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  • il y a 17 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Maintenant, dans un instant, on va suivre la conférence de presse de Laurent Nunes
00:03qui va faire un point sur le dispositif qu'il compte mettre en place
00:06pour assurer la sécurité des manifestations et des commerçants dans les villes.
00:12Pour samedi, puisque samedi, c'est l'acte 3 de la mobilisation contre la bichère.
00:16Il y aura des gilets jaunes, mais il y aura aussi des lycéens, des étudiants.
00:20Alors, dans un télégramme adressé au préfet,
00:23le ministre de l'Intérieur a appelé à la grande vigilance,
00:26sa plus grande vigilance puisqu'il pense qu'il y a un risque de violence urbaine très élevé samedi.
00:32Et BFMTV a pu consulter ce télégramme.
00:34Boris Karlamoff, bonsoir.
00:36Que dit Laurent Nunes à ses troupes ?
00:38Oui, il alerte également les préfets sur le risque de violence urbaine très élevé.
00:43C'est un document qui a été adressé à l'ensemble des préfets.
00:46Et le ministre Laurent Nunes appelle donc à la vigilance pour cette journée du 31 octobre.
00:51Il dit que les services constatent de nombreux appels à manifester.
00:54ont été repérés, dit-il, sur les réseaux sociaux,
00:57de multiples appels à rassemblement dans les centres-villes,
00:59sur toutes les places publiques, au prétexte de la fête d'Halloween.
01:04L'analyse de l'infographie de ces appels ne laisse pas de doute
01:06sur les intentions de leurs auteurs de commettre de nouvelles exactions.
01:11Aussi, du début de soirée jusqu'à tard dans la nuit,
01:14le risque de violence urbaine est très élevé.
01:17On a remarqué notamment samedi dernier que c'est au moment de la dispersion à Paris
01:21où il y a eu des tensions.
01:23Également à la tombée de la nuit à Marseille,
01:26alors que la manifestation s'était parfaitement bien déroulée,
01:28on a eu une nouvelle fois des scènes de pillage.
01:31Donc voilà, il y a cette mobilisation de samedi,
01:34cette fête d'Halloween, tout autant d'éléments
01:36qui créent de l'inquiétude, notamment chez les autorités.
01:39Nous sommes avec le policier Reda Abelage.
01:42Bonsoir, porte-parole Ile-de-France du syndicat de police unité.
01:45En fait, on a repéré sur les réseaux sociaux,
01:48voilà ce que dit Laurent Nunez, des appels au rassemblement,
01:51mais aussi au passage à l'acte dans des violences urbaines.
01:55Et ce sont ces appels qui inquiètent la police, les autorités ?
01:58Oui, c'est qu'en fait, vous n'avez absolument pas la main,
02:02contrairement à une manifestation.
02:03Alors je ne parle pas de black bloc,
02:06je parle des manifestants qui viennent de manière pacifique,
02:08qui sont encadrés par les services d'ordre des différents syndicats
02:13qui sont organisateurs.
02:15Maintenant, là, on parle d'individus au même profil
02:19qu'on a vu après la finale de la Ligue des Champions,
02:24le même profil qu'on a vu sur les casseurs du 17 octobre.
02:28Et je pense que ces images et ces faits ont marqué,
02:32je pense, à vie notre nation,
02:34et puis surtout les forces de l'ordre aussi,
02:36et beaucoup de commerçants.
02:37– On a peur des cortèges sauvages
02:40qui pourraient se mettre en place,
02:42comme le 17 octobre,
02:43d'autant plus qu'il y a le prétexte de la fête d'Halloween,
02:46donc il va falloir faire la distinction
02:47entre ceux qui sont là pour faire la fête,
02:49ceux qui sont là pour en découdre.
02:51– Oui, et ce qui est dommage, c'est que,
02:53comme d'habitude, malheureusement,
02:55depuis quelques années en France,
02:56ceux qui veulent faire la fête n'iront peut-être pas faire la fête
03:00parce qu'ils auront peur d'aller faire la fête.
03:02Par contre, ceux qui viennent pour casser, ils ont moins peur.
03:04– Alors, il y a le débat aussi sur les parcours,
03:06puisqu'Emmanuel Macron, le président de la République,
03:09souhaite que ces parcours ne traversent pas les centres-villes
03:11pour essayer d'épargner les commerçants.
