- il y a 4 minutes
Avec Ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité
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NewsTranscription
00:02Jacques Tardose
00:03Il est 8h30, vous êtes bien sur Sud Radio, l'heure du grand entretien politique.
00:08Aujourd'hui Jacques, vous recevez Nicolas Faurissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité.
00:15Bonjour Nicolas Faurissier.
00:17Bonjour.
00:17Votre travail est de faire en sorte que la France vende plus, que l'on exporte plus.
00:23Or les importations aujourd'hui progressent plus vite que nos exportations.
00:27Est-ce que c'est à cause de la crise énergétique ?
00:31Les importations progressent plus vite temporairement, parce qu'en réalité nos exportations, ce que nous vendons à l'étranger, progressent
00:38en réalité de quasiment 2%.
00:39Si on enlève la facture énergétique, ce qui a dégradé notre solde finalement, et ce qui a rendu les choses
00:45un peu plus compliquées ces derniers temps,
00:46c'est évidemment ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz, le renchérissement du prix des hydrocarbures.
00:51En gros sur 6 milliards de dégradations, vous avez 5,2 milliards qui sont liés directement à l'augmentation du
00:58prix des hydrocarbures, du gaz naturel, du pétrole, etc.
01:01Mais donc ça veut dire que structurellement, on progresse en fait, que le commerce extérieur est plus globalement, ce que
01:08la France vend à l'extérieur,
01:09c'est-à-dire et les biens et les services, tout ça progresse bien, particulièrement les services, c'est-à
01:13-dire le tourisme, la place financière de Paris, les transports maritimes, etc.
01:18Mais c'est vrai qu'on a une dégradation ces derniers mois, premier semestre, à cause de la crise d
01:24'Hormuz.
01:24Donc on peut dire que le coût de l'énergie freine les exportations françaises ?
01:27Le coût de l'énergie dégrade un travail qui, par ailleurs, était très positif et qui rétablissait structurellement notre...
01:36Peu à peu, je ne dis pas que tout va être réglé du jour au lendemain, mais honnêtement, les entreprises
01:41françaises, elles se battent sur les marchés extérieurs et elles réussissent à progresser.
01:45Et quand vous prenez, encore une fois, les biens et les services, c'est-à-dire, en gros, le parfum,
01:52le blé, les machines, etc.
01:54Et puis qu'on vend, et puis d'autre part, le tourisme, les services financiers, etc.
01:59Globalement, on est même excédentaire.
02:01Donc on a beaucoup redressé ces dernières années, en particulier depuis deux ans.
02:05Mais c'est vrai que la guerre dans le détroit d'Hormuz, ce qui se passe sur le plan géopolitique,
02:11vient dégrader temporairement, j'espère, notre commerce.
02:14Temporairement, vous dites, la crise énergétique, est-ce qu'elle peut affecter profondément cette balance commerciale dans le temps ?
02:20C'est certain. De toute façon, on sait depuis le début que ce qui nous coûte très cher, ce qui,
02:24comment dire, est difficile à compenser, c'est le prix d'énergie, puisqu'on ne produit pas de pétrole.
02:29Donc ça veut dire qu'il faut que, parallèlement, ce que le Premier ministre a dit très clairement et a
02:33mis en oeuvre ces derniers temps,
02:34il faut qu'on trouve le moyen de se dégager de cette dépendance aux hydrocarbures, plus que jamais.
02:40Il y a évidemment des raisons qui sont liées à l'évolution écologique de notre politique, à l'évolution durable
02:46de la conduite du pays,
02:48mais c'est aussi très important sur le plan économique et financier.
02:51Que vous disent les entreprises françaises exportatrices, précisément, qu'elles ne peuvent plus absorber le surcoût de l'énergie et
02:57du transport ?
02:58Les entreprises exportatrices, elles ont, de toute façon, globalement, dans une compétition mondiale qui est extrêmement difficile, un problème de
03:06compétitivité.
03:07Donc, elles sont à la recherche en permanence de gains sur leur coût de revient pour être plus compétitives face
03:14aux Espagnols, aux Allemands, aux Italiens,
03:16mais surtout, évidemment, face aux Chinois ou à d'autres grands pays qui nous sont concurrents.
