- il y a 16 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Bruno Jeudy arrive sur ce plateau, Guy Riem Carayon, vice-président délégué de l'UDR,
00:06Raquel Garrido, ancienne députée de la France Insoumise, cofondatrice du mouvement L'Après,
00:10et Laurent Marc-Angéli, président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale députée de Corse.
00:15Bonsoir, monsieur.
00:15Bonsoir.
00:16Et bonsoir, Léna Guerrier, vous êtes là. Bienvenue sur ce plateau.
00:19Alors, il y a... Oui, c'est Dominique Rizet qui doit sortir.
00:24Merci beaucoup, Léna Guerrier, porte-parole de l'Union étudiante.
00:29Bonsoir.
00:30Bonsoir.
00:30Bienvenue à tous. Je vais quand même rappeler la une de la tribune dimanche, puisque Bruno Jeudy...
00:36Bonsoir, Léna Guerrier.
00:36Bonsoir, Bruno. La France est une cocotte minute, c'est ce que dit notamment l'auteur Giuliano da Empoli à
00:43la une de la tribune dimanche,
00:44avec évidemment en dessous un samedi moins violent, mais point de suspension.
00:51Parce que tout reste à faire, c'est ça ?
00:53Tout reste à faire. Une affluence très importante dans les cortèges, entre 400 et 800 000 selon les chiffres police
01:02et organisateurs.
01:03Donc ça veut dire qu'il n'y a pas eu un fléchissement par rapport à la semaine dernière.
01:08Peut-être l'effet trap qui a mobilisé encore un peu plus les participants et les Français qui sont venus
01:17dans les cortèges.
01:18En tous les cas, ça ne baisse pas.
01:21Il y a peut-être du répit du côté de la violence, parce qu'il y en a moins eu
01:24que la semaine dernière.
01:25On n'a pas eu les images de la semaine dernière, mais pour l'exécutif, tout reste au même niveau,
01:33c'est-à-dire les Français qui manifestent attendent des solutions.
01:36Il y en a un qui était quand même soulagé. Ce soir, c'est le ministre de l'Intérieur qui
01:40a pris la parole.
01:41On va écouter un extrait de ce point d'étape qu'il a fait en fin de journée.
01:47Les cortèges se sont bien passés. Les cortèges se sont déroulés, encadrés par les forces de sécurité intérieure.
01:52Les cortèges se sont bien déroulés, mais comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à
01:59risque,
01:59de personnes qui se sont grimées, la plupart vêtues de noirs, militants de l'extrême-gauche radicale, de l'ultra
02:08-gauche,
02:08et qui ont parfois fédéré autour d'eux des éléments ultra-radicaux.
02:13Donc comme nous l'avions anticipé, à peu près dans chaque cortège, on a eu la constitution de ces groupes
02:18à risque.
02:19– Mille interpellations, c'est aussi le chiffre qui a été donné par le ministre de l'Intérieur,
02:24mais je rappelle quand même 800 000 personnes dans les rues selon la CGT, 410 000 selon le ministère de
02:31l'Intérieur.
02:31On parlera évidemment des réponses politiques qu'il faudra apporter puisque tout reste à faire,
02:35mais d'un point de vue du maintien de l'ordre.
02:37Qui considère, vous par exemple Raquel Carrido, que cette journée a été réussie,
02:42que le job a été fait aujourd'hui par le ministre de l'Intérieur et les forces de l'ordre
02:46?
02:46– Le bilan est mitigé parce que toute la journée a été une grande réussite,
02:51mais la dispersion a été ratée.
02:53D'abord sur la journée elle-même, moi je dois vous dire, j'y étais et j'ai vécu une
02:57très belle journée.
02:59Très belle journée.
03:00Là je pense que les gens qui étaient mobilisés aujourd'hui sont en train de rentrer chez eux,
03:03ils allument la télé.
03:04Je sais que vous avez montré des images du nombre et de cette manifestation magnifique dans l'après-midi.
03:09Ce soir j'ai trouvé que les émissions de télé étaient un peu axées trop sur justement ces événements de
03:13dispersion.
03:14montré aux gens leur force.
03:16Ça a été à Paris quelque chose de bouleversant vraiment.
03:19– Regardez les images, on les voit.
03:20– Voilà, super, c'est ça qu'il faut montrer.
03:22C'était merveilleux, vraiment merveilleux.
03:24Un nombre de gens, il y a des images qui circulent sur les réseaux
03:27où on voit une foule immense marcher de la place d'Italie vers la porte d'Italie.
03:32Il faut voir que c'était même avant le parcours officiel ça.
03:34Tellement il y avait du monde qui venait ensuite tout le long des maréchaux jusqu'à la porte de Vincennes
03:40dans un état d'esprit combatif, positif, pacifique, revendicatif tous les âges.
03:46Et vraiment après cet attentat raciste de Trappes qui nous a tous meurtris,
03:52on a besoin de savoir qu'on a ça en nous les Français,
03:55que ce peuple s'est affirmé de façon unie.
03:58Et c'était très important.
03:59Voilà, moi je dis félicitations à tout le monde et il va falloir continuer
04:02puisque le gouvernement, pour le moment, ne répond pas.
04:05Il pourrait prendre un décret ce soir d'augmentation du SMIC.
04:08Ce soir-là, tout de suite, avant la fin de l'émission,
04:10il pourrait le faire d'augmenter le SMIC, c'est un décret.
04:13Ils ne le font pas.
04:14À l'Assemblée nationale, il y a le débat sur le budget qui continue.
04:18Il faut absolument aller chercher des recettes nouvelles
04:20pour les mettre dans l'éducation en particulier.
04:23Donc, on est capable de se mobiliser de façon massive.
04:26Le peuple est là et il va falloir continuer.
04:29Alors maintenant, sur la dispersion, on y reviendra.
04:30Mais ça, par contre, fiasco, encore une fois, je suis désolée.
04:33Parce que quand il y a plusieurs centaines de milliers de personnes,
04:36parce que je pense qu'on était plusieurs centaines de milliers à Paris,
04:38qui arrivent à Porte-de-Vincennes,
04:40et qu'en fait, vous ne pouvez disperser ni côté Saint-Mandé
04:43parce que c'est bloqué côté périph,
04:45ni côté Cour-de-Vincennes parce que très rapidement c'était bloqué,
04:48c'était bloqué devant le lycée Hélène Boucher,
04:51ni en face, en fait, vous ne pouvez pas évacuer
04:54200-300 000 personnes par une bouche de métro qui porte de Vincennes.
04:57En conséquence de quoi ?
04:59Les tirs de lacrymogènes et les canons à eau
05:01qui se sont déroulés, même pas si tard que ça,
05:06assez vite, finalement, quand les premiers sont arrivés à Porte-de-Vincennes,
05:09ça a mis tout le monde en danger, comme d'habitude,
05:10les manifestants, les forces de sécurité.
05:13Et je ne dis pas qu'il peut y avoir des individus
05:16qui sont là pour la castagne, ça c'est clair,
05:18mais je trouve que le dispositif n'a pas permis
05:21de répondre précisément à cette problématique-là.
05:23Donc, bien, mais peut mieux faire.
05:25Pour vous, M. Marc-Angeli, est-ce que cette journée est une réussite
05:28du point de vue du maintien de l'ordre ?
05:30Pardon, mais on commence par ça parce qu'il y avait un réel enjeu,
05:34une réelle attente aujourd'hui.
05:35Et si ça a fonctionné, qu'est-ce qui a bien fonctionné selon vous ?
05:38D'abord, on doit tous tenir compte du monde qu'il y avait dans les cortèges.
05:42Vous me posez une question, je vais y répondre,
05:44mais il y avait du monde aujourd'hui.
05:46Il y a eu des manifestations qui se sont globalement bien passées,
05:49globalement bien passées sur l'ensemble du territoire.
05:52Il y a eu quelques échauffourées à Marseille,
05:54j'ai pu voir pendant la journée,
05:55mais globalement, ça s'est bien passé, il y avait du monde.
05:57Donc, il faut en tenir compte, ça c'est la première chose.
06:00La deuxième chose, effectivement aussi,
06:01c'est que les scènes catastrophiques qu'on a vues la semaine dernière,
06:07j'étais avec vous au même moment, il y a une semaine,
06:10on ne les a pas vues, on ne les a pas vues aussi parce que, je le crois,
06:13il y a eu une anticipation meilleure de la part de l'événement
06:18au niveau des forces de l'ordre, au niveau du ministère de l'Intérieur
06:21et au niveau de la mobilisation des forces de police et de gendarmerie
06:26sur l'ensemble du territoire.
06:28Anticipation, 70 000 forces de l'ordre déployées,
06:30c'est 20% de plus que la semaine dernière.
06:34C'est ça qu'il faut pour qu'une manifestation se passe bien aujourd'hui en France,
06:38un pays sous cloche ?
06:40C'est certain que la mobilisation massive des forces de l'ordre
06:43a contribué à ce que ça se passe mieux.
06:45Ça s'est globalement mieux passé que la semaine dernière.
06:48Après, honnêtement, c'était compliqué de faire pire.
06:50Il y a eu 1 000 policiers et gendarmes qui, samedi dernier,
06:54ont été agressés dans le cadre de leur fonction.
06:56Il y a eu des centaines de commerces qui ont été pillés.
06:59Il y a eu des bâtiments publics qui ont été attaqués.
07:02On se souvient de la mairie de Limoges.
07:03Ce n'est pas rien qui a été incendié.
07:05Il fallait que ça se passe mieux.
07:06Ça s'est mieux passé.
07:07Moi, j'ai quand même du mal à me résigner à ce que chaque mouvement social,
07:12chaque manifestation dans notre pays,
07:13s'accompagne d'une série de violences.
07:15Là, on se satisfait du fait qu'il y en ait moins.
07:17Il y en a quand même eu beaucoup.
07:19Et moi, je pense qu'il faut, aujourd'hui, mettre fin à cette impunité,
07:22ce laxisme pénal qui permet à des casseurs, à des émeutiers,
07:26de se rendre à chaque fois des manifestations et de se dire
07:28qu'on n'a pas peur d'être condamné.
07:29Et donc, on commet des infractions pénales, des exactions aussi massives.
07:34Donc, il faut absolument qu'il y ait une révolution dans notre pays,
07:37d'un point de vue sécuritaire, et faire de la sécurité
07:39vraiment le pilier des politiques publiques.
07:41Ça n'a pas été le cas sur Emmanuel Macron.
07:43Maintenant, il faut changer complètement ce sujet.
07:44Et M. Caraillon, si votre candidate à la présidentielle,
07:46elle est condamnée de façon définitive
07:48et qu'elle se présente avec un bracelet à la cheville,
07:51vous ne la soutiendrez pas, du coup, puisque vous n'êtes pas pour le laxisme ?
07:53Non, non, ça n'a absolument rien à voir.
07:56Elle s'est pourvue en cassation.
07:59Mais il y aura une décision en cassation,
08:02si toutefois elle est condamnée de façon définitive
08:04et qu'elle est là avec son bracelet au point de vue ?
08:06Vous avouerez que Marine Le Pen n'a pas brûlé une mairie,
08:12n'a pas incendié une mairie, n'a pas brûlé des commerces,
08:15n'a pas plié ?
08:16Elle a détourné pendant 11 ans 3 millions d'euros.
08:18Non, non, c'est un désaccord.
08:20Pour le coup, il y a un désaccord.
08:21Il y a beaucoup d'abribus et beaucoup de baskets, je pense.
08:24Je sais que vous avez été avocate, je suis avocat.
08:27Vous savez qu'il y a un désaccord sur le rôle des collaborateurs
08:30au Parlement européen.
08:31C'est un sujet qui s'est posé, M. Marc-André, il le sait.
08:34Pour les parlementaires européens du MoDem,
08:38il y a toujours un désaccord entre la vision
08:40des collaborateurs parlementaires au Parlement européen.
08:42Et on ne va pas refaire ce débat-là.
08:44Léna Guernier, vous étiez dans la rue.
08:47Vous dites quoi ce soir ?
08:49Il faut arrêter de se satisfaire du fait que ça s'est bien passé.
08:52En fait, ça s'est passé normalement, ça s'est passé comme ça.
08:55Ça aurait dû se passer la semaine dernière.
08:57Vous, quel bilan vous dressez de cette journée ?
08:59Est-ce que vous avez le sentiment d'avoir été davantage entendus
09:02parce que ça s'est mieux passé ?
09:04Nous, on tire quand même un bilan très positif de cette journée
09:07où nous étions 800 000 dans la rue
09:09et près de 250 000 dans Paris.
09:10Donc pour nous, ça montre bien que ce mouvement, il continue.
09:14On est toujours là pour en faire entendre nos revendications
09:16et pour en fait avoir l'ensemble des dix mesures
09:18que nous revendiquons pour la jeunesse.
