- il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00:00Alors on va continuer notre édition spéciale bien sûr avec cette forte mobilisation lycéenne à Bastille qui va donc concentrer
00:00:05toute l'attention,
00:00:06bien qu'il y ait eu encore des manifestations un petit peu partout en France.
00:00:10La majorité des établissements scolaires avaient rouvert aujourd'hui, mais des blocages de lycées et d'universités ont continué.
00:00:18Le mot d'ordre des lycéens, de ceux qui revendiquent, qui sont encore dans la rue, c'est tant qu
00:00:22'on n'aura pas nos 10 milliards sur la table, la mobilisation continuera.
00:00:25On veut l'abrogation de Parcoursup et il y a même un appel pour mardi prochain déjà à une nouvelle
00:00:30journée de mobilisation, une nouvelle journée de manifestation.
00:00:32Oui, il m'en dit Nathalie Aya, on voit que Sébastien Lecornu qui a pris la parole hier depuis Matignon
00:00:36pour tenter d'apaiser cette colère,
00:00:39visiblement elle est toujours là cette colère, on la voit avec cette forte mobilisation en place de la Bastille à
00:00:43Paris, on la voit également à Strasbourg, ce sont nos images.
00:00:47Au même moment, Edouard Geffray reçoit encore une fois les trois organisations de lycéens au ministère de l'éducation nationale.
00:00:55Mais on a l'impression quand même que ce mouvement est parti pour durer, au moins jusqu'aux vacances de
00:00:59la Toussaint, avec donc cette nouvelle journée de mobilisation d'ores et déjà fixée, mardi 13 octobre.
00:01:04Oui, le Premier ministre a surtout tenté de temporiser à vrai dire, c'est-à-dire qu'il a assumé
00:01:08d'expliquer aux lycéens qu'ils auraient leurs réponses dans trois semaines,
00:01:12c'est-à-dire après les vacances scolaires. Et il est arrivé avec un panier d'annonces très peu garni
00:01:18hier.
00:01:18Il y a en fait une seule chose qui va se passer rapidement, a priori, c'est ce plan d
00:01:23'urgence de remplacement des professeurs.
00:01:25D'ici quelques heures ou quelques jours, dit M. Geffray.
00:01:28Tout à fait, il avait dit huit jours au début, c'est encore plus rapide semble-t-il maintenant, dans
00:01:32les établissements qui sont vraiment les plus concernés par des absences longues de professeurs qui posent problème,
00:01:38des établissements qui vont être identifiés.
00:01:39Alors à l'instant, on apprend qu'il sera ce soir sur le plateau d'un 20h pour faire des
00:01:44annonces sans doute à propos de ce plan d'urgence sur les remplacements.
00:01:48Voilà, parce qu'il faut bien qu'il y ait quand même un peu de grain à moudre pour l
00:01:51'instant, parce que l'important, le nerf de la guerre, ça reste le budget.
00:01:54Et sur le plan budgétaire, Sébastien Lecornu a dit qu'il n'y aurait quasiment aucun changement, c'est-à
00:01:59-dire une annonce d'augmentation qui a déjà été faite,
00:02:02plus 1,2 milliard d'euros pour le budget de l'éducation nationale, oui, mais il y a l'inflation,
00:02:07de toute façon, vous diront tous les opposants à Sébastien Lecornu.
00:02:11Il parle d'amendements possibles dans l'examen du texte budgétaire, mais sur beaucoup de revendications des lycéens, il ne
00:02:18dit rien.
00:02:18Sur Parcoursup, il a vaguement demandé à ses ministres de revoir Parcoursup, mais hier, il ne s'est pas engagé
00:02:24sur ce chemin.
00:02:26Sur le bâti et la rénovation, il n'a pas annoncé de nouvelles dotations pour les collectivités territoriales.
00:02:31Et donc, les régions qui sont en charge du bâti scolaire, c'était extrêmement mince hier.
00:02:35Dominique Rizet, on regarde ensemble ces images, ça se passe plutôt bien en fin de manif Place de la Bastille
00:02:40pour ce rassemblement.
00:02:42Alors, pour l'instant, il y a beaucoup de monde. La difficulté, c'est de gérer ensuite la dispersion.
00:02:47Oui, ça se passe même très bien. Il n'y a pas de heure. Regardez, tout se passe bien.
00:02:52C'est bon, c'est plutôt bon enfant.
00:02:53Oui, c'est une manif bon enfant.
00:02:55En fait, il y a un rassemblement.
00:02:56On en a vu souvent des manifestations comme ça.
00:02:58Il y a eu des journées où ça s'est parfaitement bien passé.
00:03:02Et c'est vrai que le moment de crispation, c'est la fin.
00:03:04C'est quand il faut s'en aller.
00:03:06Alors, il y a ceux qui ne veulent pas s'en aller parce qu'ils ont encore envie de rester
00:03:09un peu ensemble, discuter.
00:03:10À quel moment on sait qu'il faut s'en aller ?
00:03:11Il y a un horaire.
00:03:13La manifestation, elle est déclarée.
00:03:14Quand la manifestation est déclarée, c'est le cas à Paris, ce n'est pas le cas à Strasbourg.
00:03:17Eh bien, on s'entend auparavant à la préfecture de police.
00:03:21Alors, les grandes manifs syndicales organisées par la CGT, le Parti communiste, la CFDT, ces grandes manifs sont toujours parfaitement
00:03:30organisées.
00:03:31Donc, on se retrouve dans la salle de commandement de la préfecture de police avec les organisateurs, le patron de
00:03:36la DOPC, la Direction de l'ordre public et de la circulation, leur enseignement territorial.
00:03:41Les organisateurs vont dire qu'on attend à peu près tant de personnes, on organise, on a notre service d
00:03:46'ordre.
00:03:46La police va dire comment est-ce qu'on fait, nous ?
00:03:48Eh bien, on ne voudrait pas vous voir trop près de la manif et on va installer un dispositif, on
00:03:53va évaluer le dispositif en fonction de la dangerosité de la manifestation.
00:03:59Quand je dis dangerosité, ce n'est pas dangereux, mais des risques.
00:04:02Donc, ici, ça s'est parfaitement bien passé.
00:04:05Et effectivement, et ça continue d'ailleurs.
00:04:07Au moment de la dispersion, il y a des personnes qui peuvent vouloir rester, mais il y a des heures
00:04:11de manifestation, de telle heure à telle heure.
00:04:14Et à 17h, on va dire, par exemple, voilà, c'est la fin de la manif, vous devez rentrer chez
00:04:17vous.
00:04:17Monsieur le sénateur Brossat, sénateur communiste de Paris, vous pourriez les rejoindre, ces jeunes places de la Bastille, en quittant
00:04:23ce plateau ou pas ?
00:04:25Oui, bien sûr, avec plaisir.
00:04:27Vous savez, j'étais enseignant plusieurs années avant d'être élu.
00:04:30Je suis très ému de voir cette mobilisation.
00:04:33Je trouve que c'est formidable de voir une génération qui se lève pour avoir de meilleures conditions d'études,
00:04:38parce que c'est de ça qu'il est question.
00:04:40Amandine Attalaya parlait tout à l'heure très justement de la question du non-remplacement des professeurs absents.
00:04:46On a 15 millions d'heures chaque année qui partent en fumée parce qu'on a des professeurs non remplacés.
00:04:51On a des élèves qui se mobilisent parce qu'ils veulent avoir un prof en phase 2.
00:04:55Ce n'est pas une revendication exorbitante.
00:04:57C'est quelque chose qui devrait être évident.
00:04:59Certains ont aussi dit qu'ils avaient trop de cours.
00:05:00Oui, ils ont dit qu'ils avaient des emplois du temps mal faits et ils n'ont pas totalement tort.
00:05:05C'est d'ailleurs lié à la réforme du lycée qui a été imposée à l'époque par Jean-Michel
00:05:09Blanquer en multipliant les options.
00:05:10Mais en tout cas, ils ont des revendications qui sont très claires, qui s'expriment, on le voit aujourd'hui,
00:05:14de manière pacifique.
00:05:15Et il serait grand temps que le gouvernement prenne un certain nombre de décisions.
00:05:19Honnêtement, la prise de parole hier du Premier ministre, elle est hallucinante.
00:05:23Parler pour ne rien dire comme il l'a fait.
00:05:25Il a très peu parlé d'ailleurs des lycées.
00:05:26Quasiment pas. Et c'est une forme de bras d'honneur.
00:05:29Quand on a une mobilisation aussi importante, ne pas proposer de mesures concrètes, ne pas proposer de création de professeurs
00:05:36supplémentaires.
00:05:37Vous savez que dans le prochain budget, le budget 2027, il y a 1588 suppressions de postes d'enseignants.
00:05:44Oui, mais le budget progresse.
00:05:45Mais très bien, ça fait une belle jambe aux élèves qui se mobilisent.
00:05:491588 postes de professeurs en moins, dont un tiers.
00:05:51Avec des élèves en moins. Vous savez aussi que la démographie montre qu'il y aura moins d'élèves dans
00:05:56les années à venir.
00:05:57Pas au lycée. Dans les cinq prochaines années, la démographie des lycées va continuer à augmenter.
00:06:01Et un tiers des suppressions de postes concernent les lycées.
00:06:05Donc il faut revoir ce budget, il faut revoir la copie.
00:06:07Évidemment qu'il faut revoir la copie.
00:06:09Si on veut avoir des professeurs remplacés, il faut créer des postes de professeurs supplémentaires.
00:06:13On va retourner place de la Bastille, retrouver l'une de nos équipes.
00:06:17Parce que les images que vous nous envoyez, justement, sont des images d'un rassemblement plutôt bon enfant.
00:06:22Alors, est-ce qu'on est entre deux ?
00:06:23C'est-à-dire, ça continue d'arriver ou ça se disperse tranquillement ?
00:06:28Ça fait chier, ça ressemble à l'étranger.
00:06:31Vous êtes en direct ?
00:06:33Écoutez, pour le moment, ça se disperse lentement et très tranquillement pour vous situer à l'endroit où on est.
00:06:41Et nous, on est au niveau de l'embouchure du boulevard Beaumarchais, quand on arrive sur cette place de la
00:06:46Bastille,
00:06:47avec les personnes qui n'ont pas pu accéder à la place tellement il y avait de monde
00:06:51et qui donc ont passé ce rassemblement ici, au niveau du boulevard Beaumarchais.
00:06:56Et d'après les informations de nos collègues qui se trouvent en plein cœur de cette place,
00:06:59effectivement, les forces de l'ordre commencent à demander aux manifestants de repartir et de se disperser.
00:07:07Vous le voyez sur ces images, un certain nombre de personnes qui sont donc en train de rebrousser chemin
00:07:13pour repartir dans l'autre sens.
00:07:17Et il y a une ligne de CRS qui est présente ici, qu'on va essayer de vous montrer sur
00:07:23les images.
00:07:24Ligne de CRS qui fait le blocage.
00:07:27Et donc, ces personnes peuvent quitter le boulevard, mais ça se fait vraiment au goutte à goutte.
00:07:32D'où un petit peu l'attroupement que vous êtes en train de voir sur ces images,
00:07:37parce que les forces de l'ordre ne laissent vraiment passer les personnes presque seulement une par une.
00:07:42En tout cas, pour l'instant, pas spécialement de tensions à signaler dans cette dispersion.
00:07:48C'est en train de se faire dans le calme, mais il reste toujours énormément de personnes,
00:07:53plusieurs milliers de personnes sur cette place de la Bastille.
00:07:57Alors justement, Stanislas Godon, là, sur les images que l'on voit en direct,
00:08:00on voit la dispersion qui commence tranquillement.
00:08:02On a vu des fourgons qui sont là avec les gyrophares, les fourgons des gardes mobiles ou des CRS.
00:08:09Ça aide à la dispersion ou ça gêne la dispersion parce que le monde s'accumule ?
00:08:14Alors, c'est une question, en fait, de faire partir les gens, mais de manière mesurée.
00:08:19D'abord, parce qu'il faut savoir que, notamment les métros,
00:08:22ils ne peuvent pas absorber les milliers de jeunes lycéens ou étudiants qui sont présents sur la place.
00:08:27Moi, je tiens à souligner les belles images que l'on voit aujourd'hui.
00:08:30On aurait aimé les voir dès le début.
00:08:33Et comme quoi, quand c'est organisé, quand c'est déclaré,
00:08:36eh bien, forcément, ça se passe évidemment du mieux que possible.
00:08:39Moi, je tiens à rappeler aussi qu'il faut aussi s'assurer que les groupes qui sortent notamment de la
00:08:44place de la Bastille
00:08:45n'allent pas refaire d'autres groupes dans d'autres avenues, notamment,
00:08:49parce que là, ça pourrait être effectivement difficile et démobiliser des forces de sécurité.
00:08:53Là, on dit que la police commence à dispersion.
00:08:55Comment on organise cela ?
00:08:57Alors, d'abord, il y a, comme l'a dit Dominique,
00:08:59il y a un horaire qui est effectivement signé entre les organisateurs
00:09:02et là, en l'occurrence, la préfecture de police.
00:09:05Ensuite, il y a évidemment des messages qui sont délivrés avec des moyens sonores
00:09:10pour dire que c'est l'heure de la dispersion.
00:09:12Il y a aussi les interlocuteurs qui ont été désignés dans la déclaration de manifestation
00:09:15qui, notamment, procèdent aux messages vis-à-vis des lycéens ou étudiants
00:09:20pour leur dire que là, maintenant, il faut effectivement cette dispersion.
00:09:23On voit des images, on voit des CRS face aux lycéens.
00:09:27Il y a un face-à-face, là, sur nos images.
00:09:29Pourquoi ? Parce que les CRS essayent d'expliquer à ces jeunes qu'il faut partir, maintenant ?
00:09:34Exactement. En fait, l'engagement, ce n'est pas tellement de face-à-face, en fait.
00:09:38C'est de l'encadrement pour que, justement, la sortie se passe du mieux que possible.
00:09:41Là, c'est un peu tendu, quand même.
00:09:43Vous savez, il y en a toujours qui vont essayer de forcer un peu le barrage.
00:09:47D'autres qui vont essayer d'aller à un endroit où ils ne sont pas censés aller, notamment.
00:09:51Je veux tout comprendre, quand on voit les...
00:09:52Monsieur Godon, expliquez-nous précisément pourquoi ils sont alignés comme ça
00:09:58avec les boucliers ? C'est-à-dire que là, ça veut dire que vous ne pouvez pas passer, c
00:10:02'est ça ?
00:10:02C'est une posture de barrage, tout simplement.
00:10:04D'accord.
00:10:04Et en s'écartant, est-ce que ça n'apaiserait pas l'attention, en disant « Allez-y, passez ».
00:10:09Mais vous savez, une fois que vous devez faire un barrage, vous allez le faire de manière ferme et définitive.
00:10:15Si vous commencez à ouvrir des portes un peu de partout, ça va partir dans tous les sens.
00:10:19Il y a risque, notamment, que les collègues puissent être encerclés, notamment, comme ça a été le cas, par exemple,
00:10:23à Marseille.
00:10:24– Philippe Ballard nous a rejoint, le député Rennes de Loise. Bonsoir.
00:10:29– Bonsoir.
00:10:30– Bon, pour l'instant, la manifestation parisienne qui a mobilisé se passe plutôt bien.
00:10:35Vous vous en félicitez, j'imagine ?
00:10:37– Le droit de manifester est inscrit dans la Constitution.
00:10:41Donc oui, du moment que ça se passe bien, effectivement, il n'y a pas de problème.
00:10:44– Mais ces jeunes, vous les comprenez ? Ou vous leur dites « Retournez en classe » ?
00:10:48– Non, on comprend certaines de leurs revendications, enfin, les employés du temps à Gruyère,
00:10:53parce que je pense que la réforme du bac de M. Blanquer n'a pas arrangé les choses.
00:10:57Les professeurs n'ont remplacé, mais pourquoi ne sont-ils pas remplacés ?
00:11:00Pourquoi, surtout, y a-t-il aussi souvent des profs absents ?
00:11:02C'est peut-être aussi… Alors, quand on dit les conditions de travail, c'est le hashtag pas de vague.
00:11:05Vous savez, quand les professeurs sont menacés, il y en a, oui, qui demandent soit un droit de retrait,
00:11:10soit ils prennent un arrêt maladie et ça peut se comprendre.
00:11:13Donc, il faudrait aussi rétablir l'ordre en classe.
00:11:15Les classes surchauffées, moi, j'ai écouté un témoignage de lycéens qui disaient,
00:11:20il fait 35 degrés, au mois de juin, il faisait 35 degrés dans la classe.
00:11:23C'est pour ça qu'on a un plan clim, entre parenthèses, d'ailleurs.
00:11:27Donc, voilà, après, là où on franchit la ligne rouge, c'est quand il y a toutes ces images
00:11:31qu'on voit depuis des jours maintenant, où on s'en prend aux forces de l'ordre,
00:11:33où on s'en prend aux fonctionnaires, aux pompiers, pardon,
00:11:37ou aux enseignants, qu'on asperge d'essence, enfin, il y a un moment, stop, quoi.
00:11:40On peut comprendre, moi, je suis dans une circonscription d'orale,
00:11:44je n'ai pas un lycée d'enseignement général.
00:11:46Les enfants se lèvent, enfin, les adolescents, à 6h du matin,
00:11:49ils rentrent chez eux à 19h30.
00:11:50Donc, effectivement, oui, il y a matière à améliorer les choses.
00:11:53Mais après, non, non à la casse, tout simplement, non à la violence.
00:11:57Est-ce que le gouvernement était à la hauteur ?
00:11:58Est-ce que Sébastien Lecornu, hier soir, était convaincant ?
00:12:01M. Geoffrey, qui reçoit encore, cet après-midi, les organisations syndicales,
00:12:05et qui devrait faire des annonces ce soir,
00:12:06notamment ce fameux plan d'urgence sur la remplacement ?
00:12:09Est-ce que ce gouvernement a compris ce qui se passait ?
00:12:11Mais non, enfin, ils sont toujours, comme pour la crise des carburants,
00:12:14moi, j'ai écouté M. le Premier ministre hier soir,
00:12:17que ce soit sur cette crise des carburants,
00:12:18que ce soit sur cette crise des lycéens,
00:12:20ils agissent quand ils sont au bord du gouffre.
