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  • il y a 6 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va accueillir à présent nos débatteurs pour le débat évidemment de 22h50.
00:04J'appelle Mathieu Vallée, député européen du Rassemblement National,
00:08Diana Badiop, députée des Yvelines, porte-parole du Parti Socialiste,
00:12Xavier Iacovelli, président du groupe Rassemblement des Démocrates Progressistes et Indépendants au Sénat.
00:17Bonsoir et bonsoir Carlos Martins-Bilongo, député LFI du Val d'Oise.
00:23Bienvenue à vous quatre.
00:25Commençons donc avec cette nouvelle journée de mobilisation.
00:29146 000 personnes qui ont défilé selon le ministère de l'Intérieur.
00:33Ça c'est pour toute la France, 46 000 à Paris.
00:36Les organisateurs, eux, parlent de 250 000 manifestants.
00:40Les derniers chiffres sont importants aussi en ce qui concerne les interpellations.
00:44À 18h, on était à 360 interpellations par le ministère de l'Intérieur.
00:51D'ailleurs, il fait deux constats, le ministère de l'Intérieur, et on va en parler sur la manière dont
00:56ça s'est passé,
00:56le climat dans lequel ça s'est passé, la mobilisation aussi.
00:59Mais d'abord, vous, quel bilan vous tireriez ?
01:02Qu'est-ce que vous retenez de ce nouveau samedi de mobilisation ?
01:05Mathieu Vallée, je commence avec vous.
01:06Ok, bonsoir Mme Darfeuil.
01:07Bonsoir.
01:09Écoutez, je pense qu'Emmanuel Macron ne peut apporter aucune solution parce qu'il a cramé la caisse financière, j
01:14'entends,
01:14et que dans six mois, on a des élections.
01:16Donc moi, je dis aux gens qui manifestent dans la rue, le pouvoir d'achat, la vie chère,
01:20mais aussi les sujets d'éducatif, notamment ce qui concerne les étudiants, les lycéens et les collégiens,
01:25c'est toutes des thématiques qui vont être traitées durant la campagne.
01:27Et donc, dans un pays où le suffrage des Français est la majorité qui doit s'exprimer,
01:34et qui est la légitimité absolue, il faut qu'on puisse discuter de ces thématiques.
01:37Après, vous me permettrez d'avoir une pensée pour les policiers et les gendarmes,
01:40je sais que ça n'a pas été dit sur vos antennes, jeudi, lors de la journée nationale d'action,
01:44près de l'agence immobilière de faire de la publicité de la forêt sur Boulevard Vauterre,
01:47on a des voyous qui ont lancé des bouteilles type cristalline, pardon pour la publicité,
01:52avec de l'essence dedans, de manière à ce que ça puisse exploser aux pieds des policiers
01:57qui ont jeté des pétards derrière en pensant enflammés au niveau des pieds des policiers,
02:00des compagnies d'intervention, comme on l'avait vu samedi dernier, le 31 octobre,
02:04au niveau de la porte de Charenton avec ces policiers, ces gendarmes en feu.
02:06Donc, on a des gens honnêtes qui manifestent,
02:08mais on a aussi des individus et des personnes radicalisées de l'ultra-gauche
02:12qui viennent aussi pour semer le chaos et le désordre,
02:14et absolument pas pour revendiquer.
02:16D'ailleurs, ce soir, on se parle, à Bastille, mais aussi dans le secteur du 11e arrondissement,
02:20on a des personnes qui ne viennent pas revendiquer,
02:22mais qui viennent jouer au chat à l'assuré et qui viennent harceler les forces de l'ordre.
02:25D'ailleurs, j'ai noté que les braves à moto et les compagnies de sécurisation
02:28d'intervention de Paris et du Val-de-Marne ont été engagées.
02:30Mais c'est important, ça aussi, c'est une proposition qu'on fera,
02:32c'est que pour lutter contre les casseurs et ceux qui veulent les revendications,
02:35on mettra en place des unités motocyclistes mobiles et adaptées aux violences urbaines,
02:39à Paris, mais aussi en métropole provinciale,
02:42parce que aussi la province, l'île Grenoble, Marseille,
02:44ont été impactées aussi par des individus radicaux.
02:46C'est aussi ce que veut souligner le ministère de l'Intérieur dans ce comique.
02:49Il dit que les grandes villes ont été émaillées,
02:52malgré une journée d'immobilisation qui s'est bien déroulée,
02:54les grandes villes ont été émaillées de nombreux incidents
02:57que les forces de l'ordre ont dû faire face à des groupes mobiles déterminés.
03:01Ceux-ci n'ont eu de cesse de tenter de déborder le dispositif de sécurité.
03:05En gros, place Beauvau, on ne semble pas partager l'idée
03:08que la journée a été totalement calme.
03:12Qu'est-ce que vous en pensez, vous, monsieur Milongo ?
03:14On est dans un moment où il y a des mobilisations quasiment toutes les semaines.
03:19On a vu une belle mobilisation jeudi 5 novembre.
03:23Je salue aussi, moi, le personnel de ce BFMTV qui s'est mis en grève.
03:28Et le gouvernement doit répondre.
03:32C'est pour ça qu'il convoque une conférence sociale,
03:35je pense, pour augmenter le SMIC dès lundi.
03:38Mais ce n'est pas depuis un an ou depuis six mois
03:41qu'il y a les gens qui sont frustrés par rapport à leur condition de vie,
03:47qui ont envie de revendiquer, de se déplacer le week-end.
03:50Parce que vous savez, manifester un samedi, ce n'est pas simple aussi.
03:54Et il faut arrêter de revendiquer, de jeter la faute
03:57en disant les casseurs appartiennent à telle idéologie politique ou non.
04:01Parce qu'il y a eu beaucoup d'interpellations,
04:03beaucoup de cas d'avus, très peu de mise en examen.
04:06À chaque fois, les différents procureurs ont dit que
04:09les personnes arrêtées n'avaient pas d'idée politique particulière.
04:12Je prends l'exemple précis de la personne,
04:15le présumé coupable d'avoir incendié la mairie de Limoges.
04:19Il n'appartient à aucun courant politique.
04:22Il n'est même pas issu, c'était avec monsieur votre collègue Jacobelli,
04:26il disait que les casseurs viennent de banlieue, de cité, etc.
04:29Pour la mairie de Limoges, cette personne, elle vient d'un lieu dit,
04:33dans un petit village, aucune idéologie politique,
04:37il n'y a pas de banlieue, il n'est même pas issu de l'immigration.
04:41Et quand dans la septième puissance économique, dans notre pays,
04:43il y a des pillages où les gens volent de la nourriture,
04:46on doit tous s'interroger sur l'état de la société,
04:50dans son entièreté, avec une véritable réflexion.
04:53Alors il n'y a pas que de la nourriture qui a été volée, précisons-le.
04:55Les baskets, ce n'est pas un bien alimentaire, les premières nécessités.
04:58Ne me coupez pas, s'il vous plaît.
04:59Non mais c'est un point important.
05:03Ce que je veux souligner, en l'occurrence...
05:05Il y a eu beaucoup de pillages alimentaires, du coup on doit...
05:08Mais si, c'est vrai !
05:08Mais bien sûr, ce que je veux dire, c'est que l'idée...
05:10Du coup, on doit s'interroger sur la situation et la précarité qu'il y a dans notre pays,
05:15et on doit absolument augmenter les salaires, d'une manière urgence.
05:20Ce sont des gens qui avaient faim, qui ont pillé.
05:22Si quelqu'un envoie de la nourriture, c'est qu'il a faim.
05:25Lui ?
05:26Ok.
05:27Juste, l'idée c'était de revenir plutôt sur cette journée.
05:29Et en gros, le message qu'essaie de faire passer Place Beauvau, c'est...
05:32Oui, ça s'est bien passé globalement, mais il y a encore eu des incidents avec les forces de l
05:38'ordre,
05:38qui ont dû faire face, je rappelle, les mots utilisés à des groupes mobiles et des groupes déterminés.
05:43Et c'est une manière de dire, Diana Badiop, les forces de l'ordre mobilisé sur le terrain
05:47ne vont pas pouvoir tenir comme ça, encore très longtemps, chaque semaine, sur plusieurs jours de mobilisation.
05:54C'est aussi ça le message, non ?
05:55Bien sûr, et...
05:56Et ça nous amène à la réponse politique, évidemment, mais...
05:59Et c'est pour ça qu'il est vraiment important que nous ayons une réponse politique
06:04aux revendications qui ont été portées pacifiquement par la majorité des manifestants,
06:09que ce soit jeudi ou que ce soit aujourd'hui, parce qu'effectivement, on le sait très bien,
06:14on va toujours avoir des pilleurs et des casseurs qui vont profiter de ces moments de mobilisation.