09:19Mais par contre, on dénonce tout à fait le dispositif policier
09:22qu'il y a eu aujourd'hui,
09:23de la fermeture de l'ensemble des stations,
09:25les interdictions de manifestation.
09:27Enfin, on parle quand même d'une attaque d'un droit fondamental
09:29aujourd'hui en France.
09:30Le fait que dans toutes les grandes villes,
09:31il y a eu des interdictions de manifester
09:33et même des interdictions de manif déposées.
09:36Parce qu'on le rappelle quand même, hier soir,
09:37la préfecture de police a interdit le parcours Bastille-Nation
09:41et ce, juste avant la fermeture du tribunal administratif
09:44pour éviter toute contestation.
09:46Donc nous, on dénonce le fait qu'on a aujourd'hui
09:47un pouvoir qui essaye de casser la mobilisation,
09:50d'empêcher les gens de sortir de la rue
09:51et de faire peur aussi par la multiplication des interpellations.
09:54Mais nous, ça ne nous fera pas reculer
09:55et on continuera à nous mobiliser.
09:56Ça, c'est un point important, M. Marc-Angeli.
09:59Vous répondez pardon,
10:00parce que je viens d'avoir M. Jacobi pendant 20 minutes.
10:02Pardonnez-moi.
10:02Même prénom.
10:03Mais pas même parti.
10:04Oui, voilà, exactement.
10:05Mais qu'est-ce que vous répondez à cela ?
10:06Parce que ça, c'est aussi un sujet.
10:08Est-ce qu'on est obligé d'interdire des manifestations
10:10dans plusieurs villes ?
10:11Est-ce qu'on est obligé de limiter ce droit de manifester
10:13pour que ça se passe bien ?
10:15Et si oui, combien de temps ça peut durer ?
10:17Alors qu'il y a d'autres manifestations qui sont prévues ?
10:19D'abord, je pense qu'il ne faut pas oublier
10:22ce qui s'est passé la semaine dernière
10:24parce qu'il y a encore des personnes
10:27qui ont été blessées,
10:28qui ont vu leur commerce détruit.
10:31Je pense au Limougeot,
10:32qui ont vu leur mairie tomber devant eux,
10:35sous les flammes.
10:36Donc, à un moment, je crois qu'il ne faut pas oublier cela.
10:39Et je crois qu'il était nécessaire, indispensable,
10:43au regard de toutes les polémiques
10:44que nous avons connues tout au long de la semaine
10:46sur le manque de déploiement des forces de l'ordre,
10:49le manque d'anticipation par rapport à la semaine dernière
10:51de faire en sorte que les choses se passent bien.
10:54Mais je vais vous dire, ce n'est pas ça le plus important.
10:56Le plus important, c'est également de prendre en compte
10:59les revendications.
11:01Oui, mais par exemple, la semaine prochaine,
11:03qu'est-ce qu'il faut faire ?
11:04Est-ce qu'il faut reproduire le même schéma
11:07en maintien de l'ordre ?
11:08Le gouvernement doit apporter des réponses.
11:10C'est oui ou c'est non sur un certain nombre de revendications,
11:13sur Parcoursup, sur les moyens mis
11:15au niveau des installations dans les lycées.
11:19Sur les journées lycéennes,
11:22le temps de travail des lycéens en cours.
11:24Il y a des demandes qui sont faites.
11:25Ils ont été reçus par le Président de la République.
11:27Visiblement, ça ne les a pas convaincus.
11:29Il y a des demandes qui sont pendantes.
11:30Le ministre de l'Éducation nationale doit travailler sur ce sujet
11:32parce qu'il y a des revendications.
11:34Toutes les revendications sont légitimes
11:36lorsqu'elles sont exprimées pacifiquement.
11:37Je l'ai toujours dit.
11:38En revanche, la semaine dernière,
11:40vos revendications ont été,
11:41je l'ai dit la semaine dernière,
11:43gâchées par les violences.
11:44Aujourd'hui, ça s'est mieux passé.
11:47Le gouvernement doit également,
11:49c'est son rôle,
11:50tenir compte des revendications sociales et étudiantes
11:53qui donnent lieu aux manifestations d'aujourd'hui.
11:55Mais qu'est-ce qui se dit ce soir, Bruno Jeudy,
11:56du côté de Matignon,
11:58du côté de l'Élysée ?
11:59Est-ce que le schéma qui a été mis en place aujourd'hui
12:02et qui a permis que ça se passe bien
12:05va forcément être celui qui va être dupliqué
12:09à chaque manifestation,
12:11à court terme du moins,
12:12et qui est dénoncé par certains manifestants ?
12:16Alors d'abord,
12:18ils ont adapté déjà leur dispositif
12:21par rapport à la semaine dernière.
12:22Mais sur les prochains jours ?
12:23Sans doute leur adapteront-ils
12:25pour les prochains actes,
12:27s'il y en a plusieurs,
12:28dans tous les cas,
12:29il y en a déjà sans doute un ou deux d'annoncés.
12:32La semaine prochaine, samedi prochain,
12:33ils ne savent pas encore exactement
12:34quelle forme ça va prendre.
12:35Parce qu'il y a Halloween,
12:36il y a possiblement un rassemblement.
12:39Donc sans doute qu'il y aura aussi
12:40un dispositif très particulier.
12:42Parce que ça ne va pas être simple.
12:42Ils craignent beaucoup ce samedi 31
12:44à cause du phénomène d'Halloween
12:46qui peut aussi rendre difficile
12:49le maintien de la sécurité.
12:51Parce que c'est aussi un élément de fête
12:52et les gens seront dehors.
12:53Il y a des villes,
12:54il y aura des couvre-feux,
12:55il y aura des choses comme ça.
12:56Vous rigolez ?
12:57Oui, je vous assure.
12:58Non, mais j'aimerais vous rigoler, Raquel.
12:59Mais c'est la question des forces de sécurité.
13:01Je ne vois vraiment pas pourquoi
13:02le fait que les gens soient déguisés
13:04provoque un problème de sécurité.
13:07Ça peut peut-être faire la confusion.
13:09Vous voyez aujourd'hui les Gen Z,
13:11par exemple.
13:12Les Gen Z.
13:12La génération Z.
13:14Il faut expliquer tout le monde.
13:16Et en plus,
13:17ils ne sont peut-être pas dans le poste.
13:18Mais en tout cas,
13:19si vous regardez,
13:20parce qu'ils savent qu'on parle d'eux,
13:23moi, j'adore leur modalité de lutte.
13:24Vraiment, je les trouve d'une drôlerie,
13:28d'une créativité incroyable.
13:30Et ils sont déguisés tout le temps.
13:31Moi, aujourd'hui,
13:32j'ai été en photo avec Spider-Man,
13:34avec Mario Bros, etc.
13:36Vous adorez ?
13:36Je ne sais pas si les forces de sécurité
13:38adoreront ça l'année prochaine.
13:39La preuve, c'est qu'aujourd'hui,
13:40il n'y avait pas de problème par rapport à ça.
13:41Ils réfléchissent déjà.
13:42Ce samedi, je réponds à la question d'Alice Darfeuil.
13:45Il y a la journée du sein,
13:46qui est beaucoup plus classique dans sa forme,
13:48puisque c'est une inter-syndicale.
13:50C'est en semaine.
13:52Donc, là, c'est plutôt une journée
13:54qu'ils appréhendent.
13:54Et puis, il y a déjà une partie des Gilets jaunes,
13:56certains qui annoncent quelque chose,
13:59une mobilisation,
14:00veulent enchaîner avec le samedi 7 novembre.
14:03Donc, possiblement,
14:04ils sont sur trois grands rassemblements devant eux,
14:08rien qu'à Paris.
14:09Mais vous, par exemple,
14:10Guillaume Carayon,
14:10vous continuez de dire
14:11qu'il faudrait l'état d'urgence,
14:12qu'il faut encadrer le droit de manifester,
14:15le limiter,
14:16comme ça a été fait dans plusieurs villes,
14:18sur les prochains jours ?
14:18Sur la question de l'autorisation
14:20et l'interdiction des manifestations,
14:21il y a un équilibre
14:23qui est toujours déterminé,
14:24un arbitrage qui doit être décidé
14:26en fonction de cette liberté fondamentale
14:28qu'est le droit de manifester.
14:29C'est un droit constitutionnel,
14:31mais qui peut être limité
14:32s'il y a des risques
14:33de troubles à l'ordre public.
14:34Et en l'occurrence,
14:35qu'il y ait des décisions de préfecture
14:37qui ont des informations
14:39que nous, on n'a pas
14:40sur potentiellement
14:41des troubles à l'ordre public
14:42et qui décident d'annuler une manifestation,
14:44moi, ça me semble légitime.
14:45Et honnêtement,
14:46quelles sont les informations confidentielles
14:48qu'on a sur le risque
14:49de troubles à l'ordre public
14:50dans telle ville à Marseille,
14:51à Lille ou à Toulouse
14:52qui nous permettent
14:53de remettre en cause
14:53ces décisions-là ?
14:54Moi, je fais confiance honnêtement
14:56en préfecture de police,
14:57je fais confiance
14:58au gouvernement sur sein
14:59et j'estime simplement
15:01que tout sera mis en œuvre
15:02pour assurer la sécurité
15:05des personnes qui manifestent.
15:05Mais vous étiez pour l'état d'urgence ?
15:07Nous, on estime
15:08qu'il y a aujourd'hui
15:09un équilibre qui doit être trouvé
15:10entre la liberté de manifester
15:11et quand il y a un risque
15:13de troubles à l'ordre public
15:13qui est trop important,
15:15évidemment,
15:15il faut interdire la manifestation.
15:17Moi, je considère aujourd'hui
15:17que la question,
15:18ce n'est pas l'état d'urgence ou non.
15:19La question, c'est juste
15:20de rétablir l'ordre
15:21et d'avoir des sanctions pénales
15:22qui soient à la hauteur.
15:23En parlant de rétablir l'ordre,
15:24encore une fois, je rappelle
15:25et vous le disiez,
15:26Raquel Garrido,
15:27à juste titre,
15:28que la journée s'est bien passée,
15:29qu'il y avait du monde dans la rue
15:31et que ça,
15:31ça va devenir évidemment
15:32un sujet dès demain matin
15:34pour le gouvernement,
15:35du monde dans la rue,
15:36malgré les craintes
15:37de débordement,
15:38malgré les limitations
15:40pour manifester.
15:41Mais il y a encore ces images
15:42ce soir qui nous parviennent.
15:43Alors, que faut-il en faire ?
15:44Est-ce qu'il faut en faire
15:48BFMTV ?
15:49Ce sont des scènes de pillage
15:50du côté de Marseille.
15:51Il y a eu deux villes,
15:53principalement Paris et Marseille,
15:54où il y a eu des pillages
15:55en fin de journée.
15:56Ça, c'est dans un supermarché,
16:00document BFMTV,
16:00où on voit des individus
16:03cagoulés
16:03qui prennent d'assaut
16:05ce supermarché,
16:06qui le vandalisent
16:07et qui le pillent
16:07et visiblement sur place.
16:09Il n'y a pas encore
16:10de membres des forces de l'ordre.
16:12Qu'est-ce qu'il faut faire
16:12de ces images, Raquel Garrido ?
16:14D'abord, il faut les distinguer
16:17du cœur de la manifestation.
16:19Si vous voulez savoir
16:20exactement ce qui a marché
16:21aujourd'hui
16:22dans le cortège parisien
16:25en particulier,
16:26il se résime en deux mots.
16:27C'est discrétion policière.
16:29C'est-à-dire que les manifestants
16:31qui ont marché
16:32pour la plupart
16:33depuis la place d'Italie,
16:35parce que c'était
16:36le dernier métro
16:36pour arriver,
16:37où il y avait
16:37la maison blanche,
16:39on pouvait arriver en métro
16:39jusqu'à Porte d'Italie
16:41ou Maison Blanche,
16:41pour ceux qui connaissent
16:42un peu la carte parisienne,
16:43il fallait à partir de là,
16:44comme il n'y avait plus de métro,
16:46marcher un certain temps
16:47jusqu'à la Porte d'Italie.
16:49À partir de là,
16:50on pouvait s'élancer
16:50sur le boulevard Masséna
16:52et qui est très large
16:53puisque c'est le boulevard
16:54des Maréchaux
16:55où passe le tram.
16:56Donc, en fait,
16:56il y a un boulevard
16:57à gauche du tram,
16:58un boulevard à droite du tram.
16:59Les gens marchaient aussi
17:00sur la pelouse du tram.
17:01Donc, très large
17:02et tout ça a été occupé.
17:03Donc, les gens,
17:04on leur demandait
17:04est-ce que vous avez vu
17:05les forces de l'ordre ?
17:06La réponse était non.
17:07Il y en avait,
17:08il y en avait,
17:08il y en avait
17:09qui étaient côté périphs,
17:10mais c'était discret.
