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  • il y a 28 minutes
À quelques jours des élections à mi-mandat, aux États-Unis, Barack Obama est de retour sur les estrades. Ohio, Michigan, Géorgie... L'ancien président enchaîne les meetings et change de ton. Lui qui avait toujours mis un point d'honneur à prendre de la hauteur et à ne jamais critiquer les outrances de son successeur à la Maison Blanche choisit désormais de lui répondre frontalement. 


Dans cet épisode du Monde selon Trump, Thierry Arnaud reçoit Célia Belin, chercheuse spécialiste des États-Unis, et Antoine Heulard, correspondant de BFMTV à Washington.

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Transcription
00:00Nous allons faire l'Amérique de nouveau grande, avec feu et fure.
00:11Quand on passe en revue tout ça, qu'on fait le décompte des promesses,
00:14on se rend compte que les choses ne se sont pas déroulées comme on aurait pu l'espérer,
00:18même si, je dois le dire, je m'y attendais.
00:20Les gars sont en train de construire une salle de balle plus grande que la Maison Blanche.
00:24Ils ont recouvert le Jardin des Roses de béton, installé une hélice surface sur la pelouse sud
00:28et il y a de l'or partout.
00:30Mais c'est quoi cette obsession pour l'or ? Il y en a partout, toujours plus d'or.
00:34Il a transformé la Maison Blanche en un endroit qui ressemble à ce que Saddam Hussein aurait obtenu
00:39s'il avait ouvert une usine de cheesecake.
00:47Vous l'avez reconnu sans doute, c'est la voix d'un revenant que vous venez d'entendre
00:50à quelques jours des élections à mi-mandat.
00:52Barack Obama est de retour sur les estrades.
00:54« Ohio », « Michigan », « Georgie », l'ancien président en chaîne, les meetings.
00:59Et surtout, il change de ton.
01:01Lui qui avait toujours mis un point d'honneur à prendre de la hauteur,
01:05à ne jamais répondre aux polémiques et aux outrances de son successeur,
01:09et bien cette fois, appelons les choses par leur nom, il lui rentre dedans.
01:13Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du Monde selon Trump,
01:16votre podcast hebdomadaire pour écouter, décrypter, analyser les mots et les actes
01:22du 47e président des Etats-Unis, dans ce contexte évidemment très particulier
01:27de cette fin de campagne pour les midterms.
01:30Bonjour Célia Benin.
01:31Bonjour.
01:31Merci d'être avec nous, vous êtes spécialiste des Etats-Unis, chercheuse,
01:35vous dirigez le bureau parisien du European Council on Foreign Relations,
01:38et vous êtes l'auteur d'un livre qui s'appelle « Les démocrates en Amérique »
01:41qui a été publié en 2020, et on retrouve bien sûr à Washington
01:44et à la Maison-Blanche l'ami Antoine Delors.
01:46Salut Antoine.
01:47Salut Thierry.
01:48Alors avant de commencer et de revenir sur cette campagne,
01:52cette fin de campagne en fanfare pour Barack Obama et pour Donald Trump aussi,
01:55bien sûr, un mot peut-être de là où on en est au moment où on se parle,
01:58ces tout derniers jours de la campagne, qu'est-ce qui t'inspire à ce stade Antoine ?
02:06Écoute, moi mon sentiment c'est que pour le moment on ne sait pas vraiment
02:08de quel côté la pièce va tomber.
02:10Alors du côté de la Chambre des représentants, il y a vraiment de grandes chances
02:13que ce soit les démocrates qui s'imposent, pas sûr qu'il y ait un tsunami bleu,
02:18la couleur du parti démocrate, mais il y a quand même des chances
02:21qu'ils obtiennent la majorité.
02:22Du côté du Sénat, en revanche, c'est extrêmement disputé,
02:25on voit que dans la plupart des endroits où c'est serré,
02:29les deux candidats sont au coude à coude, ils sont dans la marge d'erreur,
02:32c'est vraiment impossible de savoir par exemple qui va gagner au Texas,
02:35qui va gagner dans le Michigan, qui va gagner dans le Maine,
02:38et vraiment ces derniers jours de campagne ne sont pas le pitant
02:40parce qu'il y a ce suspense, c'est impossible et personne ne peut dire
02:44de quel côté exactement le Sénat, de quelle couleur sera le Sénat
02:49mardi soir après les élections.
02:52C'est vrai, c'est là qu'on est frappé par le fait que, un,
02:54il y a un certain nombre d'états cruciaux sur lesquels les sondages sont très serrés,
02:59c'est ça qui va faire la différence.
03:00Alors on rappelle deux choses, un, que le Sénat c'est la chambre la plus puissante
03:04politiquement aux Etats-Unis, donc le vrai, le plus important enjeu
03:07de ces élections à mi-mandat, il est là.
03:08Deux, au moment où on se parle de ce congrès sortant,
03:11c'est 53 sièges pour les républicains, 47 pour les démocrates,
03:14donc il faut que les démocrates en fassent basculer 4 pour conquérir cette majorité.
03:20Il y a à la fois le fait que les scrutins sont serrés,
03:22et puis on dit « once bitten, twice shy » comme on dit en anglais,
03:27en français on dit « le chat est chaudé, craint l'eau froide ».
03:30C'est vrai que ces derniers cycles ont eu tendance à montrer que les instituts de sondage
03:34sous-estimaient l'électorat de Donald Trump,
03:37et on a le sentiment que cette fois-ci personne n'ose faire la même erreur,
03:40et on se dit « attention, peut-être qu'on aura cette vague bleue, mais c'est pas sûr du
03:44tout ».
03:46Moi je suis frappée ces derniers jours par la confiance qui émane chez certains démocrates.
03:51Les démocrates auxquels je parle disent bien sûr qu'il faut se méfier,
03:57que bien sûr les sondages se sont trompés dans le passé,
03:59que Donald Trump, sa base électorale est imprévisible,
04:04mais il y a un esprit de reprise d'un certain contrôle du débat,
04:12et en particulier parce que Donald Trump va dans tous les sens,
04:15on a l'impression qu'il a l'énergie du désespéré,
04:17et qu'à l'inverse, les démocrates eux ont fait une campagne quelque part d'union,
04:23même s'ils n'ont pas tranché entre progressistes modérés,
04:26ils se battent tous ensemble sur tous les fronts,
04:30et un démocrate auquel je parlais un peu plus tôt aujourd'hui,
04:33me disait « mais en fait ça, ça ressemble à 2006 ».
04:36Parce qu'on fait des comparaisons avec 2022,
04:39on fait des comparaisons avec 2020,
04:41mais la vraie comparaison de 2006, elle est intéressante,
04:43au bout de deuxième mandat de George W. Bush,
04:47il y a eu la guerre en Irak qui s'est embourbée,
04:50on a eu Katrina, et on a un ras-le-bol, une fatigue,
04:54et là on a une véritable vague démocrate
04:56qui deux ans plus tard porte Barack Obama au pouvoir.
04:59Donc ça pourrait être 2006,
05:02cela étant, il est vrai que le scrutin dans tous les cas,
05:05même en cas de vague, sera serré,
05:07parce que le système aujourd'hui est ainsi fait,
05:09le redécoupage démocratique,
05:12le redécoupage électoral est ainsi fait à peu près partout,
05:17sur toutes les circonscriptions,
05:18qui fait qu'il est très difficile de renverser la table
05:21et de véritablement gagner des sièges.
05:23Mais il n'est pas impossible que les deux chambres tombent,
05:28et à ce moment-là, on aura le récit de démocrates
05:34qui font leur retour,
05:36et avec une seule visée qui est 2028.