06:21Mais pourquoi toujours ? Pourquoi est-ce une fatalité ?
06:23Ce n'est pas une question de fatalité, c'est que malheureusement, on a dans notre pays,
06:28et ça ne date pas d'hier, des délinquants, parce que ce n'est pas autre chose,
06:33qui profitent des rassemblements pour venir piller, casser,
06:37et justement décrédibiliser celles et ceux qui se mobilisent
06:43parce qu'ils ont des revendications sociales.
06:45Donc du coup, vous ne dites pas la même chose, ce ne sont pas des gens qui ont faim, qui
06:47pillent ?
06:47Non, je dis qu'on ne parle pas de la même chose.
06:50Moi, je vous parle de celles et ceux qui...
06:51On parle des pillages.
06:52Des pillages et des casseurs.
06:53Après, c'est vrai qu'on a vu qu'à l'occasion de cette casse et des vitrines,
06:58il y a des gens qui en ont profité pour aller chercher aussi de la nourriture,
07:02et je suis d'accord avec M. Bilingo, ça interroge sur l'état de notre pays.
07:06Mais la vérité, c'est qu'on est dans un climat qui est tellement tendu,
07:10qui est tellement oppressant et inquiétant, qu'il faut des réponses politiques.
07:15Je ne veux pas qu'on revive les mêmes épisodes que lors de la mobilisation des Gilets jaunes,
07:21où en fait, les choses vont finir par pourrir,
07:24et donc par justement épuiser tout le monde,
07:28et à commencer aussi par les forces de l'ordre,
07:31parce qu'il y a un moment donné, on ne peut pas demander à ces hommes et à ces femmes
07:34d'être mobilisés de manière constante,
07:37et je crois qu'on a besoin d'eux à d'autres endroits,
07:41sur des questions de sécurité, surtout de sécurité publique.
07:48Et moi, je tiens aussi à saluer le fait que,
07:50je suis contente qu'on ait eu enfin des images
07:53où les gens manifestent de manière joyeuse,
07:57où ça se passe bien avec les forces de l'ordre,
07:58où on essaye de faire sourire les forces de l'ordre,
08:01les lycéens n'étaient pas du tout dans l'affrontement, etc.
08:04Et c'est aussi ça, évidemment, ce qui s'est passé aujourd'hui.
08:07Le ministère de l'Intérieur dresse un autre constat,
08:09c'est une mobilisation en baisse,
08:12avec ces chiffres, 146 000 personnes,
08:14dont 46 000 à Paris, pour 141 actions.
08:17Évidemment, ce ne sont pas les chiffres des organisateurs,
08:19mais même les chiffres des organisateurs
08:21laissent entendre que les manifestants étaient moins nombreux.
08:24Est-ce que vous en tirez des enseignements de ces chiffres ?
08:27Est-ce que ça dit quelque chose ?
08:28Non, mais moi, ce que je voudrais,
08:29parce que je me permets d'intervenir aussi sur le même sujet,
08:31sur lui qui a été porté avant,
08:32est-ce qu'on peut se dire quand même,
08:34est-ce qu'on peut se dire autour de cette table,
08:35quelle que soit la sensibilité politique qu'on peut représenter,
08:38qu'il y a les manifestants et il y a les casseurs ?
08:41Et qu'on peut se dire aussi qu'on a le droit de condamner les casseurs
08:45tout en soutenant les manifestants.
08:47Et M. Bilongo, moi je suis assez surpris
08:48que vous n'ayez jamais un mot pour condamner ceux qui cassent.
08:52Je rappelle quand même que le 17 octobre,
08:54le 17 octobre, c'est 10 000 casseurs et pilleurs.
08:58Il n'est pas d'accord avec vous.
08:5810 000 casseurs et pilleurs qui sont intervenus sur Paris.
09:02Et il y avait des casseurs,
09:03et après il y a eu les pilleurs.
09:05Et je ne suis pas d'accord avec vous,
09:07les pilleurs, ce n'est pas seulement des gens qu'on faim.
09:09Les gens qui ont été pillés des baskets,
09:12et parfois deux fois des baskets de gauche,
09:14alors ça peut être de gauche,
09:15mais c'est quand même deux fois le même pied,
09:17ce n'est pas parce qu'ils avaient faim.
09:18Il faut arrêter un peu de stigmatiser aussi
09:22les gens qui sont modestes,
09:24les pauvres dans notre pays,
09:25en disant forcément on est pauvre,
09:27donc on va aller piller dans les magasins.
09:28Ce n'est pas vrai.
09:30Et quand il y a 3 000 commerces qui ont été cassés,
09:33pillés, qu'il y a des commerçants
09:35pour qui la période entre octobre et décembre,
09:37ça représente 40% du chiffre d'affaires.
09:39C'est aussi des gens qui mettent
09:40toutes leurs économies dans leurs commerces.
09:42Et ça, jamais vous n'avez un mot
09:44pour avoir de la compassion pour eux
09:46et les soutenir.
09:47Moi, je suis désolé, on peut soutenir les manifestants,
09:50on peut soutenir les revendications
09:51et dénoncer les pillages et les casseurs.
09:54Ça, vous ne le faites jamais, les mélanchenistes.
09:56Ce que vous dites, c'est que dire
09:57que ceux qui pillent sont ceux qui ont faim,
09:59c'est insulter ?
10:00Mais bien sûr, c'est insulter.
10:01Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
10:02Déjà, on a commencé une commission d'enquête
10:06sur tout ce qui s'est passé le 17 octobre.
10:09Les commerçants ont été interrogés
10:11et ils remettent la faute sur le gouvernement.
10:13À aucun moment, nous, on appelle au pillage et à la casse.
10:15Il faut arrêter.
10:16Et même quand vous dites ça, M. le sénateur,
10:18c'est dangereux.
10:19Parce que là, vous dites que M. Bilongo
10:21n'a pas condamné les pillages.
10:22M. Bilongo n'a pas...
10:23Est-ce que vous condamnez ce soir ?
10:24Est-ce que vous condamnez les pilleurs et les casseurs ?
10:26Il n'y a que ça.
10:27Moi, je ne dis pas que c'est de votre faute.
10:28Est-ce que vous condamnez ?
10:30On a une commission parlementaire qui a commencé
10:31et les commerçants reprochent à l'exécutif.
10:34Et même le ministre de l'Intérieur,
10:37M. Nunez l'a dit,
10:38nous avons mal évalué une chose.
10:40Mais est-ce que c'est la question que je vous pose, M. le député ?
10:42C'est l'exécutif, ce n'est pas la faute des policiers.
10:43C'est la faute du gouvernement.
10:44M. le député,
10:45je vous ai posé une question.
10:47Est-ce que vous condamnez les pillages et les casseurs ?
10:50C'est la faute de votre gouvernement.
10:51Donc c'est la faute du gouvernement s'il y a des casseurs et des pillages ?
10:53Le 17 octobre,
10:54l'erreur vient de l'exécutif.
10:56On a bien compris que les mélanchionistes
10:57étaient du côté des casseurs et des pillages
10:59et pas des commerçants et des manipulances.
11:02M. Bilingo,
11:03vous pouvez expliquer cela
11:05et ce qui ressort de la commission
11:06tout en condamnant ce qui s'est passé.
11:08Vous êtes d'accord ?
11:09Mais il faut avoir la genèse du sujet.
11:12Moi, je prends la genèse.
11:13La genèse ?
11:14Il y a des casseurs, des pillages.
11:15Point.
11:15Attendez.
11:17L'exécutif doit être,
11:19qui est en responsabilité,
11:20doit pouvoir gérer des manifestations.
11:22Mais bien sûr.
11:23Et d'ailleurs, ils ont reconnu qu'ils étaient en tort.
11:25Ils ont reconnu, il n'y a pas de souci.
11:27Ils étaient en tort.
11:27Mais est-ce que ça vous empêche de condamner les pillages ?
11:29Les casseurs et les pillages ?
11:30Vous avez exposé les commerçants
11:31et du coup, nous, on condamne ces violences
11:33qu'ont été faites aux pauvres commerçants.
11:36Voilà, on y arrive.
11:37Donc, vous condamnez les casseurs et les pillages.
11:40Mathieu Vallée.
11:41Je finis, je finis.
11:41Il en faut du temps.
11:44Mais arrêtez d'être comme ce que vous parlez
11:45parce que les torts sont de votre côté.
11:49Stop.
11:49Bien sûr.
11:50Assumez.
11:50Et les commissaires parlementaires,
11:51on verra...
