00:00Le Maillot Réveil
00:04Je ne sais pas si Régis Maillot a gagné sa station météo, mais en tous les cas il est avec
00:08nous.
00:09Bonjour mon cher Régis.
00:10Bonjour, il y a une probabilité de récidive à mon avis, surtout là en ce moment.
00:14Oui, oui, oui, pour la pluie, oui, c'est certain.
00:17Après les émeutes de ce week-end, les réactions politiques se multiplient, on l'a vu.
00:20Jean-Luc Mélenchon lui accuse le préfet de police d'avoir organisé le désordre.
00:25Oh, Jean-Luc, il est comme ça.
00:27Il va finir par porter plainte contre la police pour concurrence déloyale.
00:32Le désordre organisé par le préfet.
00:34À ce rythme-là, Jean-Luc va nous expliquer que ce sont les CRS qui vont fabriquer les pavés.
00:40On sent que chez Mélenchon, le véritable scandale, ce n'est pas le pillage.
00:44Non, c'est qu'il reste encore des magasins à piller.
00:47Ça lui fait bobo au cœur.
00:49Alors Emmanuel Macron a promis dimanche soir qu'il serait intraitable face aux casseurs.
00:54Intraitable.
00:54Alors attention, ça y est, Jupiter a retrouvé la foudre.
00:59Vous avez vu son allocution, c'était génial.
01:02Je suis en colère.
01:03C'est une honte.
01:04Je serai intraitable.
01:06Oh là là là là là là !
01:08On aurait dit un directeur de colonie de vacances qui vient de découvrir un pétard dans les toilettes.
01:14Et sa première décision, je vais faire une grande concertation.
01:19Ça c'est formidable.
01:19Macron, il est génial.
01:21Dès qu'il perd le contrôle de la rue, paf, il réserve une salle de réunion.
01:24Ouais.
01:25Laurent Nouniez a tout de même présenté sa démission, Régis.
01:28Mais Emmanuel Macron, elle a refusé.
01:29Oui, ça c'est peut-être la sanction la plus spectaculaire, être condamné à rester au gouvernement.
01:38Nouniez, il voulait partir.
01:39Non Laurent, tu restes.
01:41Bah pourquoi ?
01:42Bah n'est pas trouvé plus nul.
01:45C'est génial.
01:46Nouniez, il a l'anticipation d'une mouche morte, mais on le renvoie au front.
01:50Et pendant ce temps-là, vous avez vu Sébastien Lecornu.
01:52Alors lui, il a demandé au préfet d'instaurer des couvre-feux localisés pour rétablir l'ordre.
01:58Ça c'est formidable.
01:59C'est-à-dire, comme on n'arrive plus à empêcher les casseurs de sortir,
02:03on va enfermer les braves gens chez eux.
02:06C'est-à-dire, à ce rythme-là, pour protéger les commerces,
02:09on va finir par leur interdire d'ouvrir.
02:11C'est du macro.
02:12Et on mettra des photos de Jean Castex devant les vitrines pour faire peur.
02:17Voilà où on en est en France.
02:18Et pendant ce temps, les commerçants découvrent l'ampleur des dégâts
02:21et certains ont tout perdu.
02:23Ah les pauvres, ah bah oui, ça c'est les vrais pauvres.
02:25Les vrais perdants.
02:27Je veux dire, eux, entre l'URSSAF, le FISC et les charges,
02:29il leur manquait plus qu'un nouvel impôt, le prélèvement à la barre de fer,
02:33effectué par des contrôleurs en survêtement et à cagoule.
02:37Hier, ils avaient pignon sur rue.
02:39Aujourd'hui, ils n'ont même plus de vitrine.
02:40Encore deux descentes de casseurs et c'est eux qui finiront à la rue.
02:44Vous avez vu, à Lille, il y avait une commerçante qui avait affiché,
02:47c'était plein d'ironie sur sa devanture.
02:49Plus rien n'a volé.
02:51Eh bien, c'est gentil de les prévenir.
02:53Encore faudrait-il que ces génies sachent lire.
02:55Allez, à demain.
02:57Pas mal.