00:12:23Mais après, ça pose quand même deux questions.
00:12:25D'avoir voulu mener 80% d'une classe d'âge au bac
00:12:29et de ne pas favoriser l'apprentissage.
00:12:31Il y a un goulot d'étranglement à l'arrivée.
00:12:33Et puis, ça pose aussi une question...
00:12:35Alors, pardon M. Ballard, je vous interromps,
00:12:37parce qu'on a ce point de tension qu'on voit sur la droite.
00:12:39Voilà, ce qu'on voit était inévitable,
00:12:41parce qu'on a vu les policiers,
00:12:42on a vu les images, genre là,
00:12:44ils étaient en face à face,
00:12:46et on a vu les policiers recevoir des jardinières.
00:12:48Alors, on va retrouver l'une de nos équipes sur place
00:12:52pour nous expliquer ce qui s'est passé,
00:12:53pourquoi ça a dégénéré, là.
00:12:59Ah oui, vous le voyez, ça commence à bouger ici,
00:13:01à un place de la Bastille,
00:13:02où il y a des affrontements qui commencent à avoir lieu,
00:13:04qui sont en cours dans la rue de la Bastille,
00:13:06une rue qui est juste à côté de cette place,
00:13:09parce que la police a commencé à demander
00:13:11d'évacuer cette place de la Bastille.
00:13:13Donc, ça commence maintenant, petit à petit, à chauffer,
00:13:15alors que cette manifestation, ce rassemblement,
00:13:18s'était plutôt passé dans le calme,
00:13:19depuis maintenant plusieurs heures, deux heures.
00:13:22Voilà, vous l'entendez, ça crie autour de moi,
00:13:25j'ai du mal à entendre,
00:13:26mais en tout cas, la police est juste derrière,
00:13:28dans cette rue de la Bastille,
00:13:30elle est en train de protéger,
00:13:31mais surtout de demander d'évacuer,
00:13:33c'est pour ça qu'il y a des mouvements de foule
00:13:34assez impressionnants qui peuvent faire peur,
00:13:36on entend des jeunes autour de nous
00:13:37qui ne demandent de pas courir pour ne pas créer la panique,
00:13:40mais vous le voyez, ça commence donc à s'échauffer,
00:13:42forcément, quand la police demande à ces manifestants
00:13:45d'évacuer, première, donc, dispersion en cours,
00:13:48ici, place de la Bastille.
00:13:50Sanissas Godon, une réaction ?
00:13:51Oui, alors juste, quand même, pour un peu relayer
00:13:54ce qui s'est passé,
00:13:55là, vous avez vu des individus, d'abord,
00:13:57visage dissimulé, c'est important de le rappeler,
00:13:59ensuite, qui étaient...
00:13:59Qui étaient interdits.
00:14:00Exactement.
00:14:00Qui étaient derrière une banderole,
00:14:02et en fait, ça, c'est ce qu'on appelle
00:14:03comment constituer, notamment, un black bloc,
00:14:05c'est exactement ce qui s'est fait
00:14:06dans le cadre des gilets jaunes,
00:14:08et vous avez vu, ça n'a pas traîné
00:14:09pour que, de suite, il y ait des provocations,
00:14:12et notamment des projectiles
00:14:13qui soient lancés sur les forces de sécurité.
00:14:15C'est ce qu'on a vu.
00:14:15À ce moment-là, ça déclenche,
00:14:17effectivement, la riposte des forces de sécurité.
00:14:19Donc, ce n'est pas l'histoire
00:14:20de la dispersion qui déclenche les choses,
00:14:22c'est qu'en fait, il y a des individus, là,
00:14:24qui, visiblement, se sont bien installés
00:14:26dans le quartier.
00:14:27Oui, et qui ne sont pas en première ligne,
00:14:28parce qu'on a vu, effectivement,
00:14:29une jardinière être jetée sur la police.
00:14:31On a vu des plantes et des arbres,
00:14:32enfin, un petit amie-arbre
00:14:33arriver sur la tête des policiers, quoi.
00:14:35Et d'ailleurs, vous avez vu,
00:14:37ça a déclenché de suite
00:14:37la réaction, notamment, de mes collègues.
00:14:39C'est ça, le problème, M. Brossat,
00:14:40c'est-à-dire, comment est-ce qu'on peut éviter
00:14:43les groupuscules qui arrivent
00:14:44et qui veulent juste en découdre avec la police
00:14:46et qui gâchent, en fait, ce rassemblement
00:14:48qui est plutôt bon enfant, quoi, en fait ?
00:14:49Moi, je condamne toutes les violences,
00:14:50comme nous l'avons fait, d'ailleurs,
00:14:51depuis le départ.
00:14:52Simplement, on paye, là,
00:14:53le prix de l'incurie du gouvernement.
00:14:55Si le gouvernement avait pris au sérieux
00:14:57cette mobilisation,
00:14:58il y avait quand même un certain nombre
00:14:59de signaux d'alerte.
00:15:00Les premières mobilisations,
00:15:01c'était le 17 septembre, à Créteil,
00:15:04dans un lycée, avec des professeurs
00:15:05et des lycéens qui étaient mobilisés.
00:15:07Et le gouvernement n'en a pas tenu compte.
00:15:09Il a apporté une réponse locale
00:15:10par le biais du rectorat,
00:15:11mais il n'a pas apporté de réponse
00:15:16que les professeurs n'ont remplacé.
00:15:18C'est un phénomène national.
00:15:19Et on a ça dans tous les domaines.
00:15:22Les gilets jaunes, c'était la même affaire.
00:15:23C'est-à-dire qu'il y a une insatisfaction sociale
00:15:25qui s'exprime et le gouvernement
00:15:27qui n'est pas capable d'y répondre
00:15:28pendant des mois.
00:15:29Et là, c'est exactement la même chose
00:15:31avec un Premier ministre
00:15:32qui prend la parole pour ne rien dire.
00:15:33Si le Premier ministre avait annoncé hier
00:15:35« On va faire en sorte qu'il y ait
00:15:37un professeur devant chaque classe.
00:15:39On va revoir Parcoursup
00:15:41pour que ça ne soit plus
00:15:42ce supplice chinois pour les enfants
00:15:44et pour les parents. »
00:15:45À ce moment-là,
00:15:46on aurait réglé le problème
00:15:48d'une certaine manière.
00:15:49Et donc, en l'occurrence,
00:15:50on n'a pas ça
00:15:50et on a un gouvernement
00:15:51qui fait le choix du pourrissement.
00:15:53Dobie Criset,
00:15:54la difficulté,
00:15:55c'est de voir
00:15:58évacuer cette place de la Bastille
00:16:00qui est encore noire de monde,
00:16:02faire le tri entre ceux
00:16:03qui sont tranquilles
00:16:04et ceux qui veulent en découdre
00:16:05avec la police.
00:16:07Et avec la place de la Bastille,
00:16:09une configuration particulière,
00:16:10il y a beaucoup de sorties.
00:16:11Alors, j'imagine que toutes les sorties
00:16:12ne sont pas ouvertes.
00:16:13On va essayer de les diriger
00:16:14vers tel ou tel boulevard
00:16:16destiné à cette évacuation.
00:16:18Le problème,
00:16:18c'est que les policiers
00:16:19n'aillent pas agresser
00:16:20les non-agresseurs,
00:16:21c'est-à-dire des personnes
00:16:23qui ne les ont pas cherchées,
00:16:25qui ne leur ont pas lancé dessus
00:16:27des jardinières ou des objets.
00:16:28Et vous avez remarqué
00:16:29que quand les policiers
00:16:30sont partis en courant
00:16:31vers les manifestants,
00:16:33en fait,
00:16:34ils ont repéré
00:16:34ceux qui leur jetaient des choses.
00:16:37Ils les repèrent
00:16:39vestimentairement,
00:16:40ceux qui sont habillés comme ci,
00:16:41qui sont grands,
00:16:42qui sont petits,
00:16:43qui sont...
00:16:43Voilà.
00:16:44Chaque personne a un signalement.
00:16:46Et derrière le cordon
00:16:49des forces de l'ordre,
00:16:51policiers, gendarmes,
00:16:52compagnies de sécurité,
00:16:53CRS, gendarmes,
00:16:54eh bien,
00:16:55il y a quelqu'un
00:16:56qui va leur dire
00:16:56à tel endroit,
00:16:58telle personne
00:16:58a jeté tel objet.
00:17:00Et quand les policiers
00:17:01vont faire un bon offensif,
00:17:03eh bien,
00:17:03ils vont essayer
00:17:04autant que possible
00:17:05d'aller chercher cette personne.
00:17:06Parce que là,
00:17:06ils reçoivent encore des objets.
00:17:07Justement,
00:17:08Dominique,
00:17:08pardon,
00:17:08on va retrouver
00:17:09une de nos équipes
00:17:09sur ce point de dispation,
00:17:11ce point de tension
00:17:12en place de la Bastille.
00:17:14Il y a eu des gaz lacrymogènes ?
00:17:19Oui, ça y est,
00:17:20les CRS ont lancé
00:17:21leur premier gaz lacrymogène
00:17:23sur les manifestants
00:17:24qui se trouvent
00:17:24au croisement
00:17:25du boulevard Beaumarchais,
00:17:27la rue de la Bastille,
00:17:28donc de cette place de la Bastille.
00:17:29Des affrontements
00:17:29qui sont donc désormais
00:17:31en cours ici
00:17:32sur cette place.
00:17:33Il y a des jets de projectiles
00:17:34qui sont également jetés
00:17:36par ces manifestants.
00:17:37Vous le voyez peut-être
00:17:37sur ces images
00:17:38sur les CRS
00:17:39qui font donc face,
00:17:40en force,
00:17:41face à ces manifestants.
00:17:42Ils sont juste
00:17:43à l'entrée de cette rue
00:17:44de la Bastille
00:17:45avec leur casque.
00:17:46Ils demandent aux manifestants
00:17:47de se disperser,
00:17:49de quitter les lieux
00:17:49parce que la manifestation
00:17:50doit maintenant
00:17:51se terminer.
00:17:52toute la place de la Bastille
00:17:53est désormais encadrée
00:17:54par des CRS
00:17:55et des premiers
00:17:56gaz lacrymogènes,
00:17:57je le disais,
00:17:57ont donc été jetés
00:17:58par les CRS
00:17:59ce qui crée forcément,
00:18:01vous vous en doutez,
00:18:02des mouvements de panique
00:18:03et des mouvements de foule
00:18:03avec ces lycéens
00:18:05et ces étudiants
00:18:06qui se mettent
00:18:06à courir
00:18:06un petit peu partout
00:18:07sur cette place
00:18:09de la Bastille.
00:18:09Voilà donc
00:18:09les premiers affrontements
00:18:10qui sont en cours
00:18:11ici.
00:18:13Stanislas Godot,
00:18:14pas d'utilisation
00:18:15de grenades
00:18:16donc c'est terminé ça.
00:18:18Les gaz lacrymogènes
00:18:19d'abord,
00:18:20vous savez dans le...
00:18:21Les gaz vous pouvez
00:18:21mais les grenades
00:18:22c'est fini.
00:18:23Alors pour l'instant,
00:18:24c'est suspendu.
00:18:25En tout cas,
00:18:26les grenades assourdissantes,
00:18:27attention.
00:18:27Le gaz lacrymogène
00:18:28c'est une grenade.
00:18:29Oui, voilà.
00:18:30Je voulais parler
00:18:30des grenades assourdissantes.
00:18:32Exactement,
00:18:32les grenades assourdissantes
00:18:33pour l'instant
00:18:33sont suspendues
00:18:34au temps de l'enquête.
00:18:35Non, là,
00:18:36pour l'instant,
00:18:36vous savez,
00:18:37le maintien de l'ordre
00:18:38c'est pas tout de suite
00:18:38les grenades assourdissantes,
00:18:39tout de suite on tire au LBD,
00:18:41c'est pas comme ça
00:18:41que ça marche.
00:18:42Il y a une gradation
00:18:43notamment dans l'usage
00:18:44de la force
00:18:44et de l'utilisation
00:18:45des armes intermédiaires.
00:18:46D'abord,
00:18:47c'est en général
00:18:47les gaz lacrymogènes
00:18:48ou les canons à eau
00:18:49pour en fait
00:18:49soit saturer l'air
00:18:51notamment pour faire partir
00:18:52les récalcitrons
00:18:53qui veulent rester sur place
00:18:54ou alors le canon à eau
00:18:55quand il y a effectivement
00:18:56l'usage
00:18:57et quand ils sont disponibles
00:18:58puisque je rappelle
00:18:58qu'il n'y en a que 10 en France.
00:19:00Mais là,
00:19:00on voit cette journée
00:19:01de manifestation.
00:19:03Il y a une autre journée
00:19:04qui est appelée
00:19:05mardi prochain,
00:19:06Philippe Ballard.
00:19:07On va vers une espèce
00:19:08de convergence des luttes,
00:19:09vers une espèce
00:19:10de mardi noir social
00:19:12pour le gouvernement ?
00:19:13Je ne lis pas
00:19:14dans le marre de café.
00:19:16La convergence des luttes
00:19:17ce n'est pas forcément
00:19:17un terme que l'on emploi.
00:19:19Non,
00:19:19mais vous êtes
00:19:20un observateur
00:19:20de la situation aussi.
00:19:21Au moment où le budget
00:19:22va arriver,
00:19:23le gouvernement peut être censuré.
00:19:24Le pays va mal.
00:19:25Je vois
00:19:26à la pointe du ordre financier
00:19:27évidemment,
00:19:28mais en termes
00:19:29de pouvoir d'achat,
00:19:30en termes de tout ce que vous voulez.
00:19:32Le pays va,
00:19:33oui, très très mal.
00:19:33On paye 10 ans
00:19:34de Macronisme.
00:19:35C'est le bilan là
00:19:36de 10 ans de Macronisme
00:19:37qu'on a absolument
00:19:38sous les yeux.
00:19:40Alors après,
00:19:40pour revenir sur ces images,
00:19:42nous on avait déposé
00:19:44un texte
00:19:44sur le principe
00:19:45du casseur-payeur.
00:19:46Il va revenir au Sénat.
00:19:48La Macronie
00:19:48qu'il dépose maintenant
00:19:49avait voté contre
00:19:50quand on l'avait déposé.
00:19:51Et puis il faut rétablir
00:19:52ce qu'on avait appelé
00:19:53en son temps
00:19:53la loi anti-casseur
00:19:55abrogée en 1981
00:19:56par les socialistes.
00:19:57Quand on a de ces images,
00:19:58au premier rang,
00:19:59il n'y a quasiment
00:20:00que des personnes masquées.
00:20:02Quand on est au contact
00:20:03avec les portes de l'ordre
00:20:04masquées,
00:20:07on n'a pas besoin
00:20:08d'être masquées.
00:20:08Donc le principe
00:20:10de cette loi anti-casseur,
00:20:12c'était tout simplement
00:20:13vous faites partie
00:20:13d'un attroupement.
00:20:15Même si vous n'avez pas
00:20:17participé directement
00:20:17à l'incendie d'un bâtiment,
00:20:19à des dégradations ou autres,
00:20:20vous êtes considéré
00:20:22comme responsable.
00:20:23C'est très dissuasif.
00:20:24Mais malheureusement,
00:20:24ça a été abrogé en 1981.
00:20:26Mais encore une fois,
00:20:27nous, tout notre soutien...
00:20:28Regardez, on voit les projectiles
00:20:29qui arrivent sur les forces
00:20:30de l'ordre.
00:20:30On a vu une chaise,
00:20:31on a vu une jardinière
00:20:33qui arrive sur les forces
00:20:34de l'ordre,
00:20:34qui subissent,
00:20:35là, pour le moment,
00:20:35quoi, en fait.
00:20:36Sali, ça, justement,
00:20:37comment on fait pour...
00:20:38Alors, j'imagine qu'on a évacué
00:20:39tout ce qui pouvait
00:20:40servir d'armes,
00:20:42mais malheureusement,
00:20:42les...
00:20:43Il y a des bistrots
00:20:43à côté aussi.
00:20:44On trouve toujours
00:20:44des chaises,
00:20:46des canettes.
00:20:47Alors, il y a les vélos aussi
00:20:48qui peuvent servir
00:20:49de projectiles.
00:20:50Effectivement.
00:20:50Il faut les détacher,
00:20:51les vélos.
00:20:52En amont des manifestations,
00:20:53en général,
00:20:54on essaie d'enlever
00:20:54tout ce qui peut servir,
00:20:56notamment de projectiles.
00:20:57Là, en l'occurrence,
00:20:58il faut savoir que même
00:20:59les boutiques étaient
00:21:00restées ouvertes
00:21:01puisque ça se passait
00:21:02effectivement très, très bien.
00:21:03Donc, encore,
00:21:04quelques individus
00:21:04qui vont s'en prendre
00:21:05aux forces de sécurité.
00:21:06Je rappelle qu'on a quand même
00:21:07760 blessés dans nos rangs,
00:21:10malgré certains
00:21:10qui étaient munis,
00:21:11notamment de protection,
00:21:12puisqu'on nous a tirés dessus
00:21:14avec des mortiers d'artifices
00:21:16extrêmement dangereux.
00:21:17On a eu des brûlures
00:21:17au second degré, notamment.
00:21:19Il faut quand même
00:21:19bien le noter.
00:21:21Donc, là, je pense
00:21:22qu'on a affaire
00:21:23à autre chose
00:21:23que des manifestants
00:21:25ou des lycéens
00:21:25ou même des universitaires
00:21:26bien pacifiques.
00:21:28Alors, on a nos équipes
00:21:30qui sont Place de la Bastille.
00:21:31Jusqu'à présent,
00:21:32tout s'est parfaitement bien passé,
00:21:33plutôt bon enfant.
00:21:35Il y a ce petit point
00:21:36de crispation
00:21:37qui est à l'angle
00:21:38du boulevard Beaumarché.
00:21:41On va retrouver une équipe
00:21:42de BFM TV
00:21:43qui est dans un endroit
00:21:44de la Place de la Bastille
00:21:45où ça continue
00:21:46de se dérouler normalement,
00:21:48mais avec un petit problème.
00:21:49C'est-à-dire,
00:21:49pour ceux qui veulent quitter
00:21:50la Place de la Bastille,
00:21:51pour le moment,
00:21:52ils n'y arrivent pas.
