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  • il y a 17 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00– Ça a chauffé, il fallait sans douter aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
00:04les accusations du gouvernement contre la France insoumise,
00:06contre l'ultra-gauche responsable de la violence,
00:09de ce qui s'est passé dans bon nombre de villes,
00:11comme Paris, Marseille, où les dégâts ont été les plus importants.
00:15Dans la perspective de la manifestation de samedi,
00:19le Premier ministre a annoncé un dispositif policier massif,
00:22on a les couvre-feux aussi qui sont en cours aujourd'hui,
00:24qu'ils soient partiels, c'est-à-dire qu'ils visent uniquement les mineurs,
00:27et certains quartiers, ou bien général.
00:30Le Premier ministre Sébastien Lecornu, cet après-midi, dans les travées du Palais Bourbon.
00:35– C'est un mode opératoire inédit,
00:38dans la manière dont un certain nombre d'attaquants et de personnes violentes
00:42s'y sont pris samedi dernier.
00:44Pour la première fois, on a un mode opératoire,
00:46on l'a vu dès le début du départ du cortège, d'ailleurs de la CGT, à Paris.
00:50On l'a vu à Marseille, dès le matin,
00:52où un certain nombre d'individus violents,
00:55de l'extrême-gauche radicale et de l'ultra-gauche,
00:58ont décidé de fonctionner en essaim.
01:01La réalité, c'est que ce mode opératoire,
01:04évidemment, il a créé une confusion
01:07dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée.
01:10– Alors, ça a été tendu entre le Premier ministre,
01:13la France insoumise, Alexis Cuvillé,
01:15on s'en doutait, c'était lors des questions au gouvernement.
01:19Accusation directe contre la France insoumise,
01:21de jeter de l'huile sur le feu,
01:22c'est ce qu'a dit le Premier ministre Sébastien Lecornu.
01:25– Oui, ce n'est pas une grande surprise
01:26que cette séance de questions au gouvernement ait eu cette tonalité.
01:29La surprise, bien sûr, on l'a beaucoup décrit tout l'après-midi,
01:32c'est que l'intégralité de cette séance
01:34a été consacrée à ce qui s'est passé le 17 octobre,
01:37et ça, c'est plutôt inédit.
01:39Le Premier ministre a été amené à six reprises
01:42à répondre lorsque les présidents de groupe l'interpellaient.
01:45Certains sont ses alliés, d'autres pas du tout.
01:47Évidemment, il y a eu cet échange tendu
01:49entre Mathilde Panot et lui, le Premier ministre,
01:53qui a assumé cette défense,
01:55qui est quelque chose que l'on entend depuis plusieurs semaines,
01:58cette défense par rapport à la France insoumise,
02:01en répétant que la France insoumise
02:04n'a pas condamné les violences commises contre les policiers,
02:09n'a pas condamné toujours les pillages ou les émeutiers.
02:14Et c'est donc sur cette ligne que les deux responsables politiques
02:17se sont affrontés,
02:19tandis que Mathilde Panot, elle, a répliqué
02:21en disant qu'elle estimait que le gouvernement
02:24n'avait pas eu un mot pour les personnes qui sont blessées,
02:28personnes parfois blessées dans des suspicions
02:30de violences commises par des policiers.
02:32Vous étiez à l'Assemblée nationale cet après-midi,
02:35Julien Oudou, M. le député.
02:36Donc, il fallait s'en douter,
02:39c'est maintenant ce qui se passe dans la rue,
02:40c'est à l'Assemblée.
02:41Le gouvernement promet de la fermeté, vous y croyez ?
02:44Non, malheureusement, nous avons l'expérience
02:46de ces dernières années où le gouvernement,
02:49quelles que soient ses incantations,
02:52ne garantit jamais la fermeté,
02:53et surtout ne garantit jamais la sécurité
02:55et l'ordre public.
02:57Ce que nous avons vu le week-end dernier,
02:59c'est la faillite du gouvernement,
03:00c'est la faillite des pouvoirs publics,
03:01c'est des Français qui ont été abandonnés
03:04à la sauvagerie, à l'insécurité,
03:07aux dévastations.
03:07De l'ultra-gauche ?
03:08De l'ultra-gauche, bien évidemment,
03:09à la fois d'élinquants de banlieue
03:12et de racailles en tout genre,
03:14qui sont profitées de cet événement
03:16pour s'adonner à leur passe-temps favori,
03:18c'est-à-dire tout pourrir, tout pourrir,
03:20tout agresser, tout piller.
