:17Décidez par rapport à Philippe.
35:17Je dis simplement la chose.
35:18Donc, en fait,
35:19c'est une grosse caricature
35:20et une autre absence
35:21de sectarisme
35:22et ça vous suffit.
35:22Vous êtes très sectaire,
35:23oui.
35:23Je dis la chose
35:24et je vais continuer
35:26à nuancer mon propos
35:27parce que vous m'avez fait parler
35:29sur des positions
35:29que je n'ai pas.
35:30Je dis la chose simple,
35:31c'est que des tas de pays,
35:32y compris conservateurs,
35:33ont des stratégies
35:34de maintien de l'ordre
35:35de désescalade
35:36qui sont efficaces.
35:37Ça ne vous intéresse pas,
35:38vous préférez être pavlovien.
35:39Mais quel exemple ?
35:40J'en ai donné des exemples.
35:41La Suède,
35:42l'Allemagne,
35:43l'ensemble des pays
35:44qui n'ont pas...
35:44L'ensemble des pays
35:46qui n'utilisent pas
35:47en maintien de l'ordre
35:48et l'ensemble de ces pays
35:49qui n'utilisent pas
35:50en maintien de l'ordre
35:51des outils
35:51qui ne savent pas à ça.
35:52Je suis en train
35:52qu'au lanceur
35:53de bâques de défense.
35:54Vous sous-encontrez
35:55Je pense au lanceur
35:57On va apporter
35:58des éléments factuels
36:00à ce débat-là.
36:01Vous avez regardé
36:02cet après-midi
36:03ce qui se fait
36:03et ce qui ne se fait pas ailleurs.
36:04En Belgique,
36:05il y a une règle de base
36:06qui est la mise à distance,
36:08la désescalade
36:08et la règle
36:09l'affrontement,
36:10l'exception.
36:11Avant le jour J
36:12de la manifestation,
36:13il y a une gestion
36:14de la manifestation
36:15en amont
36:16avec la police belge
36:17qui cherche systématiquement
36:18à établir le contact
36:19avec les gens
36:19qui vont manifester
36:20même s'ils ne sont pas
36:22officiels.
36:22J'entends par là
36:23même s'ils ne sont pas
36:24syndiqués.
36:25Admettons qu'il y a
36:25un groupe de jeunes
36:26qui a envie de manifester.
36:27Et si ce sont des black blocs,
36:28vous faites comment ?
36:29Il n'y a pas des black blocs,
36:30monsieur Didier,
36:31c'est votre vision.
36:31Il y en a beaucoup
36:32dans les manifestations
36:33aujourd'hui.
36:35Je voudrais...
36:36Les chefs autorisent
36:37en mettent
36:38les parents,
36:38ça intéresse.
36:39Ils n'ont plus le droit
36:40d'aller au contact des fous.
36:41Il y a d'autres exemples
36:42au Royaume-Uni.
36:43Nous, c'est une technique
36:46qui est très décriée.
36:48Ils font l'engagement,
36:49la fameuse technique
36:50de la NAS.
36:51Désormais, en France,
36:52on peut l'utiliser
36:53s'il y a une porte de sortie.
36:54Qui a été faite
36:55pendant les gilets jaunes
36:56et qui a été retirée.
36:57Absolument.
36:58Oui, parce que les gens
36:58deviennent fous avec une NAS.
37:00Ou beaucoup plus encadrés.
37:01Qu'est-ce que c'est
37:01le principe de la NAS ?
37:03C'est juste qu'en...
37:04C'est un groupe de policiers
37:05qui encercle
37:06un autre groupe de manifestants
37:07et ils ne peuvent pas sortir.
37:08C'est une cage.
37:09Ça s'appelle l'engagement,
37:10le kétling en anglais.
37:10Tout le monde connaît ça par cœur.
37:12Et désormais,
37:13les policiers peuvent l'utiliser
37:14dans de rares cases
37:15s'ils laissent un couloir
37:16de sortie contrôlé
37:17par la police
37:18pour les manifestants.
37:19Il y a d'autres gens
37:24c'est qu'il y a
37:25les tactiques des forces de l'ordre
37:27et on peut discuter.
37:28Évidemment, tout le monde
37:28peut progresser.
37:29En revanche, il y a autre chose
37:30qui est devenue insupportable
37:31dans notre pays.
37:32C'est qu'en fait,
37:33on inverse les valeurs.
37:34Et que dans une manifestation
37:35en violence,
37:35en fait, finalement,
37:36que ce soit Notre-Dame-des-Landes
37:37ou dans les scènes
37:38de guérilla urbaine
37:38qu'on a vues,
37:39finalement, le problème,
37:40c'est les policiers,
37:41ce ne sont plus les casseurs.
37:42En fait, c'est ça
37:42qu'on ne supporte plus.