03:21Après, ça, c'est classique, c'est normal.
03:22Ce qui est vrai, c'est que la hausse du prix d'énergie vient alourdir les choses, rend les choses
03:28beaucoup plus difficiles.
03:29C'est vrai pour les entreprises exportatrices, comme pour les entreprises non-exportatrices.
03:32Pour le BTP, par exemple, c'est évidemment très important.
03:35Les agriculteurs, les pêcheurs, c'est pour ça que le gouvernement a mis en place beaucoup d'aides très ciblées
03:40sur ces entreprises,
03:41parce qu'il faut préserver avant tout la croissance, nos entreprises et l'emploi.
03:45– Précisément par rapport à nos voisins, Nicolas Faurissier, comment peut-on être compétitif à l'export avec une énergie
03:51qui est plus chère pour nous que pour nos concurrents ?
03:53Je parle des concurrents européens.
03:55– Elle est plus chère, tout ça est très relatif.
03:58Elle n'est pas plus chère que dans les pays voisins.
04:01Vous avez des différences de taxes que l'État et le gouvernement se sont engagés à faire.
04:05Très clairement, c'est qu'il n'y ait aucune marge supplémentaire au profit de l'État qui soit faite
04:13par la mécanique de l'augmentation du prix du pétrole.
04:16Et donc tout surplus, y compris d'origine fiscale qui pourrait être réalisé par rapport aux périodes normales,
04:23va être intégralement et déjà intégralement reversé pour aider, par exemple, les grands rouleurs, les infirmières, les aides à domicile.
04:31– Donc par rapport aux pays européens, on est à armes égales d'un point de vue de l'art
04:36?
04:36– On est à armes égales.
04:37Après, certains pays font ce que nous avons fait il y a quelques années, c'est-à-dire une baisse
04:42générale.
04:44Mais ça coûte extrêmement cher.
04:45Et en fait, ce n'est pas productif du tout.
04:47Nous, on a déjà fait ce que c'est.
04:49– Une baisse générale de quoi ?
04:49– C'est-à-dire que vous baissez les taxes ou vous gelez, comment dire, les prix en compensant par
04:55ailleurs.
04:56Ça veut dire que vous dépensez des milliards d'euros qui partent un peu dans le sable.
04:59Évidemment que ça sert aux gens qui en ont vraiment besoin.
05:02Non.
05:03Nous, on a choisi de cibler les aides, précisément en tirant la leçon de ce qui s'est produit il
05:08y a 3 ans, il y a 2 ans,
05:09lors des précédentes crises, où on voit que quand on dépense de façon générale sans cibler,
05:16eh bien, on a une bonne partie de cet argent qui n'est jamais que nos impôts, qui disparaît dans
05:20le sable.
05:21Là, on cible sur les gens qui sont les gros rouleurs, les gens qui ont besoin de la voiture pour
05:26aller travailler,
05:26y compris en tenant compte des revenus familiaux.
05:29On fait en sorte que les infirmières, les aides à domicile, les travailleurs du BTP, les agriculteurs, les pêcheurs, etc.,
05:38puissent être aînés parce qu'eux, ils en ont vraiment besoin pour pouvoir travailler.
05:42Et c'est une aide, je tiens à le préciser, c'est une aide qui est assez importante, qui est
05:45massive.
05:45On a doublé l'aide, on a augmenté aussi, je le dis au passage, aux entrepreneurs,
05:49les plafonds de déduction fiscale et sociale sur les aides au carburant
05:54que les entreprises, au-delà de l'aide de l'État, peuvent aussi verser à leurs salariés
05:59quand ils prennent leur voiture pour venir travailler.
06:01Donc, il y a quand même beaucoup de mesures qui sont mises en œuvre.
06:03Ça représente, au bas mot, là, à nouveau 500 millions d'euros qui sont dépensés.
06:08Je ne parle pas des aides des entreprises.
06:10Nicolas Faurissier, vous êtes ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité.
