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  • il y a 7 minutes
Pascal Obispo : il ne fait pas les choses à moitié. Deux albums intitulés « Héritages » évoquent, sous forme de duos, ses influences dans la chanson française

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-10-29##

Catégorie

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Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Vous n'avez pas eu besoin d'un notaire pour parler d'héritage ou plutôt pour les chanter.
00:09Il vous a suffi de passer aux actes en faisant appel à des voix qui font partie des élus de
00:14votre parcours.
00:15Bonjour Pascal Obispo.
00:16Bonjour, merci.
00:17Je vous ai reçu il y a quelques années pour un précédent album.
00:20Là vous revenez avec deux albums héritage, avec une disposition assez particulière qu'on va évoquer.
00:26Le principe des clés d'une vie n'a pas changé depuis votre venue.
00:29Quatre dates clés pour évoquer votre parcours.
00:31Et les chansons bien sûr apparaîtront au fil des séquences.
00:35Première date que j'ai trouvée, c'est le 8 janvier 1965.
00:39C'est votre naissance parce qu'on offre toujours le journal de l'année à la naissance.
00:44Et je me suis demandé quelles étaient les chansons qui avaient marqué votre naissance à l'année de votre naissance.
00:48Il se trouve que le jour de votre naissance, cette chanson est sortie.
00:55C'est fou car je crois que le mot de François pour vous c'est quelque chose d'important.
01:00Oui ça a été important quand j'étais petit enfant.
01:03Quand on a découvert les émissions de Marie-Louise Gilbert Carpentier avec mes grands-parents.
01:08Voilà, à Bordeaux, quand j'habitais Bordeaux.
01:11Et donc c'est vrai qu'on regardait tous les top A, tous les numéros 1 A.
01:19Et c'est vrai que Claude François était, comment dire, mon idole d'enfant.
01:25Je connais toutes les chansons par cœur, c'est hallucinant.
01:28Il se trouve que les Carpentiers avaient eu l'idée aux Etats-Unis.
01:31Ils avaient vu un show à la télévision en 62.
01:34Et c'est comme ça qu'ils avaient ramené le sachet à chaud qui est devenu ensuite le top A
01:37au numéro 1.
01:38Alors il se trouve qu'une des chansons préférées de Claude François c'est Le Mal-Aimé je crois.
01:43Alors c'est pas ma chanson préférée mais c'est celle que j'ai chantée dans des concours au Club
01:50Mickey et aussi en colonie de vacances.
01:54Où j'avais remporté le prix à chaque fois parce que j'étais, comme je connaissais bien.
01:58Donc c'est vrai que c'est assez bizarre.
02:01C'est toujours chanter cette chanson qui était plutôt, comment dire, je sais pas pourquoi j'avais une attirance pour
02:12celle-là.
02:13Peut-être parce qu'il n'y avait pas de danseuse à l'époque, peut-être parce qu'il était
02:16tout seul.
02:16Je ne sais pas pourquoi.
02:18Mais c'est vrai que c'est un truc qui m'a suivi.
02:20J'ai essayé de l'analyser plus tard au moment de, comment dire, de distribution des prix.
02:27Et c'est vrai que ça m'a beaucoup amusé.
02:30Je m'en sers un peu.
02:31Qu'est-ce qu'on gagnait au Club Mickey ? Des abonnements pour Mickey ?
02:34Alors on gagnait non, des gâteaux, des petits jeux, des cartes, des...
02:38Voilà on gagnait plein de petites choses.
02:41Mais c'était pour les enfants, j'avais 10 ans.
02:43Et ce qui est étonnant, mais on ne le sait pas toujours, c'est que Claude François, quelquefois, a été
02:47repris par des chanteuses qu'on n'imagine pas chanter du Claude François.
02:51Exemple, même si tu revenais, Barbara l'a chanté.
02:55Même si tu revenais, je crois bien que rien n'y ferait, notre amour est mort à jamais.
03:04Vous le savez ?
03:04Alors absolument pas.
03:06Oui parce que c'est vrai qu'il y a eu un côté, il a été un peu dénigré par...
03:13Comment dire ? Toute l'intelligentsia, c'est d'ailleurs pour ça qu'il a bossé avec Étienne Rodagil, pour
03:18faire ses merveilleuses chansons, Magnolia, Alexandrie, etc.
03:21Mais c'est vrai que c'est une surprise, parce que Barbara fait partie des grands de la chanson, avec
03:29Piaf et Véronique Sanson.
03:31Et puis ça fait partie aussi de celles que vous avez écoutées.
03:34Alors moi je n'écoutais pas trop Barbara, puisqu'elle ne passait pas beaucoup chez Marie-Tige Berkarpentier.
03:43C'était plutôt, les filles qui passaient c'était, il y avait Sheila, Sylvie Bartan, Françoise Hardy, Véronique Sanson.
03:52Oui et de temps en temps il y avait quelqu'un aussi que vous avez chanté.
03:56Je suis un homme, je suis un homme, courant au plus naturel, on somme.
04:04Oui.
04:04C'est incontournable ça.
04:06Oui c'est incontournable, ça a été incontournable jusqu'aux années 80.
04:10Après il a eu une baisse de régime.
04:12Oui mais il est parti aux Etats-Unis.
04:14Oui oui, on n'a pas compris pourquoi pendant toutes ces années il a arrêté de faire des chansons.
04:18Et il m'a expliqué qu'il est parti aux Etats-Unis parce qu'il avait été escroqué par son
04:22secrétaire.
04:22Il avait un appartement rue Jean-Bougeon auprès des Champs-Elysées avec une moquette verte qui faisait au moins un
04:26mètre de haut.
04:27C'était étonnant.
04:28Et il a été très triste de ça et je crois qu'il ne s'en est moralement pas remis
04:32pendant des années.
04:32C'est peut-être pour ça qu'il n'a plus fait vraiment deux chansons.
04:35Et puis il a fait scandale avec cette photo où il a les fesses nues.
04:38Mais ce qu'on ne sait pas c'est l'origine de cette photo.
04:41En fait il avait essayé un pantalon de tourner chez François Gerbeau.
04:45Le pantalon n'était pas à sa taille.
04:46Et c'est comme ça qu'il a eu l'idée de faire ensuite la photo de l'Olympia.
04:50C'est marrant, c'est que des concours de circonstances puisqu'il y avait les lunettes de Sophia Lorraine aussi.
04:54Exactement.
04:54Qui ont été refusées par Sophia Lorraine et qu'il a adoptées après.
05:00Ce qui est devenu en grosse partie son style en fait.
05:04Et puis il y a aussi un autre chanteur qui vous a marqué.
05:06Et une chanson et on comprend pourquoi que vous n'avez pas voulu chanter.
05:19Les divorcés de Michel Delpech.
05:21Enfin j'ai pas voulu chanter si puisque dans mon anthologie...
05:23Oui.
05:23Mais au départ vous savez c'était une chanson qui vous touchait.
05:26Ah oui ça m'a fait beaucoup mal.
05:27Mais ça a été compliqué parce que j'avais l'impression qu'il parlait de moi.
05:32En fait il parlait de ma vie et c'est vrai que ça m'a profondément interpellé.
05:38Mais non mais Michel c'est après j'ai écrit une chanson pour lui qui s'appelle Sans Romand ni
05:43Regrets.
05:43Je l'ai rencontré par chance.
05:44On a chanté ensemble au Francophonie.
05:48Et puis c'est vrai que je m'amuse à faire des chansons.
05:53Peut-être que vous allez en parler je sais pas plus tard.
05:55Mais en tout cas vous savez je fais une anthologie de la chanson française.
05:57Oui.
05:58Sur 60 albums.
06:00Il m'en reste encore une quinzaine à finir.
06:03C'est fou ça.
06:04Donc je m'amuse à reprendre les chansons que j'aime, des artistes que je connaissais mal finalement.
06:11Et c'est ce qui m'a sans doute poussé inconsciemment à faire cet album héritage.
06:18Parce que je me suis aperçu que j'héritais finalement beaucoup plus de ces artistes des années 70
06:26que des artistes rock et punk que j'ai aimé quand j'étais adolescent.
06:33Puisqu'eux m'ont donné envie de faire de la musique quand j'ai commencé en 1980.
06:40Alors que les artistes des années 70, j'avais pas considéré et envisagé l'influence qu'ils ont pu avoir.
06:49Mais c'est vrai que j'ai chanté en français et je soupçonnais pas ça.
07:00Quand j'ai commencé à regarder les répertoires, j'ai trouvé plein plein de correspondances.
07:04Donc je m'amuse à faire dans mon application des albums de chaque artiste que j'aime.
07:09Et c'est sans doute ce qui a déclenché cet album héritage.
07:11Oui mais c'est fou, vous en êtes à 45 !
07:13Oui en fait il y aura 1600 titres en tout.
