- il y a 25 minutes
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PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06Votre prénom vous a permis de vous faire un nom.
00:08Pour une génération, il est lié à des centaines d'épisodes d'un feuilleton,
00:13mais loin des plateaux, votre parcours est lié à d'autres épisodes plus personnels
00:17que nous avons évoqués à l'heure de vos débuts dans la chanson
00:21Bonjour Lali.
00:22Bonjour Jacques.
00:23Lali, mignon, mais tout le monde vous connaît sous le nom de Lali, je crois.
00:26Oui, absolument.
00:27Il y a cet album, le pull, on va l'évoquer, car ce sont vos débuts dans la chanson,
00:32après de multiples activités, et on va en parler pendant une heure.
00:37Et puis le principe des clés d'une vie, vous le connaissez, vous écoutez Sud Radio.
00:40Oui, oui, j'écoute Sud Radio, je suis très fidèle à Sud Radio,
00:44et je suis ravie, ravie, ravie de me retrouver ici avec vous.
00:47C'est réciproque.
00:48Alors, la première date que j'ai trouvée, c'est lié à un événement personnel le 12 mars 2012.
00:54Ce sont le premier des cinq jours d'acting au Théâtre Mogador,
00:58un atelier rencontre auquel vous avez participé.
01:00Et je crois que ça a été important dans votre parcours.
01:02Oui, oui, oui, j'ai commencé un stage au début qui devait durer deux mois.
01:08Et en fait, ça a été l'histoire d'une amitié et une grande, grande expérience
01:14avec une ametteur en scène qui s'appelle Annie Hamel,
01:18et qui a organisé un parcours, un stage, avec un training particulier.
01:25Donc, comme toutes les écoles de l'Est, on travaille beaucoup sur le corps,
01:28et ce travail ne m'a jamais quittée.
01:30C'est un travail où j'ai redécouvert l'acting, le travail sur scène,
01:36puisqu'après, j'ai présenté une pièce avec Thierry Charpiot,
01:39qui est un ami d'Annie Hamel,
01:42et on a représenté la France dans un festival de duo en Arménie.
01:45Et on a travaillé essentiellement le corps pour construire les personnages,
01:49et j'ai trouvé son approche vraiment intéressante.
01:51C'était une amitié qui a duré plusieurs années.
01:52Et le Théâtre Mogador, en plus, une chose qu'on ne sait pas,
01:55c'est qu'il a été inauguré le 21 avril 1919, après la guerre,
01:59par le président des États-Unis, Woodrow Wilson,
02:02et par son successeur, qui était Franklin Roosevelt.
02:05Absolument, absolument, mais grand, grand, grand événement.
02:07Et après, j'y suis retournée au Théâtre Mogador,
02:10et on a fait un stage, un travail avec Xavier Duringer,
02:14et j'ai vécu une expérience tout à fait particulière.
02:17Il nous faisait faire un training un peu intensif,
02:21et on a travaillé des heures et des heures, les yeux fermés,
02:26sur ces textes.
02:27Et on était 20 comédiens enfermés dans ces studios de Mogador.
02:34Et on a passé 5 heures, les yeux fermés,
02:37et on a vécu quelque chose qui a marqué un tournant à tous
02:41dans notre existence, après cette expérience-là.
02:44Donc, voilà, un petit clin d'œil à M. Duringer.
02:46Oui, qui a mis en scène un film, La Conquête,
02:49qui était la première fois qu'on faisait un biopic
02:50sur quelqu'un qui était président, qui était Nicolas Sarkozy.
02:54Et c'est vrai que ces expériences dans le noir,
02:55il y a un restaurant à Paris,
02:57où on dîne dans le noir complètement,
02:59pour ressentir chaque instant.
03:00Oui, oui, oui. Ce qui est fou, c'est qu'on se dit
03:03qu'on va ouvrir les yeux, qu'on ne va pas jouer le jeu.
03:06Et en fait, non seulement ça fonctionne,
03:08mais c'était assez intéressant de voir,
03:10enfin de voir, de sentir,
03:12que les 20 comédiens s'étaient répartis
03:15en deux ou trois groupes,
03:16et que tout le moindre bruit,
03:18on devenait vraiment un animal,
03:20et le moindre bruit,
03:23on commençait, dans l'imaginaire,
03:24à créer tout un univers autour de chaque bruit,
03:27autour de chaque corps.
03:28Moi, je pensais reconnaître quelqu'un à chaque fois,
03:30et en fait, quand j'ai ouvert les yeux,
03:31ce n'était pas du tout la bonne personne.
03:34Et on a vécu vraiment une expérience très, très particulière.
03:38Alors, vous avez ouvert les yeux, je crois,
03:39à Boulogne-Billancourt,
03:41avec un père architecte urbaniste,
03:43et une mère qui est réanimatrice anesthésiste.
03:46Oui, qui a fait un grand parcours, oui.
03:48Oui, et surtout, je crois qu'elle vient du Brésil.
03:51Alors, je crois qu'elle vient de Mossorou, non ?
03:52Oh, vous êtes bien renseignée, oui.
03:54En fait, Mossorou, c'est en état du Rio Grande.
03:56Oui, Rio Grande du Nord.
03:57Et je crois qu'elle a fui son pays à cause d'événements politiques.
04:03Absolument.
04:04Donc, ma mère était étudiante en médecine en quatrième année.
04:08Et c'est toujours avec beaucoup d'émotion que je parle d'elle,
04:10parce qu'aujourd'hui, on est dans tous ces courants
04:14pour mettre en valeur le travail des femmes,
04:16l'égalité, la parité, tout ça.
04:18Et en fait, elle était déjà progressiste.
04:21Elle était étudiante quand elle s'est fait embarquer par les militaires
04:26dans l'amphithéâtre.
04:27Elle était en cours.
04:29Elle a été en prison.
04:30Elle a été torturée.
04:31Elle a vécu des moments très particuliers.
04:34Et finalement, on l'a...
04:37C'est quelqu'un qui était dans la prêtrise.
04:39C'est mon parrain.
04:41Elle lui a pris un billet d'avion et qui lui a dit
04:43« Va à Paris, sinon tu vas laisser ta peau là-bas. »
04:45Et elle est arrivée à Paris où elle a refait sa médecine,
04:48parce qu'on n'a pas reconnu les études de médecine qu'elle avait faites.
04:52Et elle a tout déglingué.
04:54C'est une femme qui a vraiment été très sobre,
04:59très combattante, tout parle de travail,
05:02très forte et assez énigmatique.
05:06Il y avait un journaliste, Henri Rayard,
05:09de chez Classica Latina.
05:11Je ne sais plus si cette radio, je ne crois pas qu'elle existe encore.
05:13et qui venait et qui voulait faire un film,
05:15qui voulait faire un documentaire sur elle et tout,
05:17parce qu'elle était vraiment révélatrice
05:19d'une réussite en France
05:21et d'une réussite étrangère et féminine.
05:23Donc c'était particulier.
05:25Je crois que son prénom, c'était Maria Lali.
05:26Maria Lali, oui, vous êtes vraiment bien.
05:28Et si vous vous appelez Lali,
05:30en fait, c'est diminutif d'un prénom
05:31que Yves Duteil a chanté.
05:34Ah oui.
05:45C'est vrai que votre vrai prénom, c'est Eulali.
05:48Alors non, mon vrai prénom, c'est Lali.
05:50Mais c'est vrai que ce prénom, en fait,
05:53qui est passé de génération en génération,
05:56vient d'un diminutif, d'un prénom français, Eulali.
05:59Et en fait, on raconte, dans la légende de notre famille,
06:04on raconte qu'il y avait un Hollandais qui était parti,
06:07qui était amoureux d'une Française.
06:09Et quand il est arrivé sur la terre brésilienne,
06:11eh bien, il s'est marié avec une indienne.
06:14Bon, ça a l'air très joli comme ça.
06:16Je ne suis pas sûre que le scénario était aussi classe que ça.
06:19Mais en tout cas, il a donné à sa fille,
06:21en honneur à cette Française dont il était amoureux,
06:25le prénom de Lali, pour ne pas donner le vrai.
06:27Et si on se renseigne, les premières Lali en France,
06:30c'est en 1993, il y en a eu dix.
06:32Oui, c'est ça.
06:33Oui, oui, oui, il n'y en avait pas.
06:34Il n'y en avait pas.
06:36Et elles sont 6040 depuis 1993.
06:38Je suis très, très contente.
06:40Alors, vos études, c'est assez classique au départ,
06:42vos études de sciences économiques,
06:44Hippocagne à Molière,
06:45qui est un lycée,
06:47un des premiers lycées de filles, je crois.
06:49Et c'est vrai qu'au départ,
06:50vous faites Assas, la Sorbonne,
06:52des lettres modernes.
06:53Oui, absolument.
06:54Oui, oui, oui.
06:55Je voulais vraiment...
06:56J'étais partie pour faire du droit international,
07:00parce qu'après, effectivement,
07:01quand j'étais à l'SA,
07:02c'était pour nous,
07:03parce que mes parents m'avaient dit
07:04« Tu feras tes études au Brésil
07:05quand tu auras passé soit Sciences Po,
07:08soit tu auras ton doctorat de droit. »
07:10Non, du coup, j'ai fait Assas.
07:12Je suis quand même allée passer en touriste
07:15l'examen de Sciences Po,
07:16mais j'étais vraiment une grande touriste,
07:18donc ça ne marchait pas.
07:19Et puis, après, j'ai arrêté mes études.
07:23Non, vous avez fait du dessin et de la peinture,
07:24vous avez été au Beaux-Arts.
07:25Oui, je suis allée au Beaux-Arts,
07:26mais entre temps,
07:27entre Assas et les Beaux-Arts,
07:28je suis partie voyager.
07:30J'ai beaucoup voyagé,
07:31et j'avais besoin de me changer d'air.
07:33Et après, j'ai fait effectivement les Beaux-Arts.
07:35Ça a duré un an, je crois,
07:36c'est la section architecture.
07:37Oui.
