00:00Je reste quand même sur la politique et sur le Rassemblement National parce qu'il y a ce sondage qui
00:03est sorti aujourd'hui, Lisa Def, qui donne Marine Le Pen plus que jamais favori.
00:08Oui, il y a plusieurs hypothèses et à chaque fois toujours la même tendance. Marine Le Pen arrive largement en
00:12tête, 35% à 36% selon la configuration.
00:16Et Jean-Luc Mélenchon continue son ascension pour se qualifier au second tour. Dans l'hypothèse où Edouard Philippe est
00:21candidat centriste, vous le voyez sur la gauche, il se maintient à 16%.
00:25Et dans l'hypothèse Gabriel Attal candidat, ce que vous voyez à droite, il est entre 12% et 13%.
00:30Mais ce qui est particulièrement intéressant dans ce sondage, c'est ce qui se passe au centre de l'échiquier
00:34politique.
00:35Si Edouard Philippe et Gabriel Attal sont tous les deux candidats, si les deux se maintiennent face à face, là,
00:40regardez, Jean-Luc Mélenchon devancerait les deux avec, cette fois-ci, 17% des intentions de vote.
00:46Edouard Philippe n'obtiendrait que 13%, Gabriel Attal 5%.
00:49Et s'il y avait une leçon à tirer de ce sondage, et Yves me pointe du doigt, je ne
00:54sais pas ce qu'il va dire,
00:54ce serait certainement que l'Union ferait la force, mais je crois pouvoir dire qu'il y a à ce
00:58stade deux méthodes pour une seule place.
00:59Alors, je ne crois pas que l'Union fasse la force, ça reste à démontrer, parce qu'en politique, un
01:04et un ne font pas toujours deux, c'est loin d'être le cas.
01:09Deuxièmement, ce qui est intéressant dans ce sondage, et c'est la première fois, me semble-t-il,
01:13c'est que dans tous les cas de figure, c'est M. Jean-Luc Mélenchon qui est au deuxième tour.
01:18– Oui, dans tous les cas de figure, c'est le même deuxième tour, Le Pen-Mélenchon.
01:22– Je pense que c'est, on n'est pas loin d'être, c'est la première fois, dans tous
01:26les cas de figure.
01:27– Il y a deux semaines, c'était dans quatre cas sur six, et maintenant c'est dans trois.
01:29– Et là, ça veut dire quelque chose, ça veut dire qu'il continue à avoir la dynamique,
01:33et qu'au bloc central, M. Mélenchon, M. Attal, M. Philippe, d'une certaine façon M. Retailleau,
01:41qui est plutôt un peu plus élevée que d'habitude dans ce sondage, ils ont quand même du souci à
01:48se faire.
01:49– Il y a quand même un contexte qui les sert, les deux, beaucoup.
01:53Celle à droite plaide pour la baisse des taxes, celui à gauche plaide pour un plafonnement des prix.
01:58On est en pleine crise des carburants, un choc pétrolier majeur pour le pays,
02:00on n'a jamais atteint ces sommes-là à la pompe, c'est sans doute pas par hasard
02:04si effectivement c'est eux qui tirent aussi les marins du feu de cette situation explosive.
02:08– Juste une chose, il faudra voir dans les prochains sondages
02:12à quel point le début du séisme que l'on a ce soir autour de Jordan Bardella,
02:18qui encore une fois dément les accusations de Mediapart, peut atteindre Marine Le Pen dans les sondages.
02:22– Oui, ça c'est pas du tout acquis, comme je le disais tout à l'heure,
02:25enfin acquis, c'est pas du tout sûr, pardon, acquis est tout à fait déplacé,
02:29mais c'est pas du tout sûr, moi je pense que Marine Le Pen, ça peut pas du tout la
02:36toucher,
02:36ça peut avoir un effet, pardon de l'expression, téfale.
02:39– Je suis d'accord avec qui ça fait un moment déjà qu'ils ont des existences,
02:43non pas séparées, mais en tout cas qui sont identifiées comme deux figures politiques
02:48ayant chacun leur existence, d'ailleurs même, je pense que Marine Le Pen,
02:52les quelques bisbilles qu'il y a eu en interne ces derniers temps,
02:55ça peut même la servir, les différences de lignes, etc., deux personnes séparées,
02:59lui il a pu peut-être, s'il s'est avéré à un moment,
03:04prononcer des propos tout à fait condamnables, lui ça n'est pas moi.
03:07– Et lui il se défend en tout cas.
03:08– Oui, sauf que le RN avait une, c'était un train avec deux locomotives,
03:11et puis ils ont changé les locomotives, c'était d'abord Jordan Bardella jusqu'au 7 juillet,
03:16et puis maintenant, depuis le 7 juillet, c'est Marine Le Pen à nouveau.
03:19Mais comme le disait Yves, depuis 1974, les campagnes présidentielles,
03:23les juges, les affaires, si vous voulez, les diamants de Giscard, etc.,
03:27ça invite toujours de la campagne, on sait comment ça commence,
03:30on ne sait jamais comment ça finit.
03:31– Bon, peut-être que la campagne commence maintenant,
03:33elle commence ce soir en tout cas.
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