06:14Lorsque vous entendez le concert symphonique d'une partie de la gauche anti-Total aujourd'hui,
06:19est-ce que vous pensez que c'est irresponsable de tenir ce genre de discours contre Total ?
06:23C'est totalement irresponsable.
06:25C'est totalement irresponsable.
06:26Moi, je connais bien Total.
06:27C'est une entreprise qui emploie des centaines de milliers de personnes dans le monde.
06:30C'est un des fagnons de l'économie française.
06:33C'est une entreprise qui est extrêmement vertueuse.
06:36Elle a plafonné, vous l'avez bien vu, à 2 euros le coût de ses carburants ces dernières années, de
06:43façon très civique.
06:45Honnêtement, elle joue le jeu pour accompagner.
06:47C'est une entreprise ultra moderne qui porte, encore une fois, énormément de contrats dans le monde.
06:52Moi, je soutiens Total.
06:53Il faut arrêter de taper sur nos champions.
06:55C'est quand même scandaleux.
06:56Et l'idée de la France insoumise, défendue également par une partie de la gauche, on l'a encore vu
07:00hier,
07:02de plafonner les prix et donc d'aller chercher, d'une certaine façon, dans la poche de Total,
07:06qu'est-ce que vous leur répondez ?
07:07Mais si on va chercher dans la poche de Total, on va chercher dans la poche des Français.
07:10Parce que Total emploie des centaines de milliers de Français dans le monde ou en France
07:14et que nous avons besoin de grandes entreprises.
07:17D'un autre côté, Total fait des marges très importantes.
07:19C'est aussi l'un des arguments de la LFI.
07:20Total réinvestit, Total paye des impôts en France, contrairement à ce que j'entends parfois.
07:25Et non, moi, je trouve que cette façon de plafonner, de désigner une espèce de jalousie sociale permanente
07:34qui est mise en oeuvre par une bonne partie de la gauche,
07:36ou en tout cas une partie de la gauche, et en particulier la France insoumise,
07:38est totalement démagogique, totalement contre-productive.
07:41Enfin, il faut arrêter de se tirer des balles dans le pied tous les jours.
07:43Et vous leur dites quoi ? Vous leur dites, foutons la paix à Total ?
07:46Je leur dis, Total doit respecter la loi.
07:48Total, on lui demande de faire aussi des gestes importants.
07:52C'est ce qui a été réalisé par Total, notamment en plafonnant les prix à la pompe.
07:55Je rappelle encore, moi je le sais, parce que je vois bien comment ça se passe cet été.
08:01J'emmène ma petite famille, je vois bien comment ça se passe.
08:04Donc, il ne faut pas croire que les ministres sont coupés de la réalité.
08:07On vit comme tout le monde.
08:09Donc, il faut respecter ça, et il faut faire en sorte que nous puissions porter avec fierté nos entreprises françaises.
08:15Après, je ne sache pas que Total ait commis un quelconque excès,
08:22et au contraire, ils sont très importants pour l'économie française.
08:27Je ne suis pas l'avocat de Total, mais je trouve que ces raisonnements consistent en permanence à désigner...
08:31Ça développe un climat anti-entreprise, d'après moi.
08:33Mais oui, je veux dire, qu'est-ce qui crée de la richesse ?
08:37Avant de distribuer la richesse, tous ces démagogues qui nous expliquent qu'il faut aller prendre de l'argent là,
08:41ici, là...
08:42Il faut d'abord la créer, la richesse.
08:44Et qui crée la richesse, ce sont les entreprises.
08:46Et les entreprises, après, elles sont dans un cadre réglementaire et fiscal,
08:49qui en France, en plus, est quand même très contraignant, et qui met une pression très importante.
08:55Donc, il faut arrêter de taper sur les entreprises.
08:57On a besoin des entreprises, quelle que soit leur taille, pour créer de la richesse.
09:00Et après, quand on a créé cette richesse, on peut la distribuer.
09:03Moi, je ne fais pas l'inverse.
09:04C'est malheureusement ce que dit une certaine gauche, et ça, je le regrette.
09:07Nicolas Faure, ici, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité.
09:10Vous revenez d'une tournée en Amérique latine et centrale.
