00:00Le maire de Trappes qui arrive à l'Assemblée nationale, il vient à l'Assemblée nationale, c'est jour de
00:06questions au gouvernement.
00:07Le maire de Trappes à l'Irabay, quatre jours après l'attentat raciste qui a coûté la vie à un
00:12homme,
00:12il y a une minute de silence d'ailleurs qui va être observée au début de cette séance de questions
00:16au gouvernement,
00:17en hommage à cette victime, 26 ans tuée en raison de sa fleur de peau.
00:22Maurice Safran, le maire de Trappes, on l'a beaucoup entendu,
00:25qui a pointé du doigt très clairement, mis en cause les discours de l'extrême droite qui qualifient de haineux
00:31et qui auraient inspiré selon lui le tireur.
00:33Bon maintenant il faut, il y a effectivement des discours haineux, il n'y a aucun doute là-dessus,
00:38je ne vais pas citer des noms, c'est inutile, il y a des responsables politiques d'extrême droite
00:43qui ont été condamnés pour propos racistes, qui ont tenu sur les différentes chaînes d'info
00:48des propos qui n'étaient pas loin du racisme non plus, effectivement c'est un vrai problème.
00:53Le maire de Trappes qui est en compagnie de Cyriel Châtelain, notamment d'élu écologiste.
00:57Écologiste, et effectivement la question du racisme dans ce crime atroce se pose de façon très aiguë
01:03et effectivement le maire pointe quelque chose qui dans certaines cités existe de façon évidente.
01:09Le maire de Trappes donc qui va assister à la séance de questions au gouvernement,
01:13à cette minute de silence qui va être observée.
01:16Alors on a l'habitude des minutes de silence, il y en a eu beaucoup ces derniers temps.
01:20Là, la présidente de l'Assemblée nationale, Yann Brompivet, a décidé évidemment, j'allais dire,
01:24d'observer cette minute de silence.
01:26C'est important aussi, l'idée c'est d'essayer d'apaiser les débats,
01:30alors qu'on le verra sans doute lors de ces questions au gouvernement,
01:33le débat est loin d'être assemblé, même quand il y a eu un attentat il y a quelques jours
01:37à peine.
01:37– Oui, on est dans une situation où on se rend compte vraiment que les tensions sur les questions races,
01:45c'est la première fois sous la Ve République que la question de la race se pose de façon aussi
01:50aiguë.
01:51C'est ça qui est extrêmement inquiétant.
01:53Jusqu'à présent, ce n'était absolument pas le cas.
01:55Et là, on est rentré vraiment dans des considérations ethniques, racistes,
02:01on est dans une situation très très curieuse,
02:03il va falloir qu'on en sorte vite parce que sinon la société française va être très abîmée
02:08et la campagne présidentielle risque d'être atroce.
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