05:38En tout cas, ce qu'on constate,
05:39c'est qu'il y a déjà un réel engouement pour ces élections,
05:41parce que les Américains ont commencé à voter,
05:43soit par correspondance,
05:44soit parce qu'il y a des bureaux qui ouvrent avant la date
05:47dans un certain nombre d'États.
05:48Là, ils sont 35 millions à avoir déjà voté,
05:51ce qui est évidemment énorme,
05:53et on s'aperçoit que dans des États clés,
05:55comme l'Ohio, comme le Kansas ou d'autres,
05:58on augmente de plus de 50%
06:00par rapport à ce qu'était le vote par anticipation
06:03aux midterms d'il y a 4 ans.
06:05Alors, revenons à Barack Obama,
06:06qu'on entendait,
06:08que l'on voit, à reporter les estrages le disaient,
06:10avec un discours très offensif,
06:12et cette petite phrase, Antoine,
06:14qui a beaucoup fait parler,
06:17qui a fait parler,
06:18qui a fait réagir aussi du côté du gouvernement américain,
06:22en particulier du secrétaire au Trésor,
06:24Scott Besant.
06:26Oui, c'est une petite phrase qui a fait le buzz,
06:29et c'était sûrement d'ailleurs l'objectif de Barack Obama,
06:31qui est venu soutenir les candidats démocrates,
06:34qui est l'objectif pour les partis,
06:36à ce stade de la course, de la compétition,
06:38c'est vraiment de mobiliser au maximum
06:40et de galvaniser leur base électorale
06:42pour qu'il y ait la plus forte participation
06:43dans leur propre rang.
06:44Et pour ça, Barack Obama, il est parfait,
06:46ça reste une personnalité ultra populaire,
06:49ultra respectée, notamment dans le camp démocrate,
06:52et donc cette petite phrase sur la Cheesecake Factory
06:54et Saddam Hussein.
06:55Alors pour expliquer le contexte,
06:56Cheesecake Factory, c'est une chaîne de restaurants
06:58aux Etats-Unis,
06:59dont la décoration intérieure est un peu kitsch,
07:02un peu tape à l'œil,
07:03et Saddam Hussein, dans ce contexte-là,
07:05c'est une référence au palais complètement extravagant
07:08du dictateur,
07:09enfin l'ancien dictateur irakien.
07:11Et donc, en prononçant cette phrase,
07:13Barack Obama, en fait,
07:14se moque du mauvais goût de Donald Trump
07:17pour la décoration intérieure,
07:18pour l'architecture,
07:19mauvais goût qui est vraiment symbolisé
07:20par cette salle de balle
07:21qui est en train de sortir de terre,
07:23juste derrière moi, là-bas,
07:24à la Maison-Blanche.
07:26Très clairement,
07:27Barack Obama a touché une corde sensible.
07:30Donald Trump est très fier de cette salle de balle,
07:31c'est quelque chose dont il parle absolument tout le temps.
07:33Donc, il a réagi,
07:34on dirait que Barack Obama était stupide,
07:36et Scott Bessent,
07:37le secrétaire au Trésor,
07:38s'est même senti obligé d'aller encore plus loin.
07:40Il est allé déjeuner à la Cheesecake Factory,
07:42et comme par hasard,
07:44à la sortie,
07:44il y avait une caméra de Fox Business
07:46qui l'attendait.
07:47Déclaration de Scott Bessent,
07:49j'ai pris un excellent déjeuner
07:50à la Cheesecake Factory.
07:52On dit qu'il a pris un cheeseburger French dip,
07:55donc c'est un cheeseburger que tu trompes
07:56dans une petite sauce au jus de bœuf.
08:00Il a dit que c'était excellent,
08:01et il conseille à Barack Obama d'essayer.
08:04Il a senti que Barack Obama est trop pénitiste
08:06pour aller dans ce genre de restaurant.
08:08Du coup, Barack Obama a répondu.
08:11Alors d'abord, il a expliqué
08:11qu'il trouve bizarre que Trump s'offuse
08:16de la décoration de la salle de balle,
08:17mais que la comparaison de Saddam Hussein,
08:19finalement, ne le dérange pas trop.
08:20Et il a aussi répondu directement à Scott Bessent.
08:23Écoutez.
08:24Le président n'était même pas énervé
08:28par la comparaison avec Saddam Hussein.
08:31Ça, ça ne l'a pas dérangé.
08:35Mais ce qui l'a vraiment énervé,
08:37ce sont les remarques sur la Cheesecake Factory.
08:43Il l'a très mal pris.
08:48Il a dit que je ne comprenais pas
08:51le travail des artisans de la Maison Blanche.
08:54Et ils se sont mobilisés.
08:58C'était...
08:59Enfin, tout ça est complètement fou,
09:01mais ça, c'était vraiment le plus fou.
09:03Ils ont mobilisé tout le gouvernement
09:05pour répondre à cette blague.
09:10Pas pour répondre à l'inflation,
09:12mais à cette blague.
09:15La Maison Blanche a même
09:17appelé le secrétaire au trésor.
09:20C'est l'homme qui est chargé de l'économie.
09:24Celui qui est censé chercher
09:26comment rendre la vie plus abordable pour vous.
09:30Celui qui est censé chercher
09:32comment faire baisser l'inflation
09:33et réduire les taux d'intérêt.
09:37Ils lui ont dit qu'il devait
09:39tenir une conférence de presse
09:41devant la Cheesecake Factory.
09:47Barack Obama qui se retrousse les manches
09:50propres comme vous figurez,
09:51on l'entendait à Célia.
09:53Est-ce que ça peut faire la différence ?
09:54C'est important pour les démocrates ?
09:57Barack Obama a des talents
09:59de comédie stand-up
10:00qui sont absolument inégalés.
10:03Il manque en tant que président
10:05quand il y a le dîner annuel
10:09des correspondants de la presse
10:10où les présidents en général font de l'humour
10:12et Barack Obama était le champion du monde de ça.
10:16Pour faire la différence, cela étant,
10:18c'est plutôt l'implication de Barack Obama
10:20à ce moment-là,
10:21parce qu'il faut bien dire quelque chose,
10:22c'est que Barack Obama a été absent
10:24des deux premières années
10:26de ce second mandat de Donald Trump.
10:27Et absent à un moment,
10:29un moment le plus sombre
10:30de ces deux premières années
10:31qui est la première année,
10:33qui est cette année
10:33où on avait à la fois
10:34ce découpage administratif
10:38très dur,
10:39où on avait
10:42une remise en cause
10:43de la liberté des universités,
10:45de la liberté scientifique,
10:46où on avait
10:47une captation de l'État
10:48par le président Trump,
10:50etc.
10:51Et une crise de la démocratie
10:53très profonde,
10:54une angoisse pour des Américains
10:55et pour des démocrates,
10:56et Barack Obama
10:57totalement silencieux.
10:58Et donc je dois dire
10:59qu'on est bien contents
11:01de l'entendre de nouveau,
11:02mais...
11:03Il vaut tard que jamais.
11:04Oui, il a un peu manqué,
11:05et il est un peu facile de...
11:08Bon, bref,
11:09tant mieux,
11:10mais disons que ça n'effacera pas
11:11forcément son absence
11:12et cette absence de mobilisation
11:15peut-être dont il a fait preuve
11:16à un autre moment.
11:16Mais je dois dire
11:17qu'il y a quand même...
11:18Il y a un point
11:18sur le Cheesecake Factory
11:20qui est que
11:22s'ils ont repris...
