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  • il y a 7 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Le travail doit reprendre lundi, c'est ce que souhaiterait en fait le ministre de l'enseignement supérieur.
00:04Sauf que les étudiants, les lycéens ont l'intention de continuer leur mouvement, leur mobilisation après les vacances scolaires.
00:11Mais dès samedi, avec une nouvelle journée de manifestation, ils ne seront pas les seuls.
00:15C'est l'acte 3 de la mobilisation contre la vie chère, avec bien sûr en ligne de mire le
00:21prix des carburants,
00:22avec une promesse gouvernementale qui a été faite de faire baisser notamment le prix du diesel
00:27en libérant les stocks stratégiques dès le début du mois de novembre.
00:32Alors qu'en est-il ? On va voir tout ça avec Marguerite Dumont.
00:34Bonsoir Marguerite. Quand est-ce que ça va baisser ?
00:37Alors regardons tout d'abord les prix à la pompe aujourd'hui et ils restent extrêmement élevés.
00:43Comptez en moyenne 2,38 euros le litre pour le gasoil, 2,25 euros pour le sans-plomb 98 et
00:502,13 euros pour le sans-plomb 95.
00:52Mais vous l'avez dit Olivier, bonne nouvelle, une baisse se profile à partir du 1er novembre.
00:57Seul bémol, elle ne concerne en effet que le gasoil et pas l'essence.
01:01L'objectif du gouvernement, faire baisser le prix du gasoil quand même de 12 à 18 centimes par litre.
01:08Pour y parvenir, il prévoit de libérer 10 millions de barils issus des réserves stratégiques.
01:14Des barils vendus aux distributeurs à leur prix d'achat d'avant la crise, d'avant la guerre en Iran,
01:19soit des tarifs beaucoup plus bas qu'actuellement.
01:22En contrepartie, les distributeurs devront répercuter cette baisse sur les prix à la pompe,
01:28de quoi espérer aller en moyenne une économie d'une dizaine d'euros sur un plein.
01:32Le dispositif doit durer 3 mois, jusqu'au 31 janvier précisément,
01:37et chaque station devra informer ses clients de la remise appliquée.
01:41Attention toutefois, cette baisse pourrait être moins forte chez certains distributeurs.
01:46Le PDG de Total, par exemple, évoque plutôt un rabais de 8 à 12 centimes par litre.
01:54Merci Marguerite.
01:55Nous sommes avec l'une des anciennes figures des Gilets jaunes, Maxime Nicole,
01:59qui est avec nous à distance.
02:02Bonsoir, vous serez samedi dans la rue ?
02:06Bonsoir.
02:07Effectivement, je serai samedi dans la rue.
02:08Pas sur Paris cette fois, mais je serai dans une des villes françaises qui se mobilisent,
02:13en soutien à tout ce qui se passe.
02:16Alors, des manifestations qui, a priori, seront organisées en dehors des centres-villes,
02:21c'est en tout cas le souhait du chef de l'État.
02:23Vous le comprenez, ça ?
02:25J'ai du mal à comprendre beaucoup de choses de ce qu'Emmanuel Macron fait depuis 10 ans,
02:30si ce n'est que ça avantage surtout la finance, mais certainement pas les citoyens de ce pays.
02:39Vous parliez tout de suite du prix du carburant.
02:40Je vous rappelle quand même qu'en septembre, en septembre 2026,
02:43le prix du baril était à 101,80 dollars, j'ai les chiffres devant les yeux,
02:47alors qu'en 2022, il était à 100,93 dollars.
02:50Donc, pour une augmentation d'à peine 1 dollar,
02:52on a une multiplication du prix quasiment par 2 du prix du litre.
02:56Donc, les réponses qu'il donne, c'est comme les réponses gouvernementales
03:01qui ont été pseudo apportées avec une aide débloquée pour les étudiants
03:05qui, dans quasiment la foulée, a été annoncée comme...
03:09Enfin, ça va être répercuté sur les contribuables par l'augmentation des primes d'assurance, etc.
03:14Potentiellement, ce n'est pas encore décidé,
03:17mais les seules réponses que ce gouvernement donne aux gens,
03:19c'est soit des miettes, soit prendre à Pierre pour habiller Paul.
03:24Donc, je ne sais pas...
03:27Maxime Nicole, on est parti sur un cycle de manifestations
03:30qui rappelle le temps des Gilets jaunes, c'est-à-dire tous les samedis.
03:33Alors, ce samedi 31, le samedi suivant.
03:36Entre-temps, il y aura aussi le 5 novembre,
03:38puisqu'il y a une journée à l'appel, cette fois-ci, de tous les syndicats
03:41à une grève générale le 5 novembre.