07:38Ça, vous n'intéressait pas vraiment non plus.
07:39Ça m'intéressait,
07:40mais bien au contraire,
07:41ça m'intéressait,
07:42mais c'est l'année où j'ai passé l'audition
07:45pour Hélène et les Garçons.
07:48Et j'ai été prise,
07:49et donc au début,
07:50je prenais l'URER
07:51avec ma farde,
07:52ma farde à dessin,
07:53et après,
07:55je me suis rendue compte
07:55que ce n'était plus possible
07:56et qu'il fallait que je choisisse.
07:59Il y avait le piano aussi
08:00qui vous passionnait
08:00depuis vos jeunes années.
08:02Oui, toujours.
08:02Et la danse classique,
08:03vous avez fait de la danse classique
08:04qui est contemporaine,
08:06contemporaine à haut niveau,
08:07je crois, à la vie.
08:08Alors à haut niveau,
08:09je suis allée au conservatoire,
08:11mais pas le conservatoire de Paris,
08:12le conservatoire de Gabriel Fauré
08:14qui était le conservatoire
08:16dans le cinquième.
08:17J'étais à la scola canton rouge,
08:19j'étais au conservatoire,
08:21j'ai eu des cours de piano,
08:22de danse.
08:24C'était vraiment ma passion.
08:26C'était vraiment ma passion.
08:28Mais je crois qu'il y a aussi
08:29le studio Cilly Jartan,
08:30où vous avez aussi fait
08:31quelques études.
08:31Oui, oui, oui.
08:32C'est un studio peu connu d'ailleurs.
08:33Oui, le studio SVS,
08:35ce n'était pas connu du tout.
08:36SVS,
08:37il y avait le centre du Marais
08:39qui était très connu,
08:40le centre américain
08:41qui était très connu
08:42et SVS,
08:43on était quelques élèves
08:46à aller là-bas
08:46parce qu'on préparait,
08:47on faisait les répêtes
08:48pour...
08:49On a fait un spectacle
08:50pour Jean-Luc Lahaie.
08:51Enfin, j'ai fait
08:51deux ou trois prestats
08:53comme ça,
08:53un peu pro
08:54et puis très vite,
08:55je suis partie ailleurs.
08:56Oui, mais il y a un spectacle aussi
08:58qui a marqué
08:58votre jeune parcours.
08:59Je crois que c'était
09:00le 20 mai 1987
09:01aux Deux Jazées.
09:03Ah, ce n'est pas vrai.
09:05La fute du bac.
09:06La fute du bac.
09:07Comment est-ce que c'est possible
09:08que vous ayez retrouvé ça ?
09:14Vous êtes avec Patrice
09:16Alexandre Renu
09:16qui a fait carrière
09:17ensuite dans la chanson
09:18et vous êtes sur scène
09:19aux Deux Jazées
09:20ce jour-là.
09:21Oui.
09:22Ça a été un drame
09:23ce spectacle.
09:25Mais comment vous avez retrouvé...
09:26Il faut que vous me donniez
09:27les archives.
09:28Je ne sais pas
09:29comment vous avez fait.
09:30Je suis très émue
09:31parce que je préparais,
09:33j'avais tout en même temps.
09:34Il y avait le bac,
09:35le permis,
09:35enfin tout.
09:36Et puis,
09:37j'étais dans ce groupe
09:39de théâtre,
09:40de danse.
09:42Et puis,
09:42la compagnie Léna Ribeiro-Dagé.
09:44Voilà, exactement.
09:47Et Léna Dagé.
09:49Et on...
09:50C'est fou avec
09:51Michel Caco,
09:52Michel Missoum
09:53qui faisait de la chorégraphie,
09:54il y avait tout.
09:55Et on était
09:57en train de préparer
09:59ce spectacle
09:59qui devait avoir lieu
10:01au Deux Jazées.
10:02Je suis...
10:04On est partis
10:05pour faire plusieurs dates
10:08et je n'ai fait
10:08qu'une date
10:09ou deux, je crois.
10:10Deux dates, je crois,
10:11exactement.
10:11Je crois que j'ai fait deux dates.
10:12Le 20 et le 21 mai.
10:13Voilà.
10:13Mais en même temps,
10:14c'était un travail
10:15de danse extraordinaire.
10:16Oui.
10:16C'était une comédie musicale
10:18d'aujourd'hui.
10:18Oh, j'adorais, j'adorais.
10:19J'étais ravie.
10:20J'étais très, très heureuse.
10:22C'était mon...
10:22J'étais dans mon bain.
10:24Vous avez même pris
10:25des cours de chant
10:25avec Annette Charlot,
10:26un petit peu, non ?
10:27Absolument,
10:27j'ai pris des cours de chant
10:28avec Annette Charlot
10:30et ça a été
10:31un grand, grand moment.
10:33C'est Jean-Luc Azoulay
10:34qui m'a dit
10:34va prendre des cours
10:35avec Annette.
10:36Et quand je suis arrivée
10:38et que j'ai vu
10:38cette petite dame
10:39avec son piano,
10:40je me suis dit
10:41tiens, quel beau piano.
10:42Puis on va voir,
10:43on va voir comment ça se passe.
10:44J'étais tellement coincée
10:45qu'il n'y a pas un son
10:46qui sortait normalement
10:47de ma gorge,
10:49de ma bouche.
10:49Donc j'ai pris quelques cours
10:52mais c'est après
10:52que j'ai vraiment
10:54travaillé un peu plus le chant.
10:56En fait, Annette Charlot
10:57était la maman du showbiz.
10:58Je crois qu'elle a donné
10:59des cours à tout le monde
11:00sauf, elle a refusé
11:02à Étienne Dao,
11:03à Patricia Cass
11:04et à Jacques Chirac
11:05qui voulaient prendre
11:05des cours de diction.
11:06Ah, c'est pas vrai.
11:07Elle a dit non.
11:09Patricia Cass
11:10et Étienne Dao, oui.
11:11D'accord, ok,
11:12je n'étais pas du tout.
11:13Mais c'est comme ça
11:13que vous avez commencé
11:14à prendre ce métier.
11:15Oui.
11:16Et puis il y a une autre date
11:16importante dans votre parcours,
11:18c'est le 16 novembre 1992.
11:20A tout de suite
11:21sur Sud Radio
11:21avec Lali.
11:23Sud Radio,
11:24les clés d'une vie.
11:25Jacques Pessis.
11:26Sud Radio,
11:27on invitait
11:27des clés d'une vie
11:28aujourd'hui, Lali.
11:29On évoquera tout à l'heure
11:30votre premier album,
11:31Le Pull.
11:32Mais là, on revient
11:33en arrière
11:34avec une date importante
11:35dans votre parcours.
11:36On a écouté vos débuts,
11:38vos débuts dans
11:39La Chanson et la Danse
11:40et puis là,
11:41vos débuts à la télévision
11:42le 16 novembre 1992.
11:45Et oui,
11:46sacrée date.
11:48Super, super.
11:49C'était en novembre,
11:50je crois que c'était...
11:5116 novembre,
11:51diffusion de l'épisode 70,
11:53Une Place à Prendre.
11:54C'est ça.
11:55Et vous êtes arrivée
11:55tout à fait par hasard
11:56car au départ,
11:57c'était pas prévu.
11:57Pas du tout.
11:59C'est une histoire
12:00que j'ai plaisir à raconter
12:02parce que c'est vraiment...
12:03Quand on dit
12:04être au bon moment,
12:05au bon endroit,
12:07c'est vraiment ça.
12:08Vraiment,
12:08je suis arrivée
12:09pour accompagner
12:10une copine
12:10qui passait une audition.
12:11Moi, je me suis inscrite
12:12pour faire de la figure
12:13et on m'a dit,
12:14mais passez le rôle.
12:15Je me suis dit,
12:15mais j'ai jamais pris
12:15de cours d'art dramatique
12:17et on m'a dit,
12:18hop, hop, hop, hop.
12:18Si vous êtes naturelle,
12:19ça devrait aller.
12:21Donc, voilà.
12:21Donc, vous pensez faire
12:22de la figuration
12:23et on vous dit,
12:24vous allez avoir
12:25un rôle important.
12:26Au départ,
12:27c'était un rôle
12:28de remplacement.
12:30Il y a eu une fille
12:31qui s'appelle Cathy,
12:31je crois,
12:31qui était partie.
12:32Cathy Lévy
12:32qui était partie
12:33avec David Proulx.
12:35Et je suis arrivée
12:36en même temps
12:36que Linda Lacoste
12:39et Sébastien Corriveau.
12:40On était un wagon
12:41de nouveaux comédiens
12:43et il était question
12:44de tourner.
12:45Je ne tournais pas
12:46tous les jours,
12:46je tournais deux,
12:47trois fois par semaine.
12:49Et puis, après,
12:49on nous a dit,
12:50est-ce que c'est au cas
12:51pour vous de tourner
12:52plus souvent ?
12:53Et donc, oui.
12:54Effectivement, après, oui.
12:55Au départ,
12:56on vous dit,
12:56vous allez tourner,
12:57vous êtes surprise,
12:57je pense, au départ.
12:58Vous ne pensiez pas
12:59du tout.
12:59Ah oui, pas du tout.
12:59Ah oui, oui, oui.
13:00Je ne pensais pas du tout
13:01être prise.
13:02Et puis, en plus,
13:02je n'avais vraiment pas...
13:06Ma copine était une fille
13:08qui était très charismatique,
13:11grande, brune.
13:12Enfin, bon, voilà.
13:13Enfin, je ne suis pas petite
13:13et je ne suis pas blonde.
13:14Donc, voilà.
13:15Mais, pour moi,
13:18c'était gagné pour elle.
13:19D'autant plus que la personne
13:20qu'elle devait remplacer
13:21était un peu dans le même physique
13:24et le même tempérament.
13:27Et quand on m'a dit,
13:30écoute, voilà,
13:31prends les VHS,
13:33VHS, pardon,
13:33tu vas regarder ce que c'est.