07:16Mais comment on peut se les procurer sur internet ?
07:18En fait il faut s'abonner à mon application.
07:20Ça s'appelle Obispo All Access.
07:22Et si vous avez envie de m'entendre chanter, je sais pas, Souchon, Cabrel, Julien Clerc, Scheller, Sardou, Dao,
07:32vous pouvez aller écouter et je reprends les chansons avec grand plaisir.
07:35C'est un acte totalement gratuit, qui n'est pas gratuit pour moi, mais ça m'a mis dans une
07:43espèce de configuration particulière.
07:46Au moment d'écrire des chansons pour eux, pour cet album héritage, par exemple pour Francis ou pour Julien Clerc,
07:52je me suis mis en apnée dans leur répertoire et derrière j'ai composé ces chansons pour eux, qui fait
08:03cet album héritage.
08:04Oui ça on va en parler, mais moi ce qui me fascine c'est ce travail sur ces 45 albums
08:07pour l'instant,
08:08puisque c'est une forme de transmission dont on a besoin.
08:11Car finalement vos fans et les plus jeunes fans que vous avez ne connaissent pas forcément ces titres et les
08:17découvrent grâce à vous.
08:18Oui c'est vrai, c'était le cas pour les chansons de Paul Lareff à l'époque, quand j'ai
08:23chanté Fan.
08:24Il y a plein de fans qui m'ont remercié pour cette nouvelle chanson que j'avais chantée, Lettre à
08:28France.
08:29Et je leur disais je vous remercie, mais ce n'est pas de moi.
08:31Et c'est vrai qu'ils ont découvert, il y a beaucoup de gens qui ont découvert Paul Lareff à
08:38travers ce projet.
08:40Donc c'est plutôt agréable de faire découvrir des chefs-d'oeuvre, même chantés par une autre personne.
08:47Mais bon, c'est comme ça.
08:49Mais moi j'aime bien l'idée de...
08:52C'est comme un livre en fait, travailler sur une oeuvre, choisir entre 10 et 20 titres d'un artiste,
08:59les reproduire, les rechanter. C'est comme lire un bouquin, c'est comme lire une autobiographie.
09:03C'est comme une autobiographie musicale.
09:06Et ensuite, voilà, j'en suis sorti avec beaucoup plus d'éléments de langage pour pouvoir composer pour eux.
09:12Alors il se trouve que j'en reviens à cet album Héritage, qui est quand même...
09:14Il y a deux albums, on va en parler longuement.
09:16Mais donc il y a beaucoup de duos.
09:18Vous avez fait des réalités.
09:19C'est que des duos, oui.
09:20C'est une envie de faire des duos ?
09:23En fait, c'était l'idée de me positionner comme le compositeur que je suis,
09:28que j'ai toujours rêvé d'être.
09:29Moi je suis un compositeur qui chante et j'avais...
09:35J'étais dans l'impossibilité de pouvoir travailler avec eux, techniquement,
09:39puisque ce sont tous des auteurs et compositeurs à part entière.
09:44Et c'est vrai que travailler sur cette idée me permettait de pouvoir bosser avec eux
09:50et de leurs deux qui chantent mes propres chansons.
09:53Et c'est vrai que ça fonctionnait parce que...
09:56D'abord c'était ludique, d'abord c'était un hommage, d'abord c'était un remerciement.
10:01C'est aussi un partage.
10:02C'est un très très beau moment passé avec eux dans les studios.
10:05Mais c'est une façon de rendre hommage à tous ces artistes.
10:13Mais moi je ne composais pas avant pour eux.
10:16Je savais que jamais de ma vie, j'allais le faire.
10:18Et j'ai trouvé cette idée qui était plutôt marrante pour pouvoir croiser le fer avec eux.
10:23C'était plutôt pas mal.
10:24Alors exemple, on a parlé de Michel Delpech, qui mérite de ne pas être oublié aujourd'hui
10:28parce que c'est un des plus grands auteurs de notre époque.
10:32Et il y a un duo, Si j'étais un ange.
10:33Un ange, un ange, le passe-z-zombie dans la ville.
10:43Un ange, un ange, un ange.
10:52Quelle belle chanson.
10:54Alors j'aurais pu choisir la chanson que j'ai composée pour lui.
10:58Comme ça j'aurais été 100% de mes musiques.
11:01Et en fait j'ai choisi celle-ci parce que j'ai beaucoup de respect pour Didier Barbelivien
11:05que j'aime beaucoup.
11:06Qui a été important dans ma vie indirectement.
11:09Puisque Michel, la chanson Michel correspond, est un point d'ancrage de ma pré-adolescence.
11:18Et je me disais, tiens c'est marrant parce que j'ai pas de chanson Barbelivien.
11:22Mais par contre si je fais cette chanson-là, je vais avoir en même temps Michel Delpech
11:26et Didier Barbelivien sur l'album.
11:28Voilà c'est un petit cadeau que je lui ai fait.
11:32Mais que je me suis fait aussi parce que j'adore cette chanson qui est terriblement émouvante.
11:38qui dit tellement de choses sur ce qu'on devient.
11:46Malheureusement sur, évidemment de notre enfance,
11:49mais sur tous les chemins par lesquels on passe pour arriver à devenir un homme.
11:57Et quelquefois pas forcément une bonne personne, ça peut arriver.
12:02C'est un beau cadeau aussi pour celles et ceux qui nous écoutent.
12:04et qui vont continuer de nous écouter à travers une autre date, le 14 juin 1979.
12:10A tout de suite sur Sud Radio avec Pascal Obispo.
12:13Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessy.
12:16Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Pascal Obispo.
12:19Nous évoquons deux albums, Héritage 1 et Héritage 2.
12:22Le 2 est sorti avant le 1er, on expliquera pourquoi tout à l'heure.
12:25Je peux vous le dire tout de suite.
12:26Ah oui, allez-y.
12:27Disons que ceux qui sortent aujourd'hui sont dans un espèce de deuxième wagon.
12:32Donc je leur ai donné un peu plus de lumière en décidant que c'était le volume 1.
12:36Voilà.
12:36C'est juste une question d'élégance.
12:38Tout simplement parce que pour moi, toutes les chansons sont différentes.
12:43Et tous ces duos, ce sont vraiment des moments merveilleux que j'ai passés.
12:47Donc il fallait juste décider dans quelle partie on allait ranger ces chansons.
12:54Et j'ai eu cette idée-là justement parce que je les respecte tous en fait.
12:59C'est un petit peu comme Poulidor et Star Wars qui ont commencé après un numéro 1 et qui sont
13:03devenus des stars.
13:04Oui, voilà, c'est ça.
13:05Alors, je parle du 14 juin 1979 car c'est le jour où sont créés par le jeune passionné de
13:10musique
13:11la première édition des Transmusicales de Rennes.
13:14Et ce jour-là, il y a 12 groupes qui jouent sur deux soirées, 1800 personnes.
13:18Mais ensuite, ça s'est développé.
13:20Et à l'époque, vous êtes à Rennes, près de Rennes, à l'institution libre de Combray.
13:24C'est vrai que ça vous a marqué ?
13:25Alors, moi j'étais à Rennes, alors je veux juste faire une toute petite précision.
13:30J'étais à Combray une année en fait pour passer mon bac la deuxième fois
13:36parce que je n'avais pas eu la première fois.
13:38Juste avant, j'étais au collège et lycée Émile Zola qui était dans le centre,
13:43enfin presque le centre de Rennes.
13:45Et j'avais une émission de radio tous les matins à Radio Congas.
13:51Et entre 7h et 9h, je passais deux heures à mettre du rock et de la musique un peu gothique
14:00pour réveiller les gens.
14:01Et juste après, à 10h, j'avais deux heures de cours de maths.
14:04C'était assez marrant.
14:05Mais c'est vrai que les transmusicales ont été quelque chose d'important pour moi.
14:09Mais aussi le passage à Rennes, surtout, puisque c'est là que j'ai découvert le rock.
14:13Oui, et le Marquis de Sade.
14:15Et le Marquis de Sade.
14:15Pas l'auteur, mais le groupe de musique.
14:19Et c'est vrai que c'est un groupe qui vous a fasciné immédiatement, Pascal Obispo ?
14:23Alors, en 80, j'avais 15 ans.
14:27Je suis arrivé en 78 et j'ai découvert en 79 à 14 ans.
14:31Et donc, on est au début de l'adolescence.
14:33Et c'est vrai qu'on a besoin de devenir quelqu'un.
14:40On se fabrique une personnalité.
14:43Et c'est vrai que la musique a fait partie de ma construction.
14:47Et surtout, Marquis de Sade avec Philippe Pascal et Franck Darcel,
14:51qui sont devenus mes amis ensuite, et avec qui j'ai travaillé ensuite aussi.
14:56C'est assez bizarre comme parcours.