11:52C'est le gouvernement qui a pillé et cassé les commerces.
11:54Mais non, mais vous avez créé ces conditions-là.
11:55C'est pas ce qu'il a dit.
11:56C'est malheureux.
11:56Vous avez créé ces conditions-là.
11:57À un moment donné, il faut assumer les choses.
11:59Ça fait dix ans de Macronie.
12:00Le mandat se termine d'une manière catastrophique.
12:03Là-dessus, vous n'avez quand même pas le sentiment
12:05que le ministre de l'Intérieur a reconnu
12:07qu'il y avait eu un vrai problème
12:09et que rien ne s'était passé comme prévu.
12:11Et pour le coup, a pris sa part de responsabilité.
12:13Il a même présenté sa démission.
12:14Le 17 octobre, ça fait plus de deux mois
12:17que c'était annoncé sur les réseaux sociaux,
12:19qu'il y avait des vidéos de partout,
12:20sur TikTok, sur Instagram.
12:21Les gens disaient, on va les manifester le 17 octobre.
12:23Et vous avez été en échec total.
12:26Acceptez-le.
12:27Stop.
12:28Je crois que le ministre l'a accepté.
12:29Et ça ne s'était pas la question.
12:30On fait tourner la parole.
12:31Mais il l'a condamné.
12:32Il a mis du temps, mais il avait duré le suspense.
12:35Mathieu Vallée.
12:36Il y a un récit.
12:37C'est trop facile de dire.
12:37On condamne et on oublie à chaque fois.
12:39Parce qu'en fait, ce gouvernement-là,
12:41c'est le gouvernement.
12:42On sait bien que vous cherchez des excuses.
12:43Il n'y a pas d'excuses.
12:44Ils ont tout bien fait.
12:46C'est les meilleurs à chaque fois.
12:47Mais on a des milliards de dettes.
12:49Mais c'est les meilleurs.
12:49Ils sont parfaits.
12:50Heureusement qu'on ne vous a pas écouté à chaque budget.
12:52Sinon, ce serait plus que des milliards de dettes.
12:56Monsieur Vallée va jouer le rôle de médiateur.
12:59Qui l'a cru ?
13:00Qui l'a cru ?
13:02Que se passe-t-il ?
13:03C'est ce qu'on est samedi soir.
13:05Vous pouvez me faire démarrer plus qu'à Jézel comme à l'essence.
13:07Qui l'a cru ?
13:09Je vais me tenir quand même.
13:10On n'est pas toujours passionné.
13:11Mais ce n'est pas méchant.
13:14Monsieur Bilongo, vous êtes élu dans le Val d'Oise.
13:17Notamment, vous avez Ville et Lebel dans votre circonscription.
13:19Les Sarcelles, également Garges.
13:21Vous savez, j'étais quartier de la paix à Garges-les-Gonesse il y a 20 ans.
13:23Et donc, j'ai vu à Garges-les-Gonesse, à côté de Sarcelles.
13:26C'était le district de Sarcelles.
13:27Mais c'est un temps que...
13:28Je ne vous en pranche pas que vous n'avez pas connu.
13:29C'est Sarkozy.
13:30Vous n'avez pas connu.
13:30Non, vous n'avez pas connu.
13:31Vous n'étiez pas encore dans la politique.
13:33Mais ce que je veux vous dire, c'est que...
13:34Enfin, un méchant.
13:35Ce que je veux vous dire, c'est que vous ne pouvez pas ramener les vols dans les commerces
13:39à des besoins alimentaires.
13:40Vous savez, moi, ma mère n'a pas eu toujours roulé sur l'argent.
13:44Et ce n'est pas pour autant qu'on a été pillés ou volés des magasins ou des commerçants.
13:47Vous avez eu...
13:47Je suis né à Ville et Lebel.
13:48Je n'ai jamais pillé.
13:49Mais très bien.
13:50Vous ne voyez pas.
13:51Attendez.
13:52Monsieur Bilingot, je termine.
13:53Moi, j'ai vu des supermarchés qui ont été pillés.
13:56Mais monsieur Bilingot, c'est pas la majorité.
13:57J'étais ici la semaine dernière et on voyait des bisous de Marseille.
13:59C'était un commerce alimentaire qui était pillé.
14:01Mais monsieur Bilingot, vous avez mal regardé les images.
14:04Vous n'avez pas regardé toutes les images.
14:05Quand vous avez Lacoste, quand vous avez Burberry, pardon de faire les marques.
14:07Mais ce n'est pas parce que vous avez des gens qui ne savent pas venir à la fin du
14:10mois
14:10pour nourrir leurs enfants dans leur dossier.
14:12Il y a même des policiers à récupérer des pâtes de basket.
14:15Oui, ça c'est des fake news que vos copains de la France Insoumise comportent.
14:18Et que la police à salle dément.
14:19Et que les parquets démentent.
14:20Alors, sans...
14:20Attention.
14:21Non, mais il faut le dire.
14:22Monsieur Bilingot, la France Insoumise, ce n'est plus une machine.
14:25C'est un food truck à fake news.
14:26Sans caricaturer les propos des uns et des autres.
14:29Pardon.
14:30Non, mais ce que je veux dire, c'est que...
14:34Il y a des vidéos qui ont été diffusées avec l'intelligence artificielle
14:36qui ont soi-disant montré des policiers se servir sur des chaussures qui n'étaient pas vraies.
14:39Et que monsieur Leomand...
14:40Alors, pas monsieur Bilingot, je n'ai pas vu votre compte Twitter.
14:44Ah bah non.
14:45Ils ont dénoncé les policiers et les journaux qui n'avaient rien fait.
14:47Mais vous vous surveillez tout.
14:48Mais comment ?
14:49Vous surveillez tout.
14:49Je regarde les réseaux de mes adversaires qui disaient conneries.
14:52Ouah, ça m'a rien.
14:52Mais ce que je veux dire, c'est que...
14:54Heureusement qu'on fait la scène, ça m'aurait du coup.
14:55Et vous auriez pu vous excuser.
14:58Parce que vous qui exigez à chaque fois la vérité et le devoir de respecter l'État de droit,
15:01quand vous vous mettez en cause des policiers de manière pas vraie et fausse,
15:05bah non, mais on vous démontre par le parquet, donc qui sont des magistrats,
15:08que c'est pas vrai.
15:09Vous vous excusez pas, vous laissez prospérer les fake news,
15:11vous supprimez pas les messages bientôt.
15:13Au même titre, madame Darfeuille, que le parquet dit que les personnes qui sont pilleurs et casseurs
15:17ne viennent pas de banlieue, qui n'ont pas issus d'immigration...
15:19Il n'y a que le parquet de Paris qui a dit ça au tout début.
15:21Non, à dimanche aussi !
15:22Mais à leur soutien, l'ERF a arrêté de stigmatiser un parti des Français en disant...
15:27Non mais attendez, s'il vous plaît...
15:29Pardon, je vais citer une chaîne qui va faire hérisser le poil de M. Bilingue.
15:32Pourquoi ?
15:33CNews, Europain et le journaliste...
15:35A qui d'appartiennent ?
15:36Comment ?
15:36A qui d'appartiennent ?
15:37Parce que vous êtes en train de mettre...
15:39Quel est le même principe médiatique sur ces gens européens et CNews ?
15:41Où voulez-vous en venir, messieurs ?
15:42Parce que là, j'aimerais aussi, les gars, s'il vous plaît,
15:46j'aimerais qu'on réponde à cette question qui s'affiche à l'écran, en fait.
15:49Attendez, attendez, parce qu'ils me demandaient pour l'origine des pilleurs.
15:52Oui, mais en fait, aujourd'hui, ça s'est bien passé, il n'y a pas eu de pillage.
15:55Non, madame, la feuille, ça ne s'est pas totalement bien passé.
15:57Non, mais il n'y a pas eu de pillage aujourd'hui.
15:58Quand il y a des policiers et gendarmes blessés, quand il y a des policiers et gendarmes comme place de
16:00la nation,
16:00cette policière de la 22e compagnie d'intervention qui a été blessée...
16:03Ça va mieux, monsieur Valénaud ?
16:05Moi, ça m'intéresse quand même les policiers et gendarmes qui sont atteints dans leur chaîne.
16:07Bien sûr !
16:07Si ça nous intéresse, vous n'avez pas le monopole, monsieur Valénaud.
16:10Je sais bien, mais je ne vous ai pas entendu quand il y a eu ces policiers et ces gendarmes
16:13brûlés, portes de Charenton.
16:14Non, mais votre parti politique est la France Insoumise.
16:16Mais il y a même un manifestant qui a été un...
16:18Excusez-moi, mais...