03:22Moi, je veux penser aux commerçants,
03:24penser aux commerçants qui ont tout perdu
03:26en quelques heures,
03:27qui ont eu leur boutique, leur magasin,
03:30leur vitrine dévastée,
03:32leurs marchandises pillées.
03:35Je veux évidemment penser aux forces de l'ordre
03:37qui effectuent un travail admirable
03:39avec des moyens totalement insuffisants
03:41et le ministre de l'Intérieur a reconnu
03:43qu'il avait été défaillant.
03:44Et d'ailleurs, il a reconnu aussi
03:45qu'il avait été absent.
03:46Puisque à la question...
03:47Et qu'il avait remis sa démission,
03:49même, qui a été refusé par le président de la République.
03:52En fait, il a dit que pour ce week-end,
03:54il serait là, il s'en occuperait.
03:55Alors, on ne sait pas ce qu'il faisait
03:56le week-end dernier,
03:57s'il était aux Champignons
03:58ou s'il avait piscine.
03:59Mais on aimerait bien avoir
04:01un ministre de l'Intérieur
04:01qui soit là en permanence,
04:03surtout dans ces grandes périodes
04:04de tension et de violence.
04:05Mais puisque vous aspirez à prendre le pouvoir
04:07après les prochaines élections,
04:09le dispositif que vous,
04:10vous mettriez en place,
04:11ce serait quoi alors ?
04:12Quelle serait la parade
04:14que vous mettriez en place
04:15face aux casseurs,
04:16face à l'ultra-gauche ?
04:18Déjà, beaucoup plus d'effectifs,
04:20une meilleure coordination...
04:21Ils seront renforcés ce week-end.
04:22Oui, oui, bien sûr.
04:23Mais il fallait anticiper,
04:24sur ce week-end,
04:26qui était évidemment à haut risque,
04:28une meilleure coordination
04:30entre les services,
04:31entre les services de renseignement
04:32et les services de police
04:34et de gendarmerie.
04:36Et puis, il faut qu'il y ait
04:37la dissuasion.
04:38Il n'y a pas de dissuasion
04:39judiciaire dans notre pays.
04:40C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
04:42le délinquant, le casseur,
04:44le pilleur n'a pas peur
04:46ni de la police,
04:47ni de la justice.
04:48Il faut qu'il y ait des peines
04:49en comparaison immédiate,
04:51il faut qu'il y ait des peines courtes
04:52pour les primo-délinquants,
04:54il faut qu'il y ait une sanction
04:55judiciaire et financière,
04:56notamment pour les familles
04:57de délinquants multirécidivistes.
04:58Il faut, à un moment donné,
04:59siffler la fin de la récré.
05:01Quand on casse,
05:02on doit payer.
05:02Oui, mais avant...
05:04D'accord, mais comment on empêche
05:05la casse ?
05:06Parce que l'intérêt,
05:06c'est d'empêcher la casse.
05:08C'est d'empêcher qu'il y ait
05:083 000 commerçants
05:09qui soient aujourd'hui...
05:11Mais c'est une chaîne.
05:11...qui ait leur boutique
05:12qui soit dévastée.
05:12Donc, qu'est-ce que vous
05:14mettriez comme arme ?
05:15Qu'est-ce que vous donneriez
05:16comme consigne aux policiers,
05:17alors, à ce moment-là ?
05:18Parce qu'eux-mêmes,
05:19ils ont été dépassés,
05:20il y avait tellement de casseurs.
05:21Déjà, il y a une anticipation,
05:23il y a un contexte général.
05:24Et surtout, il faut assurer
05:26nos forces de l'ordre
05:26d'un soutien total
05:28de nos institutions,
05:29ce qui n'est pas le cas,
05:30puisque vous avez eu
05:31à la fois le président
05:32de la République
05:33et les différents ministres
05:35qui ont lâché
05:35nos forces de l'ordre
05:36en leur demandant
05:37plus d'empathie,
05:38alors même qu'ils étaient
05:39agressés,
05:39qu'il y a un nombre
05:40de forces de l'ordre
05:41qui sont blessés
05:42et touchés
05:42lors de ces manifestations.
05:44Il faut, à un moment donné,
05:45instaurer la présomption
05:46de légitime défense
05:47pour permettre
05:48aux forces de l'ordre,
05:49justement,
05:49de faire leur mission.
05:51Présomption de légitime défense,
05:52ça veut dire tirer ?
05:53Présomption de légitime défense,
05:54ça veut dire protéger, surtout.
05:55Non, mais ça veut dire tirer.
05:56Présomption de légitime défense.
05:57Non, mais ce n'est pas tirer.