14:57C'était mes idoles.
14:58J'ai commencé avec eux comme ça.
15:00Et puis, ça a fini.
15:03Je suis parrain de la fille de Franck, Anna.
15:06Et Philippe est devenu mon ami.
15:09On a fait de la musique ensemble.
15:11On a fait des chansons ensemble.
15:12Malheureusement, ils ont décidé de quitter la terre d'une manière différente tous les deux.
15:17Mais c'est vrai que ça m'a beaucoup construit.
15:19Ça m'a donné envie de faire la musique, de faire des groupes, de jouer dans des groupes,
15:23de faire la guitare, et puis d'écouter toute cette mouvance rock qui venait d'Angleterre.
15:27Mais évidemment, dont les groupes de Rennes étaient issus aussi,
15:31mais aussi des Etats-Unis, parce qu'il y avait deux courants.
15:34C'était plutôt assez intéressant.
15:35Et j'ai appris la guitare, j'ai appris la basse grâce à eux.
15:39Et j'ai découvert le rock.
15:40J'ai découvert beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses.
15:42Et on était dans des communautés de pensée, des communautés culturelles.
15:47Et on a grandi comme ça.
15:50Oui, en plus, c'est le magazine actuel à l'époque qui a découvert le groupe Paris Saint dès qu
15:55'il a vraiment lancé.
15:56C'est vrai.
15:56Et vous parlez aussi de Philippe Pascal.
15:58Et je sais qu'aujourd'hui, devant la salle de la cité à Rennes, c'est le parvis Philippe Pascal.
16:03Oui, c'est vrai.
16:04C'est un hommage émouvant.
16:05C'est très émouvant.
16:07Aussi émouvant que ce qu'il nous procurait quand on voyait sur scène, quand il chantait.
16:12Comme un Rimbaud rock.
16:14En fait, comme un...
16:16Pour moi, c'était le plus grand chanteur que j'ai jamais vu sur scène.
16:25Quand on monte sur scène, on a une capacité à tricher de temps en temps.
16:30Parce qu'on fait notre métier.
16:32Il y a un petit truc comme ça.
16:34On sait qu'on est chanteur et on connaît les faits.
16:37Et on peut connaître les effets.
16:39Philippe ne triche jamais.
16:41Philippe était lui.
16:43Et un diamant brut.
16:45Et c'est pour ça aussi que je l'aimais.
16:47C'était quelqu'un de profondément gentil.
16:48Vous avez dédié vos deux albums à Franck Darcel et Philippe Pascal.
16:51Oui.
16:52Je ne peux pas dédier Héritage.
16:55Quelqu'un d'autre qu'eux.
16:56Puisque c'est grâce à eux que j'ai fait de la musique.
16:59C'est grâce à Mark Itzad que je suis là.
17:00Alors ça paraît bizarre, peut-être, quand on connaît le parcours que j'ai fait musicalement.
17:04Puisque rapidement, pour signer avec une maison disque,
17:08il a fallu que je fasse des chansons entre guillemets beaucoup plus commerciales.
17:10Et Mark Itzad n'était pas du tout commercial.
17:14C'était vraiment des enfants du rock.
17:16Des enfants des...
17:18Comment dire ?
17:19Des punk, des Joy Division.
17:20Ou plutôt des frères même.
17:22De Joy Division.
17:23De Bar House, de Talking Heads, de Velvet Underground.
17:27Et moi, j'ai évolué là-dedans.
17:28Et c'est vrai que quand il a fallu que je signe un contrat,
17:31cette mouvance-là n'intéressait pas les maisons disques.
17:35Donc j'ai bifurqué un petit peu sur d'autres choses que j'aimais.
17:37C'est-à-dire la mélodie.
17:39Et puis aussi la chanson française que j'ai découvert au fur et à mesure.
17:42Mais ce qui est fabuleux, c'est quand on aime quelqu'un, qu'on admire quelqu'un,
17:45devenir ami et travailler avec lui.
17:46C'est un privilège, c'est rare.
17:48C'est un conte de fées.
17:50Alors c'est un conte de fées qui s'est fini bizarrement, puisqu'il a mis fin à ses jours.
17:54Mais c'est vrai que de passer d'idole à copain, à meilleur ami,
17:59c'est assez...
18:00Parce qu'à la fin, c'était ça.
18:02On avait des conversations assez souvent avec Philippe.
18:05Et c'est vrai que c'était un grand privilège.
18:08Mais c'était aussi une grande difficulté quand on savait que Philippe avait profondément du mal avec la vie.
18:15En fait, on ne pouvait rien faire.
18:17Je n'ai pas eu la capacité, en tout cas, à l'empêcher de mettre fin à ses jours.
18:24A priori, ça a été comme ça.
18:25Mais je crois qu'il a eu beaucoup de plaisir à la fin,
18:27puisqu'ils se sont revus, Franck et lui, Franck Darcel et lui, dans ma loge.
18:32Puisque Franck a assisté à un concert à Rennes où Philippe chantait avec moi une chanson de Marquitzade.
18:37Et ils se sont revus.
18:39Ils étaient dans la même ville et 15 ans après...
18:42Enfin, ils ne s'étaient pas du tout vus.
18:43Mais 15 ans après, ils se sont reparlés dans ma loge.
18:46Et ils ont décidé de...
18:48Enfin, Franck a décidé de lui proposer de refonder Marquitzade.
18:50Et c'est ce qui s'est passé.
18:51Donc, ils sont remontés sur scène ensemble avec le groupe originel.
18:55Et c'est vrai que ça a été un bain de jouvence pour tous les amoureux de cette musique
19:01et les amoureux de ce qu'ils ont provoqué dans la région.
19:06Parce que s'il n'y avait pas Marquitzade, il n'y a pas tous les groupes autour.
19:10Et puis, il n'y a pas moi aussi.
19:12Et c'est grâce à eux que je suis là aujourd'hui en train de vous parler.
19:15Il n'y a pas d'autre raison.
19:17Alors, en tout cas, il y a ces deux albums héritage.
19:19Et j'ai trouvé un autre duo dans cet album
19:21qui est avec Gaëtan Roussel, Un quart d'heure d'Anonymat.
19:42Là aussi, c'est un duo auquel vous teniez.
19:46J'y tenais parce que Gaëtan représente le rock d'aujourd'hui, entre guillemets.
19:51Et c'est vrai que j'ai été plutôt classé très rapidement et de ma faute dans la variété tout
19:57au début.
19:58Mais ma musique, elle est profondément ancrée dans la musique anglo-saxonne.
20:02On a le même goût à peu près avec Gaëtan et pas le même parcours.
20:06On est fans tous les deux de The Talking Heads.
20:08C'est cet album magnifique qui s'appelle Remain in Light, qui est un chef d'oeuvre.
20:11Mais oui, j'y tenais parce qu'il représente quelque chose dans la musique que j'aime.
20:18D'ailleurs, je lui avais demandé de chanter sur l'album d'Isabelle Adjani.
20:21Il l'avait accepté. Il avait écrit le texte, d'ailleurs, avec les courants d'air.
20:25Et non, mais ça correspond à la musique que j'écoute.
20:28Et je suis très éclectique dans mes goûts musicaux.
20:33Je viens de plusieurs endroits différents.
20:35Je viens aussi bien de Claude François que de Marquis de Sade que de Paul McCartney.
20:39Donc moi, je n'ai pas de problème de communauté.
20:41Je les ai toutes.
20:43Je suis dans aucune, finalement, à 100%.
20:48Mais j'aime tout.
20:50J'aime tout ce qui me fait vibrer.
20:52J'ai eu trois périodes de vie musicale.
20:55Et c'est vrai que c'est très enrichissant quand on est compositeur.
20:59Et c'est sans doute ce qui m'a permis de travailler avec tous ces artistes.
21:02En même temps, être dans aucune communauté, ça vous permet d'être libre.
21:05C'est un immense avantage, Pascal.
21:07Ça, c'est sûr que je fais partie des gens très, très libres de ce métier.
21:11Puisque je me suis libéré d'un système qui m'empêchait d'avoir le tempo que j'ai aujourd'hui
21:18dans la production de disques.
21:20C'est vrai que produire 50 albums d'une anthologie, la chanson française, on ne m'a jamais donné la
21:26possibilité.
21:27Produire des albums instrumentaux de jazz, jamais j'aurais eu.
21:30Ou flamenco, etc.
21:31C'est vrai que là, aujourd'hui, sur l'application, on est à 93 albums.
21:35En tout, c'est une richesse, c'est une liberté que je n'aurais jamais eue avec une maison disque.
21:41Ils n'auraient jamais débloqué les fonds.
21:43Donc, je suis mon propre mécène.
21:45Je fais de la musique pour moi, pour me faire plaisir et puis pour partager avec ceux qui me suivent
21:49encore.