11:23Là, il le tourne
11:24avec beaucoup d'humour,
11:25mais s'ils ont repris
11:27cet angle-là,
11:28c'est parce qu'en fait
11:29ça a déjà coûté aux démocrates...
11:31Ce n'était pas si mal vu
11:31en fait,
11:32cette attaque des républicains.
11:33Exactement,
11:34parce qu'en fait,
11:34il faut se souvenir
11:35qu'une des principales attaques
11:37contre les démocrates,
11:38c'est des démocrates élitistes
11:39qui se moquent
11:40des milieux populaires.
11:41Or, Cheesecake Factory,
11:42c'est les milieux populaires
11:43qui aiment bien.
11:43Exactement.
11:44Et il faut se souvenir
11:45de Hillary Clinton
11:46qui a perdu en 2016
11:47après avoir parlé
11:48des électeurs
11:49de Donald Trump
11:50comme des déplorables,
11:51des deplorables.
11:52Et ça l'a poursuivi.
11:53Et la fameuse formule
11:55de Barack Obama
11:56dans cette première campagne
11:57présidentielle pour lui
11:58qui lui avait coûté
11:59très cher
12:00lorsqu'il parle des gens
12:01qui s'accrochent
12:01à leur Bible
12:02et à leurs armes.
12:03Exactement.
12:04Et donc,
12:04c'est quelque chose
12:05dont il arrive à retourner
12:07heureusement
12:07qu'il y a eu la mention
12:08de Saddam Hussein
12:09qui lui permet
12:10de s'en sortir.
12:11Et puis,
12:11il n'y a pas la même crédibilité
12:13de défense
12:13des milieux populaires
12:14qu'il y avait avant.
12:15Il faut bien dire
12:15que Donald Trump
12:16a montré un niveau
12:18de captation de richesse
12:20à son profit unique
12:21qui fait qu'il est
12:22quand même décrédibilisé
12:23sur ce sujet.
12:23Et Scott Besson
12:24qui va devant
12:25la Cheesecake Factory
12:26qui lui a fait fortune
12:27à la tête d'un hedge fund
12:28donc qui n'est pas
12:29non plus précisément
12:30le porte-parole
12:31le plus crédible
12:32pour les classes populaires.
12:33Pendant ce temps-là,
12:34Donald Trump lui
12:34continue bien sûr
12:35à faire campagne.
12:36Tous les jours,
12:37on vous l'a dit,
12:38il a lancé ce cycle
12:39de 32 jours
12:40où il est
12:41d'un bout à l'autre
12:42des Etats-Unis,
12:43Iowa,
12:44Floride,
12:45Géorgie,
12:45Michigan,
12:46Mississippi,
12:46Texas,
12:47Ohio.
12:48Et cela,
12:48ce n'est rien que
12:49pour la semaine écoulée.
12:52Un président
12:53d'ailleurs de plus en plus
12:54désinhibé
12:54dans ses propos
12:56et qui prend
12:57encore et toujours
12:58une cible
12:59en particulier
13:00pour la pointer
13:02dans ses discours.
13:03Ce candidat
13:04musulman
13:05dont on a déjà parlé
13:06à plusieurs reprises,
13:07Abdoul Al-Sayed,
13:08qui est candidat
13:08pour le poste
13:09de sénateur
13:10dans le Michigan.
13:12Abdoul,
13:12un prénom
13:13qui manifestement
13:14pose problème
13:15au président américain.
13:18Asaf a une fausse image,
13:22c'est vraiment,
13:23c'est de loin
13:23celle qui est
13:24la plus fausse de toutes,
13:25même si le type
13:26du Michigan
13:26est plutôt pas mal
13:27dans le genre,
13:27je dois dire.
13:28Mohamed,
13:29comme je l'appelle,
13:30en fait son deuxième
13:31prénom est Mohamed.
13:32Vous savez,
13:32si vous avez un doute
13:33sur le prénom
13:33de quelqu'un originaire
13:34de cette partie du monde,
13:35appelez-le Mohamed.
13:37Vous aurez raison
13:38dans 64% des cas.
13:39C'est un commentaire raciste,
13:45Célia,
13:45on ne peut pas l'appeler autrement ?
13:46C'est un commentaire raciste,
13:48il n'y a pas d'autre mot.
13:49Il a choisi le racisme
13:50pour attaquer
13:51Abdoul Al-Sayed
13:54en imaginant
13:55que cela puisse servir
13:57l'intérêt.
13:57C'est vrai que
13:58pour les Arabes américains
14:02ou dans une autre catégorie,
14:04les musulmans américains,
14:05il a été difficile
14:06d'être élu
14:06sur un certain nombre
14:08de sièges.
14:08Le Michigan
14:09a des communautés
14:10arabes américaines
14:11importantes,
14:11qui fait qu'il y a
14:12plusieurs représentants
14:13également
14:15issus de ces communautés.
14:17Mais il a
14:20toute sa carrière
14:22flirtée,
14:23plus que flirtée,
14:23avec le suprémacisme blanc
14:25et le racisme.
14:26Donc là,
14:26il continue
14:27et il considère
14:27que c'est comme ça
14:28qu'il arrive à battre.
14:29Il ne flirte plus,
14:30il franchit carrément la ligne.
14:32Cette élection,
14:32elle est évidemment cruciale.
14:33Je précise que vous l'entendez
14:34au début de cet extrait
14:36parler de John Oshoff,
14:37qui est le candidat démocrate
14:38en Géorgie.
14:39C'est là où il tient
14:39ce meeting au moment
14:40où il s'exprime.
14:42John Oshoff,
14:43qui est vraiment l'un des espoirs,
14:44l'une des valeurs montantes
14:44du parti démocrate
14:45et dont on parle déjà
14:47comme un possible candidat
14:48à la prochaine présidentielle,
14:49même s'il lui promet
14:50qu'il mènera
14:51son mandat de sénateur
14:53jusqu'au bout.
14:53Abdoul El-Sayed,
14:55vous l'avez déjà entendu
14:56dans ce podcast,
14:57il est très éloquent
14:57et il a répondu
14:59à ses propos
14:59de Donald Trump.
15:04Je comprends
15:05que le président
15:06des Etats-Unis
15:07prenne mon prénom
15:07comme une offense personnelle.
15:09Ça le dérange
15:10beaucoup moins
15:10quand il s'agit
15:11d'un prénom
15:11que l'on retrouve
15:12chez les Saoudiens
15:13qui financent
15:14le fonds d'investissement
15:15privé de son gendre.
15:16Ça ne semble pas
15:17le déranger autant
15:18lorsque ce sont
15:19les Qataris
15:19qui lui offrent
15:20un jet privé
15:20de 400 millions de dollars.
15:22Il semble simplement
15:24avoir du mal
15:24à prononcer mon prénom
15:25quand c'est le mien
15:26mais écoutez,
15:27peu importe
15:28la façon dont il prononce
15:29mon prénom,
15:30je me fiche même
15:31qu'il se souvienne
15:31de mon nom complet
15:32parce qu'à partir
15:33de novembre,
15:34il pourra tout simplement
15:35m'appeler sénateur.
15:40Rendez-vous est pris
15:41donc pour le 3 novembre
15:42et ses élections
15:43à mi-modat
15:44mais Antoine,
15:45le plus étonnant peut-être
15:46c'est que ce que l'on vient
15:47d'entendre
15:48dans la bouche
15:48de Donald Trump
15:49et bien ça n'était pas
15:50les propos les plus
15:51surréalistes
15:52du président américain
15:53ces derniers jours.
15:55Oui,
15:56parce que pendant un meeting,
15:58Donald Trump a été rejoint
15:59sur scène
15:59par Nicki Minaj,
16:01une rappeuse
16:02qui s'est ralliée
16:03à Donald Trump.