03:43Mais qu'est-ce qui pourrait, justement, mettre fin à ce mouvement ?
03:46Parce qu'il n'y a pas de réforme précise à enlever,
03:50il n'y a pas de mesure gouvernementale qui a déclenché ce mouvement.
03:54C'est un mouvement contre la vie chère.
03:55Et le carburant, même s'il y a des taxes, je vous l'accorde, sur le carburant,
03:59mais le prix du pétrole, ce n'est pas le gouvernement qui le fixe.
04:03Non, non, mais comme je viens de vous dire,
04:04le prix du baril n'a quasiment pas bougé entre 2022 et aujourd'hui.
04:08Donc, la justification de l'augmentation des prix,
04:10elle est liée à quoi ? Au transport ?
04:13Le raffinage, il coûte plus cher ?
04:15Le raffinage, potentiellement, peut-être ?
04:17Oui, d'accord, mais dans ce cas-là, les taxes,
04:19il faudrait peut-être les baisser,
04:20comme dans d'autres pays européens qui, eux, ont pris cette décision.
04:25Donc, il faudrait une baise des taxes ?
04:27On pourrait débattre sur tous les sujets, en fait.
04:29Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron fait semblant
04:32de ne pas entendre les revendications de la population depuis 10 ans.
04:36Je veux dire, quand on...
04:37Je vois, j'étais en train de regarder juste avant vous
04:39l'émission de BFM, où on voit ce qui s'est passé
04:42par rapport à l'Assemblée nationale tout à l'heure.
04:44En fait, les gens n'en peuvent plus.
04:45On a l'impression de voir des gens en col blanc
04:48qui se battent comme dans une cour d'école,
04:50qui sont en train de se déchirer pour gagner des places
04:52dans une élection présidentielle qui arrive à court terme,
04:55enfin, presque à moyen terme, disons-nous,
04:57alors que les revendications des citoyens,
05:00depuis 10 ans, elles sont plutôt claires.
05:01Elles demandent plus d'écoute.
05:04Elles demandent plus d'implication
05:05dans les processus démocratiques de ce pays.
05:07Et elles demandent avoir respecté les contre-pouvoirs de ce pays
05:11qui empêchent un gouvernement de faire ce qu'il a envie.
05:15On nous affiche, alors Jérôme Rondéguez, comme moi,
05:17comme d'autres personnes, comme étant d'anciens gilets jaunes,
05:19oui, mais enfin, ça fait 8 ans.
05:20Et depuis, il s'est passé bien des choses,
05:23comme un travail citoyen collectif sur l'ensemble du territoire,
05:26où les gens, maintenant, quand on voit des politiciens se battre,
05:29ça ne nous fait ni chaud ni froid.
05:31Ils peuvent mettre ce qu'ils veulent comme réforme.
05:33Les gens en ont marre d'avoir un chèque carburant de 100 balles,
05:36d'avoir 10 millions, 1 million, 50 millions de débloqués.
05:40Quand, je vous le rappelle, il y a des choses qui choquent.
05:43Emmanuel Macron vient de faire une commande
05:45pour refaire son bureau présidentiel à hauteur de 2,3 millions d'euros
05:49pendant une crise nationale.
05:50Je veux dire, il faut comprendre que les gens, maintenant,
05:53n'ont plus aucune confiance,
05:55mis à part ceux qui élisent encore quelques personnes dans ce pays.
05:59Mais majoritairement, les gens, aujourd'hui,
06:01n'ont plus confiance en l'appareil politique
06:04à cause de tous ces détours et ces déboires,
06:06toutes ces condamnations.
06:07Je vais vers la liste des condamnés au sein de nos représentants politiques.
06:11Elle est tellement longue qu'on pourrait presque en faire un livre.
06:14Donc, les gens en ont marre.
06:15D'accord, le ras-le-bol général.
06:18C'est un ras-le-bol général qui demande autre chose qu'une incompréhension.
06:24Pareil, quand on entend Emmanuel Macron dire
06:25« je ne comprends pas pourquoi le pays est en ébullition »,
06:28peut-être qu'il se ferait bien de se remettre en question
06:30ou qu'il change de conseiller.
06:31Peut-être que BlackRock, ce n'est pas une bonne idée, je ne sais pas.
06:33– Merci, merci Maxime Nicole.
06:36On l'a bien compris, merci Maxime Nicole.
06:38Une précision sur l'histoire du bureau en rénovation d'Emmanuel Macron
06:43parce que ça fait beaucoup réagir, j'ai vu sur les réseaux sociaux,
06:45de quoi s'agit-il en fait ?