21:49Oui, ils sont nombreux.
21:50Et puis, moi, j'ai trouvé un point commun avec Galet en Roussel que j'ai souvent reçu dans les
21:53Clés d'une vie.
21:54C'est le long apprentissage pour arriver à aujourd'hui.
21:57Vous avez beaucoup travaillé pour devenir ce que vous êtes et pour trouver ces musiques.
22:02Oui, c'est marrant parce que, quelquefois, j'ai des petites altercations avec des gens qui veulent m'imposer des
22:08choses parce qu'ils savent.
22:11Et moi, je dis toujours, tu sais, ça fait 45 ans que je fais de la musique.
22:15Et donc là, on est prêt à l'affrontement.
22:18Et je termine la phrase par « et je ne sais toujours rien ».
22:21Et je pense que c'est ma force.
22:25Ma force, c'est d'ailleurs, bon, c'est sans doute, j'ai un trait de caractère qui fait que
22:29je suis un peu stacanoviste et un peu résilient aussi.
22:33Mais je sais qu'à chaque fois que je recommence toujours à zéro,
22:36Véronique Sanson, ce n'est pas William Scheller et ce n'est pas Julien Clerc ni Francis Cabrel.
22:42Donc, vous devez vous remettre à niveau à chaque fois.
22:46Et ça, c'est tellement enrichissant.
22:48Alors moi, je suis un peu paumé là-dedans parce qu'il faut que je m'y retrouve aussi quand
22:52je chante avec eux.
22:52Et quand je fais la chanson.
22:54Mais je vous assure que dans toutes les chansons que j'ai écrites pour cet album,
22:59il y a une part de moi, même si je suis la part de l'ombre de chacun de ces
23:05titres.
23:05Oui, on va essayer de continuer à vous mettre en lumière à travers la date du 4 octobre 2000.
23:09A tout de suite sur Sud Radio avec Pascal Obispo.
23:12Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
23:15Les clés d'une vie m'ont invité Pascal Obispo pour ces deux albums héritages
23:19qui sont vraiment l'héritage de ce que vous avez appris
23:22et ce que vous transmettez à celles et ceux qui vous suivent.
23:25On a évoqué déjà quelques chansons.
23:27Et puis, j'ai trouvé une date le 4 octobre 2000 que vous n'avez pas oublié.
23:31Une première de légende grâce à cette chanson.
23:42Je me souviens très bien de cette première au Palais des Sports.
23:45Alors, la vraie première, parce que ça c'était la première presse, je crois.
23:50La vraie première, c'était le 11 octobre.
23:52Carrément.
23:52Pourquoi ? Parce que mon fils est né ce jour-là.
23:54D'accord.
23:55En fait, vous savez, il y a toujours les dates pour la presse, pour les médias.
23:59Et la vraie première publique, c'était le 11.
24:01Mais c'est à peu près ça.
24:02Je sais, puisque mon fils est né ce jour-là.
24:05Et il y a une image qui m'a marqué.
24:07À la fin du spectacle, Daniel Lévy chante l'envie d'aimer
24:10et toute la salle se lève et chante la chanson avec lui.
24:13Ah oui, ça c'est la magie.
24:15C'est la magie.
24:16La chanson est passée beaucoup à la radio.
24:19Et c'est vrai que ça a été un succès monumental.
24:23Je dois dire qu'il a pas mal aidé.
24:28Parce qu'il a porté cette chanson que je considérais au début comme une chanson jolie et normale.
24:36Et j'expliquais sur scène lors de ma dernière tournée qu'un interprète, quelquefois, peut changer l'effet d'une
24:47chanson normale
24:47grâce à son interprétation et peut la transcender et en faire un standard.
24:54Juste grâce à son énergie, son aura vocal aussi.
25:02Et puis son implication, parce qu'il avait une réelle implication dans le projet.
25:07Il faut le dire, puisque les commandements, c'est lui, c'était lui.
25:12Donc c'est vrai que cette chanson, au bout du deuxième refrain, je lui ai dit
25:15écoute, respecte la mélodie, après fais ce que tu veux.
25:18On va travailler sur d'autres choses, parce qu'il avait envie de modifier des choses.
25:22Ce qu'il a fait tous les soirs, puisqu'il n'a jamais chanté de la même manière, malheureusement.
25:26Mais bon, c'était Daniel et c'était comme ça, c'est ce qu'on aimait aussi chez lui.
25:29Et à la fin de la chanson, il a tellement modifié de choses que tout le monde dans le studio
25:32voulait se rajouter.
25:34C'est pour ça que cette chanson fait quasiment 6 minutes 20, parce que tout le monde voulait participer.
25:38C'était tellement magique en studio.
25:39C'est fou, hein ?
25:40Et en fait, Albert Cohen, qui avait eu l'idée des Dix Commandements en sortant de Notre-Dame de Paris,
25:44connaissait très bien Daniel Lévy, puisqu'ils étaient de Lyon tous les deux.
25:47Oui, c'est ça.
25:48Et c'est comme ça que c'est né.
25:49Exactement, il l'a chanté chez les Romantiques, avec Catherine Lara, Daniel.
25:53Et moi, je l'avais aperçu à la télé.
25:56Et puis c'est vrai que quand il a chanté pour la première fois l'envie d'aimer, ça a
26:01été assez violent.
26:04Donc la chanson est plutôt pas mal, alors on va la garder.
26:08Oui, il fallait bien la garder.
26:10Je crois que c'est Gloriel Guénor qui avait été une des premières à repérer Daniel Lévy.
26:15Il avait fait sa première partie, je ne sais pas si vous le savez.
26:17Ah non, je ne savais pas.
26:18Elle a cru en lui tout de suite.
26:19Et puis ensuite, il y a eu ce sang d'Elle est romantique avec Catherine Lara,
26:23qui avait été aussi une comédie musicale au Châtelet.
26:25Oui, c'est ça. Il avait chanté Le Rêve Bleu ou sinon un truc comme ça.
26:28Le Rêve Bleu, c'est ça.
26:29Oui, c'est ça aussi.
26:29Et puis dans cet album, il y a quand même un duo avec Daniel Lévy, L'amour qu'il faut.
26:35On a le temps qu'il faut
26:41On a le temps qu'il faut
26:43On a le temps qu'il faut
26:50Des chansons figurées sur un de vos albums, Pascal Lévy ?
26:53Alors, elle figurait sur son album à lui, que j'avais réalisé.
26:56Et en fait, on l'a changé. Je l'ai un petit peu modifié.
27:00Parce que Daniel avait son idée sur ce disque.
27:03Et pour Héritage, j'ai voulu la remettre dans le cadre de, comment dire,
27:08De la stylistique de l'album Héritage, un peu plus acoustique.
27:12J'ai modifié deux, trois placements.
27:14Et puis le refrain aussi.
27:15La stylistique de l'album, qui est une stylistique organique.
27:18Sans synthé, sans rien.
27:20C'est-à-dire qu'on a travaillé
27:24Comme les disques de jazz.
27:25Avec take one, take two, take three.
27:28Et puis, on a ajouté un solo ou un piano.
27:33Et puis on a chanté après.
27:34Mais tout est vraiment organique.
27:36Il adorait ça aussi, de toute façon, Daniel.
27:38Donc, il aurait aimé la version.
27:40Pourquoi ce choix organique et acoustique pour ces deux albums ?
27:43Alors, parce que l'héritage vient de l'organique.
27:49L'héritage vient des années, comment dire, entre, on va dire, 67 et 77.
27:57Quand j'ai entendu la musique, quand je l'ai vue à la télé,
28:00Il n'y avait pas trop de synthé à l'époque.
28:02Évidemment, il y a eu la naissance en parallèle de, vers la fin,
28:06Jean-Michel Jarre et puis il y a aussi Kraferk, etc.
28:09Mais en tout cas, ce n'était pas marqué.
28:12C'était vraiment, tout le monde jouait d'un instrument.
28:16Et pour moi, il était hors de question de faire du faux,
28:20de mettre des synthés,
28:24de donner une couleur synthétique à Véronique, à Francis, à Julien Clerc.
28:28Non, non.
28:29Pour moi, eux, c'est vraiment les représentants de la musique organique.
28:34Et ce sont des vrais compositeurs.
28:36Donc, c'est guitare ou piano.
28:38Ça ne compose pas sur des synthés.
28:41Je n'ai rien contre les synthés.
28:42Moi, j'adore.
28:42Au contraire.
28:43Mais ça a vraiment démarré au début des années 80.
28:46Mais ça, c'est quand je suis passé de l'autre côté.
28:49Et encore, j'ai appris la guitare à ce moment-là.
28:51Mais c'est vrai que toute cette vague, avec tous les synthés,
28:53c'était vraiment la vague des années 80.
28:55Même s'il y avait des groupes de rock, évidemment,
28:58qui ne l'utilisaient pas.