03:14Alors, on va regarder une carte, la carte à Paris,
03:17puisque les Gilets jaunes voulaient pouvoir
03:21traverser la capitale, défiler de la place de la Bastille
03:25à la place de la Concorde.
03:26À la place de la Concorde, on est près de l'Assemblée nationale,
03:28on n'est pas loin de l'Élysée, des ministères.
03:30Ça, c'est refusé.
03:32La CGT et les étudiants voulaient défiler de Nation à Bastille.
03:39A priori, les autorités n'en veulent pas.
03:41Ils proposent un défilé sur les boulevards maréchaux,
03:45donc le boulevard qui contourne la capitale,
03:48entre la porte de Charenton et la porte de Bagnolet.
03:50D'ailleurs, les boulevards maréchaux,
03:52c'est là où on a défilé samedi dernier à Paris.
03:53Alors, ça ne plaît pas à tout le monde.
03:55Et maître Chérine Ardacani est avec nous,
03:59l'avocate de l'Interfac Île-de-France, aussi de la CGT,
04:02parce que vous dites, on doit pouvoir manifester où on veut, c'est ça ?
04:06– Je vous remercie de me donner la parole,
04:09cher Olivier Truchot, et plus largement.
04:10Moi, ce que j'aimerais dire, en fait, aujourd'hui,
04:12en tant qu'avocate de l'UNEF, c'est qu'il est incompréhensible.
04:15Je dis bien qu'il est incompréhensible
04:17qu'à moins de 48 heures d'une manifestation de cette ampleur
04:20qui était prévue, qui était prévisible,
04:21nous ne sachions toujours pas, en tant qu'organisateurs,
04:24où nous pouvons manifester.
04:26C'est ça, aujourd'hui.
04:27– Si, entreprends de chat, entreprends de manière.
04:28– Je vais terminer mon propos.
04:30Ce n'est pas à l'autorité gouvernementale,
04:33ce n'est pas à l'exécutif,
04:34ce n'est pas à Laurent Nunez
04:37d'expliquer aux manifestants
04:38où ils doivent manifester.
04:40– C'est-à-qui ?
04:40– Je m'explique, je m'explique.
04:42La liberté de manifestation est une liberté fondamentale.
04:45Ça veut dire quoi ?
04:46Ça veut dire qu'on n'est pas encore dans un régime
04:47dans lequel il faille demander l'autorisation avant.
04:49Je constate que ça fait quand même quelques jours
04:52qu'à chaque fois, pour savoir où on doit aller manifester,
04:54on est suspendu à la conférence de presse
04:57du ministre de l'Intérieur.
04:58– Il va commencer dans quelques minutes.
04:59– Est-ce que vous savez, cher Olivier Truchot,
05:01vous connaissez mon histoire,
05:02vous connaissez d'où je parle et d'où je me situe.
05:04Moi, je suis franco-iranienne.
05:05Vous savez que ces pratiques-là,
05:07ces pratiques-là, Olivier Truchot,
05:09– Vous ne pouvez pas comparer le régime iranien
05:11avec ce qui se passe en France.
05:12– Vous savez ce que je compare ?
05:13Ce que je compare, c'est les déclarations aujourd'hui
05:15du président de la République
05:16qui a expliqué qu'il y avait des manifestations
05:19qui émanaient de la part de syndicats officiels,
05:22que c'était les seules qui étaient légitimes
05:25pour manifester.
05:26Qu'est-ce que ça veut dire ?
05:27Ça veut dire qu'il y a ceux qui sont légitimes,
05:28ceux qui ne le sont pas ?
05:29Nous ne sommes pas d'accord.
05:30– Deuxième élément, je termine,
05:33je vous rends la parole.
05:33– Non, mais c'est moi qui vais l'apprendre
05:35parce que c'est moi qui la distribue ici.
05:37– Ce que je dis est important.
05:38– Maître, attendez, vous faites comme s'il n'y a pas eu
05:40le 17 octobre,
05:41comme s'il n'y a pas eu 3000 commerces pillés à Paris,
05:43vous faites comme s'il ne s'était rien passé.