05:58C'est qu'elles puissent,
05:59encore une fois,
06:00faire usage de la force
06:01quand les policiers...
06:03Je vous pose une question précise.
06:05Vous seriez pour qu'il y ait
06:06un tir à balle réel ?
06:06Mais attendez.
06:10Elle est détournée
06:11de son objectif.
06:12Non, non, non.
06:13La présomption de légitime défense
06:14pour qu'un policier
06:15se sente menacé,
06:16il puisse réagir.
06:17Mais là,
06:18effectivement...
06:19Non, ça n'existe pas.
06:20La présomption de légitime défense,
06:21non.
06:21Est-ce que vous seriez
06:23pour qu'il y ait des tirs
06:24à balle réel ?
06:25Mais quand un policier
06:26ou un gendarme
06:27est menacé,
06:28que sa vie est menacée,
06:29il doit pouvoir se défendre.
06:30Par exemple,
06:31face au cocktail Molotov ?
06:32Il doit pouvoir se défendre.
06:34Aujourd'hui, nous avons...
06:34Donc il devrait pouvoir
06:35sortir son ordre et tirer ?
06:36Mais bien sûr que c'est retenu
06:37aujourd'hui dans les conditions.
06:40La présomption de légitime défense
06:41n'existe pas.
06:43Non, non, je suis désolé.
06:44Alors la présomption...
06:45Ça a été adopté à l'Assemblée nationale
06:45cet été, M. Audoul.
06:46Ce n'est pas, encore une fois,
06:48mis en œuvre.
06:49Et nos policiers le demandent
06:51depuis très très longtemps
06:52parce qu'ils en ont marre
06:53d'être sur le même plan
06:55que les délinquants et les voyous
06:56et qu'on les considère
07:00comme un délinquant potentiel
07:03dans l'usage qui est aujourd'hui
07:05de la violence légitime.
07:06Parce qu'il faut le rappeler,
07:07dans notre pays, en démocratie...
07:08Donc vous pourrez faire usage
07:09de leur arme.
07:09L'usage de la violence légitime
07:10est dévolu et réservé aux forces...
07:13Mais encore une fois,
07:14quand vous avez des gens
07:15qui sont déterminés à tuer,
07:18à violenter,
07:19à se payer du flic en permanence
07:22comme on le voit
07:23depuis de trop nombreuses années,
07:24est-ce qu'il est indécent
07:25de permettre à nos forces de l'ordre
07:28de protéger leur vie ?
07:29On a mille membres des forces de l'ordre
07:31qui ont été blessés.
07:32Mille avec des hospitalisations
07:34extrêmement graves.
07:35Pour bien préciser les choses,
07:37cette proposition,
07:37elle faisait partie d'un texte de loi
07:39qui a été voté le 7 juillet 2026
07:42à l'Assemblée nationale.
07:43Vous vous souvenez peut-être,
07:43il y avait eu une grosse polémique
07:44notamment avec certaines oppositions
07:46de gauche.
07:47Ce texte a donc été voté,
07:48mais là où je vous rejoins,
07:50c'est que le texte est en attente,
07:52il est transmis au Sénat,
07:53il est en attente de lecture au Sénat
07:54pour poursuivre son examen.
07:56Il en est donc encore au stade
07:57de la navette parlementaire.
07:58Mathis Aversin,
07:59étudiant parisien,
08:00militant NPA,
08:00jeune révolutionnaire,
08:01vous manifesterez samedi,
08:02j'imagine ?
08:03Bien sûr.
08:03Le dispositif sera massif ?
08:05Il y aura des centaines
08:06de milliers de personnes
08:06comme il y en a eu la semaine dernière.
08:08D'ailleurs, on ne va pas attendre samedi,
08:09il y a déjà des manifestations
08:10partout en France aujourd'hui,
08:11à Rennes,
08:12malgré les interdictions
08:13de manifestations
08:13des centaines de personnes.
08:14Malgré le couvre-feu, vous irez ?
08:15Bien sûr.
08:16Il va falloir continuer
08:19de se mobiliser
08:20parce qu'on voit bien
08:21qu'il n'y a que comme ça
08:22qu'on peut se faire entendre.
08:22Et moi, là, quand j'entends
08:23qu'il faut donner plus de moyens
08:25à la police pour réprimer
08:26alors qu'elle mutile,
08:27alors qu'elle l'éborne,
08:28alors qu'elle continue
08:30d'envoyer des milliers
08:31de lycéens,
08:32de mineurs en prison,
08:33moi, je trouve ça insupportable.