28:59Mais voilà pourquoi.
29:01Donc, c'est vrai que c'est la période 67, on va dire 77,
29:08et vraiment représente la couleur de cet album Héritage.
29:12Et comme tous les artistes qui sont là, d'ailleurs.
29:14Il se trouve que Daniel Lévy a débuté dans une comédie musicale.
29:17On l'a connu grâce aux Dix Commandements.
29:19Mais il y a aussi un autre artiste très célèbre qui figure dans votre album
29:22et qui, lui, a presque débuté dans une comédie musicale.
29:25C'est Julien Clerc.
29:32Car on a un peu oublié que, finalement, Julien Clerc, il a débuté dans R.
29:36Ah oui, oui. Pas moi, parce que lors du concert des Sinistrés,
29:40c'est lui-même qui m'a proposé de faire Laissant Entrer le Soleil
29:43pour le concert qu'on a fait en août.
29:47Pardon, excusez-moi.
29:49Non, non, je connais bien la carrière de tous les artistes
29:52qui sont sur cet album Héritage.
29:55Si vous voulez, quand on compose pour quelqu'un,
29:58on a besoin de connaître tout.
30:00Quand on fait une anthologie de la chanson française,
30:02quand je fais un album sur Cabral,
30:04j'ai besoin de connaître toutes les chansons.
30:08Quand je travaille sur William Scheler,
30:09j'ai besoin de savoir exactement comment il place les notes
30:13et tout écouter.
30:14Donc je connais à peu près tout le répertoire
30:17pour après choisir
30:19et pour ensuite, à la finalité,
30:24écrire des chansons et puis faire ce concept d'héritage.
30:26Voilà, mais il faut d'ailleurs tout savoir
30:28avant même de recevoir un invité de laquelle on dit
30:30« ça me paraît utile ».
30:31C'est ce que vous faites aussi.
30:32C'est ce que j'essaye de faire.
30:33On travaille, mais c'est normal.
30:35D'abord, ça s'appelle...
30:37Ce n'est pas du travail, c'est de la passion.
30:38Voilà, ça s'appelle le respect aussi,
30:40mais c'est aussi quand on aime les artistes
30:43et quand on prétend vouloir reprendre des chansons,
30:47il faut pouvoir aussi parler de celles qu'on n'a pas reprises
30:49et pourquoi on ne les a pas reprises.
30:50Donc c'est ce qui est important.
30:52Oui, et d'ailleurs, vous le savez sans doute,
30:53mais en fait, Annie Farg est venue voir Julien Clerc
30:56dans sa loge à l'Olympia en première partie de Béco.
30:58Elle lui a proposé de faire R, il ne voulait pas.
31:01Elle l'a emmené à Londres de force pour voir R
31:03et au retour, il a dit « oui, je le fais ».
31:04Oui, oui, oui.
31:05Parce que le live, c'est tellement différent.
31:09Alors, Julien Clerc, il est présent dans cet album
31:11avec Nénuphar.
31:12Nous qui voulions flotter, flotter
31:16Nous qui voulions flirter, flirter
31:25Avec les éléments
31:28Le soleil, le vent
31:31La jeunesse éternelle de Julien Clerc me fascine.
31:36J'ai du mal à trouver les mots pour Julien
31:40parce que pour moi, c'est l'un des plus grands compositeurs.
31:43Il y en a de la chance qu'il soit encore là
31:46et comme tous les autres d'ailleurs.
31:48Mais c'est vrai que c'est assez fascinant
31:51cette façon qu'il a de placer les notes
31:54et de les faire sonner
31:57avec cette voix assez reconnaissable.
32:00C'était pas la chanson la plus difficile à faire
32:04parce qu'il y a tellement de caractère
32:07dans sa façon de faire
32:09avec ses notes longues
32:11que voilà, j'ai pas eu...
32:13Et puis j'aime tellement
32:13que ça n'a pas été la chanson la plus dure
32:17à composer.
32:18Sauf que pour le compositeur que vous êtes
32:20travailler avec un autre compositeur
32:22c'est pas évident parce qu'il n'a pas été difficile
32:24mais ça a quand même été
32:26pas mal de travail aussi.
32:28Et puis il fallait oser dire
32:31bon Julien, je t'ai composé une chanson.
32:35Oui, ah bon, tiens, pourquoi ça ?
32:38Donc il faut expliquer les concepts, etc.
32:40Mais c'est vrai qu'il faut oser
32:42et il faut être à bloc.
32:45Il faut tout donner.
32:46Il faut tout donner dans la mélodie,
32:48bien écouter comment il fonctionne,
32:51comment il place.
32:52Qu'est-ce qui pourrait le séduire encore ?
32:53De quelle façon pouvoir placer les notes
32:55pour qu'il puisse trouver du plaisir ?
32:58Et se dire, tiens, cette chanson
32:59pourrait être moi aussi.
33:01C'est un vrai boulot compositeur.
33:04C'est un métier.
33:06C'est beaucoup d'amour
33:07pour celui pour qui vous composez.
33:10Et voilà, beaucoup d'écoute.
33:12C'est vraiment...
33:13On fait de la musicologie
33:14sur tout un répertoire.
33:17C'est pire que d'aimer les chansons.
33:19C'est plus que ça.
33:20C'est les découper.
33:22C'est les triturer.
33:24C'est comme on appelle ça
33:25quelqu'un qui...
33:27J'ai le moins sur le bout de la langue.
33:29Celui qui fait les...
33:31Comment dire ?
33:33Je vais trouver.
33:35Quand quelqu'un est décédé,
33:36on fait d'une...
33:36Oui, on fait sa nécrologie.
33:38Non, une autopsie.
33:40Non, son autobiographie.
33:42Quand on l'ouvre comme ça,
33:43on ouvre et puis on regarde
33:44pour chercher...
33:45Comment ça s'appelle ?
33:47C'est une autopsie.
33:49C'est une autopsie.
33:49Oui, c'est ça.
33:51C'était Jacques Chancel, je crois,
33:53qui avait appelé une émission autopsie.
33:56Non, c'est pas ça.
33:56Il y avait radioscopie.
33:57Il y avait radioscopie,
33:59mais c'est la même chose.
34:00Exactement.
34:00J'aime bien ça, oui.
34:01J'aime bien découper
34:03et connaître.
34:05On dit aussi
34:06ouvrir le capot.
34:07Allez, va dans le moteur.
34:09Alors, le moteur,
34:10justement,
34:10il y a aussi la jeune génération
34:11qui est présente
34:11avec ce duo,
34:12avec Icard.
34:14Viens.
34:29Icard, il est venu tout.
34:30Je crois que vous l'avez rejoint
34:31sur la scène de l'Olympia.
34:32Vous l'avez rejoint en Vendée.
34:34Oui.
34:34Il me touche beaucoup
34:35parce que je trouve
34:36que c'est quelqu'un
34:36qui est un résilient,
34:39qui est revenu de très, très loin.
34:41Il l'a écrit, d'ailleurs,
34:42dans un livre.
34:44Il est descendu très bas
34:45et pour remonter très, très haut,
34:48à mon sens.
34:49Quelqu'un de très spirituel,
34:50très croyant
34:51et très intelligent
34:53et qui me touche
34:55par sa sensibilité.
34:57Et nous avons aussi,
34:59encore une fois,
35:01partagé quelque chose
35:02de...
35:02Alors,
35:03celle-là,
35:04je l'avais écrite
35:04mais sans savoir
35:05qu'il l'aimerait.
35:07C'est la seule chanson
35:08dont j'ai écrit le texte.
35:10Il a bien aimé
35:11ma maladresse.
35:12Il me dit ça,
35:13on n'écrit pas ça comme ça,
35:14mais c'est ce que j'aime
35:15chez toi
35:15parce que c'est toi.
35:16C'est assez marrant.
35:17Et derrière,
35:19on a fait un...
35:20Je lui ai donné tout...
35:21Enfin, je lui ai donné...
35:23Je lui ai invité
35:24dans mon studio.
35:26Il a travaillé
35:26avec tous mes musiciens
35:27pour faire son album
35:28sur Brel.
35:29Quand je l'ai vu sur scène,
35:30je trouve que...
35:31Il me donnait l'impression
35:32d'être un chanteur
35:33des années 70
35:34entre Beko et Brel.
35:37Très...
35:37Très charismatique.
35:40Et j'ai beaucoup aimé...
35:41J'adore ce qu'il dit
35:42entre les chansons aussi.
35:44Et puis dans cet album,
35:45il y a un autre incontournable,
35:47Francis Cabrel,
35:48Il faudrait que pleuve l'amour.
35:49Il faudrait que pleuve l'amour
35:53Pendant des nuits
35:56Pendant des jours
35:57Il faudrait des fleuves d'amour
35:59Pour des rivières
36:03Changer le cours
36:05Il faudrait que pleuve l'amour
36:06Comme le rock ?
