- il y a 14 minutes
Avec Ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat, est l'invité du Grand Matin
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_DU_GRAND_MATIN-2026-10-20##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_DU_GRAND_MATIN-2026-10-20##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoz.
00:06Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat,
00:12est notre invité exceptionnel ce matin.
00:14Bonjour Serge Papin.
00:16Bonjour Jacques Cardoz.
00:17Vous allez dans un instant dresser le constat parce que vous n'avez pas encore parlé après ce qui s
00:22'est passé ce week-end.
00:23On parlera de ces commerçants armés, des aides.
00:25Mais d'abord, je vous souhaiterais qu'on commence par les reventes observées.
00:29pendant les pillages parce que vous avez convoqué hier Vinted, Amazon, Ebay, Lebonpoint, Meta, TikTok avec la ministre du numérique
00:39et vous avez demandé des engagements. Qu'est-ce que vous avez obtenu ?
00:43On a obtenu une coopération parce que c'est complètement anormal.
00:49Vous vous rendez compte, il y a certains commerçants qui voient leurs produits sur ces plateformes.
00:55Et j'ai utilisé le mot avec ces plateformes hier, on a trouvé un accord, j'ai utilisé le mot
01:01recel.
01:02Parce qu'évidemment, s'il y a des ventes de produits qui sont issus du pillage sur ces plateformes, ça
01:09s'appelle du recel.
01:10Donc on a appelé à leur responsabilité, d'ailleurs elles l'ont accepté.
01:13Elles ont pris des engagements, donc des engagements de traçabilité, d'où vient le produit, regarder sa source.
01:25S'il y a un doute, évidemment, prévenir tout de suite les autorités.
01:31Mettre en responsabilité le consommateur aussi.
01:34Et donc avoir la possibilité, dès qu'il y a une suspicion de produits sur ces plateformes, tout de suite
01:45de prévenir.
01:46Donc elles se sont engagées et nous avons signé ce qu'on pourrait appeler une charte avec elles.
01:52Une charte, un protocole d'accord entre les plateformes et le gouvernement au sujet de toutes ces reventes qu'on
01:59a pu constater dès le moment des pillages.
02:01Il faut bien le dire, c'est ce qu'on a constaté.
02:04Il y a même des énoncés, si on peut dire, où c'était issu du 17 octobre.
02:12Il y avait encore, vous savez, les étiquettes de détection qui passent sous les portiques de sécurité.
02:22Enfin voilà, alors ça évidemment, elles les ont retirées aussitôt.
02:26Et non seulement elles les ont retirées, mais elles ont aussi dénoncées, puisqu'on peut tracer, évidemment, d'où ça
02:32vient.
02:32Donc vous nous l'annoncez ce matin sur Sud Radio, Serge Papin.
02:36Il y a un risque pour ces plateformes d'être accusées de recel.
02:40Elles l'ont bien compris.
02:41Et donc, elles passent un accord avec vous pour renforcer la coopération.
02:46C'est ça, avec les autorités nationales.
02:48On a passé un accord hier soir.
02:50Elles ont d'ailleurs publié cet accord sous forme d'un communiqué de presse.
02:55Nous l'avons fait aussi de notre côté.
02:57Donc là, la ministre, ma collègue le Hénan, la ministre numérique, leur a donné aussi 48 heures pour investiguer
03:05et donner des éléments de ces investigations auprès des autorités, de police, les enquêteurs.
03:13Donc là, il y a un engagement de leur part.
03:16Et ça, déjà, ce point-là, il peut être rassurant pour les commerçants.
03:22Rassurant et rapidement, effectivement, effectif avec cette mise en place d'une veille renforcée.
03:28Et donc, un signalement aux consommateurs.
03:30Si jamais il y avait des objets qui passaient quand même, outre cette surveillance des plateformes,
03:35il faut vous demander un signalement aux consommateurs.
03:38Bien sûr, parce que les consommateurs peuvent être complices.
03:42Complices.
03:43Donc, attention, il faut qu'ils soient aussi prudents.
03:47Mais le travail est à faire par les plateformes.
03:49Il faut mettre en place ce qu'on appelle des filtres, de la modération.
03:53Donc, en particulier de la surveillance dans cette période.
03:57Et dernier point sur ce sujet des plateformes, Serge Papin.