08:35Les lycéens sont surtout
08:35du côté des policiers, là, en ce moment.
08:37Attendez, il y a des lycéens
08:38qui ont perdu leur main,
08:39qui ont perdu leur oeil.
08:40On ne peut pas...
08:40Non, je ne peux pas vous laisser dire ça.
08:41La réalité, aujourd'hui,
08:42c'est qu'il y a des adolescents
08:43qui se font matraquer
08:45par des policiers
08:46qui sont ensuite traduits
08:47en justice.
08:48Et on voit bien
08:49que le programme
08:49de l'extrême droite,
08:50ce n'est pas du tout
08:51de répondre à la colère sociale,
08:52de répondre aux revendications
08:53des travailleurs et des travailleuses
08:55et des jeunes
08:55qui ont manifesté le 17.
08:56C'est de toujours protéger
08:58les riches,
08:59de donner plus de moyens
09:00à celles et ceux.
09:00Là, c'est protéger les commerçants,
09:01c'est ce qu'on a dit.
09:02C'est surtout ça.
09:02C'est de protéger les riches,
09:03en réalité,
09:03parce qu'on voit
09:04qu'aujourd'hui...
09:05Et les commerçants,
09:05ce n'est pas des riches.
09:05On parle beaucoup
09:08des petits commerçants,
09:09mais on ne parle pas
09:09de la casse sociale
09:10qui est menée aujourd'hui
09:11par la famille Mullier
09:12qui licencie
09:131000 vendeurs
09:14aujourd'hui à Auchan.
09:15Mais ça, c'est aussi
09:16Si vous continuez
09:17de saccager des carrefours...
09:182 millions de travailleurs pauvres
09:19en France.
09:19Si vous continuez
09:20de saccager des carrefours,
09:21vous allez avoir
09:22encore plus de travailleurs pauvres.
09:23Comment est-ce qu'on peut s'en sortir ?
09:24Celles et ceux
09:24ont exprimé leur colère samedi.
09:26Ils avaient raison de le faire
09:27parce qu'ils vivent
09:28dans une société
09:28qui ne leur donne pas
09:29les moyens de vivre.
09:30Les gens galèrent.
09:32Ils galèrent à survivre.
09:33Bien sûr.
09:332,50 euros le litre d'essence.
09:35Mais là, ça va encore
09:35plus galérer.
09:36Ça va encore plus galérer
09:38avec les chômages partiels
09:39des employés.
09:40Donc, si vous pensez
09:41qu'en mettant davantage de flics
09:43sur la cocotte minute,
09:44elle ne va pas sauter,
09:45vous vous trompez.
09:46Elle va sauter.
09:46Macron sautera avec.
09:48L'extrême droite sautera avec.
09:49Ou alors elle sera élue.
09:50Aujourd'hui.
09:51Ou alors elle sera élue.
09:51Et on voit déjà le programme
09:53qu'ils ont fait.
09:53Ou alors elle sera élue.
09:54Toujours plus réprimée.
09:55Mais regardez en Italie,
09:56l'extrême droite,
09:56elle est aussi face
09:57à une manifestation massive
09:59de jeunes et de travailleurs.
10:01Et c'est ça, nous,
10:01qu'on a envie de préparer.
10:02Si vous ne répondez pas aux questions,
10:03si vous ne répondez pas aux questions,
10:04ou alors vous la ferez lire.
10:06Mais pas du tout.
10:07La seule chose qui peut faire reculer
10:08aujourd'hui ces idées-là,
10:09c'est les manifestations de rue.
10:11D'ailleurs, on voit
10:11que le gouvernement actuel
10:13est allié à l'extrême droite
10:14sur toutes les questions importantes
10:15contre l'augmentation du SMIC
10:17pour soutenir les patrons licencieurs,
10:18pour faire des subventions massives
10:20aux grandes entreprises,
10:22270 milliards d'euros chaque année
10:24pour augmenter le budget de l'armée.
10:26C'est ça, la politique de l'extrême droite
10:27qui est menée aujourd'hui
10:28par le gouvernement.
10:30Et c'est pour ça qu'ils sont alliés
10:31sur la question de la répression
10:32des manifestations.
10:33Alexandre González,
10:34qu'est-ce que c'est-on du profil
10:35de tous ceux qui ont été interpellés
10:37pour le moment, justement ?
10:38À qui a-t-on affaire ?
10:39Parce que le gouvernement
10:39accuse notamment l'ultra-gauche.
10:41Quel est le profil de la personne
10:42qui a été interpellée
10:43dans la creuse pour l'incendie de Limoges,
10:46de l'hôtel de ville de Limoges ?
