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  • il y a 9 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir

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00:00Parlons de la sortie de crise et de ce qui se profile notamment mardi.
00:04Il y a plusieurs appels à manifester, Victor Hérault.
00:07Est-ce qu'on doit s'attendre à une convergence des luttes, potentiellement ?
00:11Il faut s'attendre absolument à tout.
00:13C'est d'ailleurs ce que fait le gouvernement, les services de renseignement,
00:16n'aura échappé à personne que depuis plusieurs mois, sinon plusieurs années.
00:20Il y a un nombre de corps, de métiers ou de temps de la société, de la population,
00:27qui ne cesse de se traduire en manifestations successives.
00:31Et il y a bien un moment où, effectivement, vous en parlez, la convergence des luttes.
00:34Toutes ces gens se retrouvent à un moment, que ce soit les professeurs, les intérêts, les lycéens.
00:37Alors précisément, là-dessus, on a parlé ensemble, je me souviens, il y a trois semaines,
00:40d'un éventuel retour des gilets jaunes.
00:42On parlait des prix des carburants.
00:44On se disait finalement que la vie est beaucoup plus difficile qu'au moment de l'époque des gilets jaunes.
00:49On se demandait s'il fallait craindre une convergence des luttes.
00:51Est-ce que finalement, la base de ce mouvement de contestation plus large,
00:55elle n'est pas là, aujourd'hui, dans les lycées, sous nos yeux ?
00:58Dans les lycées, je ne sais pas.
01:00Honnêtement, parce que les revendications ne sont pas les mêmes.
01:03Oui, mais il y a aussi quand même une grogne un peu plus générale,
01:07un malaise un peu plus général qui fait écho à son...
01:09Il y a surtout une question de timing, c'est qu'il y a un, la présidentielle qui arrive,
01:12mais surtout le budget.
01:13Et qu'en fait, le meilleur moment, si jamais vous voulez faire entendre votre revendication
01:16pour votre intérêt, comment dire, de métier, de corps de métier,
01:22ou de prendre la société, c'est maintenant qu'il faut le faire.
01:24Oui, mais là, c'est trop tard.
01:25Évidemment, si vous voulez brûler quelque chose pour faire entendre votre voix,
01:28c'est avant le budget qu'il faut le faire, parce que c'est au budget que la question sera
01:30réglée.
01:31Mais est-ce qu'il est encore temps ?
01:32Ce n'est pas la convergence des luttes, pour moi, c'est la convergence des crises.
01:35On vit en même temps là une crise sociale, une crise budgétaire et une crise politique.
01:40Et c'est ces trois convergences-là qui, peut-être, demain, peut mettre ce pays vraiment à feu et à
01:46sang.
01:47Ce n'est pas... Je ne crois pas, je peux me tromper,
01:49mais je ne crois pas que c'est la convergence entre la lutte agricole, nos routiers, etc.
01:54C'est vraiment...
01:54Ils n'ont pas les mêmes intérêts, en réalité.
01:56C'est pas une addition.
01:57Mais en fait, on vit là l'accélération de la crise sociale.
02:02On a des taux d'intérêt qui sont à 5%, donc la dette, ça va exploser.
02:06On est à deux doigts que le FMI nous mette la main dessus.
02:08Et on a une crise politique auquel on a deux extrêmes qui, pour la France insoumise,
02:15qui essaient de faire la révolution dans la rue et à chaque fois d'allumer la neige.
02:17Ça, on en a parlé.
02:18Mais je voudrais qu'on parle de la sortie de la crise.
02:21Plus il y a d'intérêt à satisfaire, moins ça va être possible pour le gouvernement.
02:23Bien évidemment.
02:24Mais d'ailleurs, il n'y a quasiment aucune révolution historique
02:27qui n'a qu'une seule cause avec un seul groupe de frustrés.
02:30C'est toujours un conglomérat.
02:32Je me permets, Mme Darfeuille, si vous me permettez d'ajacker votre plateau une seconde
02:35et de poser une question à tous les participants.
02:38Ce soir, je donnerai ma réponse en dernier parce que j'en suis intimement convaincu.
02:41Mais est-ce que vous pensez que dans les 10, 20, 30, 40, dans votre vie,
02:47nous allons vivre en France un épisode de trouble social,
02:51digne à faire chuter un régime ou trembler vraiment très sérieusement le régime ?
02:55Un gilet jaune bis, mais où le plus envelet se passe très mal,
02:59où Emmanuel Macron est évacué de l'Elysée.
03:01Est-ce que vous vous y attendez dans votre vie à vivre un épisode comme ça ?