36:08Oui,
36:09et puis j'allais dire aussi
36:10la nature,
36:12le sud-ouest,
36:15Cet attachement
36:16À la musique
36:19Et voilà,
36:21Je pense qu'on a
36:22Absolument le même
36:23Et on s'est rencontrés
36:24Au reste du cœur
36:25Et c'est vrai que
36:27J'ai toujours aimé son humour
36:2918ème degré
36:30C'est quelqu'un de très spirituel
36:32Et très drôle
36:33Et très intelligent
36:34Et c'est toujours agréable
36:35De partager
36:36Alors ça, ça a été
36:38Encore une...
36:39Quelque chose de particulier
36:40Parce qu'il a fallu l'appeler
36:42Est-ce que tu viens ?
36:44Il faut qu'il remonte du sud
36:45Et finalement, il a accepté de venir
36:46Il se trouve qu'il avait fait
36:47Deux autres duos
36:48Avec Gauvin Cerce
36:49Et avec Christophe Maé aussi
36:51Donc il s'est dit
36:52Bon, je vais aussi faire
36:53Les soixantenaires
36:58Mais il faut parler aussi des auteurs
37:00Parce que Pierre-Dominique Burgot
37:01Participe beaucoup
37:02À l'élaboration de cet album
37:05Il a écrit beaucoup de textes
37:07Moi j'ai fait bien
37:09Mais il y a aussi Lionel Florence
37:12Bon, c'est quand même important
37:14Parce qu'il faut quand même choisir
37:15Le texte qui fait que l'auteur
37:18Compositeur pour qui vous écrivez
37:21Soit en phase avec les mots
37:23Et voilà
37:26Et ça c'est quand même essentiel
37:29Le truc le plus drôle
37:30C'était avec Michel Jonas
37:34Parce qu'avec Michel
37:36La chanson je l'avais écrite
37:38Avec Pierre Do pour l'album
37:39Le beau qui pleut
37:41Et c'était au moment où je faisais
37:44Sur l'anthologie
37:46L'album de Michel Jonas
37:48Que j'ai enregistré avec D'Angelo
37:51Avec Manu Katché
37:52Ils sont venus
37:53Travailler dessus avec nous
37:55Et c'est vrai que juste derrière
37:57J'ai fait cette chanson
37:58Le mur
37:59Que j'adore
37:59Et quand j'en ai parlé avec Michel
38:01Ils trouvaient que j'avais un peu abusé
38:03Mais je me suis dit
38:03Mais c'est normal
38:04Je pensais à toi
38:05Quand je l'ai composé
38:07Ils trouvaient vraiment qu'il y avait
38:08Ils me disaient
38:09On a l'impression que ça aurait pu être moi
38:11Qui ai écrit cette chanson
38:12Mais c'est ça le but
38:14Et c'est ça le boulot d'un compositeur
38:17Un compositeur doit s'effacer
38:19Vous ne devez plus me voir
38:20Vous ne devez plus m'entendre
38:21Alors
38:22Pour que je sois un peu là
38:24J'ai chanté aussi avec eux
38:25Donc j'en ai fait des duos
38:27Mais c'est
38:27Je pense que c'est la seule chose
38:29Qui reste de moi
38:30Dans ces chansons
38:31C'est le fait qu'il y ait ma voix
38:33Mais sinon c'est vrai que je ne suis pas sûr
38:36Si on fait un test
38:37Et si on met juste leur voix
38:39Qu'on puisse penser que ce soit moi
38:40Qui ai fait les chansons
38:41Et c'est vraiment pour moi
38:43C'est la force de ce disque
38:45C'est d'avoir collé au plus près
38:48De leur personnalité musicale
38:50Et ce sont des challenges
38:53Et beaucoup de plaisir aussi
38:55Et votre voix
38:56On va continuer à l'entendre
38:57A travers la date du 23 octobre 2026
38:59La sortie de Héritage 1
39:01A tout de suite sur Sud Radio
39:03Avec Pascal Obispo
39:04Sud Radio, les clés d'une vie
39:06Jacques Pessis
39:07Sud Radio, les clés d'une vie
39:09Mon invité Pascal Obispo
39:10Donc 23 octobre 2026
39:12Sorti de Héritage 1
39:14Alors qu'au mois de mai dernier
39:15Est sorti Héritage 2
39:16On a expliqué pourquoi
39:18Et pourquoi avoir voulu faire
39:19Ces deux albums au départ
39:20En dehors du fait que
39:21C'était presque l'héritage
39:23De vos chansons
39:24Est-ce qu'il y avait un goût particulier ?
39:26En fait j'avais commencé à sortir
39:28Notre Dame et la France
39:30Et Appelle-moi le Johnny
39:31Et je voulais faire
39:31Donc deux chansons
39:33Et je voulais faire un album
39:36Qui soit mélangé
39:37Avec des duos
39:38Et des chansons solo
39:40Et quand j'ai commencé
39:41A faire écouter
39:42A mon distributeur
39:44Universal
39:44La Belle Panthéon
39:46Ils m'ont dit
39:46Mais tu peux pas mettre 45 chansons
39:49Parce qu'il y avait
39:5045 chansons en tout
39:51Et j'ai dit
39:52Mais pourquoi ?
39:52Il me dit
39:53C'est trop
39:53Tu peux pas faire ça
39:54Et donc on a bifurqué
39:56Sur les duos
39:57Et il se trouve
39:58Au moment où j'ai commencé
40:00A faire des duos
40:01Je me suis pris
40:03Au jeu
40:04Dès que Julien a accepté
40:07Bruno Benabar
40:08Dès que les premiers a accepté
40:11J'ai eu envie de continuer
40:13Donc ça s'est fini comme ça
40:1545 titres
40:16Et 20 titres
40:16Qui sont jachères
40:17Donc
40:19Un héritage 3 peut-être
40:22Oui et non
40:2645 c'était trop
40:2820 titres c'était trop
40:29Donc en fait
40:30On a fait deux albums
40:31Et puis
40:32Il a fallu
40:33Il a fallu dispatcher
40:34Les chansons
40:35Sans trop savoir
40:36Comment
40:37Qui on met là
40:38Qui on met là
40:39Donc
40:40Voilà pourquoi
40:40Ça commence par le volume 2
40:42Parce que comme il sortait en premier
40:43Je me suis dit
40:45C'est juste de l'élégance
40:46En fait
40:47Pour que ceux qui sortent en 2
40:48Soient dans le volume 1
40:49Enfin bref
40:50Alors on a écouté beaucoup de chansons
40:51Beaucoup de duos du volume 2
40:52Et dans le volume 1
40:54Donc qui sort le 23 octobre
40:55Il y a un duo avec David Hallyday
40:58Ceux qui restent
40:59Ce sont ceux qui restent
41:02Qu'on devrait pleurer
41:07Ce sont eux qui restent
41:11Et qu'on a l'essai
41:15Ce sont ceux qui partent
41:18Qu'ils devraient pleurer
41:21Symboliquement vrai
41:21Et symboliquement
41:23Vous ne pouvez pas échapper
41:24A ce duo
41:26Ouais bah oui
41:27Je connais David
41:27Depuis plus de 30 ans
41:28C'est un ami
41:31Je travaille avec son père
41:32Je suis ami avec sa soeur
41:34Et ce qui reste
41:35C'est exactement
41:36L'idée que vous aviez au départ
41:37Ouais
41:39Oui parce que
41:40J'avais ce texte
41:41Depuis pas mal de temps
41:42Et je savais
41:44Qu'il fallait le mettre
41:45En valeur
41:46Avec quelque chose
41:47Quelqu'un
41:49Et quand j'ai commencé
41:50A faire héritage
41:51Je me dis
41:51Mais oui
41:51Mais il faut demander à David
41:52Parce que
41:53Parce que
41:55Il a tellement
41:57Je trouve qu'il a tellement souffert
41:59Comme nous tous
42:00Quand on perd un parent
42:00Évidemment
42:01Mais j'allais dire lui
42:02Encore plus
42:04Parce que son père
42:04Était tellement célèbre
42:05Que ça
42:07Je sais pas
42:08C'est lui
42:09Qu'on devait pleurer
42:10Et pourtant
42:11Ce que j'ai raconté aussi
42:13Dans une autre interview
42:14Pourtant
42:14Pendant l'enterrement
42:16Il n'a pas pleuré
42:18Lui il était digne
42:19Il y avait plein de pleureuses autour
42:22Alors que lui
42:22Il était droit
42:23Il était beau
42:25Il était
42:26Il était vraiment
42:27Il était
42:27Je l'ai trouvé vraiment élégant
42:30Je l'ai trouvé
42:30Je l'ai trouvé vraiment bien
42:33Et alors que c'est lui
42:34C'est lui qu'on
42:37Qu'on devait pleurer
42:38Ce jour là
42:39Lui et ses soeurs
42:41Et évidemment
42:42Mais ce qui est étonnant
42:43C'est que moi
42:44Johnny
42:44Je l'ai souvent rencontré
42:45J'ai admiré sa discrétion