16:04D'ailleurs,
16:05précisons qu'elle s'est ralliée
16:06à lui
16:06probablement par intérêt.
16:08Elle espère obtenir
16:08une grâce présidentielle
16:09pour son frère,
16:11je crois.
16:12Bref,
16:12en tout cas,
16:13elle monte sur scène
16:13et à ce moment-là,
16:14Donald Trump la détaille
16:15des pieds à la tête
16:16d'un regard un peu lubrique
16:18et il fait des commentaires
16:20absolument hallucinants
16:21sur son physique.
16:23Écoute.
16:25Je me tenais debout
16:26et là,
16:27j'ai fait l'erreur.
16:28J'ai dit pour rire.
16:31J'ai vu son cul
16:32et je n'avais jamais fait ça
16:34avec un homme avant.
16:35C'est vrai.
16:37Entre nous,
16:38avec les femmes,
16:39oui,
16:39avec les hommes,
16:40non,
16:46au fait,
16:47j'en ai vu une avant
16:48qui avait un sacré beau cul,
16:50Nicki Minaj.
16:55C'est dur de le rater.
16:59Lève-toi.
17:01C'est dur de le rater.
17:07On ne sait pas très bien
17:08comment qualifier ses propos.
17:09il suffisait à eux-mêmes
17:10d'une certaine façon.
17:12On imagine aussi aisément
17:14ce qu'auraient dit
17:14les Républicains
17:15si c'est un président démocrate
17:16qui avait tenu
17:17des tels propos
17:18à une tribune.
17:19Mais,
17:20encore une fois,
17:21je le disais
17:21en préambule
17:24de cet épisode,
17:25c'est un président
17:26qui est complètement
17:26désinhibé.
17:27Il raconte
17:29tout ce qui lui passe
17:30par la tête,
17:30les propos les plus
17:31outranciers,
17:32qu'ils soient racistes
17:34ou quasiment
17:35carrément insultants
17:36envers une femme
17:38comme on vient
17:38de l'entendre.
17:40Parce qu'il se dit
17:41finalement,
17:42ça marche
17:42et je peux faire ça
17:43en toute impunité.
17:45Et d'ailleurs,
17:46seul Donald Trump
17:47peut faire ça.
17:47Ce n'est pas une question
17:48de Républicain et Démocrate.
17:49Ce n'est pas...
17:51Personne d'autre
17:51n'oserait,
17:52n'ose pour le moment
17:53faire ça,
17:54même si on entend
17:55des discours
17:56qui reprennent
17:57les caractérisations
17:59racistes
18:00ou autres.
18:01fondamentalement
18:01à ce niveau
18:02de politique.
18:02Il n'y a que
18:03Donald Trump
18:03qui fait ça
18:04et on se retrouve
18:04à devoir commenter
18:05des propos sexistes,
18:08vulgaires,
18:09misogynes,
18:09racistes,
18:10etc.
18:10Ce que personne
18:11n'a envie de faire
18:11et personne n'a même
18:12envie de les répéter.
18:13Mais il faut bien voir
18:15que ça a été une recette
18:16pour l'accès au pouvoir
18:18dès le début.
18:18Il a insulté
18:19les Mexicains
18:20en les traitant
18:20de violeurs
18:21en 2015,
18:222016.
18:23Et puis ensuite,
18:25en 2024,
18:27il faut se souvenir
18:27qu'on avait
18:28au Madison Square Garden
18:29un grand meeting politique
18:31qui reprenait
18:32de très nombreux
18:33symboles
18:34tout à fait racistes
18:35et on se disait
18:35c'est pas possible,
18:36les gens vont se rendre compte.
18:37Et à cette époque-là,
18:39il y avait une fascination,
18:41enfin il y a eu
18:41et en 2016
18:42et en 2024,
18:44une fascination
18:45pour la vulgarité
18:46de Donald Trump
18:46comme étant
18:48libérateur
18:48pour des classes
18:51populaires,
18:51pour des électeurs
18:52peu propices à voter
18:53qu'on appelle
18:54les unlikely voters,
18:55des gens
18:55qui se déplacent
18:56pour dire
18:57lui il parle comme nous
18:59ce qui est faux d'ailleurs
19:00parce que peu de gens
19:00parlent avec autant
19:01de vulgarité
19:02mais il exprime
19:03tout haut
19:04des espèces de pulsions
19:05qu'on peut avoir
19:06et il va nous défendre
19:07parce qu'il a
19:08ces idées-là
19:09ou ces pulsions-là.
19:10Je pense que
19:11cela dit,
19:12ça marche moins maintenant
19:14parce qu'on s'est rendu compte
19:15qu'il peut dire
19:16toutes ces vulgarités
19:17mais quand il est au pouvoir,
19:18il ne sert que ses intérêts,
19:20il ne sert que les intérêts
19:21de sa famille,
19:22il lance les guerres
19:24dont les Américains
19:24ne veulent pas,
19:25il fait monter les prix
19:26et ensuite il explique
19:27aux gens
19:27qu'ils n'ont pas besoin
19:29d'avoir plusieurs poupées
19:29à Noël.
19:30Donc ce mépris de classe
19:33qu'il commence à avoir
19:34auprès de gens
19:34qui ont des difficultés,
19:36il ne peut pas les compenser
19:38juste avec des propos
19:38racistes et sexistes.
19:39En tout cas,
19:40il y a deux choses
19:41qui sont claires,
19:41c'est qu'un,
19:42il a acté le fait
19:43que dans sa bouche
19:44il n'y avait plus de limite
19:45à l'outrance
19:46et la deuxième chose
19:48c'est qu'il persiste
19:52dans une stratégie électorale
19:53qui consiste à faire
19:54de ces élections
19:56en mi-mandat
19:56un référendum
19:57pour ou contre
19:58Donald Trump.
19:59Et Antoine,
20:00tu étais il y a quelques jours
20:01au Texas,
20:03très intéressant à suivre,
20:05le Texas en particulier,
20:06cette élection
20:06sénatoriale très attendue,
20:08ce combat entre
20:09le démocrate
20:10Salarico
20:10et le républicain
20:12Paxton
20:13et tu as constaté
20:15en te rendant
20:16dans un magasin
20:16où on vendait
20:17des souvenirs,
20:18des objets
20:19à l'effigie de Donald Trump
20:20que finalement,
20:22même dans cet état républicain,
20:23on commençait
20:24à se poser des questions
20:24et le business Trump,
20:26si j'ose dire,
20:26n'est plus aussi bon
20:27que ce qu'il était
20:28par le passé.
20:30Oui,
20:30parce qu'en fait,
20:31c'est vraiment
20:31une caractéristique
20:32de Donald Trump
20:32qui est une marque
20:33à lui tout seul
20:35et à chaque fois
20:35que tu vas à un métier
20:36de Donald Trump,
20:37il y a toujours
20:37des vendeurs ambulants
20:38devant la salle
20:39qui vendent
20:40tout un tas
20:40de produits dérivés,
20:41des t-shirts,
20:42des casquettes,
20:42des figurines,
20:43etc.
20:44C'est un business
20:44qui était vraiment florissant.
20:46Il y a des gens
20:46qui ont tout lâché
20:47pour se lancer là-dedans
20:48et avec beaucoup de succès,
20:49ils ont gagné
20:50énormément d'argent.
20:51Sauf que depuis
20:52quelques mois,
20:53effectivement,
20:54les affaires tournent
20:55un peu au ralenti
20:55et sont même
20:56complètement effondrées.