03:04C'est-à-dire que vous pensez que oui ?
03:06Geoffroy Didier...
03:06J'espère qu'il y aura un sursaut politique.
03:08Et d'ailleurs, une élection présidentielle, ça doit servir à ça.
03:10Non, mais là, on ne parle pas de ça.
03:12Pour éviter...
03:13Enfin, pour empêcher...
03:14Et si vous...
03:15Ce que vous redoutez, ce que je redoute aussi.
03:16Si vous devez faire une prédiction.
03:18Ma prédiction, elle est rapide.
03:19C'est-à-dire que moi, ma prédiction, c'est que ce que vous décrivez là,
03:22on sent...
03:23Vous savez, je suis juste un élu rural.
03:25On sent que c'est là.
03:26On sent que c'est au bord de ça.
03:27Pardon.
03:28Je partage.
03:29On sent que ce n'est pas dans ma vie, dans 20 ans, dans 30 ans.
03:32C'est qu'on sent que si ça a lieu, ça peut être dans quelques mois.
03:35On sent que...
03:35Ce n'est pas une fatalité non plus.
03:37Non, non, non.
03:37Mais c'est là où, dans les débats, qui sont notamment le débat présidentiel,
03:41les partis en responsabilité doivent passer dessus et proposer un chemin.
03:46Et évidemment, évidemment qu'on croit ça.
03:48Et un projet de société.
03:49Exactement.
03:49Sinon, on ne ferait pas de la politique.
03:51Mais on sort le terreau.
03:52Le terreau est plus fort que les gilets jaunes.
03:53C'est dans 7 mois, l'élection présidentielle.
03:55D'ici là, qu'est-ce que le gouvernement doit et peut faire, Richard Ramos ?
03:59Alors, il faut absolument que, cas par cas,
04:02on puisse trouver des solutions et un chemin.
04:04D'abord, les gens, ils ont besoin qu'on les écoute.
04:06C'est-à-dire, les écouter, mais pas forcément que déjà dans la revendication.
04:10Richard Ramos, c'est trop tard, ça.
04:12Ah ben, vous êtes obligés de le faire.
04:13C'est vraiment une obligation.
04:15C'est le rôle du député, c'est le rôle du maire.
04:16Je vais vous donner un exemple concret.
04:17Les gens ont été écoutés.
04:19Non, non, non.
04:19On sait que...
04:20On le connaît.
04:22Il le crée dans tous les sondages, dans toutes les études d'opinion.
04:25Et après, il faut agir concrètement, cas par cas.
04:27Prenons un exemple, les routiers, les transporteurs.
04:31Les transporteurs, vous avez deux types de transporteurs.
04:33Les transporteurs de marchandises et les transporteurs de personnes.
04:36Sur les transporteurs de marchandises, normalement,
04:38quand ils ont un contrat pour aller transporter,
04:40pour la grande distribution, les supermarchés, tout ça,
04:43normalement, le prix, leur prix qu'ils vont facturer, les transporteurs,
04:46il est corrélé au prix du pétrole.
04:48Eh bien, ça, ce n'est pas appliqué.
04:50Il faut que le gouvernement, là, les rencontre et leur dise
04:53on va convoquer la grande distrib, on va convoquer les industriels
04:57et on va faire appliquer la loi qui n'est pas appliquée.
04:59Et donc, il va falloir que là, dans les petits bureaux,
05:01ils remontent les manches et qu'ils aillent secteur par secteur
05:05et essayer d'attrouver les billes.
05:06Il faut y arriver, secteur par secteur.
05:08Il n'y aura pas de grande réforme qui est impossible à faire aujourd'hui.
05:10Il n'y aura pas de réforme, de grande possible réforme.
05:12Mais là, à très court terme, alors que Jean-Luc Mélenchon,
05:15d'ailleurs, a appelé à se mobiliser à nouveau le 6 octobre,
05:19ce sera mardi, c'est ça, la semaine prochaine,
05:21cette grande journée de mobilisation.
05:24Un front de jeunesse et des salariés se mettent en place pour le 6 octobre
05:26grâce à l'entrée en action décisive des confédérations syndicales.
05:29Ça, c'est vrai que c'est nouveau aussi,
05:30c'est-à-dire que les syndicats entrent dans le jeu.
05:33La CGT appelle à se rassembler.
05:36Vous, au gouvernement, vous faites quoi ?
05:38Par exemple, est-ce qu'il faut renoncer au gel des APL ?
05:41Mais d'abord, je ne suis pas au gouvernement.