42:46Même pas son génie
42:47Ça c'est évident
42:48Sa discrétion
42:49Et David
42:50Il aura enthérité
42:51De cette discrétion
42:51C'est vrai
42:52Ils sont très
42:53Il y a un côté introverti
42:55Mais on rigole bien
42:56Quand même avec David
42:56On fait des cons
42:57Mais c'est vrai
42:58Que c'est pas facile
43:00D'être aussi célèbre
43:03Très rapidement
43:03David il était célèbre
43:04Avant même de chanter
43:05Moi j'avais son poster
43:06Dans ma chambre
43:07Il était avec ses parents
43:09Je l'avais dans ma chambre
43:12Quand j'étais petit
43:13A Bordeaux
43:13J'achetais
43:14Salut les copains
43:15Et je connaissais
43:16La tête de David
43:17Alors que j'avais
43:17J'avais 10 ans
43:18On a le même âge
43:19On a un an d'écart
43:21Je crois
43:22Et puis
43:23Dans cet album
43:24Héritage 1
43:25Il y a aussi
43:26On passe sa vie à naître
43:27Avec Véronique Sanson
43:46C'était pas évident
43:47A chanter
43:48Parce que musicalement
43:49Il faut suivre le tempo
43:50Et le rythme
43:52De Véronique Sanson
43:52Pascal Obispo
43:54Alors
43:59Berger
44:00Sanson
44:01C'est pareil pour moi
44:03Et
44:04C'est bizarrement
44:05Ce que me raconte Véronique
44:07C'est qu'ils ont fait
44:07Au même moment
44:08La musique
44:09C'est à peu près pareil
44:10Mais ils n'ont jamais
44:12Michel Berger
44:13N'a jamais fait de chanson
44:14Pour Véronique
44:14Elle a ses chansons à elle
44:15C'est vrai qu'ils faisaient
44:16La même chose au même moment
44:17Sans doute comme ça
44:17Qu'ils se sont retrouvés
44:21Moi j'aime profondément
44:22Cette musique
44:23Et c'est pas quelque chose
44:24Qui a été loin
44:26De ce que je savais faire
44:27Puisque j'avais
44:29Un album pour France Gall
44:31Donc j'avais déjà
44:32Mis les mains dans le moteur
44:34De Michel Berger
44:35Pour comprendre le placement
44:36Le placement musical
44:38Vous voyez
44:38C'est à dire que
44:39Là j'ai la tête
44:40Qui penche comme ça
44:42Il y a un balancé
44:43Il y a un swing un peu
44:44Il y a un swing un peu
44:47Comment dire
44:47Soul quoi
44:48Il faut mettre de la soul
44:51Du rythme même blues
44:52Dans les compositions
44:53Qui n'est pas du tout
44:54Ma façon de faire les choses
44:56Mais c'est plutôt marrant
44:57De
44:58C'était marrant
45:00De se mettre à la place
45:01De Véronique
45:02Elle a aimé tout de suite
45:03La chanson
45:04J'étais chez elle
45:05La veille
45:06Pour faire deux trois
45:07Petites modifications
45:09C'est drôle
45:10Parce que quand Véronique
45:12On lui donne des accords
45:13On lui donne exactement
45:14Les mêmes accords
45:15Et elle le retourne
45:17Elle couche les accords
45:19Elle le retourne
45:19Et ça devient du sans-son
45:20C'est fantastique
45:22C'est vraiment
45:23Je pense qu'à Piaf
45:24Barbara
45:25Et à Véronique sans-son
45:26Pour moi
45:27C'est les trois plus grandes
45:28Alors j'en mettrai une autre aussi
45:29Mais ça
45:30Ce ne serait pas objectif
45:31Je mettrai Zazie aussi
45:33Mais c'est comme ça
45:34Et son vibrato
45:35Je crois qu'elle l'a trouvé
45:36Elle l'écoutait un jour
45:37Une chanson de Don Warwick
45:39Et ça a été le déclic
45:40De son vibrato
45:41Et qui est resté après
45:42Exactement
45:43Finalement
45:43C'est assez
45:44C'est assez marrant
45:46Elle se trouvait peut-être
45:47Qu'elle n'avait pas suffisamment
45:48De charisme vocal
45:50Ce qui est mon cas aussi
45:51J'ai toujours trouvé
45:52Que je chantais un peu
45:53D'ailleurs Johnny
45:54Se foutait beaucoup de ma gueule
45:57Parce qu'il me faisait
45:57Toi tu chantes comme ça
45:58J'aurais qu'il faut faire
46:00J'ai dit oui
46:01Mais Johnny
46:01Elle se me parle
46:02Excuse-moi
46:02J'avais pas suffisamment de voix
46:03Bon là avec l'âge
46:04J'ai pris un peu plus
46:06Un peu plus d'épaisseur
46:07Au niveau des cordes vocales
46:08Donc ce qui me permet
46:09De chanter
46:12Beaucoup beaucoup de chanteurs
46:13Les seuls qui sont
46:14Très difficiles à chanter
46:15C'est ceux qui ont vraiment
46:16Une particularité
46:18Là je parle de mon anthologie
46:20Une particularité vocale
46:21Qui correspond vraiment
46:22A un instrument
46:23C'est très dur de chanter
46:24Aznavour
46:25Très dur de chanter Brassens
46:26Très dur de chanter Bachong
46:28Très dur de chanter Nougaro
46:29Voilà il y a des gens
46:30Que c'est très compliqué
46:31Leur voix est un instrument
46:33Danser sur moi
46:35Je vais pas chanter comme ça
46:37Mais si je le fais
46:37Je fais
46:38Danser sur moi
46:39Vous voyez
46:39Tout d'un coup
46:39Vous perdez totalement
46:40Vous perdez totalement
46:42Le charisme
46:43De l'aura
46:44De la chanson
46:45Si tout d'un coup
46:46Vous ne mettez pas
46:46Un petit peu de grain
46:48Vous payez le titre
46:49Comme Bachong
46:51C'est pareil
46:51Vous voyez
46:52Quand il chante
46:53Par exemple
46:54Je ne sais pas
46:56Gabi
46:56Oh Gabi
46:57Il ne devrait pas
46:58Me laisser la nuit
46:59Je le ferai comme ça
46:59Alors que lui
47:00Il ne devrait pas
47:01Me laisser la nuit
47:03Comprenez
47:03La musique c'est ça
47:04Il y a un instrument
47:06Dans leur voix
47:07Et c'est très difficile
47:09Et quand j'ai chanté
47:10Avec certains
47:10C'est vrai qu'il a fallu
47:12Que je muscle un peu mon jeu
47:14Comme disait
47:15Aimé Jacquet
47:17Muscle un petit peu ma voix
47:18En essayant de rajouter
47:20Un petit peu d'eux-mêmes
47:21Dans ma voix
47:22En truquant un tout petit peu
47:24Pour ne pas être vraiment
47:25Trop trop trop loin
47:26Comme avec Eddie Mitchell
47:27Par exemple
47:27Véronique Sanson
47:29Ou Julien
47:30Et puis un autre duo
47:32Avec Calogéro
47:32Forcing Road
47:33Ici à Forcing Road
47:38John et Paul
47:39Ne font qu'un
47:41A jamais l'un sans l'autre
47:44Les chansons
47:45Les refrains
47:47Ici à Forcing Road
47:50Vous savez ceux qui l'ignorent
47:52C'est l'adresse
47:53De Paul McCartney
47:54Voilà
47:55C'est l'endroit
47:56Où Paul et John
47:57Chantaient
47:58Et ont composé
47:59Leur première chanson
48:00Donc en fait
48:00C'est un double hommage
48:01C'est à dire
48:02C'est un double héritage
48:03Donc l'héritage
48:04Avec Calogéro
48:06Voilà
48:06Parce que c'est vrai
48:07Que c'est un super mélodiste
48:09Ça tout le monde le sait
48:12Mais on est fans
48:13Nous on est héritiers
48:14De Paul et John
48:16Aussi
48:17Donc c'était assez amusant
48:18D'écrire cette chanson
48:21Voilà
48:21C'est des
48:23J'ai fait pas mal de recherches
48:24Parce qu'il faut trouver une idée
48:25Pour chanter les Beatles
48:26C'est dur
48:27Donc j'ai trouvé cette idée
48:29J'ai trouvé ça plutôt rigolo
48:31Forcing Road
48:31Il faut pouvoir le prononcer aussi
48:34Et voilà
48:35C'est l'endroit
48:36Ils ont composé
48:36Leur première chanson
48:38Oui
48:38En rapport à votre culture personnelle
48:40L'année 65 où vous êtes né
48:42C'est l'année où on a qualifié
48:43Yesterday de chanson du siècle
48:45Ah oui
48:45De toute façon
48:46C'est pas toujours la même chose
48:47Je crois que c'est toujours d'actualité
48:49Et puis Benabar est présent
48:50On l'a cité
48:51Dans cet album
48:52Avec Que reste-t-il du bonheur ?