10:47Alors, il y a deux choses.
10:48Il y a d'abord les personnes
10:49qui sont vues par le renseignement,
10:53notamment dans les manifestations,
10:55à partir des nombreuses vidéos
10:56qui sont sur les images
10:57des réseaux sociaux,
10:58à partir de ce qui a pu être retrouvé en ligne.
11:00Et puis, il y a les personnes
11:02qui sont interpellées, arrêtées,
11:04judiciarisées,
11:05dont il est plus facile
11:06de connaître le profil
11:07puisqu'elles doivent s'exprimer
11:10devant un tribunal
11:11et répondre de leur âge,
11:12de leur motivation ou non, etc.
11:16Sur ce qu'a noté le renseignement
11:19sur ce qui s'est passé le 17 octobre,
11:22ils observent la présence
11:24de beaucoup de personnes
11:26de l'ultra-gauche.
11:27Alors, l'ultra-gauche,
11:28comment ils le définissent ?
11:29Ils disent qu'il s'agit de personnes
11:31qui sont hors de tout parti politique,
11:34qui ont une vision très radicale
11:37de la politique,
11:38qui ont la violence comme moyen
11:41pour parvenir à leur fin
11:43et qui sont,
11:44ils décrivent des personnes
11:46qui sont antifascistes,
11:47qui sont souvent bien insérées
11:48dans la société
11:49et qui sont venues en nombre
11:52le 17 octobre
11:53sur la place de la République
11:55pour, je cite,
11:56ces sources sécuritaires
11:57semer du chaos
11:59aux côtés des manifestants.
12:01Et ils racontent qu'ensuite,
12:02ils ont été rejoints,
12:03notamment à travers des appels
12:05sur les réseaux sociaux,
12:06à travers des images
12:07qui pouvaient être montrées
12:08par les médias,
12:10par des jeunes,
12:11là encore je cite,
12:12des sources sécuritaires,
12:13des jeunes venus
12:14des quartiers populaires
12:16et qui, eux,
12:17sont venus rejoindre
12:19le cortège,
12:20on va dire,
12:21des pilleurs
12:21qui allaient dans les magasins
12:24se servir
12:25là où tout avait été cassé.
12:27On a un nouveau couvre-feu
12:29ce soir à partir de 23h
12:31à Paris jusqu'à 6h du matin
12:33dans certains quartiers.
12:34Puisque vous parliez
12:35de l'ultra-gauche,
12:36on va y venir dans un instant
12:37avec Marguerite Dumont,
12:38mais on va aller au tribunal judiciaire
12:39de Paris retrouver Paul Conge
12:40parce que les comparutions immédiates
12:42continuent, Paul.
12:45Oui absolument,
12:46il y a cet après-midi
12:477 personnes
12:48qui sont jugées
12:48dans la salle
12:49que vous devez apercevoir
12:50juste derrière moi.
12:51Alors il n'y a pas vraiment
12:51de profil type,
12:52vous en parliez à l'instant.
12:54Le premier dossier
12:54qu'on a vu par exemple,
12:55c'est un jeune étudiant
12:56en BTS audiovisuel
12:58âgé de 21 ans.
12:59Il est arrivé dans le box d'ailleurs
13:00avec un cocard
13:01assez impressionnant
13:01sous l'œil gauche.
13:03Alors lui,
13:03il avait été interpellé
13:04sur la place de la Madeleine
13:05à Paris
13:06en fin d'après-midi
13:07où il y avait eu
13:07beaucoup d'affrontements.
13:08Il lui reprochait
13:09d'avoir jeté des pavés
13:10sur les CRS
13:11et d'avoir contribué aussi
13:12à monter une barricade.
13:13Alors lui,
13:14au contraire,
13:15il raconte tout autre chose.
13:16Il dit qu'il s'est retrouvé
13:16perdu dans le gaz lacrymogène,
13:18qu'il a été rattrapé
13:19par les CRS,
13:20qu'il a été roué de coups
13:21au sol.
13:22Bon,
13:23la procureure ne l'a pas cru
13:24et a demandé
13:245 mois de prison ferme
13:26avec mandat de dépôt.
13:28Et ensuite,
13:28on a eu un autre dossier,
13:29cette fois de pillage.
13:30Là,
13:30ce sont deux hommes,
13:32deux pères de famille
13:33de 38 et 34 ans.
13:35Ils ont été interpellés
13:35à l'intérieur
13:36d'un magasin Louis Vuitton.
13:38Il lui aurait reproché
13:38d'avoir volé
13:39pour 37 000 euros
13:40de vêtements de luxe.