05:42Non, mais...
05:43Pardon, je ne suis pas...
05:45Je savais, si des fois le Parlement n'écoutait un peu plus les députés de terrain,
05:48ça irait un peu mieux.
05:49On va prendre le problème autrement.
05:52Non, mais pas de souci.
05:52Qu'est-ce que vous conseilleriez au gouvernement pour sortir de cette crise ?
05:56De toute façon, je pense que M. Mélenchon n'arrivera pas,
05:59il n'avait pas réussi avec les gilets jaunes,
06:00à essayer de manipuler tout ça pour essayer de le récupérer.
06:03Il y a un moment donné, les Français sont intelligents,
06:06ils vont voir que tout ça, c'est de la petite récup politique.
06:08Donc ça, je pense qu'il n'y arrivera pas.
06:10Voilà.
06:10Par contre, le gouvernement, aujourd'hui, doit faire...
06:13Et c'est le budget, là.
06:14On va aller dans le budget.
06:16Dans le budget, vous savez, les Français, ils sont prêts à faire un effort.
06:19Alors, on est un petit peu français,
06:20on veut que l'effort du voisin soit un peu plus fort que le mien.
06:23Mais je suis prêt à faire un effort.
06:24Moi, je l'entends, ça.
06:25Et donc, il faudra que dans ce budget,
06:28on donne le sentiment, mais plus que le sentiment,
06:31la réalité, que l'effort, il est partagé et qu'il est juste.
06:34Mais il y a un effort qui répondrait au front de la jeunesse et des salariés.
06:39Oui, lequel ?
06:39Il y a un point commun entre la jeunesse,
06:41donc l'éducation nationale, l'enseignement, tout ce que vous voulez,
06:43les pensions de retraite.
06:44Et c'est le cœur de ce budget.
06:47Vous baissez, si vous baissez un tiers de l'éducation nationale,
06:49quand vous mettez 100 euros dans l'éducation nationale,
06:51il y en a 30 qui partent à la retraite des anciens profs.
06:53Ça ne va pas dans l'avenir, ça ne va pas dans les écoles,
06:56ça ne va pas dans les cahiers, ça va dans les anciens profs.
06:58Et le salaire, un tiers, un tiers...
07:01Ça ne fait pas partie des revendications de ces jeunes aujourd'hui ?
07:03Non, mais c'est le problème.
07:05Si on veut en parler, on a une solution à la structurelle,
07:08mais qui est d'ailleurs la solution apportée
07:10de façon très minimale par Sébastien Lecornu,
07:12mais il se harre déjà des choses pas possibles.
07:13Donc c'est quoi, c'est supprimer la retraite des anciens profs ?
07:15Non, pas supprimer la retraite, baisser la pension de retraite.
07:18Je sais que c'est inimaginable dans ce pays de dire...
07:20Mais si vous défendez le travailleur et la jeunesse,
07:22c'est la seule chose faisable.
07:24Et je vais vous dire, c'est la seule chose juste.
07:26Par contre, les grandes entreprises, les dividendes, vous taxez pas.
07:29Vous pouvez le faire aussi si vous le souhaitez.
07:30Je vous dis qu'un tiers du salaire, un tiers des salaires part dans la retraite.
07:33C'est difficile à trouver.
07:34Est-ce qu'il est normal pour quelqu'un de socialiste,
07:37c'est-à-dire qui défend le peuple, qui défend le salarié,
07:39qui défend la jeunesse, toutes les causes justes ?
07:42Est-ce qu'il est normal qu'un tiers de l'éducation nationale
07:44serve à financer la retraite ?
07:46Et est-ce qu'il est normal qu'un tiers de mon salaire
07:47parte dans la retraite ?
07:49Dites-moi oui ou non.
07:51Écoutez, on a quand même un système
07:53qui est aujourd'hui...
07:56Inégalitaire, injuste et à perte, je suis d'accord avec rien soutenable.
07:59Je précise que le lycéen
08:01qui était tout à l'heure sur ce plateau,
08:02qui a été reçu par le ministre de l'éducation nationale,
08:04a insisté sur ce point.
08:07Écoutez, j'ai pas écouté ce qu'a dit
08:09ce lycéen.
08:10Non mais sur le coût que représente...
08:13Ça faisait pas partie des revendications qui m'ont été...
08:15Sur le coût que représente
08:16le financement des retraites des enseignants.
08:19Il n'y a pas un problème là-dessus ?
08:21C'est à peu près entre 25 et 30 milliards d'euros
08:23sur un budget global de l'éducation nationale
08:25qui est de l'ordre de 90 milliards.