04:01Il y aura un premier retour.
04:03Vous avez demandé un premier retour.
04:04Dans 48 heures.
04:06On a demandé un travail qui va être fait, un travail d'investigation avec des retours.
04:10Dans 48 heures auprès des deux ministres et évidemment des autorités de police.
04:15Alors, comme nous tous, je pense, vous êtes vous aussi sonné par ce que vous avez vu.
04:20Ce week-end, vous avez passé la journée dans des commerces parisiens, détruits hier.
04:25Et vous avez été interpellé par des commerçants qui étaient à bout de nerfs.
04:28Qu'est-ce que vous avez ressenti ?
04:31Écoutez, moi je suis commerçant.
04:32Ça a été toute ma vie.
04:34Donc déjà, j'ai une profonde empathie.
04:36Je mesure bien ce qu'ils peuvent ressentir.
04:39Puis ce sont des commerçants indépendants pour la plupart.
04:41Donc vous savez, au-delà des produits qui ont été pillés, c'est leur vie.
04:45Vous voyez, c'est comme si on pillait leur maison.
04:48Donc je ressens profondément, je suis touché, si je peux dire, par ça.
04:52Alors, il faut qu'il y ait un retour à l'ordre.
04:55Rien ne peut se faire sans un retour à l'ordre.
04:57C'est pour ça que le Premier ministre s'est exprimé.
05:00Et moi, j'apprécie beaucoup ce qu'il a pu exprimer,
05:04notamment avec la mise en place du couvre-feu.
05:06Donc ça, de manière ciblée, de manière partielle.
05:10Ça a commencé hier soir.
05:11Avec des premiers résultats.
05:12Avec des premiers résultats.
05:14Les préfets peuvent interdire des rassemblements.
05:18Donc ça, c'est plutôt de l'autonomie préfectorale par département.
05:24Donc on a là un dispositif qui se renforce au niveau sécuritaire.
05:30Et puis, bon, on a bien constaté dans ce qui s'est passé.
05:34Il y a des choses, comme a dit le Premier ministre, j'utilise son mot,
05:38il y a des choses qui ont merdé.
05:39Bon, eh bien, on en a tiré parti.
05:42Et on voit bien, là aussi, le ministre de l'Intérieur s'est exprimé.
05:45On y reviendra sur ce sujet-là, mais d'abord...
05:48C'est important, quand même, qu'il y ait, pour moi, le retour à l'ordre.
05:51C'est la principale des choses.
05:54Précisément, le président...
05:54Pour que ça ne se reproduise plus.
05:56Alors, précisément, puisque le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie
05:59vous a précédé dans ce studio, il y a 15 minutes,
06:01il demande l'interdiction des manifestations pour le week-end prochain
06:04et le week-end suivant.
06:05Il dit, c'est une question, on n'y arrive pas, on ne peut pas faire face.
06:09D'abord, je salue le travail qui est fait par la Chambre de Commerce
06:13auprès des commerçants, qui fait un travail d'accompagnement important.
06:17J'y reviendrai peut-être, et notamment, je le dis,
06:20sur le plan pour les dossiers à remplir,
06:24pour les assurances, pour les plaintes,
06:26et puis aussi pour le côté psychologique.
06:29Parce que vous savez, il y en a qui ont besoin de soutien.
06:32Alors, par rapport à votre question,
06:34moi, la question peut se poser pour le 24.
06:38Vous ne l'écartez pas.
06:39Vous n'écartez pas une possibilité de faire dire ces manifestations.
06:41La question peut se poser.
06:42Je veux dire, pourquoi elle peut se poser, de mon point de vue ?
06:44Parce que ce n'est pas demandé par l'intersyndicale.
06:47On n'est pas à la demande qui est faite pour le 5 novembre.
06:51Ce n'est pas une demande de l'intersyndicale.
06:53La question peut se poser.
06:54En tous les cas, je sais que le ministre de l'Intérieur s'est exprimé
06:57pour dire qu'il y aura des forces de police
07:01qui seront augmentées pour cette journée du 24.
07:05Pourquoi pas des rencontres avec l'intersyndicale ?
07:08Oui, alors ça, c'est plutôt la journée du 5.
