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  • il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00J'en viens à ce qui se passe à droite, parce que c'est pas du tout réglé non plus
00:03à droite et au centre,
00:04avec donc, et c'est l'autre information politique de la soirée, Édouard Philippe qui lance un appel.
00:08Un appel à l'union ou au dialogue entre tous les candidats et tous les camps de la droite et
00:13du centre,
00:14à Bruno Retailleau, à Gabriel Attal, etc.
00:17Parlons-nous, parce que si on ne le fait pas et s'il n'y a pas un seul candidat
00:21à la fin de notre camp,
00:23qu'est-ce qui se passera ? Ce sera un duel.
00:24Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon.
00:27Je suis, pour l'instant, et je n'en tire aucune gloire, je suis pour l'instant le mieux placé
00:33dans les sondages.
00:34C'est à moi qu'il revient de prendre ma responsabilité, cette responsabilité de dire rencontrons-nous, parlons-nous,
00:40nous ne sommes pas obligés de le faire, parlons-nous.
00:43Si nous ne pouvons pas nous parler, si nous ne sommes incapables de nous parler entre nous, tranquillement, en confiance,
00:51alors comment voulez-vous préparer le rassemblement qui suivra ?
00:53– Et nous aurons joué sur ce plateau Anne-Sorat Dubois et le sénateur Les Républicains des Pyrénées Atlantiques, Max
00:59Brisson.
01:00Bonsoir, Max Brisson, merci.
01:01Vous voulez pour qui, vous, la présidentielle ?
01:02– Moi, pour Bruno Retailleau.
01:03– Pour Bruno Retailleau. Qu'est-ce que vous répondez ce soir à Édouard Philippe ?
01:06J'allais dire, ça tombe bien, qu'est-ce que vous répondez à Édouard Philippe ce soir ?
01:09– Parler, bien sûr, pourquoi pas ?
01:12– Mais est-ce qu'il faut parler combinationné, machinerie ?
01:16Et si on parlait du fond, des convictions, moi je veux bien qu'on se rassemble.
01:19Mais sur quoi ? Sur la poursuite du macronisme ?
01:22Sans moi.
01:24Sur le bilan de Macron ?
01:25Sans moi.
01:26Donc, il serait peut-être temps de laisser la campagne se dérouler,
01:29sur le fond, sur les convictions.
01:31Moi, je sais que Bruno Retailleau a des choses à dire,
01:33elle me semble assez différente de celle du maire du Havre.
01:36Donc, moi ce que je souhaite, c'est qu'on écoute les Français,
01:40c'est combinationné, ils s'en contrichent,
01:41on n'est plus sur la quatrième république,
01:43il est grand temps, c'est une élection présidentielle,
01:45c'est une rencontre avec les Français.
01:47– Vous dites se parler, pourquoi pas ?
01:48Ça n'est pas ce que dit votre candidat Bruno Retailleau ce soir,
01:50Bruno Retailleau dit, moi j'irai pas.
01:51Quoi qu'il arrive, j'aurais pu dire, j'aurais une réunion,
01:53et quoi qu'il y aurait, je n'irai pas,
01:55c'est une réunion pour les macronistes,
01:56entre les macronistes, je suis candidat LR.
01:58– Vous n'aurez pas un papier assez raide de différence entre Bruno Retailleau et moi.
02:06avec tout le monde, dans une démocratie.
02:08En revanche, je vous dis clairement,
02:10ce système qui donnerait l'impression
02:12que les sortants ont trouvé
02:14toutes les combines possibles pour se maintenir au pouvoir,
02:17le syndicat des sortants,
02:18qui serait ainsi,
02:21dans cette volonté d'empêcher
02:23le peuple français de parler.
02:24– Max Brisson, il y a une demi-heure,
02:27à peu près,
02:29un homme qui était ici,
02:30qui s'appelait Jean-François Copé,
02:32qui appartient à votre parti,
02:33il disait, mais il n'y a pas tant de différence,
02:36s'ils peuvent se parler entre eux.
02:37– J'ai une différence fondamentale
02:38avec Jean-François Copé que je viens de croiser.
02:41Moi, je pense qu'il y a de grandes différences.
02:42Je ne pense pas la même chose
02:43que celui qui a été Premier ministre d'Emmanuel Macron.