09:13Là-bas, il faut ouvrir de nouveaux marchés dans ces zones,
09:16pour contrer, notamment, les droits de douane américains.
09:22Contrer les droits de douane américains, ça fait partie d'un ensemble de choses
09:26qui, au fond, montre que le commerce est devenu une arme,
09:30dans un monde extrêmement violent, avec des conflits géopolitiques.
09:34On en parlait tout à l'heure à propos du détroit d'Ormuz,
09:36mais aussi ce qui se passe dans le détroit de l'autre côté,
09:39sur la mer Rouge de Bab el-Mandeb.
09:41On voit bien que cette situation est extrêmement dangereuse.
09:44Et puis, vous avez la guerre que M. Poutine a entraînée en Ukraine,
09:48avec toutes ses conséquences, y compris économiques.
09:50Et puis, vous avez, effectivement, l'utilisation du commerce,
09:54notamment ce qu'on appelle les tarifs.
09:55C'était M. Trump qui nous a, vous font révéler ça,
09:59qui consiste à utiliser le commerce comme une arme.
10:02Donc, face à ça, moi, je dis,
10:04et c'est, au fond, la France doit s'emparer
10:08de la logique et de la stratégie de diversification
10:11et de sécurisation de notre commerce.
10:13Donc, il faut qu'on aille dans le plus de pays possibles
10:16qui pensent comme nous et qui ont nous des accords.
10:19Justement, vous avez noué des accords
10:21et vous accompagnez l'installation d'entreprises françaises à l'étranger.
10:24Vous revenez d'Amérique du Sud avec de bonnes nouvelles ?
10:28Oui, bien sûr.
10:29L'idée, c'est d'aller diversifier.
10:31On le fait dans le cas des accords de commerce
10:33qui sont signés par l'Union Européenne.
10:34On le fait en s'emparant de ces accords de commerce.
10:37Quand je vois, comment dire,
10:39les débats un peu incroyables, irrationnels,
10:42sur le Mercosur, sur les accords de commerce en général,
10:45je pense qu'il faut que tout le monde prenne conscience
10:47qu'ils sont extrêmement importants.
10:48Je vais y revenir. Je vais répondre à votre question.
10:50Mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut bien voir
10:53que ces accords de commerce qui sont signés par l'Union Européenne,
10:56la France doit s'en emparer avant les autres.
10:58Et c'est ce que j'essaye de faire.
10:59Il y a eu un accord, par exemple, avec l'Australie
11:01au mois de mars dernier.
11:03Quinze jours après, j'étais en Australie
11:05pour dire aux Australiens,
11:06mais nous, la France, on y croit.
11:07Parce qu'on veut nouer des liens durables
11:10avec des pays qui pensent comme nous,
11:11trouver des troisièmes voies
11:12et ne plus être dépendants
11:14soit des Chinois, soit des Américains.
11:16Et c'est pour ça que je suis allé en Amérique centrale.
11:18Et je reviens à votre question initiale.
11:20Et en Amérique centrale, qu'est-ce que je fais ?
11:22Je vais débloquer, avec des entreprises
11:24que j'emmène, des contrats
11:26dans des pays avec lesquels nous essayons
11:28de construire des accords de long terme.
11:30Je vais prendre un exemple.
11:30Par exemple, au Panama,
11:32on a décroché 90 milliards de dollars,
11:36pardon, pas 90 milliards,
11:3790 millions de dollars
11:39de contrats de maintenance
11:40pour l'entreprise Alstom.
11:42Ça fait partie de beaucoup d'autres contrats
11:44qu'Alstom décroche dans le monde.
11:46Mais il fallait débloquer ce contrat.
11:48Derrière, c'est de l'emploi en France.
11:50Parce que ça fait vivre Alstom
11:52et que vous avez beaucoup d'emplois en France.
11:55Autre exemple, en Équateur,
11:58l'entreprise Ragni,
11:59qui fait de l'éclairage public,
12:00qui est une entreprise de l'Est de la France,
12:02elle a décroché 77 millions de dollars de contrats.
12:04Et je pourrais vous prolonger la liste.