20:57Je l'ai constaté
20:58au Texas
20:59quand je m'y suis rendu
21:00pour la convention
21:00républicaine
21:01au mois de septembre.
21:03J'ai croisé une dame
21:04qui avait,
21:05pour attirer les clients,
21:06mis devant son stand
21:07une Mercedes dorée
21:09avec un grand portrait
21:10de Donald Trump.
21:11Donc ça faisait venir du monde
21:12mais son stand
21:13ne marchait pas très bien.
21:14Elle expliquait
21:15qu'en fait,
21:15les gens avaient
21:16une forme de lassitude
21:17face à la politique
21:18de Donald Trump,
21:19la guerre en Iran,
21:20le prix de l'essence,
21:21etc.
21:21Et après,
21:22je me suis rendu
21:22en Virginie
21:23dans le plus grand
21:24magasin consacré
21:25à Donald Trump.
21:27Et là,
21:27le gérant,
21:28le propriétaire
21:29m'expliquait
21:30que son chiffre d'affaires
21:30avait été divisé
21:31par 10
21:31par rapport
21:32aux précédentes
21:33campagnes électorales,
21:34notamment les campagnes
21:35présidentielles.
21:36Et effectivement,
21:37le magasin était
21:37un peu vide
21:38le jour où
21:38je m'y suis rendu.
21:40Lui aussi explique
21:42qu'avec l'inflation,
21:44les gens aujourd'hui
21:44n'ont plus
21:45beaucoup d'argent
21:45à dépenser
21:46dans ce genre de choses.
21:47Alors lui,
21:48c'est vraiment
21:48un irréductible.
21:49Il continue
21:50à soutenir
21:50Donald Trump
21:50malgré tout.
21:51Mais en tout cas,
21:52ces ventes
21:54d'objets dérivés,
21:55ces ventes
21:55de merchandising
21:55qui sont en chute libre,
21:57c'est quand même
21:57un peu un signal faible
21:58qu'effectivement,
21:59Donald Trump
22:00a un peu perdu,
22:01un petit peu démonétisé
22:03auprès d'une partie
22:04de sa base.
22:05L'expression
22:06de Trump fatigue,
22:07la fatigue de Trump,
22:08on commence à l'entendre
22:09de plus en plus
22:10aux Etats-Unis
22:11depuis quelques jours
22:11maintenant.
22:11Un autre indicateur
22:13intéressant sur les audiences
22:14de la chaîne Fox News
22:15qui reste de très loin
22:16la première chaîne
22:16d'information aux Etats-Unis,
22:17très loin devant
22:18toutes les autres,
22:19mais dont les audiences
22:20se sont un peu cassées
22:22la figure depuis
22:22quelques semaines maintenant.
22:24Oui,
22:25et pourtant,
22:26il est le cœur,
22:26le centre de cette campagne.
22:28Et donc,
22:28on peut s'interroger
22:29pourquoi ?
22:31Pourquoi alors même
22:32qu'il est démonétisé,
22:33alors même qu'il va être bientôt
22:36comme on appelle
22:37canard boiteux,
22:38lame duck,
22:38et qu'en 2028,
22:40on devrait passer à autre chose
22:41qui n'est pas totalement sûr
22:43à mon avis ?
22:44C'est parce que
22:45le parti républicain
22:46n'existe pratiquement plus,
22:47c'est le parti de Donald Trump.
22:49Encore une fois,
22:50en début de cette année,
22:52pendant les primaires,
22:53il a réussi à faire échouer
22:54grâce à cette base électorale
22:56qui est de plus en plus petite,
22:58la base MAGA,
22:58mais qui est surreprésentée,
23:00évidemment au moment des primaires,
23:02il a réussi à faire échouer
23:03les campagnes
23:04des sénateurs
23:05les plus installés,
23:06les plus modérés,
23:07comme Tom Tillis,
23:07par exemple,
23:10Cornein,
23:10d'autres...
23:11Au Texas,
23:11Cornein, oui.
23:12Oui,
23:12qui pensaient être
23:15sur des sièges assurés,
23:20et il les remplace
23:21par des fidèles,
23:23par des gens
23:23qui sont de plus en plus
23:24trumpisés,
23:25et donc il ne reste plus que lui
23:26comme idéologie centrale.
23:28Et puis dans le même temps,
23:28aussi dans ce deuxième mandat,
23:31il contredit
23:32toutes ses promesses électorales.
23:33Donc l'inflation,
23:34il ne s'en occupe pas,
23:35elle continue de galoper,
23:37le prix de l'essence
23:37est une catastrophe
23:38depuis la guerre en Iran,
23:39la guerre,
23:40alors qu'il avait dit
23:41qu'il arrêterait
23:42toutes les guerres stupides
23:43qu'il avait dénoncées
23:44dans ses premières campagnes.
23:46Et donc,
23:47cette absence
23:47d'idéologie commune
23:49aux républicains
23:49qui dirait,
23:50ben voilà,
23:50nous on a quand même,
23:51même la dette,
23:52par exemple,
23:53c'est plus le parti
23:54de la responsabilité fiscale.
23:57Donc,
23:58qu'est-ce qui reste aux républicains ?
23:59Eh ben,
23:59il ne leur reste que Donald Trump.
24:01Et c'est ça
24:02que l'on voit là,
24:03il n'y a que lui
24:04et lui met,
24:05ça renforce son égo,
24:07lui,
24:08il est le seul
24:09à pouvoir sauver
24:09le parti démocrate,
24:11républicain,
24:11il est aussi le seul
24:12à le faire échouer.
24:14Il est de plus en plus
24:15l'homme seul
24:16de ce parti républicain.
24:18Et pourtant,
24:19et pourtant,
24:19malgré tout ça,
24:19la défaite n'est pas du tout certaine
24:21pour Donald Trump,
24:22en tout cas s'agissant du Sénat,
24:23on le disait tout à l'heure.
24:25Et c'est peut-être
24:26la question la plus cruciale
24:27de cette fin de campagne,
24:28Célia,
24:29qui a été posée
24:29à Donald Trump
24:30ce 27 octobre
24:31sur le tarmac
24:32de l'aéroport d'Angelo
24:34alors qu'il s'apprêtait
24:35à s'envoler
24:36pour un nouveau meeting.
24:38Et vous respecterez
24:39les résultats
24:40quoi qu'il arrive ?
24:41Oui,
24:41si ce sont des élections honnêtes.
24:43Merci.
24:44Qu'est-ce que ça veut dire
24:45pour Donald Trump
24:47des élections honnêtes,
24:48Célia ?
24:48Ce sont des élections
24:49qu'il gagne.
24:51Tout le reste est malhonnête.
24:52Il a toujours
24:53contesté les élections
24:54qu'il a perdues.
24:55Il continue de dire
24:56qu'il a gagné en 2020.
24:58Et il ne peut pas imaginer.
24:59D'ailleurs,
25:00il l'a dit
25:00au cours de cette campagne,
25:01je ne sais plus exactement,
25:03soit on gagne,
25:04soit c'est triché.
25:06Et donc,
25:07il n'y a aucun doute
25:09qu'au lendemain des élections,
25:11si les élections
25:12n'ont pas été dans son sens,
25:13ce qui est possible,
25:14assez probable,
25:15il dira,
25:16il y a eu triche.
25:16La question est vraiment
25:18de savoir
25:18s'il a la capacité
25:21de crier à la triche
25:23de manière très forte.
25:25Donc,
25:25si la victoire
25:26est vraiment très large
25:27pour les démocrates,
25:28ce sera quand même
25:29assez difficile.
25:30Et il se focalisera
25:31probablement
25:31sur deux,
25:32trois élections
25:34en particulier.