08:27C'est-à-dire que c'est 90 milliards de budget
08:29et dont 25, à peu près,
08:3225 milliards pour la retraite des personnes.
08:33Oui, mais beaucoup.
08:34On est d'accord.
08:35Oui, c'est beaucoup.
08:38C'est l'éléphant au milieu de la pièce.
08:41C'est l'éléphant au milieu de la pièce.
08:43En fait, vous vous attaquez aux enseignants,
08:44dont les...
08:46Mais si !
08:46Je veux rémunérer davantage les enseignants actuels.
08:49Au contraire, je les défends.
08:50Les actifs contre...
08:52Je veux plus d'enseignants,
08:53je veux mieux les rémunérer
08:54en baissant un petit peu la retraite des anciens professeurs.
08:55En baissant...
08:56D'accord.
08:57Ça, c'est le programme du candidat aéros.
08:58Voilà.
08:59Vous parlez de personnel.
09:01Moi, je veux.
09:02Vous parlez de personnel.
09:02C'est ce qu'a dit François Balleroux avec les goumeurs.
09:05Le point d'indice est gelé depuis des années,
09:08dont les salaires, pour la plupart,
09:11quand vous êtes à Bac plus 5 ou Bac plus 7,
09:13après 25 ans, 30 ans de métier,
09:15sont à peine à 3 000 euros.
09:17Et donc, ce sont ces gens-là
09:18que vous allez mettre à contribution
09:20une fois qu'ils sont à la retraite.
09:23Pardon ?
09:23Il y en a beaucoup des salariés qui rêveraient de 3 000 euros.
09:25Donc, à peine à 3 000 euros.
09:26Surtout que là, on parle de pension, pas de salaire.
09:28Ce n'est pas la même chose.
09:30Mais les pensions viennent après une accumulation...
09:31Attendez, pas tous, en même temps.
09:32C'est déjà suffisamment concouplier.
09:33Je disais simplement François Balleroux.
09:35Dénabat Diop.
09:35Et ensuite, vous répondrez.
09:36Mais je trouve extraordinaire
09:37qu'à chaque fois qu'on demande aux gens
09:39de faire des efforts,
09:41ce sont toujours sur les classes moyennes
09:43et sur des gens qui ont des pensions de retraite
09:45qui ne sont absolument pas mureux bolantes,
09:48qu'on va aller chercher de l'argent.
09:49Par contre, celles et ceux qui...
09:52Les grands héritiers...
09:54Alors, attendez, juste parce que...
09:55D'où c'est parti, Dénabat Diop ?
09:57On essayait de réfléchir à une sortie de crise
09:59qui puisse répondre aux revendications des étudiants
10:01à budget constant, budget restreint.
10:03Pour moi, la solution, elle n'est certainement pas
10:08en allant baisser les pensions de retraite des enseignants.
10:12Mais pourquoi ?
10:12Mais il faut me dire pourquoi.
10:13Parce que je vous dis que pour moi,
10:15celles et ceux qu'on doit mettre à contribution,
10:17ce ne sont pas les enseignants
10:19qui n'ont pas des retraites qui sont mureux bolantes.
10:22Moi, je préfère qu'on aille taxer...
10:24Mais c'est un tiers du budget de l'éducation nationale.
10:36que d'aller toucher, que d'aller toucher...
10:38Non, parce qu'à chaque fois que vous l'augmentez,
10:40il y a un tiers qui part dans...
10:41C'est ça que vous ne...
10:42Mais non, je suis Geoffroy Lillier.
10:43La meilleure des réponses, c'est de dire la vérité.
10:47La meilleure des considérations...
10:49Et je vous rejoins, Richard Ramos.
10:50Il faut davantage considérer chacun,
10:52les écouter, mais aussi leur dire la vérité.
10:53Leur dire la vérité, c'est que plutôt que de se poser la question
10:56de savoir à qui on va voler la part du gâteau de son voisin,
10:59le riche, les dividendes, la retraite du fonctionnaire.
11:03Il faut créer de la croissance.
11:04Il faut augmenter la taille du gâteau.
11:07Personne, personne...
11:08J'ai écouté la primaire de la gauchière à la télévision.
11:12Il n'y a pas un qui parle de croissance.
11:13On est à 1% de croissance.
11:15On est un pays largué par rapport à tous les pays
11:17qu'on regarde avec condescendance
11:19et qu'on qualifie de envoi de développement
11:20et qui font à 4 à 5% de croissance.
11:22Eh bien, nous, on est totalement largué.