13:41Ils sont tous les deux
13:43donc pères de famille,
13:44je vous le disais.
13:44Ils travaillent dans le bâtiment.
13:46Ils ont un cas judiciaire
13:47très fourni.
13:48Et ce qui est confondant,
13:49c'est qu'au moment
13:50de leur interpellation,
13:51ils portaient sur eux
13:52des baskets Louis Vuitton
13:53ou encore une veste Louis Vuitton
13:54encore avec l'antivol.
13:56Donc là,
13:56le parquet a demandé
13:57des peines encore plus sévères.
13:5818 mois fermes pour l'un,
13:5914 mois fermes pour l'autre.
14:01On sent que les consignes
14:02de fermeté de Gérald Darmanin
14:04sont portées,
14:05sont appliquées
14:05par les procureurs parisiens.
14:07On saura tout à l'heure,
14:08un peu plus tard,
14:09à quelle peine
14:09ils seront condamnés.
14:11Merci Paul Co.
14:12J'en dirais du tribunal judiciaire
14:13de Paris.
14:14Consignes de fermeté
14:15passées au magistrat,
14:17Beatrice Bugeur ?
14:18C'est comme ça que ça se passe
14:19quand on est dans un tel chaos
14:22comme on l'a vécu samedi ?
14:23Alors,
14:24comme tout le monde,
14:24vous avez entendu
14:25puisque ce n'est pas off,
14:27c'est on.
14:28Le garde des Sceaux
14:29a donné des instructions
14:30très précises de fermeté
14:33au parquet.
14:34Le parquet,
14:35c'est la moitié,
14:36on va dire.
14:36C'est une partie
14:37puisque ce sont les magistrats
14:39du siège
14:39qui, eux,
14:40sont indépendants
14:40qui vont rendre la justice.
14:43Donc,
14:44sur la première partie,
14:46ce n'est pas anodin
14:46puisqu'en fait,
14:47c'est le parquet
14:48qui oriente les procédures.
14:50Donc,
14:50bien évidemment,
14:51ces consignes,
14:53puisqu'il y a une hiérarchie,
14:54vous le savez,
14:56au parquet,
14:57elles existent.
14:58Et donc,
14:59évidemment,
15:00ça peut avoir une influence
15:01sur la manière
15:01dont on...
15:03Parce que M.
15:03O'Doul disait,
15:05les peines
15:05ne sont pas assez fermes,
15:06ne sont pas assez fortes.
15:07Non mais les peines,
15:09elles n'appartiennent pas
15:10au parquet,
15:10elles appartiennent
15:11au magistrat du siège
15:12sur lequel le garde des Sceaux
15:13n'a aucune consigne
15:15à donner
15:15puisqu'ils sont
15:16totalement indépendants.
15:17Après,
15:18le parquet peut faire appel.
15:19Donc,
15:19il y a une deuxième phase,
15:20entre guillemets,
15:21s'il n'est pas content
15:21de la première sanction.
15:23ce qui peut continuer
15:24cette action,
15:25j'allais dire,
15:26de fermeté
15:27voulue par le garde des Sceaux.
15:28Le parquet peut faire appel.
15:30Il y a suffisamment
15:30de fermeté ou pas ?
15:32Alors,
15:32moi,
15:32je vais vous dire
15:33très clairement,
15:35je suis en incapacité
15:36de vous dire
15:37si c'est ferme ou pas ferme
15:38parce qu'il faut quand même
15:38être juste.
15:39Moi,
15:39je ne suis pas l'audience,
15:40je ne connais pas les dossiers
15:41et ce n'est pas à moi
15:43de porter ce jugement.
15:45Ce qui est sûr...
15:45Il y a ce sentiment
15:46d'impunité
15:47qui aujourd'hui
15:49domine chez les délinquants
15:50en disant
15:50de toute façon,
15:50on peut aller dans les magistrats,
15:52les courtes peines,
15:52on ne les fera pas.
15:53Ce qui est sûr,
15:54c'est qu'aujourd'hui,
15:56on utilise,
15:57puisqu'on a doublé
15:58des audiences
15:59dans pas mal d'endroits,
16:00y compris à Paris,
16:01le mode de poursuite
16:02de la comparaison immédiate.
16:04Le mode de poursuite
16:05de la comparaison immédiate,
16:06il n'est pas anodin
16:06puisqu'en général,
16:07il est fait
16:08pour aller vite
16:09et pour avoir des sanctions
16:11fermes.
16:11Très clairement.
16:12Donc, le message,
16:13il est quand même là.