05:45– Cher Olivier Truchot,
05:49à ma connaissance,
05:50il n'existe pas encore dans le droit français,
05:52mais à l'allure où ça va,
05:53ça va peut-être arriver.
05:54Il n'existe pas de motif légal d'interdiction
05:57qui permet au préfet,
05:59à moins en plus de 24 heures avant,
06:01en dernière minute,
06:02d'expliquer à des manifestants
06:04qu'ils ne peuvent pas aller dans la rue
06:05parce qu'il y a des casseurs.
06:07– Ce n'est pas un motif,
06:09ce n'est pas un motif en l'État.
06:10– Qu'est-ce que ça peut vous faire ?
06:11– Non mais attendez,
06:11je vous pose la question,
06:12non mais attendez,
06:13soyons…
06:13– Je veux dire,
06:14parce que là j'entends Halloween,
06:15après j'entends,
06:16je veux dire,
06:16à un moment donné,
06:17il faut arrêter le délire.
06:17– Il faut pouvoir faire un dialogue
06:18et répondre à des questions,
06:19sinon on ne se comprend pas.
06:21Qu'est-ce que ça peut vous faire
06:23de manifester entre Porte de Charenton
06:24et Porte de Bagnolet ?
06:25Quelle est la différence
06:26entre Bassi et Nation ?
06:28Sincèrement,
06:28ça ne change rien pour les manifestants
06:30qui pourront manifester,
06:31défiler tranquillement ?
06:32– Déjà d'une part,
06:33la question ce n'est pas
06:34qu'est-ce que ça nous change ?
06:35La question c'est encore une fois,
06:36en France on est dans un régime
06:37de déclaration.
06:38– D'accord mais dites-moi
06:38quelle est la différence ?
06:39– Non mais ce n'est pas une question
06:40quelle est la différence,
06:41c'est qu'en fait il y a un droit
06:43aujourd'hui qui dit que
06:44à partir du moment où vous déclarez
06:46une manifestation,
06:47sauf si elle est interdite,
06:48vous avez le droit de le faire.
06:49– Il y a le droit aussi
06:50d'être en sécurité.
06:51– Il n'y a pas de commerçant
06:52entre la Porte de Charenton
06:53et la Porte…
06:54– Beaucoup moins,
06:54vous le savez bien.
07:01– Vous voyez bien qu'il y a un risque
07:02alors vous venez de le reconnaître.
07:03– Non, non, attendez,
07:04ça veut dire quoi ?
07:04Les commerçants des périphéries
07:05ils n'ont pas le droit
07:06eux de vivre ?
07:07C'est ça ?
07:07C'est parce qu'ils ne sont pas
07:08dans les quartiers
07:08qu'au sud de la capitale ?
07:09En réalité c'est ça
07:10que nous dit.
07:11En réalité aujourd'hui
07:12ce que nous dit l'exécutif
07:13c'est qu'il faut protéger
07:14les centres-villes.
07:15Pourquoi il nous dit ça
07:16l'exécutif ?
07:17C'est parce que c'est
07:18conformément aux paroles
07:20présidentielles.
07:20On a eu le 22 octobre
07:21une déclaration
07:22du président de la République
07:23qui a dit
07:24désormais il sera interdit
07:25de manifester
07:26dans les centres-villes.
07:27Et qu'est-ce qu'on voit
07:27quelques jours après
07:28des arrêtés d'interdiction ?
07:30Est-ce qu'on est aujourd'hui
07:30dans un état
07:31dans lequel la parole présidentielle
07:32fait le droit ?
07:33Moi c'est la question
07:34que je pose.
07:35En tout cas on attend
07:36du chef d'état
07:36qui protège sa population
07:38c'est ce qu'il cherche à faire
07:40avec cette décision.
07:41Les préfets
07:41quand ils interdisent
07:43des manifestations
07:43ils doivent pouvoir le faire
07:44en temps utile
07:45pour que les manifestants
07:46puissent exercer
07:47leur droit à un recours effectif
07:49c'est une liberté fondamentale
07:50et ils ne sont pas
07:51les exécutants
07:52du président de la République
07:54en tout cas ce n'est pas
07:54ce que dit la Constitution.