17:14Cette discrétion
17:14est un élément clé
17:16de la réussite
17:18justement de l'ordre.
17:19Parce qu'en fait,
17:20c'est aussi la manifestation
17:21elle-même
17:22qui maintient son ordre.
17:23Mais pourquoi ça vous fait réagir ?
17:25Ça me fait réagir
17:26parce que vous entendez
17:26on a l'impression
17:27que les violences
17:28viennent de la police.
17:29Quand il n'y a pas de police,
17:30il n'y a pas de violence
17:30et quand il y a de la police,
17:31il y a de la violence.
17:32Alors, je serai obligée
17:33de vous en inférer
17:34ce que vous voulez.
17:35Je vais terminer mon propos.
17:37Je vais terminer mon propos.
17:38C'est factuellement faux.
17:40Ça commence d'abord par...
17:41Qu'il y avait la discrétion ?
17:42C'est factuellement faux
17:43de dire que c'est
17:44quand la police est là
17:44qu'il y a des violences.
17:45C'est vous qui l'avez dit.
17:46Moi, j'ai dit
17:47qu'il y avait une discrétion policière.
17:48Donc, un changement d'attitude.
17:49C'est ce que vous dites.
17:50Quand il y a des policiers,
17:51il y a des violences
17:51et quand il n'y en a pas,
17:52c'est vous qui le dites.
17:53C'est la conséquence de votre propos.
17:54C'est la conséquence de ce que vous dites.
17:55Moi, ce que je dis,
17:56c'est que la discrétion policière,
17:58c'est un point positif.
17:59Je voudrais rappeler
18:00que...
18:00Et je remercie Laurent Gouillet
18:02et le préfet Ford
18:03d'avoir organisé
18:04cette discrétion policière.
18:06Vous l'avez dit,
18:06j'ai entendu.
18:07Je voudrais rappeler...
18:08Non, mais pour le coup,
18:08elle le dit
18:09et ils n'ont pas tous dit.
18:11Je voudrais rappeler
18:12que quand des gens
18:13se précipient dans les magasins
18:14pour les piller,
18:15ce n'est pas des policiers, ça.
18:16Ce sont des gens
18:17qui sont des délinquants
18:18et c'est normal
18:19que la police vienne.
18:20Donc, ce n'est pas
18:21de la faute de la police.
18:22Mais quel rapport ?
18:23Je suis en train de vous dire...
18:24Je réconseillis...
18:25Et si la police...
18:30Pourquoi Raquel Garrido
18:32disait ça ?
18:32Parce qu'elle revenait
18:33sur la question
18:35que je posais.
18:35Qu'est-ce qui a fonctionné ?
18:37Vous vous dites
18:38ce qui a fonctionné
18:38et ce qui a fait...
18:39Parce que c'est des manifestants
18:40de pacifiques.
18:40Mais quand même,
18:41pour réagir,
18:42les violences aujourd'hui,
18:43elles viennent de la police.
18:44Aujourd'hui,
18:46il y a clairement
18:46des violences de la police.
18:47Je tiens à rappeler
18:48qu'il y a quand même eu
18:49deux morts en manifestation
18:50samedi dernier.
18:51Deux morts à la suite
18:52de jets de lacrymo,
18:53deux morts à la suite
18:54de charges policières,
18:55deux morts suite aux violences
18:56qui ont été connues.
18:56Vous avez tout à fait raison,
19:00est-ce que vous trouvez
19:01ça normal aujourd'hui
19:02que des lycéens
19:03puissent perdre leurs mains
19:04en allant en manifestation
19:05pour des revendications
19:06qui sont les vues ?
19:06Je suis d'accord,
19:06mais ce n'est pas
19:07la seule cause de la violence.
19:09Vous ne ferez pas dire ça.
19:09Attendez,
19:10ne parlez pas de ce jour.
19:12C'est la seule cause
19:12de la violence.
19:13Pas en même temps.
19:14Vous voulez parler,
19:14laissez-moi finir.
19:15Allez-y.
19:16Vous, est-ce que vous avez noté
19:18Ménaguerrier ?
19:18Est-ce que vous avez noté
19:19un changement d'attitude
19:20aujourd'hui
19:21de la part des forces de l'ordre ?
19:22Aujourd'hui, effectivement,
19:23les forces de l'ordre
19:23étaient davantage en retrait
19:24sur le trajet de manifestation.
19:26Mais nous tenons quand même
19:26à rappeler que ça,
19:27ça s'est passé
19:28par une interdiction
19:29de manifester
19:29dans le centre de Paris.
19:31Parce qu'il y a quand même
19:31une volonté des forces de l'ordre
19:32aujourd'hui
19:33de casser la mobilisation.
19:34Et c'est pour ça
19:34qu'on a eu autant
19:35d'interpellations de lycéens,
19:38autant d'interpellations
19:38d'étudiants
19:39et de l'ensemble
19:40des manifestants.
19:41Parce qu'il y a une volonté
19:41de faire peur
19:42à la jeunesse
19:43qui aujourd'hui
19:43revendique des choses.
19:44Et quand même,
19:45nous tenons aussi à rappeler
19:46que lors de la première date
19:47de manifestation,
19:48la police a chargé
19:49le cortège intersyndical,
19:50a chargé le cortège de têtes.
19:52Et ça, sans raison.
19:53Il y a bien aujourd'hui
19:54une volonté justement
19:55de semer le trouble
19:56et c'est bien la police
19:56et la violence d'État
19:57aujourd'hui que nous dénonçons
19:58à l'échelle de l'Union de l'État.
19:59Et ces scènes de pillage,
20:00même question,
20:02ces scènes de pillage
20:02qui encore ce soir
20:05arrivent en marge
20:06de cette mobilisation,
20:07évidemment,
20:08en marge de cette journée
20:09de contestation
20:09qui encore une fois
20:10s'est bien passée.
20:11Il y a encore des images
20:12comme ça à Marseille,
20:13à Paris.
20:14Qu'est-ce qu'on fait
20:14de ces images ?
20:15Qu'est-ce qu'on fait
20:16de ces scènes-là ?
20:17Comme vous le dites déjà,
20:18il s'agit d'événements
20:19en marge des manifestations
20:20et nous, ce qu'on dit,
20:21c'est qu'on ne doit pas
20:22délégitimer l'ensemble
20:23des revendications.
20:24Et là, nous,
20:24ce qu'on craint aussi,
20:25c'est que le traitement
20:25aujourd'hui qu'on fait
20:26justement de cette manifestation
20:28détourne l'ensemble
20:29des revendications
20:30que nous voulons porter
20:30avec la jeunesse.
20:32Parce qu'on rappelle
20:32que pourquoi il y avait
20:33800 000 aujourd'hui
20:34de personnes dans la rue
20:35parce que nous dénonçons
20:37des politiques ultra-libérales
20:38qui ont fait que la vie
20:39est devenue beaucoup trop chère
20:40pour l'ensemble de la population.
20:41Le fait qu'aujourd'hui,
20:42en tant que gens,
20:43on est triés, sélectionnés,
20:44discriminés, mis en compétition
20:45par les plateformes
20:46de Parcoursup et de Montmaster.
20:47Le fait qu'on n'a plus
20:49assez de profs
20:49pour avoir un prof
20:50devant chaque salle.
20:51Le fait qu'on ait des plafonds
20:52qui tombent sur les lycéens
20:53parce qu'il y a un manque de moyens
20:54dans l'éducation nationale.
20:55C'est ça qu'on dénonce
20:56et c'est là-dessus
20:56que nous devons regarder.
20:58C'est condamnable
20:59ce qui s'est passé en marche quand même.
21:00Bien sûr.
21:01Je sais que vous allez le dire.
21:02C'est condamnable quand même
21:04des pillages de magasins.
21:05Pas en même temps, s'il vous plaît.
21:06Nous, ce qu'on dit,
21:07c'est que nous devons
21:09quand même reparler
21:09des revendications
21:10et que depuis le début
21:11de ce plateau,
21:11ce n'est pas ça le sujet.
21:12C'est ça que nous déplorons
21:13quand même à l'heure actuelle.
21:14Quand on a 800 000 personnes,
21:16un mouvement qui est historique
21:17pour la deuxième journée de mobilisation.
21:19Ce que je vous pose comme question,
21:20c'est est-ce que vous condamnez
21:22les pillages de magasins ?
21:24Est-ce que vous condamnez
21:25les caillassages
21:26de bâtiments publics ?
21:27Est-ce que vous condamnez
21:28l'incendie de la mairie de Limoges ?
21:29Est-ce que vous condamnez
21:30le fait qu'il y ait des gens
21:30qui sont en train
21:32de foutre en l'air
21:33vos revendications ?
21:33Il faut que vous vous rendiez compte
21:34de ça.
21:35Parce que les Français
21:36sont prêts à vous suivre
21:37sur plein de choses.
21:38Vous vous rendez compte quand même
21:38que vous avez une certaine forme
21:39de popularité
21:40chez certains Français.
21:42Mais pas en soutenant,
21:44et c'est un député de droite
21:45qui vous le dit,
21:46pas en soutenant les gens
21:47qui foutent le feu au pays.
21:49Ce n'est pas comme ça
21:50que vous obtiendrez.
21:51La réponse de Léna Guerrier.
21:52À l'union étudiante,
21:53la violence,
21:53ce n'est pas notre stratégie.
21:54Mais nous refusons
21:55que nous ne concentrions
21:57que sur cette question-là
21:58quand on a des revendications
21:59légitimes dont on détourne
22:00le regard à l'heure actuelle.
22:02Donc nous,
22:02on sera là pour rappeler
22:03que nous allons continuer
22:04à nous apporter
22:05ces revendications
22:06tant que le gouvernement
22:08refusera d'entendre
22:09le cri qui est lancé
22:10par la jeunesse.
22:11Comment vous imaginez
22:11la suite ?
22:12Nous dénonçons le fait
22:13qu'il y a une violence d'État
22:14pendant plusieurs années
22:15qui a fait que la vie
22:16est devenue intolérable
22:17pour la plupart des Français
22:18et des Françaises.
22:19Aujourd'hui,
22:19quand on a un étudiant sur deux
22:21qui saute régulièrement
22:22des repas faute de moyens,
22:23ça, c'est une forme de violence.
22:25Ça, ça a bien été le résultat
22:26de plusieurs politiques libérales
22:28qui ont fait justement
22:28qu'on a eu la vie chère,
22:29qu'on a eu une augmentation
22:30de nos frais d'inscription,
22:31qu'on a eu des mises
22:31en compétition de la jeunesse
22:32et c'est ça qu'on dénoncera aujourd'hui
22:34et nous refusons
22:34de détourner le regard
22:35vis-à-vis...
22:36Vous refusez de condamner
22:37surtout des actes,
22:38des exactions,
22:39des délinquants,
22:40des gens qui n'ont rien à faire
22:41dans la revendication.
22:42Vous détournez mon propos, monsieur.
22:43Non, on dit que nous n'appelons pas
22:44à la violence
22:46ce dialogue est quand même
22:50très symptomatique
22:51du rapport hyper ambigu
22:53que vous avez à l'extrême-gauche
22:54avec la violence.
22:55Moi, j'entendais ce matin
22:56une vidéo d'Edouard Louis
22:57que Raquel Garrido,
22:59je crois, connaît bien,
23:00qui est, en tout cas,
23:02qui était...
23:02Je n'ai jamais parlé de ma vie.
23:03Écrivain.
23:04Je le connais pas bien spécialement.
23:05Qui est un écrivain,
23:06en tout cas,
23:06qui est proche de l'écosystème.
23:07Il est venu faire campagne
23:08contre Alexis Corbière
23:09à la législative
23:10de montrer les bagnolettes.
23:11C'est un écrivain
23:12qui est proche.
23:13Pas votre copain.
23:14C'est pas spécialement mon avis.
23:15Proche de l'écosystème,
23:15en tout cas, de LFI
23:16qui a invité chaque année
23:17à l'université d'été
23:18de rentrer de LFI.
23:19Qu'est-ce qu'il a dit
23:19il y a quelques jours ?
23:20Il a dit,
23:21il faut mettre le feu
23:22dans toutes les rues
23:23de la capitale.
23:24Voilà.
23:25Donc, vous avez des gens
23:26qui sont très proches de LFI.
23:27Vous avez des personnalités
23:28comme Bali Bagayoko
23:29qui disent
23:30la violence peut être légitime
23:31mais il vaut mieux
23:32de ne pas en arriver là.
23:33Donc, il y a un rapport
23:33qui est hyper ambigu
23:34à la violence.
23:35Ces gens-là
23:36sont incapables
23:37de condamner des violences
23:38à l'égard des forces de l'ordre.
23:39On a l'impression
23:40en vous écoutant,
23:40Raquel Garrido,
23:41que les policiers
23:42se réveillent le matin
23:42en se disant
23:43dans quelle mesure
23:44je vais essayer
23:45de casser du manifestant.