16:19Madame Diop, s'il vous plaît.
16:20En fait, un...
16:21Je vous en prie, vous condamnez les policiers et gendarmes brûlés à Kouka Minkoff, Madame Diop.
16:24Un, je n'ai absolument pas à me justifier de ma prise de position ou pas concernant les forces de
16:29l'ordre,
16:29parce qu'en fait, je n'ai rien à me reprocher à chaque fois...
16:32Je ne vous ai rien reproché, madame ?
16:32Non, mais vous avez l'air de dire...
16:33Vous pouvez les soutenir ?
16:34Non, je les ai toujours soutenus, je ne vous ai pas attendu pour ça.
16:36Très bien, ça change de votre parti.
16:38Je ne vous ai pas attendu.
16:39Non, mais attendez.
16:40Vous savez, en fait, il faut arrêter d'être dans la polémique permanente et dans la posture politicienne.
16:44Dites ça à la France Insoumise, Madame Diop, qui dit la police-ture.
16:46Écoutez, vous venez...
16:47Vous êtes plus proche d'un point de vue.
16:48Non, mais en l'occurrence, si on pouvait juste avoir un débat sur ce qui s'est passé
16:52et arrêter d'être dans la caricature et dans la posture, ce serait bien.
16:55Parce que les policiers, genre à me blesser, c'est de la caricature.
16:57C'est pas ça, Monsieur Vallée.
16:59C'est pour ça aussi que je veux vous entendre sur ces sujets-là.
17:02C'est que je pense que ceux qui nous regardent ont aussi envie que lorsque ça se passe plutôt bien,
17:08quand une journée de mobilisation se passe plutôt bien,
17:10on puisse aussi parler des revendications de la suite.
17:13À Lille, à Marseille, à Paris.
17:15Donc ça s'est mal passé aujourd'hui ?
17:16Il y a des endroits où les dispersions se sont très mal passées.
17:18Je ne vais pas vous vendre la messe pour vous faire plaisir.
17:19Il y a des gens qui regardent votre chaîne et qui veulent aussi la voir en vérité.
17:22Mais après, on parlera des honnêtes gens qui ont redit qu'avec nos propositions sur l'éducation, sur le port
17:27d'achat.
17:28C'est pour ça que j'ai commencé cette émission avec le communiqué du ministère de l'Intérieur
17:32qui dit qu'ils refusent l'idée qu'on puisse dire que ça s'est totalement bien passé.
17:36Pourquoi j'ai cité Europe 1 et CNews, et notamment Paris Match ?
17:39Pardon, parce que...
17:40Oui, mais attendez, c'est des vrais journalistes.
17:42Oui, mais il n'y a pas de problème là-dessus.
17:44Mais pourquoi ?
17:45Parce qu'ils ont publié...
17:47Pardon, Monsieur Bilingo, c'est sérieux.
17:49Pour ceux qui ont lu leur article, notamment Paris Match,
17:52ils ont fait un état des lieux des personnes appelées qui ont pillé...
17:55Ah oui, vous en avez même eu d'autres contre Paris Match.
17:57Je dis donc qu'avec vous, il n'y aura plus d'autres.
17:58Monsieur Vallée, allez-y, s'il vous plaît, allez au bout de votre raisonnement.
18:00Mais ce que je veux dire, c'est que...
18:01De toute façon, c'est un peu le point commun entre LFI et l'Assemblée nationale.
18:05S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît...
18:06Intersport, là, on ne sélectionne personne.
18:08Intersport et Darty, qui a été pillé pas dans la République,
18:1063% des interpellés venaient de la petite et de la grande couronne.
18:14Donc voilà comment justifier...
18:15Comment vous avez...
18:15Parce qu'ils ont publié, madame, le nom, le prénom et les domiciliations...
18:19Moi, je voudrais qu'on aille, s'il vous plaît, messieurs, dames, sur...
18:22Vous voyez, quand on donne des arguments tangibles, c'est plus d'accent en face.
18:24Non, mais pas du tout.
18:25Vous êtes allé au bout de votre raisonnement.
18:27Mais moi, ce qui m'intéresse...
18:28Si il n'a pas su censurer les médias, il pourrait lire des médias, monsieur Bidon.
18:31On va aller sur ce qui se profile, parce qu'on a bien compris qu'il y allait y avoir
18:35d'autres mobilisations la semaine prochaine.
18:37Thierry Arnaud et Victor Hérault, vous êtes toujours là, messieurs.
18:41Vous êtes là.
18:42Parce que, donc, manifestations qui vont se poursuivre mardi pour les lycéens et les étudiants.
18:48Et pour les salariés, en fait, ça dépend de ce qui va être dit lundi, Thierry Arnaud.
18:52Je disais prise de parole de deux ministres, surtout celui du travail, de la tribune dimanche.
18:58Que dit-il ? Qu'est-ce qui se profile, selon vous ?
19:00Est-ce qu'on doit s'attendre à ce que le gouvernement mette de grandes mesures sur la table ?
19:04Oui, parce qu'effectivement, il joue gros, ce gouvernement, dans ces deux réunions qui vont avoir lieu,
19:10avec les syndicats, puis avec les représentants du monde étudiant, demain.
19:13Et donc, effectivement, il y a notamment cet entretien auquel vous faites allusion du ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou,
19:19à la tribune dimanche de demain, dans laquelle il pose un certain nombre de pré-propositions.
19:24Alors, prenons les sujets les uns après.
19:26D'abord, le SMIC, qui est évidemment le sujet très attendu, avec ce chiffre qui a déjà été évoqué,
19:30de passer à 1 500 euros net par mois, qui a aussitôt déclenché une polémique,
19:36puisqu'il est aujourd'hui à 1 477, donc ça représente 23 euros par mois, dans la meilleure des hypothèses,
19:42parce qu'ensuite, si on tient compte de l'inflation, ça devient beaucoup moins en gains réels du pouvoir d
19:47'achat.
19:47Je termine sur le SMIC, si vous permettez, et après on passera à l'autre sujet.
19:54Simplement, il rectifie, me semble-t-il, un peu les choses dans les propos qu'il accorde au quotidien à
20:01la tribune dimanche,
20:02parce qu'il dit qu'il faut que ça soit au moins 1 500 euros net,
20:06et ensuite il dit 1 700 euros, ce qui est la revendication de la CGT,
20:09ce qui figure se faire de ma part dans le programme de LFI également.
20:12C'est beaucoup trop, parce que, dit-il, de son point de vue, cela détruirait, je le cite,
20:17un SMIC à 1 700 net, 230 000 emplois, donc on ne peut pas aller aussi loin.
20:21Donc il dit, en gros, on peut monter un peu au-dessus de 1 500,
20:24on ne peut pas du tout aller jusqu'à 1 700, parce que ce serait beaucoup trop.
20:27Voilà où se situe la fourchette de son point de vue.
20:31Mais là-dessus, et après je reviens vers vous évidemment Thierry,
20:33Jérôme Rodriguez, qui était tout à l'heure sur ce plateau, faisait le calcul,
20:36en gros ça fait 84 euros à peu près, un peu plus de 80 euros par an.
20:40Si je peux expliquer le calcul que faisait Jérôme Rodriguez,
20:43ça consiste à dire que si vous avez une inflation de 1%,
20:46ça mange 15 ou 16 des 23 euros d'augmentation,
20:50donc il en reste 7, si vous faites 7 fois 12, ça fait 84.
20:54Voilà comment il calculait ce chiffre.
20:56Vous pensez sincèrement que ça peut être une réponse suffisante ?
20:59L'augmentation des salaires, elle est évidente.
21:02En tout cas, tout le monde la demande et tout le monde pense que c'est nécessaire.
21:06Après, il y a une nécessité aussi de ne pas supprimer des emplois.
21:10J'entendais aussi un certain nombre de députés et de sénateurs de l'opposition
21:15qui revendiquent de baisser les allégements de charges sur les entreprises.
21:20C'est entre 80 et 90 milliards d'allégements de charges.
21:25Il faut savoir que 10 milliards d'allégements de charges,
21:27c'est environ 150 000 emplois supprimés.
21:31Donc c'est-à-dire qu'il faut juste assumer.
21:32Oui, on veut faire entrer des recettes nouvelles,
21:36on supprime un certain nombre d'allégements sur les salaires,
21:39mais c'est au risque d'avoir plus de chômeurs demain
21:41et donc d'avoir des dépenses sociales plus importantes.
21:44Donc il faut aussi faire un équilibre.
21:45Vous savez, le gouvernement, si je peux me permettre,
21:48je voudrais juste finir un truc.