00:21:55Oui, il y a un petit peu
00:21:56de confusion ici
00:21:56où, effectivement,
00:21:58il y a beaucoup de slogans
00:22:00hostiles à la police
00:22:01qui ont été scandés
00:22:02par les manifestants.
00:22:04Pardonnez-moi.
00:22:04Il y a un face-à-face
00:22:05assez tendu
00:22:06avec des jets de projectiles
00:22:07depuis quelques minutes
00:22:08désormais.
00:22:09Et effectivement,
00:22:10on est en fait
00:22:11à la sortie
00:22:12de la Place de la Bastille.
00:22:13J'ai du mal à voir
00:22:14si les gens veulent
00:22:14quitter la place
00:22:15et se retrouvent bloqués
00:22:16ou si, simplement,
00:22:18il y a ce face-à-face
00:22:18alors que vous entendez
00:22:20les détonations
00:22:21autour de moi.
00:22:22Il y a beaucoup,
00:22:23beaucoup de monde
00:22:24qui s'est massé ici.
00:22:25Et par rapport à tout à l'heure
00:22:26lorsqu'on était au centre
00:22:27de la place
00:22:27où les profils étaient très,
00:22:30comment dire,
00:22:31avec des revendications
00:22:32très concrètes
00:22:32et dans un esprit
00:22:33de manifestation,
00:22:34de revendications concrètes,
00:22:36là, on est dans
00:22:37clairement autre chose
00:22:38avec énormément
00:22:39d'individus
00:22:40habillés en noir
00:22:41aux visages masqués
00:22:43qui se mélangent
00:22:44à la foule
00:22:44et voilà, vous entendez,
00:22:46j'ai du mal à savoir
00:22:47exactement de quoi s'agit-il
00:22:49mais il y a des bruits,
00:22:51il y a des bruits
00:22:53d'explosion
00:22:53et toujours ces jets
00:22:54de projectiles
00:22:55à la sortie
00:22:56de la Place de la Bastille
00:22:57avec vraiment
00:22:58beaucoup, beaucoup
00:22:59de monde
00:22:59qui s'est massé.
00:23:00On ne va pas noter
00:23:00un petit peu
00:23:01pour vous montrer
00:23:02à quel point
00:23:03la foule est très compacte
00:23:04à ce niveau-là.
00:23:06Évidemment,
00:23:06les policiers
00:23:07sont répartis
00:23:07tout autour
00:23:08de la Place de la Bastille
00:23:08pour que le rassemblement
00:23:10reste conscrit
00:23:12à cette place
00:23:14mais vous le voyez,
00:23:15il y a maintenant
00:23:15beaucoup de monde
00:23:16qui s'est décalé
00:23:16sur le côté
00:23:17de cette place
00:23:17et qui a maintenant
00:23:19fait face
00:23:19aux forces de l'ordre
00:23:20qui sont massées
00:23:21juste à la sortie.
00:23:22On a du mal
00:23:23à les apercevoir
00:23:23mais il y a ce face-à-face,
00:23:25ces slogans,
00:23:26Aqab,
00:23:26encore et toujours prononcés,
00:23:28ces chants,
00:23:29tout le monde
00:23:29déteste la police
00:23:30donc il y a vraiment
00:23:31la volonté en tout cas
00:23:31de la part de certains
00:23:33d'engager
00:23:34en face-à-face
00:23:35avec ces slogans
00:23:37provocateurs.
00:23:37Pour l'instant,
00:23:38la réponse policière
00:23:39que je vois
00:23:40à peu près,
00:23:41pas très bien,
00:23:42elle semble contenue
00:23:43mais il y a
00:23:44ces jets de projectiles,
00:23:45là j'en vois plus trop.
00:23:46On va essayer encore une fois
00:23:47sous mes yeux
00:23:48des jets de projectiles
00:23:48en direction
00:23:48des forces de l'ordre
00:23:50et donc ce mélange
00:23:51entre les individus
00:23:52masqués
00:23:53et les manifestants
00:23:54avec qui on échangeait
00:23:55il y a encore quelques instants
00:23:55et qui portaient
00:23:57leurs revendications
00:23:58dans une ambiance
00:23:58bon enfant
00:23:59mais c'est en train
00:23:59de se tendre nettement
00:24:00ici avec ses champs
00:24:02encore une fois aussi
00:24:03à la police.
00:24:04Merci à nos équipes
00:24:06de FMTV sur place.
00:24:08Demi-Cris,
00:24:08selon nos informations
00:24:10la police
00:24:11essaie de constituer
00:24:12un cortège
00:24:13de manifestants
00:24:15pour les évacuer
00:24:16vers la place
00:24:16de la nation
00:24:17pour essayer
00:24:18de vider
00:24:18en partie
00:24:19cette place
00:24:24sur cette partie
00:24:25des manifestants
00:24:25qui lancent
00:24:26des projectiles
00:24:27sur la police
00:24:27alors c'est là
00:24:28où il faut faire
00:24:29très attention
00:24:29il y a ceux
00:24:30qui sont là
00:24:31peut-être un peu
00:24:31au spectacle
00:24:32il y a ceux
00:24:33qui manifestent
00:24:34une hostilité
00:24:34mais sans pour autant
00:24:35passer à l'action
00:24:36donc il faut
00:24:36attraper les bombes
00:24:37M. Gaudon.
00:24:39Oui Dominique
00:24:39vas-y vas-y.
00:24:40Donc on nous parlait
00:24:41d'une vingtaine
00:24:42de black blocs
00:24:42en fait il y en a
00:24:43beaucoup plus que ça
00:24:44une formation
00:24:45qu'on a par
00:24:46des sources policières
00:24:48on parle de
00:24:49beaucoup plus
00:24:49d'une vingtaine
00:24:50de black blocs
00:24:50qui sont en train
00:24:51d'affronter la police
00:24:52qui créent du désordre
00:24:53c'est pour ça
00:24:54qu'on a vu
00:24:54ce bond des policiers
00:24:56ce bond offensif
00:24:57pour aller essayer
00:24:59de les interpeller
00:25:01effectivement
00:25:02parce qu'ensuite
00:25:03ils vont se fondre
00:25:04dans la foule
00:25:05des manifestants
00:25:06et donc c'est là
00:25:08que des problèmes
00:25:08peuvent intervenir
00:25:11parce que des manifestants
00:25:12pacifiques
00:25:13peuvent être blessés
00:25:14et il est hors de question
00:25:15que ça se passe comme ça
00:25:16en tout cas
00:25:16il faut l'éviter
00:25:17au maximum
00:25:18Ce sont majoritaires
00:25:18les manifestants
00:25:19pacifiques
00:25:19bien sûr
00:25:20évidemment
00:25:20vous avez bien vu
00:25:22que tout se passait bien
00:25:23à un moment
00:25:23la manifestation
00:25:24doit se disperser
00:25:25donc certains axes
00:25:27sont fermés
00:25:27on ne peut pas laisser
00:25:28tout le monde partir
00:25:29dans tous les axes
00:25:30autour de cette place
00:25:31de la Bastille
00:25:33donc on ferme
00:25:34on ferme certaines rues
00:25:35et on invite
00:25:36les manifestants
00:25:37on les invite
00:25:38à sortir
00:25:40vers la place
00:25:41de la nation
00:25:41les black blocs
00:25:42attendent ce moment là
00:25:43et donc
00:25:45commencent à lancer
00:25:45des objets
00:25:46sur les policiers
00:25:47qui interviennent
00:25:48et c'est ce qu'on entendait
00:25:49tout à l'heure
00:25:50un de nos envoyés spéciaux
00:25:52sur place
00:25:53qui disait
00:25:53certains étudiants
00:25:54ou lycéens
00:25:55demandent à d'autres
00:25:56de ne pas courir
00:25:57parce que courir
00:25:58c'est signer
00:25:59un acte de fuite
00:26:00après avoir commis
00:26:01un délit
00:26:02donc il faut
00:26:03que ces étudiants
00:26:04ces lycéens
00:26:05s'écartent
00:26:06des black blocs
00:26:07les isolent
00:26:08et laissent les policiers
00:26:09faire leur travail
00:26:09M. Brossard
00:26:10il y a une bonne gestion
00:26:11de la part des forces
00:26:11de l'ordre
00:26:12M. Nunes
00:26:12ça fait ce qu'il fallait
00:26:13ou pas ?
00:26:15Là je ne suis pas capable
00:26:16de juger
00:26:16globalement
00:26:17depuis le début
00:26:17de mon nom
00:26:18je ne dirai pas
00:26:18les choses
00:26:19dans ces termes
00:26:19je ne peux pas le dire
00:26:21dans la mesure
00:26:22où on a
00:26:23des drames
00:26:23qui se sont produits
00:26:24je ne peux pas dire
00:26:25que Laurent Nunes
00:26:26a bien géré les choses
00:26:27lorsqu'il a dit
00:26:28il faut agir
00:26:28sans aucune retenue
00:26:29je ne peux pas dire
00:26:30que Laurent Nunes
00:26:31a bien fait son travail
00:26:32alors qu'on a
00:26:33un enfant
00:26:34qui a perdu une main
00:26:34un autre
00:26:35qui a été éborgné
00:26:36et un troisième
00:26:38qui a perdu sa mâchoire
00:26:39donc ce que je constate
00:26:41en tout cas
00:26:42c'est qu'il y a eu
00:26:42une forme de changement
00:26:43de doctrine
00:26:44puisque lui-même
00:26:45a demandé
00:26:46à ce qu'on n'utilise plus
00:26:47les grenades assourdissantes
00:26:48quand il le dit
00:26:48c'est d'une certaine manière
00:26:49un aveu
00:26:50c'est qu'il considère
00:26:51que les choses
00:26:51ne se sont pas bien passées
00:26:52avant qu'il ne prenne
00:26:53cette décision
00:26:55moi évidemment
00:26:55je souhaite que les choses
00:26:56se passent bien
00:26:57moi ce que je souhaite
00:26:57c'est qu'on ait des mobilisations
00:26:59massives
00:27:00organisées
00:27:01et pacifiques
00:27:02parce que je pense
00:27:02que c'est ce qui fera
00:27:03flancher le gouvernement
00:27:04et c'est ce qui fera
00:27:05qu'au final
00:27:05les lycéens
00:27:06obtiennent satisfaction
00:27:08mais quand il y a besoin
00:27:09d'utiliser la force
00:27:10il faut qu'elle le soit
00:27:11de manière proportionnée
00:27:13et je ne pense pas
00:27:14qu'on puisse considérer
00:27:15qu'il est normal
00:27:15qu'un enfant à Lens
00:27:17se retrouve avec un bras en moins
00:27:18donc oui
00:27:19il y a des questions
00:27:19à se poser
00:27:19M. Gaudon
00:27:20bon moi je vais être un peu prudent
00:27:21parce qu'il y a des enquêtes IGPN
00:27:22et moi j'attends les conclusions
00:27:23vous voyez
00:27:24je ne fais pas de procès
00:27:25sur les plateaux télé
00:27:26parce que je trouve ça
00:27:27assez hasard
00:27:27il y a des enquêtes en cours
00:27:28oui bien sûr
00:27:29mais comme c'est le cas
00:27:30à chaque fois
00:27:30lorsque la police est accusée
00:27:31il y a des IGPN
00:27:32qui se met en route
00:27:33et qui fait des enquêtes judiciaires
00:27:35sous l'autorité du parquet
00:27:36c'est important de le rappeler
00:27:37moi ce que je voudrais dire
00:27:38c'est qu'on ne va pas commencer
00:27:39à opposer des drames
00:27:41parce que je
00:27:42évidemment je le dirais
00:27:43avec force
00:27:44que ce sont des drames
00:27:45lorsqu'il y a des mutilations
00:27:46bien évidemment
00:27:47mais si on commence
00:27:48à faire des comptes
00:27:49alors moi je vais faire le compte
00:27:50des 760 policiers blessés
00:27:51des 215 lycéens
00:27:53des 89 responsables
00:27:55d'établissements
00:27:56alors on joue à interrompre
00:27:57Anislas
00:27:57bon on s'il vous plaît
00:27:58on va pas avancer comme ça
00:27:59priorité à nos reporters
00:28:00qui sont sur place
00:28:01avec des tensions
00:28:03place de la Bastille
00:28:07oui oui très forte tension
00:28:09vous le voyez ici
00:28:10place de la Bastille
00:28:10où il y a toujours
00:28:11ces affrontements
00:28:12entre les CRS
00:28:13et les manifestants
00:28:14vous le voyez
00:28:14c'est extrêmement tendu ici
00:28:16à l'angle de la rue de la Bastille
00:28:17de la place de la Bastille
00:28:18où on reçoit sur nous
00:28:19des gaz lacrymogènes
00:28:20qui sont jetés
00:28:21par les CRS
00:28:22les CRS qui reçoivent
00:28:23également de la part
00:28:24de certains manifestants
00:28:25des jets de projectiles
00:28:26donc c'est une situation
00:28:27encore extrêmement tendue
00:28:29ici sur cette place de la Bastille
00:28:30désolé
00:28:31on reçoit en direct
00:28:33cette gaz
00:28:34cette fumée
00:28:34pardon
00:28:35et qui fait qu'on a du mal
00:28:36à s'exprimer ici
00:28:37voilà situation très tendue
00:28:39alors que tout se passait
00:28:39pourtant très bien
00:28:40jusqu'à maintenant
00:28:41jusqu'au moment où
00:28:42les CRS ont demandé
00:28:43de se disperser
00:28:45que les manifestants
00:28:45se dispersent dans les rues
00:28:46aux alentours
00:28:48la situation se tend donc
00:28:49à tous les coins de rue
00:28:50de cette place de la Bastille
00:28:51avec ces gaz lacrymogènes
00:28:53qui sont donc
00:28:54jetés sur les manifestants
00:28:56ici
00:28:57salut
00:28:57c'est un second
00:28:57oui alors juste
00:28:59je tiens à rappeler
00:28:59qu'à partir du moment
00:29:00où l'heure de la dispersion
00:29:02a été actée
00:29:03qu'il y a eu
00:29:04les sommations qui sont faites
00:29:05et là
00:29:06ils sont tous participants
00:29:07de manière délictuelle
00:29:09à un attroupement
00:29:09et lorsqu'ils sont
00:29:17à visage dissimulé
00:29:26dans les parquets
00:29:27ça vous agace de voir
00:29:28autant de manifestants
00:29:31masqués
00:29:32cagoulés
00:29:32parce que vous dites
00:29:33forcément c'est des gens
00:29:34qui ont de mauvaises intentions
00:29:35la plupart du temps
00:29:36bien évidemment
00:29:37ils ne sont pas là par hasard
00:29:38vous avez bien vu tout à l'heure
00:29:39derrière la banderole
00:29:40ils commençaient à venir au contact
00:29:41ils commençaient à provoquer
00:29:42et puis après
00:29:43les jets de projectiles
00:29:44à l'encontre des forces de sécurité
00:29:45sont arrivés
00:29:46donc en fait
00:29:47c'est une situation
00:29:48que l'on connaît
00:29:49très très bien
00:29:50et notamment dans le cadre
00:29:51des dispersions
00:29:52ça s'est passé d'ailleurs
00:29:53un peu de la même manière
00:29:54à la place de la Nation
00:29:55mardi
00:29:56en fin de manifestation
00:29:58on a cette nouvelle manifestation
00:29:59ce soir
00:30:00une qui est déjà attendue
00:30:01pour mardi prochain
00:30:02entre temps
00:30:03la parole sera au gouvernement
00:30:05avec le ministre
00:30:05de l'éducation nationale
00:30:06qui doit annoncer
00:30:07des mesures concrètes
00:30:08ce soir
00:30:08c'est peut-être le seul moyen
00:30:09d'arriver à faire baisser
00:30:11la tension
00:30:12et calmer un peu tout le monde
00:30:13tout à fait
00:30:13ce seront les premières avancées
00:30:15vraiment concrètes
00:30:15avant les vacances scolaires
00:30:17pour les lycéens
00:30:18sur un problème
00:30:19où personne ne peut contester
00:30:21que la normalité
00:30:23le non-remplacement
00:30:24des professeurs
00:30:25qui durent parfois
00:30:26très longtemps
00:30:26dans certains établissements
00:30:27autant il y a des revendications
00:30:29des lycéens
00:30:30par exemple
00:30:30avoir des emplois du temps
00:30:31plus resserrés
00:30:32qui sont discutables
00:30:33autant celle-ci
00:30:33ne l'est pas
00:30:34donc le gouvernement
00:30:35a choisi d'agir
00:30:36sur ce point-là
00:30:38précisément
00:30:38pardon excusez-moi
00:30:40mais ça fait un peu sourire
00:30:41parce que ça fait des années
00:30:42qu'il y a ce problème
00:30:43de non-remplacement
00:30:44et tout d'un coup
00:30:44monsieur Jeffrey
00:30:45en quelques heures
00:30:46va trouver le plan
00:30:46la solution
00:30:47je pense que les lycéens
00:30:49doivent être assez dubitatifs
00:30:50quand même
00:30:50ils sont dubitatifs
00:30:51parce que s'il y avait la solution
00:30:52on se demandait
00:30:53mais pourquoi
00:30:53il ne l'a pas appliqué
00:30:54tout de suite
00:30:55en plus ça ne concerne
00:30:56que les établissements
00:30:57les plus en difficulté
00:30:58c'est pas pour tous
00:30:58les établissements
00:31:00concernés loin de là
00:31:01on va tout de suite
00:31:01trouver des profs
00:31:02pour remplacer ceux
00:31:02qui ne sont pas là
00:31:03non on ne va pas
00:31:03les trouver tout de suite
00:31:04surtout que vous aviez raison
00:31:05monsieur Brossat
00:31:06il y a dans le projet
00:31:07de budget du gouvernement
00:31:08des diminutions de postes
00:31:10d'enseignants
00:31:10notamment dans le secondaire
00:31:11qui sont prévues pour l'instant
00:31:12et on a bien vu hier
00:31:13que Sébastien Lecornu
00:31:15avait une obsession
00:31:16c'était la rigueur budgétaire
00:31:17et qu'il n'avait pas
00:31:18pour l'instant
00:31:20l'intention d'en dévier
00:31:22l'intention d'embaucher des profs
00:31:24maintenant
00:31:24il ne serait pas devant des élèves
00:31:25la semaine prochaine aussi
00:31:26non ça ne va pas se passer
00:31:27tout de suite
00:31:27et en plus vous savez
00:31:28qu'on est dans une élection
00:31:30présidentielle
00:31:31et que donc forcément
00:31:32ce gouvernement
00:31:33n'a qu'une durée de vie
00:31:33maintenant très limitée
00:31:34donc ça complique les choses
00:31:36pour prévoir
00:31:39sur des dossiers
00:31:40aussi long cours
00:31:42ce qu'on peut noter
00:31:43juste pour résumer
00:31:43c'est que le gouvernement
00:31:44est quand même passé
00:31:45au début d'un discours
00:31:46qui portait uniquement
00:31:48sur l'ultra-violence
00:31:49et uniquement
00:31:50sur la responsabilité
00:31:51des casseurs
00:31:53davantage d'ouverture
00:31:54pour discuter du fond
00:31:55mais ça a pris vraiment
00:31:56plus d'une semaine
00:31:57pour qu'il y ait cette évolution
00:31:58nous sommes avec
00:31:59Henri Blunden
00:32:00qui élève au lycée
00:32:01Simon de Veil
00:32:01dans le 3ème arrondissement
00:32:02de Paris
00:32:03merci de vous avoir
00:32:03bonjour
00:32:04merci pour votre invitation
00:32:05vous êtes dans la contestation
00:32:06dans la manifestation
00:32:07depuis ces jours-ci
00:32:08ou pas ?