48:54Reste-t-il du bonheur ?
48:56Comme on voit dans la rue
49:00Un réfrigérateur
49:02Dont personne ne veut plus
49:06Reste-t-il du bonheur ?
49:08Le seul escule
49:09Là aussi c'était une envie de le retrouver
49:11Ouais c'est une envie de faire les cons
49:13Ah bon ?
49:13C'est vrai que c'est pas facile
49:14Parce que lui c'est vraiment un auteur exceptionnel
49:18Donc il fallait trouver le texte
49:20Et c'est vrai que Pierre-Dominique Burgot
49:22A été malin
49:23Et j'ai proposé cette chanson-là
49:26Et c'est vrai que ça a matché
49:27Parce qu'il y a quand même un exercice de style à l'intérieur
49:31Qui a bien plu à Bruno
49:33Donc voilà
49:35Et puis j'ai fait une chanson on va dire un peu campagne
49:38Je voulais une chanson terrienne vraiment
49:40Une espèce de chanson encore
49:43Je crois qu'il n'y a même pas de synthé
49:46Ou pas de synthé d'orgue ou de piano
49:49C'est vraiment du pur
49:51Ouais c'est du pur
49:52C'est un peu comme les chansons des premiers Wings
49:55Et Paul McCartney
49:56C'est-à-dire voilà
49:57Si on est à la campagne
49:58On chante ça
49:59C'était plutôt pas mal
50:00Moi j'aime bien ce titre
50:01Et puis Bruno est un ami
50:02Et puis il y a un autre ami aussi
50:03Avec qui vous chantez
50:04C'est Renaud
50:06Le dernier des régissants
50:07Les éléments effectivement sont les incendies de Bordeaux
50:31Qui vous ont particulièrement lié je crois
50:34Oui parce que enfin
50:37De la dune du Pila
50:38D'aller à la dune du Pila
50:39C'était en 2022
50:41On s'est rencontré
50:42Enfin je l'avais déjà rencontré une ou deux fois comme ça
50:45Dans des concerts
50:46On s'était serré la main
50:48C'est vrai je le connaissais pas bien
50:50Et puis depuis qu'il vient en vacances au Cap Ferré
50:53Je le vois plus souvent
50:54Et c'est vrai que j'avais fait un concert pour les pompiers encore une fois
50:57Ça c'était mon premier
50:59On avait fait un petit concert dans un restaurant
51:02On avait vendu les tables très très chères
51:03Et Renaud était là
51:05Et je l'ai vu chanter l'envie d'aimer
51:07Parce que j'ai fait un peu mon répertoire
51:09J'étais très surpris
51:10Qu'ils connaissent les paroles de l'envie d'aimer
51:12Ça m'a vraiment profondément touché
51:15Ce qu'il ne savait pas par contre
51:16C'est que j'allais chanter Mistral Gagnant
51:17Donc en fait on s'est rapproché comme ça
51:20Il a vu que j'étais très investi
51:23Dans les causes caritatives
51:24Que j'ai essayé d'être utile aussi de mon côté
51:26Comme il a été lui
51:28Et donc je participe
51:31Ou quelquefois je lance des opérations
51:37Et puis on a commencé à se lier d'amitié
51:41Il y a cinq ans
51:43Et puis au moment des incendies
51:48Je l'ai croisé juste avant
51:49On avait bouffé ensemble
51:51Et puis il y a eu des incendies
51:53Et puis dès que je l'ai appelé
51:55Il m'a dit bien sûr je viens
51:56Pas de problème
51:57Donc on a oeuvré
52:00De toute façon il m'avait invité
52:01Pour les trois concerts qu'on avait fait
52:04Pour ses 50 ans de carrière
52:06Et vous étiez là ?
52:07Oui bien sûr
52:08Et vous avez chanté une des plus belles chansons de Renaud
52:11Qui n'est pas une des plus connues
52:12Qui sait quand qu'on va vous
52:13Pour moi c'est une des plus belles
52:14Oui c'est vrai
52:17Composé par Julien Clerc
52:19Exactement
52:19Et ça c'est vrai que c'est
52:22Magnifique chanson
52:25Ils ont tous adoré le passage
52:27Moi je ne l'ai pas vu
52:27Je ne me riente pas en général
52:28Alors ces deux albums héritage sont sortis
52:31Maintenant l'avenir
52:32Qu'est-ce que c'est ?
52:33De nouveaux albums détournés
52:35Pascal Obispo ?
52:36L'avenir
52:39L'avenir
52:42Toujours de nouvelles aventures en cours
52:44Écoutez pour l'instant je voudrais me remettre à la peinture
52:49Ah bon ?
52:50Puisque j'ai exposé pendant deux ans au musée Mère Marine en 2023
52:55J'ai fait mon premier vernissage à Paris l'an dernier en octobre
53:00Galerie Angebasso
53:01Une exposition qui s'appelait Réversibilité
53:03Et puis là je voudrais
53:05Je faisais la musique
53:06Je sortais ces disques
53:07Et je me remettais pour une autre exposition
53:10Qui est prévue normalement l'année prochaine
53:13Donc il faut que je travaille
53:14Tout simplement
53:15Mais la peinture est
53:19Quelque chose de
53:22Comment dire ?
53:23De supérieur à la chanson
53:24C'est qu'elle donne beaucoup plus de liberté
53:28Liberté
53:29Mais de ton j'allais dire
53:31Mais de ton c'est juste
53:33De couleur mais aussi de
53:36Voilà on n'a pas de
53:38On n'est pas limité ni par le temps
53:40Ni par le sujet
53:44C'est une vraie libération
53:47J'ai beaucoup travaillé sur l'art-thérapie
53:48Comme du buffet
53:50Puisque j'ai moi-même
53:51Pas fait exposer des toiles
53:54De malades
53:55Mais avec la clinique
53:58De Saint-Rémy-de-Provence
54:00J'ai pu
54:01Travailler sur
54:02Sur des toiles
54:04De malades
54:05Et qui étaient
54:07Voilà
54:07Qui étaient en traitement
54:08Parce qu'ils travaillaient sur l'art-thérapie
54:11Là-bas
54:11Le professeur Boulon
54:12Et donc
54:14J'aime bien cette idée-là
54:16De retravailler
54:18Sur des toiles déjà
54:19Sur des
54:21Sur des névros
54:22Sur des souffrances
54:23Déjà
54:24Et allées sur le papier
54:25Donc j'ai fait pas mal de toiles
54:26Comme ça
54:27Avec ces gens-là
54:29Donc voilà
54:30Moi je pense que
54:31Je vais me remettre là-dedans
54:33Et la peinture
54:34C'est vraiment très
54:36C'est comment dire
54:38C'est très enrichissant
54:39En fait
54:39Vous n'avez pas la contrainte
54:42Du 3 minutes 30
54:43Ou du sujet
54:44Il faut que je passe à la radio
54:46Il faut que je fasse des interviews
54:48Non c'est vraiment
54:49C'est libérateur je trouve
54:51C'est un bain de jouvence
54:52En attendant ces expositions
54:54On a ces chansons
54:55Autant couleur
54:55Les couleurs de la vie
54:56De votre vie
54:57Pascal Obispo
54:58Avec cet album
54:59Héritage 1 et Héritage 2
55:00Et puis ce site officiel
55:02Avec ces 45 albums
55:04Qui sont déjà en ligne
55:05Et qu'on écoute avec plaisir et bonheur
55:07Merci beaucoup
55:08En tout il y a 92 albums
55:10Vous savez
55:10Donc vous avez le choix
55:11Très bien
55:12Ça s'appelle Obispo All Access
55:13C'est sur Google Play
55:16Ou Apple Store
55:17Enfin voilà
55:18C'est pour ceux qui ont envie
55:18D'écouter
55:20Il y a aussi tous les clips
55:22Il y a aussi tous les lives
55:24Etc
55:25C'est pour les aficionados
55:26On va dire
55:26Il y en a beaucoup
55:27Et merci pour eux
55:29Pascal Obispo
55:29Et puis merci d'être venu
55:31Évoquer ces deux albums
55:32Avec votre sincérité
55:34Et votre passion habituelle
55:35Merci beaucoup
55:36Les Clés d'une vie
55:36C'est terminé pour aujourd'hui
55:38On se retrouve bientôt
55:38Restez fidèles
55:39A l'écoute de Sud Radio

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