21:49Si on prend les sujets les uns après les autres sur le SMIC,
21:5225 euros d'augmentation, est-ce bien sérieux ?
21:55Ce gouvernement-là, le gouvernement Lecornu, il n'a pas d'agenda.
21:58Lecornu n'est pas candidat à l'élection présidentielle,
22:00contrairement à tous ceux aujourd'hui qui font des propositions
22:04qui sont les plus farfelues les unes que les autres.
22:06Donc il n'a pas d'agenda.
22:07Donc il pourrait se dire, moi j'accepte, je fais 1 700 euros,
22:10de toute façon dans 4 mois je ne suis plus là,
22:12et puis même avant 4 mois,
22:14puisqu'il y aura peut-être une censure de l'Assemblée nationale après le budget,
22:17il ne le fait pas parce qu'en responsabilité,
22:19il estime que c'est sa responsabilité de faire en sorte
22:20qu'il y ait à la fois une augmentation des salaires,
22:22mais aussi de l'autre côté, faire en sorte
22:24qu'il n'y ait pas plus de chômeurs avec cette augmentation de salaire.
22:26Donc c'est un équilibre, et c'est pour ça que la conférence sociale
22:29avec les partenaires sociaux
22:31à partir de cette semaine
22:32est un moyen aussi de trouver
22:34cet équilibre nécessaire.
22:35Il y a deux volets, Thierry Arnaud, on est bien d'accord.
22:37Il y a l'augmentation du SMIC,
22:38et il y a en parallèle cette conférence sociale
22:41avec syndicats et patronats
22:44pour trouver des solutions
22:45pour rapprocher le salaire brut du salaire net.
22:48C'est bien ça ?
22:48Oui, et alors je vous cite la phrase du ministre
22:50que j'expliciterai ensuite.
22:52Il dit la chose suivante.
22:53Si la dynamique des négociations annuelles obligatoires
22:55en entreprise est forte,
22:56nous serons ouverts à un ajustement du coût du travail.
23:00Alors qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
23:01Ça veut dire donnant-donnant.
23:03Si vous, les entreprises,
23:04vous acceptez de faire un geste
23:05et d'augmenter les salaires,
23:06et vous jouez le jeu,
23:08nous, du côté du gouvernement,
23:09on acceptera de faire un geste également,
23:11c'est-à-dire de diminuer le volume global,
23:14le poids sur votre salaire
23:15de l'ensemble des prélèvements sociaux
23:17pour faire en sorte que le net augmente davantage.
23:20Ce qui, évidemment, Alice soulève la question
23:22de savoir qu'est-ce qu'on diminue
23:24et par quoi on remplace
23:25puisque cet argent-là,
23:26il sert à financer la protection sociale.
23:28Il dit aussi d'ailleurs
23:29une hausse du SMIC
23:30qui contraindrait deux tiers des branches
23:31à réviser leur grille salariale.
23:33Oui, parce qu'il y a toute une partie,
23:34effectivement,
23:35il y a une partie des branches professionnelles
23:37dans lesquelles on pratique aujourd'hui
23:38des salaires conventionnels,
23:40c'est-à-dire qui ont été négociés
23:41entre les syndicats
23:42et les représentants de ces branches
23:44qui sont inférieurs au SMIC.
23:45Donc la question qui lui a été posée,
23:47c'est de savoir
23:47qu'est-ce qui se passe pour ceux-là.
23:49Et ceux-là, répond-ils en substance,
23:51ne pourront pas bénéficier
23:53des mêmes exonérations
23:54que ceux qui font.
23:55Ils seront pénalisés.
23:56Depuis 2023, c'est déjà le cas.
23:57Une branche qui ne mettra pas à niveau
23:59ces minimas sera pénalisée
24:00sur ces exonérations de cotisations.
24:02C'est une grande première.
24:04Est-ce que vous dites,
24:04vous, Diana Baldobe,
24:05que malgré tout,
24:07ce qui vient d'être expliqué
24:08par Thierry Arnaud,
24:09ce qui pourrait être annoncé
24:10dans les prochains jours,
24:12c'est déjà une première étape ?
24:14Voilà.
24:15Vous prenez.
24:16Il était temps.
24:17Parce que quand j'entends
24:18mon collègue sénateur dire
24:20« on est tous pour l'augmentation du SMIC »,
24:22enfin, excusez-moi,
24:22mais ce n'était pas le cas.
24:24Il n'y a encore...
24:24Mais sur le principe,
24:25on est tous favorables
24:26à l'augmentation du salaire.
24:27Les salaires, j'ai dit.
24:29Tout le monde a envie
24:30que tout le monde gagne plus.
24:31Personne ne dit
24:31« j'ai envie que les Français gagnent moins ».
24:33En tout cas, moi, je pense que...
24:34Où est-ce que vous avez inventé ça ?
24:35Non, je n'ai rien inventé du tout.
24:37Mais je dis simplement
24:37qu'il est heureux
24:39que le gouvernement
24:40enfin entende
24:41qu'il va falloir avoir
24:42une réponse politique
24:44sur le fait
24:45de pouvoir augmenter
24:47les salaires.
24:48Mais la vérité,
24:49c'est qu'aujourd'hui,
24:49on est dans une situation telle,
24:51c'est qu'au-delà des salaires,
24:53ce qui pose problème
24:54à nos concitoyens
24:55et à nos concitoyennes,
24:56c'est le reste à vivre.
24:57C'est le poids des charges
24:59dans leur quotidien.
25:03Quand vous avez
25:04la part du logement
25:05qui est à plus de 50%
25:07de ce que vous gagnez,
25:09lorsque, aujourd'hui,
25:10avec le prix de l'essence,
25:12vous êtes obligés
25:13de choisir
25:15comment vous allez faire
25:16pour pouvoir vous déplacer,
25:17c'est toutes ces questions-là
25:18sociales
25:19auxquelles il va falloir répondre,
25:21c'est un bon début.
25:22Mais pas suffisant.
25:23Ce ne sera pas suffisant
25:24parce que, vous et moi,
25:25on sait très bien
25:25que proposer
25:26une augmentation
25:28de 25 euros
25:30lorsque vous avez
25:31des personnes
25:32qui, pour la plupart,
25:34sont à découvert
25:35à partir du 10 du mois
25:37et qui n'arrivent pas,
25:38justement, je vous dis,
25:39avec un reste à vivre
25:40qui reste très compliqué,
25:42eh bien,
25:42c'est une solution d'ensemble
25:44et c'est vrai que
25:45la campagne présidentielle
25:46va pouvoir trancher
25:47ces questions-là
25:48et ce sera au cœur
25:49de la campagne présidentielle.
25:51Mais à court terme,
25:51il faut plus.
25:52Il dit quand même aussi
25:53prime d'activité,
25:54on n'y touche pas,
25:55la prime exceptionnelle
25:56de Noël,
25:56elle sera maintenue
25:5815 décembre prochain,
25:592,3 millions de foyers.
26:00C'est une façon de dire
26:01que les entreprises
26:02ont des outils défiscalisés
26:03à leur disposition
26:05dont elles peuvent
26:06se saisir
26:06pour distribuer
26:07du pouvoir d'achat.
26:08Qu'est-ce que vous répondez
26:09à ce chiffre ?
26:10Puisque c'est vous
26:10qui le vise,
26:11le ministre,
26:12M. Bilingo,
26:12lorsqu'il dit
26:13porter le SMIC
26:14à 1 700 euros net
26:16détruirait plus de
26:17230 000 emplois.
26:18C'est vrai,
26:19vous aussi.
26:21Vous ne dites pas
26:21exactement la même chose
26:22mais au final,
26:23ça revient au même.
26:23C'est dans le cadre du NFP
26:24à la base
26:25que les socialistes
26:26proposaient également
26:27avec nous
26:27le SMIC à 1 700 euros.
26:29Feu de l'NFP.
26:31Feu de l'NFP.
26:32Moi,
26:33M. Farandou
26:34était à la SNCF
26:35il n'y a pas très longtemps,
26:36il était son président.
26:38Vous savez,
26:39les Français
26:40sont en très grosse difficulté
26:41et ce gouvernement
26:42n'a jamais su répondre
26:44à ces demandes.
26:46Malheureusement.
26:47Aujourd'hui,
26:48le chiffre de chômage
26:49en est tombé
26:50à la période
26:50avant Covid.
26:528,3%
26:53le taux de chômage.
26:54La formation est galopante
26:552,3%.
26:57Et tant qu'il n'y aura
26:58pas de réponse concrète
26:59réellement,
27:00on n'y arrivera pas.
27:01Les gens font la queue
27:02dans les banques alimentaires.