13:35Oui, vous ne connaissez pas
13:35du tout le feuilleton.
13:36Moi, je n'avais même pas la télé.
13:38Donc, c'est pour vous dire,
13:39je ne savais absolument pas
13:40où je mettais les pieds.
13:41Donc, j'ai dû prendre une télé
13:42chez une copine.
13:44J'ai pris la VHS,
13:45je les causais dedans
13:45et puis j'ai regardé
13:46ce que c'était
13:47et puis j'ai venu parler
13:47un peu autour de moi
13:48et on m'a dit,
13:48mais tu ne te rends pas compte.
13:49C'est super.
13:51Vas-y,
13:53tu vas être tranquille et tout.
13:55Bon.
13:56Donc, je ne me rendais
13:57absolument pas compte.
13:58Et puis, le monde de la télé,
13:59j'ai toujours été très...
14:02Je ne suis pas physionomiste,
14:03j'ai un problème avec les noms.
14:04Je reconnais quelqu'un,
14:06pas de problème.
14:06Mais, la télé, pour moi,
14:08c'était un mélange
14:09de plein de gens dedans.
14:10C'était vraiment...
14:12Il y en avait beaucoup.
14:14Des animateurs, des...
14:15Bon.
14:15Donc, je ne savais absolument pas
14:17où je mettais les pieds.
14:17Vous arrivez à la première scène,
14:19je crois que vous arrivez
14:20timidement dans la bande,
14:22dans la cité universitaire.
14:23Oui.
14:23Et on explique que vous allez habiter
14:25avec Hélène et ses copines.
14:26Oui.
14:27Oui.
14:27Et vous appelez vraiment Lali
14:28car Jean-Luc Azoulay
14:29a vraiment voulu
14:30que vous gardiez votre prénom
14:31et votre curriculum vitae.
14:32Oui, absolument.
14:33Il m'a dit,
14:35écoute, est-ce que ça ne te dérange pas
14:36qu'on garde ton prénom ?
14:37C'est joli.
14:38Alors, moi, j'ai pensé tout de suite
14:40à ma mère, en fait.
14:41Je me suis dit, tiens,
14:43ça fera un joli clin d'œil.
14:44C'est pas mal.
14:45Donc, voilà.
14:46Et puis, bon.
14:47Et puis, ça s'est posé comme ça.
14:48Effectivement, il a gardé mon parcours.
14:50Et ce sont à peu près
14:51les deux seules choses
14:52qu'il a gardées vraiment de moi
14:54puisqu'après, dans le rôle,
14:55il y a eu beaucoup de compositions.
14:56Et donc,
14:59il est assez commun de dire
15:01qu'on utilise un peu
15:02ce qu'on est pour jouer.
15:03Mais là, après,
15:04il est allé chercher
15:04des choses assez différentes.
15:06En plus, vous arrivez
15:07dans une bande qui est déjà soudée.
15:08Il faut vous intégrer.
15:10Et tout le monde
15:10était très sympa avec vous.
15:12Tout le monde était très sympa
15:13avec tout le monde.
15:15Donc, j'ai été assez impressionnée.
15:18Je n'avais qu'une phrase
15:19à dire le premier jour.
15:20C'est, je m'appelle Lali.
15:22Bonjour, moi, c'est Lali.
15:23Ou bonjour, je m'appelle Lali.
15:24Donc, ça, c'était bien.
15:27Mais très vite,
15:29je suis tombée sur des personnes
15:31très, très ouvertes,
15:33très sympas,
15:34qui m'ont tout expliqué.
15:35Et l'équipe technique,
15:36très ouverte,
15:37très sympa.
15:38Et ils m'ont tout expliqué.
15:39À la prod, c'était pareil.
15:40Partout, c'était pareil.
15:42Et en fait,
15:42c'est quelque chose
15:43qui a perduré dans le temps.
15:44Il n'y a pas du tout
15:45dans cette équipe-là,
15:46ni dans cette famille
15:48de comédiens-là,
15:49il n'y a pas du tout
15:50de melon,
15:51de grosse tête,
15:51ou de choses comme ça.
15:52Les gens,
15:53quand ils arrivent,
15:54on les a accueillis
15:55à chaque fois.
15:55Les gens du théâtre,
15:56les gens du cinéma,
15:57on n'a jamais fait
15:58de différence.
16:00Et on a toujours essayé
16:01d'expliquer,
16:01parce qu'on sait
16:01qu'on tourne très, très vite.
16:03Ça va très, très vite.
16:04Donc, on a toujours été
16:05super accueillants
16:05et la technique aussi.
16:06Et le réalisateur
16:07était Jacques Samin,
16:08si vous en souvenez,
16:09et qui était très connu
16:10parce qu'il a réalisé
16:11une émission
16:12à laquelle personne ne croyait
16:13au départ,
16:13qui était
16:14Bonne nuit les petits.
16:14Oui, avec le petit nounours.
16:17Oui, avec le petit nounours.
16:19Absolument.
16:19Alors, en plus,
16:20il a fallu apprendre
16:21des textes très vite
16:21et ça, c'était nouveau pour vous.
16:23Oui.
16:24Alors, apprendre des cours,
16:25oui, c'est facile.
16:26Mais j'ai une très bonne mémoire.
16:28Donc, c'est d'aller assez vite
16:29pour apprendre les textes.
16:30Ce qui a été nouveau pour moi,
16:34c'était d'aller,
16:35de faire les Allemands,
16:36de tout enregistrer assez vite
16:39et d'avoir tout le temps
16:40quelqu'un sur soi.
16:41En fait, on avait tout le temps
16:42quelqu'un pour le make-up,
16:43pour ranger les cheveux,
16:44pour ranger les vêtements,
16:45pour ranger ci,
16:46pour ranger ça.
16:46J'avais envie de leur dire,
16:47mais ne vous inquiétez pas,
16:48c'est bon, ça va aller.
16:50Les vêtements tiennent sur le corps,
16:51tout va bien.
16:53Et donc, ça, c'était nouveau.
16:55Donc, voilà.
16:55Et en même temps,
16:56le personnage a évolué
16:57parce qu'effectivement,
16:57petit à petit,
16:58on vous a dit,
16:59écoute, il y a une personne
17:00qui part,
17:00je crois que c'est Johanna,
17:01tu vas la remplacer
17:02et tu vas être un peu plus folle,
17:04un peu plus décontractée.
17:06Et ça, ça vous a beaucoup plu,
17:07Zali ?
17:07Au départ, ça m'a beaucoup plu
17:09parce que c'était une façon...
17:12On tourne tous les jours.
17:14On est à 7 heures sur le plateau,
17:18maquillé, habillé, coiffé.
17:20Et on tourne tous les jours.
17:23Ce sont des performances,
17:25vraiment...
17:25Même si ce n'est pas du Shakespeare
17:27ce qu'on tourne,
17:28il faut quand même le faire
17:28à 25 minutes utiles par jour.
17:30Il faut le faire.
17:31C'est énorme.
17:32C'est énorme.
17:33Bon.
17:34Avec une équipe qui suit,
17:35avec toute une cohésion.
17:37Il y a 50 personnes sur le plateau.
17:38Tout le monde est suspendu
17:39au souffle de tout le monde.
17:40Donc voilà, bon.
17:42Et quand on vient me voir
17:43et qu'on vient me dire
17:45écoute, voilà,
17:46tu vas récupérer un rôle
17:48où il va y avoir
17:49une partie un peu fofale,
17:50j'étais contente
17:51parce que ça ronronne, en fait.
17:53Au bout d'un moment,
17:53le système ronronne.
17:56Et moi, j'aime bien le nouveau.
17:57J'aime bien quand ça bouge.
17:59Et donc, je dis,
18:00ben oui, tout de suite.
18:00Ça a bougé.
18:01Et je crois qu'un jour,
18:02en sortant d'un magasin,
18:03je crois que c'est Mark Spencer,
18:05vous avez compris votre popularité.
18:07Oui, oui, oui.
18:07Parce que c'était diffusé un mois
18:10ou je ne sais pas combien,
18:11presque deux mois après.
18:12Et en tout cas,
18:13deux mois après que je sois arrivée,
18:15effectivement,
18:16je raconte toujours cette histoire
18:17parce que je sors de chez Mark Spencer.
18:19Je ne sais plus où,
18:19je vais acheter un duté
18:21ou je ne sais pas quoi.
18:21et puis,
18:23et là,
18:24j'ai vu la tête d'une femme
18:25qui m'a regardée.
18:26J'ai vu ses yeux
18:27faire un double check comme ça.
18:29J'ai dit,
18:29oula,
18:29qu'est-ce qui se passe ?
18:30Il y en a une autre
18:31qui a regardé l'autre,
18:32qui a regardé l'autre,
18:33qui a regardé l'autre.
18:34J'ai dit,
18:34ah là là,
18:35là,
18:35c'était fini pour moi.
18:36Donc,
18:37j'ai compris que,
18:38bon,
18:38il fallait que j'arrête le métro,
18:39il fallait que j'arrête la...
18:40Ah,
18:41ce n'était plus possible.
18:42Ben,
18:42c'était compliqué.
18:43Et alors,
18:43je crois qu'en plus,
18:44lorsque,
18:45bon,
18:45vous avez une soeur d'amour
18:46avec Sébastien
18:46lorsqu'il vous a quitté
18:47ou réciproquement,
18:49ça a été des larmes
18:50dans le public,
18:51mais aussi des larmes chez vous.
18:52Je crois qu'on vous donnait
18:52de la glycérine pour pleurer.
18:54Oui,
18:55oui,
18:55oui,
18:56on a fait de la glycérine.
18:58Parce qu'en fait,
18:59on est entraînés,
19:02c'est ça qui est chouette
19:03dans ce métier,
19:05c'est qu'on a eu la chance
19:07en travaillant dans cette série
19:10d'apprendre
19:11et de travailler
19:13et d'apprendre en même temps.
