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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Voilà les dernières minutes de l'actualité suite à la situation chaotique qu'a connu le pays samedi.
00:06Ce sont des couvre-feux dès ce soir.
00:07Alors on a les détails, c'est le préfet de la zone nord qui va prendre un arrêté instaurant un
00:11couvre-feu
00:12à partir de 20h jusqu'à 6h du matin pour les deux prochains jours sur les communes
00:17avec l'accord de chacun des maires concernées, c'est ce que l'on nous précise, à Lille, Douai, à
00:22Ouattini et à Denain.
00:24Alors, Haute-Mann Nassrou qui représente Bruno Retailleau pour les Républicains
00:27dit que ce n'est pas suffisant, ce que vous nous avez dit il y a un instant, il faut
00:29passer au cran supérieur,
00:31c'est-à-dire à l'état d'urgence.
00:32Qu'est-ce que vous en dites, vous pour la mairie de Paris, Pierre Lombard ?
00:37Vous souhaiteriez que ce soit pris à Paris ou pas ?
00:39Alors, je crois que c'est en cours de discussion et il pourrait y en avoir dès ce soir.
00:45Ce sera la décision de la préfecture de police, ce sera la décision de la préfecture de police.
00:50Donc il va y avoir un couvre-feu à Paris, très certainement.
00:51Ce sera la décision de la préfecture de police et très certainement.
00:54la réalité, c'est que je ne sais pas si ce sera la solution, parce que ça a bien été
00:57dit sur votre plateau,
00:58ça a bien été dit sur votre plateau tout à l'heure.
01:01Et encore une fois, ce serait, et ce serait à la décision de la préfecture de police de l'Assemblée.
01:06Avec la Val-du-Mann ?
01:08Je ne sais pas si ce serait la réponse.
01:10Comme ça a été très bien dit sur votre plateau tout à l'heure,
01:12le sujet auquel on a été confronté à Paris, c'est un manque d'anticipation et un manque de moyens
01:17de la police.
01:18Un couvre-feu, même partiel, ne répond pas à ce problème-là, structurel.
01:22Et si, à la fin, les policiers manquent toujours de moyens,
01:26en réalité, ça n'empêchera pas les casseurs de poursuivre leurs opérations.
01:31Donc il est là le sujet, politiquement.
01:32Il est de permettre à la police de faire un travail.
01:34Ça dissuaderait les casseurs, vous en êtes sûr, à Paris ?
01:36Non, ce que je vous dis, c'est qu'il est de permettre à la police de faire de...
01:40À mon sens, non.
01:43Dès lors que la police n'a pas les moyens d'effectuer les contrôles
01:46et n'anticipe pas ce qui se passe sur le terrain,
01:48et qu'ils n'ont pas les moyens de répondre,
01:50en réalité, ça ne répond pas à cette question.
01:51Vous êtes en charge de la propreté de l'assainissement.
01:53Toutes les rues où il y a eu des saccages, elles ont été nettoyées ?
01:57Alors, les rues où il y a eu des saccages, elles ont été nettoyées dès le dimanche,
02:00même dès le samedi soir, à minuit, en présence de la police.
02:04On avait un millier d'éboueurs qui étaient déployés dans les rues de Paris,
02:08qui ont commencé à nettoyer les rues dès le lendemain matin.
02:12Il y a eu aussi des manifestations spontanées de la part des Parisiennes et des Parisiens
02:16qui ont aidé nos agents.
02:18Et dès ce matin, on avait plus de 2000 agents déployés dans les rues de Paris
02:21pour nettoyer les rues, déblayer.
02:23On avait plusieurs dizaines de voitures calcinées également
02:26qu'on va retirer avec les assureurs et les propriétaires de ces voitures.
02:30Donc voilà, nos agents sont sur le terrain.
02:33Peut-être juste sur la propreté, je voudrais dire quelque chose.
02:36Parce que ce que je veux saluer à travers le travail des équipes qui sont sur le terrain,
02:43c'est que le service public a répondu présent hier et avant-hier,
02:49avec des agents qui sont restés bien au-delà de leurs heures
02:52et des moyens considérables qui ont été mobilisés.
02:55Et je voulais saluer ça et rappeler aussi quand même que dans la période qui s'ouvre des présidentielles,
03:02le service public est aujourd'hui attaqué par la droite et l'extrême droite,
03:04qui à Paris ont voulu le supprimer.
03:06Vos amis ainsi que vos alliés, Sarah Knafo,
03:09ont proposé de supprimer le service de propreté.