07:10Là, je crois que la journée du 5,
07:12il y a des rencontres de prévu avec l'intersyndicale
07:14pour que ceux qui ont des revendications légitimes,
07:18ça fait partie, la manifestation, la constitution,
07:21mais pour, bien sûr, que chacun prenne ses responsabilités
07:24par rapport à ce qui se passe en fin de journée, en fin de cortège.
07:28Serge Papin, vous les avez rencontrés, ces commerçants,
07:30est-ce que vous craignez que certains soient armés
07:33et s'organisent, y compris par des milices,
07:36pour tenter de faire face ?
07:38Parce qu'ils ont peur, ils vivent dans la peur.
07:39J'ai entendu ça, bien sûr.
07:42C'est pour ça que l'État doit faire son travail,
07:47doit les rassurer,
07:48et c'est que les mesures qui sont mises en place,
07:51elles viennent juste d'être mises en place la nuit dernière,
07:55notamment le couvre-feu,
07:57notamment les interdictions de rassemblement,
08:02le renforcement des unités de police.
08:08Je pense que là, la mesure a été prise,
08:10et le retour à l'ordre va se passer.
08:13Vous le craignez, en tous les cas ?
08:14Vous craignez ces organisations personnelles,
08:18peut-être des milices ?
08:21Oui, mais je leur dis, moi je suis avec eux.
08:23Je suis leur ministre, je suis avec eux.
08:25Donc, je vois les mesures qui sont en train d'être prises
08:29pour renforcer l'autorité de l'État,
08:32et ils peuvent avoir confiance, je leur dis.
08:34Alors justement, comment rétablir l'ordre ?
08:36Puisqu'on l'évoquait tout à l'heure Serge Papin,
08:38est-ce que c'est possible lorsqu'on voit
08:40le découragement des forces de l'ordre
08:42et la détermination des casseurs ?
08:44Non, mais il y a les forces de l'ordre,
08:48évidemment, elles sont mises,
08:49je salue d'ailleurs tout le travail qui est fait,
08:52elles sont mises à rude épreuve,
08:54mais je pense que là,
08:56pour les prochaines manifestations
09:00qui vont avoir lieu,
09:02il y a des consignes de sévérité
09:05qui seront données.
09:07D'ailleurs, je vois aussi, au passage,
09:10puisque le garde des Sceaux s'est exprimé hier soir,
09:13et là aussi, il y a 2500 gardes à vue,
09:19avec des passages au tribunal de manière accélérée,
09:23et là aussi, on ne faiblira pas de ce côté-là.
09:26Le garde des Sceaux, il a été très clair,
09:27donc il y aura des conséquences
09:29que tous ceux qui font des exactions
09:31se disent bien qu'il y aura des conséquences
09:34dures aussi au niveau des tribunaux pour eux.
09:38Évoquons les aides.
09:40Qui va prendre en charge toutes ces dégradations ?
09:42Les assurances, l'État ?
09:44Alors, les assurances font leur travail,
09:47elles se sont exprimées en disant
09:49qu'elles allaient reporter de 5 jours à 30 jours
09:53le temps de faire le dossier,
09:55elles vont prioriser les dossiers les plus sensibles,
09:59elles vont verser des accomptes,
10:00donc ça c'est tout le travail de reconstruction.
10:02Après, l'État, l'activité partielle,
10:07qui est quand même le principal pour les salariés,
10:11donc le paiement des salaires à 100%
10:14va être pris en compte par l'activité partielle.
10:18Dans quelques jours, les dossiers pourront être ouverts.
10:21C'est l'une de vos annonces ce matin à notre micro,
10:23sache-papin, activité partielle prise en charge à 100%.
10:27Voilà.
10:28Premier point pour les salariés.
10:30Pour la trésorerie,
10:31donc il y a un certain nombre de dispositifs.
10:34Déjà, pour obtenir des ponts de trésorerie,
10:37parce que c'est ça qui est important,
10:39entre maintenant et la reconstruction.
10:41Donc, l'ABPI propose des prêts à taux zéro,
10:46jusqu'à 50 000 euros.
10:49Il y a aussi les banques conventionnelles,
10:53je pense, je prends le crédit agricole
10:54qui s'est exprimé, à titre d'exemple,
10:56sur 20 000 euros à 2,5% d'intérêt.
11:00D'accord.