12:06Mon boulot, c'est d'aller débloquer les contrats,
12:09d'emmener les entreprises sur place,
12:11de leur ouvrir des portes,
12:13de discuter avec les gouvernements
12:15des pays avec lesquels on essaie de construire
12:17dans le long terme,
12:18pour leur dire,
12:19écoutez, la France, c'est un pays stable,
12:21c'est un pays qui pense comme vous,
12:22faites confiance à nos entreprises.
12:23Et finalement, ça marche.
12:24C'est pour ça que notre commerce extérieur progresse,
12:26comme je le disais tout à l'heure.
12:27Dans cet ordre d'idée,
12:28il y a également des accords européens,
12:30cette fois-ci avec les Philippines.
12:31Oui, vous avez, je l'ai dit,
12:33des accords qui sont,
12:34parce que c'est la compétence
12:35de la Commission européenne
12:36de signer des accords de commerce
12:37avec d'autres pays ou avec d'autres zones.
12:39C'est l'Union européenne
12:40qui a signé avec le Mercosur,
12:41c'est-à-dire le sud de l'Amérique latine.
12:44C'est le cas, effectivement,
12:46dans la discussion qui est en cours,
12:48par exemple, en ce moment,
12:49avec les Philippines.
12:49Je rappelle qu'on a conclu
12:51avec l'Indonésie il y a quelques mois,
12:52avec l'Inde il y a quelques mois,
12:54avec le Mexique,
12:55on a revu notre ancien accord.
12:56Enfin, je pourrais poursuivre la liste.
12:58Il y a eu une accélération.
12:59Et moi, je dis,
12:59il faut se servir de ça
13:01pour que la France soit en première ligne
13:03dans la mise en œuvre de ces accords de commerce
13:05parce que ça nous permet
13:06d'avoir des droits de douane
13:07qui baissent drastiquement
13:08et de rentrer ensuite dans une discussion
13:10pour lever toutes les barrières
13:12non, comment dire, tarifaires,
13:15c'est-à-dire au-delà des droits de douane.
13:16Je pense, par exemple,
13:17aux normes qui sont imposées par les pays
13:19pour essayer de se protéger,
13:20de fermer leurs marchés.
13:21Donc, cette logique-là,
13:22il faut s'en emparer
13:23de façon très dynamique
13:24et c'est ce qui nous permettra
13:25de diversifier notre commerce,
13:28les débouchés de nos entreprises.
13:29Autre point intéressant
13:30et dont vous avez directement la charge,
13:33c'est la taxe sur les produits chinois.
13:34Est-ce qu'il faut aller plus loin aujourd'hui ?
13:36On voit en ce moment,
13:37en pleine crise du carburant,
13:38des Français qui achètent
13:40beaucoup de voitures électriques,
13:41mais elles sont chinoises.
13:43Depuis le 31 octobre,
13:44une nouvelle taxe frappe
13:45les voitures électriques chinoises
13:47importées en Europe.
13:49Certains à la Commission européenne
13:50disent qu'il faut aller plus loin
13:51et taxer des véhicules hybrides.
13:53Est-ce que vous y êtes favorable ?
13:55Je pense qu'il faut faire très attention.
13:58L'attaque sur les véhicules électriques
14:00avait pour objectif
14:01simplement de rétablir
14:02un peu d'équité.
14:04Parce que nous savions très bien
14:05que nos partenaires chinois
14:08nous vendaient des produits
14:09et notamment des véhicules électriques
14:11qui étaient très subventionnés.
14:12Et donc il y avait
14:13une inéquité qui était créée,
14:15comment dire,
14:16je dirais même une inégalité
14:18entre les producteurs européens
14:20et les producteurs chinois.
14:21Donc on a remis ça,
14:22on a remis l'équilibre en place.
14:23Après, il faut faire attention
14:25parce qu'on vend aussi aux Chinois.
14:26Donc il faut monter en puissance
14:28progressivement.
14:29Moi, je ne peux pas vous dire
14:30aujourd'hui s'il sera décidé
14:32de faire la même chose
14:33sur les véhicules hybrides.