19:15Donc,
19:15on peut effectivement
19:16d'un claquement de doigts
19:17se mettre à pleurer,
19:18se couler par terre,
19:20sauter au plafond,
19:20faire tout ce qu'on nous demande.
19:22Le problème,
19:22c'était le nombre de prises.
19:24Et donc,
19:24quand on arrive
19:25à la cinquième prise
19:26et qu'il faut re-pleurer
19:27de la même façon,
19:28on nous colle de la glycérine
19:30parce que là,
19:31on est sur un gros plan,
19:32il faut que ça coule comme ça
19:33et pas autrement.
19:34Et donc,
19:35la glycérine,
19:35c'était terrible.
19:37J'en collais dans mes yeux,
19:38je me disais,
19:38bon,
19:39allez,
19:39mets-moi de la glycérine sur le doigt,
19:40je le collais dans l'œil
19:41et je me disais,
19:41bon,
19:41allez,
19:42c'est parti pour les larmes
19:42et ça pleurait.
19:44Et ça pleurait.
19:44Alors,
19:44ce que vous n'imaginiez pas à l'époque,
19:46la glycérine,
19:46c'est que ça allait continuer
19:48avec les miracles de l'amour,
19:49les vacances de l'amour.
19:51Ça fait des centaines d'épisodes.
19:53Et là aussi,
19:53c'est quelque chose
19:54qui a été une surprise pour vous.
19:57Oui,
19:57tout à fait.
19:58C'est-à-dire qu'un an,
20:00à peu près après les débuts
20:02sur les plateaux d'Hélène et les garçons,
20:05on nous a proposé,
20:06d'abord,
20:06il y a eu une histoire d'appartement,
20:08bon,
20:09et on nous a dit,
20:10tiens,
20:10ça vous dit d'aller tourner
20:11au bord de la mer.
20:13Donc nous,
20:13oui,
20:14bien sûr,
20:14c'est idyllique,
20:16son bureau au bord de la mer.
20:17Et on nous a parlé de la Caraïbe,
20:19on a dit,
20:20bah,
20:20ouais,
20:20allons-y.
20:22Et très vite,
20:23on a pris le train,
20:24quoi.
20:25On est monté dans l'avion,
20:26plutôt,
20:26mais on est parti dans cet espace
20:28de machine
20:30qui est devenue
20:32la même machine
20:33que ce qu'on avait à Paris,
20:34mais dans la Caraïbe.
20:35C'est-à-dire qu'on n'était plus à Paris.
20:39Donc on a complètement déconnecté
20:41de la vie parisienne
20:45pendant sept ans,
20:46pratiquement,
20:46six,
20:47sept ans,
20:47à peu près,
20:48si je ne dis pas de bêtises.
20:48Je crois que vous êtes mieux renseignés
20:50que moi.
20:50On sait que c'est exactement ça.
20:51Et on a eu
20:54ce...
20:55cette espèce de coupure
20:57donc à avoir
20:59les pieds dans le travail
21:00en permanence
21:01dans un cadre idyllique
21:03sans jamais,
21:04enfin,
21:05en revenant que 15 jours,
21:06trois semaines maximum
21:07sur Paris.
21:08Donc on était complètement déconnecté
21:10de la vie parisienne.
21:11Donc bien sûr,
21:11plus de casting,
21:12plus d'audition,
21:12plus rien,
21:13plus...
21:13Et donc pendant six ans,
21:15on a été sur ce navire
21:18et ça s'est bien passé.
21:19Oui,
21:19avec quand même des éruptions volcaniques,
21:21avec des tremblements de terre.
21:22Oui, oui, oui, oui.
21:23Des cyclones.
21:25On a vécu pas mal de choses
21:26et l'éruption volcanique,
21:28moi je l'ai vécu
21:29sur une série,
21:30La Belle des Flamboyants.
21:32On était...
21:33J'avais fait venir mon fils
21:34et le tarmac de l'aéroport
21:36était blanc de cendres
21:39et je n'avais jamais vu
21:41de tremblements de terre.
21:42J'avais vécu
21:42des tremblements de terre
21:43à Tokyo.
21:44J'en avais vécu deux,
21:46deux ou trois.
21:47Mais là,
21:48là,
21:49c'est comme si
21:50on avait secoué une carpette.
21:52On était sur la plage
21:52quand c'est arrivé
21:53et j'étais avec un copain
21:55et une copine
21:57et on s'est regardé,
21:58on s'est dit,
21:58bon, on est bon
21:59pour un tsunami maintenant.
22:00Et en fait,
22:00heureusement,
22:01il y avait la Dominique
22:02qui arrêtait la vague
22:05et qui a fait
22:06qu'il n'y a pas eu
22:07de tsunami derrière.
22:08Mais normalement,
22:08on était partis
22:09pour se prendre
22:09un tsunami aussi.
22:11Mais on a vécu
22:12des choses particulières
22:15et ça a gardé
22:16toujours les équipes
22:17très soudées.
22:19Et c'est en ça
22:20qu'on a eu
22:21pas mal de...
22:22Il y a une chanson
22:23qui a été faite
22:24pour Saint-Martin
22:24à un moment donné.
22:26Jean-Luc a eu envie
22:26de faire quelque chose
22:27pour soutenir Saint-Martin
22:28parce que nous,
22:29on voyait bien
22:30comment ça se passait.
22:31On voyait bien
22:32qu'à partir de Noël,
22:33il y avait des grèves
22:34dans les Caraïbes.
22:35La métropole,
22:36c'est loin,
22:37tout le monde s'en fiche un peu.
22:38Ce sont des problèmes
22:39qui sont lointains
22:40quand on est en métropole.
22:41Mais quand on est là-bas
22:42et qu'on voit les gens
22:43qui sont vraiment
22:44dans une situation
22:44entre les assurances
22:45qui ne marchent pas,
22:46les déclarations
22:47du gouvernement,
22:48bon, bref,
22:50on voyait vraiment
22:51les problèmes
22:52en pleine face.
22:53parce qu'on vivait
22:55la même situation.
22:56On travaillait là-bas
22:57donc on était
22:57dans une réalité
23:00très, très...
23:01sans filtre.
23:02Sans filtre.
23:03Alors ça,
23:03c'est le passé
23:04mais ce passé
23:04n'a pas été oublié.
23:06J'en veux pour preuve
23:07la date qu'on va évoquer
23:07dans quelques instants,
23:08le 7 février 2026.
23:10A tout de suite
23:11sur Sud Radio
23:11avec Lali.
23:13Sud Radio,
23:13les clés d'une vie.
23:15Jacques Pessis.
23:16Sud Radio,
23:16les clés d'une vie.
23:17Mon invité Lali,
23:18on a évoqué vos débuts,
23:19on a évoqué bien sûr
23:20Hélène et les garçons
23:21qui vous a marqués
23:22et justement,
23:23le 7 février 2026,
23:25vous êtes à Avignon
23:26pour une GIC Expo
23:27et là,
23:28c'est une GIC Expo
23:30de passionnés
23:31qui se souviennent
23:31d'Hélène et les garçons
23:32et de toutes ces séries.
23:33Oui, c'est vrai.
23:34Oui, oui, oui.
23:36Et effectivement,
23:37on est en Avignon
23:37et je suis très, très, très contente
23:39d'être en Avignon
23:40pour la GIC Expo
23:42puisque, d'abord,
23:43on retrouve énormément de fans
23:45dans ce genre d'expos.
23:46Je ne fais pas beaucoup
23:46ce genre d'événements.
23:47Je dois le faire une fois
23:48dans l'année, deux.
23:50Mais en plus,
23:50on était en Avignon
23:51et Avignon, pour moi,
23:53c'est l'endroit
23:53où on a joué
23:55Deux femmes pour un fantôme,
23:56on a fait le festival,
23:58on a amené nos pièces,
24:00on a amené nos projets.
24:01Donc, c'était vraiment,
24:01pour moi,
24:02un retour,
24:03non seulement avec les personnes
24:04qui connaissaient la série,
24:07mais aussi avec les personnes
24:09qui étaient venues voir la pièce,
24:11qui avaient suivi
24:11ce qu'on avait fait au théâtre.
24:13Et donc,
24:13j'étais très, très contente là-bas.
24:15Mais surtout,
24:15ce qui est étonnant,
24:16c'est qu'en 2026,
24:18on se souvienne de Lali
24:19parce que quand je parle de Lali
24:20à des gens
24:21qui ont connu
24:21les garçons,
24:22tout de suite,
24:22on vous identifie.
24:24Oui, c'est vrai.
24:25Je suis assez surprise
24:25que je...
24:26Oui, mais bon.
24:27C'est le prénom, je pense.
24:29Et puis, il y a une nostalgie
24:30parce qu'en fait,
24:31les gens savent parfaitement
24:32ce que vous faisiez
24:32dans le feuilleton.
24:33Ça a marqué une génération.
24:36C'est vrai, les gens ont...
24:38Pas forcément les fans,
24:39mais il y a quelque chose d'affectif.
24:43Il y a de l'affect dans tout ça.
24:44Je pense que c'est un feuilleton
24:46qui a...
24:47C'est drôle
24:48parce que je dis le mot feuilleton,
24:49mais...
24:49C'était ça.
24:50C'était ça.
24:51Et c'est pas...
24:55C'est quelque chose
24:55qui, tous les soirs...
24:57Moi, j'ai reçu des courriers,
24:59j'ai eu des témoignages
25:00de personnes qui étaient à l'hôpital,
25:01qui étaient en maladie longue,
25:03qui étaient en décrochage scolaire,
25:05qui étaient en dehors des difficultés
25:07au chômage,
25:07des choses comme ça,
25:08et qui m'ont dit
25:09« Heureusement qu'il y avait votre série
25:10parce que ça me donna
25:11un petit peu de baume au cœur. »
25:12Alors, au début,
25:13moi, quand on me disait ça,
25:14je disais « Mais n'importe quoi,
25:15c'est juste une série. »
25:17Et puis, après,
25:17j'ai vraiment reçu des courriers,
25:19des témoignages un peu plus explicites.