02:46J'étais dans l'opposition à Emmanuel Macron.
02:48Mais laissons-nous le débat.
02:50– Vous roulez pour un candidat
02:51qui était ministre d'Emmanuel Macron ?
02:53– Il a été ministre de gouvernement,
02:54de cohabitation,
02:55qui était dirigé par Michel Barnier.
02:57Il a été ministre d'un gouvernement
02:58de François Beyrou
02:59qui s'est imposé à M. Macron.
03:01Par contre, moi, j'ai dit clairement
03:03que dans le gouvernement Le Cornu,
03:04qui est aux ordres de Macron,
03:06je n'ai pas d'amis.
03:07C'est bien clair.
03:08– Tout à l'heure, Jean-François Copé disait,
03:09il ne faut être honnête.
03:10Ce n'était pas un gouvernement de cohabitation.
03:12– Admettez-moi une chose.
03:14Admettez-moi une chose.
03:15C'est que m'envoie autant de sel du maire de Meaux.
03:18Moi, je ne suis pas d'accord avec lui.
03:20Je sais très bien que s'il avait
03:21le ministre Macron, il y serait déjà.
03:23Excusez-moi, moi, je vous dis qu'aujourd'hui,
03:25ce qui m'intéresse,
03:26c'est que Bruno Retailleau
03:29aille jusqu'au bout
03:30parce qu'il a des choses à dire aux Français.
03:31– Alors, vous allez nous dire quoi ?
03:32Ce qui est intéressant quand même,
03:36qui vont écrire les livres d'histoire,
03:38on apprend ce soir
03:40que M. Retailleau
03:42était dans un gouvernement de cohabitation
03:44dirigé par un certain Michel Barnier.
03:47C'est ce que vous avez dit.
03:48– Mais bien entendu.
03:49– Ils sont tous les deux du même parti
03:51et Michel Barnier vient d'interpréter
03:53de voter Retailleau.
03:55– Je le dis avec force,
03:57lorsque Michel Barnier était Premier ministre,
03:59la décision était à Matignot.
04:01Lorsque M. Bayrou,
04:02il est rat que je soutiens M. Bayrou,
04:04était à Matignot,
04:06la décision a été prise à Matignot.
04:07Depuis que M. Lecornu est là,
04:09le président Macron a repris la mer,
04:11on est dans la même formule
04:12que le gouvernement d'Édouard Philippe
04:13que celui de Gabriel Attal.
04:15Donc on est un président
04:16qui dirige le pays,
04:18à l'époque de Michel Barnier,
04:19le président présidé.
04:20– Anne-Saura Dubois,
04:21que fait ce soir Édouard Philippe ?
04:23C'est quoi cet appel ?
04:24– Alors d'abord,
04:25il y a une grosse part
04:26de communication politique
04:27parce qu'en réalité,
04:28un comité de liaison,
04:29il y en a déjà un,
04:29ça s'appelle comme ça.
04:30– Il se parle déjà ?
04:31– Les liaisons,
04:31c'est la combination,
04:32vous parliez.
04:33En fait non,
04:34ce sont les lieutenants,
04:35les principaux candidats
04:36qui se réunissent,
04:37qui se sont déjà réunis.
04:39La dernière réunion,
04:40c'était il y a quelques jours,
04:40normalement tous les mois.
04:41– Sauf avec Retailleau, Anne.
04:42– Sauf avec effectivement
04:43Bruno Retailleau
04:44pour essayer de trouver un accord.
04:46Alors c'est assez abouti.
04:47Quand ils se voient,
04:48c'est très ouvert.
04:49On parle des parrainages,
04:51on parle des entrages locaux,
04:53on parle des soutiens
04:54presque plus ouverts
04:56que ce que pourraient faire
04:56les candidats entre eux,
04:57on pourrait dire.
04:58Et donc eux,
04:59ils avancent entre eux.
05:00l'idée d'une primaire clairement,
05:02en tout cas même
05:03d'un rassemblement derrière
05:05le même candidat,
05:06n'a pas tellement fait
05:07son chemin jusque-là.
05:08Ce qu'il fait Edouard Philippe
05:09ce soir,
05:09c'est qu'il est le mieux-disant.
05:10Il veut apparaître
05:12comme le mieux-disant
05:12en disant,
05:13d'ailleurs,
05:14il ne se prie pas de le répéter,
05:15je suis le premier
05:16dans les sondages.