06:46– Beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux.
06:48En effet, c'est une enveloppe qui est prévue dans le budget 2027
06:51mais qui ne concerne pas le bureau actuel, bien sûr, à l'Elysée.
06:54Il s'agit d'une enveloppe qui concerne les futurs frais d'Emmanuel Macron
06:59lorsqu'il quittera l'Elysée.
07:00Vous savez que les règles de la Ve République permettent aux anciens chefs de l'État
07:06de conserver notamment une sécurité et des bureaux
07:09et donc il y a une enveloppe de 2,3 millions d'euros
07:12qui a été provisionnée pour l'installation, le loyer et la sécurisation des futurs.
07:16– Et cette enveloppe, elle est pour tous les anciens présidents ?
07:18– Elle doit être, je ne sais pas si elle est similaire
07:21pour tous les anciens présidents, ça c'est une bonne question,
07:24il faudrait enquêter davantage.
07:26En tout cas, ce qui est certain, c'est que ce montant,
07:28le montant qui vient d'être évoqué…
07:28– Ce n'est pas le bureau actuel de l'Elysée
07:30parce que les gens ne comprenaient pas pourquoi il refait son bureau
07:32alors qu'il est censé bientôt partir.
07:33– Ce n'est pas ce bureau-là, c'est une enveloppe,
07:35celle de la somme qui est évoquée par notre invité à l'instant,
07:37c'est une somme pour les bureaux d'Emmanuel Macron.
07:40– Maintenant sur la crise sociale,
07:41comment on sort de ces crises sociales ?
07:43Parce que c'est un ras-le-bol face à la vie chère,
07:45on parle des carburants mais il y a une ambiance générale,
07:48comment un gouvernement qui n'est quand même pas majoritaire,
07:52qui est en difficulté, qui est en fin de parcours,
07:54peut répondre à une telle crise ?
07:56On va avoir des manifestations comme ça tous les samedis,
07:59le 5 novembre aussi ?
08:00– Il faut qu'il essaye d'apporter, dès maintenant,
08:03sans attendre l'élection présidentielle…
08:05– Il essaye sur le carburant en libérant les stratégies.
08:07– Des réponses un peu concrètes.
08:08Alors sur le carburant, il y a des choses qui ont été faites,
08:10il ne faut pas dire que rien n'a été fait.
08:12Après, est-ce que c'est suffisamment efficace ?
08:14Peut-être pas.
08:15Nous, par exemple, on avait proposé plutôt d'encadrer les marges,
08:18parce que c'est un mécanisme qui permet aux distributeurs
08:23de répercuter les hausses de prix, mais comme les marges sont encadrées,
08:27il y a une limite malgré tout à ces hausses de prix.
08:30Bon, voilà, il a pris un autre chemin qui est de déverser finalement
08:35des barils de pétrole sur le marché,
08:37mais encore faut-il que les producteurs, enfin les distributeurs…
08:42– A priori, il faut jouer le jeu.
08:43– Donc, à priori, il faut jouer le jeu.
08:44Bon, donc lui, il est dans une approche qui est…
08:46– Ça, c'est pour la semaine prochaine.
08:48– Je veux dire qu'il est dans une approche plus macroniste,
08:50c'est-à-dire plus libérale.
08:52Nous, on était davantage pour quelque chose de régulé.
08:54On était aussi pour la taxation des super profits de Total.
08:57Bon, voilà, donc il y a différentes réponses possibles.
08:59Pareil sur le mouvement lycéen, il a ouvert un peu la porte.
09:02– Ce n'est pas suffisant pour le mouvement lycéen ?
09:03– C'est déjà pas mal, parce qu'ils ont au moins gagné
09:05l'ouverture d'un débat sur Parcoursup, etc.
09:08Mais je pense qu'il faudra aller plus loin et mettre effectivement
09:11dans le projet de loi de finances en cours de discussion
09:14des réponses un peu plus substantielles que ce qui a été annoncé pour le moment.
09:17– Parce que le gouvernement est inquiet.
09:18Emmanuel Macron lui-même a dit que ça risque d'être une journée à risque le 31.
09:22Alors en plus, comme c'est Halloween, et on sait que déjà,
09:24en termes de maintien de l'ordre, Halloween, c'est compliqué.
09:27Il y a des violences urbaines dans la soirée, c'est assez classique.
09:30Donc là, il y aura mobilisation, on verra s'il y a du monde dans la rue,
09:34plus Halloween.