03:11Marine Le Pen aujourd'hui prévoit la suppression de fonctionnaires.
03:14On m'interroge sur la propreté.
03:16Donc moi je vous le dis, aujourd'hui je veux saluer le service public parisien qui répond présent
03:20et qui du coup, face aux attaques de la droite et de l'extrême droite, on est présent.
03:27On connaît cette rhétorique mais la réalité, monsieur Lombard, c'est que tout à l'heure je parlais de cette
03:30gauche
03:31qui était contre la police, qui voulait la désarmer, en avoir le moins possible jusqu'à ce que ça dégénère
03:34et tout à coup nous réclame ce que vous venez de faire à l'instant, plus de police.
03:38Moi j'ai juste une question très simple, pourquoi vous n'armez pas la police municipale de Paris
03:41qui est de votre prérogative, vous mettez un uniforme sur des gens dont vous faites des cibles,
03:45vous regrettez à l'instant que la présence policière n'ait pas été plus forte,
03:48mais vous n'armez pas la propre police municipale qui dépend de vous.
03:52La réalité c'est que vous ne le faites pas parce que vous avez un tabou sur ces questions de
03:55sécurité
03:55que nous payons cher, avec une culture de l'excuse qui aujourd'hui a nourri dans notre pays un sentiment
04:00d'amitié.
04:00Je parle des casseurs et je parle de ceux qui pillent, qui ne doivent trouver de notre part aucune forme
04:05d'indulgence.
04:06Mais encore une fois, il faut choisir son camp, monsieur Lombard, sur la question de la sécurité.
04:11En 20 secondes, trois choses.
04:13La première, c'est qu'il ne vous a pas échappé que c'est la police nationale qui est responsable
04:17du maintien de l'ordre.
04:18La deuxième chose, c'est que l'armement de la police municipale, l'armement non létal,
04:22il a été tranché à l'élection municipale.
04:26Le maire a été élu sur ce projet.
04:29Et je vais même aller au-delà.
04:31Pourquoi on appelle à plus de police ?
04:33On appelle à plus de policiers lors des manifestations ?
04:36Non, mais c'est simplement aussi pour protéger les policiers eux-mêmes.
04:39C'est-à-dire qu'effectivement, quand ils sont en sous-effectif face à des manifestations en nombre,
04:43c'est dans ces cadres-là qu'ils sont amenés à commettre certaines violences policières.
04:47C'est quand ils sont dans ces situations qu'ils sont en danger.
04:49Et donc, c'est évidemment pour ça qu'on appelle à plus de policiers dans le cadre des manifestations.
04:55Vous avez entendu ce soir la réponse.
04:57Ce sont des couvre-feux dans certaines villes du Nord, peut-être à Paris ce soir.
05:03On ne sait pas si les autorisations seront données pour les rassemblements samedi.
05:07Qu'est-ce que vous en dites ?
05:07Écoutez, couvre-feu, état d'urgence, nous on est contre, même l'état d'urgence partiel.
05:12En fait, il faut comprendre que ça ne va rien régler.
05:14Parce qu'aujourd'hui, la colère sociale qu'ils sont en train de récolter,
05:17c'est le fruit de la misère qu'eux-mêmes ils ont semée.
05:20Et donc, aujourd'hui, si on veut mettre fin à cette colère sociale,
05:23s'il veut mettre fin à ces mobilisations,
05:25il va falloir répondre aux revendications
05:27et arrêter d'essayer de tout amener sur le terrain de la répression.
05:30Là, on a vu, le gouvernement, franchement, il a fait une erreur extrêmement grave.
05:34Samedi, c'est que déjà, il a interdit toutes les manifestations en direction de l'autre pouvoir.
05:39Le gouvernement, il a sous-estimé.
05:40Non, ce n'est pas normal, il y a eu des mobilisations.
05:42On allait devant Opéra, on allait à Bastille, on allait à Élysée.
05:45Les premiers mai, en 2023, il y a des mobilisations.
05:48On va vers des lieux de pouvoir, c'est maintenant qu'ils décident d'interdire.
05:50Eh bien, en fait, il a fait une grave erreur.
05:52Et en plus, il a sous-estimé le nombre qu'on serait.
05:54Oui, mais en fait, il faut comprendre quelque chose.
05:55D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé, vous avez vu, ça a dégénéré.
05:57Mais justement, parce que c'est, pardon, je ne sais plus quelle expression vous avez utilisée,
06:01c'est la culture de l'excuse.
06:02J'ai vu ce que vous disiez, mais je trouve qu'en parlant des cassards,
06:04mais justement, je trouve que c'est assez ironique de le prendre comme ça.