37:43C'est ça qu'on ne supporte plus.
37:45C'est ce discours
37:45qui confond
37:47ceux qui violent la loi
37:48et ceux qui la font respecter.
37:49Après savoir
37:50si jamais la police
37:52peut évoluer
37:53dans ces tactiques,
37:54vous avez mentionné...
37:55Non, mais juste avant,
37:56il y a ce que vous avez dit
37:57et il y a l'idée...
37:57Mais vous ne l'entendez pas
37:58parce que vous êtes dans
37:59un voie inflexe.
38:00Juste avant,
38:00pas du tout.
38:01Juste avant,
38:01vous aviez commencé
38:02à insulter les policiers
38:03et les gendarmes.
38:03Ah bon, j'ai fait ça ?
38:04Oui, absolument.
38:05Il y a d'autres exemples,
38:05pas du tout.
38:06Bien sûr.
38:07Le fact-checking,
38:07il y a un exemple.
38:10Au Royaume-Uni,
38:11Suède, Belgique,
38:12mais ça a déjà été dit
38:13à Allemagne.
38:14La technique belge,
38:15par exemple,
38:16c'est exactement
38:17la technique
38:17qui est employée en France
38:18parce qu'on a changé
38:19de technique en France
38:20et justement,
38:21on était dans la technique
38:22de l'encerclement
38:23qui a été très critiquée
38:25pendant les Gilets jaunes
38:25et on est revenu...
38:27On est revenu en arrière
38:30et justement,
38:31on n'est plus au contact.
38:32Mais on devient au contact
38:34quand ?
38:35Quand les casseurs
38:36rentrent en action.
38:38Mais oui !
38:39Attendez,
38:40je peux terminer !
38:42La technique aujourd'hui,
38:44c'est que les forces de l'ordre
38:45se maintiennent
38:46dans des rues adjacentes.
38:47Elles ne sont absolument
38:48pas au contact
38:49des manifestants.
38:53En Belgique,
38:54les CRS,
38:55l'équivalent des CRS,
38:56les personnes qui sont
38:56en tenue lourde,
38:57on va dire,
38:58de protection,
38:58sont littéralement invisibles.
39:00C'est la règle.
39:01Mais c'est quasiment le cas chez nous.
39:02Pas les rues adjacentes,
39:02mais elles sont très très loin.
39:04C'est quasiment le cas chez nous.
39:05S'il y a des éléments violents
39:06ou perturbateurs,
39:07ils viennent récupérer
39:08le groupe d'éléments du Nord.
39:08C'est exactement le cas chez nous.
39:11Je vous jure que ce n'est pas le cas.
39:13Je termine.
39:14En tout cas,
39:14c'est la règle.
39:15Il n'a respecte peut-être pas,
39:16mais c'est la règle.
39:17Il y a un truc
39:19que tout le monde oublie.
39:20C'est qu'à un moment,
39:20il y a une heure de dispersion.
39:22Pourquoi il y a une heure de dispersion ?
39:23Parce que dans la législation française,
39:26vous n'avez pas le droit
39:27d'occuper la voie publique.
39:29Ça s'appelle un attroupement.
39:30Il y a des heures de manifestation.
39:32Et quand le préfet dit
39:34qu'on siffle la fin
39:35qui a été négociée
39:37avec les organisateurs,
39:39eh bien là,
39:39on doit quitter la voie publique.
39:41Et c'est à chaque fois le cas.
39:43On ne quitte pas la voie publique
39:45et les casseurs rentrent en action.
39:47Alexandre Nicolique, absolument.
39:48Est-ce qu'on est sérieux ?
39:49Là, le débat, c'est
39:50est-ce que le maintien de l'ordre
39:53est correct ou pas ?
39:54On a dans notre pays
39:55on dirait de 800 policiers
39:57qui ont été blessés.
39:59On a des dizaines
40:00d'établissements scolaires
40:02qui sont dégradés, brûlés.
40:04Mais non !
40:05On a du personnel scolaire.
40:0890 personnes du personnel scolaire.
40:10Des profs, des proviseurs.
40:11Certains qui ont été attaqués au mortier.
40:13Un prof qui a même reçu
40:14de l'essence sur lui.
40:15Des agressions à tout va.
40:17Le débat, c'est la police.
40:22Moi, je veux dire sincèrement,
40:23en parlant de ça,
40:26on accepte le discours
40:27de l'extrême-gauche
40:28qui ramène le débat
40:29sur la responsabilité
40:30de la police.
40:32Là, le débat,
40:33ce n'est pas la police.
40:34Le débat, c'est comment
40:35il y a eu une emprise
40:36aujourd'hui
40:36de casseurs d'extrême-gauche
40:38qui essaient,
40:40qui font des tentatives
40:42de meurtre régulièrement,
40:43qui cassent pour casser,
40:45qui ont des slogans
40:46d'ailleurs d'extrême-gauche
40:47et qui n'ont plus rien à voir
40:48avec les préoccupations
40:49initiales du mouvement policière.