23:46Les policiers,
23:46ils ont la boule au ventre
23:48et ils ont peur
23:48de se faire tabasser.
23:49Ils ont peur
23:49de ne pas rentrer chez eux
23:50et de ne pas revoir leurs proches.
23:52C'est ça la réalité.
23:53D'abord, vous ne savez pas
23:54de quoi vous parlez
23:54parce que vous n'allez pas
23:55aux manifestations.
23:57Je ne sais pas
23:59combien de personnes
24:00étaient dans les manifestations
24:01aujourd'hui.
24:02Heureusement que les policiers
24:03étaient hier à travers.
24:04Sinon, le bilan
24:04il aurait pu être
24:04encore plus dramatique.
24:05Nous, on sait de quoi on parle.
24:06Déjà, quand on parle
24:07de mobilisation,
24:09de mode d'action,
24:10etc.
24:10On sait de quoi.
24:11Pas vous.
24:12Vous voyez ça de loin
24:12à la jumelle
24:13et après,
24:14vous venez faire
24:15des petits commentaires.
24:16Nous, ce qu'on vous dit,
24:17c'est la chose suivante,
24:17c'est que vous devriez
24:18tous être rassurés
24:19à la maison comme ici.
24:21Quand vous regardez
24:22ce peuple qui s'est mobilisé
24:23aujourd'hui
24:24et la façon dont il l'a fait,
24:25d'une façon très digne,
24:27d'une façon très joyeuse,
24:28d'une façon absolument
24:29positive et déterminée.
24:31C'est ça qui doit nous intéresser.
24:32Après, vous voulez toujours
24:33revenir à vos petites
24:34guéguerres politiciennes.
24:35Vous allez vous sortir du chapeau
24:37LFI 1, LFI 2
24:38et je ne sais pas quoi.
24:39J'en m'en fous.
24:40Comment on imagine la suite ?
24:41Parlons des revendications.
24:44Très bonne question.
24:45Comment on imagine la suite ?
24:46Je l'ai dit tout à l'heure.
24:47Il y a un débat budgétaire
24:48actuellement à l'Assemblée nationale.
24:50C'est ça la démocratie.
24:52Il y a 577 personnes
24:54là-dedans
24:55que nous avons envoyées
24:56pour déterminer
24:58le budget de l'État.
24:58Alors, on sait que
24:59en Vème République,
25:00l'exécutif tient la plume
25:01en matière budgétaire
25:02et que donc,
25:03ce n'est pas très simple.
25:04Mais il n'en demeure pas moins
25:05que les députés,
25:06dans leur sagesse,
25:08pourraient absolument,
25:09et ils en ont le loisir
25:10et la possibilité,
25:11se battre
25:12pour qu'il y ait
25:13des meilleures recettes
25:15de l'État.
25:15C'est-à-dire,
25:16en particulier,
25:16qu'enfin,
25:17on aille chercher
25:18cette taxe Zuckman
25:19qui permettrait
25:20que les 53 milliardaires
25:22de ce pays
25:22arrêtent
25:24retranchés comme ça
25:24et refusent de payer
25:25même 2%
25:26de leur patrimoine.
25:27Ce n'est quand même pas
25:27normal que Bernard Arnault,
25:29par rapport à son patrimoine,
25:30paye moins d'impôts
25:31que les gens
25:32qui nous regardent
25:32à la maison.
25:33Il y a 1500 foyers fiscaux
25:34qui sont concernés.
25:35On ne peut pas mettre
25:36le pays à feu et à sang
25:37parce que ces gens-là
25:38refusent de payer
25:39des chaises et des tables
25:39dans les écoles.
25:40Pardon, mais les lycéens,
25:41ils s'en fichent
25:41de la taxe Zuckman ?
25:42Au contraire.
25:43Ce n'est pas ce qu'ils veulent.
25:43Au contraire,
25:44ce qu'ils veulent,
25:44c'est qu'ils compagnent
25:45à court terme.
25:46Je le disais,
25:46le lien est très clair.
25:48Vous dites,
25:49on ne me dit pas vous,
25:50Alize Arfeuil,
25:50on dit qu'il n'y a pas
25:51d'argent magique.
25:52Précisément,
25:53il n'y a pas d'argent magique.
25:53La politique,
25:54ce n'est pas de la magie.
25:55La politique,
25:56c'est de la démocratie,
25:57de la loi
25:58et des choses simples.
25:59Donc, à un moment donné,
25:59il faut aller chercher l'argent
26:00là où il est.
26:01Nous sommes une nation
26:02très riche.
26:02Mais ça,
26:03ça passe par le fait
26:04qu'il y ait des députés,
26:05y compris de droite,
26:06parce que la gauche,
26:07c'est 192 députés
26:08sur 577.
26:09Donc, ça ne fait pas la maille.
26:10On n'est pour le moment
26:11que 192
26:12qui voulont vraiment
26:14aller chercher l'argent
26:15là où il est.
26:15Il y a besoin
26:16que les secteurs,
26:17notamment macronistes,
26:18notamment macronistes,
26:20mais pas seulement,
26:21disent enfin,
26:22reconnaissent qu'il va falloir,
26:24il va falloir partager
26:26davantage,
26:27davantage de justice sociale.
26:28Ils ont le pouvoir
26:29de le faire,
26:29ce sont les députés.
26:30Envisageable,
26:31là, je fais appel
26:31aux deux jolanistes politiques
26:34qui sont sur ce plateau.
26:35Est-ce qu'il est encore
26:36envisageable
26:37qu'au cours du débat budgétaire,
26:39il y ait un retournement
26:41de situation
26:41et des décisions
26:42qui soient prises
26:43pour répondre
26:44à la crise
26:45qu'on est en train
26:47de vivre,
26:47des décisions
26:48qui coûtent beaucoup plus cher
26:49que prévu, Bruno Jeudy ?
26:50Tout est possible.
26:51Ce qui est certain,
26:52c'est que Macron
26:52n'a plus les moyens
26:53de faire un chèque
26:54de 17 milliards
26:54comme il l'avait fait
26:55à la mi-novembre
26:56pour essayer
26:57de calmer
26:59les gilets jaunes.
27:00Ce qu'il n'avait pas réussi
27:01à faire, d'ailleurs.
27:02Pourquoi ?
27:02Parce que d'abord,
27:03aujourd'hui,
27:05ce gouvernement
27:05n'a pas les moyens budgétaires,
27:07n'a plus de manœuvre financière.
27:10La France s'est beaucoup dégradée
27:12depuis.
27:12On est passé
27:13d'une situation
27:14en 2018
27:15de 98%
27:16de ton endettement
27:17à 119% aujourd'hui.
27:18La croissance
27:19est passée
27:19de 1,7%
27:20à 0,4%.
27:22Il y a un certain nombre
27:23comme ça
27:23de voyants rouges
27:24qui se sont allumés.
27:25Ce qui fait qu'aujourd'hui,
27:26les marges financières
27:26sont beaucoup plus limitées
27:28pour ce gouvernement
27:29qui n'a par ailleurs
27:30pas de moyens politiques
27:32à l'Assemblée.
27:33Faudrait-il encore déjà
27:34qu'il trouve
27:35une majorité.
27:36Mais tout est possible
27:37en matière budgétaire,
27:38mais sûrement pas
27:39dans les proportions
27:40qu'espérerait sans doute
27:42Raquel Garrido.
27:43Que peut faire le gouvernement ?
27:45Que doit-il faire
27:45selon vous,
27:46Laurent Joffrin ?
27:46Le problème,
27:47c'est qu'il a écarté
27:47toute taxation supplémentaire
27:49des plus hauts patrimoines
27:50et des plus hauts revenus.
27:51Donc là, évidemment,
27:51il se trouve fort démuni.
27:54À mon avis,
27:55il a tort.
27:56Ce n'est pas forcément
27:56la taxe Zuckman elle-même.
27:58C'est vrai que
27:59quand les multimilliardaires
28:01payent moins d'impôts
28:01que les classes moyennes,
28:02c'est un problème.
28:03On devrait quand même
28:04essayer de le régler.
28:05Et ça serait une bonne manière
28:07de dépenser l'argent
28:09de manière à ce que
28:10les lycéens
28:11puissent étudier mieux
28:12et ce que les travailleurs
28:13sont un peu mieux payés.
28:14Et il ne pourrait pas
28:14acheter la paix sociale
28:15à coup de grandes mesures
28:16puisque de toute façon
28:17dans six mois,
28:17il n'est plus là ?
28:18Non, mais ce qu'il ne peut pas faire
28:19c'est augmenter le déficit.
28:21Ça, c'est beaucoup trop dangereux.
28:22Et n'importe quel gouvernement
28:23de droite ou de gauche
28:24ne pourrait pas le faire.
28:26Ou prendrait un risque considérable.
28:28Parce que si vous augmentez
28:29le déficit,
28:30vous sortez d'une trajectoire
28:33relativement sage
28:34en matière de finances publiques,
28:35il faut rappeler
28:35qu'on est en déficit
28:36depuis 30 ans.
28:37Donc on ne peut pas
28:37continuer un définiment comme ça.
28:38Mais qu'est-ce qui est le plus dangereux ?
28:40Creuser le déficit
28:41ou un pays qui,
28:42la semaine dernière,
28:43semblait au bord
28:43de la guerre civile ?
28:44C'est une bonne question.
28:45Il y a un moment
28:45où le refus
28:46de faire des concessions
28:48peut coûter plus cher
28:49que la concession elle-même.
28:50Ça, ça peut arriver.
28:51Donc ce n'est pas simple.
28:52Mais il y a aussi
28:54une autre solution
28:54consistant à dire
28:55qui est immédiatement
28:56applicable pour le coup.
28:58C'est de dire
28:58qu'on va dépenser moins
28:59dans d'autres domaines
29:00et on va donner une priorité
29:01à la jeunesse
29:02et à l'éducation.
29:02On pourrait faire ça.
29:03Par exemple,
29:04vous avez 150 milliards
29:05d'aides aux entreprises.
29:06Bon, je ne dis pas
29:07qu'elles sont illégitimes.
29:08Il y en a qui sont très légitimes.
29:09Mais si on prenait là-dedans
29:114-5 milliards,
29:12je ne crois pas
29:12qu'on verrait beaucoup
29:13la différence.
29:14On pourrait financer
29:15déjà un début
29:16de réforme éducative
29:18et salariale.
29:20Ça, c'est possible.
29:20Léna Garrier,
29:21qu'est-ce que vous demandez,
29:23vous concrètement,
29:24qui ferait que
29:24la semaine prochaine,
29:26vous ne descendrez plus
29:27dans la rue ?
29:28Nous, on dit
29:29qu'on va continuer
29:29à descendre dans la rue
29:30tant que nous n'aurons pas
29:31les 10 milliards
29:32que nous demandons
29:33pour la jeunesse.
29:34C'est très simple.
29:35Nous avons 10 mesures
29:36et nous demandons
29:3610 milliards
29:37pour l'éducation nationale
29:38et pour l'enseignement supérieur.
29:40Parce que nous,
29:40ce qu'on demande,
29:41c'est une sortie de crise
29:42pour la jeunesse.
29:42C'est donner un droit
29:43à l'avenir
29:43pour l'ensemble des lycéens,
29:44de l'ensemble des étudiants.
29:46Puisque aujourd'hui,
29:47nous sommes toujours mis
29:47dans une situation
29:49où nous sommes mis en compétition
29:50les uns avec les autres,
29:51où nous n'avons pas de droit
29:51à la poursuite des études.
29:53Donc nous, c'est très simple.
29:54Nous demanderons ces 10 mesures
29:54et nous ne reculerons pas
29:55tant que nous les aurons.
29:56Si le gouvernement vous dit,
29:57j'imagine que c'est ce qu'il vous dira
30:00si vous avez l'occasion
30:01de rencontrer le Premier ministre.
30:03Impossible.
30:03Les caisses sont vides.
30:05Trouvons un compromis.
30:06Trouvons un terrain d'entente.
30:0710 milliards,
30:07ce n'est pas jouable.
30:08Est-ce qu'il n'y a pas
30:09un espace possible ?
30:10Mais ce n'est pas impossible.
30:12Il s'agit de choix politiques
30:13et où est-ce que le gouvernement
30:14décide d'investir ?
30:15On voit qu'il n'a jamais eu
30:16de problème à investir,
30:17par exemple,
30:17à remettre de l'argent
30:18au sein de l'armée.
30:19Donc pour le coup,
30:20il y a de l'argent public
30:21à dépenser.
30:22C'est juste,
30:22le choix n'a jamais été
30:23de le faire pour la jeunesse.
30:24Et c'est ça que nous dénonçons
30:25aujourd'hui.