00:32:09j'en viens moi
00:32:09de la manifestation
00:32:10à Bastille
00:32:11j'étais à Bastille
00:32:12ça s'est très bien passé
00:32:13ça se passe un peu moins bien
00:32:14ça se passe un peu moins bien
00:32:15en ce moment
00:32:16mais moi quand je suis arrivé
00:32:17tout se passait bien
00:32:18oui moi je suis dans la contestation
00:32:19vous êtes satisfait
00:32:20de la mobilisation aujourd'hui ?
00:32:21oui je suis satisfait
00:32:21de la mobilisation
00:32:22moi je suis toujours heureux
00:32:23de voir les jeunes
00:32:23qui s'engagent
00:32:24et notamment pour leur avenir
00:32:25moi c'est l'avenir
00:32:26de la jeunesse
00:32:27c'est aussi le mien
00:32:27et c'est aussi celui
00:32:28des générations futures
00:32:29donc moi je suis satisfait
00:32:31de la mobilisation d'aujourd'hui
00:32:32mais si vous voulez
00:32:33moi la mobilisation
00:32:35que je défends
00:32:35c'est une mobilisation
00:32:36qui est pacifique
00:32:36je ne veux pas de la casse
00:32:39moi
00:32:39ça vous dessert
00:32:40ça dessert le mouvement
00:32:40la casse ?
00:32:41ça dessert le mouvement
00:32:41ça le décrédibilise
00:32:42et c'est surtout
00:32:43une machine électorale
00:32:44pour le Rassemblement National
00:32:46moi si vous voulez
00:32:47ça tombe bien
00:32:48il y a un député
00:32:48mais je sais
00:32:49vous provoquez tout de suite
00:32:51la bonne arrivée
00:32:51je le mentionne directement
00:32:53mais c'est vrai
00:32:54que si vous voulez
00:32:55moi je suis anti-violent
00:32:57les groupuscules
00:32:58comme Révolution Permanente
00:32:59par exemple
00:33:00qui sont très présents
00:33:01sur les blocus
00:33:01très présents dans les manifestations
00:33:03à titre personnel
00:33:04ne me représentent pas
00:33:05moi je veux une manifestation
00:33:07je suis démocrate
00:33:08je veux une manifestation pacifique
00:33:09et je veux qu'on puisse trouver
00:33:10un moyen
00:33:11si vous voulez
00:33:12nuancer
00:33:13de pouvoir affirmer nos positions
00:33:15on peut très bien
00:33:16faire déjouer le système
00:33:17et abroger Parcoursup
00:33:19avoir des bons emplois du temps
00:33:21avoir des meilleures rémunérations
00:33:23pour les enseignants
00:33:23sans forcément avoir des lycées
00:33:25aux devantures brûlées
00:33:26comme le mien la semaine dernière
00:33:27avec ce que vous venez de dire
00:33:28donc il y a quand même
00:33:29de la manipulation politique
00:33:32par certains
00:33:33de votre mouvement aussi
00:33:34puisque vous avez parlé
00:33:34de Révolution Permanente
00:33:36on a vu des élus
00:33:37de la France Insoumise
00:33:38très tôt
00:33:39très rapidement
00:33:40même avec leurs écharpes
00:33:41venir au devant
00:33:41des barricades
00:33:42des manifestations
00:33:43donc il y a une petite
00:33:44instrumentalisation
00:33:45puisque vous
00:33:45d'après ce que j'entends
00:33:46vous êtes plutôt apolitique
00:33:47si je comprends
00:33:48oui alors moi
00:33:49j'ai été engagé
00:33:50politiquement auparavant
00:33:51j'ai eu l'occasion
00:33:52de le dire
00:33:52dans le forum BFM
00:33:53d'hier soir
00:33:54je ne suis plus aujourd'hui
00:33:56moi si vous voulez
00:33:57quand j'entends parler
00:33:58d'instrumentalisation
00:33:59je trouve que c'est
00:34:00un petit peu réducteur
00:34:01voire un petit peu péjoratif
00:34:02si vous voulez
00:34:03pour la jeunesse
00:34:03moi je pense que la jeunesse
00:34:04est mature
00:34:04que la jeunesse
00:34:05c'est extrêmement bien
00:34:06ce qui ne va pas aujourd'hui
00:34:07dans le système éducatif français
00:34:09et qu'il y ait
00:34:10révolution permanente
00:34:11dans les blocus
00:34:11ou qu'il y ait
00:34:12la France Insoumise
00:34:12devant les lycées bloquées
00:34:15je pense qu'on ne peut pas
00:34:16exactement parler
00:34:17d'instrumentalisation
00:34:18mais si vous voulez
00:34:19de soutien
00:34:19de récupération
00:34:20oui peut-être
00:34:20de récupération
00:34:21de soutien
00:34:22mais moi si vous voulez
00:34:22je vous interromps
00:34:23parce qu'on va de nouveau
00:34:24ça se tend
00:34:25de nouveau
00:34:25à la Bastille
00:34:26retrouver nos reporters
00:34:28qui sont sur place
00:34:34Oui exactement
00:34:35notamment du côté
00:34:36du boulevard Beaumarchais
00:34:38en cette intersection
00:34:39avec Place de la Bastille
00:34:40on vient de voir
00:34:41plusieurs charges
00:34:42des forces de l'ordre
00:34:43pour disperser ici
00:34:44les manifestants
00:34:45comme vous pouvez le voir
00:34:46en direct sur ces images
00:34:48des jets aussi
00:34:49de gaz lacrymo
00:34:50parce qu'ici
00:34:51il y avait un certain
00:34:53face à face
00:34:53entre des manifestants
00:34:55qui on l'a pu le voir
00:34:56ont parfois jeté
00:34:57des bouteilles
00:34:58des chaises
00:34:59en direction
00:34:59des forces de l'ordre
00:35:01qui ont immédiatement
00:35:02répliqué
00:35:02tout d'abord
00:35:03avec des charges
00:35:04et ensuite
00:35:05ils ont lancé
00:35:06des gaz lacrymogènes
00:35:08on a également
00:35:09entendu
00:35:10il y a quelques secondes
00:35:11une Marseillaise
00:35:12qui vient d'être entonnée
00:35:13il y a également eu
00:35:14des slogans
00:35:15bien évidemment
00:35:16à l'encontre
00:35:16des forces de l'ordre
00:35:18et c'est ce qui se passe
00:35:19là ce que vous voyez
00:35:19sur ces images
00:35:20c'est ce qui se passe
00:35:20maintenant depuis
00:35:21une vingtaine de minutes
00:35:23des slogans
00:35:24des jets d'un côté
00:35:25de chaises
00:35:26ou de bouteilles
00:35:26et puis de l'autre
00:35:28une riposte
00:35:28des forces de l'ordre
00:35:29avec des jets
00:35:30de gaz lacrymogènes
00:35:33on aura les mesures
00:35:34annoncées par le ministre
00:35:35de l'éducation nationale
00:35:36alors dans la soirée
00:35:37peut-être même
00:35:38avant on aura
00:35:39une prise de parole
00:35:40puisqu'il a continué
00:35:40les consultations
00:35:41le ministre
00:35:42Édouard Geffray
00:35:42Philippe Ballard
00:35:43répondez à ce qu'on vient
00:35:45d'entendre
00:35:46Henri
00:35:47le lycéen
00:35:48du lycée Simone Veil
00:35:49qui dit finalement
00:35:50la violence
00:35:51la casse
00:35:52ça fait le jeu du RN
00:35:53mais nous on est spectateurs
00:35:54enfin c'est pas nous
00:35:54qui
00:35:55est-ce que vous engrangez
00:35:56des voiles ensemble
00:35:56est-ce que je
00:35:57écoutez
00:35:58moi il y a un sondage
00:35:59ce soir là
00:35:59qui vient de sortir
00:36:00IFOP
00:36:00qui est responsable
00:36:01de ces violences
00:36:0278%
00:36:03certains lycéens
00:36:04certains
00:36:0578% même chose
00:36:06le gouvernement
00:36:0671%
00:36:07la France insoumise
00:36:0840% la police
00:36:10voilà
00:36:11ça rendit long
00:36:11quand même
00:36:12sur ce que pense
00:36:12un petit peu
00:36:12l'opinion publique
00:36:13donc nous
00:36:14on ne casse pas
00:36:16on ne balance pas
00:36:17de l'essence
00:36:17sur les enseignants
00:36:20c'est pas ce que je suis
00:36:21en train de vous dire
00:36:22une très grande partie
00:36:22des jeunes non plus
00:36:23de l'ordre de la discipline
00:36:24et Marine Le Pen aura l'occasion
00:36:25dans quelques jours
00:36:26quelques semaines
00:36:26de présenter son plan
00:36:28pour l'éducation nationale
00:36:28parce que
00:36:29s'occuper des jeunes
00:36:30c'est extrêmement important
00:36:31c'est que vous êtes l'avenir
00:36:32de notre pays
00:36:33bien sûr
00:36:33mais si vous voulez
00:36:34ça fait depuis 2012
00:36:37que Marine Le Pen
00:36:37ne parle pas d'éducation
00:36:38ah si non
00:36:39j'ai fait sa campagne
00:36:40en 2022
00:36:41je me disais
00:36:41il y avait un livre
00:36:41elle a fait sa campagne
00:36:42en 2022 très bien
00:36:43là elle a lancé
00:36:44quelques pistes
00:36:45elle a dit
00:36:45il y aura une revalorisation
00:36:47des salaires des enseignants
00:36:48parce que
00:36:49si on regarde
00:36:49combien a été payé
00:36:51un enseignant
00:36:51en 1970 et maintenant
00:36:53mais c'est abyssal
00:36:53il y a une carte totale
00:36:54de pouvoir d'achat
00:36:55bien sûr
00:36:56mais rétablir aussi l'autorité
00:36:57je ne sais pas si
00:36:58dans votre lycée
00:36:58il y a de l'autorité
00:37:00mais il y a de l'autorité
00:37:00tant mieux
00:37:01c'est une bonne chose
00:37:02il faudrait que ce soit
00:37:03la même chose
00:37:04partout
00:37:04dans tous les lycées de France
00:37:05parce que
00:37:06quand les enseignants
00:37:07ne peuvent pas
00:37:09édiser
00:37:09ben oui
00:37:09mais quand on ne peut pas
00:37:11étudier calmement
00:37:12sereinement
00:37:12ça pose un problème
00:37:13quand même
00:37:14je arrête
00:37:14mais vous savez
00:37:15il y a eu un sondage
00:37:16sorti des urnes
00:37:17qui a été fait
00:37:18sur la présidentielle
00:37:192017
00:37:19Marine Le Pen
00:37:20faisait 3% des voix
00:37:21auprès du corps enseignant
00:37:23dernière présidentielle
00:37:2422%
00:37:25ça traduit quand même
00:37:26quelque chose
00:37:27d'où l'intérêt
00:37:27si vous voulez
00:37:28de ne pas casser
00:37:29pendant les blocus
00:37:29ou pendant les même
00:37:30ça veut dire
00:37:30que ça va obliger
00:37:31quand même
00:37:31tous les candidats
00:37:32à la présidentielle
00:37:33Marine Le Pen
00:37:34également
00:37:35à peut-être
00:37:35s'intéresser
00:37:36un peu plus aux jeunes
00:37:37peut-être un peu moins
00:37:38parler des retraites
00:37:39mais un peu plus des jeunes
00:37:39mais on
00:37:40alors il y a l'enseignement
00:37:41mais il y a
00:37:42tous les jeunes
00:37:42ne sont pas
00:37:43nous on est notamment
00:37:44pour le développement
00:37:44de l'apprentissage
00:37:45c'est une des rares choses
00:37:46que cette macronie
00:37:49a fait de bien
00:37:50enfin de bien
00:37:50a essayé de bien faire
00:37:52en disant
00:37:52c'est-à-dire développer
00:37:53davantage
00:37:53le budget a diminué
00:37:55d'ailleurs
00:37:55il a diminué
00:37:56parce qu'on ne va pas
00:37:57rentrer dans le détail
00:37:57mais enfin effectivement
00:37:58l'apprentissage
00:37:59pour des bacs plus 5
00:37:59ça peut quand même
00:38:00se discuter
00:38:01mais bref
00:38:02oui 80%
00:38:03je vous le disais
00:38:03tout à l'heure
00:38:03d'une classe d'âge au bac
00:38:04ça n'a
00:38:05c'est l'éducation nationale
00:38:07qui prend la parole
00:38:08nous avons reçu
00:38:09les trois associations
00:38:11de lycéennes et de lycéens
00:38:13que j'avais reçu déjà
00:38:13une première fois
00:38:14la semaine dernière
00:38:16pour poursuivre
00:38:16tout simplement
00:38:17les travaux
00:38:19autour de 4 points principaux
00:38:21le premier point
00:38:22c'est évidemment
00:38:23la question
00:38:24du remplacement
00:38:25des professeurs
00:38:26sur lequel
00:38:26je vous ai dit
00:38:27que j'avais lancé
00:38:27un plan d'urgence
00:38:28que j'aurai l'occasion
00:38:29de détailler ce soir
00:38:30d'ailleurs au journal télévisé
00:38:31sur TF1
00:38:31donc je ne vais pas le faire ici
00:38:32mais j'aurai l'occasion
00:38:33de donner les chiffres
00:38:34ce soir
00:38:35le deuxième
00:38:35c'est la question
00:38:36de la démocratie scolaire
00:38:37c'est évidemment
00:38:38un élément important
00:38:39puisque partout où je vais
00:38:41j'entends dire
00:38:42que j'entends
00:38:43les lycéens nous dire
00:38:44qu'ils ne sont pas
00:38:45suffisamment entendus
00:38:46et donc on a commencé
00:38:48un travail de fond
00:38:48pour faire en sorte
00:38:49que les lycéens
00:38:50soient à la fois
00:38:51plus représentés
00:38:52dans toutes les instances
00:38:53académiques
00:38:54et nationales
00:38:55mais également
00:38:55mieux représentés
00:38:56et notamment
00:38:58je souhaite que désormais
00:38:59les lycéens professionnels
00:39:00soient représentés
00:39:01à due proportion
00:39:02de leur poids
00:39:03c'est à raison d'un tiers
00:39:04des représentants lycéens
00:39:05dans toutes les instances
00:39:06alors que jusqu'à présent
00:39:08ils étaient objectivement
00:39:09si je puis dire
00:39:11représentés le plus souvent
00:39:12par leurs camarades
00:39:12de voie générale
00:39:13et technologique
00:39:13et donc nous aurons
00:39:14désormais une implantation
00:39:15qui sera à due proportion
00:39:17de leur poids effectif
00:39:18ça c'est la première chose
00:39:19et puis on va également
00:39:21travailler avec eux
00:39:22sur les enjeux
00:39:24de projet
00:39:25enfin de budget collaboratif
00:39:27avec les lycéens
00:39:27et évidemment
00:39:28d'association
00:39:29de pleine association
00:39:30des collectivités régionales
00:39:33aux instances de discussion
00:39:34avec les élèves
00:39:35puisque ce qu'on voit bien aussi
00:39:36c'est que les élèves
00:39:36sont parfois dans l'ignorance
00:39:38des travaux
00:39:38qui sont menés par les régions
00:39:39notamment sur le bâti scolaire
00:39:40alors même comme vous le savez
00:39:42il y a des milliards d'euros
00:39:43qui sont investis
00:39:43par les collectivités
00:39:44à jeunage chaque année
00:39:45dans l'amélioration du bâti
00:39:47le troisième sujet
00:39:48que nous avons évoqué
00:39:48ça a été la question
00:39:50donc de ce bâti scolaire
00:39:51où là pour le coup
00:39:52j'ai plutôt fait un point d'étape
00:39:54sur l'ensemble
00:39:56des sujets
00:39:57en cours
00:39:58avec les régions
00:39:59vous savez que
00:39:59le Premier ministre a reçu hier
00:40:01les présidents
00:40:02de conseil à jeunage
00:40:02après que
00:40:03les ministres
00:40:04et moi-même
00:40:05nous les ayons reçus
00:40:06mardi
00:40:07donc c'est un point d'étape
00:40:08mais qui pour le coup
00:40:08j'allais dire
00:40:09a vocation à s'inscrire
00:40:10dans la trajectoire budgétaire
00:40:11du projet de loi de finances
00:40:13et puis le quatrième point
00:40:14sur lequel nous avons parlé
00:40:15les licenciés de la réunion
00:40:15sur lequel je cède évidemment
00:40:16vos paroles très volontiers
00:40:17à Philippe Baptiste
00:40:18c'est bien sûr Parcoursup
00:40:20oui donc cette rencontre
00:40:21donc avec les lycéens
00:40:23elle s'inscrit aussi
00:40:23dans une série de rencontres
00:40:25que j'ai pu avoir précédemment
00:40:26avec les organisations
00:40:28représentatives étudiantes
00:40:29mais aussi les organisations syndicales
00:40:30les présidents d'universités
00:40:32je pense que le dialogue
00:40:33est vraiment établi
00:40:34et construit
00:40:35sur ces différentes questions
00:40:36et en particulier
00:40:37sur la question
00:40:37effectivement
00:40:38de l'accès à l'enseignement supérieur
00:40:40on a pu travailler
00:40:41sur un certain nombre
00:40:42de questions
00:40:42de pistes
00:40:43qui ont été ouvertes
00:40:44et d'ailleurs
00:40:44on aura l'occasion
00:40:45de se retrouver
00:40:46dans le même format
00:40:47lundi prochain
00:40:48pour continuer à travailler
00:40:50sur ces différentes questions
00:40:51c'est à la fois
00:40:52la lisibilité
00:40:53du parcours
00:40:54et de parcours sub
00:40:55pour que ce soit plus lisible
00:40:57les questions de transparence
00:40:59y compris ce qui est communément
00:41:01appelé les algorithmes locaux
00:41:03essayer de mieux comprendre
00:41:04justement comment est-ce
00:41:05qu'on fait plus de transparence
00:41:06comment est-ce qu'on arrive
00:41:08à mieux l'expliquer aussi
00:41:09on a aussi convenu
00:41:11qu'on allait travailler
00:41:12sur l'identification
00:41:14des points de tension
00:41:15dans les capacités d'accueil
00:41:17partout en France
00:41:19essayer de bien comprendre
00:41:20où sont justement
00:41:21les difficultés
00:41:22voilà
00:41:22donc c'est vraiment
00:41:23je pense qu'il y a des sujets
00:41:24qui sont vraiment très ouverts
00:41:25aujourd'hui
00:41:26on a vraiment la volonté
00:41:27sans ligne rouge
00:41:28vraiment de notre part
00:41:30vraiment une volonté
00:41:31de travailler
00:41:32et d'ouvrir la discussion
00:41:33et puis à côté de ça
00:41:35peut-être plus
00:41:35de manière un tout petit peu
00:41:37plus anecdotique
00:41:37on a aussi travaillé
00:41:38sur une meilleure représentation
00:41:40des lycéens
00:41:41au CNESER
00:41:41qui est le parlement
00:41:43de l'enseignement supérieur
00:41:44si vous voulez
00:41:44et donc qui seront accueillis
00:41:46au CNESER bientôt
00:41:47voilà
00:41:48je vous remercie
00:41:49pas d'abandon de parcours sub
00:41:50comme vous le demandent
00:41:51certaines organisations
00:41:52des lycéens
00:41:53non je pense qu'il faut
00:41:53vraiment travailler
00:41:54quelque part
00:41:55améliorer la plateforme
00:41:56c'est bien ce qui a été
00:41:57c'est bien la feuille de route
00:41:58du Premier ministre
00:41:59aujourd'hui
00:42:00travailler aussi
00:42:01sur les atouts
00:42:01de la plateforme
00:42:02en particulier
00:42:02en termes
00:42:03d'accession sociale
00:42:05à des formations
00:42:05qui sont
00:42:06je voudrais quand même rappeler
00:42:07que depuis la création
00:42:08de la plateforme
00:42:09c'est 150 000 lycéens
00:42:10boursiers
00:42:10qui ont eu
00:42:12accès à des formations
00:42:13qu'ils n'auraient pas eu
00:42:14autrement
00:42:14grâce par exemple
00:42:15à des quotas
00:42:16est-ce qu'il faut aller plus loin
00:42:17est-ce qu'on peut faire mieux
00:42:18comment est-ce qu'on fait
00:42:19par exemple
00:42:19pour avoir plus de mobilité
00:42:20etc.