25:23Et après, par mon travail aussi,
25:26parce que j'ai une autre casquette,
25:29je me suis rendue compte
25:30qu'effectivement,
25:31quelquefois,
25:31il suffit de peu
25:32pour amener un petit peu d'oxygène.
25:36Mais c'est ce qu'était la radio
25:38« Voici quelques décennies »
25:39avec les feuilletons radiophoniques
25:41qu'on écoutait.
25:42Là, Jean-Luc Azoulay
25:43a créé ses séries
25:44en s'inspirant
25:45de ce qui se passait au Mexique,
25:46notamment avec les télénovelas,
25:48en les adaptant à la France.
25:50Et c'est ce que les gens
25:51attendent plus que jamais aujourd'hui.
25:53Oui, oui, c'est vrai.
25:55Et j'avoue,
25:56je vais vous faire une confidence.
25:59Quelquefois,
26:00c'est sur une radio
26:02où il passe de temps en temps,
26:04enfin, non régulièrement, pardon,
26:05des pièces de théâtre
26:07qui sont radio diffusées.
26:09Et quand j'en attrape une,
26:11je l'écoute.
26:12Et je reste suspendue
26:13à la diction.
26:16Parce que j'adore les mots,
26:17j'adore le phrasé,
26:20c'est quelque chose,
26:21c'est une musique aussi,
26:23le phrasé.
26:25Et je trouve que ça manque.
26:27Alors, ce qui ne manque pas,
26:28ce sont vos activités.
26:29Parce que bon,
26:30il y a eu ce feuilleton,
26:31mais il y a eu aussi,
26:32vous avez été animatrice
26:33sur IDF1
26:34quand Jean-Luc Azoulay
26:35a créé cette chaîne.
26:37Oui, j'ai fait.
26:38Là aussi, c'était un hasard.
26:39Parce que j'ai remplacé
26:41Manon,
26:42qui était enceinte.
26:44Et donc,
26:45il m'a dit,
26:46écoute,
26:46tu veux le faire ?
26:47Je dis, oui, allons-y.
26:49Et donc,
26:50j'étais très contente.
26:51Et je me disais,
26:51mais pourquoi on ne fait pas
26:52une émission bien-être ?
26:55Et donc,
26:56bien-être,
26:57architecture,
26:57parce que moi,
26:58j'ai toujours aimé
26:58l'architecture.
26:59Et donc,
27:01il m'a fait venir
27:01comme animatrice.
27:02Et du coup,
27:03je lui ai proposé
27:03une émission
27:04Promenons-nous sous les toits,
27:05qui était de l'architecture
27:06d'intérieur.
27:07Et là aussi,
27:07vous avez été une pionnière
27:08parce que des émissions
27:09de bien-être,
27:09il n'y en avait pas beaucoup
27:10à la télévision.
27:11bien-être,
27:12je n'avais pas réussi
27:13à la poser,
27:14mais Promenons-nous sous les toits,
27:15oui, oui, effectivement.
27:16Et puis,
27:17vous avez fait aussi
27:17de la télé-réalité
27:18parce qu'il y avait
27:18des émissions de télé-réalité
27:20si près de chez vous,
27:21Petit Secur Entre Voisins.
27:23Vous êtes dans
27:23quelques épisodes.
27:24Oui, c'est vrai.
27:25Alors,
27:25ce n'est pas de la télé-réalité.
27:28En fait,
27:28c'est le principe.
27:29C'est-à-dire que
27:30ce sont des histoires
27:31authentiques
27:32transformées en scénario
27:33grâce à une avocat.
27:35Oui, oui, c'est ça.
27:36Mais il y a des dialogues.
27:37Enfin,
27:37on est obligé
27:38d'apprendre le texte.
27:39Ce n'est pas de la télé-réalité.
27:40Non, non,
27:40mais c'était le principe.
27:41Ça s'inspirait
27:42de la réalité de l'histoire
27:43pour créer une fiction.
27:45Exactement.
27:46Et puis,
27:46il y a une chose aussi,
27:47il y a une chanson célèbre
27:49et vous apparaissez
27:50dans le clip.
27:51Qu'est-ce que ça peut bien faire ?
27:54Oh là là,
27:55ah oui,
27:55je l'étais allée chercher.
27:56Faut-il vous d'être sur
27:58la voie de son nom sur la vie ?
27:59C'est une chanson
28:01de Véronique Sanson.
28:02Oui.
28:02Après six ans de silence,
28:03elle fait cet album.
28:04Et il y a un clip
28:05où vous jouez dedans,
28:06la vie ?
28:07Oui,
28:08j'avais fait une apparition
28:10sur un clip de Malou.
28:11Et là,
28:12on me propose,
28:13c'est Nicolas Aures,
28:14un réalisateur,
28:15qui me propose
28:16de jouer dans ce clip.
28:19Et je suis très heureuse
28:20parce que pour moi,
28:21Véronique Sanson,
28:22c'est le piano.
28:25Et moi,
28:26je jouais quand j'étais petite
28:27du piano classique
28:28et je n'avais pas
28:29l'occasion de jouer
28:31quelque chose de moderne.
28:32Et on m'a offert
28:33les partitions
28:34de Véronique Sanson
28:34et de Michel Berger.
28:36De savoir que j'allais être
28:37dans le clip
28:38de Véronique Sanson,
28:39c'était très émouvant
28:40pour moi.
28:41Alors,
28:41je n'ai jamais rencontré
28:42en vrai
28:43puisqu'on n'a pas tourné
28:44les mêmes jours.
28:46Mais j'étais très heureuse
28:47d'être dans son clip.
28:49Et puis,
28:49vous parliez de théâtre
28:50en Avignon.
28:51C'est vrai que vous avez
28:51fait beaucoup de théâtre
28:52et dans des genres
28:53très différents,
28:54vous avez aussi bien joué
28:55Madame Bovary
28:56et Madame aux Camélias
28:58que famille recomposée
28:59avec Anis Vardard.
29:00Oui,
29:00c'est vrai.
29:01C'est un peu le grand écart.
29:03Mais oui,
29:04c'est vrai,
29:04c'est vrai.
29:05Le théâtre,
29:07je fais tout
29:08pour revenir un peu
29:09sur les planches
29:09parce que c'est quelque chose
29:11qui me manque énormément,
29:12le spectacle vivant.
29:13et c'est vrai
29:15que l'expérience
29:16passée de Madame Bovary,
29:19mais deux femmes
29:20pour un fantôme,
29:21c'était pour moi
29:21l'expérience
29:22la plus complète.
29:23Et puis aussi,
29:25il y en avait une
29:25qui était assez particulière,
29:27c'était quand on est parti
29:29en Arménie
29:30avec Annie Hamel.
29:32On part avec Annie Hamel
29:33sur une pièce,
29:35c'est un duo.
29:36Il est écrit
29:37par Thierry Charpiot.
29:38On est tous les deux
29:39sur scène
29:39pendant une heure et quart,
29:40une heure et demie.
29:42et on jouait en Arménie
29:44pour ce festival de duo.
29:45Il y avait pas mal
29:46de pays de l'Est
29:47et puis nous,
29:47on était les petits Français.
29:49Et puis,
29:50c'était une belle salle,
29:51une belle salle à Gumry,
29:53700 places.
29:54Et on s'est dit,
29:55mais il n'y a pas de décodeur,
29:59il n'y a pas de traduction,
30:01comment ça va être possible
30:03de faire ça ?
30:04Et on a dit,
30:06tant pis,
30:06on y va comme ça.
30:07Et puis,
30:09on a demandé
30:10s'il pouvait y avoir
30:10un traducteur
30:11comme un prompteur
30:12qui passait
30:13les traductions en dessous.
30:14Puis,
30:14on nous a dit,
30:15oui,
30:15bien sûr,
30:16il n'y a pas de souci,
30:17il n'y aura pas de problème,
30:18ne vous inquiétez pas.
30:19Donc,
30:20nous,
30:20on joue.
30:23On sent les émotions
30:24passer dans le public
30:25au bon moment.
30:27Pour nous,
30:28c'est OK,
30:28on est persuadé
30:29qu'il y a une traduction,
30:30mais il n'y a pas de problème.
30:31La réaction du public,
30:32elle se fait sentir.
30:33On la sent,
30:34on a la chaleur,
30:35on a les essoufflements,
30:36on a tout.
30:38Et à la fin,
30:39on a appris qu'en fait,
30:39il n'y avait pas du tout
30:42mais qu'on avait donné
30:45quelque chose
30:45et les gens sont venus
30:46nous voir à la fin
30:47en nous disant,
30:47écoutez,
30:48c'était vraiment superbe,
30:50c'était vraiment génial.
30:50C'était étonnant, ça.
30:51Et ils n'avaient pas eu
30:52la traduction.
30:52C'est fou, hein.
30:53Alors,
30:54on n'a jamais su
30:55comment ça s'était passé,
30:56mais voilà.
30:57Et puis,
30:57il y a une autre ville à Lille
30:58qu'on connaît mal,
30:59c'est-à-dire pour rendre service,
31:01vous avez accepté
31:01de travailler en coulisses,
31:02de porter les perches,
31:04d'être assistante.
31:05Ça,
31:06c'est une autre chose.
31:07Oui,
31:07alors,
31:08c'était pas tellement
31:08pour rendre service,
31:12je venais juste d'avoir
31:13mon bébé.
31:15J'étais enceinte,
31:15non, non,
31:16j'étais enceinte,
31:16j'étais assistante
31:17sur Navarro
31:19et j'étais enceinte.
31:21Et après,
31:22j'ai eu mon bébé,
31:23donc mon deuxième
31:24petit bonhomme
31:26et je voulais apprendre,
31:28voir comment ça se passe
31:29de l'autre côté
31:29et ce que c'est.
31:31Et mon mari était photographe,
31:33il travaillait pour des magazines
31:35de musique
31:36et j'ai dit,
31:37ben attends,
31:37moi aussi,
31:38je veux bosser,
31:39moi,
31:39je veux filmer des concerts,
31:40moi aussi,
31:40je veux apprendre,
31:41donc du coup,
31:42on a fait du cadre ensemble,
31:43perché,
31:44et on a été,
31:46je sais pas,
31:46filmer Blur ou Aziz.