07:56Je termine juste sur un point
07:57demain à 11h
07:58et c'est une information
07:59exclusive que je vous donne
08:00le tribunal administratif
08:02a donc audiencé
08:03le référé liberté
08:05qui a été fait
08:05par les étudiants.
08:07J'invite donc
08:08l'ensemble de ceux
08:09qui le souhaitent
08:10de venir se rendre
08:11à cette audience
08:12où il sera statué
08:14en droit par un juge
08:15le fait de savoir
08:16si la pratique du préfet
08:17Donc on est bien
08:17dans une démocratie
08:18vous voyez on n'est pas
08:19dans un régime iranien.
08:20Oui parce que les avocats
08:21font en sorte que le droit
08:22soit respecté
08:22cher Olivier Rouchaud.
08:23Vous pouvez protester
08:25et c'est la différence.
08:26On va essayer de comprendre
08:27pourquoi ce samedi
08:2831 octobre
08:29est particulièrement
08:32inquiétant
08:32parce que
08:33c'est vrai qu'habituellement
08:34rappelle Grabli
08:35le 31 octobre
08:36on fête Halloween
08:37et là c'est Halloween
08:38plus
08:39des manifestations.
08:40Oui et notamment
08:41parce que Halloween
08:42on se déguise
08:42et les déguisements
08:43figurez-vous
08:43qu'on en a vu beaucoup
08:44sur les réseaux sociaux
08:46notamment sur TikTok
08:47pendant les blocus
08:48pendant les manifestations
08:49alors dans des vidéos
08:50qui sont souvent
08:51bon enfant
08:51on a eu beaucoup
08:52de jeunes déguisés
08:53en Batman
08:53en Spider-Man
08:54mais aussi avec des visages
08:56masqués
08:57et ça ça ne plaît pas
08:58beaucoup aux autorités
08:58à commencer par la préfecture
09:00de police de Paris
09:01qui a même publié un tweet
09:02hier soir
09:03spécifiquement sur le thème
09:04d'Halloween
09:05pour mettre en garde
09:05ceux qui songent
09:06à s'amuser
09:07notamment avec des fausses armes
09:08ou à se cacher le visage
09:10on le voit à gauche
09:11le masque du célèbre film
09:12Scream qui est barré
09:13et la sanction
09:14elle est clairement affichée
09:14jusqu'à 150 euros
09:16d'amende
09:17alors cette sanction
09:18elle vient de la loi
09:18du 11 octobre 2010
09:20on la connaît bien
09:20cette loi
09:21c'était la fameuse loi
09:22contre le voile intégral
09:24sous la présidence
09:24Nicolas Sarkozy
09:25et son article 1
09:26il est très clair
09:27nul ne peut
09:28dans l'espace public
09:28porter une tenue
09:29destinée à dissimuler
09:31son visage
09:31je trouve qu'il y a
09:32des exceptions
09:32et notamment dès l'article 2
09:34si la tenue
09:35s'inscrit dans le cadre
09:36d'une fête
09:36c'est ce que rappelle
09:38Nicolas Hériu
09:38un spécialiste du droit public
09:40et enseignant à Sciences Po
09:41alors j'ai été voir d'ailleurs
09:42le projet de loi de 2010
09:43du gouvernement Fillon
09:44et ce qu'on appelle
09:45son étude d'impact
09:46l'étude d'impact
09:47c'est une annexe
09:47qui précise le cadre
09:49de la loi
09:49et qui montre justement
09:51que l'idée n'était pas
09:52de viser les déguisements
09:53les carnavals sont
09:55explicitement évoqués
09:56dans cet esprit
09:57la dissimulation du visage
09:58est autorisée lors de fêtes
09:59telles que les carnavals
10:00alors j'ai demandé
10:01à la préfecture
10:02s'ils allaient verbaliser
10:04massivement
10:04malgré tout
10:05ceux qui avaient le visage masqué
10:07parce qu'ils sont déguisés
10:07pour Halloween
10:08pour le moment
10:09je n'ai pas eu de réponse
10:09Alors Reda Bellage
10:10comment vous allez faire
10:11les distinctions entre
10:13le jeune masqué
10:14qui fête Halloween
10:15et le jeune
10:16qui profite de son masque
10:18pour dissimuler son visage
10:20et commettre des délits ?