16:15149 incarcérations depuis.
16:16149 incarcérations.
16:17Il faudra faire aussi
16:18le décompte
16:19de ceux qui sont partis
16:21peut-être
16:21en détention provisoire
16:23sur des instructions,
16:24ce qui n'est pas
16:24tout à fait la même chose.
16:25Et moi,
16:26j'ai juste trois choses à dire.
16:27Un, la justice est mobilisée
16:29comme les services
16:31de police l'ont été.
16:32Elle est mobilisée
16:33parce qu'elle a un afflux
16:34aujourd'hui
16:35de dossiers qui arrivent
16:36et elle doit y faire face.
16:38Est-ce qu'elle a anticipé ?
16:39Je ne sais pas.
16:40C'est un sujet
16:41que personne n'évoque
16:42mais en tout cas,
16:43elle est mobilisée
16:44puisqu'elle juge.
16:45Deuxièmement,
16:46la justice ne doit pas
16:47être prisonnière
16:48entre guillemets
16:48d'une séquence politique.
16:50Elle doit rester
16:51évidemment la tête froide
16:52et juger des dossiers
16:54par rapport
16:55à la qualité
16:56des procédures
16:57et à la réalité
16:58des faits
16:58qui peuvent être reprochés.
16:59ça, c'est quand même
17:01quelque chose
17:01que je rappelle.
17:02La justice reste indépendante.
17:04Ça ne veut pas dire
17:05qu'elle doit faire
17:05ce qu'elle veut.
17:06Ça veut dire
17:06qu'elle doit juger
17:07par rapport
17:08à la réalité des dossiers.
17:09Et même si
17:11on entend
17:12le gouvernement
17:12demander
17:13de la fermeté,
17:15après,
17:16il y a la dernière question
17:17qui est une question
17:17aussi à la fois
17:19de temporalité,
17:20c'est-à-dire qu'il n'y a
17:21qu'une petite partie
17:22des choses
17:23qui sont jugées aujourd'hui.
17:24Il y aura des instructions
17:25et tant mieux
17:26sur des dossiers
17:27qui sont peut-être
17:28d'un autre ordre
17:29où on commence
17:30à aller justement
17:31avec l'affaire
17:32de l'incendie terrible
17:34qui a eu lieu.
17:35On est peut-être aussi
17:36sur de la criminéité
17:38et du terrorisme.
17:40Si on est dans l'idéologie
17:41qui meut le geste.
17:44Pour moi,
17:44ces dossiers
17:44sont beaucoup plus importants
17:45parce que là,
17:47on sera peut-être
17:47sur les vrais responsables
17:48de choses extrêmement graves.
17:50Donc, il faut arrêter
17:51de mettre aussi
17:52la justice.
17:53J'allais dire tout de suite
17:54en 48 heures,
17:55« Donnez-nous des résultats. »
17:56Ça ne marche pas comme ça.
17:57Ce n'est pas la même temporalité.
17:59La temporalité
17:59des comparations immédiates,
18:00on sait à quoi elle sert.
18:02Pour rassurer la population ?
18:04Non.
18:04Elle fait baisser
18:05d'une certaine façon
18:06avec des sanctions rapides
18:07et qui sont parfois importantes.
18:11Elle a ce côté
18:12que tout le monde réclame.
18:13Ça doit vous rassurer,
18:14Julien Audoul,
18:14ce que dit Nade Rouger.
18:15Moi, je ne suis pas en capacité
18:16de dire
18:16quelle est la réalité des sanctions.
18:18Je ne sais pas
18:18si c'est le cas.
18:19Mais c'est en tout cas
18:20comme ça
18:21que c'est utilisé en général.
18:23Sur cette séquence,
18:24ne nous touche pas.
18:24Attendez que Julien Audoul
18:25réagit parce que je le voyais
18:27vous écouter attentivement.
18:30Allez-y, allez-y Julien.
18:31Je voulais simplement dire
18:32qu'on est sur l'écume
18:33de l'écume
18:34de toute cette violence.
18:36Quand on a
18:37quelques dossiers
18:38par rapport aux milliers
18:39de faits
18:39qui sont faits,
18:41quand bien même
18:42on est là en attente
18:43de dire
18:43« La justice doit être très sévère »,
18:45la justice n'embrasse
18:46absolument pas
18:47tout ce qui s'est passé.
18:48Et ça, c'est un,
18:49le premier sujet.
18:50Ça, c'est un vrai sujet.
18:51Donc, ne demandons pas
18:53à la justice
18:53ce qu'elle ne pourra pas faire
18:54et ce qu'elle ne peut pas faire.