31:49Voilà.
31:49Vous avez fait des captations
31:51de concerts aussi ?
31:51Captations de concerts,
31:52oui, oui, absolument.
31:53Vous avez été script
31:53pour une pub Nintendo ?
31:56Ah oui ?
31:57Ah,
31:58vous êtes fort,
31:59vous êtes très fort.
32:01C'était,
32:01c'était,
32:02oui,
32:02j'étais script,
32:05c'était pour une pub,
32:06oui,
32:06c'était pour une pub Nintendo
32:08et puis pour des courts-métrages aussi.
32:13Je sais que j'avais travaillé
32:15sur la préparation
32:15d'un court-métrage
32:16de Guillaume Canet
32:17il y a très longtemps
32:18en production du Trésor
32:20et après,
32:22oui,
32:22j'ai été script
32:22sur pas mal de petits trucs
32:23comme ça,
32:24de projets.
32:25En même temps,
32:26Nintendo,
32:27tout le monde connaît aujourd'hui
32:28grâce aux consoles de jeu,
32:29mais au départ,
32:30Nintendo,
32:31ça existait au 19e siècle,
32:32c'était des cartes à jouer,
32:34ça s'appelait
32:34Nintendo Copai,
32:35Copai qui veut dire
32:36carte,
32:37Nintendo,
32:37c'est une référence,
32:39une genre de dicton
32:40qui dit
32:40laisse la chance au ciel.
32:42C'est beau ça.
32:43Et c'est parti comme ça.
32:44Oui,
32:44c'est beau ça.
32:44Et les cartes à jouer
32:45sont devenues
32:45des cartes numériques.
32:47Ah,
32:47c'est magnifique.
32:47C'est fou, hein ?
32:48Merci, Jacques.
32:50Et puis un jour,
32:51vous en avez eu assez
32:52et vous avez décidé
32:53de quitter Paris
32:54et de vous installer.
32:55Vous aviez découvert
32:55Château Thierry par hasard
32:57et vous vous dites
32:58c'est là que je veux vivre.
33:00J'ai découvert
33:01la région,
33:02la Marne,
33:04la Seine-et-Marne,
33:06par le bien d'un ami
33:07qui m'avait dit
33:08viens là-bas,
33:08tu vas voir,
33:09c'est beau,
33:09il y a des rivières partout.
33:11C'est comme l'ouest,
33:12mais c'est moins cher.
33:14Et moi,
33:14je ne voulais pas
33:15que mes garçons
33:17grandissent
33:17à Paris.
33:18Ils étaient sportifs,
33:20ils bougeaient
33:20dans tous les sens.
33:21Donc,
33:21j'avais envie
33:24qu'ils ne traînent pas
33:25dans la rue le soir
33:27après les cours.
33:29Je n'avais pas envie
33:30de ça,
33:30en fait.
33:30Je n'avais pas envie
33:31de bitume.
33:32Depuis que je suis petite,
33:32je veux vivre à la campagne.
33:34Et donc,
33:35on a commencé
33:35à louer une petite maison
33:36là-bas,
33:37c'était bien.
33:38Et puis,
33:39en fait,
33:39les enfants
33:39faisaient leur scolarité,
33:40la fin de leur scolarité là-bas.
33:41Ils m'ont maudit
33:42au début,
33:43surtout le grand.
33:43Enfin,
33:44il avait 13 ans.
33:45Il m'a maudite au début.
33:46Et puis après,
33:47ils m'ont dit merci.
33:49Et puis,
33:50dans ces régions
33:51un petit peu oubliées,
33:52vous vous rendez service
33:53ce que vous avez appris,
33:54la sophrologie,
33:55ce qui est assez étonnant.
33:56Oui, oui.
33:56Et que vous aidez justement
33:57beaucoup de personnes âgées,
33:58beaucoup de gens en détresse
33:59grâce à la sophrologie.
34:01C'est venue comment la sophrologie ?
34:03Justement,
34:04c'était pendant cette période
34:08de maternité un peu
34:09où je faisais pas mal de choses.
34:11Et puis,
34:11je voulais apprendre
34:12quelque chose.
34:13où il y ait le travail
34:14avec le corps,
34:16où il y ait
34:18servir à quelque chose.
34:20Vraiment,
34:20servir à quelque chose.
34:22Et puis,
34:22je voulais pas forcément
34:23être prof de yoga
34:23parce qu'au début,
34:24je m'étais dit,
34:25bon,
34:25avec la danse,
34:25le yoga,
34:26c'est facile.
34:27Et puis,
34:29la sophrologie,
34:29c'était pas connu.
34:30Et j'ai trouvé
34:31que c'était vraiment intéressant.
34:34Et en fait,
34:36au départ,
34:37j'ai travaillé un peu
34:38dans un petit village
34:40et je me suis rendue compte
34:42assez rapidement
34:42qu'il y avait vraiment
34:44un problème de solitude,
34:46un problème de...
34:48un problème d'accompagnement,
34:50tout simplement.
34:51Et je m'étais dit...
34:52Et je me suis dit,
34:53si je dois le faire là-bas,
34:55je le ferai là-bas.
34:56Et j'ai réussi à...
34:58J'ai rencontré
34:58des gens formidables,
34:59une grande solidarité
35:00dans des associations
35:02pour les maladies
35:03comme Colin de Vries
35:04et dans des associations
35:06pour les enfants
35:07qui sont en décrochage scolaire,
35:09dans les associations
35:10qui regroupent
35:11des éducateurs
35:13pour les secpas.
35:15Vraiment.
35:16Et donc,
35:16il y a tout un travail
35:17qui est...
35:19que j'essaye
35:19de mettre en place
35:21très humblement
35:22dans mon coin
35:23et qui apparemment
35:24peut donner...
35:26peut rendre des services.
35:27J'essaye de le dire
35:28de façon très, très humble
35:29parce que c'est vraiment
35:30un tout petit grain de sable
35:32dans tout ce que les gens
35:33essayent de faire
35:33pour les enfants
35:35qui sont vraiment
35:37en décrochage.
35:38Depuis la Covid,
35:40il y a vraiment eu...
35:41Il y a un raz-de-marée
35:42et quelque chose
35:44qui n'est plus adapté
35:45dans le système scolaire
35:47qui est plus...
35:49Ça ne roule pas.
35:50Et on sent
35:51que c'est vraiment
35:53quelque chose
35:54qui est en train
35:56de toucher
35:56toutes les couches.
35:57Les enfants,
35:58les ados,
35:59les adultes,
35:59même les personnes âgées.
36:01Et donc,
36:01il y a un sentiment
36:02de solitude
36:04d'incapacité
36:05devant une certaine fatalité
36:06du temps qui passe
36:08et qui fait que,
36:09bon,
36:09au moins,
36:10on donne la main.
36:11Au moins,
36:11on donne la main.
36:12Et en plus,
36:12avec une science nouvelle,
36:13je crois qu'elle est née
36:14en Espagne
36:15dans les années 60,
36:16la sophrologie.
36:17C'est de l'hypnose,
36:17au départ,
36:18qui a beaucoup évolué.
36:20Ce n'est pas vraiment
36:21de l'hypnose.
36:21Attention,
36:21Alfonso Kaysido,
36:22c'était un neuropsychiatre.
36:25Oui,
36:25qui a créé.
36:26Oui,
36:26voilà.
36:27Et il a été cherché,
36:29effectivement,
36:30dans l'hypnose,
36:31dans le yoga,
36:32dans plein de disciplines
36:33différentes,
36:34comment il pourrait
36:35tout mettre ensemble.
36:36Et là,
36:37j'attire juste votre attention
36:38pour vous dire que
36:38la différence avec l'hypnose,
36:40c'est que l'hypnose,
36:41on ferme les yeux
36:42et puis on part
36:43et puis on est guidé.
36:45Nous,
36:46en sophrologie,
36:46on veut que la personne
36:47soit bien consciente
36:49de ce qu'elle est en train
36:49de faire parce qu'il va falloir
36:50qu'elle le fasse,
36:51elle,
36:51dans son coin,
36:51toute seule,
36:52après et on lui donne
36:53un outil,
36:54en fait.
36:54On ne la met pas
36:55en état de relax
36:56et puis quand la séance
36:57est terminée,
36:58c'est fini.
36:59Non,
36:59on lui donne un outil
37:00pour qu'elle puisse
37:00l'utiliser après.
37:01C'est complètement différent.
37:03Ce n'est pas du tout
37:03de l'hypnose.
37:05C'est très clair
37:06et très précis
37:06et puis il y a quand même
37:07une autre activité
37:08qu'on va évoquer maintenant
37:09à partir de la date
37:10du 8 mai 2026.
37:11A tout de suite
37:12sur Sud Radio
37:13avec Lali.
37:14Merci.
37:16Sud Radio,
37:16les clés d'une vie,
37:18Jacques P6.
37:18Sud Radio,
37:19les clés d'une vie,
37:20mon invité,
37:22on a évoqué Hélène et les garçons,
37:23on a évoqué
37:24toutes les activités
37:25que vous avez menées depuis
37:26et puis une nouvelle activité,
37:27le 8 mai 2026,
37:29votre premier album.
37:31Alors avant d'en parler,
37:32il y a une chanson
37:33qui est le titre de l'album
37:34qui est Le Pull.
37:36Je cours dans ce château
37:39de glace
37:42Le vent derrière
37:44les rideaux
37:46Ça l'était
37:49Un pull
37:52Je crois que le titre
37:54de cette chanson
37:55n'a pas été choisi au hasard
37:56parce que
37:57je crois que vous parliez
37:58dans votre pull.
38:00Je parlais dans mon pull,
38:01c'est le titre
38:02de l'album,
38:03c'est au départ pour ça
38:04qu'on a appelé
38:06l'album Le Pull
38:07parce que j'étais très timide
38:08et je le suis toujours d'ailleurs.