30:25C'est que depuis l'arrivée
30:26au pouvoir d'Emmanuel Macron,
30:28nous avons une destruction
30:28de chacun de nos services publics.
30:29Mais l'armée,
30:30c'est la défense du pays.
30:31C'est notre sécurité.
30:32Mais il y a des choix politiques
30:33qui sont faits.
30:34On ne donne jamais d'argent
30:35aujourd'hui à la jeunesse.
30:36À l'inverse,
30:36on subit des coupes budgétaires
30:37après des coupes budgétaires
30:38qui font qu'aujourd'hui,
30:39on a des fermetures de places
30:40dans nos formations.
30:41On a donc des toits
30:43qui tombent sur la tête des lycéens.
30:44On n'a plus de profs
30:44devant les salles.
30:45Et c'est ça qu'on dénonce
30:46à l'heure actuelle.
30:48Et parmi ces dix mesures,
30:50quelles sont les trois mesures
30:52auxquelles vous ne renoncerez pas ?
30:54Si jamais,
30:54à un moment donné,
30:55il y a une négociation,
30:56que vous avancez,
30:57que vous trouvez un terrain d'entendre,
30:58quelles sont les trois mesures
30:59que vous demandez
31:01quoi qu'il arrive ?
31:02Mais nous,
31:02nous avons de l'ambition
31:03aujourd'hui pour la jeunesse.
31:04Et on le voit que c'est quelque chose
31:05qui est partagé en fait
31:06par justement les 800 000 personnes
31:08qui sont descendues dans la rue aujourd'hui.
31:10Aujourd'hui,
31:10ce qui est impressionnant,
31:11c'est que nous avons une jeunesse
31:12toute entière
31:13qui demande des véritables droits
31:14à l'avenir,
31:15qui demande des moyens.
31:16Donc nous ne nous satisferons pas
31:17de promesses,
31:18nous ne nous satisferons pas
31:19de promesses,
31:20de dialogues,
31:21de fausses mesures, etc.
31:22Nous nous demandons
31:23dix mesures pour la jeunesse,
31:24dix milliards,
31:25c'est très simple.
31:25C'est ça ou rien ?
31:26C'est ça ou rien,
31:27mais c'est surtout ça
31:28où on continuera la mobilisation.
31:30Et donc nous,
31:30nous avons un message
31:31à faire passer ce soir.
31:32C'est que nous refusons
31:34de continuer dans une situation
31:35où nous sommes mis en compétition,
31:37nous sommes triés,
31:37sélectionnés, discriminés.
31:39Nous ce qu'on dit,
31:39c'est que nous refondrons
31:40d'avoir encore de fausses promesses
31:41de la part d'Emmanuel Macron.
31:42Aujourd'hui,
31:43nous ce que nous disons
31:44et ce que l'ensemble
31:44de la jeunesse revendique,
31:45c'est que c'est fini
31:46la France à Macron.
31:47Nous ce qu'on veut,
31:47c'est qu'en fait aujourd'hui
31:48il n'y a qu'un seul héros.
31:49C'est le peuple
31:50et nous demanderons
31:51ces dix mesures,
31:52nous demanderons ces dix milliards
31:53et nous n'arrêterons pas
31:54tant que nous ne les aurons pas obtenus.
31:55Là-dessus, monsieur Macron ?
31:56Je ne sais pas
31:58ce qui se passera
31:59dans les jours qui viennent.
32:00Moi ce que je vous ai dit...
32:00Mais est-ce qu'il faut répondre ?
32:01Est-ce qu'il faut répondre
32:02dix milliards, dix mesures ?
32:04Non, mais attendez.
32:05Ce n'est pas à moi
32:06de vous dire aujourd'hui
32:07s'il faut donner les dix milliards
32:08ou s'il ne faut pas les donner.
32:09Vous êtes président de groupe
32:10à l'Assemblée,
32:11donc vous êtes quand même
32:12particulièrement bien placé
32:13pour avoir une opinion
32:14sur ce sujet.
32:15Non, parce que je ne suis pas
32:16non plus dans la revendication
32:20d'étudiants ou de lycéens.
32:21Moi ce que je vous dis
32:22c'est qu'il faut écouter...
32:22Vous administrerez notre argent,
32:23nos impôts ?
32:24C'est qu'il faut écouter,
32:25c'est qu'il faut écouter,
32:26certainement pas faire
32:27ce que vous préconisez
32:27à savoir taxer à tout va.
32:29Comme vos amis,
32:30vos anciens amis,
32:31vos anciens collègues
32:31ont proposé de le faire
32:32sur le budget de la sécurité sociale
32:33toute la semaine,
32:35c'est-à-dire des centaines
32:35d'amendements.
32:36Je ne parle pas du budget
32:36de la sécu,
32:37je parle de la taxe du Zutman.
32:38Des centaines d'amendements,
32:39mais c'est pareil,
32:40vous le faites de toute manière.
32:40Vous le faites sur le PLF,
32:42sur le projet de loi de finances
32:42et vous le faites
32:43sur le projet de loi de finances
32:44de la sécurité sociale.
32:45Vous n'avez comme réponse
32:47uniquement que la taxe,
32:48que la fonction,
32:50que la confiscation,
32:52la confiscation,
32:52pas que sur les milliardaires.
32:54Madame Garnido,
32:55vous n'abuserez personne
32:56sur cette question-là.
32:57J'invite nos téléspectateurs
32:58à regarder ce que les groupes
33:00de gauche ont proposé
33:01comme amendement.
33:03Moi, ce que je demande,
33:05c'est que le gouvernement,
33:06aujourd'hui,
33:07je l'ai dit tout à l'heure,
33:08écoute et agisse.
33:10Écoute et agisse.
33:11Vous parliez par exemple
33:12des bâtiments scolaires
33:14et des bâtiments de lycée.
33:17Ce n'est pas la compétence
33:18du gouvernement
33:18et des bâtiments de lycée.
33:19C'est les compétences
33:20des régions.
33:21Commençons déjà par
33:23comprendre que,
33:24dans ce pays,
33:25les collèges,
33:25c'est les départements,
33:26les écoles,
33:27c'est les mairies
33:28et les lycées,
33:29c'est les régions.
33:29Vous n'avez pas besoin
33:30de m'expliquer
33:30comment fonctionne
33:31le système d'éducation.
33:33Non, mais je ne le dis pas pour vous.
33:34Je ne le dis pas pour vous,
33:35je le dis pour les gens
33:35qui nous écoutent.
33:36Pour le coup,
33:37il y a quand même eu des choix
33:37de ne pas investir non plus
33:38ni dans les régions.
33:39Ce n'est pas au gouvernement.
33:40Vous, vous êtes député,
33:41vous êtes président
33:42de groupe à l'Assemblée nationale.
33:44On vous demande
33:44de faire des choses.
33:46Mais monsieur Marc-André,
33:48c'est les citoyens
33:50qui disent aux élus
33:51où ils sont.
33:51Et moi, je vais vous dire
33:52et je vais vous dire
33:52Laissez-le répondre,
33:53s'il vous plaît.
33:55Allez-y,
33:55on vous évoque.
33:56Ça fait dix fois
33:57qu'on vous pose la question
33:57ou vous ne répondez pas ?
33:58Je répondrai
33:59quand j'ai envie de répondre,
34:00comment j'ai envie de répondre.
34:03Laissez-moi le rendre
34:04de compte à personne.
34:05S'il vous plaît.
34:05Alors moi,
34:06je le rends des comptes
34:06aux électeurs.
34:07On va reformuler
34:08la question de droit
34:08de révoquer dans ce pays,
34:09malheureusement.
34:10Vous l'avez été,
34:11vous êtes bien placé
34:11pour le savoir.
34:12Vous l'avez été à la régulière.
34:13Vous êtes député
34:14et vous soutenez
34:16le droit de faire
34:17Philippe Péconida
34:17à la présidentielle.
34:18Je vous l'ai dit,
34:19je demande au gouvernement
34:20de reprendre le dialogue social
34:21parce que force est de constater
34:23qu'il n'est pas suffisamment
34:25établi aujourd'hui
34:26et de faire un certain nombre
34:27de propositions
34:28sur l'ensemble des demandes
34:29qui sont faites aujourd'hui
34:30par les lycéens,
34:32par les étudiants.
34:33Je ne pense pas,
34:35je ne pense pas
34:36que ce que vous demandez
34:38sera obtenu
34:40sans la moindre négociation.
34:41Je vous le dis
34:42comme je le pense.
34:43Donc,
34:43il faudra peut-être
34:44que vous,
34:44de votre côté également,
34:45vous fassiez un chemin
34:47vers un consensus
34:49et un accord.
34:50Ce que je demande également,
34:51c'est qu'éventuellement,
34:52nous soyons en capacité
34:53de pouvoir réévaluer
34:54un certain nombre
34:54de dépenses de l'État,
34:57de dépenses,
34:58pas des recettes,
34:59en vue de les recibler,
35:01notamment dans le cadre
35:03des négociations
35:03qui existent
35:04entre les revendications lycéennes
35:06et le gouvernement.
35:07C'est important.
35:08Vous dites qu'il faut
35:10adapter ce budget
35:11à la réalité du moment.
35:13Nous n'avons pas encore
35:13examiné définitivement
35:15le budget dans son ensemble,
35:16notamment la partie 2
35:17de la loi de finances
35:19qui porte notamment
35:19sur les dépenses.
35:21On n'a pas fini les recettes,
35:23on recommencera
35:23à l'examiner cette semaine.
35:25Il y a toute une partie 2
35:26sur les dépenses de l'État.
35:28Pour les dépenses,
35:29il faut des recettes,
35:30M. Marc-Angéli,
35:31sinon c'est de la dette.
35:31Et nous, à gauche,
35:32on ne veut pas davantage de dettes.
35:33Non, non, non, pas forcément.
35:34Pas forcément.
35:35Vous avez des choix.
35:36Vous savez, gouverner,
35:37c'est choisir.
35:37Gouverner, c'est choisir.
35:38Pour l'instant,
35:38vous avez choisi
35:39de protéger les milliardaires.
35:40Quand est-ce que vous allez
35:42arrêter de faire ça ?
35:43Quand est-ce que vous allez
35:45arrêter de proposer des taxes ?
35:46Pour les milliardaires ?
35:48Mme Guerrier.
35:50Pourquoi vous les votez ?
35:50Quelle est la mesure,
35:51s'il vous plaît ?
35:52Quelle est la mesure
35:53qui arrive en tête
35:53de vos revendications ?
35:54Exemple concret.
35:55La première.
35:56Aujourd'hui, nous demandons
35:57notamment la fin des plateformes
35:58de sélection sociale et raciste
36:00Parcoursup et Montmaster.
36:01Voilà, typiquement,
36:02celle-ci,
36:03on la supprime ou pas ?
36:04Alors, je voudrais revenir là-dessus
36:06puisqu'on a parlé également
36:07du monde compétitif
36:08dans lequel vous ne voulez pas grandir.
36:10Je vais vous expliquer.
36:11La France, ce n'est pas une île.
36:12Pourtant, je suis issu d'une île.
36:14La compétition, elle est partout.
36:15Il est issu de France.
36:17La compétition, elle est partout.
36:19Les Chinois, ils ne vont pas nous attendre.
36:21Les pays qui nous environnent
36:22ne vont pas nous attendre.
36:23Donc, je ne pense pas
36:24que ce soit véritablement
36:25un bon schéma
36:26pour l'avenir des jeunes Français
36:27d'aujourd'hui
36:28de leur dire
36:29qu'on va sortir
36:30d'un monde compétitif.
36:31Et la compétition,
36:32elle existe dans le sport,
36:34elle existe dans le monde du travail,
36:35elle existe à peu près
36:36à tous les niveaux.
36:37Elle doit également exister
36:38Mais on est nul
36:39dans les questions pisades.
36:40Monsieur...
36:40Mais on est bien placé pour ça.
36:42C'est votre système
36:45qui a ruiné l'éducation nationale.
36:48Vous le savez aussi bien que moi.
36:50Votre candidat,
36:50il a été mis
36:51le premier ministre de ce pays.
36:53Edouard Philippe,
36:53que vous soutenez
36:54à la présidentielle,
36:55a été le premier ministre
36:56et ensuite a ébordié
36:57les gilets jaunes.
36:58Donc après, vous faites la loi.
36:59C'est très intéressant
37:00juste le débat
37:01sur la compétition.
37:02La volonté,
37:03monsieur Marc Angeli,
37:05la volonté de supprimer
37:06Parcoursup,
37:07vous vous dites non.
37:08Il faut réformer
37:08Parcoursup.
37:09Il faut réformer
37:28Parcoursup.
37:29qui crée, à mon avis,
37:30une anxiété très forte
37:31chez les futurs étudiants.
37:33Mais objectivement,
37:34Parcoursup a succédé
37:35à un système
37:35qui s'appelle
37:36admission post-bac,
37:36APB,
37:37qui était une forme
37:38de sélection,
37:38mais par le hasard.