06:06Parce qu'en fait, le gouvernement, en fait,
06:08il préfère parler de la question de la répression, état d'urgence.
06:12Il préfère se dédouaner pour ne pas avoir à répondre aux revendications.
06:14Là, vous regardez la locution de Macron.
06:16À aucun moment, il a parlé de parcours sup,
06:18des moyens dans l'enseignement supérieur, dans l'éducation.
06:21À aucun moment, il a parlé d'interdire les licenciements,
06:23de stopper les licenciements, d'augmenter les salaires.
06:25Alors que nous, c'est ça qu'on demande.
06:26C'est ça, aujourd'hui, les raisons de la colère sociale dans les manifestations.
06:29Mais pourquoi il fait ça ?
06:30Là, on a le ministre de l'Intérieur qui est en train...
06:33Et je termine juste, pardon, sur la phrase pour faire le lien.
06:34C'est juste pour dire que le ministre de l'Intérieur arrive à Matignon.
06:36C'est ça, le piège.
06:37Donc, on aura sûrement des précisions sur l'ensemble des couvre-feu.
06:40Tout à fait.
06:40Mais c'est aussi pour protéger les commerçants de ce qui s'est passé.
06:44Commerçants qui ne sont pas tous des nantis, qui ne sont pas tous riches,
06:46qui pour beaucoup sont endettés aussi.
06:48Oui, mais quand même, sur les commerçants,
06:50bon, déjà, peut-être que le CAC 40, il pourrait payer.
06:52Mais moi, j'ai un truc à dire.
06:53J'ai un truc.
06:53Le rapport, c'est qu'il y a beaucoup d'argent.
06:55Mais quel est le rapport ?
06:56Le rapport, c'est qu'on demande qui va payer pour les petits commerçants.
06:593 000 commerçants, 3 000 commerçants, qui ont tout perdu.
07:02Et vous, vous arrivez là pour dire le CAC 40, qui n'a qu'à payer.
07:04On demande qui va payer pour les commerçants.
07:05Vous couvrez les cas.
07:07Non, mais il faut surtout éviter qu'on saccage les commerces.
07:09Vous êtes d'accord avec ça ?
07:10Écoutez, moi, j'ai un truc à dire aux commerçants.
07:11Vous savez ce que j'ai à dire aux commerçants et aux commerçantes ?
07:14Ne faites pas confiance à Macron.
07:15Non, mais d'accord.
07:16Parce qu'aujourd'hui, c'est vous qui...
07:2330 000 personnes qui sont allées piller à Marseille.
07:26Et tout ce que vous trouvez à dire ce soir,
07:29vous n'avez pas eu un mot de condamnation pour la violence.
07:31Elle ne l'a pas dit.
07:33Moi, j'aimerais savoir si vous condamnez la violence, madame.
07:35Parce que vous avez l'impression de la légitimer.
07:37Très bonne question.
07:37Vous savez que personne ne m'a posé cette question.
07:39Et personne ne pose cette question sur les plateaux.
07:41Ce n'est pas comme si ça fait 72 heures qu'on ne parle que de ça.
07:43Mais aujourd'hui, monsieur, les vrais casseurs,
07:45en fait, les vrais casseurs, c'est les 40 ans de politique antisociale
07:48menée par des gouvernements de droite comme de gauche.
07:51Non, je replace juste...
07:52Mais ce n'est pas ça.
07:53Heureusement que je suis d'extrême-gauche.
07:54Je suis bien de l'assumer déjà.
07:55Attendez, mais vous avez des leçons à donner, vous ?
07:57Je vous demande si vous condamnez la violence.
07:58Que M. Fillon rende l'argent.
07:59On a en part dans des présidentielles
08:01où il y a deux candidats qui vont aller pour la séance électronique,
08:04dont M. Fillon.
08:05Donc vous, vous avez aucune leçon à me donner.
08:06Je ne suis pas une question sur la cause de l'école.
08:08Vous êtes une militante politique qui valide la violence.
08:10Oui, et vous, vous êtes un militant du vieux monde capitaliste
08:13avec un candidat avec un rapide qui vote de l'argent.
08:16Je vais vous poser une question toute simple.
08:18C'est tous les commerçants qui ont été saccagés,
08:21ceux qui ont été interpellés.
08:22C'est normal que derrière, on fasse des exemples
08:24qu'ils aillent en fonction de ce qu'ils ont fait en prison.
08:27Les pillards.
08:28Les pillards.
08:28Ah, mais attendez.
08:29Les pillards.