11:24Et jamais on se pose la question de savoir
11:25comment on va produire la richesse,
11:26comment on réindustrialise le pays,
11:28comment on enlève les normes
11:30pour essayer de libérer les énergies,
11:32comment on fait davantage confiance aux commerçants,
11:35aux artisans,
11:35à tous ceux qui veulent prendre des risques
11:37et créer de la valeur,
11:38comment on se pose la question du travail,
11:40pardon, le travail et le mérite.
11:42Est-ce qu'il ne va pas falloir travailler davantage ?
11:44Quand Bruno Retailleau propose
11:45de travailler 30 minutes de plus par jour
11:49en exonérant les charges sociales et patronales,
11:51ce qui permet d'augmenter de 2 mois
11:53un salaire annuel,
11:54ça, c'est une question intéressante
11:56parce qu'elle est respectueuse et elle est considérante.
11:58C'est pour cela que François Bayrou
12:00a été, quand il a fait le vote de confiance,
12:03François Bayrou a été éjecté comme Premier ministre
12:06parce qu'il voulait faire travailler les gens plus,
12:09parce qu'on l'a reproché d'avoir parlé des boomers,
12:11parce qu'il voulait faire la jeunesse,
12:12et parce que ça fait 20 ans qu'il parle de la dette et qu'il voulait un budget
12:17où on équilibre la dette.
12:18Il a sauté, on l'a fait comme Premier ministre,
12:21parce qu'il était sur ces trois piliers-là,
12:23remettre de l'argent sur la jeunesse et les actifs,
12:26remettre la dette et faire travailler plus.
12:28Et donc, aujourd'hui, moi, je suis très à l'aise dans le mouvement où je suis.
12:31Vous avez regardé la primaire de la gauche,
12:33on aurait pu aussi consulter le programme économique de Marine Le Pen,
12:35qui est à peu près la même chose.
12:37Incapable de parler de croissance,
12:38taxe sur le rachat des actions,
12:39taxe sur les dividendes et sur les super fortunes.
12:41constamment, c'est le logiciel de la gauche.
12:43Vous refusez.
12:44Mais par contre, les 200 milliards de cadeaux qu'on fait...
12:49Alors, on revient.
12:50Les 200 milliards...
12:51Oui, mais après, les 200 milliards qu'on donne aux entreprises sans contrepartie.
12:59C'est des exonérations.
13:00Des exonérations qui ne font ni...
13:02Mais c'est quand même...
13:04Mais qui crée la croissance ?
13:05Oui, mais c'est 200 milliards parce que c'est de la...
13:07Qui crée la croissance ?
13:08Excusez-moi, mais on ne leur demande pas de contrepartie.
13:11Jusqu'à preuve du contraire.
13:12Ça n'a pas créé plus d'emplois.
13:14Ça n'a pas fait évoluer les salaires de leurs employés.
13:17Ça, par contre, il n'y a pas de sujet.
13:19Donc, à aucun moment, on remet en cause
13:21le fait qu'on fait des cadeaux fiscaux
13:23à des entreprises sans contrepartie.
13:25Et j'en prends ma part,
13:26puisque c'est quand même sous François Hollande que ça a commencé.
13:29Mais sincèrement, à aucun moment...
13:32Ce qui interpelle, Dena Badop,
13:34c'est que vous vouliez que les plus aisés
13:36contribuent davantage à l'effort, certes.
13:39Mais ce qui est quand même problématique,
13:40c'est que dès qu'il y a un dossier,
13:42dès qu'il y a un sujet,
13:44il faut que ça se tourne vers les plus riches
13:45pour le financement.
13:46Mais parce qu'aujourd'hui, en termes de...
13:48Ça ne peut pas être systématique.
13:49Mais je ne dis pas que c'est systématique.
13:51Je vous dis simplement que
13:51ce qui ne peut pas être systématique aussi,
13:53c'est qu'à aucun moment,
13:55on ne demande aux plus aisés
13:56de venir contribuer.
13:57Lorsqu'on demande aux gens
13:58de se serrer la ceinture,
13:59on doit commencer...
14:01Nous sommes les champions du monde
14:02de l'imposition.
14:03On doit montrer l'exemple.
14:04Les champions du monde.
14:05C'est qu'aujourd'hui,
14:05moi, en tant que députés,
14:07sur le terrain,
14:09les gens vous disent
14:09« Moi, je veux bien faire un effort. »
14:11Mais pourquoi ?
14:12C'est toujours au même
14:13qu'on demande de faire un effort.
14:15Les classes moyennes
14:16sur les bacheliers.
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