10:21Je ne sais absolument rien
10:22c'est-à-dire que
10:23Je me sens qu'il y a
10:24des jeunes masqués
10:24dans les manifs
10:26J'ai un avocat ici
10:26je ne veux pas avoir
10:27de problème
10:27Une avocate pardon
10:28parce qu'il y a des appels
10:29en plus
10:30à avoir ce dress code Halloween
10:32dans les cortèges
10:34Non tout simplement
10:34nous comment on va
10:35on va travailler déjà
10:36notre but sur les manifestations
10:37c'est de protéger
10:38les manifestants
10:39maintenant par rapport
10:40à ce qu'a dit
10:41si vous ne voulez pas
10:43faire de stigmatisation
10:44c'est valable pour tout le monde
10:45Je ne fais pas de stigmatisation
10:47vous voyez moi j'ai un manifestant
10:48j'en parlerai tout à l'heure
10:49à l'heure où je parle
10:50j'ai un manifestant à Grenoble
10:52que je représente
10:53qui a le tibia arraché
10:55et décharné
10:56parce qu'il a eu
10:56la mauvaise idée
10:57d'aller manifester pacifiquement
10:59samedi dernier
10:59et vous voyez
11:00Laurent Nunez
11:00qui vient de recevoir
11:02et de faire une leçon
11:04de paternalisme
11:04aux jeunes étudiants
11:06en disant que moi
11:06je parle avec les grandes personnes
11:07c'est ce qu'il a dit
11:08il a nié le fait
11:10qu'il y avait des violences policières
11:11il a dit
11:11ce que vous dites
11:12n'existe pas
11:13il n'y a pas de manifestants
11:14qui ont été décharnés
11:16samedi dernier
11:17alors que vous voyez
11:17moi je représente
11:18un de ces manifestants
11:20qui est encore à l'hôpital
11:21c'est triste
11:21j'espère qu'il va vite se remettre
11:22vous vous en avez un
11:23moi j'en ai 2000
11:25c'est à dire monsieur
11:25j'ai 2000 forces de l'ordre
11:26qui sont sur le carreau
11:27d'accord mais alors
11:28moi je vous pose la question
11:29même si je ne suis pas encore journaliste
11:30je ne fais pas tout
11:31je ne fais pas
11:31je sens que Chérie
11:32a envie de prendre ma place
11:33tout à fait
11:34les grands gueules me manquent
11:36c'est un appel
11:38je ne suis pas agressive
11:39cher monsieur
11:40je vous pose la question
11:41êtes-vous
11:42vous voulez protéger
11:43les manifestants
11:44d'accord
11:44mais très bien
11:45et ça s'est bien passé
11:46pour une partie de manifestants
11:47qui venaient
11:48samedi ça s'est bien passé
11:49j'étais dans la manifestation
11:50j'étais dans la manifestation
11:52ça s'est très bien passé
11:53ah bah vous voyez
11:54donc finalement
11:55de porte à porte
11:56ça se passe bien
11:56non jusqu'au moment
11:57jusqu'au moment
11:59où sans raison
12:01à Porte de Vincennes
12:02il y a eu
12:03des gazages massifs
12:05au lac de Vincennes
12:05c'est le moment
12:05de la dispersion
12:06oui mais en fait
12:07c'est pas comme ça
12:08on n'est pas des boeufs
12:09en fait
12:09et même les boeufs
12:10ils ont le droit
12:11à ne pas être dispersés
12:12avec les gaz lacrymogènes
12:13voilà
12:13donc c'est pas comme ça
12:14non c'est pas sans sommation
12:15on dit
12:16chers messieurs
12:17chers mesdames
12:18pourriez-vous
12:19vous disperser
12:19ce n'est pas ce qui s'est passé
12:21messieurs
12:21j'étais dans la manifestation
12:23j'y étais
12:23alors peut-être qu'on peut me dire
12:24que j'hallucine
12:25que j'ai mal entendu
12:26j'y étais
12:27je sais pas
12:28je peux pas
12:28vous avez vu cette manifestation
12:30il y a quelques jours
12:30pour la lutte
12:31ça c'est bien
12:32allez je vous interromps
12:34il y a même
12:34ça va
12:34mais ça va

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