37:39C'est les tirages au sort
37:40qui déterminaient
37:41là où les étudiants
37:43allaient pouvoir
37:44faire leurs études.
37:45Pour moi,
37:45c'est un système
37:46qui n'a absolument aucun sens.
37:47Je préfère une sélection
37:48par le niveau,
37:49par les notes
37:50qui ont été obtenues
37:51en classe de terminale,
37:52en classe de première,
37:53que par le hasard.
37:53Pour moi,
37:54c'est juste une question
37:54de bon sens, pour le coup.
37:57Pour clarifier
37:58ce que nous revendiquons
37:59aujourd'hui,
37:59ce n'est pas un retour
38:00en arrière,
38:01c'est bien une avancée
38:01pour la jeunesse.
38:03Nous, ce qu'on nous demande
38:04quand on demande
38:05la fin de Parcoursup
38:06et de mon master,
38:06c'est la fin de la sélection.
38:07C'est la création
38:08de suffisamment de place
38:09dans l'enseignement supérieur,
38:11d'où l'investissement
38:11que nous demandons
38:12pour notre service public
38:14pour faire en sorte
38:14qu'on donne un droit
38:16à la poursuite des études
38:17pour l'ensemble des lycéens
38:19qui veulent faire
38:20des études supérieures.
38:22Monsieur,
38:22je tiens à signer
38:24que je n'apprécie pas
38:24vraiment votre ton paternaliste.
38:26Je pense que
38:27ce n'est pas parce qu'il existe
38:28de la compétition ailleurs
38:29que nous ne pouvons pas avoir
38:30de l'ambition aujourd'hui
38:32pour le modèle d'éducation
38:33que nous voulons défendre.
38:34Nous, ce qu'on dit,
38:34c'est qu'à partir du moment
38:35où on a un bac,
38:35on doit avoir le droit
38:36à la poursuite des études
38:37parce qu'il s'agit de donner
38:38les chances à la jeunesse,
38:39de donner un droit à l'avenir,
38:41de faire en sorte
38:41qu'on arrête
38:42d'être mis en compétition.
38:43Surtout que pour rappeler
38:44les plateformes de Parcoursup
38:45et mon master,
38:46aujourd'hui,
38:46c'est bien une sélection sociale
38:48et raciste qui existe.
38:49C'est une sélection
38:50qui discrimine
38:51selon le rapport national
38:52de l'Observatoire national
38:54des discriminations
38:55dans l'enseignement supérieur.
38:56Les étudiants,
38:57avec un nom à consonance
38:58nord-africaine,
38:58ont par exemple 8% de chance
39:00de moins d'obtenir
39:00une place en master.
39:02Donc ça, c'est bien
39:02une reproduction des discriminations
39:03qui existent aujourd'hui
39:04dans notre pays.
39:05Donc c'est ça qu'on dénonce,
39:06le fait qu'il existe
39:06une sélection sociale et raciste
39:07dans l'enseignement supérieur
39:08et c'est ça dont nous demandons.
39:09Mais l'idée de Parcoursup,
39:10à la base,
39:11ce n'était pas justement
39:11de pouvoir donner la chance
39:13à ceux qui se retrouvent
39:15isolés en marge de la société
39:16et qui considèrent
39:17qu'on ne leur donne pas
39:18leur chance ?
39:19Ce n'était pas ça l'idée
39:19à la base ?
39:20Et ça ne permet pas ça aussi ?
39:22Nous avons des milliers
39:23de lycéens
39:24qui se retrouvent
39:24sans admission en septembre.
39:26Nous avons une différence
39:27énorme entre le nombre
39:28de candidats en master
39:29et le nombre de places
39:30avec donc près de 100 000 étudiants
39:32qui se retrouvent sans rien.
39:33Et vous vous dites
39:34qu'il faut de la place
39:34pour tout le monde ?
39:35Il faut créer des places,
39:36il faut donner les moyens
39:38aux universités
39:38d'ouvrir de nouvelles places
39:39dans les formations.
39:41Donc nous, ce qu'on demande,
39:42c'est vraiment donner
39:42un droit à la poursuite
39:43des études
39:43à l'ensemble de la population.
39:44Après, nous disons bien
39:46qu'il faut aussi
39:47une plateforme nationale
39:47qui permet de centraliser
39:48les candidatures
39:49pour plus de clarté aussi
39:50pour que les étudiants
39:51puissent candidater.
39:52Mais sans que cela passe
39:54par une sélection.
39:54Mais ça commence donc,
39:56en fait, ça c'est ça
39:56la première mesure.
39:58Vous avez des informations
39:59Bruno Jeunier,
39:59vous qui avez tant d'informations
40:01sur ce qui se profite
40:02la semaine prochaine.
40:03Rencontre avec le Premier ministre.
40:04Emmanuel Macron
40:05a déjà eu une rencontre
40:07vendredi
40:08avec les organisations lycéennes.
40:09En l'occurrence,
40:11votre organisation y était.
40:12Le Président a évoqué
40:14la question de Parcoursup.
40:15Refonte de Parcoursup.
40:16Refonte de Parcoursup.
40:19Le Président n'a pas reçu
40:20les organisations étudiantes.
40:21Il n'a reçu que
40:22les organisations lycéennes.
40:23Il y a une rencontre
40:24la semaine prochaine.
40:25Le Parisien parle de l'idée
40:27d'un grand débat
40:28avec des lycéens.
40:29Ça, oui, c'est vrai
40:30que c'est quelque chose
40:31qui est dans l'air.
40:32Mais pour l'instant,
40:33Sébastien Lecornu
40:34tarde à confirmer.
40:36Je pense qu'il voulait
40:36laisser passer
40:38le week-end.
40:39Mais ce qui est certain,
40:40c'est que les annonces
40:41se feront lundi.
40:43Et elles concerneront
40:45Parcoursup.
40:45Ça, c'est certain.
40:47Plus largement,
40:47sans doute,
40:48d'autres éléments
40:49mis en discussion.
40:52Après,
40:52sur le plan financier,
40:54encore une fois,
40:54je ne pense pas
40:55qu'on sera à la hauteur
40:56des 10 milliards
40:57espérés par Madame.
40:58Je voudrais qu'on écoute
40:59une prise de parole
41:00de Jean-Luc Mélenchon
41:01aujourd'hui.
41:02Et voilà, lui,
41:04comment il imagine
41:05la suite
41:06et ce qu'il recommande
41:07au Président de la République.
41:10Je pense que,
41:11telle qu'est la situation,
41:13il va comprendre
41:14que ça va se répéter
41:15toutes les semaines
41:16et que,
41:17dans le début de semaine,
41:19où là,
41:19il devrait maintenant céder.
41:21Il est temps encore
41:22pour lui de céder.
41:23Après,
41:24il ne lui restera plus
41:25que la porte de sortie.
41:27Ne nous faites plus
41:27perdre de temps
41:28à arrêter les provocations
41:30comme celle d'aujourd'hui
41:31qui est misérable.
41:33Il demande la démission
41:35du Président de la République,
41:36Laurent Geoffrin,
41:36en d'autres termes.
41:37Pas directement,
41:37il demande d'abord
41:38qu'il cède.
41:39C'est exactement la même chose.
41:41Mais,
41:42c'est vrai que ça a l'air logique,
41:44mais ça me paraît
41:44franchement absurde.
41:46Absurde.
41:47D'abord,
41:48parce que la situation
41:48est telle aujourd'hui
41:50psychologiquement dans le pays
41:50que je crains,
41:52peut-être que je peux me tromper,
41:53j'espère,
41:54mais je crains
41:54que s'il y avait des élections
41:55maintenant,
41:55Marine Le Pen l'emporte
41:57ou la main.
41:57Je préférerais
41:58qu'il y ait une campagne
41:59un peu plus longue,
42:00qu'on ait le temps
42:00de mesurer l'inanité
42:02de son programme
42:03et la dangerosité
42:04des mesures qu'elle propose.
42:05Pour l'instant,
42:06elle apparaît,
42:07malheureusement,
42:07c'est comme ça,
42:08à beaucoup de Français
42:09comme une sorte de refuge,
42:11comme une sorte
42:12d'autorité supérieure,
42:13ce qui est,
42:14à mon avis,
42:15horrible.
42:15Ce qui est un risque
42:16qu'on ne devrait pas prendre,
42:17surtout quand on est de gauche.
42:19Et donc,
42:19il faut que Macron
42:21trouve un compromis
42:22pour sortir de cette crise-là
42:24et ensuite
42:25qu'il organise
42:26de manière
42:28sérieuse,
42:30sage,
42:31la campagne électorale
42:33qui doit se dérouler
42:33maintenant
42:35jusqu'à la date prévue.
42:36Oui,
42:36parce que ce qui se joue là,
42:37elle aura raison,
42:38c'est sans doute
42:40le fait
42:40qu'il y ait
42:41une campagne électorale.
42:42Jean-Luc Mélenchon,
42:42quand il dit ça,
42:43il le sait parfaitement
42:44parce qu'il connaît bien
42:45la Constitution.
42:46Ça veut dire
42:46qu'il y a une élection
42:46présidentielle
42:47entre 20 et 35 jours
42:48plus tard.
42:50Il faut bien
42:50que les téléspectateurs
42:51imaginent que
42:52si jamais
42:52même qu'on décidait
42:53de partir,
42:54d'accepter
42:55de démissionner
42:55comme l'enjoint
42:57un peu
42:57Jean-Luc Mélenchon,
42:58c'est une élection
42:59présidentielle qui aura lieu
43:00entre le 20 novembre
43:01et début décembre.
43:03Je ne suis pas certain
43:05que le résultat
43:06soit celui espéré
43:08par Jean-Luc Mélenchon.
43:10En revanche,
43:11si Jean-Luc Mélenchon
43:12fait ce qu'il dit,
43:13c'est-à-dire qu'il a décidé
43:13de manifester chaque semaine,
43:15ça veut dire sans doute
43:16qu'il n'y aura pas
43:17de campagne présidentielle
43:18au sens
43:18la campagne se fera
43:19dans la rue,
43:20elle ne se fera pas
43:20sur les estrades
43:21ou de manière,
43:22de façon à délibérer
43:24démocratiquement
43:25pour que les Français
43:25puissent regarder
43:26tous les programmes
43:29d'ici,
43:30dans les 170 jours
43:31qui restent
43:31avant le premier tour.
43:33C'est ce qui se joue
43:33en fait.
43:34C'est ce que ça annonce
43:36selon vous,
43:37ce qui se joue,
43:38c'est-à-dire savoir
43:39quelle forme va prendre
43:40cette campagne présidentielle.
43:41Parce qu'on est déjà
43:41dans une forme inédite,
43:42on n'a jamais eu
43:43de mouvement social
43:44aussi puissant
43:45à moins de 6 mois
43:46d'une campagne présidentielle
43:47depuis les débuts
43:48de la cinquième réplique
43:49si on s'en tient seulement
43:51aux 11 dernières présidentielles.
43:53Donc oui,
43:54c'est ce qui se joue
43:54à mon avis,
43:55c'est est-ce qu'on veut
43:56qu'il y ait une campagne
43:56présidentielle ou pas ?
43:57Et si jamais
43:58cette campagne présidentielle
43:59elle se joue dans la rue
44:00comme ça,
44:01tous les week-ends,
44:02qu'est-ce que ça annonce ?
44:03Je pense que ça accélérera
44:05l'arrivée de Marine Le Pen
44:06au pouvoir.
44:07Les Français en général
44:08au bout d'un moment
44:09dans leur majorité,
44:10même s'ils sont nombreux
44:11à manifester,
44:11même s'ils sont nombreux
44:12à contester
44:13et très majoritairement
44:14le pouvoir macroniste,
44:16ils n'aiment pas le désordre
44:18dans les rues
44:19et on voit bien aussi
44:21que ça a créé
44:24beaucoup d'empathie,
44:25de solidarité
44:25autour des commerçants
44:26qui ont beaucoup souffert
44:27encore aujourd'hui
44:28il me semble
44:29pour avoir suivi
44:30un peu d'un peu plus loin
44:31ce qui s'est passé
44:32à Marseille
44:32notamment 514 commerces
44:36pillés et cassés
44:37la semaine dernière
44:38à Marseille.
44:38On a beaucoup parlé de Paris,
44:39on a moins parlé de Marseille.
44:41Je ne sais pas si vous vous rendez
44:42compte ce que ça veut dire.
44:43Les deux rues principales
44:44de Marseille
44:45entièrement pillées
44:46pour la deuxième fois
44:48en trois ans
44:48on s'interroge
44:49sur l'ouverture
44:50des deux plus grands magasins
44:51de la ville
44:51la réouverture possible
44:53des deux plus grands magasins
44:54de la ville
44:54donc c'est quand même
44:55des conséquences profondes
44:57pour des grandes villes
44:59comme Marseille,
45:01Lyon et d'autres
45:01et ça,
45:02ça aura des conséquences
45:03sur l'opinion.