00:42:21c'est des questions
00:42:21qui sont vraiment aujourd'hui
00:42:22je pense qu'on est vraiment ouvert
00:42:23sur ces discussions-là
00:42:24je pense qu'il y a des choses
00:42:25qui fonctionnent
00:42:26des choses qui sont plus difficiles
00:42:27il y a aussi
00:42:28je pense qu'il faut aussi
00:42:29le reconnaître
00:42:30dans les familles
00:42:30au moment de l'orientation
00:42:33au moment du grand saut
00:42:34vers l'enseignement supérieur
00:42:35c'est aussi un moment
00:42:36qui est un moment
00:42:37qui parfois effraie
00:42:38un petit peu
00:42:38les familles
00:42:39les lycéens
00:42:40il faut en tenir compte
00:42:41et il faut regarder
00:42:42comment on fait avant
00:42:43comment on fait après
00:42:45pour que cette transition
00:42:46se passe bien
00:42:48Voilà vous venez d'entendre
00:42:49le ministre de l'éducation nationale
00:42:50le ministre de l'enseignement supérieur
00:42:51monsieur Édouard Geffray
00:42:53le ministre de l'enseignement supérieur
00:42:54vous a entendu
00:42:54le travail de fond a débuté
00:42:56on n'abandonne pas
00:42:57Parcoursup
00:42:57il y aura des annonces
00:42:58faites ce soir
00:43:00qu'est-ce que vous dites
00:43:01du côté des lycéens
00:43:02je ne fais pas partie
00:43:03de ceux qui considèrent
00:43:04que tout ce que fait
00:43:05le gouvernement est mal
00:43:06et que de fait
00:43:07il faudrait absolument
00:43:08bannir toute proposition
00:43:10moi je remarque juste une chose
00:43:11c'est que sur Parcoursup
00:43:13vous avez vu un petit peu
00:43:14à quel point
00:43:14il a fallu attendre
00:43:16pour que monsieur Geffray
00:43:17aborde Parcoursup
00:43:19ça a été en fin de phrase
00:43:20mais pour moi Parcoursup
00:43:21c'est tout le problème
00:43:21si vous voulez
00:43:22c'est-à-dire qu'on n'a jamais vu
00:43:23une plateforme
00:43:24à l'éducation nationale
00:43:25autant détestée
00:43:26si vous voulez
00:43:26par les élèves
00:43:27les parents
00:43:28les enseignants
00:43:29donc à un moment donné
00:43:30nous dire qu'on va changer
00:43:31une petite virgule
00:43:32qu'on va mettre
00:43:32une demi-mesure ici
00:43:34ça ou là
00:43:34c'est pas suffisant
00:43:35je vous interromps
00:43:36on va continuer de réagir
00:43:37sur les propos du ministre
00:43:39des ministres
00:43:40puisqu'ils étaient deux
00:43:41mais toujours beaucoup
00:43:42de tensions
00:43:42place de l'abbassie
00:43:43alors on voit des casseurs
00:43:46qui essaient de constituer
00:43:48un barrage
00:43:49face aux policiers
00:43:50avec des morceaux de bois
00:43:53expliquez-nous ce qui se passe
00:44:02nos équipes
00:44:03qui sont sur place
00:44:04et qui sont à proximité
00:44:05de cette rue
00:44:07des rues transversales
00:44:08de la place de la Bastille
00:44:09vous voyez
00:44:10avec des projectiles
00:44:11qui arrivent
00:44:11sur les forces de l'ordre
00:44:12on voit des bâtons
00:44:13on voit des jardinières
00:44:14qui sont lancées
00:44:16et donc on est vraiment
00:44:17dans le face-à-face
00:44:17toujours
00:44:18c'est à moi
00:44:20oui
00:44:20oui on est toujours
00:44:22dans le face-à-face
00:44:23je sais pas si vous arrivez
00:44:23à m'entendre
00:44:25il y a beaucoup de monde
00:44:26ici place de la Bastille
00:44:27et toujours des affrontements
00:44:28qui ont lieu
00:44:28entre les CRS
00:44:30et les manifestants
00:44:30je sais pas si vous arrivez
00:44:31à le voir
00:44:32sur ces images
00:44:33mais des gaz lacrymogènes
00:44:35ont été jetés
00:44:36par les CRS
00:44:37jetés sur la foule
00:44:38sur les manifestants
00:44:39pour tenter
00:44:40de les disperser
00:44:41les manifestants
00:44:42qui de leur côté
00:44:42jettent également
00:44:43pour certains
00:44:44des projectiles
00:44:45ils essayent
00:44:45d'affronter
00:44:46d'aller à l'affront
00:44:47avec ces CRS
00:44:48et CRS
00:44:49qui répondent du coup
00:44:50d'une manière assez violente
00:44:51il faut le dire
00:44:51on s'est reçu aussi
00:44:52avec mon collègue
00:44:53des gaz lacrymogènes
00:44:55sur nous
00:44:55il y a des mouvements
00:44:56de foule
00:44:56à chaque fois
00:44:57dès que ces fumées
00:44:58sont projetées
00:44:59sur la foule
00:45:00ça court un peu partout
00:45:01c'est un petit peu
00:45:02la panique
00:45:02vous le voyez
00:45:03à chaque fois
00:45:03ça dure une petite minute
00:45:04puis ça se calme
00:45:05en tout cas
00:45:06de leur côté
00:45:07la police et les CRS
00:45:08tentent
00:45:09de faire évacuer
00:45:10ces manifestants
00:45:11il y a des CRS
00:45:12de tous les côtés
00:45:13qui encerclent
00:45:14cette place de la Bastille
00:45:15situation
00:45:16pour le moment
00:45:16toujours très tendue
00:45:18alors que la situation
00:45:19la manifestation
00:45:20avait démarré dans le calme
00:45:21et je ne sais pas si vous arrivez à le voir
00:45:22au fond de ces images
00:45:23le bombardier d'eau vient d'arriver
00:45:25les CRS jettent désormais
00:45:27de l'eau sur les manifestants
00:45:28pour tenter donc
00:45:29de les disperser en vin
00:45:31Dominique Rizet
00:45:31l'intervention du bombardier d'eau
00:45:33oui absolument
00:45:34on n'a pas les grenades
00:45:35mais on a de l'eau
00:45:36alors oui
00:45:37on parlera des grenades ensuite
00:45:38oui
00:45:38ces canons à eau
00:45:40qu'on avait vu déjà
00:45:40utilisés contre les gilets jaunes
00:45:42dissuasifs
00:45:43parce que ça repousse la foule
00:45:45il y a la puissance de l'eau
00:45:46puis aussi le fait de se faire asperger
00:45:47c'est jamais présent
00:45:48on les a vu en début de semaine
00:45:48on les a vu en début de semaine
00:45:50absolument
00:45:51donc c'est une arme non létale
00:45:53utilisée par la police
00:45:55dissuasive
00:45:57les premières fois
00:45:57qu'on les avait vues
00:45:58c'était sur le mur de Berlin
00:45:59989
00:46:00ça avait été utilisé
00:46:01par les Vopo
00:46:02l'Allemagne de l'Est
00:46:04et donc
00:46:06maintenant
00:46:06c'est vrai que c'est
00:46:07couramment utilisé
00:46:08dans les manifestations
00:46:10alors
00:46:11c'est bien parce que
00:46:12ça ne blesse pas
00:46:13en principe
00:46:14mais bon
00:46:14un jour il y aura bien
00:46:15un manifestant
00:46:15qui sera blessé avec de l'eau
00:46:17bon pour l'instant
00:46:18ça ne blesse pas
00:46:19les jets des canons
00:46:20sont dirigés vers le bas
00:46:22ils ne sont pas dirigés
00:46:23contre les manifestants
00:46:24il y a quelqu'un qui conduit le camion
00:46:24il y a quelqu'un qui gère
00:46:25à l'intérieur les jets
00:46:26et qui n'intervient pas tout seul
00:46:29il intervient
00:46:30sur ordre
00:46:31d'une autorité policière
00:46:33qui elle-même
00:46:34intervient
00:46:35sur ordre
00:46:36de la salle de commandement
00:46:38c'est la salle de commandement
00:46:39à Paris
00:46:39qui dit à un moment
00:46:40ça suffit
00:46:41avec les images vidéo
00:46:42absolument
00:46:42ça suffit
00:46:43ce qu'on voit
00:46:43les images
00:46:44de jardinières
00:46:45et d'objets lancés
00:46:46sur les policiers
00:46:47on avance
00:46:48l'idée c'est
00:46:48de faire aller les manifestants
00:46:50faire retourner
00:46:51la manif
00:46:52vers la place de la nation
00:46:53ils ont reculé
00:46:54d'ailleurs les manifestants
00:46:54parce que c'est vraiment
00:46:55concentré sur un tout petit périmètre
00:46:57alors que sur 80%
00:46:58de la place de la Baptiste
00:47:00tout se passe bien
00:47:01quoi en fait
00:47:01et moi je
00:47:0290%
00:47:03j'invite surtout
00:47:03voilà
00:47:04à ceux qui restent sur place
00:47:06à partir
00:47:07voilà
00:47:07si on peut faire passer des messages
00:47:09franchement
00:47:10de leur dire de partir
00:47:10parce que
00:47:11là on est dans autre chose
00:47:12qu'une manifestation
00:47:14pacifique
00:47:14et je mets de côté
00:47:16les lycéens
00:47:17là je pense que
00:47:18ce sont à mon avis
00:47:19pas des lycéens
00:47:21quelques drapeaux
00:47:22des professionnels du chaos
00:47:24qui arrivent à visage dissimulé
00:47:26qui constituent en fait
00:47:26des black blocks
00:47:27avec notamment
00:47:27des planches
00:47:28et tout le mobilier urbain
00:47:30pour faire des colliers
00:47:32je vous demande une précision
00:47:34monsieur
00:47:34vous demandez aux lycéens
00:47:35de partir
00:47:36enfin à tout le monde
00:47:36de partir
00:47:37ou simplement aux casseurs
00:47:38de partir
00:47:38non je demande aux lycéens
00:47:39de partir
00:47:40puisque la manifestation
00:47:41est finie
00:47:42et que l'ordre de dispersion
00:47:43a été donné
00:47:43c'est juste en fait
00:47:46pour éviter
00:47:47qu'il soit pris
00:47:48notamment
00:47:49dans la nasse
00:47:50entre guillemets
00:47:52des bons offensifs
00:47:53de mes collègues
00:47:55sur le terrain
00:47:56excusez-moi
00:47:56je ne me ferai jamais
00:47:59le porte-parole
00:47:59anti-flic
00:48:00si vous voulez
00:48:01mais à un moment donné
00:48:02ça rime à quoi ça
00:48:03je veux dire
00:48:03un camion
00:48:04avec des jets d'eau
00:48:05non mais
00:48:05il faut que la police
00:48:07si vous voulez
00:48:07et que les forces de l'ordre
00:48:08visualisent
00:48:09que les gamins
00:48:10les lycéens
00:48:10qu'il y a en face d'eux
00:48:11c'est les leurs
00:48:12à un moment donné
00:48:13les policiers doivent se laisser
00:48:14donc violenter
00:48:15est-ce qu'on pourrait juste
00:48:17éviter de sortir
00:48:18le camion à eau
00:48:18là où la matraque
00:48:19je veux dire
00:48:20ça rime à quoi
00:48:20tout ça
00:48:21on parle d'une manifestation
00:48:23lycéenne
00:48:25comment est-ce qu'on fait
00:48:26pour gérer ce problème
00:48:27des policiers
00:48:27qui reçoivent
00:48:28des projectiles
00:48:29des jardinières
00:48:30des cailloux
00:48:31est-ce qu'on doit laisser faire
00:48:32est-ce qu'on doit laisser
00:48:33des personnes
00:48:34qui ne sont pas des lycéens
00:48:35je ne suis pas
00:48:36pour qu'on laisse faire
00:48:38alors comment on fait
00:48:39alors comment on fait
00:48:40mais si vous voulez
00:48:41me dire
00:48:44on n'est pas obligé
00:48:44de sortir la matraque
00:48:45et le camion à eau
00:48:46à chaque fois
00:48:46le camion à eau
00:48:48sincèrement
00:48:48on leur a demandé
00:48:49c'est pas très méchant
00:48:51avant ça
00:48:51on leur a demandé
00:48:52si vous voulez
00:48:53moi je vous invite
00:48:53à aller en Seine-Saint-Denis
00:48:55si vous voulez
00:48:55dans les lycées
00:48:57délabrés
00:48:57mais là on est place
00:48:58de la Bastille
00:48:58oui on est place
00:48:59de la Bastille
00:48:59mais ça c'est la résultante
00:49:01si vous voulez
00:49:01d'une maltraitance
00:49:02sur les lycéens
00:49:03sur tout le territoire
00:49:04vous ne pouvez pas justifier
00:49:05la violence contre les policiers
00:49:06je ne justifie aucune violence
00:49:09écoutez-moi
00:49:10je ne justifie aucune violence
00:49:12sur les policiers
00:49:13mais je ne justifie aucune violence
00:49:15des policiers
00:49:16le canon à eau
00:49:17c'est une violence
00:49:17le canon à eau
00:49:18c'est abusif
00:49:19et c'est théâtral
00:49:20on va rétablir les choses
00:49:21d'abord
00:49:22je tiens à rappeler
00:49:23qu'il y a un ordre de dispersion
00:49:25et une heure de dispersion
00:49:26qui a été signée
00:49:26ça c'est un accord
00:49:27entre la préfecture de police
00:49:28et vos organisations syndicales
00:49:30et je pense que c'est plutôt ça
00:49:31laissez-moi terminer
00:49:32je vous laisse terminer
00:49:33pas de problème
00:49:34après
00:49:34mais lorsqu'il y a des ordres
00:49:36de dispersion
00:49:36et qu'on voit qu'il y a
00:49:37des éléments à risque
00:49:38effectivement
00:49:38on demande à ce que tout le monde
00:49:40quitte la place de la Bastille
00:49:41parce qu'on ne voudrait pas
00:49:42que justement
00:49:43il y ait une association
00:49:44entre les casseurs professionnels
00:49:46et les manifestants
00:49:47les lycéens
00:49:48les étudiants
00:49:49ça permet aussi d'isoler les casseurs
00:49:50il y a moins de monde
00:49:51exactement
00:49:51comme ça après nous
00:49:52on peut s'en occuper
00:49:53et procéder à des interpellations
00:49:54vous pensez qu'il y a des lycéens
00:49:55laissez-moi terminer
00:49:56laissez-moi terminer
00:49:56il faut raconter toute l'histoire
00:49:58il faut raconter toute l'histoire
00:50:00mais il y a eu des appels
00:50:02notamment à dispersion
00:50:03qui ont été lancés sur la place de la Bastille
00:50:04c'est ça que je suis en train de dire
00:50:05en général il y a des appels
00:50:06bien sûr
00:50:08on n'amène pas le lance-eau
00:50:10comme ça
00:50:11en disant
00:50:11bon il faut les disperser
00:50:13on va les asperger d'eau
00:50:15c'est pas comme ça que ça marche
00:50:16d'abord on prévient
00:50:17ensuite
00:50:18s'il y a effectivement du contact
00:50:20puisque en fait
00:50:20c'est comme ça que ça a commencé
00:50:21parce que vous n'étiez pas là
00:50:22en début d'émission
00:50:23c'est pour ça que je vous raconte
00:50:24ce qui s'est passé
00:50:25voilà
00:50:25et il y a eu des jets de jardinière
00:50:27il y a eu des jets de projectiles
00:50:29les provocations
00:50:30ça c'est le locoma
00:50:31donc ça à la limite
00:50:32on ne se préoccupe pas
00:50:33mais quand on commence à attaquer
00:50:35et à jeter des projectiles
00:50:36effectivement après derrière
00:50:37il y a une réponse
00:50:37en fait c'est une histoire
00:50:38d'évaluation de la force
00:50:39et de la réponse légitime
00:50:41c'est tout
00:50:42sénateur Brossard
00:50:43pardon
00:50:43les nouvelles que j'ai
00:50:45parce que je suis en contact
00:50:46avec des gens qui sont encore présents
00:50:48place de la Bastille
00:50:49c'est qu'un certain nombre de gens
00:50:49qui voudraient pouvoir sortir
00:50:51des manifestants pacifiques
00:50:53n'ont pas encore pu le faire
00:50:54donc vous avez encore
00:50:55en ce moment même
00:50:56sur la place
00:50:58à la fois bien sûr
00:50:59vous l'avez dit des casseurs
00:50:59il n'y a pas que des casseurs
00:51:00et donc cela
00:51:01il faut leur permettre
00:51:02de sortir
00:51:03et de ne pas subir
00:51:04ce qui se passe en ce moment
00:51:05justement Dominique
00:51:06on essaie de comprendre
00:51:07pourquoi on ne laisse pas sortir
00:51:09rapidement ces lycéens
00:51:11parce qu'on veut contrôler
00:51:13les rues qui sont empruntées
00:51:15on a essayé de diriger
00:51:17un certain nombre de lycéens
00:51:18vers la place de la Nation
00:51:20il y a une stratégie
00:51:22encore une fois
00:51:23la stratégie
00:51:23elle est donnée
00:51:24depuis la salle de commandement
00:51:25de la prédiculture de police de Paris
00:51:26qui pour désenquister
00:51:28ce groupe
00:51:30qui se fait
00:51:31et qui cause des troubles
00:51:33du côté de la Bastille
00:51:34de faire repartir
00:51:35la manifestation
00:51:36vers Nation
00:51:37donc on l'a dit tout à l'heure
00:51:39sur cette antenne
00:51:39c'est la salle de commandement
00:51:41et nos reporters sur le terrain
00:51:43nous le confiant
00:51:44c'est la salle de commandement
00:51:45la préfecture de police de Paris
00:51:47qui a dit
00:51:47voilà
00:51:47on refait partir
00:51:48les lycéens
00:51:49vers Nation
00:51:50c'est-à-dire qu'on les fait marcher
00:51:52on les fait repartir
00:51:53se déplacer
00:51:54pour
00:51:55pour essayer
00:51:56de récupérer
00:51:58cette bande
00:51:58d'antifa
00:52:00de Black Bloc
00:52:00qui affrontent
00:52:01les forces de l'ordre
00:52:02et les séparer
00:52:03ce que dit Stan
00:52:04les séparer
00:52:05des lycéens
00:52:07légitimes
00:52:07qui manifestent légitimement
00:52:09et pour ne pas mettre
00:52:10les lycéens en danger
00:52:11on va retrouver une des équipes
00:52:12de BFM TV sur place
00:52:13pour savoir si la tension
00:52:14est retombée là ou pas
00:52:15ils arrivent
00:52:23est-ce que la tension
00:52:24est un petit peu retombée
00:52:25ou on est toujours
00:52:25dans le face à face
00:52:26sur une partie
00:52:27de la place de la Bastille
00:52:29c'est moi ?