40:50François Calfon,
40:51et dans une seconde,
40:52on verra précisément,
40:52vous parlez des écoles
40:53qui ont pu être attaqués.
40:55Il y a encore eu
40:56des exemples aujourd'hui,
40:57on verra ça avec Lisa
40:58dans une seconde.
40:58Je continue à ne pas être
40:59dans la caricature.
41:00Je condamne
41:01et je souhaite
41:01que chaque casseur,
41:03chaque personne
41:03qui s'en prend
41:04à des bâtiments publics,
41:06qui s'en prend encore plus
41:07à des fonctionnaires
41:08d'autorité,
41:10soit judiciarisés
41:11et lourdement sanctionnés.
41:12Que ce soit clair.
41:12C'est eux qui payent ou pas ?
41:13C'est les parents qui payent ?
41:15Ce débat-là,
41:16il est réglé par les tribunaux.
41:17Vous pouvez faire
41:18des poursuites pénales
41:19et bien heureux
41:20qu'il y ait des poursuites pénales
41:21et des poursuites civiles.
41:22Donc arrêtez de rembourser.
41:23Pour rembourser.
41:23Ça a coûté un milliard d'euros.
41:25C'est les assurés
41:25qui ont dû payer.
41:27D'ailleurs, je crois que
41:27madame la présidente de la région
41:28se porte partie civile
41:29au long de la région.
41:30Est-ce que vous êtes pour...
41:31Donc ça existe.
41:31Attendez, attendez.
41:32Pareil pour les allocations familiales ?
41:33Attendez, attendez.
41:34Je vais juste faire
41:35la deuxième partie du propos
41:37parce que vous faites
41:38comme si j'étais tout à l'heure
41:39vous avez dit que je disais
41:40que les policiers étaient racistes.
41:41Je ne sais pas
41:41où vous inventez ça.
41:42Ce n'est pas ma vision.
41:43Ce n'est pas la vôtre
41:44mais c'est celle de la crouche.
41:45Je n'ai pas dit ça.
41:45La deuxième chose
41:46sur le débat
41:47que vous considérez
41:48comme technique
41:48et finalement inintéressant.
41:50Moi, ça m'intéresse
41:51la façon dont les policiers
41:52rentrent chez eux
41:53parce que je trouve
41:54qu'il y a beaucoup trop
41:55de blessés dans la police.
41:56Je trouve qu'il y a beaucoup
41:56trop de blessés dans la police.
41:57En raison de leur pratique
41:58de maintien d'or.
41:59En raison des ordres
42:00qu'ils reçoivent.
42:01Parce que ce n'est pas du tout
42:02la responsabilité
42:02de ceux qui leur jettent
42:03des pieds à des portes.
42:04C'est une responsabilité
42:06du propos de la police
42:07qui n'a pas discuté
42:09qui n'a pas discuté
42:10avec la communauté éducative.
42:11Pendant 15 jours,
42:12on a découvert
42:13le nom du 9ème ministre
42:15ou 8ème ministre
42:16les Macronistes
42:17mais bien sûr que ça va voir.
42:18Bien sûr que ça va voir.
42:19Il faut rétablir
42:20l'ordre républicain
42:21d'un côté,
42:22dialoguer de l'autre.
42:23Et ce gouvernement
42:24est comme incapable
42:25de dialoguer
42:26depuis 10 ans.
42:27Depuis 10 ans.
42:28Maël Decalan
42:28et ensuite les images
42:29des écoles
42:30qui ont été dégradées aujourd'hui.
42:31Vous parlez
42:31que la communauté éducative
42:32ne soit pas
42:33de la culture.
42:33Simplement deux choses.
42:34D'abord,
42:35pour dire qu'effectivement
42:36si à un moment
42:36on veut que l'ordre
42:37revienne dans les lycées,
42:38il faut aussi dire aux casseurs
42:39que c'est eux
42:39qui vont payer.
42:40Et si ce n'est pas eux,
42:41ce sont leurs parents.
42:42Et ça,
42:42c'est quelque chose
42:42qui me semble très important.
42:43On parle de judiciariser.
42:45Vous ignorez peut-être
42:45que les tribunaux
42:46sont complètement embolisés
42:47et que si jamais
42:48il y a aussi peu de poursuites
42:49rapportées au nombre de...
42:5010 ans de pouvoir,
42:52c'est votre facture.
42:53Arrêtez de me hurler
42:54dans l'oreille droite
42:54je vais faire des points d'audition.
42:56Et donc,
42:57vous hurlez aussi
42:5710 ans de pouvoir,
42:58c'est votre facture.