05:16– Oui, c'est vrai.
05:17– C'est ma responsabilité
05:19de favori
05:20que d'appeler les autres
05:21à discuter.
05:22Le sous-texte,
05:22la petite astérisque,
05:23vous savez,
05:24comme dans les pubs
05:24dans le métro,
05:25c'est derrière moi
05:27s'il est le premier
05:28dans les sondages.
05:29C'est un peu sous-entendu,
05:30évidemment.
05:30– Évidemment,
05:30évidemment.
05:31Mais attendez.
05:32– Et comme il est
05:32un petit peu en baisse,
05:34il est dans une dynamique
05:35un peu baissière en ce moment,
05:36il profite de ce moment
05:37où il est encore en tête
05:39parce que ça peut changer,
05:40il le sait bien
05:41dans les semaines,
05:41les mois qui viennent,
05:41d'ici là tout ça peut-être,
05:42on le verra,
05:43pour dire,
05:45pour l'instant,
05:45c'est derrière moi.
05:46– Je vois Thomas Ménager
05:48qui a du doigt
05:49de sortir le paquet de pop-corn
05:50et de regarder
05:51ce qui se passe
05:51du côté de la droite
05:53et du centre.
05:54– Pardon,
05:57– Bien résumé,
05:57oui, oui, oui.
05:58– Et Mélenchon ?
05:59– Oui,
06:00mais on sait très bien
06:01que M. Mélenchon,
06:02voilà,
06:02je veux dire,
06:03aujourd'hui,
06:04– Mais non,
06:04mais attendez,
06:05la bagarre aujourd'hui,
06:07la bagarre,
06:07comment ménager,
06:08la bagarre,
06:09c'est qui sera au deuxième tour ?
06:10– Ah oui,
06:10au second tour,
06:10vous avez raison,
06:11M. Tréard,
06:11je ne vous avais pas compris.
06:12– Ne nous sautez pas
06:13le premier tour,
06:14faites attention.
06:14– Ah non,
06:15mais je…
06:15– Enfin,
06:16faites attention,
06:16ça ne vous regarde pas.
06:16– Vous avez raison,
06:17il faut être toujours
06:18très prudent,
06:20même M. Mélenchon,
06:21je combats frontalement,
06:22est très bon en campagne,
06:23on le voit,
06:23et je pense que les socialistes
06:24et tous à gauche le voient.
06:26Bon,
06:26ce que je fais ce soir,
06:28même si moi,
06:28quand je vois ce qu'on parlait
06:29il y a quelques instants
06:29sur les carburants,
06:30je me dis que tout le monde
06:30se fiche de ça,
06:31mais je vais quand même
06:31vous répondre et me dire
06:32ce que j'en pense.
06:33– Ils ont des programmes,
06:35ça a impactoire,
06:36ils ont des programmes.
06:36– On a vu tout à l'heure
06:37qu'ils n'en avaient pas tant que ça
06:38et qu'on attendait de les voir
06:39sur un certain nombre de sujets.
06:40Mais je pense que M. Philippe
06:42essaie juste de siphonner
06:43et de prendre en étau
06:44et de tuer M. Retailleau.
06:46Il essaie de prendre
06:46les quelques points
06:47qui permettra de plier le game
06:48vis-à-vis de Gabriel Attal
06:49dans une forme de primaire
06:51qui ne dit pas son nom.
06:52Enfin, du moins,
06:53c'est l'analyse que j'en fais,
06:54même si moi,
06:55je ne suis pas éditorialiste
06:55d'ivraison politique.
06:56– Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
06:58– Que notre électorat
07:01n'est certainement pas fongible
07:03aujourd'hui avec celui
07:04de M. Édouard Philippe.
07:06Moi, je veux bien
07:06que M. Édouard Philippe
07:07envisage de siphonner
07:09l'électorat de M. Retailleau.
07:11Je pense qu'il est très différent.
07:12Il y a une droite dans ce pays.
07:14Il y a un bloc central.
07:15Je n'appartiens pas
07:16au bloc central.
07:17Que le centre se débrouille.
07:18Il a sa logique
07:20qui est quand même...
07:21Je peux terminer, M. Édouard Philippe.
07:23– Oui, oui, je voudrais terminer.