25:35Et en particulier,
25:36dans les états bascules,
25:37par exemple en Pennsylvanie,
25:38parce que son objectif
25:39n'est pas tant
25:40la question des mid-termes,
25:41mais plutôt
25:42la prochaine élection présidentielle
25:44pour pouvoir décrédibiliser
25:45des états tels que la Pennsylvanie
25:47en disant,
25:47voilà,
25:48il y a de la corruption
25:49fondamentalement,
25:49ou la Géorgie.
25:50La Géorgie est un état
25:51sur lequel,
25:52comme il l'avait dit
25:53au téléphone
25:54à l'époque
25:55au gouverneur adjoint,
25:56il me manque
25:5811 000 voix,
25:59trouvez-moi 11 000 voix
26:00après l'élection.
26:02Et donc,
26:02il a tout à fait
26:04ce système en tête
26:06et il a l'intention
26:07de le poursuivre.
26:08Donc,
26:08il va dénoncer la fraude,
26:11que la fraude ait eu lieu
26:11ou non,
26:12et globalement
26:12elle n'a pas vraiment lieu,
26:14il va la dénoncer,
26:15il va tout faire
26:16pour délégitimer
26:17les résultats,
26:18il va tout faire
26:19pour empêcher potentiellement
26:21certains des représentants
26:22ou des sénateurs
26:24d'accéder à leur siège
26:26en janvier.
26:27Mais,
26:28si la victoire est large
26:30pour les démocrates,
26:30ce qui n'est pas du tout acquis,
26:31je suis d'accord
26:32que le système
26:33étant assez sclérosé,
26:35malgré un peu
26:36la vague qui monte,
26:37ce n'est pas totalement acquis.
26:40s'il y a une victoire
26:41assez large,
26:42ça va être quand même
26:43plus difficile pour lui
26:45politiquement
26:46d'essayer de nier.
26:47En fait,
26:49le scénario catastrophe,
26:51c'est un,
26:51pour les démocrates,
26:53c'est un scénario
26:54où ils reprennent
26:54la majorité du Congrès
26:56mais à quelques sièges,
26:57trois,
26:57quatre,
26:57cinq sièges,
26:59suffisamment peu
27:00pour qu'ils puissent
27:00en gros trouver
27:01dans ces,
27:03parmi tous ces sièges,
27:06suffisamment
27:06où il y a eu
27:07des échauffourés,
27:08où il y a eu
27:08un problème de bulletin
27:09ou alors il envoie
27:10le FBI,
27:11etc.
27:11Et s'agissant du Sénat,
27:13le fait que la majorité
27:14démocrate soit étriquée
27:16si jamais elle advient,
27:18c'est une quasi certitude.
27:21Alors,
27:21cela étant,
27:22Célia,
27:22il n'a même pas attendu
27:23les élections
27:23pour commencer à contester
27:24et à parler de triche.
27:26Je vous livre quelques exemples
27:27de l'actualité
27:28de ces derniers jours.
27:29Sa dernière promesse
27:31de campagne,
27:31un million de dollars
27:32de récompenses
27:33à quiconque livre
27:34des informations
27:35sur une fraude électorale
27:36qui aboutirait
27:37à des arrestations
27:39ou à une condamnation.
27:40Le ministère de la Justice
27:41qui multiplie
27:42les procédures
27:43pour invalider
27:44des bulletins de vote
27:45par correspondance
27:46au motif que
27:47ceux qui votent
27:47ne sont pas
27:48des citoyens américains
27:49réellement.
27:50Plus de 20 000
27:50bulletins de vote
27:51déjà saisis,
27:53c'est ce que demande
27:54l'administration fédérale
27:56pour la Californie.
27:57Une multitude
27:58d'accusations
27:59de fraude,
28:00en particulier
28:00dans le Minnesota
28:01où des procédures
28:03au pénal
28:04ont déjà été
28:05engagés.
28:05Au total,
28:06le gouvernement fédéral
28:07exigeait la remise
28:08des registres électoraux
28:09dans plus d'une
28:10trentaine d'États.
28:12On rappelle au passage
28:13que les élections
28:13aux États-Unis
28:14s'étaient organisées
28:14État par État.
28:16Chaque État définit
28:16l'organisation
28:17et les règles
28:18de ces élections.
28:19Et pour maîtriser
28:20le système,
28:22Donald Trump
28:22essaie de plus en plus
28:23d'essayer
28:24de fédéraliser,
28:25c'est-à-dire de centraliser
28:26à son profit
28:27à Washington
28:28le contrôle
28:29des élections.
28:30Il a multiplié
28:31les recours en justice
28:32depuis des années
28:33pour faire ça,
28:33sans succès
28:34jusqu'à présent.
28:35Mais là,
28:35j'en donnais
28:36quelques exemples,
28:37le fossif
28:38est en train
28:38de monter.
28:39Et puis Antoine,
28:39il y a cette histoire
28:42complètement recambolesque
28:42en Alaska,
28:43mais qui pour le coup
28:44est en train
28:45de tourner
28:46plutôt à l'avantage
28:46de Donald Trump.
28:48Oui, en fait,
28:49en Alaska,
28:50il y a un siège
28:50de sénateur
28:51qui est en jeu.
28:52Il y a plusieurs candidats
28:53qui se présentent.
28:54Il y a une candidate
28:54démocrate, bien sûr.
28:56Il y a un candidat
28:57républicain officiel
28:58qui s'appelle
28:58Dan Sullivan.
28:59Et il y a aussi
29:00un troisième homme,
29:01un indépendant
29:02qui, lui aussi,
29:03s'appelle Dan Sullivan.
29:05Et on apprend
29:06dans le New York Times
29:07aujourd'hui
29:07que cet homonyme
29:09ne s'est pas lancé
29:09dans cette compétition
29:10par hasard.
29:11En fait,
29:12il a été recruté
29:13par le camp démocrate
29:14avec l'idée
29:15de créer
29:16de la confusion
29:16dans l'esprit
29:17des électeurs,
29:18des électeurs
29:19qui pourraient voter
29:19pour cet homonyme
29:20en pensant,
29:22en fait,
29:22voter pour le candidat
29:23républicain.
29:24Et donc,
29:25en siphonnant
29:25ces voix-là,
29:26ça pourrait faire
29:27le jeu
29:27de la candidate démocrate.
29:29Alors,
29:30c'est évidemment
29:31une magouille
29:32pas très glorieuse,
29:34éthiquement discutable,
29:35moralement discutable aussi.
29:37Est-ce que c'est
29:38inégal ?
29:39Ça n'est pas sûr.
29:40Mais en tout cas,
29:41tout cela donne
29:42des arguments
29:43à Donald Trump
29:43qui a déjà préparé
29:44le terrain
29:45depuis plusieurs semaines
29:46maintenant en disant
29:47que les élections
29:48sont truquées,
29:49qu'il y a des fraudes,
29:50etc.
29:50qui a d'ailleurs
29:51lancé un recours
29:52en Alaska
29:53via le ministre
29:54de la Justice
29:55en disant
29:56que les élections
29:57de là-bas
29:57ne pourront pas
29:58être certifiées
29:59si le candidat
30:00républicain
30:01perd.
30:02Donc,
30:02on verra
30:02où tout cela
30:03nous mène,
30:04mais en tout cas,
30:04effectivement,
30:06grosse polémique
30:07en Alaska,
30:08surtout que
30:08depuis plusieurs mois,
30:10depuis que ce candidat
30:11indépendant est arrivé
30:11dans la compétition,
30:13les républicains
30:13criaient à la magouille
30:15des démocrates.