00:52:31oui c'est à toi
00:52:32oui alors écoutez
00:52:33il y a eu
00:52:34oui oui
00:52:35c'est à moi
00:52:37écoutez il y a eu
00:52:38un petit peu de tension
00:52:38effectivement
00:52:39parce que
00:52:39les policiers
00:52:40qui bloquaient
00:52:41le boulevard Richard Lenoir
00:52:42où ils laissaient
00:52:42massivement sortir des gens
00:52:45ont avancé
00:52:46en criant au mégaphone
00:52:47aux gens de se diriger
00:52:48vers rue de Lyon
00:52:49où apparemment
00:52:50un cortège partirait
00:52:51ils ont essayé d'inciter
00:52:51les personnes
00:52:52à quitter la place de la Bastille
00:52:54pour aller rue de Lyon
00:52:55mais là
00:52:56ils viennent à l'instant
00:52:56de reculer
00:52:57et à ce moment
00:52:57où les policiers ont avancé
00:52:58il y a eu quelques tensions
00:52:59alors un petit peu plus loin
00:53:00rue Saint-Antoine
00:53:01on a vu l'utilisation
00:53:03de jets d'eau
00:53:03on a vu
00:53:04plusieurs gaz lacrymogènes
00:53:06on a vu aussi
00:53:07des mouvements de foule
00:53:08mais au moment
00:53:09ça a duré un certain temps
00:53:10mais au moment
00:53:11où je vous parle
00:53:11la tension est retombée
00:53:13et les policiers
00:53:14qui étaient avancés
00:53:15place de la Bastille
00:53:15ont reculé
00:53:16et sont retournés
00:53:17boulevard Richard Lenoir
00:53:18donc à nouveau
00:53:19la place est en tout cas
00:53:20de notre côté
00:53:21totalement occupée
00:53:22par les manifestants
00:53:23et la situation
00:53:25s'est apaisée
00:53:26après quelques tensions
00:53:28voilà donc on voit
00:53:29toujours ce qui se passe
00:53:30là du côté
00:53:31de la place
00:53:32de la Bastille
00:53:33avec ce point
00:53:34de crispation
00:53:34revenons un instant
00:53:35sur ce qu'a dit
00:53:36Edouard Jeffrey
00:53:36qui fera des annonces
00:53:37plus précises ce soir
00:53:38visiblement sur un plateau télé
00:53:39Yann Brossat
00:53:40et Philippe Ballard
00:53:41mais enfin bon
00:53:41il dit qu'ils vont essayer
00:53:43d'améliorer les choses
00:53:44notamment concernant
00:53:45Parcoursup
00:53:46on n'abroche pas
00:53:47Parcoursup
00:53:47mais on va expliquer
00:53:49comment ça fonctionne
00:53:50est-ce que la réponse
00:53:51est suffisante ?
00:53:53Parcoursup
00:53:53nous on n'est pas fan
00:53:55loin de là
00:53:55l'améliorer
00:53:56ça ne doit pas être
00:53:57bien compliqué quand même
00:53:57on voit qu'il y a un rejet
00:53:59effectivement
00:54:00je ne sais plus
00:54:00qui disait ça tout à l'heure
00:54:01mais de la part de tout le monde
00:54:02aussi bien les étudiants
00:54:03des professeurs
00:54:05il faut diriger
00:54:05les jeunes vers l'enseignement supérieur
00:54:07mais pourquoi ?
00:54:07parce que ça rejoint aussi
00:54:08ce que je vous disais tout à l'heure
00:54:09il y a trop de jeunes qui arrivent
00:54:12mener 80% d'une classe d'âge
00:54:14au bac
00:54:14c'est une folie
00:54:15c'est Jean-Pierre Chevènement
00:54:16qui avait eu cette idée folle
00:54:18il y a quelques dizaines d'années
00:54:19maintenant
00:54:20et bien oui
00:54:21ça fait une sorte de goulot d'étranglement
00:54:23un goulot d'étranglement
00:54:24alors ils essayent de mettre
00:54:25une sorte de
00:54:25je ne sais pas comment on peut l'appeler
00:54:26de garde-triage
00:54:27pour essayer de faire en sorte
00:54:30de retirer les sacs
00:54:31vous savez qu'avant Parcoursup
00:54:32il y avait un système
00:54:33de tirage au sort
00:54:34oui oui
00:54:35j'ai connu
00:54:35qui était très contesté
00:54:36c'est pour ça qu'on a fait
00:54:38Parcoursup en 2018
00:54:39oui mais encore une fois
00:54:41il y a des
00:54:42fatalement
00:54:42enfin je veux dire
00:54:43on en connait tous
00:54:44pendant la circonscription
00:54:45alors j'ai pas de lycée
00:54:46d'enseignement général
00:54:47j'en ai professionnels
00:54:48qui n'ont pas le goût des études
00:54:50autant les mettre en apprentissage
00:54:51le plus vite possible
00:54:52le plus tôt possible
00:54:53plutôt que de les laisser
00:54:55errer comme ça
00:54:56pendant un, deux, trois ans
00:54:57et à l'arrivée
00:54:58de ne pas savoir quoi faire
00:54:59Yann Brossard ?
00:55:00Moi je ne partage pas
00:55:00ce point de vue là
00:55:01et je ne pense pas
00:55:02qu'il soit un problème
00:55:02qu'on ait 80%
00:55:04d'une génération
00:55:04qui accède au bac
00:55:05on est dans un monde
00:55:06qui est de plus en plus complexe
00:55:08de plus en plus difficile
00:55:09on a besoin d'avoir une formation
00:55:10à quel niveau en fait ?
00:55:11On a besoin d'avoir
00:55:11une formation initiale
00:55:13plus élevée
00:55:13et c'est plutôt une bonne nouvelle
00:55:14qu'on ait des gens
00:55:15plus formés
00:55:16simplement
00:55:17on a besoin derrière
00:55:18d'avoir des études
00:55:19qui soient convenables
00:55:20et qui permettent
00:55:21de se projeter
00:55:22dans la vie ensuite
00:55:23mais ce qui m'a frappé
00:55:24dans la prise de parole
00:55:25des ministres
00:55:26d'abord ils sont deux
00:55:27ils sont deux
00:55:27et ils ne disent rien
00:55:28quand vous avez un ministre
00:55:29qui dit
00:55:29on va travailler
00:55:30à améliorer Parcoursup
00:55:32après des mobilisations
00:55:33comme celles
00:55:33qu'on a vues aujourd'hui
00:55:34c'est parfaitement dérisoire
00:55:36et en réalité
00:55:36ce n'est pas eux
00:55:37qui sont responsables
00:55:37de la situation
00:55:38la réalité c'est qu'ils n'ont
00:55:39pas de budget
00:55:39c'est qu'ils n'ont pas de budget
00:55:41pour répondre aujourd'hui
00:55:42aux revendications
00:55:43des lycéens
00:55:44il n'y a plus d'argent
00:55:45à cause de qui ?
00:55:45Ils sont au pouvoir
00:55:46ils sont au pouvoir
00:55:47depuis 10 ans
00:55:47et par ailleurs
00:55:48vous dites
00:55:48il n'y a plus d'argent
00:55:49les aides publiques
00:55:50à quel tour on emprunte
00:55:51les aides publiques
00:55:52aux entreprises
00:55:53c'est 200 milliards d'euros
00:55:54c'est 3 fois le budget
00:55:54de l'éducation nationale
00:55:553 fois le budget
00:55:57de l'éducation nationale
00:55:58c'est pas des aides
00:55:58c'est des exonérations
00:55:59fiscales à 40%
00:56:00de fait c'est des aides
00:56:00si on les rétablis
00:56:01ça fera de l'argent
00:56:02en plus dans les caisses
00:56:02et donc en l'occurrence
00:56:04on a des ministres
00:56:06qui ne peuvent pas répondre
00:56:07notamment sur la question
00:56:08des suppressions de postes
00:56:09parce que
00:56:10le premier ministre
00:56:11a décidé de ne pas
00:56:12ouvrir les vannes
00:56:13et donc comment est-ce
00:56:14que vous allez régler
00:56:15il faut ouvrir les vannes
00:56:15c'est-à-dire qu'il faut
00:56:16mettre de l'argent
00:56:16sur la table
00:56:17oui bien sûr
00:56:18il faut diminuer
00:56:19les aides publiques
00:56:20aux entreprises
00:56:20sans contrepartie
00:56:21et mettre cet argent
00:56:22dans l'éducation nationale
00:56:23pour faire en sorte
00:56:24qu'on ait un enseignant
00:56:25devant chaque classe
00:56:26parce que comment
00:56:27le ministre peut dire
00:56:28on va régler ce problème
00:56:30qui pourtant traîne
00:56:31depuis des années
00:56:31sans créer des postes
00:56:33supplémentaires
00:56:33c'est pas vrai
00:56:34il dit pas la vérité
00:56:35et les lycéens
00:56:36sont suffisamment intelligents
00:56:38pour le comprendre
00:56:38d'eux-mêmes
00:56:39est-ce que
00:56:39je peux poser une question
00:56:40est-ce qu'on sait
00:56:411700 postes supprimés
00:56:43est-ce qu'on sait
00:56:44ce que ça coûte
00:56:441700 postes d'enseignants
00:56:46plusieurs dizaines
00:56:47de milliards d'euros
00:56:48oui incontestablement
00:56:49bien sûr
00:56:49milliards d'euros
00:56:50oui bien sûr
00:56:51pour 1600
00:56:51ah oui bien sûr
00:56:52alors pardon
00:56:53je vous interromps
00:56:54parce qu'on va retourner
00:56:54sur place
00:56:55avec nos reporters
00:56:56et on voit donc
00:56:57cette colonne de CRS
00:56:58qui se met en position
00:56:59pour tenter de rétablir
00:57:01le cas de place
00:57:02de la baisse
00:57:02justement Julie
00:57:02mais pour pas que la caméra
00:57:06vous êtes en direct
00:57:09absolument
00:57:10situation très confuse ici
00:57:12avec un face à face
00:57:13très tendu
00:57:14depuis plusieurs minutes
00:57:15entre les manifestants
00:57:16et les forces de l'ordre
00:57:17image très impressionnante
00:57:18on voit de nombreux
00:57:19parapluies noires
00:57:21tendues par les manifestants
00:57:22vous le voyez juste ici
00:57:24et donc il y a vraiment
00:57:25des jets de projectiles
00:57:26sans cesse
00:57:27en direction
00:57:27des forces de l'ordre
00:57:28il y a également
00:57:28une unité de la Bravem
00:57:29qui est prête à intervenir
00:57:32qui est juste sur le côté
00:57:33et vous le voyez
00:57:33il y a le canon en haut
00:57:34qui était encore en usage
00:57:36il y a quelques instants
00:57:37on a de nouveaux projectiles
00:57:38les CRS qui sont
00:57:39juste ici
00:57:40en face
00:57:41il y a ces parapluies
00:57:42il y a ces individus en noir
00:57:44il y a ces sommations
00:57:45qui sont effectuées
00:57:45depuis tout à l'heure
00:57:46par les forces de l'ordre
00:57:46pour appeler la dispersion
00:57:48ça n'a pas d'incidence
00:57:50pour l'instant
00:57:50sur
00:57:50attention
00:57:51voilà
00:57:53avec des mouvements de foule
00:57:54comme ceci
00:57:55très réguliers
00:57:56lorsqu'il y a des charges
00:57:57de la part des policiers
00:57:59et là
00:58:00on est juste à côté
00:58:00d'un kiosque
00:58:01on va le montrer à l'image
00:58:02qui a été
00:58:03en partie pillé tout à l'heure
00:58:05on va montrer le kiosque à l'image
00:58:07qui a été en partie pillé
00:58:08il a été refermé depuis
00:58:09avec des signes
00:58:10des symboles anarchistes
00:58:11et en fait juste à côté
00:58:12on va vous montrer
00:58:13sur la gauche
00:58:15il y a aussi eu
00:58:15beaucoup de dégradations
00:58:16qui ont été faites
00:58:17au niveau de ce restaurant
00:58:19sur la place de la Bastille
00:58:20avec des vitres brisées
00:58:22et tout un tas
00:58:23d'éléments
00:58:24qui ont été arrachés
00:58:24pour en faire des projectiles
00:58:26alors que vous le voyez
00:58:27il y a un nouveau mouvement
00:58:28de la police
00:58:29qui se redéploie
00:58:29qui essaye en fait
00:58:30d'éloigner
00:58:32de disperser les groupes
00:58:33qui sont parfois
00:58:34extrêmement compact
00:58:35avec tout va bien
00:58:36avec de nouveau
00:58:37une avancée des policiers
00:58:38qui essayent de disperser
00:58:40les groupes les plus violents
00:58:41et vous le voyez
00:58:42il y a les camions
00:58:43qui vont avancer sur la place
00:58:44on va les voir
00:58:44un petit peu plus loin
00:58:45l'avancée massive
00:58:47de ces nombreux camions
00:58:49de police
00:58:50avec des policiers au sol
00:58:51qui vont essayer d'avancer
00:58:52le but à présent
00:58:54pour les forces de l'ordre
00:58:54va être d'essayer
00:58:54de vider petit à petit
00:58:56la place
00:58:56de créer un étau
00:58:58pour en fait
00:58:58pousser les manifestants
00:59:00et finalement
00:59:01leur permettre
00:59:02d'évacuer la place
00:59:03mais c'est évidemment
00:59:04loin d'être gagné
00:59:05parce qu'il y a beaucoup
00:59:06de monde
00:59:06et beaucoup
00:59:07beaucoup d'individus
00:59:08camouflés
00:59:09habillés en noir
00:59:10qui se mélangent
00:59:10qui sont très mobiles
00:59:11cela ne se font
00:59:12jamais arrêter
00:59:13et ils arrivent
00:59:15à se mélanger
00:59:15à se fondre dans la foule
00:59:16et à créer des actions
00:59:17violentes très rapidement
00:59:19d'autant qu'il y a
00:59:20une partie
00:59:21des manifestants
00:59:22qui veut se diriger
00:59:22maintenant vers
00:59:23la place de la nation
00:59:24une espèce de cortège
00:59:25qui se forme
00:59:25pour aller place de la nation
00:59:26c'est une stratégie
00:59:28en fait
00:59:28pour orienter le flux
00:59:29c'est Dominique
00:59:30qui en parlait tout à l'heure
00:59:31c'est exactement ça
00:59:32c'est en fait
00:59:32pour vider un peu
00:59:33la place de la vestige
00:59:34on voit les véhicules
00:59:35avancer progressivement
00:59:37tout à fait
00:59:37pour pousser
00:59:39les manifestants
00:59:40à rejoindre
00:59:41justement la rue
00:59:42indiquée
00:59:42et c'est surtout
00:59:43en fait
00:59:44pour isoler
00:59:44notamment les éléments
00:59:45à risque
00:59:46éléments à risque
00:59:47qui il y a quelques minutes
00:59:48ont quand même chargé
00:59:48nos collègues
00:59:49quand vous vous retrouvez
00:59:50avec des syndicalistes
00:59:51en chasub
00:59:52comme on vient de les voir
00:59:53qui se mettent devant
00:59:53les camions
00:59:55qu'est-ce que vous faites
00:59:56vous descendez
00:59:57vous leur dites
00:59:57écoutez
00:59:57poussez-vous
00:59:58dégagez
00:59:59voyez parce que là
01:00:00on les voit
01:00:02après faire de l'opposition
01:00:03comme ça
01:00:03des manœuvres
01:00:04de maintien de l'ordre
01:00:05c'est contre-productif
01:00:07parce que l'idée
01:00:08c'est vraiment
01:00:09de disperser la foule
01:00:10et de surtout
01:00:12encore une fois
01:00:12de séparer
01:00:13ceux qui sont pacifiques
01:00:15des professionnels
01:00:16de la casse
01:00:16tout simplement
01:00:16là là
01:00:17ils avancent en colonne
01:00:19tranquillement
01:00:19pour le moment
01:00:20c'est comme ça
01:00:21on fait en fait
01:00:22un balayage
01:00:23notamment
01:00:24des grandes places
01:00:25pour faire partir
01:00:26avec le soleil
01:00:26dans le visage
01:00:27c'est pas très pratique
01:00:28ça
01:00:28et oui
01:00:30ça c'est clair
01:00:31c'est un inconvénient
01:00:32surtout avec les visières
01:00:32qui en général
01:00:34accentuent
01:00:35l'effet des rayons
01:00:36vous voyez
01:00:36on voit face au véhicule
01:00:37une espèce
01:00:38de petite chaîne humaine
01:00:39là
01:00:39avec ces syndicalistes
01:00:41en chasub
01:00:41nous sommes avec
01:00:42Louis Letoublon
01:00:43qui nous a rejoint
01:00:44vice-président
01:00:44de l'organisation
01:00:45Les Lycéens
01:00:45Théo Hamsadi
01:00:46est là aussi
01:00:47le président
01:00:47des jeunes républicains
01:00:48mais Louis Letoublon
01:00:49vous étiez avec
01:00:49le ministre
01:00:49de l'éducation nationale
01:00:50et le ministre
01:00:51de l'enseignement supérieur
01:00:51ils doivent faire
01:00:53des annonces ce soir
01:00:54ils ont déjà
01:00:54un peu pris la parole
01:00:55qu'est-ce que vous en dites ?