27:04Mme Dienabadou
27:05l'a évoqué
27:05dès le 10 du mois,
27:06parfois dès le 5.
27:07Ils doivent choisir
27:08entre eux
27:08pour ceux qui sont propriétaires
27:10payer la taxe foncière,
27:11se chauffer,
27:13prendre la voiture
27:14pour aller travailler
27:14et en fait,
27:16à la fin du mois,
27:17il n'y a rien du tout
27:18parce qu'on ne bloque pas
27:20les prix.
27:21Du coup,
27:22de l'énergie
27:22et pour les carburants,
27:24on laisse Total
27:26continuer à abuser
27:27sur les marges,
27:28sur les denrées alimentaires,
27:30on peut le faire
27:30par décret,
27:32on ne bloque pas les prix
27:32et au final,
27:33qu'est-ce que ça crée ?
27:34Ça crée des Français
27:35et des Françaises
27:36qui sont dans une très grosse
27:38précarité au sein des foyers.
27:40Quand vous prenez un foyer
27:40dans son entièreté,
27:42vous prenez les parents
27:43qui sont en difficulté,
27:44les enfants qui sont
27:45en très grosse difficulté,
27:46les étudiants
27:46qui font la filetante
27:48dans les banques alimentaires.
27:49On l'a compris,
27:50la détresse,
27:51la détresse sociale...
27:52Je pense qu'on n'a pas
27:52assez compris.
27:54Là, c'est la sortie de crise
27:55dont je vous parle.
27:56Vous vous dites là,
27:57insignifiant,
27:58on va se mobiliser
27:59de toute façon
28:00chaque semaine.
28:01La semaine dernière,
28:01nous étions dans le débat du PLF
28:02et le ministre L'Escure
28:03disait,
28:04bon,
28:04moi,
28:05il s'en excusait.
28:06Les taxes,
28:07on ne me fasse pas dormir.
28:08Très maladroit,
28:09je le conseille.
28:09Oui, mais attendez,
28:10on est dans notre pays,
28:1210 millions de pauvres,
28:12Madame Darfeuil.
28:13Les gens n'arrivent pas
28:14à s'adimenter.
28:15Vous avez un ministre
28:19Alors, moi,
28:19M. Farandou,
28:20quand il dit que
28:20si on augmente le SMIC
28:21à 1 700 euros,
28:22ça va détruire
28:23230 000 emplois,
28:25je ne le crois pas.
28:26Je ne le crois pas.
28:26Sauf qu'il relaie
28:27en disant ça aussi
28:28l'inquiétude des chefs
28:29d'entreprise,
28:29des patrons,
28:30M. Vallée.
28:31Ben si.
28:33Hier,
28:33M. Picon,
28:34qui représente
28:34les petits des moyennes
28:35d'entreprise,
28:36qui a été reçu
28:36par Sébastien Lecornu,
28:37qui était sur ce plateau,
28:39lui exprimait son inquiétude
28:41et disait
28:41une augmentation
28:42de 100 euros net,
28:44ça va mettre
28:44des milliers
28:45de petites entreprises
28:46à terre.
28:48Il y a différents économistes
28:49qui voulaient dire
28:49moi, dans ma circonscription,
28:50quand j'ai discuté
28:51avec Jean de Sarcelles,
28:51le Villelbel ou de Garges,
28:53si vous avez
28:54dans le salaire,
28:55parce que souvent
28:55les personnes sont au SMIC,
28:57200 ou 300 euros
28:57de plus,
28:59ils vont l'utiliser
29:00dans l'économie
29:01du quotidien.
29:02Ils vont réparer la porte
29:03qu'ils n'avaient pas réparé,
29:04ils vont aller voir le boulanger
29:05pour payer une facture en attente.
29:07Mais c'est pas la question,
29:08c'est l'entreprise.
29:09Si l'entreprise
29:10n'a plus assez de moyens
29:11pour payer les salaires,
29:12en fait,
29:12ils vont licencier.
29:15Vous savez,
29:16ce qui sert à rien le plus,
29:17c'est les TPE,
29:18les PME.
29:19Et dès lors où,
29:20dans l'économie du quotidien,
29:21les salariés de ces boîtes-là
29:23ont plus de moyens,
29:24ils vont consommer directement.
29:26Mais pas dans l'entreprise.
29:27Ils ne vont pas
29:27mettre des actions chez Total.
29:28Ils vont consommer directement
29:30dans la TPE du coin
29:31qui est l'artisan du coin
29:33qui a, lui,
29:33augmenté le salaire
29:34de son ouvrier,
29:35qui permet à l'ouvrier aussi
29:36d'aller en face au boulanger.
29:37Et ça remet
29:38l'économie au quotidien.
29:40C'est vu par des économistes.
29:41De toute façon,
29:42on va mettre tout le monde d'accord.
29:44J'ai écouté votre antenne
29:46qui, vous avez vu,
29:47tous ces commerçants
29:47qui risquent de mettre
29:48la clé sous la porte.
29:49À cause de qui ?
29:51Ceux qui se sont fait piller
29:52et cassé.
29:53Je vous ai laissé place.
29:55Laissez-moi finir ma phrase
29:56et vous parlerez.
29:57Je sais que vous êtes attaché
29:57à la démocratie,
29:58donc je termine ma phrase.
29:59Et donc, vous avez...
30:00Non mais vous n'allez pas
30:01me faire des leçons
30:01avec des chiffres,
30:02surtout pas vous.
30:03Mais ce que je veux dire,
30:05c'est que la réalité,
30:07c'est que les commerçants
30:08et leurs représentants
30:09sur votre plateau,
30:10Amdarfeu,
30:10se sont succédés aujourd'hui
30:11pour dire que dans les centres-villes,
30:13aujourd'hui,
30:13les gens ne viennent plus acheter,
30:14les commerces barricades.
30:16Vous prenez le boulevard Voltaire
30:17à Paris entre République et Nation.
30:18Vous prenez la presqu'île à Lyon.
30:20Mais tous les magasins,
30:20s'ils n'ont pas été pillés
30:21et cassés,
30:22ils ont eu...
30:23Attendez, madame Diop,
30:23je parle de choses sérieuses.
30:24Mais non, mais elle dit
30:24que c'est un vrai sujet.
30:26Oui, mais je vous ai écouté,
30:27moi, donc j'entends
30:28des petits résidents d'un d'accord.
30:29Je vous écoute, moi.
30:30Pour une fois qu'elle va
30:30dans votre sens,
30:31pour une fois que le PS
30:32va dans le sens du RL.
30:34Si vous étiez moins prétentieux,
30:35vous verrez que des fois,
30:43sont le terminé.
30:44Merci.
30:46Ça excite les gens
30:46que Marine Le Pen est en tête
30:47parce qu'elle fait des propositions
30:48faites les mêmes nouvelles.
30:49Vous êtes hors sujet, là.
30:50Non, je ne suis pas hors sujet,
30:51je suis dans le vrai sujet.
30:51Allez-y, concentrez-vous
30:52sur votre propose.
30:53Non, mais vous n'êtes pas mon professeur,
30:54monsieur l'accueil,
30:54je vous l'ai déjà dit.
30:55Donc, je sais que vous avez
30:56des pertes de mémoire, mais...
30:57Non, mais parce que vous avez tendance
30:58à partir dans tous les sens.
30:59Allez-y, concentrez.
31:00Où voulez-vous en venir ?
31:02Et vous, pas de leçon.
31:03Donc, je vous dis ça
31:04avec votre dette de 3 500 milliards d'euros,
31:06on se fait tout petit,
31:07on s'excuse.
31:07Mais ce que je veux dire,
31:08c'est que le SMIC,
31:09ça concerne...
31:11S'il vous plaît,
31:12laissez-le terminer.
31:13Allez-y.
31:15Monsieur Vellet,
31:16Maldizane est au dodo, là.
31:17Non, mais s'il vous plaît.
31:18Donc, ce que je veux dire,
31:19la régie, elle ne peut pas
31:19ramener une verveine à M. Iacovelli,
31:21ça va le détendre.
31:22Allez-y, concentrez-vous.
31:23C'est que je suis concentré,
31:24c'est vous qui êtes dispersé.
31:25Mais ce que je veux dire,
31:26c'est que M. Milangou,
31:27votre SMIC a 1 700 euros.
31:28Est-ce que vous savez
31:28combien de salariés
31:29vous allez toucher 2 millions ?
31:31Nous, on propose...
31:32Mais j'entends votre proposition.
31:34Moi, je ne suis pas prétentionné
31:34comme la Macronie,
31:35donc je l'écoute.