30:16Et les démocrates
30:17ont toujours balayé
30:17ces accusations
30:18en disant que c'était
30:18des théories complotistes,
30:20complètement fantaisistes.
30:21Finalement,
30:22c'était vrai
30:22et les révélations
30:23du New York Times
30:24sont implacables.
30:25Un beau cadeau
30:26fait à Donald Trump
30:27dans les derniers jours
30:28de cette campagne.
30:29Évidemment,
30:30c'est une magouille
30:30assez incroyable
30:32puisque ce que raconte
30:32le New York Times,
30:33en effet,
30:34c'est que les démocrates
30:35ont passé au point de fin
30:37les registres
30:40des électeurs
30:41et des citoyens
30:43de cet état de l'Alaska
30:44pour trouver
30:44des Dan Sullivan
30:45et faire en sorte
30:46qu'il y en ait un
30:46qui vienne se présenter
30:48pour piquer des voix
30:49aux candidats républicains.
30:51Quand les républicains
30:53disaient ça,
30:53on avait tendance
30:54à hausser un peu
30:55les épaules
30:55en disant encore
30:56un truc un peu complotiste.
30:57Mais c'est vrai
30:58et du coup,
31:00Mary Peltola
31:00qui est la candidate
31:01démocrate
31:02se retrouvent
31:03en difficulté.
31:04Alors,
31:04ce qui est doublement
31:06important,
31:06d'abord parce que
31:07on se le disait,
31:08c'est lié au Sénat,
31:09ça va se jouer
31:09à un ou deux sièges
31:11près cette majorité.
31:12C'est absolument crucial.
31:13Rappelons deux choses,
31:14c'est que si c'est
31:1550-50,
31:16l'avantage est
31:17aux républicains
31:18parce que dans ce cas-là,
31:19c'est le vice-président
31:20qui est le président
31:21d'exercice du Sénat
31:22qui fait la différence
31:23et qui donne la majorité
31:24à son camp,
31:25donc en l'occurrence
31:26le républicain
31:27Gilly Vance.
31:28Et puis,
31:29il y a
31:30la question
31:30de ce sénateur
31:32démocrate,
31:32entre guillemets,
31:33dissident,
31:34John Fetterman,
31:34dont on sent bien
31:35qu'il est sur le point
31:36de basculer
31:36en faveur des républicains.
31:37Donc,
31:38tout ça pour dire
31:38que les démocrates
31:41sont dans une course
31:42extrêmement difficile,
31:44étriquée,
31:45qu'il leur faut 51,
31:46idéalement 52 voix
31:47pour être tranquille
31:48et avoir cette majorité
31:49au Sénat.
31:50Et là,
31:50en Alaska,
31:51c'est quand même
31:52compliqué.
31:52Ah là,
31:53c'est pas glorieux,
31:54c'est vraiment choquant.
31:57C'est peut-être
31:58le New York Times
31:59qui va gagner
31:59un million de dollars
32:01et qui peut aller
32:02les réclamer
32:02à Donald Trump
32:03pour avoir
32:05identifié...
32:05Ce New York Times
32:06qui est un torchon
32:07fake news,
32:08etc.
32:09Aux yeux de Donald Trump
32:10qui s'y est depuis
32:11quelques heures
32:11et sous une avalanche
32:13de compliments
32:13venus de la Maison Blanche
32:14et des proches
32:15du président américain.
32:16C'est assez drôle
32:17qu'ils aillent réclamer.
32:18Ça pourrait financer
32:19un peu la presse libre
32:20aux Etats-Unis.
32:21Ça montre aussi
32:21le sérieux journalistique
32:23encore des grands organes
32:24de presse américains
32:25qui n'ont pas peur
32:26de...
32:27qui,
32:27malgré ce que disent
32:29les républicains
32:31et Donald Trump,
32:32ne sont pas
32:32à la solde
32:33de ces démocrates.
32:35Donc c'est très peu glorieux.
32:37Je pense qu'il va y avoir
32:38des retombées
32:39peut-être immédiatement
32:40pour la candidate.
32:41Peut-être qu'il faudrait
32:43prendre une décision radicale
32:45quant à la position
32:47du deuxième
32:48d'Anne Sullivan
32:49d'ici au 3 novembre.
32:53Mais des mésaventures
32:55arrivent assez souvent
32:56dans différents Etats.
32:57L'Etat de l'Alaska
32:58avait déjà eu
33:00la dernière fois
33:01lors de sa sénatrice
33:02Lisa Murkowski
33:03qui avait été battue
33:04aux primaires
33:05a décidé de se représenter
33:06et on peut
33:07dans l'Alaska
33:08faire inscrire son nom
33:09et pourtant
33:10elle s'appelait Murkowski
33:11ce qui n'est pas
33:12super facile à écrire
33:13et elle a réussi
33:14à l'emporter
33:15devant le candidat
33:17républicain
33:17issu des primaires.
33:19Ce n'était pas
33:19une magouille
33:20mais disons que
33:20on a souvent
33:22des rebondissements
33:23de campagne
33:23comme ça.
33:25Donald Trump
33:26va se faire
33:27bien sûr
33:28un plaisir
33:29d'utiliser ça
33:30comme l'exemple
33:30de la fraude massif.
33:31je pense que
33:32si c'est réellement
33:34avéré
33:34c'est tout à fait
33:36tout à fait
33:38dommageable
33:39pour les démocrates
33:39et ça c'est vraiment
33:40un peu terrible.
33:40En tout cas ça laisse
33:41peu de doute
33:42parce que
33:43cet article
33:44du New York Times
33:44il faut le dire
33:45est quand même
33:46accablant.
33:47Il y a quelques années
33:48on était ensemble
33:48de l'autre côté
33:49de l'Atlantique
33:50pour suivre
33:50d'autres élections
33:51à mi-mandat
33:52cette fois-ci
33:52on est
33:54Europe
33:54côté européen
33:55et
33:57ce qui m'amène
33:57à cette dernière question
33:58au fond
33:59qu'est-ce que ça
34:00changerait pour nous
34:01si demain
34:02d'aventure
34:03le congrès
34:04se retrouvait
34:04aux mains
34:05des démocrates
34:06qu'est-ce que ça
34:07change de la politique
34:08étrangère des Etats-Unis
34:09est-ce que
34:12c'est la fin
34:12de cette
34:14tentation
34:14et même plus que
34:15tentation de la part
34:16de Donald Trump
34:18de basculer
34:18du côté de la Russie
34:19dans la guerre
34:20contre l'Ukraine
34:21est-ce que c'est
34:23une politique
34:24commerciale
34:24qui nous est
34:26moins défavorable
34:27est-ce que c'est
34:27la fin
34:27de cette avalanche
34:29de droits de douane
34:29ou de menaces
34:30de droits de douane
34:31ou est-ce que
34:32ça change finalement
34:33pas tant de choses
34:34que ça
34:36ça va pas changer
34:37grand chose
34:38la politique étrangère
34:39de Donald Trump
34:40et ce pour
34:41des raisons
34:42de politique
34:43intérieure américaine
34:45qui est que
34:46constitutionnellement
34:47le congrès
34:48a des droits
34:50a des responsabilités
34:52des devoirs importants
34:53en politique étrangère
34:54notamment
34:55le pouvoir
34:56du porte-monnaie
34:57c'est eux
34:58c'est le congrès
34:59qui vote
34:59les budgets
35:00les budgets
35:00pour les forces armées
35:03ou encore
35:04parce que
35:05c'est en théorie
35:06le congrès
35:06qui a le pouvoir
35:07de déclarer la guerre
35:08ou le pouvoir
35:10de confirmer
35:11les nominations
35:11des ambassadeurs
35:12prenons un exemple concret
35:13qui est celui
35:14des sanctions
35:15contre la Russie
35:17ce qui est un sujet
35:17intéressant
35:18parce que c'est
35:18peut-être à mon sens
35:19le seul sujet
35:20sur lequel on a vu
35:21un congrès républicain
35:24pousser Donald Trump
35:25dans une direction
35:26qu'il ne souhaitait pas
35:27c'est-à-dire
35:27à sanctionner la Russie
35:29il y a quelques semaines
35:30a été votée
35:31la fameuse loi
35:32Graham
35:32du nom du sénateur
35:33de Caroline du Sud
35:35disparu désormais
35:36qui a été remplacé
35:37à ce poste
35:38par sa sœur
35:38qui est candidate
35:39aujourd'hui
35:39dans une élection
35:40difficile
35:41mais donc
35:42mi-octobre
35:43on vote
35:44une série de sanctions
35:45massives au congrès
35:46et les républicains
35:46votent ces sanctions
35:48et quelques semaines
35:49plus tard
35:50Donald Trump
35:51choisit de les lever
35:52on peut quand même
35:53imaginer que si les démocrates
35:55retrouvent la majorité
35:56au congrès
35:56ces sanctions
35:57soient remises en place
35:58non ?