42:59S'il y a aussi peu
43:00de personnes
43:01qui sont poursuivies
43:03rapportées au nombre
43:03de gardes à vue,
43:04c'est tout simplement
43:05parce que les tribunaux
43:06sont complètement embolisés.
43:07Et c'est pour ça
43:08qu'Édouard Philippe
43:08propose de confier au maire
43:10la capacité
43:11à donner des amendes.
43:13Il propose tout ce qu'il n'a pas fait.
43:13Des amendes y compris,
43:14des amendes y compris lourdes
43:16pour les parents des casseurs.
43:18Pour les parents des casseurs.
43:19Parce que vous n'avez jamais
43:20été au pouvoir.
43:20Mais c'est un truc de deuil.
43:21Vous avez 55 ans.
43:23Mais lui, il n'a pas dit
43:24qu'il allait faire ça.
43:25Mais monsieur Decalan.
43:26Vous avez 55 ans,
43:27vous avez fait de la police
43:27tout le coup de vie.
43:28Mais monsieur Decalan,
43:28lui, il n'a pas dit ça.
43:29Vous avez planté le système
43:30et vous donnez des leçons de morale.
43:31Mais c'est un truc de deuil.
43:32Attendez, attendez.
43:34J'ai à l'entendre
43:35d'Alexandre Nécoli
43:36que je vais défendre
43:36François Calfon.
43:37Je suis juste curieux
43:37de savoir
43:38ce que vous avez dit.
43:38Parce qu'on n'a pas dit
43:39qu'il allait pratiquer ça.
43:41Il n'a pas dit...
43:41Ils vont se rejoindre.
43:43Il n'a pas tenu
43:43des propos contraires.
43:44La gauche dure
43:45et l'extrême droite
43:45vont se rejoindre
43:46pour taper sur la droite.
43:50Mais monsieur Decalan,
43:51lui, il prétend
43:52qu'ils vont ramener
43:52l'autorité.
43:54Et là, on a sur ce plateau
43:55Maël Decalan.
43:56Et oui, on va ramener
43:57l'autorité.
43:58Et monsieur Didier
43:59qui nous parle d'autorité.
44:00On va ramener l'autorité
44:02sans démanteler
44:03l'État de l'Ordre.
44:03S'il vous plaît,
44:04s'il vous plaît.
44:04Pourquoi vous n'avez pas
44:05mis tout ça en pratique
44:06quand Edor Philippe
44:07était Premier ministre ?
44:08Mais pourquoi
44:08il n'a pas mis en place
44:09ce syndicaceur meilleur ?
44:10Pourquoi justement
44:11il n'y a pas eu cette pression ?
44:13Pourquoi monsieur Rotailleau
44:14par exemple
44:14n'a rien fait
44:15quand il était ministre
44:16et on a vu
44:17au jour de l'an 2025
44:20900 véhicules
44:21qui avaient été brûlés
44:22par exemple.
44:22On s'est lois.
44:23On l'avait vu sur les émeutes
44:23sur le PSG.
44:24En fait, vous réduisez ça
44:25à un débat très partisan
44:27Macron, pas Macron.
44:28Je vais vous rassurer.
44:29Mais vous avez un bilan
44:29quand même qui n'a droit
44:30d'avoir des bilans ?
44:31Et je n'ai jamais été macroniste.
44:33Donc ça ne sert à rien
44:33de faire des procès d'intention.
44:35Et là, vous avez des propos
44:37qui sont contraints
44:37à la politique
44:38qui a été menée
44:38par le candidat
44:39que vous représentez
44:40et monsieur Decalan
44:41fait la même chose.
44:42S'il vous plaît.
44:43Vous n'avez pas d'étiquette politique.
44:46Mais si, mais je l'assume
44:47en étiquette politique
44:47mais à travers des valeurs
44:48et des propositions
44:49pas « t'es macroniste,
44:50t'es pas macroniste,
44:51on s'en fout ».
44:52Mais monsieur Decalan
44:53a dit « Edouard Philippe
44:56fera ça, fera ça, fera ça ».
44:58C'est moi qui ai amené ?
44:59Stop, stop, stop.
45:00Ce qui m'intéresse, Maxime.
45:01Ce qui m'intéresse, Maxime Switek,
45:04par exemple,
45:04c'est qu'on dise
45:05que les familles de casseurs,
45:07parce que je suis désolé,
45:07quand on est mineur,
45:08on doit être tenu
45:10par ses parents,
45:11eh bien les parents
45:11ne doivent plus avoir droit
45:13à la solidarité nationale
45:14et donc quitter le logement social
45:16parce qu'il y a énormément
45:17d'honnêtes gens
45:18qui, eux,
45:18attendent la solidarité nationale
45:20et donc j'estime
45:21que les casseurs
45:22qui sont mineurs
45:23doivent voir leurs parents
45:24quitter le logement social.