31:36Mais nous, on propose
31:36que les chefs d'entreprise
31:38puissent augmenter
31:39jusqu'à 3 fois le SMIC
31:40de 10% les salaires
31:42exonérés de cotisations patronales.
31:43Et on ajoute,
31:43puisque M. Milangou,
31:44comme Mme Diop,
31:45a juste le titre,
31:46et moi aussi, je vous rejoins,
31:47vous parliez du gaz,
31:48du carburant,
31:49de l'électricité,
31:50même du fuel,
31:50on propose de passer
31:51la TVA de 20%
31:52à 5,5%.
31:53Au rang du pouvoir d'achat
31:54aux Français
31:55dans les dépenses mensuelles
31:57et au rang du pouvoir d'achat
31:58aussi aux Français
31:59lorsque les chefs d'entreprise,
32:01s'ils le souhaitent,
32:01parce que ce n'est pas vous
32:02qui déciderez pour les entreprises,
32:03on est bien d'accord,
32:04ce n'est pas l'État qui dit
32:04aux entreprises privées
32:05qu'il faut les payer
32:06tel montant.
32:07Donc vous, vous êtes
32:07pour qu'il y ait plus de pauvres
32:08avec des gens
32:09qui ne seront pas concernés
32:10par votre mesure,
32:11mais on n'est pour que
32:11plus de salariés
32:12aient du pouvoir d'achat
32:13à la fin du mois.
32:13En tout cas, si je vous comprends,
32:15les uns, les autres,
32:16évidemment, ce qui va être dit,
32:17ce qui se profile lundi
32:19est loin d'être à la hauteur.
32:20Mais est-ce que vous pourriez...
32:21C'est dommage,
32:21j'aurais voulu l'abattre
32:22parce que lui,
32:24il propose pour 2 millions de personnes,
32:25donc je veux savoir
32:25pourquoi il veut
32:26que très peu de personnes
32:27en plus,
32:28ça va être à genoux
32:28nos entreprises
32:29puisque l'augmentation
32:29du risque,
32:30ça augmente les charges.
32:31Vous vouliez intervenir ?
32:32Allez-y.
32:33Monsieur Victor Hérault
32:34et je pense que
32:34Monsieur Thierry Arnault
32:35ont les éléments.
32:36Le nombre de failles
32:37d'entreprises en France
32:37en 2026,
32:39c'est 70 000.
32:40Ça, c'est Monsieur Macron,
32:41on est d'accord.
32:42Mais ça,
32:42si je voulais vous dire,
32:43ce chiffre est là.
32:44Mais tout le monde,
32:46unanime,
32:46je pense,
32:46autour de la table,
32:47les chiffres sont donnés.
32:4870 000 entreprises
32:49en faille en 2025.
32:52Du coup là,
32:52le chiffre est donné,
32:53c'est clair.
32:53Ensuite,
32:54Monsieur Vallée,
32:55quand vous baissez la TVA,
32:56c'est moins de recettes
32:57pour l'État.
32:58C'est plus de pouvoir d'achat
32:59pour les gens.
32:59Pourquoi Monsieur Vallée,
33:00le RN ne pense pas
33:01à demander aux entreprises
33:03de bloquer les marges ?
33:04Pourquoi ?
33:05Mais pourquoi vous voulez
33:05toujours bloquer,
33:06taxer,
33:07pour éviter que l'État
33:07perd l'argent ?
33:08Vous voulez interdire les chènes ?
33:09Vous voulez bloquer les prix ?
33:10Mais nous,
33:11on veut de la liberté
33:12pour nos entreprises
33:12parce qu'ils ont déjà
33:13beaucoup de normes.
33:14Ce n'est pas vous
33:14qui créez l'emploi
33:15sur l'entreprise.
33:16BC la TVA
33:18va donner moins de recettes
33:19à l'État.
33:19On va faire gagner 20 euros
33:20sur un plan de 40
33:21pour penser.
33:22Ça ne vous intéresse pas ?
33:23En tout cas,
33:23c'est vraiment
33:25deux projets opposés.
33:28Messieurs,
33:28moi j'ai une question.
33:29Est-ce que vous,
33:30est-ce que vous,
33:32oui mais,
33:33sauf que l'idée,
33:34c'est que tout le monde participe
33:35et pour le coup,
33:36il y a quatre représentants
33:37de quatre forces politiques,
33:39même s'il y a parmi vous
33:40des députés européens.
33:42Est-ce que vous pensez
33:43que malgré tout,
33:44les députés en ce moment
33:44qui débattent du budget...
33:46Non, ils ont fini.
33:46Non, on a fini.
33:47C'est les sénateurs
33:48qui vont commencer.
33:48Oui, mais après,
33:49ça va revenir aux députés.
33:51On n'a pas débattu.
33:52On n'a pas débattu.
33:52On s'était absent.
33:54En tout cas,
33:55ne vous inquiétez pas,
33:56nous, on sera bien présents
33:57au Sénat.
33:57Je connais un peu la chanson,
33:58les députés,
33:59les sénateurs,
34:00les députés.
34:00C'est une vérité.
34:01Moi, je suis en commission
34:02des finances.
34:03On a débattu en commission
34:04et en séance.
34:05Je ne veux pas vraiment
34:06de tous les groupes politiques
34:07qui étaient présents,
34:07sauf le bloc central
34:09et ça, c'est vraiment honteux.
34:11C'est un vrai sujet.
34:12Je vais regarder
34:12la chaîne parlementaire
34:13qui diffuse en permanence
34:14ces débats.
34:14Fabien Roussel,
34:15que j'interviewais aujourd'hui,
34:17disait qu'il faudra
34:18à un moment donné
34:18que la France
34:20se dote d'un budget
34:21et qu'il faudrait
34:22que les parlementaires
34:23réussissent à prendre
34:24leurs responsabilités
34:25et à se mettre d'accord
34:27sur une mesure...
34:28Mais ils ne viennent pas.
34:29Non mais...
34:30Ils ne viennent pas,
34:30les macronistes.
34:31Je ne parle pas des macronistes,
34:32je vous parle de Fabien Roussel.
34:35Est-ce que vous pensez
34:37qu'il est envisageable
34:37que si le gouvernement
34:38décide d'intégrer
34:39à cette feuille de route budgétaire
34:40une mesure pour le SMIC,
34:42les députés réussissent
34:43à se mettre d'accord ?
34:45Mais madame Darfeuil...
34:46Même si ce n'est pas
34:47la mesure idéale.
34:48Non mais madame Darfeuil,
34:49enfin, je pense qu'il faut
34:50aussi expliquer
34:50comment fonctionne
34:51la discussion budgétaire
34:53à celles et ceux
34:54qui nous écoutent.
34:54Quand on discute
34:57justement du budget
34:57de la France,
34:58ce n'est pas seulement
34:59une mesure,
35:00ce sont en fait
35:01la répartition globale
35:03des recettes
35:04et des dépenses
35:05qui est proposée,
35:06qu'il faut amender
35:08et ensuite,
35:09justement,
35:09on peut aboutir,
35:12pourquoi pas,
35:13à un compromis.
35:14Mais comment vous voulez
35:14construire un compromis
35:16et discuter
35:17quand lorsque
35:17celles et ceux
35:18qui représentent
35:19le gouvernement en place
35:21ne sont pas présents ?
35:23Et pourquoi ils n'étaient pas présents ?
35:26Ils ne reviennent
35:28que pour voter
35:29contre les débats
35:31en disant
35:32ce budget,
35:33c'est n'importe quoi.
35:34C'est n'importe quoi.
35:35Mais sauf que vous n'avez
35:36à aucun moment
35:37participé
35:38à la construction
35:40du débat budgétaire.
35:43Est-ce qu'on a des éléments
35:48d'explication ?
35:49En réalité,
35:50non.
35:51C'est un peu compliqué.
35:52C'est une prise de distance.
35:54Qu'est-ce qui se passe ?
35:55Qu'est-ce qui se passe ?
35:56dit M. Bilingo.
35:57Les députés du Bloc central
35:58se sont dit
35:59c'est le budget du gouvernement
36:00qui est un petit peu difficile
36:01à défendre pour nous,
36:02députés qui avons été élus
36:03dans nos circonscriptions.
36:04On laisse les oppositions
36:06amender,
36:08voire complètement changer
36:09ce budget.
36:10Mais si ça n'était que cette année.
36:11Nous, on n'est pas d'accord
36:12avec le budget qui est arrivé.
36:12Mais la vérité,
36:13c'est qu'en dehors de l'année dernière
36:14où,
36:15à l'initiative du Parti Socialiste,
36:17il y a eu des discussions
36:18avec les écologistes,
36:20avec les communistes,
36:21où on a réussi
36:22à trouver un compromis
36:23sur le projet de loi finance
36:24de la sécurité sociale.