35:58Mais ils ne peuvent pas
36:00forcer
36:00la remise en place
36:02de ces sanctions
36:02la manière
36:04dont le
36:04Lindsey Graham
36:05Bill
36:05a été écrit
36:06ces sanctions
36:08c'est
36:09à la discrétion
36:10du président
36:10et donc en réalité
36:11il peut même
36:12transformer
36:13l'essai
36:14complètement
36:15il peut même
36:15renverser la loi
36:17en disant
36:18que par exemple
36:19il pourrait utiliser
36:20cette loi
36:20pour faire pression
36:21sur les quelques
36:22européens
36:22qui ont encore
36:23quelques affaires
36:24en Russie
36:24par exemple
36:25parce qu'ils doivent
36:25avoir un accès
36:26à des énergies fossiles
36:28qu'ils n'ont pas encore
36:28pu totalement remplacer
36:29en les forçant
36:31à faire ce qu'ils souhaitent
36:32par exemple
36:33accepter un cessez-le-feu
36:35humiliant pour l'Ukraine
36:37en utilisant
36:38cette même loi
36:38qui est censée
36:39sanctionner
36:39la Russie
36:40parce que cette loi
36:41autorise le président
36:42à sanctionner
36:42ceux qui font
36:44des deals
36:44avec la Russie
36:45donc il y a un paradoxe
36:46incroyable
36:46et ce que ça veut dire
36:47c'est que les républicains
36:49qui étaient donc
36:49en effet
36:50pro-Ukraine
36:51durs sur la Russie
36:52ont été totalement
36:54balayés
36:54et méprisés
36:55par ce président
36:56donc vous imaginez bien
36:57qu'un congrès démocrate
36:58il ne va absolument
36:59pas les suivre
37:00même si
37:00sur le pouvoir
37:01de la monnaie
37:02même si
37:03le congrès
37:04vote un certain
37:05nombre de dépenses
37:06en réalité
37:07Donald Trump
37:07a montré déjà
37:08par deux fois
37:09qu'il est capable
37:10de dépenser
37:11de l'argent
37:11qu'il n'a pas
37:12avec des mesures
37:13d'urgence
37:14ou encore
37:15a refusé de dépenser
37:16de l'argent
37:17qui a été attribué
37:18c'est la Cour suprême
37:19qui lui a donné
37:20la possibilité
37:21de faire ça
37:22ou encore
37:23on va avoir
37:23pour l'Europe
37:24vous nous posez
37:25la question
37:25il va y avoir
37:26une prise de décision
37:27du Pentagone
37:28de la posture
37:29des forces armées
37:30en Europe
37:30cette posture
37:31va être décidée
37:32par le Pentagone
37:33sans consultation
37:35du congrès
37:36si le congrès
37:38cherche à forcer
37:39la main au président
37:39en laissant
37:41parce qu'ils ont
37:42déjà voté
37:43un certain nombre
37:44de troupes
37:45en Europe
37:46il peut
37:47faire des baisses
37:49dans les systèmes
37:50d'armes
37:51il peut
37:51c'est-à-dire
37:52laisser le nombre
37:53de troupes
37:53et même ça
37:54c'est pas très
37:55constitutionnel
37:55il doit pouvoir
37:56même réduire
37:57le nombre
37:57de troupes
37:58sur place
37:58et faire au fond
37:59ce qui lui plaît
38:02et là
38:03on va avoir
38:04un Donald Trump
38:04pendant les deux
38:05prochaines années
38:07qui ne se sent
38:08lié de rien
38:09qui pourra
38:13repasser
38:13la faute
38:14de tout
38:15ce qui se passera
38:15à ce congrès
38:17démocrate
38:17qui finalement
38:18deviendra
38:18le nouveau
38:19bouc émissaire
38:19donc plus combatif
38:20que jamais
38:21plus volatile
38:22que jamais
38:22plus chaotique
38:23que jamais
38:24ce que ça change
38:25fondamentalement
38:25pour les Européens
38:26donc c'est
38:27un le chaos
38:28mais deux
38:29ça change un peu
38:30quand même
38:30le récit
38:31pour 2028
38:32et la possibilité
38:33de dire
38:33est-ce qu'il y aurait
38:34une autre Amérique
38:34est-ce qu'on va sortir
38:35à un moment
38:36de cette Amérique
38:37Trumpiste
38:37s'il y a une victoire
38:38des démocrates
38:39je pense que c'est
38:40ça fondamentalement
38:41que ça change
38:41mais à court terme
38:42et sur les droits
38:43de douane
38:44malgré la décision
38:45de la Cour suprême
38:46il a trouvé
38:46d'autres processus
38:47il a gardé
38:48toute la capacité
38:50à imposer
38:50des droits de douane
38:51donc Donald Trump
38:52n'est pas affaibli
38:53en politique étrangère
38:54le congrès
38:54ne va pas contrôler
38:55Donald Trump
38:56en politique étrangère
38:57Tout ça
38:58bien sûr
38:58dépendra des résultats
39:00aussi
39:01et qu'on attend
39:01évidemment
39:02avec impatience
39:03merci Célia Belin
39:04d'avoir été
39:05avec nous aujourd'hui
39:06merci Antoine
39:07on se donne rendez-vous
39:07à Washington
39:08au début de semaine prochaine
39:11Absolument
39:11même si je serais
39:12peut-être en Floride
39:13finalement
39:13pour suivre les résultats
39:14Et bien tu as bien raison
39:16en Floride
39:17pour ce qui te concerne
39:18à Washington
39:19me concernant
39:20d'autres équipes
39:21bien sûr
39:21qui seront avec nous
39:22pour cet épisode
39:24spécial
39:24sur les résultats
39:26très attendus
39:26de ces élections
39:27à mi-mandat
39:28merci à Agathe Vennout
39:30à Alexandre Foucault
39:31pour la préparation
39:32de cet épisode
39:33merci à tous
39:34de l'avoir écouté
39:35vous pouvez bien sûr
39:36le suivre
39:37et continuer à suivre
39:38chacun de ces épisodes
39:39sur le site BFM TV
39:41sur vos plateformes
39:42d'écoute
39:42sur Youtube
39:43vous pouvez bien sûr
39:44vous abonner aussi
39:46salut à tous
39:47à toutes
39:47et à bientôt
39:51abonnez-vous
39:53Sous-titrage Société Radio-Canada

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