01:00:56ils ont pris la parole
01:00:57récemment
01:00:58moi aussi
01:00:59à la sortie du rendez-vous
01:01:01ce que je peux vous dire
01:01:02c'est qu'ils ont fait
01:01:03un certain nombre
01:01:04d'annonces
01:01:04sur plusieurs sujets
01:01:06on est satisfaits
01:01:07sur un de ces sujets
01:01:08sur tout le reste
01:01:09on continue
01:01:10la mobilisation
01:01:12on peut commencer
01:01:13par les bonnes nouvelles
01:01:14sur la démocratie scolaire
01:01:16le ministre de l'éducation
01:01:18nous a annoncé
01:01:19un certain nombre de choses
01:01:21c'est très technique
01:01:22je ne sais pas
01:01:23si vous voulez
01:01:23que je rentre dans
01:01:25dites-nous en gros
01:01:26un petit résumé
01:01:27en gros
01:01:27déjà
01:01:28à l'esprit de synthèse
01:01:29allez-y
01:01:29l'idée
01:01:30c'est qu'on va avoir
01:01:31une meilleure représentation
01:01:34des lycéennes
01:01:34et des lycéens
01:01:36dans les établissements
01:01:37au sein des établissements
01:01:39avec la création
01:01:40de budgets participatifs
01:01:42de fonds de vie lycéenne
01:01:43qui seront alloués
01:01:44aux lycéennes
01:01:45et aux lycéens
01:01:46qui pourront mener
01:01:47comme ça des projets
01:01:48on a également
01:01:49au sein des instances nationales
01:01:51je pense au conseil supérieur
01:01:52de l'éducation
01:01:53où on va élargir
01:01:55le nombre
01:01:56de représentants lycéens
01:01:58on va créer
01:01:59un collège spécial
01:02:01pour les lycéens
01:02:03du professionnel
01:02:05et on croit
01:02:07que c'est très important
01:02:08pour que les lycéennes
01:02:09et les lycéens du professionnel
01:02:11soient amenés
01:02:11à s'exprimer
01:02:12car dans nos instances
01:02:15on voit qu'ils sont
01:02:17finalement assez peu
01:02:18amenés à parler
01:02:19et que c'est compliqué
01:02:21pour elles et eux
01:02:22de s'engager
01:02:23parce que
01:02:25souvent ça revêt
01:02:26d'ailleurs des réalités sociales
01:02:27qui sont assez positifs
01:02:28et ce qui manque alors ?
01:02:30Et donc ce qui manque
01:02:30c'est tout le reste
01:02:31c'est les conditions
01:02:33matérielles d'études
01:02:34des lycéens
01:02:34c'est leur santé mentale
01:02:35on n'a même pas parlé
01:02:36des rythmes scolaires
01:02:37ça n'a même pas été abordé
01:02:38ce sera peut-être annoncé ce soir
01:02:39non
01:02:40sinon il nous en aurait parlé
01:02:42il y a un plan
01:02:42un plan d'urgence
01:02:43sur l'histoire
01:02:45des remplacements
01:02:46il sera aussi annoncé
01:02:47je vais y venir
01:02:48sur les remplacements
01:02:49effectivement
01:02:50on en a parlé
01:02:51déjà il nous a dit
01:02:53seule chose concrète
01:02:54qu'il nous a dit
01:02:55c'est que
01:02:57aucun professeur
01:02:58en lycée
01:02:59ne serait supprimé
01:02:59dans le PLF
01:03:002027
01:03:02que les 800
01:03:03finalement on renonce
01:03:04à supprimer
01:03:05des postes d'enseignants
01:03:06dans ce budget
01:03:06je ne sais pas
01:03:07alors non
01:03:07petite nuance
01:03:09ils nous disent
01:03:11que
01:03:11car l'an prochain
01:03:13180 000 élèves
01:03:15disparaissent
01:03:16finalement
01:03:17à cause de la baisse démographique
01:03:19d'ailleurs
01:03:21c'est pas qu'ils disparaissent
01:03:21c'est qu'ils ne rentreront pas
01:03:23et bien
01:03:24à cause de cette baisse démographique
01:03:26on va avoir une baisse
01:03:28quand même
01:03:28dans les collèges
01:03:29836 professeurs
01:03:31et dans le primaire
01:03:34donc
01:03:34mais apparemment
01:03:35au lycée
01:03:35il n'y aurait pas de baisse
01:03:36ils disent
01:03:37mobiliser
01:03:37toutes les personnes
01:03:42reçues au concours
01:03:43sur les listes complémentaires
01:03:45pour mettre en place
01:03:46pour faire du remplacement
01:03:48et en gros
01:03:49ils nous disent
01:03:50que
01:03:50ça sera la priorité
01:03:51dans les rectorats
01:03:52actuellement
01:03:52on n'a pas de chiffres
01:03:53on n'a pas de plan précis
01:03:54ça va quand même
01:03:55plutôt dans le bon sens
01:03:55c'est pas suffisant
01:03:56mais ça va dans le bon sens
01:03:57en fait
01:03:57oui
01:03:58ça va dans le bon sens
01:03:58sur ce qu'ils nous disent
01:03:59mais on a
01:04:00rien de précis
01:04:01et donc là dessus
01:04:02on est déçu
01:04:03pareil sur l'orientation
01:04:04il nous a rien dit
01:04:05il y avait pourtant
01:04:05le ministre de l'enseignement supérieur
01:04:07qui était là
01:04:07qui n'a pas
01:04:08dit grand chose
01:04:09alors nous sommes aussi
01:04:10qu'il y a Théo
01:04:11Théo Hamza Adi
01:04:12président des jeunes républicains
01:04:13bonjour
01:04:14bonjour
01:04:14que pensez-vous de la mobilisation
01:04:16qui est assez importante
01:04:17aujourd'hui
01:04:17place de la Bastille
01:04:19assez importante
01:04:20mais moi j'aimerais quand même
01:04:21la relativiser
01:04:22et vraiment je veux porter
01:04:23la voix d'une jeunesse
01:04:24qui n'est pas suffisamment entendue
01:04:25c'est que je pense
01:04:26que la majorité des jeunes
01:04:27ils sont chez eux aujourd'hui
01:04:29et ils sont déçus
01:04:30voire dépités
01:04:31de voir leur établissement
01:04:32fermé
01:04:32leur établissement bloqué
01:04:33les lycées
01:04:34les universités
01:04:35et la majorité des jeunes
01:04:36pour vous c'est la majorité
01:04:38silencieuse c'est ça ?
01:04:39mais c'est ça
01:04:40désolé mais là derrière vous
01:04:41je vois des drapeaux
01:04:41des syndicats
01:04:42je vois parfois
01:04:42des faucilles et des marteaux
01:04:44la majorité des jeunes
01:04:45elle n'est pas communiste
01:04:46elle n'est pas soviétique
01:04:46donc là on a des militants
01:04:48on a des gens
01:04:49qui sont engagés
01:04:49pour leur cause
01:04:50moi je suis engagé
01:04:51pour la mienne
01:04:51donc je respecte ça
01:04:52à condition qu'ils le fassent
01:04:53dans le respect de la loi
01:04:54mais je veux le dire vraiment
01:04:55la majorité des jeunes
01:04:56elle subit les blocages
01:04:58elle subit les manifestations
01:04:59de gens qui dégradent
01:05:00parfois leur lycée
01:05:01on parle notamment
01:05:02de bâtisse scolaire
01:05:03effectivement il y a des lycées
01:05:04qui sont dans un état catastrophique
01:05:05ça c'est factuel
01:05:07par contre moi dans ma région
01:05:08il y en a qui ont été dégradés aussi
01:05:08en Gironde
01:05:09justement
01:05:09il y a un lycée du côté à Gironde
01:05:11le lycée Les Iris à Lormont
01:05:12où il y a pour plusieurs centaines
01:05:14de milliers d'euros de dégâts
01:05:15justement je voulais y venir
01:05:16en Occitanie notamment
01:05:17il y a des dégradations aussi
01:05:18c'est ma région de lycées
01:05:20mais les lycées
01:05:20ils ne sont pas vêtus
01:05:21ce qu'on voit dans le fond
01:05:22le lycée notamment
01:05:23Nelson Mandela
01:05:23qu'on a vu en Nantes
01:05:24je veux dire il y a des milliers
01:05:25de lycéens
01:05:26qui rêveraient d'avoir des lycées
01:05:27comme ça
01:05:27donc non je pense qu'en réalité
01:05:28il y a un phénomène
01:05:29dont on parle peu
01:05:29c'est qu'il y a des gens
01:05:31qui sont seulement là
01:05:31parce qu'ils ont la culture
01:05:33de la manifestation
01:05:34de la grève en eux
01:05:35ils sont militants
01:05:36ils sont syndicalisés
01:05:37ça leur fait plaisir
01:05:38alors évidemment
01:05:39il y a plein de choses
01:05:39à refaire dans l'éducation
01:05:41je voulais y revenir aussi
01:05:43mais c'est pas fini
01:05:44puisqu'il y a une nouvelle journée
01:05:45de mobilisation et de grève
01:05:46prévue mardi prochain
01:05:47très bien
01:05:47mais franchement
01:05:48c'est à dire que
01:05:49les blocus
01:05:50les perturbations vont continuer
01:05:52mais ça
01:05:53je le déplore
01:05:55parce que
01:05:55et je déplore encore plus
01:05:56quand on voit ensuite
01:05:57des images
01:05:57où on a des professeurs
01:05:58qui se font lâcher par terre
01:05:59des policiers
01:06:00qui se font agresser
01:06:01donc ça c'est un premier point
01:06:02après moi je ne suis pas aveugle
01:06:04je sais très bien
01:06:05qu'il y a des choses
01:06:05qui ne vont pas
01:06:05dans l'éducation nationale
01:06:06et notamment
01:06:07je suis ici pour porter
01:06:08notamment la voix
01:06:09de mon candidat
01:06:10Bruno Retailleau
01:06:11on considère vraiment
01:06:12que l'école républicaine
01:06:13elle n'est plus républicaine
01:06:14parce qu'elle a sur plus
01:06:15sa mission
01:06:15de remplir et de préserver
01:06:17enfin de garantir
01:06:17une égalité des chances
01:06:18et pour ça
01:06:19tout à l'heure
01:06:19le sénateur Brossat
01:06:20a parlé notamment
01:06:21du
01:06:22enfin
01:06:23c'est opposé à la sélection
01:06:24dans la grande culture
01:06:25de la gauche
01:06:25mais ce qui tue la jeunesse
01:06:27ce n'est pas la sélection
01:06:28bien au contraire
01:06:29ce qui tue la jeunesse
01:06:30c'est qu'on la pousse
01:06:31à avoir son brevet
01:06:31puis son bac
01:06:32alors qu'un tiers des jeunes
01:06:34ne savent pas lire à 15 ans
01:06:35ce qui tue la jeunesse
01:06:36c'est qu'on les pousse
01:06:36à aller dans des filières
01:06:37comme psycho-droit-philosophie
01:06:38alors qu'au final
01:06:39au bout de deux ans
01:06:40trois ans
01:06:40ils se disent
01:06:41bah non c'est pas fait pour moi
01:06:42ça c'est en fait
01:06:43c'est autant d'années
01:06:44qui coûtent aux contribuables
01:06:45et c'est autant d'années
01:06:46perdues pour les jeunes
01:06:53Nicolas Sarkozy
01:06:53ça quand même aussi
01:06:55ça fait longtemps Nicolas Sarkozy
01:06:56oui bon ça fait longtemps
01:06:57non mais si vous voulez
01:06:57c'était 14 ans
01:06:59ça fait 14 ans
01:06:59non mais pardonnez-moi
01:07:00enfin il y a quand même
01:07:00un truc sur lequel
01:07:01j'aimerais revenir
01:07:02c'est-à-dire que
01:07:03monsieur nous dit
01:07:04que là il y a une majorité silencieuse
01:07:06si vous voulez
01:07:07au forum BFM hier soir
01:07:08il y avait Lorenzo
01:07:08qui nous vient de Bretagne
01:07:09qui lui fait partie
01:07:10des mobilisations
01:07:11qui n'est absolument
01:07:12qui est comme moi
01:07:13dans aucun parti politique
01:07:14dans aucun syndicat
01:07:16et qui me dit que
01:07:16dans sa région
01:07:18c'est pareil
01:07:18c'est-à-dire qu'on a plein de gens
01:07:20qui ne se reconnaissent
01:07:20dans aucun parti politique
01:07:22ou dans aucun syndicat lycéen
01:07:23et qui pourtant quand même
01:07:24prennent part aux mobilisations
01:07:26et sont en total accord
01:07:27avec les revendications
01:07:28et j'ai envie d'ajouter quelque chose
01:07:30vous vous êtes président
01:07:31des jeunes républicains
01:07:33vous auriez pu quand même
01:07:34de temps en temps
01:07:35quand même alerter
01:07:36madame Pécresse
01:07:36quand même sur
01:07:38l'excellent bilan
01:07:39à la région
01:07:40l'excellent bilan
01:07:41l'excellent bilan
01:07:42bien sûr
01:07:42sur les rats dans les lycées
01:07:43sur les rats dans les lycées
01:07:44ou sur
01:07:44ça fait quand même un certain temps
01:07:48aussi qu'elle est là
01:07:48et puis si je puis me permettre
01:07:50oui bien sûr
01:07:51parce que quand on voit
01:07:52les images que les jeunes
01:07:53au forum BFM
01:07:53nous ont montré hier soir
01:07:54c'est à vomir
01:07:55peut-être que c'est les lycées
01:07:56dans lesquelles la gauche a lisé
01:07:58madame Pécresse
01:07:58madame Pécresse
01:07:59elle gagne quand
01:07:59les élections régionales
01:08:00en Ile-de-France
01:08:01écoutez elle va les regagner
01:08:05elle est là depuis suffisamment longtemps
01:08:09pour que trois quarts des lycées
01:08:12de la région
01:08:12sont rénovés
01:08:13je suis désolé
01:08:13vous parlez de la Seine-Saint-Denis
01:08:15il y a énormément de lycées
01:08:16qui sont rénovés
01:08:16moi demain
01:08:17je suis président de la région
01:08:18Ile-de-France
01:08:18j'apprends qu'il y a des rats
01:08:19je fais un truc
01:08:20je sais pas
01:08:20très bien
01:08:21vous l'envolez
01:08:21trois quarts des lycées
01:08:22j'appelle peut-être des ratiseurs
01:08:24j'appelle peut-être des ratiseurs
01:08:26bah apparemment c'est pas fait
01:08:27alors on va retourner sur le terrain
01:08:28on va retourner place de la Bastille
01:08:29avant de vous laisser
01:08:30de nouveau discuter et débattre
01:08:31savoir comment ça se passe
01:08:33on a vécu des moments de tension
01:08:34est-ce que c'est en train
01:08:35de s'apaiser là en ce moment ou pas ?