36:25Ça nous a coûté un peu
36:26de nombre dingue d'ailleurs.
36:26Oui, mais je suis désolé.
36:28Je pense qu'il y a un moment donné.
36:29Je pense qu'il y a un moment donné.
36:30Mais vous ne dites pas
36:31à vos collègues députés
36:32allez-y quand même.
36:34Honnêtement,
36:34je ne suis pas le portant
36:36du groupe PR à l'Assemblée.
36:39Vous vous croisez un peu.
36:40Je vous rétends,
36:42moi, pour le groupe
36:42que je préside au Sénat,
36:44qui n'est pas d'ailleurs
36:45que Renaissance,
36:46qui est beaucoup plus large.
36:49Et donc,
36:49effectivement,
36:49nous, on aura un budget.
36:51Nous, on travaille
36:51sur les amendements.
36:52À partir de demain,
36:53enfin, pardon, lundi,
36:54on est sur le projet
36:55de loi de finance
36:55de la sécurité sociale
36:56qui est le gros
36:57de la partie budgétaire.
36:59Et effectivement,
36:59nous, on aura un budget
37:00qui sera voté.
37:01Alors, on aura amendé
37:03ou pas le budget.
37:04On aura eu des discussions
37:05à la fois avec les LR,
37:08les centristes,
37:09les socialistes,
37:10mais aussi l'ERN
37:11qui sont présents
37:13au sein du Sénat.
37:14Et in fine,
37:15on aura un budget.
37:16Le problème
37:16de l'Assemblée nationale,
37:18c'est que,
37:19bon,
37:19ils se font plaisir,
37:20ils débattent,
37:21mais comme il n'y a pas
37:22de majorité
37:22et il y a trois blocs
37:24qui n'arrivent pas
37:25à trouver de majorité...
37:26Pardon,
37:27mais ils ne font pas plaisir,
37:27ils font leur boulot, en fait.
37:29Bien sûr,
37:29mais ils se font plaisir.
37:30C'est ironique
37:31quand je dis
37:32qu'ils se font plaisir.
37:32C'est-à-dire qu'effectivement,
37:33il y a trois blocs
37:34qui n'arrivent pas
37:35à trouver de majorité.
37:35Et donc, en fait,
37:36toutes les discussions,
37:37ils savent très bien,
37:39députés de l'extrême droite,
37:40de l'extrême gauche,
37:41du centre,
37:41peu importe,
37:42ils savent très bien
37:42qu'in fine,
37:43ils ne pourront pas
37:43trouver d'accord entre eux
37:44sur un vote budget.
37:44Donc, ça va se finir en 49.3 ?
37:46Et donc, ça va se finir.
37:46Je n'en sais rien
37:47si ça finira en 49.3
37:48ou en ordonnance,
37:49mais en tout cas,
37:49ils savent très bien
37:50qu'ils n'auront pas
37:50jusqu'à la fin de l'examen du budget
37:52et que ça partira au Sénat.
37:54Donc, nous,
37:54on va travailler
37:55sur une vraie copie au Sénat
37:56qui va ensuite
37:58repartir à l'Assemblée
37:59qui, à mon sens
38:00et à mon avis,
38:01mais je laisse les députés
38:02répondre pour ça,
38:03mais à mon avis,
38:04sera rejetée aussi
38:05par l'Assemblée nationale
38:06et là, on verra
38:07s'il y a un 49.3
38:08ou des ordonnances.
38:09Mais le plus important,
38:11c'est effectivement
38:11qu'il y ait in fine
38:13un budget pour la France.
38:14D'accord, avoir un budget.
38:15Sans budget pour la France,
38:16si vous voulez,
38:16madame la députée,
38:17s'il n'y a pas de budget
38:18pour la France,
38:19c'est des milliards supplémentaires
38:20de dettes
38:21et les Français
38:22qui vont en...
38:23Ça donne quand même
38:24une piètre image
38:25de la politique
38:26et de ce qui se passe
38:27à l'Assemblée.
38:28L'Assemblée nationale
38:29est à l'image
38:29de ce que les Français
38:30ont voulu.
38:30Non, mais vous ne pouvez pas
38:32nous dire
38:32qu'on se fait plaisir
38:34ou que, en tout cas,
38:36que ce qu'on fait,
38:37ça ne sert à rien
38:37parce qu'en fait,
38:38le problème,
38:38c'est que vous avez
38:40les députés du Bloc central
38:41qui, pour moi,
38:43ne respectent pas
38:44le mandat
38:44qui leur est donné.
38:45Je suis navrée.
38:46Même si c'est difficile,
38:48quand on prend le temps
38:49de venir discuter
38:50en commission
38:50et en séance,
38:52il y a des oppositions.
38:53Peut-être qu'on n'arrive
38:54pas à trouver
38:55mais au moins,
38:56on démontre aux électeurs
38:57et aux électrices
38:58que je suis d'accord avec vous.
38:59On respecte
39:00le mandat
39:00qu'on nous a donné.
39:01Déjà, vous ne dites pas vous
39:02parce que moi,
39:02je parle à M. Billiongou.
39:03Non, non, mais pour le coup,
39:05il est sénateur.
39:05Non, non, mais pour le coup,
39:07c'est pas vous
39:07que je parle.
39:08C'est un peu général.
39:09Dites-leur à eux.
39:10Moi, je suis d'accord.
39:10C'est vous, c'est le principe.
39:12Quand on est parlementaire,
39:13on se doit devenir
39:14en tout cas sur les parties
39:16où on est concerné.
39:18Monsieur le sénateur,
39:19j'ai une petite question
39:19quand même.
39:20Et après, on va avancer.
39:22Allez-y, vite.
39:22Vous dites l'année dernière,
39:23il y a eu un compromis
39:24qui nous a coûté extrêmement cher
39:25et vous nous dites aujourd'hui
39:26s'il n'y a pas de budget,
39:27ça va nous coûter extrêmement cher.
39:28Est-ce qu'il vaut mieux,
39:28le compromis ou pas de budget ?
39:30C'était pour ça
39:31que l'année dernière,
39:32il y a eu un compromis
39:32et que le gouvernement
39:33a souhaité ce compromis
39:35qui a certes coûté cher
39:36aux finances publiques
39:37mais qui a permis
39:37d'avoir un budget
39:38in fine point de temps.
39:39Aujourd'hui,
39:39vous souhaitez...
39:40Qu'est-ce qui coûterait
39:43le moins cher aujourd'hui
39:44à quelques mois
39:46de l'élection présidentielle ?
39:47C'est de faire en sorte
39:47qu'il y ait un budget
39:48qui soit modifiable
39:50après la présidentielle,
39:51quelle que soit
39:52la majorité qui se dégagera.
39:53J'espère qu'il y aura
39:54pour la France
39:55une majorité qui se dégagera.
39:56Mais il faut un budget
39:58coûte-coût-coût
39:58parce que la réalité,
40:00c'est que si nous n'avons pas
40:01de budget,
40:01ce sont les marchés
40:02qui vont nous attaquer.
40:03Et si les marchés
40:04nous attaquent,
40:05c'est les taux d'intérêt
40:05et donc les Français
40:06qui vont subir des conséquences.
40:07On va écouter Jean-Luc Mélenchon.
40:09Thierry Arnaud.
40:09Non, simplement
40:09quelques petites précisions
40:11factuelles.
40:11Les députés EPR,
40:13donc Renaissance,
40:14n'étaient pas totalement
40:14absents des commissions.
40:15Ils étaient très peu représentés.
40:17Il y en avait
40:17qu'une toute petite poignée.
40:18Mais il y en avait
40:19quelques-uns.
40:19Ils étaient 7 le 7 octobre
40:21et 9 le 9 octobre.
40:23Ce qui est vrai,
40:23en revanche,
40:24c'est qu'aucun député
40:26de ce groupe
40:27n'a voté
40:27cette première partie
40:28du budget.
40:29Ils ont été
40:30près de 70
40:31à voter contre.
40:33Mais 7 sur combien ?
40:3427, non.
40:357 sur combien ?
40:367 sur une centaine à peu près.
40:37Oui, c'est même pas 10 points.
40:39Non, mais ce que je veux dire,
40:40c'était pas un boy code complet.
40:42C'était pas zéro.
40:43C'était pas zéro.
40:44Et peut-être qu'il y a eu
40:45des séances
40:45où la tournée était très vite.
40:47Je donne le chiffre après.
40:49Il y a eu des votes.
40:50Il y avait entre...
40:51C'était 11 contre 9.
40:52J'ai vu certaines séances.
40:53Allez.
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