38:12Cette chanson
38:12est très particulière,
38:14elle est en bonus.
38:16C'est une chanson
38:17qui est dédiée
38:18à une personne
38:18qui est partie
38:19l'année dernière
38:21dont je porte le pull
38:23sur la couverture
38:26de l'album
38:27et qui avait
38:29un amour
38:30immodéré
38:31pour
38:33Autorino Respighi,
38:34pour Versailles,
38:35pour pas mal de choses
38:37qui fumaient la pipe
38:37et qui racontaient
38:38des belles histoires.
38:40Et donc
38:41c'est toujours
38:43avec beaucoup d'émotions
38:44que cette chanson
38:45on l'a écrite
38:46à la dernière minute.
38:47On l'a écrite
38:48alors que l'album
38:49partait
38:50à la presse
38:51pratiquement
38:53parce qu'on s'est dit
38:54mais attends
38:54l'album s'appelle Le Pull
38:56mais il n'y a pas de chanson
38:56qui s'appelle Le Pull
38:57et je me suis dit
38:58mais oui
38:58mais c'est vrai
38:59et au début
39:01la raison était
39:03la réserve
39:04et je me suis dit
39:05mais non
39:05mais en fait
39:06je sais pourquoi
39:07et c'est tombé
39:08face à une date
39:09assez particulière
39:10et tout a été fait
39:12pour sortir cette chanson
39:13qui est un peu
39:15pas une berceuse
39:16mais c'est une chanson
39:18qui fait partir
39:19qui fait décoller
39:20qui fait voyager
39:21dans les jardins
39:22et voilà
39:22elle est très simple.
39:23Pourquoi avoir aujourd'hui
39:25ouvert cette nouvelle voie
39:26avec la chanson
39:27parce que c'est une activité
39:28que vous n'aviez pas encore exercée ?
39:29Alors je ne l'ai pas exercée
39:31de façon publique
39:33mais on a
39:35bon la musique
39:36ça fait partie de ma vie
39:37depuis toujours
39:38j'étais dans un petit groupe
39:41de reprises avant
39:42pendant plusieurs années
39:43on a fait des reprises
39:45de rock
39:47on était plusieurs chanteurs
39:48le groupe du Big Pep
39:49avec Johan
39:50D'ailleurs je crois
39:51que vous étiez
39:51sur des petites scènes
39:52oui
39:53j'ai vu des images
39:54où vous êtes sur une scène
39:55entourée de musiciens
39:56oui oui c'est ça
39:57en plein air
39:57oui c'est ça
39:58on jouait un peu
39:59c'est vraiment
40:00au départ
40:01c'était des amis
40:02qui se retrouvaient
40:03pour faire de la musique ensemble
40:04c'est drôle
40:04parce que ça rappelle un peu
40:05le scénario
40:06d'une série très connue
40:09mais on jouait
40:10de la musique ensemble
40:10et puis peu à peu
40:11on nous a demandé
40:12on nous a dit
40:12tiens on ne voulait pas
40:13jouer pour ça
40:14on ne voulait pas
40:15jouer pour ça
40:15et on s'est dit
40:16ouais c'est un petit challenge
40:17sympa
40:17il n'y avait aucune
40:20il n'y avait pas d'enjeu
40:21donc on s'est dit
40:22bah on va jouer
40:23et puis nous
40:24ce qu'on aime
40:25c'est la musique
40:26donc on s'est dit
40:27il n'y a pas de problème
40:28donc on est allé jouer
40:29un peu à gauche à droite
40:31comme ça
40:32et puis donc
40:33c'est quelque chose
40:34qui ne m'a pas quittée
40:35puis moi j'ai toujours
40:36bricolé des petits trucs
40:37sur mes ordinateurs
40:38sur le piano
40:39et voilà
40:41en plus la musique
40:42je crois que ça a bercé
40:43vos jeunes années
40:43c'est-à-dire qu'à la maison
40:44il y avait aussi bien
40:45Bob Dylan que John Best
40:46que la musique brésilienne
40:48oui c'est ça
40:48les Beatles aussi
40:49oui oui oui
40:50c'est vrai
40:50oui oui
40:51exactement
40:52et le piano
40:53vous l'avez appris
40:54presque à jouer à l'oreille
40:57oui alors
40:58on a eu des cours de piano
41:00au départ
41:01on a eu
41:02on a eu la chance
41:03d'avoir un prof
41:04c'était un voisin
41:05qui venait nous donner
41:06des cours de piano
41:07à ma petite soeur
41:08et à moi
41:09on faisait des quatre mains
41:10Maurice Ravel
41:11c'était sympa
41:13et puis
41:14et puis mes parents
41:15m'ont dit
41:16mais tu ne veux pas
41:16entrer au conservatoire
41:17il y a un conservatoire
41:18dans le quartier
41:19vas-y
41:20c'est bien
41:20et tout
41:21donc je dis
41:21bon bah d'accord
41:22et puis
41:23il fallait présenter
41:25un morceau
41:26mais moi
41:27j'avais que des petites pièces
41:28et donc
41:29j'écoutais tout le temps
41:30la même cassette
41:31avec toutes les valses
41:32de Chopin
41:33et je me suis dit
41:34tiens
41:34je vais présenter
41:35une valses de Chopin
41:35et quand j'ai ouvert
41:37la partition
41:38je me suis dit
41:39c'est pas possible
41:39j'y arriverai jamais
41:40donc je me suis dit
41:41j'ai une bonne oreille
41:42je vais le faire à l'oreille
41:43et donc
41:43j'ai photographié
41:45la partition
41:46et puis
41:47je l'ai apprise
41:48à l'oreille
41:48et donc
41:49j'ai présenté
41:50il a trouvé
41:51l'interprétation
41:51très personnelle
41:53bon
41:54le jury
41:54a trouvé
41:55l'interprétation
41:56personnelle
41:56mais
41:57j'y ai été prise
41:58et puis
41:58vous avez commencé
41:59à écrire
41:59je crois
41:59vers 15 ans
42:00des textes
42:00des poèmes
42:01c'est une autre activité
42:02la vie
42:03oui oui
42:03j'ai toujours
42:05bien aimé
42:06écrire
42:07quand il y avait
42:07quelque chose
42:08qui se passait
42:08et
42:09effectivement
42:11j'ai toujours
42:12gratouillé
42:13des petits textes
42:13à gauche
42:14à droite
42:14court métrage
42:16choses comme ça
42:16et puis
42:17il y a un musicien
42:18qui vient du Texas
42:19je crois
42:20et du Mexique
42:20qui s'est installé
42:21en France
42:21Neil Black
42:22et il a aussi
42:23compté dans votre parcours
42:24oui beaucoup
42:25alors
42:27Mexica
42:27je sais pas
42:28ça j'ai pas l'info
42:29il a vécu au Mexique
42:32Neil Black
42:33je l'ai rencontré
42:34dans les studios
42:34d'Eric Servera
42:36on était partis
42:36faire un week-end
42:38un week-end musical
42:40et puis
42:41ça a matché
42:42tout de suite
42:43on a composé
42:44quelques
42:45deux titres
42:46et
42:47vraiment en toute amitié
42:48c'est quelque chose
42:49qui est né
42:49d'une rencontre
42:50comme ça
42:51et ça
42:52ça a toujours été
42:53ma boussole
42:53Neil Black
42:54il est là
42:55c'est
42:56c'est comme un tonton
42:57je l'appelle
42:58dès qu'il y a un truc
42:59je l'appelle
42:59quand on répète
43:00là on répète
43:01pour des concerts
43:02je l'appelle
43:03j'envoie les audios
43:03je dis écoute
43:04écoute
43:04écoute
43:05et puis
43:05c'est mon
43:06c'est mon
43:07c'est mon tonton
43:08et puis je crois
43:09que pour commencer
43:10à composer des morceaux
43:11vous avez
43:12et c'est la technique
43:13d'aujourd'hui
43:13vous avez découvert
43:14un logiciel
43:15qui s'appelle
43:16Garage Band
43:17ouais
43:17c'est ce que je dis toujours
43:18parce que
43:19je n'ai pas
43:19j'ai pas de musicien
43:21sous la main
43:22j'ai pas de
43:23je suis nulle
43:25j'avais acheté
43:26un clavier
43:28j'avais acheté
43:29un clavier
43:30parce que
43:31je jouais du piano
43:32et pour moi
43:33retranscrire
43:33les partitions
43:34je trouvais ça
43:35super long
43:36et je me disais
43:37mais oui
43:37mais alors du coup
43:38si je veux écrire
43:38la guitare
43:39je peux pas
43:39mais si je veux
43:40mettre la guitare
43:41avec du violon
43:41avec ci
43:41avec ça
43:42c'est pas possible
43:43donc du coup
43:43je me dis
43:44il doit y avoir
43:44un logiciel
43:45qui fait tout
43:45ça doit exister
43:46donc au départ
43:47j'ai acheté
43:47un clavier
43:48qui se connectait
43:49au logiciel
43:50qui se connectait
43:51à je sais pas quoi
43:52avec des amplis
43:53et tout
43:53c'est trop compliqué
43:55et moi
43:55je suis vraiment
43:56mauvaise en informatique
43:57mais quand je vous dis
43:58mauvaise
43:58c'est mauvaise
43:59et je découvre
44:01GarageBond
44:02donc j'ai pas d'action
44:02chez Mac
44:03ou quoi que ce soit
44:04donc je découvre
44:05ce logiciel
44:06et là je découvre
44:07que c'est facile
44:08et je me dis
44:09bon ben je vais
44:10gratouiller
44:10et c'est le
44:11c'est
44:13ma première marche
44:14de composition
44:15parce que sinon
44:16j'en ai dans la tête
44:17mais je chantonne
44:18sur un dictaphone
44:20et c'est moche
44:21c'est pas beau
44:23il y a une star
44:24internationale
44:24qui est comme vous
44:25qui utilise GarageBond
44:26c'est Kate Perry
44:26ah c'est vrai
44:27j'entends cette artiste
44:28elle compose toutes ses musiques
44:29à partir de ce logiciel
44:31alors ensuite