11:02On a aussi des régions qui se sont,
11:07je crois, monsieur Dick Rechenzo,
11:09le président de la CECI l'a dit,
11:11et j'étais avec eux hier,
11:12la région sud PACA propose des aides
11:17tout de suite de 10 000 euros.
11:19Ils ont mis 5 millions d'euros sur la table.
11:21Je sais que la région aussi,
11:24la communauté de Lyon aussi le fait.
11:27Et puis l'État est en train d'élaborer
11:31une aide aussi qui va être...
11:33Alors, on est en train d'y travailler
11:38et je pourrais vous en donner des éléments
11:40dans quelques heures,
11:41donc ça me ferait l'occasion
11:41de revenir vous voir.
11:43Avec plaisir.
11:44L'idée, en tous les cas,
11:45l'idée, c'est quoi ?
11:46L'idée générale de ce que vous travaillez ?
11:48C'est que la trésorerie de ceux qui ont subi
11:52ces exactions et ces pillages
11:54soit en soutien,
11:56que des éléments de trésorerie soient en soutien
11:59parce que c'est le cœur du réacteur.
12:03Et puis...
12:03Un fonds de soutien ?
12:04C'est une sorte de fonds de soutien ?
12:06Sur un fonds de soutien.
12:07Et puis, on a aussi des reports de charges
12:10qui sont charges salariales, charges patronales
12:13qui sont, bien sûr, possibles à demande.
12:16Donc, vous voyez, là, on a un dispositif d'aide
12:20qui est assez complet.
12:22Le PGE ?
12:22Et d'ailleurs, qui a été discuté
12:25avec les parties prenantes
12:27et notamment avec les chambres de commerce.
12:28Est-ce que l'État peut mettre en place un PGE ?
12:31Là, ce n'est pas nécessaire.
12:33Ce n'est pas nécessaire.
12:33Ce n'est pas nécessaire
12:34parce que là, on a un paquet d'aides,
12:37si je peux dire,
12:38qui doit normalement répondre
12:41en termes de soutien.
12:43Alors, passons au tourisme
12:44parce que c'est le drame.
12:46C'est-à-dire qu'il y a eu ce qu'on a connu cet été
12:48et puis, évidemment,
12:49pour beaucoup de ces commerçants,
12:50il y avait l'espoir.
12:51Il y a encore l'espoir
12:53de pouvoir faire commerce d'ici à Noël.
12:56Mais il y a aussi l'impact,
12:57j'ai envie de dire, international.
12:58Vous êtes ministre du tourisme.
13:00Vous craignez un impact négatif
13:01sur les chiffres du tourisme
13:03singulièrement sur Paris ?
13:04Écoutez, actuellement, ce n'est pas le cas.
13:07Bon, là, jusqu'à même...
13:08Bon, je vois, il y a...
13:09D'accord.
13:10On a toujours les concerts,
13:12ça nous a aidés,
13:13les concerts de Céline Dion
13:14qui ont fait venir 700 000 personnes
13:17quand même sur Paris.
13:18Et on parle de gains d'un milliard d'euros, d'ailleurs.
13:20Dans 300 000 étrangers.
13:23Donc, pour l'instant,
13:25ça va plutôt bien.
13:28Maintenant, nous, on va corriger les choses.
13:31Parce qu'effectivement,
13:33les images à l'étranger,
13:34qui sont portées,
13:37sont assez brutales.
13:40Et on va corriger le tir
13:42en mettant en place des campagnes.
13:45à tout France,
13:46qui est le bras armé
13:49du ministre
13:50pour, justement,
13:51l'image de la France à l'étranger,
13:54va aussi se déployer.
13:55Et j'ai confiance que
13:56si on tourne la page...
13:58Ce qui est important,
13:59c'est qu'on tourne la page très vite.
14:01Un dernier mot, Serge Papin,
14:02sur le chiffre.
14:03Est-ce que vous nous confirmez
14:04le chiffre de 3 000 commerces touchés ce matin ?
14:07Il y a entre 2 000 et 3 000 commerces touchés.
14:12C'est sûr.
14:14C'est sûr.
14:14Merci beaucoup, Serge Papin.
14:16Et vous êtes le bienvenu
14:17pour revenir quand vous voulez.
14:18Sur ce radio.
14:20Et très bonne journée à vous.