08:30Vous êtes d'accord qu'ils doivent être punis, les pillards ?
08:33Oui, écoutez...
08:34Les pillards, ils doivent être punis.
08:35Mais lesquels, en fait ?
08:36Vous savez que M. Fillon, M. François Fillon,
08:40a pillé des milliers de gaux de porc.
08:43Arrêtez, mais c'est pas M. Fillon qui a brûlé des milliers de gaux de porc.
08:45Ceux qui ont saccagé un franc prix
08:47ou un petit magasin de téléphonie ou un bar.
08:50Vous êtes d'accord qu'ils doivent être punis ?
08:52Écoutez, je vais vous dire.
08:53Ne me parlez pas de punis, oui ou non ?
08:55Mais attendez, je vous réponds.
08:56Là, ce qui est en train de se passer,
08:57c'est un piège dans lequel vous êtes tous en train de tomber
08:59et que vous essayez de nous faire tomber.
09:01Je vais vous expliquer quel est le piège.
09:02Le gouvernement, aujourd'hui, essaye de se dédouaner,
09:04de ne pas répondre aux revendications,
09:06en prenant tout le temps la discussion sur les casseurs,
09:09sur la violence, en essayant de nous diviser.
09:11Nous, on dit qu'on n'acceptera jamais cette division.
09:12Aujourd'hui, la division, elle n'est pas entre des bons
09:14ou des mauvais manifestants.
09:16La division n'est pas entre des bons et des mauvais manifestants, monsieur.
09:19La division, aujourd'hui, elle existe entre ceux
09:21qui mènent ces politiques contre nous,
09:24les travailleurs, les travailleuses de la jeunesse,
09:26et ceux qui se font des milliards de thunes
09:28sur le dos des travailleurs et des travailleuses.
09:30C'est ça, aujourd'hui, la division que nous on fait.
09:31Je suppose que vous n'aimeriez pas qu'on saccage
09:32votre appartement non plus.
09:33Mais écoutez...
09:34Ou un commerce.
09:35Votre commerce.
09:36Mais nous, on le dit, les commerçants, monsieur,
09:38en fait, aujourd'hui, il faut qu'on fasse bloc
09:39et il faut que demain, le 5 novembre...
09:43Vous faites bloc avec les casseurs
09:44et je suis en train de dire...
09:45Vous n'avez pas eu un mot de condamnation depuis tout à l'heure ?
09:46Le 5 novembre, il y a une prochaine journée de manifestation.
09:48Eh bien, j'invite tous les commerces à fermer.
09:50Le 24, le 31 et le 5, d'ailleurs.
09:51Et j'invite toutes les commerces à fermer.
09:52Et j'invite toutes les mairies à fermer.
09:53Et j'invite tout à fermer, parce qu'aujourd'hui,
09:55il faut tout changer.
09:55Il faut tout changer.
09:56Et là, ils en perdent, déjà.
09:58Et juste un dernier truc, quand même,
09:59parce que c'est ça la logique de ce que je voulais dire,
10:00c'est que le gouvernement,
10:01écoutez Macron dans l'allocution,
10:03lui-même, il reconnaît qu'en fait,
10:05il n'y a aucun avenir qui réserve à la jeunesse.
10:06Et il pense qu'il va pouvoir se défiler comme ça.
10:08Mais nous, on le dit,
10:09la répression, la police, la prison, l'état d'urgence,
10:12tout ça, ce n'est pas ça qui va régler les mobilisations.
10:14S'il veut aujourd'hui la paix pour les mobiliers urbains,
10:17eh bien, il va falloir abroger par consul,
10:19il va falloir stopper les licenciements
10:20et augmenter les salaires.
10:22Je n'ai jamais entendu autant de bêtises.
10:24Moi, ce que je pense, c'est ce que j'en ai vu hier.
10:26On était avec Emmanuel Grigoire,
10:29on a fait le tour des rues de Paris pendant 4 heures.
10:30On a rencontré l'ensemble des commerçants sur le parcours,
10:33dans le 10e, dans le 11e, dans Paris-Centre,
10:35qui avaient été victimes de ces casses.
10:37C'est souvent le travail d'une vie
10:38qui part en fumée en quelques heures.
10:41Et donc, effectivement, qu'on est à leur côté
10:43et qu'on a échangé avec eux
10:46pour voir ce qu'on pouvait faire.
10:49Cela étant, la réponse, encore une fois, au problème,
10:52ça doit être une réponse politique.
10:54Non, les effectifs, mais une réponse politique aussi.