01:08:40écoutez on est un peu en suspens
01:08:42situation compliquée quand même
01:08:43vous voyez sur ces images
01:08:45il y a des centaines de manifestants
01:08:47qui se sont assis
01:08:48au milieu de cette place de la Bastille
01:08:51et ils sont entourés
01:08:52des CRS
01:08:54qui ont donc considérablement avancé
01:08:56parce qu'en fait
01:08:56ce qui se passe depuis plusieurs minutes
01:08:57ici vous l'avez compris désormais
01:08:59c'est que les forces de l'ordre
01:09:00essayent de faire avancer
01:09:02les manifestants restants
01:09:04vers la place de la nation
01:09:06où il a été décidé par la préfecture
01:09:08que cette manifestation
01:09:10allait se poursuivre
01:09:11notamment en raison de l'affluence
01:09:13ici sur la place de la Bastille
01:09:15le problème c'est que
01:09:15malgré plusieurs appels
01:09:17aux mégaphones
01:09:18de la part des CRS
01:09:20il y a un cortège effectivement
01:09:21qui est parti en direction
01:09:23de la place de la nation
01:09:24mais il y a encore
01:09:24plusieurs centaines
01:09:26peut-être plusieurs milliers
01:09:27de personnes
01:09:28toujours rassemblées ici
01:09:29sur la place de la Bastille
01:09:31au moment précis
01:09:33où je vous parle
01:09:34c'est plutôt calme
01:09:35vous voyez qu'il y a
01:09:36tous ces manifestants
01:09:37qui se sont assis
01:09:38il y a aussi
01:09:39des chaînes humaines
01:09:40qui se sont formées
01:09:41avec notamment
01:09:42des représentants
01:09:43de la CGT
01:09:43qui se placent
01:09:44en première ligne
01:09:45entre les manifestants
01:09:47et les forces de l'ordre
01:09:47pour faire en quelque sorte
01:09:49tampon
01:09:50et apaiser les tensions
01:09:51donc voilà
01:09:52pour le moment
01:09:52on est un peu
01:09:53dans l'attente
01:09:55mais ce qui est sûr
01:09:55c'est qu'il y a toujours
01:09:57énormément de personnes
01:09:58qui sont restées ici
01:09:59sur la place de la Bastille
01:10:00et donc qui n'ont pas
01:10:01avancé vers nation
01:10:03comme c'était souhaité
01:10:04par les forces de l'ordre
01:10:05et la préfecture
01:10:08Stanislas Godon
01:10:09ça n'a pas arrangé les choses
01:10:10si ces jeunes s'assillent
01:10:12ça soit
01:10:12font des chaînes humaines
01:10:15comment vous allez pouvoir
01:10:17disperser
01:10:17tout ce beau monde ?
01:10:19Bien évidemment
01:10:19puisque le but
01:10:21encore une fois
01:10:21je le redis
01:10:22c'était de faire partir
01:10:23un maximum de personnes
01:10:25en faisant un mouvement lent
01:10:26jusqu'à la place de la nation
01:10:28pour surtout
01:10:29et ça c'est important
01:10:29de le rappeler
01:10:30séparer avec les professionnels
01:10:32de la case
01:10:32bon là la tension
01:10:33a l'air d'être redescendue
01:10:34espérons que ça reste
01:10:36en l'état
01:10:37et qu'on ne soit pas
01:10:38obligé de nouveau
01:10:39d'intervenir
01:10:39mais bon
01:10:41je fais confiance
01:10:42à mes collègues
01:10:43sur le terrain
01:10:43qui est aux ordres
01:10:44de la salle
01:10:45vont essayer de gérer ça
01:10:47du mieux possible
01:10:47Mais c'est-à-dire que le canon à eau
01:10:48va fonctionner de nouveau
01:10:49pour évacuer
01:10:50ceux qui sont face à eux
01:10:51notamment ils ont mis
01:10:53des déplanches en bois
01:10:54ils se protagent derrière
01:10:54Alors s'ils sont
01:10:56effectivement violents
01:10:57et qu'ils commencent
01:10:58à de nouveau jeter
01:10:59des projectiles
01:11:00il est possible
01:11:01que le canon à eau
01:11:02soit de nouveau utilisé
01:11:02après si c'est des sittings
01:11:04je pense que ça justifie
01:11:05Mais en fait
01:11:06plus la place de la Bastille
01:11:07s'évacue
01:11:07c'est-à-dire que ce sont
01:11:08les gens raisonnables
01:11:09qui quittent la place de la Bastille
01:11:10plus vous allez vous retrouver
01:11:12vous allez pouvoir
01:11:13isoler le groupe
01:11:14le groupe d'éléments hostiles
01:11:15Isoler le groupe
01:11:16et puis surtout faire partir
01:11:17l'ensemble en fait
01:11:19des manifestants
01:11:20ou des récalcitrants
01:11:21mais vous savez
01:11:22les récalcitrants
01:11:23souvent ce sont des professionnels
01:11:24qui savent tout aussi
01:11:26se prendre la poudre d'escampette
01:11:28et puis se sauver
01:11:29pour justement pas être pris
01:11:30On va avoir quelques-uns
01:11:31qui se lèvent
01:11:33peut-être qu'on leur a demandé
01:11:34de reculer justement
01:11:35et de s'en aller
01:11:35pour compléter
01:11:37ce qui vient d'être dit
01:11:38c'est effectivement
01:11:39vous les voyez plus
01:11:40les agitateurs
01:11:40ils ont disparu
01:11:41ils sont repartis dans la foule
01:11:43parce qu'en fait
01:11:43comme la plupart des manifestants
01:11:46sont partis
01:11:47ou une grande partie
01:11:47il vient d'y avoir
01:11:47une dernière sommation
01:11:48c'est ce que nous disent
01:11:49nos équipes sur place
01:11:50notre équipe sur place
01:11:51on va faire des dernières sommations
01:11:52la dernière sommation
01:11:53c'est vraiment
01:11:54voilà
01:11:54donc après on est obligé
01:11:55de partir
01:11:56l'appareil que tient
01:11:56le monsieur que vous voyez ici
01:11:57c'est un commissaire de police
01:11:58donc c'est une autorité
01:11:59un commissaire de police
01:12:01qui tient ce mégaphone
01:12:02qui s'appelle un hyper spike
01:12:03ça a été mis au point
01:12:04il y a deux ou trois ans
01:12:05dans les manifs
01:12:06c'est un gros porte-voix
01:12:08qui s'entend au moins
01:12:09à 200 mètres
01:12:10et qui donc
01:12:11qui fait les sommations
01:12:12première
01:12:12deuxième
01:12:13troisième sommation
01:12:14la troisième
01:12:15étant la deuxième
01:12:16répétée
01:12:17et à partir de là
01:12:18ça veut dire que
01:12:18les forces de l'ordre
01:12:19vont avancer
01:12:21donc il y a des jeunes
01:12:22qui ont tendu
01:12:22ces sommations
01:12:23qui étaient assis
01:12:24qui se lèvent
01:12:25et qui vont partir
01:12:26vers la place de la nation
01:12:27et maintenant
01:12:29les policiers
01:12:30vont faire
01:12:31avancer leur matériel
01:12:32les camions
01:12:33il vient de lancer
01:12:33des gaz à crimeaux
01:12:34voilà
01:12:34l'abravème doit être
01:12:36à l'intérieur
01:12:36de la place de la nation
01:12:37pour repérer
01:12:39des fauteurs de troubles
01:12:40donc des black blocs
01:12:41qui ne vont pas manquer
01:12:42d'intervenir
01:12:42au moment où les policiers
01:12:43vont avancer
01:12:44voyez
01:12:45donc ça veut dire
01:12:46que là
01:12:47la salle de commandement
01:12:48a demandé
01:12:49à ce que
01:12:49la place de la nation
01:12:51soit évacuée
01:12:53qu'on arrête
01:12:54que les policiers
01:12:55cessent de se laisser caillasser
01:12:57voilà
01:12:57on a deux équipes
01:12:58sur place
01:12:59qui a pu entendre
01:12:59justement
01:13:00ces éléments
01:13:01ces dernières sommations
01:13:17dans la confusion
01:13:17on entend ordre d'évacuer
01:13:19c'est ce qu'on a entendu
01:13:20il y a des affrontements directs
01:13:21et puis il y a des tentatives
01:13:22d'interpellation
01:13:22quoi
01:13:23Stanislas Godon
01:13:23et puis on a été chargé
01:13:25il faut le dire
01:13:26on a eu des retours
01:13:27notamment de collègues
01:13:28est-ce que vous m'entendez
01:13:29c'était moi qui ai été lancé
01:13:30ou pas
01:13:30oui allez-y
01:13:31allez-y
01:13:34corde
01:13:34est-ce que c'est moi
01:13:35qui ai été lancé
01:13:36oui oui
01:13:36c'est en direct
01:13:37mais j'ai été coupé
01:13:38qu'est-ce qui s'est passé
01:13:39non
01:13:40on n'a pas entendu
01:13:41maintenant on entend très bien
01:13:42je suis en direct
01:13:42excusez-moi
01:13:43on est fait
01:13:45pardonnez-moi
01:13:46effectivement
01:13:46il y a beaucoup de confusion
01:13:47autour de nous
01:13:47et c'est gaz lacrymogène
01:13:49qui rendent aussi
01:13:50l'expression difficile
01:13:50mais regardez
01:13:51on voit bien ici
01:13:53l'étau qui est en train
01:13:54d'être resserré
01:13:54de la part des forces de mort
01:13:55qui avancent
01:13:56avec leur camion
01:13:57et avec des policiers au sol
01:13:59vers le centre
01:13:59de la place de la Bastille
01:14:00pour essayer de l'évacuer
01:14:01avec encore une fois
01:14:03des jets de projectiles
01:14:04la situation est
01:14:04toujours très très confuse
01:14:06il y a ce camion à eau
01:14:07qui a été en action
01:14:08il y a encore quelques instants
01:14:09qui avancent aussi
01:14:10il y a des policiers
01:14:11de la Bravem
01:14:11on les voit
01:14:12juste sur la gauche
01:14:13ce sont ces policiers
01:14:13qui ont des casques de moto
01:14:15vous savez les Bravem
01:14:16ce sont ces unités
01:14:17très mobiles
01:14:17qui peuvent intervenir
01:14:18de façon très rapide
01:14:19sur les éléments
01:14:20les plus violents
01:14:21sur les groupes
01:14:22les plus violents
01:14:22pour essayer de les disperser
01:14:23ou de procéder
01:14:24à des interpellations
01:14:25et là on voit vraiment bien
01:14:26sur cette image
01:14:27l'avancée des policiers
01:14:29vers les centaines
01:14:30de manifestants
01:14:30qui sont encore là
01:14:31on va s'avancer
01:14:32un petit peu
01:14:33et voir vraiment
01:14:34que la place
01:14:34elle est en train d'être
01:14:36les policiers sont en train
01:14:37d'en prendre possession
01:14:37avec les sommations
01:14:38qu'on entend en direct
01:14:39qui sont en train
01:14:40d'être effectuées
01:14:41dernière sommation
01:14:42avant usage
01:14:43de gaz lacrymogène
01:14:44c'est ce que j'entends
01:14:45il y a aussi
01:14:45des forts bruits
01:14:47de projectiles
01:14:50excusez-moi
01:14:51de grenades
01:14:52des encerclements
01:14:52qui sont
01:14:53ou en tout cas
01:14:54qui ressemblent
01:14:55de fortes détonations
01:14:56et évidemment
01:14:57il y a beaucoup de confusion
01:14:58avec parfois
01:14:58des mouvements de foule
01:15:00là vous allez voir
01:15:01les policiers de la Bravem
01:15:01qui sont vraiment
01:15:02au centre de la place
01:15:03et qui font face
01:15:05aux manifestants
01:15:06qui lancent
01:15:09des projectiles également
01:15:11situation très confuse
01:15:12et tentative
01:15:12de la part des forces
01:15:13de l'ordre
01:15:13de vraiment vider
01:15:14évacuer
01:15:15cette place de la nation
01:15:17et on voit sur le plan large
01:15:18Dominique
01:15:19qu'on a dirigé
01:15:20la foule
01:15:21vers la rue
01:15:23du football
01:15:23Saint-Antoine
01:15:24qui conduit
01:15:25place de la nation
01:15:27boulevard Richard Lenoir
01:15:28également
01:15:28pour évacuer petit à petit
01:15:30cette place de la Bastille
01:15:31absolument
01:15:31c'est une stratégie
01:15:32de la préfecture de police
01:15:33donc on en parle
01:15:33depuis trois quarts d'heure
01:15:34maintenant
01:15:35donc faire
01:15:36vider cette place
01:15:37de la Bastille
01:15:38faire offrir
01:15:40une possibilité
01:15:40de partir
01:15:41à ceux qui accepteront
01:15:42de s'en aller
01:15:43vers la place
01:15:44de la nation
01:15:45et on a vu tout à l'heure
01:15:46sur les images
01:15:47je ne sais pas si on peut
01:15:47les revoir
01:15:48que les personnes
01:15:49qui faisaient
01:15:50face aux policiers
01:15:52pacifiquement
01:15:52qui refusent de reculer
01:15:53il n'y a pas de lycéens
01:15:54moi je n'ai pas vu de lycéens
01:15:56on avait un monsieur
01:15:57aux cheveux gris
01:15:57on a vu une dame
01:15:59il n'y a pas de lycéens
01:16:00il n'y avait pas de lycéens
01:16:01tout à l'heure
01:16:02dans ce qu'on voyait
01:16:04donc c'est vrai que
01:16:05jusqu'à présent
01:16:07cette manifestation
01:16:07s'est très bien passée
01:16:08malheureusement
01:16:09depuis trois quarts d'heure
01:16:10maintenant
01:16:10c'est beaucoup plus tendu
01:16:11comme à chaque fois
01:16:12comme à chaque fois Olivier
01:16:13parce que
01:16:15ceux qui veulent
01:16:15ce n'est pas décrédibiliser
01:16:18le mouvement lycéen
01:16:18c'est juste des gens
01:16:19qui viennent s'entraîner
01:16:21au chaos
01:16:22qui n'ont rien à voir
01:16:23avec des lycéens
01:16:23encore une fois
01:16:24c'est important de le dire
01:16:25donc qui viennent ici
01:16:26affronter les forces de l'ordre
01:16:27c'est presque un entraînement
01:16:29pour eux
01:16:29c'est une opportunité
01:16:31une opportunité
01:16:32c'est-à-dire que
01:16:32quand ils ont décidé
01:16:33de venir
01:16:34ce sont des black blocs
01:16:35ce sont des antifas
01:16:36donc de venir ici
01:16:38ils attendent que
01:16:39la situation se pose
01:16:41quelque part
01:16:41c'est toujours en fin de manif
01:16:42voilà
01:16:42tout le monde est là
01:16:43l'ordre d'évacuer est donné
01:16:45et ils vont choisir
01:16:46un endroit dans la manif
01:16:47là c'était l'angle
01:16:48du boulevard Beaumarchais
01:16:50ou de Saint-Antoine
01:16:50et à cet endroit-là
01:16:52ils vont asperger
01:16:54balancer sur les forces
01:16:55de police
01:16:56tout ce qui leur tombe
01:16:57sous la main
01:16:57tout ce qui a été laissé là
01:16:58des terrasses
01:16:59des chaises
01:17:00des tables
01:17:01on va rappeler quand même
01:17:02que des commerces
01:17:03étaient restés ouverts
01:17:03ça se passait
01:17:04très très bien
01:17:05les lycéens
01:17:06se sont très bien tenus
01:17:07pendant toute la manif
01:17:08donc oui
01:17:09les commerces
01:17:10étaient restés ouverts
01:17:10on avait une colonne
01:17:12qui était stéphique
01:17:12qui ne bougeait pas
01:17:13on les a vu recevoir
01:17:14des chaises
01:17:15des jardinières
01:17:16ils affrontent
01:17:17les forces de l'ordre
01:17:17les forces de l'ordre
01:17:18repoussent
01:17:19et puis il y a des manifestants
01:17:20qui ne veulent pas partir
01:17:21parce qu'eux ne voient
01:17:22peut-être pas
01:17:22ce qui se passe
01:17:23un peu plus loin
01:17:24avec des black blocs
01:17:25qui lancent des objets
01:17:26sur les forces de l'ordre
01:17:27et ça crée une situation
01:17:28de désordre
01:17:30une situation de panique
01:17:31on a un nouvel appel
01:17:32à manifester
01:17:33qui est prévu
01:17:34pour mardi prochain
01:17:35en entendant les annonces
01:17:36ce soir du ministre
01:17:37de l'éducation nationale
01:17:38nous avons été rejoints
01:17:39par Nathael Combary
01:17:40qui est à Renouveau Lycéen
01:17:42élève au lycée Montesquieu
01:17:43du Mans
01:17:45donc encore
01:17:46une manifestation
01:17:48mardi prochain
01:17:48vous en serez ?
01:17:49écoutez moi
01:17:50si la sécurité
01:17:51ma sécurité le permet
01:17:52j'y serais
01:17:53maintenant on a eu
01:17:54des avancées
01:17:55je pense non négligeables
01:17:56dans le dialogue
01:17:56et dans les revendications
01:17:58et les solutions
01:17:58évidemment qu'on a apporté
01:17:59au ministère
01:18:00des premières avancées
01:18:01sur la démocratie scolaire
01:18:02sur le parcours sup
01:18:03sur le bâti scolaire
01:18:05voilà je pense
01:18:06qu'il y a un début
01:18:06de prise de conscience
01:18:08de prise de conscience
01:18:10évidemment il y a plein de sujets
01:18:11où on attend encore
01:18:11d'avoir des réponses
01:18:12des sujets
01:18:13où on n'a pas eu de réponse
01:18:14des sujets où on attend
01:18:15évidemment d'avoir une prise de conscience
01:18:17encore une fois du ministère
01:18:18maintenant
01:18:19s'il y a une chose
01:18:20qu'on peut affirmer
01:18:21c'est que nous
01:18:22en tout cas moi
01:18:23à titre personnel
01:18:23j'attends avec impatience
01:18:24les annonces de monsieur le ministre
01:18:25ce soir
01:18:26beaucoup de
01:18:28des annonces
01:18:29qu'il doit faire
01:18:30sont conditionnées
01:18:32au cadre juridique
01:18:32donc on attend
01:18:33son intervention
01:18:34de ce soir
01:18:34qui est en train d'avoir
01:18:34d'avoir une prise de conscience