45:04C'est très intéressant
45:05ce que dit Bruno Jeudy
45:06la forme que pourrait prendre
45:07cette campagne présidentielle
45:09et à qui ça pourrait bénéficier
45:12vous êtes prête
45:13à prendre le risque ?
45:14En tout cas pour la gauche
45:15c'est clair que la question
45:17la plus importante
45:18à se poser
45:19c'est quand est-ce
45:20qu'on va gouverner
45:21et quels sont les moyens
45:22qu'on se donne pour gouverner
45:23et cette question se pose
45:24pour dans six mois
45:26et éventuellement
45:27pour avant
45:28si la crise s'accélère
45:29et éventuellement
45:30pour demain matin.
45:31La réalité c'est quoi ?
45:32C'est qu'aujourd'hui
45:33la gauche
45:34elle devrait être en train
45:35de revendiquer Matignon
45:36puisque de toute façon
45:37on est en train de vivre
45:39l'échec du gouvernement
45:40Le Cornu
45:40qui a été maintenu
45:42à Matignon
45:43contre les urnes
45:44puisque les macronistes
45:45ont perdu les élections
45:46de façon assez nette
45:47et pourtant le président Macron
45:48a mis quelqu'un à lui
45:50à Matignon
45:51normalement la gauche
45:52elle devrait être en mesure
45:53de demander là
45:53demain matin Matignon
45:54pour pouvoir rédiger
45:55ce budget
45:56dont je parlais tout à l'heure
45:57un budget justice sociale
45:58qui répond aux aspirations
45:59le problème c'est qu'entre temps
46:01la gauche
46:02elle s'est divisée
46:03en deux chapelles
46:03présidentielles
46:04ce qui est un sacré problème
46:06donc je suis désolée
46:07Jean-Luc Mélenchon
46:09quand il dit
46:09quand Jean-Luc Mélenchon
46:10dit
46:12à la limite
46:13pourquoi pas
46:13démission du président
46:15de demain matin
46:15bon
46:16mais
46:16quel est le dispositif
46:18aujourd'hui
46:18de la gauche
46:20pour se donner les moyens
46:21d'être majoritaire
46:22pour gagner une présidentielle
46:24pour être majoritaire
46:25à l'Assemblée nationale
46:26pardon
46:27moi tout ce que je vois
46:28pour le moment
46:28c'est une compétition
46:30entre M. Mélenchon
46:31et M. Glouzman
46:32donc
46:32moi j'ai fait la campagne
46:34du nouveau Front Populaire
46:35et la campagne de la NUPES
46:36c'était un autre dispositif
46:38ça a donné à la fin
46:39la NUPES
46:40150 députés de gauche
46:41et le NUPES
46:43c'est terminé la NUPES
46:45pardon
46:46à cause de gens
46:47qui voulaient absolument
46:48mettre avant tout
46:50les intérêts
46:50de candidature
46:51à la présidentielle
46:52et je souligne
46:53la contradiction
46:53de la part
46:54d'un candidat
46:55à la présidentielle
46:56de dire
46:56il faudrait que
46:57M. Macron s'en aille
46:59bon la minute
46:59personne va le pleurer
47:00et le regretter
47:01mais quel est le dispositif
47:03aujourd'hui de la gauche
47:04qui permet d'assurer
47:05que ce pays
47:06bascule du côté
47:07de la justice sociale
47:08parce que
47:09c'est pas
47:09comme vous le disiez
47:10justement
47:11un monde clos
47:12il y a la compétition
47:14avec l'extrême droite
47:15il y a l'extrême droite
47:16aujourd'hui
47:16qui considère
47:18et il n'y a pas loin
47:19de
47:19enfin je veux dire
47:19entre 40
47:20et si on pousse
47:21jusqu'à l'ISNA
47:22ils sont presque à 50%
47:24ces gens-là
47:24qui aujourd'hui
47:25quand on leur dit
47:26que la délinquance
47:28et la criminalité
47:29est en lien
47:30par exemple
47:31avec l'immigration
47:31etc
47:32bon
47:32ils laissent dire
47:33ils trouvent que c'est normal
47:34quand on leur dit
47:35mais que bon
47:36donc en face
47:37quel est notre dispositif
47:38donc moi je dis
47:39à M. Mélenchon
47:40comme à M. Glucksmann
47:41vous n'êtes pas prêt
47:42aujourd'hui en réalité
47:44puisque vous n'avez pas
47:45de cadre d'union
47:46ne serait-ce que
47:47pour une campagne législative
47:48quand elle adviendra
47:50parce qu'elle finira bien
47:51par advenir
47:52et pour la présidentielle
47:53on n'est pas au point
47:53mais en attendant
47:54sur ce que disait Bruno Jeudy
47:56le fait que
47:57cette campagne présidentielle
47:58se déroule dans la russe
48:00ça bénéficie probablement
48:01à Marine Le Pen
48:02vous vous êtes prête
48:03à prendre le risque
48:04malgré tout
48:04à continuer
48:05à vous mobiliser
48:06chaque semaine
48:07jusqu'à la présidentielle
48:09pour tenter d'obtenir
48:10la mobilisation
48:10à l'inverse
48:11je trouve qu'elle crée
48:12de l'unité
48:13l'unité dans le pays
48:14c'est important
48:15la mort
48:16la mort d'un homme
48:17sous les balles
48:19d'un fasciste
48:20armé
48:21c'est quelque chose
48:22qui nous glace
48:23tous
48:23et il y a aujourd'hui
48:25des forces
48:26organisées en France
48:27qui veulent la guerre civile
48:28et qui préconisent
48:30la violence
48:30donc nous en tant que peuple
48:32on doit se dire
48:32non
48:32on va être unis
48:33le peuple uni
48:34ne sera jamais vaincu
48:36disait
48:36c'est une célèbre chanson
48:37chilienne
48:38de Kila Payoun
48:39et bien aujourd'hui
48:40en France
48:41c'est aussi l'enjeu
48:42donc quand on voit
48:42des manifestations
48:43comme aujourd'hui
48:44on voit le peuple uni
48:45c'est formidable
48:46c'est absolument
48:47la réponse qu'il faut
48:48mais évidemment
48:49pas dans le vide
48:50pas de façon frustrée
48:52parce qu'il y a des députés
48:53ou des gouvernants
48:54qui ne veulent répondre
48:55à rien
48:56évidemment
48:56tant qu'il n'y aura pas
48:57de réponse politique
48:58les gens qui préconisent
49:00la violence
49:00auront un boulevard
49:01Laurent
49:01Geoffrin
49:02et après je vais répondre
49:03M. Marc Angéli
49:04ce discours est très émouvant
49:06mais il n'y aura pas
49:07de candidature unique
49:08Mélenchon n'en veut pas
49:09il s'est présenté avant
49:10sans demander à personne
49:11et deuxièmement
49:12quand on s'est tourné
49:14vers les militants
49:16socialistes
49:16et apparentés
49:18ils ont ou deux tiers
49:19dit qu'ils ne voulaient pas
49:20d'union avec Mélenchon
49:21donc ça ne se produira pas
49:23et par ailleurs
49:25c'est une élection
49:26présidentielle
49:27l'idée qu'il y ait
49:28une candidature unique
49:29à la présidentielle
49:30n'est pas forcément
49:30une bonne idée
49:31la dernière fois
49:32on n'était pas au second tour
49:33donc super de reprendre
49:34exactement la même chose
49:35et courir vers l'échec
49:37il faut que Mélenchon
49:38se retire pour mettre Glucksmann
49:39ou que Glucksmann se retire
49:40peut-être qu'on a besoin
49:41d'un et l'autre
49:41pour aller derrière Mélenchon
49:42et peut-être que
49:42s'il n'y avait ni Mélenchon
49:44ni Glucksmann
49:44on ne serait pas là
49:45ce qu'on voit en tout cas
49:46ce que disait Bruno
49:47j'ai dit
49:48pardon j'observe la situation
49:49de mon point de vue
49:51de femme gauche
49:53de citoyenne
49:53qui a envie que
49:54qui est la personne
49:56de la situation
49:56qui est la personne
49:57de la situation
49:57on élimine on va dire
49:59le risque d'extrême droite
50:00tout en
50:00qui est la bonne façon
50:01qui est le majeurisme
50:03moi je ne suis pas
50:04une fan club
50:04et puis moi je n'ai pas
50:05milité pour la division
50:06de la gauche
50:07j'ai milité pour l'union
50:08de la gauche
50:08mais qui est le sauveur
50:09parce que vous dites
50:09que c'est Guylain Milot
50:10on tourne en rouge
50:11franchement on n'avance pas
50:12sauf si vous nous dites
50:13ce soir qui est le sauveur
50:14il n'y a pas de sauveur monsieur
50:15madame
50:16il n'y a pas de sauveur
50:17je ne crois pas à ça
50:18vous êtes troublé
50:20il faut sortir de cette infantilisation
50:22mais attendez
50:23il n'y a pas d'infantilisation
50:26c'est vous qui dites
50:28que Raphaël Glucksmann
50:30ou Jean-Luc Mélenchon
50:31donc j'essaie de savoir
50:32quel est l'acteur
50:33et on va les séparer
50:34un peu la droite aussi
50:36vous le connaissez beaucoup
50:37il est quand même
50:38beaucoup dans le culte
50:38de la personnalité
50:39dans sa façon de faire de la politique
50:40je réprouve absolument
50:42cette façon de faire de la politique
50:43de tous côtés
50:44et par contre
50:45pour les législatives
50:46c'est les 577 candidats
50:48qu'il faut
50:49et pour 577 candidats
50:51il y a de quoi faire quand même
50:53non ?
50:53oui madame
50:56parlons du climat actuel
50:57et à quel point
50:59il bénéficie
51:00s'il vous plaît
51:01à la France Insoumise
51:02et le Rassemblement National
51:03c'est ce que vous expliquez
51:04Bruno
51:04je dis comment vous expliquez
51:05monsieur Marc Angéli
51:06c'est vrai qu'en ce moment
51:08votre espace
51:09est inaudible
51:11vous n'arrivez pas
51:11à vous faire entendre
51:13comment vous l'expliquez ?
51:14parce que vous avez
51:14beaucoup de radicalité
51:17dans les expressions
51:18il y a également
51:19parfois aussi
51:20des drames
51:22comme hier
51:23qui agitent
51:24les consciences
51:25les âmes
51:26qui amènent
51:27de la réprobation
51:28de la colère
51:29ce qui s'est passé
51:29attrapé
51:30est fondamentalement horrible
51:32il faut
51:33et il faut le
51:34il faut le dire
51:35et il faut
51:36il faut le dire
51:37haut et fort
51:37et cela
51:39je pense
51:40nuit
51:41l'atmosphère générale
51:43nuit à un débat
51:44démocratique
51:45qualitatif
51:46posé
51:47où les candidats
51:49expriment leur position
51:50leur programme
51:51où les partis politiques
51:53s'organisent
51:54pour pousser
51:55des candidats
51:55aux législatives
51:56en préparation
51:57des législatives
51:57anticipées
51:58qui ne manqueront pas
51:59d'arriver
51:59après l'élection
52:00du président
52:00ou de la président
52:01de la république
52:01je crois qu'aujourd'hui
52:03les françaises
52:03et les français
52:04voient davantage
52:05ce que vous avez vu
52:07aujourd'hui
52:07c'est-à-dire
52:07des gens dans la rue
52:08ou malheureusement
52:09des drames
52:10plutôt que
52:11des candidats
52:12des candidats
52:12aux élections
52:13qui débattent
52:14nous sommes au mois
52:14d'octobre
52:15nous ne sommes pas
52:16moi ce qui m'inquiète
52:18je le dis
52:18en tant que responsable politique
52:20j'ai l'impression
52:20que ça part un peu trop vite
52:21on voudrait
52:22dès maintenant
52:24être dans un dispositif
52:25de campagne électorale
52:26chez certains
52:27comme on a l'habitude
52:28de l'être
52:29en janvier
52:29ou en février
52:30on a organisé
52:30plein de débats
52:32cette campagne
52:33part très vite
52:33elle part très vite
52:35mais néanmoins
52:36il ne faut pas oublier
52:36que cette campagne
52:37elle est très importante
52:38très importante
52:38pour tous ceux
52:39qui ont des revendications
52:40tous ceux
52:40qui ont des attentes
52:41tous ceux qui
52:42veulent voir le pays
52:43mais si elle part si vite
52:45c'est la faute à qui ?