10:57Le gouvernement, comme le maire l'a rappelé ce matin,
11:00joue le pourrissement
11:01et ça ne peut pas être une réponse sécuritaire
11:03à des revendications politiques de la part des lycéens.
11:07C'est quand même des enfants qui ont 15 ans
11:09qui manifestent pour avoir des...
11:12Non, mais je ne parle pas des casseurs, là.
11:13Je parle des manifestations lycéennes
11:15qui ont lieu, qui ont des revendications
11:17pour avoir des meilleures conditions d'études,
11:19qui demandent, ça a été dit sur votre plateau tout à l'heure,
11:21qu'il y ait des réponses à la crise climatique.
11:24Et pour l'instant, la seule réponse du gouvernement,
11:26c'est couvre-feu et par ailleurs.
11:30Je termine là-dessus.
11:32Il y a quand même un événement politique majeur
11:33qui a eu lieu ce matin, qu'on minimise.
11:35Le ministre de l'Intérieur a proposé sa démission.
11:37Oui, il a été refusé par...
11:39Il a été refusé, mais je veux dire...
11:41C'est quand même un événement politique
11:44quand le ministre de l'Intérieur propose de démissionner
11:46et on passe sous silence.
11:47On va aller, Place de la République,
11:49retrouver une des équipes de BFM TV
11:51parce qu'il y a un rassemblement en cours,
11:52Place de la République, toujours avec les contrôles inhérents.
11:57Absolument.
11:58Vous avez une centaine de personnes
11:59qui rassemblaient depuis un peu plus d'une heure,
12:01une heure et demie, ici, sur cette même place de la République.
12:04Là, juste en face, l'image que vous apercevez,
12:05ce sont des habitants qui sont venus interpeller ces jeunes
12:08qui se sont rassemblés sans autorisation
12:11parce que les rassemblements sont interdits,
12:13leur demandant d'éviter tout débordement.
12:15Vous avez autour d'eux un dispositif de sécurité très important
12:18qui a été mis en place tout autour de cette place de la République.
12:21Des contrôles aussi qui ont été opérés à plusieurs reprises.
12:24On a perçu, il y a quelques instants,
12:27des contrôles de la part des forces de l'ordre
12:28sur des jeunes qui contrôlaient notamment des sacs
12:30où ont été retrouvés des barres de fer,
12:32mais également des pavés qui pourraient servir de projectiles.
12:36L'objectif, donc, avec ce gros dispositif de sécurité,
12:38c'est d'éviter les scènes qu'on a connues hier,
12:41avant-hier, avec ces débordements,
12:43avec ces heurts qui ont éclaté un peu partout dans la capitale.
12:47La difficulté auxquelles sont une nouvelle fois confrontées les forces de l'ordre,
12:50c'est que vous avez plusieurs groupes et parts qui se dispersent
12:53et qui reviennent et qui se rassemblent.
12:55Donc, difficile pour les forces de l'ordre à chaque fois de les contenir.
12:59Situation qui, malgré tout, est assez calme pour l'instant.
13:02Pas de débordement, pas d'échauffouré.
13:03J'ai discuté tout à l'heure avec l'une des personnes qui est venue ici se mobiliser
13:07et qui me disait que l'objectif, c'était de se réunir tous les soirs
13:10tant qu'on n'aura pas obtenu gain de cause.
13:12Et tant pis si la violence doit éclater.
13:15Et puis, de l'autre côté, vous avez la colère et l'incompréhension
13:20des commerçants qui sont autour de cette place de la République,
13:22dans les rues avoisinantes, et qui nous expliquent avoir peur,
13:25une nouvelle fois, pour la troisième journée consécutive,
13:27que des heurts, que des échauffourés éclatent.
13:30Ils ont peur qu'une nouvelle fois, leur commerce soit pris pour cible.
13:32Ils ne comprennent pas aussi l'inaction de la part du gouvernement.
13:35On a annoncé ce matin de possibles couvre-feux
13:38qui pourraient être mis en place dans certains secteurs,
13:40en l'occurrence, ici, place de la République.
13:43Mais pour l'instant, aucune annonce.
13:44Une commerçante me disait que c'était assez fou.
13:46On allait nous annoncer peut-être un couvre-feu à partir de 20h
13:49qu'on pourrait nous annoncer à partir de 19h30.
13:51Ça n'avait aucun sens.
13:53Voilà donc pour ces rassemblements ici, sur la place de la République.
13:55Rassemblements qui n'ont pas été autorisés ici,
13:58sur cette place de la capitale.
14:01Voilà les équipes de BFM TV, place de la République.

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