07:24– Le centre a sa logique
07:25qui me semble être,
07:26elle me paraît très dangereuse,
07:28ce syndicat des sortants
07:30qui voudrait à tout prix
07:30garder le pouvoir.
07:32Et au nom d'un deuxième tour éventuel
07:33entre Mme Le Pen
07:34et M. Mélenchon,
07:35laissons l'élection se faire.
07:37Laissons le premier tour se faire.
07:38Oui, l'hiver va être froid
07:40pour Bruno Retailleau.
07:41Mais peut-être que s'il tient bon.
07:43Peut-être que s'il résiste.
07:44Peut-être que s'il montre
07:45des qualités pour être
07:46président de République,
07:47ça va faire un délire
07:48sans faire le match.
07:49Moi, j'aimerais que l'on puisse
07:50entrer sur le terrain
07:51pour jouer le match.
07:52Alors que là,
07:53on est dans les vestiaires
07:53en train de préparer des combats.
07:55– Le discours que vous allez tenir
07:57et que Bruno Retailleau tient,
07:59on ne peut pas nier quand même
08:01qu'aujourd'hui,
08:02il est à entre, disons,
08:047, 9, 10 %.
08:05– Vous êtes généreux.
08:05– Oui, vous êtes généreux.
08:08– Est-ce que l'électorat
08:10qui était avant abondant
08:12de la droite,
08:13comme vous dites,
08:14des Républicains,
08:15il est parti où cet électorat ?
08:17Donc, il faut aller le chercher.
08:18Il faut aller le chercher
08:19au Rassemblement National.
08:20Il faut aller le chercher
08:21au centre aussi.
08:22– Bien sûr.
08:23– Quand je dis qu'il faut
08:24s'adresser aux Français,
08:25il faut d'abord commencer
08:26par s'adresser aux Français de droite
08:28pour commencer à la Rassemblement.
08:29– Mais ils ne sont plus là.
08:30– Mais ils ne peuvent revenir.
08:31Vous savez que les sondages
08:32de septembre…
08:32– Donc il faut aller draper
08:33chez Philippe.
08:34– Monsieur Traire,
08:34vous êtes suffisamment
08:35en fait une analyse politique
08:37pour savoir que les sondages
08:38de septembre ne seront jamais
08:39les sondages du mois d'avril.
08:40Traire, monsieur Philippe,
08:42ça ne m'intéresse pas.
08:43S'adresser aux Français
08:44et peut-être aux Français de droite
08:46sur un programme de droite
08:47parce que la droite
08:48n'est plus au pouvoir depuis…
08:50– Alors on va voir…
08:51– C'est peut-être intéressant.
08:52– Attendez Max Brice,
08:52on va voir dans une seconde
08:53les propositions que fait
08:54Bruno Retailleau
08:55ce soir avec l'Isanet.
08:57D'abord Olivier Babot.
08:58– D'un point de vue arithmétique,
08:59il est évident que les candidats
09:01qui ne sont pas l'extrême-gauche
09:03et le Rassemblement national
09:05ont intérêt à s'y unir
09:06pour avoir une chance
09:07d'arriver au deuxième tour.
09:08D'un point de vue politique,
09:09il n'est pas tout à fait sûr
09:10que s'unir aux sortants
09:11dans une atmosphère
09:13de dégagisme assez fort
09:14soit une bonne idée.
09:15Et puis, d'un point de vue programmatique,
09:17je ne suis pas tout à fait certain
09:18non plus qu'il y ait
09:19une compatibilité réelle
09:21entre…
09:22Alors peut-être c'était
09:23le talent d'Emmanuel Macron
09:24d'avoir réussi à faire tenir ensemble
09:25des gens qui en fait
09:26étaient assez différents.
09:28On allait des Strauss-Kaniens
09:29jusqu'à une partie de LR
09:31en réalité.
09:32Mais on comprend bien
09:34qu'aujourd'hui,
09:34tout ça va plutôt avoir tendance
09:35à rentrer au Bercail.
09:36Donc on voit très très mal
09:37sur quel type de programme
09:38ils pourraient tous s'entendre.
09:40– Et en complément,
09:41il n'y a pas d'addition à faire.
09:42Les additions ne marcheront pas.
09:44– Sous-titrage Société Radio-Canada

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