09:35Et puis ce n'est pas terminé, parce qu'on annonce déjà le 5 novembre.
09:38– Ah mais il y aura tous les samedis, vous le répétiez,
09:40vous le disiez, ça nous fait penser aux différents actes des Gilets jaunes.
09:44Le gouvernement n'a qu'une chose en tête, c'est de se dire,
09:46notamment Laurent Nunez et Sébastien Lecornu,
09:48c'est de se dire qu'on veut à tout prix éviter le 17 octobre.
09:51Il faut éviter que ça se reproduise.
09:52C'est plutôt réussi le 24, samedi dernier.
09:56Là, ils espèrent, ou ils redoutent plutôt,
09:59que ça redégénère.
10:00Et puis il ne faut pas oublier quand même qu'il y a derrière des effectifs de police
10:03qui sont mobilisés à ultra saturation.
10:06– Oui, les policiers nous disent, on ne pourra pas tenir comme ça tous les samedis.
10:08– Mais il n'y a quasiment pas un policier qui se repose aujourd'hui dans le pays
10:10et qui est mobilisé sur ces temps de repos.
10:11– Certains ont été rappelés, ça ne peut pas durer des semaines ou des mois.
10:16C'est-à-dire qu'il y a un moment, il y a une question toute bête mais humaine
10:19qui est que le policier s'épuise.
10:20– Le gouvernement, depuis le début, j'ai l'impression quand même que sur la crise ICN,
10:23il est toujours à côté.
10:24C'est-à-dire qu'il n'a pas vu venir le mouvement.
10:27Au début, il n'y a pas vraiment répondu.
10:29– Il a laissé tomber les dominants.
10:30– Ensuite, il s'est dit, il y a les vacances de la Toussaint qui arrivent.
10:33– Ça va s'essouffler.
10:33– Tous ces jeunes vont partir en vacances.
10:36Finalement, il y avait quand même du monde samedi dernier.
10:39– Là, il se heurte à quelque chose de différent tout de même.
10:41Parce qu'on ne peut pas dire que le gouvernement n'ait rien apporté.
10:43Il a apporté beaucoup trop tard.
10:44– Oui, le dialogue s'est installé.
10:45– Le dialogue s'est installé.
10:46Et puis, il y a quand même, il faut le dire,
10:47il y a des milliards qui ont été mis sur la table.
10:49Que ce soit des plans de rénovation de 4 milliards,
10:51que ce soit…
10:51– Sous forme de prêt.
10:52– La rénovation de parcours…
10:53– Oui, c'est vrai.
10:54Enfin, c'est quand même de l'argent qu'on débloque tout de suite
10:55pour se le voir rembourser plus tard.
10:57Bon, la rénovation, le changement de parcours sub,
10:59ça, ça n'implique pas beaucoup d'argent.
11:01Il y a aussi pour la rénovation des lycées,
11:11à économiser des milliards et qu'il doit en débloquer désormais.
11:16Lorsqu'on parle également, et j'en finis là-dessus, du pétrole,
11:18la question qui revient, la question des prix à la pompe,
11:20qui est en réalité en permanence depuis ce temps,
11:23le gouvernement se dit, moi, je ne peux pas baisser les taxes
11:25parce que je gagne de l'argent grâce à ces taxes.
11:26Il pouvait le faire, il faut le préciser quand même, sur un point,
11:29c'est qu'une partie de ces taxes sur le pétrole, sur l'essence,
11:32est un pourcentage du prix de l'essence.
11:33C'est-à-dire que mécaniquement, quand le prix augmente,
11:35le pourcentage, l'impôt net que vous percevez, augmente aussi.
11:39Vous pouviez réduire le pourcentage
11:40pour percevoir un impôt constant
11:42et non pas dégager davantage de marge de taxes
11:44grâce à l'augmentation des prix.
11:46Alors, nous sommes avec un infirmier, c'est Rémi Capritz.
11:49J'espère que je prononce bien votre nom, je ne suis pas sûr.
11:51Katz Briggs, porte-parole du collectif des infirmiers libéraux en colère.
11:55Merci d'être avec nous, en tout cas.
11:56Il y a justement le versement aujourd'hui de l'aide gros rouleur qui commence.
12:01Est-ce que vous êtes concerné, vous, en tant qu'infirmier ?
12:04Alors, moi, à titre personnel, non.
12:05Et comme beaucoup de mes collègues, non, on ne va pas être concerné
12:08parce que la prime au grand rouleur, qui est donc de 100 euros,
12:11100 euros sur trois mois, comme je dis, il ne manque plus que le mars
12:14et on pourrait dire qu'on a eu 100 balles et un mars,
12:16c'est à partir de 22 000 euros de revenus.