52:47il y a peut-être
52:47le système
52:48le système
52:49le système
52:49peut-être
52:51et également
52:52les stratégies
52:53des candidats
52:54il y a des primaires
52:55qui se sont déroulées
52:56du côté de la gauche
52:57dite social-démocrate
52:59il y a peu
53:00vous avez
53:01des candidats
53:02qui veulent
53:04accélérer
53:04peut-être que c'est aussi
53:04parce qu'il y a une attente
53:06comme il n'y en avait pas eu
53:06depuis très longtemps
53:07là-dessus
53:08Guillaume Carayon
53:09et la forme
53:10que pourrait prendre
53:10la présidentielle
53:12pourquoi le camp central
53:14s'effondre
53:14et pourquoi il y a
53:15un affrontement aujourd'hui
53:15entre deux blocs
53:17qui sont quand même
53:17très forts dans le pays
53:18le bloc de gauche
53:19autour de LFI
53:20le bloc national
53:21si je puis dire
53:22autour du rassemblement national
53:24c'est parce que
53:25le camp central
53:26au pouvoir
53:27a tellement déçu
53:28les français
53:29et abîmé le pays
53:30en fait si on s'intéresse
53:31au sujet qui intéresse
53:32le plus les gens
53:33c'est quoi ?
53:33c'est un la question
53:34du pouvoir d'achat
53:35la vie chère
53:35et le pouvoir d'achat
53:36les français sont quand même
53:37unanimes pour dire
53:38qu'ils en ont moins
53:39qu'il y a dix ans
53:40à minima
53:41quand Emmanuel Macron
53:42est arrivé au pouvoir
53:43sur la question
53:44de la gestion des comptes publics
53:45la dette a explosé
53:46on est à 3500 milliards de dettes
53:48on a une charge de la dette
53:49qui est colossale
53:49qui arrivera
53:50peut-être à la fin de l'année
53:52aux alentours de 90 milliards
53:53c'est-à-dire le premier poste
53:54de dépense de l'état
53:55donc c'est évidemment
53:56épouvantable pour les français
53:57troisième sujet
53:59l'insécurité et la violence
54:00et en fait
54:00les images que vous avez montrées
54:02aujourd'hui
54:03cette semaine
54:03les semaines dernières
54:04quand vous avez des professeurs
54:05qui sont aspergés d'essence
54:07quand vous avez des policiers
54:07qui sont tous les jours agressés
54:09évidemment que les gens se disent
54:10il y a besoin d'ordre
54:11et moi je pense que
54:12peut-être le meilleur slogan
54:13de la campagne de Marine Le Pen
54:14c'est de dire
54:15il faut de l'ordre
54:15vous êtes le parti de l'ordre
54:17c'est ça en fait
54:18tout en détournant l'argent
54:19de l'ordre dans les comptes
54:20et dans la rue
54:21c'est magnifique
54:22de l'ordre dans les comptes
54:23magnifique
54:23de l'ordre pour tout le monde
54:25sauf pour Marine Le Pen
54:26il y a 3500 milliards de dettes
54:28nous ce qu'on dit simplement
54:29et en élisant
54:29un président qui a eu
54:30des propos antisémites
54:31vous avez
54:32pas du tout
54:33très ordonné ça
54:34nous on n'écoute pas
54:35Mediapart
54:35ça ne fait pas
54:36foi d'évangile
54:36ah ne pas écouter la presse
54:37ça fait partie de votre ordre
54:39non non
54:39la réalité
54:40vous avez la gauche
54:42à une seule solution
54:43face à la dette
54:44face au déficit
54:45c'est de dire
54:45il faut toujours plus de taxes
54:47taxer davantage les riches
54:48moi je pense que
54:48il faut taxer moins les français
54:50il y a 45%
54:51de prélèvements obligatoires
54:52par rapport au PIB
54:53on a le niveau d'impôt
54:54et le niveau de fiscalité
54:55si c'est très grave
54:56qui est le plus important
54:57d'Europe
54:57qui est un des plus importants
54:59au monde
54:59donc la priorité
55:00ça devrait être
55:00de baisser les dépenses
55:01on a des records
55:02de dépenses publiques
55:03par rapport au PIB
55:04on parlait tout à l'heure
55:05de la question aussi
55:06des services publics
55:07il y a typiquement
55:08sur 1000 euros de dépenses
55:09publiques
55:10vous avez 4 euros
55:11pour la justice
55:1110 euros pour la sécurité
55:12à savoir police, gendarmerie
55:14c'est pas suffisamment
55:15mais pourquoi ?
55:15parce qu'il y a d'autres dépenses
55:16qui sont trop importantes
55:17et qu'il faut drastiquement diminuer
55:19et puis il y a des détournements
55:20parce qu'il y a un parti
55:21qui pendant 11 ans
55:22a détourné 30 millions d'euros
55:23vous allez les rendre ou pas ?
55:24arrêtez
55:25c'est absolument aucun sens
55:26nous on vous parle
55:27d'économie substantielle à réaliser
55:28on vous parle pas
55:29de procès d'intention
55:30mais arrêtez
55:313 millions c'est pas rien
55:31c'est pas un procès d'intention
55:32c'est factuel que c'est détourné
55:34Marine Le Pen
55:34et c'est pourvu en cassation
55:36on vient d'avoir le débat
55:37il y a une demi-heure
55:39on vient d'avoir le débat
55:40il y a une demi-heure
55:41et je vous dis
55:41qu'il y a juste une appréciation
55:42qui n'est pas la même
55:42cet argent a été détourné
55:44la même question
55:45c'est quand même marrant
55:45parce que la question
55:46s'est posée pour le modèle
55:47vous êtes d'accord
55:48que de l'ordre dans les comptes
55:51ça peut difficilement
55:52être votre slogan de campagne
55:54pourquoi ?
55:54vu ce qui s'est passé
55:55quelle que soit la suite
55:57c'est normal que Raquel Garrido
55:59réagisse
55:59est-ce que quand François Bayrou
56:01a été nommé à Matignon
56:01vous lui avez posé la même question
56:03il y a eu exactement
56:03le même procès
56:04qui a été fait
56:05au parlementaire européen
56:05du Modem
56:06vous leur avez posé la même question
56:07il a été relaxé
56:08c'est pas pareil
56:09il a été relaxé
56:10il y a eu des condamnations
56:12qui ont été confirmées
56:13François Bayrou
56:14ses adjoints ont été condamnés
56:16pour le parti
56:18il est président du Modem
56:20et pourquoi vous
56:20vous n'avez pas demandé
56:21au parti de Bayrou
56:23de rendre l'argent ?
56:23personne physique
56:24personne morale
56:25vous entendez
56:27la guerre
56:27sur tout le monde
56:28tous ceux qui ont été condamnés
56:29au Modem
56:30devraient rendre l'argent
56:31et vous
56:32ERN et EDR
56:33vous devriez rendre l'argent
56:34on va parler de trappe
56:35s'il vous plaît
56:35dans un instant
56:36mais juste un dernier mot
56:37avec vous
56:37les guerriers
56:38sur le 24 octobre
56:39donc ce nouveau samedi
56:40de forte mobilisation
56:41c'est une certitude
56:42ça s'est beaucoup mieux passé
56:43aussi que la semaine dernière
56:45malgré quelques tensions
56:46en fin de cortège
56:47il va y avoir
56:48d'autres rassemblements
56:49vous c'est quoi
56:50la prochaine étape
56:50de votre mobilisation ?
56:52nous on appelle
56:52pour continuer cette mobilisation
56:54tant que nous n'aurons pas
56:55nos revendications
56:56donc il y a déjà
56:56la date du 5 novembre
56:57auquel on appelle
56:58le maximum de personnes
56:59à rejoindre
57:00le mouvement de grève
57:01qui est en train d'être préparé
57:02à l'échelle de l'intersyndical
57:03à rejoindre la jeunesse
57:05qui se mobilise déjà
57:06depuis le 1er octobre
57:07et donc nous
57:07notre objectif
57:08c'est que toutes les dates
57:09qui suivront
57:10seront toujours pour obtenir
57:11ces 10 revendications
57:12que le gouvernement
57:13est très loin d'écouter
57:13mais par exemple
57:14samedi prochain
57:15il y a une journée mobilisation
57:16à l'appel des gilets jaunes
57:17de certains gilets jaunes
57:18est-ce que vous y serez
57:20dans la rue ?
57:21nous on appelle
57:22à continuer cette mobilisation
57:23donc pour l'instant
57:24on appelle déjà
57:25à la date du 5 novembre
57:26mais nous serons présents
57:27à toutes les mobilisations
57:28dans le but
57:28d'obtenir ces revendications
57:29donc là dans les prochains jours
57:30il n'y aura pas
57:31d'action prévue
57:32de mobilisation
57:33c'est rendez-vous
57:35le 5 novembre
57:36si j'ai bien compris
57:36à l'heure actuelle
57:38pour la plupart des lycéens
57:39et des étudiants
57:39en tout cas
57:40c'est la période de vacances
57:42donc il n'y a pas d'action
57:42sur les campus
57:43ou sur les lycées
57:44qui sont prévues
57:45mais en tout cas
57:45nous on prépare déjà
57:46le fait de reprendre
57:47cette mobilisation
57:48dès qu'on le pourra
57:49pour faire en sorte
57:49qu'on obtienne
57:50ces revendications
57:51puisqu'on a un gouvernement
57:52qui se déresponsabilise
57:53qui refuse de nous entendre
57:54qui fait des frosses pommettes
57:55qui prévoit
57:56de faire des grands débats
57:57alors que les revendications
57:58elles sont déjà posées
57:58sur la table
57:59nous on n'a pas besoin
58:00d'une énième discussion
58:01qui détourne le regard
58:01de ce que nous revendiquons
58:02et donc vous allez encore
58:02bloquer les facs
58:03à la rentrée
58:04après les vacances ?
58:04nous on appelle
58:12quand on est mis en compétition
58:13les uns avec l'autre
58:14ça c'est une vraie question
58:15et c'est important
58:16madame Guerrier
58:17pour le coup
58:17à la rentrée
58:18s'il n'y a pas eu
58:21d'avancée
58:22dans les discussions
58:23avec le gouvernement
58:24est-ce que vous vous appelez
58:25encore à bloquer
58:26les universités
58:27à la rentrée ?
58:27nous on appelle
58:28à continuer cette mobilisation
58:29tant que nous n'aurons pas
58:30en fait nos revendications
58:31donc c'est oui
58:32les étudiants
58:33les lycéens
58:33vous pouvez répondre simplement
58:35oui j'appelle
58:36à la suite des blocages
58:36si jamais il n'y a pas eu
58:38d'avancée
58:38nous on appelle
58:38à poursuivre effectivement
58:39ces mouvements de blocage
58:40parce que c'est un moyen
58:41pour les étudiants
58:41pour les lycéens
58:42de se réapproprier
58:43leur lieu d'études
58:43et aussi de faire entendre
58:44nos revendications
58:45parce que de manière évidente
58:46depuis les années
58:49où nous portons ces revendications
58:50nous n'avons jamais été entendus
58:51avant justement
58:52ces mouvements de blocage là
58:53donc nous nous appelons
58:54à poursuivre
58:55et sauf que nous dénonçons
58:56le fait que justement
58:57nous sommes dans une situation
58:57aujourd'hui en France
58:58où ce n'est pas possible
58:59d'étudier dans de bonnes conditions
59:00quand on a la moitié
59:02des étudiants qui ont le ventre vite
59:03quand on a la moitié
59:03des étudiants qui sont
59:04sous le seuil de pauvreté
59:05quand on a 30% des étudiants
59:06qui n'ont pas de logement pérenne
59:08à la rentrée
59:08ça c'est des conditions
59:09qui font que le droit
59:10d'étudier aujourd'hui
59:10le fait qu'étudier n'est pas possible
59:12donc quand j'entends
59:13votre question monsieur
59:14moi je trouve que vous détournez
59:15le regard vis-à-vis
59:15des réelles conditions
59:16de la jeunesse aujourd'hui
59:17le 5 novembre
59:17c'est dans 10 jours quasiment
59:19vous ne craignez pas
59:19qu'il y ait un essoufflement
59:21si vous ne mobilisez pas avant ?
59:22à chaque semaine
59:23on nous parle d'un risque
59:24d'essoufflement
59:25mais moi je vous appelle
59:26à regarder l'échelle
59:27de cette mobilisation
59:27nous étions de nouveau
59:28800 000 aujourd'hui
59:29mais c'est pour ça
59:29est-ce qu'il n'y a pas
59:30une nécessité ?
59:30clairement il y a en fait
59:31une aspiration de toute manière
59:32nous voyons qu'on a un gouvernement
59:33qui se moque de nos revendications
59:35donc en fait
59:36ni la jeunesse
59:37ni les travailleurs
59:37ni toutes les personnes
59:38qui sont sorties dans la rue
59:39n'ont été entendues
59:40donc toutes ces personnes
59:41appellent à continuer à s'inviter
59:42Merci beaucoup
59:43Léna Guerrier
59:43d'avoir été avec nous ce soir
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