44:32c'est tout ça
44:33il fallait faire un disque
44:34vous en avez parlé
44:35un jour à Jean-Luc Azoulay
44:37qui a dit
44:37ben banco
44:39alors
44:40j'en ai parlé
44:41d'abord à un ami
44:42qui s'appelle Ludo
44:44et Ludo m'a dit
44:45mais écoute
44:45avec ce que t'as fait
44:46pourquoi tu fais pas
44:47ton disque
44:49et je lui dis
44:50bah écoute
44:51ouais
44:51donc on a cherché
44:52un studio
44:55et Jean-Luc me dit
44:56un jour
44:56mais qu'est-ce que c'est quoi
44:58ton histoire là
44:58tu fais quoi
44:59qu'est-ce que t'es en train de faire
45:00je dis bah écoute
45:01je fais ça
45:02et puis il écoute la musique
45:03il me dit
45:04écoute tu sais quoi
45:04je te prête mon studio
45:07et il m'a prêté
45:08son studio
45:10et il m'a dit
45:11si t'as besoin
45:11de quoi que ce soit
45:12je suis là
45:12donc il a vraiment
45:14été très
45:16tout était composé
45:17les choses étaient écrites
45:18artistiquement
45:19il avait pas du tout
45:20d'implication
45:21mais il a été là
45:22comme un appui
45:23comme un producteur
45:24en fait
45:24exactement
45:25et il y a une chanson
45:26d'ailleurs qui évoque
45:27presque son univers
45:28ses derniers baisers
45:29quand vient la fin
45:31de l'été
45:33sur la plage
45:36il faut alors se quitter
45:39peut-être pour toujours
45:44oublier cette plage
45:48et nos baisers
45:50quand vient la fin
45:51chanson c'est un classique
45:52des années 60
45:53oui c'est un classique
45:55des années 60
45:56et c'est un clin d'oeil
45:58justement aux années 60
46:00c'est toute cette
46:02c'est une partie
46:03de mon enfance
46:04en fait
46:05où j'ai
46:06enfin de mon enfance
46:07je suis pas née
46:08dans les années 60
46:09mais à la fin
46:10mais pour moi
46:12c'était
46:13la jeunesse
46:14de mes parents
46:15et je trouve
46:16que dans les années 60
46:18il y a quelque chose
46:19de rock
46:19de très rock
46:20c'est assez classe
46:22c'est beau
46:23c'est joli
46:24c'est classique
46:24mais ça passe
46:25et je trouve que cette chanson
46:26le résume assez bien
46:27moi je me souviens
46:28de cette chanson
46:29interprétée par
46:29Lucie Blondo
46:30je crois
46:30qui avait enregistré
46:31cette chanson
46:32oui
46:32et il y a
46:34alors
46:35il y a Lucie Blondo
46:36et puis il y a
46:37cette artiste
46:38Jason
46:41en fait
46:41elle a eu une interprétation
46:43que j'ai découverte hier
46:43qui est très country
46:46et ça
46:47je la connaissais pas du tout
46:48et elle a été
46:50elle a été chantée
46:51par Saint-Jérôme
46:52qui avait encore
46:52une interprétation
46:53par
46:54bien sûr
46:54par Laurent Woulzy
46:55qui avait encore
46:56une interprétation
46:57et je me suis dit
46:58mais il n'y a jamais
46:58eu de femme
46:59pour la chanter
47:00cette chanson
47:01donc voilà
47:02autre chanson
47:03de cet album
47:03Le Plan
47:15Ça c'est presque
47:16la sophrologue
47:17avec le bien-être
47:18aujourd'hui
47:19Oui
47:20au début
47:21cette chanson
47:21elle s'appelait
47:22Yoga
47:22parce que je passe
47:24tout mon temps
47:24à faire respirer
47:26inspirer
47:26expirer
47:27et puis je me suis dit
47:28non non c'est bateau
47:29après je me suis dit
47:30on passe tout notre temps
47:30à courir
47:31après le bien-être
47:32comme on sait
47:33d'être bien
47:34on a l'impression
47:35que c'est pas bien
47:36d'être pas bien
47:37donc non on a le droit
47:38d'être pas bien
47:39et je me suis dit
47:39non non ça marche pas
47:40donc je me suis dit
47:40qu'en fait le bien-être
47:41était une forme
47:42de dictature moche aussi
47:43et je cherchais
47:44je cherchais
47:45et puis j'ai laissé
47:46tomber le titre
47:47de l'album
47:48et j'ai regratté
47:49les paroles
47:52sur la musique
47:52de John Maccabi
47:53parce que ça
47:54c'est la musique
47:54de John Maccabi
47:57et il m'a donné
47:58la musique
47:58j'ai fait la mélodie
47:59et j'ai gratté
48:00les paroles dessus
48:01et au dernier moment
48:02on m'a dit
48:02mais comment on va
48:03l'appeler cette chanson
48:03je dis bah
48:04je sais pas
48:04c'est comme un plan
48:06en fait pour être bien
48:07donc je
48:08le plan
48:09et c'est comme ça
48:10que c'est devenu le plan
48:11et dans cet album
48:12le pull
48:13il y a un autre classique
48:15de la chanson
48:16qui a été je crois
48:17pendant 96 semaines
48:18numéro 1
48:20dans le monde
48:32une chanson de 62
48:33de Carlos Jobim
48:35et ça ce sont vos origines
48:36brésiliennes
48:36oui absolument
48:37je voulais la chanter
48:39entièrement
48:40brésilien
48:43et Jean-Luc
48:44Jean-Luc était dans le studio
48:46ce jour là
48:46il est venu voir un peu
48:47ce qu'on faisait
48:48il est venu farfouiller
48:50et il me dit
48:51mais les gens
48:52vont pas comprendre
48:54tu fais un truc
48:55années 60
48:57il m'a dit
48:58mais fais-le en français
48:58je dis non
48:59non je peux pas
49:00c'est une chanson brésilienne
49:01et puis il m'a dit
49:01bah fais un bout
49:03essaye
49:03et en fait
49:04quand on l'a fait
49:05en français
49:07ça a donné
49:08quelque chose
49:08de différent
49:09donc on a du
49:10bongard
49:10moitié-moitié
49:11et ce qui fait
49:12que cette musique
49:14était à la mode
49:15en années 60
49:17Henri Salvador
49:17lui avait créé
49:18les premières
49:19les premières
49:20bossa nova
49:21et ensuite
49:22c'est arrivé
49:22et c'est presque
49:23votre culture de base
49:24oui oui tout à fait
49:26oui oui tout à fait
49:26à la maison
49:27on écoutait
49:28beaucoup
49:28beaucoup de
49:29bossa
49:30on écoutait
49:30beaucoup de jazz
49:31on écoutait
49:32beaucoup de classique
49:33mais la musique brésilienne
49:34c'est nos premières
49:35comptines
49:36c'est ma première langue
49:37donc j'ai pas de
49:40comment dirais-je
49:41c'est dans le sang
49:43c'est comme ça
49:43et puis une chanson paradoxale
49:45puisque vous arrivez
49:46dans la chanson
49:46et que le titre
49:48de cet autre couplet
49:49c'est
49:49Je pars
49:51un avion en l'air
49:53et moi dedans
49:57mordu la poussière
49:58et toi devant
50:08vous avez retrouvé un style
50:10un style très particulier
50:11la nuit
50:12je sais pas
50:13en tout cas
50:13ce sont mes textes
50:15c'est comme ça
50:15que je le vois
50:17je sais pas
50:17tant mieux
50:18très bien
50:18je pars
50:19c'est une histoire d'amour
50:19qui se termine
50:21c'est une histoire d'amour
50:22c'est une histoire
50:24d'éloignement
50:25je sais pas
50:26si les histoires d'amour
50:27ce sont des histoires
50:28qui doivent durer
50:30tout le temps
50:31je pense qu'on a des lignes
50:33elles se rapprochent
50:34elles s'éloignent
50:35elles se croisent
50:38je sais pas
50:40en tout cas
50:41c'est le paradoxe
50:43c'est toujours un paradoxe
50:44et c'est la complémentarité
50:46mais c'est aussi le paradoxe
50:47donc voilà
50:48Alors je pars
50:49j'arrive
50:50l'avenir maintenant
50:51maintenant que la lune est sortie
50:52vous allez faire de la scène
50:54vous allez aller plus loin
50:54on sent que vous êtes prise
50:56par cette nouvelle activité
50:57oui on est assez
50:58je suis assez
51:00j'aimerais bien effectivement
51:02faire un peu de scène
51:03mais c'est pas la finalité
51:05je suis en train
51:07de décrire d'autres choses
51:08là
51:08mais c'est vrai
51:10que de partager
51:11de sentir les gens
51:13savoir comment ils accueillent
51:15ça
51:15ça m'intéresse
51:16oui
51:16écoutez on aura des réactions
51:17sur Sud Radio
51:18puisque vous écoutez
51:19Sud Radio
51:19on vous les transmettra
51:20oui merci
51:21et je recommande à celles et ceux
51:22qui nous écoutent
51:23et qui vous aiment
51:24de découvrir cette autre facette
51:27de votre talent
51:27avec ce pull
51:28ce pull que vous portez si bien
51:30en chanson
51:31merci c'est très gentil
51:32merci Lali
51:32et puis à très bientôt
51:33parce que vous aurez
51:34beaucoup de choses à raconter
51:35encore vous allez faire
51:35plein de choses
51:36écoutez oui là
51:37je suis sur la préparation
51:38d'un livre
51:39donc oui
51:40on se reverra
51:41on se reverra à ce moment là
51:42absolument
51:43merci Lali
51:44l'écriture du livre
51:45c'est terminé pour aujourd'hui
51:46on se retrouve bientôt
51:47restez fidèles
51:47à l'écoute de Sud Radio
51:48merci Jacques
51:49merci
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