12:18Sauf que nous, les infirmiers libéraux, vous le savez, M. Truchot,
12:21on n'est pas aux 35 heures par semaine, on est à peu près 60, 70 heures par semaine.
12:25Moi, je suis en 10 heures par semaine.
12:27On fait environ 140 kilomètres par jour, donc on pourrait être dedans,
12:30mais nos revenus sont un peu au-dessus.
12:32Bon, forcément, on est en libéral, mais à ça, on oublie qu'on n'a pas les congés payés,
12:36les RTT, tout ça, etc., etc.
12:38Donc, forcément, pour la plupart d'entre nous, on va être exclu.
12:41Ce qui est amusant, c'est qu'on devait avoir cette prime grand rouleur
12:45qui va concerner quand même certains de mes collègues,
12:46donc tant mieux pour certains de mes collègues,
12:48mais ce n'était pas ce qu'on demandait.
12:49On devait aussi avoir une aide supplémentaire de 80 euros
12:52et cette aide, silence radio, on n'entend pas parler.
12:56Donc, vous serez dans la rue samedi ?
12:58Ah, ben alors, nous, on était déjà là le 17 octobre.
13:01Le 17 octobre, on était dans la rue, on a manifesté un petit peu partout en France.
13:04Samedi dernier, on n'y a pas été parce qu'on avait vu les débordements,
13:08on avait vu tout ce qui s'était passé
13:09et on avait trouvé que c'était plus raisonnable
13:12de rejoindre l'intersyndical du 5.
13:14Donc, nous, à notre niveau, on va aller le 5 novembre
13:19avec les syndicats dans la rue.
13:20En tant que porte-parole d'un collectif, je serai à leur côté.
13:22Après, je sais qu'il y a des collègues, des confrères, des consoeurs à moi
13:25qui seront samedi dans la rue, ouais, effectivement.
13:28Mais on va continuer à manifester
13:29parce que nous, ce n'était pas ce qu'on demandait.
13:31On a eu un chèque, nous, ça fait des années
13:33qu'on va de plateau en plateau, qu'on va un petit peu partout
13:36pour dire, voilà, il faut revaloriser aujourd'hui
13:39les frais de déplacement de l'infirmier
13:41parce que l'infirmier, il est payé 2,75 euros brut
13:44pour aller chez un patient.
13:45D'accord ?
13:46Donc, à ça, vous retirez après les taxes, les impôts,
13:48l'URSSAF, etc., etc., le stationnement.
13:50Et maintenant, l'essence qui devient hors de prix,
13:52il y a des cas de figure où on travaille à perte.
13:54Et ce n'est plus du tout possible.
13:56Et on alerte sur l'urgence,
13:57qui est de dire, mais si vous continuez comme ça,
14:00les infirmiers libéraux qui, aujourd'hui,
14:02se sont installés en ville
14:03parce qu'ils avaient envie de gagner un petit peu plus d'argent,
14:06à force de raboter dessus,
14:08finalement, ils sont perdants par rapport
14:10à certains collègues de l'hôpital.
14:11Et il va y avoir des pénuries d'infirmiers libéraux.
14:13On a fait des pénuries de médecins généralistes.
14:15Là, on est en train de créer des pénuries d'infirmiers libéraux.
14:18Merci.
14:19Dans un moment où la France vieillit,
14:22il y a besoin, effectivement, de plus de soins.
14:24Merci, en tout cas.
14:25On a bien compris.
14:25Un mot très rapidement parce qu'on est en retard.
14:27Le 31 octobre, c'est la grande inconnue.
14:29On ne sait pas précisément s'il y aura une forte mobilisation
14:31parce qu'il y a eu le 5 novembre,
14:33après, qui sera plus classique
14:35à l'appel des organisations syndicales.
14:37Le 31 octobre, c'est l'inconnu ?
14:39C'était le propos intéressant de votre invité à l'instant.
14:41C'est vrai qu'il y a un certain nombre de personnes
14:43qui avaient plutôt fléché, maintenant, l'action le 5 octobre.
14:46Les syndicats ne s'associaient pas trop
14:48au 31 octobre initialement.
14:50Désormais, on sait que la CGT a déposé aussi un parcours
14:53le 31 octobre.
14:54Et il faut se rappeler, Olivier,
14:56qu'il y a eu beaucoup, beaucoup de monde
14:57dans la rue, samedi 24 octobre.
15:00Près d'un million revendique Emmanuel Bompard.
15:02410 000, disaient les autorités.
15:03On verra donc samedi.

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