18:55Et deuxièmement,
18:56il ne faut pas se tromper
18:57sur le diagnostic
18:58aujourd'hui
18:59de ce qui est en train
18:59de se passer
19:00parce que notre réponse
19:01dépend aussi de ça.
19:03C'est-à-dire que
19:03si on a affaire
19:04à des violences
19:04comme là,
19:05vous avez dit Madame,
19:06de profils finalement
19:07assez peu connus,
19:09anodins
19:10et assez atypiques,
19:12on va passer à côté
19:13de la réalité
19:14de la violence
19:15qui est peut-être
19:16d'un autre ordre
19:16et beaucoup plus dangereuse.
19:18Le nombre d'incarcération
19:20est dérisoire
19:21par rapport
19:22au nombre de pilleurs
19:24et au nombre de racailles
19:25qui ont dévasté Paris
19:26et les grandes villes de France.
19:27Et sur les profils,
19:29nous les connaissons parfaitement.
19:31On a 140% d'occupation.
19:33Les milices d'extrême-gauche,
19:34elles sont connues,
19:35elles sont référencées,
19:36elles ont quelquefois
19:37des statuts et des comptes
19:38sur les réseaux sociaux.
19:39Les racailles...
19:40On les met où ?
19:40Les racailles,
19:41mais encore une fois,
19:42il y a une faillite générale
19:44à la fois en termes...
19:45Les commissariats étaient pleins
19:47et les prisons sont pleines.
19:49Nous avons une faillite générale
19:50à la fois en termes de répression
19:51et en termes de sanctions.
19:53Et nous verrons,
19:54et les Français verront,
19:55parce que ce qui s'est passé
19:56est d'une gravité extrême
19:58et inédite.
19:58On les met où, ces gens-là ?
19:59Nous avons demandé...
20:01La construction de places de prison ?
20:02Nous avons demandé...
20:03Mais ça ne se construit pas
20:04en trois mois.
20:06Bizarrement,
20:07au Salvador,
20:08ça se construit en six mois.
20:0970 000 places en six mois.
20:11C'est quand même
20:11un exemple pour le Salvador.
20:12Ah si !
20:13Ah si !
20:13Ah si, c'est un exemple.
20:14C'est un exemple.
20:15Ah oui !
20:16C'est un exemple.
20:16On met en prison
20:17des femmes
20:18qui ont avorté
20:20après un viol.
20:21À quel moment
20:22le Salvador est un exemple ?
20:24C'est factuel.
20:25Non mais ça,
20:26je pense que j'en ai assez.
20:27Il parle des narcos.
20:29Il parle des narcos.
20:30Il parle des narcos.
20:30D'accord.
20:31Il parle des narcos.
20:32Excusez-moi,
20:32vous êtes à côté de la...
20:33Reprécisons bien.
20:34Non mais d'abord,
20:35reprécisons bien.
20:35Il parle des narcos.
20:36Des narcos traficants.
20:37Si je peux en passer...
20:38En même temps, s'il vous plaît.
20:39Si je peux en passer...
20:40En même temps.
20:40L'exemple,
20:41et là je ne suis pas d'accord avec vous,
20:42de construire rapidement
20:43des places de prison,
20:45effectivement,
20:45c'est une urgence.
20:46C'est une urgence sociale,
20:48sécuritaire,
20:49et c'est une urgence
20:49pour la justice de notre pays.
20:51Il faut convaincre
20:51les élus de les accepter.
20:53Arrêtez, arrêtez, arrêtez.
20:53Non mais il faut convaincre
20:54les élus de les accepter.
20:55C'est le problème des prisons.
20:56C'est un 15 000 places de prison
20:58qui avaient été intégrées
21:00aux promesses de M. Macron.
21:0215 000 places de prison
21:03en 2017.
21:04On en a combien aujourd'hui ?
21:056 000.
21:06Voilà.
21:06Donc, à un moment donné,
21:07stop.
21:08Il faut regarder
21:09la réalité en face.
21:10Vous avez un gouvernement
21:11et un pouvoir
21:12qui s'est totalement
21:14désintéressé
21:14de la question sécuritaire,
21:16qui s'est désintéressé
21:17des moyens
21:18accordés à la justice
21:19parce que la prison,
21:20et je le redirai,
21:21nous le redisons,
21:22Rassemblement National,
21:23c'est le meilleur instrument
21:24de dissuasion
21:24et de protection
21:25pour la société
21:25pour mettre
21:26les individus dangereux
21:27à l'écart.
21:28à l'écart.

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