14:35Mais tout est à l'étude.
14:37Et ce qui est certain,
14:38c'est que c'est vraiment
14:39la position de la France,
14:40celle que je défends.
14:41Tout est à l'étude,
14:41ça signifie que ce n'est pas impossible ?
14:43Tout est possible
14:44dans la mesure où il faut
14:45que nos partenaires chinois
14:46comprennent qu'à force
14:48d'essayer de détruire
14:50l'industrie,
14:51l'économie européenne
14:52en prenant des positions
14:53à coup de subvention publique,
14:55ils vont finalement détruire
14:56un marché qui est important pour eux.
14:57Donc il faut rétablir
14:58une forme d'équilibre.
15:00Moi, je ne suis pas pour
15:02le recroque vieillement,
15:05la lutte effrénée
15:07contre les concurrents
15:09et la fermeture des frontières
15:11qui aboutiraient au fond
15:12à détruire notre industrie.
15:13Il faut qu'on soit capable
15:14de continuer à conquérir le monde,
15:18d'avoir un esprit de conquête.
15:19Mais il faut aussi
15:20qu'on soit beaucoup plus ferme
15:21quand les règles du commerce
15:23ne sont pas respectées.
15:24Et c'est la position de la France,
15:25notamment dans l'Union Européenne.
15:26C'est pour ça que nous poussons
15:27beaucoup à des mesures
15:29comme ça a été le cas
15:32sur l'attaque
15:33sur les véhicules électriques.
15:34Mais il y en a beaucoup d'autres
15:35de façon à rétablir l'équilibre.
15:36On va y revenir,
15:37Nicolas Faurissier.
15:38Vous restez avec nous.
15:39Vous êtes ministre délégué
15:40chargé du commerce extérieur
15:41et de l'attractivité.
15:42Dans la deuxième partie,
15:43un auditeur vous interrogera
15:45sur la course à la présidentielle.
15:46Il y aura le hashtag
15:47de Benjamin Gleize.
15:48Grand Matin Sud Radio,
15:497h10,
15:51Jacques Cardoze.
15:52Nicolas Faurissier,
15:53ministre délégué
15:53chargé du commerce extérieur
15:55et de l'attractivité
15:56est notre invité ce matin.
15:58Monsieur le ministre,
15:58deux petites questions d'actualité
15:59avant de passer
16:00à vos trois minutes
16:00pour convaincre.
16:01Trump et Zelensky
16:02espèrent la fin de la guerre
16:04avant l'hiver.
16:05Qu'est-ce que vous dites
16:05aux entreprises françaises ?
16:06Est-ce que vous les poussez
16:08à aller en Ukraine
16:10malgré la situation ?
16:12Je les ai déjà emmenés en Ukraine.
16:13J'ai fait une mission en Ukraine
16:14avec les entreprises françaises
16:15au mois de février dernier,
16:16dans des conditions d'ailleurs
16:18qui étaient terribles
16:18puisqu'il y avait dans la nuit
16:20où je suis arrivé
16:20500 drones et missiles
16:21qui sont tombés sur Kiev.
16:22Vous leur dites
16:23qu'il y aura des marchés
16:23à prendre ?
16:24Mais je leur dis
16:24qu'il faut être maintenant
16:25aux côtés de nos amis ukrainiens.
16:26Ce n'est pas quand la guerre
16:27sera finie,
16:28c'est maintenant,
16:29quand c'est difficile.
16:30C'est ce que la France
16:30a toujours fait.
16:31Y compris,
16:32on en parlait tout à l'heure
16:33avec les Chinois,
16:33rappelez-vous,
16:34du SARS-CoV en 2001,
16:372002, 2003,
16:38dans ces années-là,
16:39on était là
16:39quand tous les autres
16:40à prendre là cette fois-ci ?
16:41C'est pareil en Ukraine.
16:43Évidemment,
16:43il y a des marchés
16:43à prendre,
16:44de la reconstruction,
16:45mais ce n'est pas
16:46des marchés à prendre
16:47simplement de façon égoïste.
16:49C'est un contrat
16:51de développement
16:52de long terme
16:53qu'on doit construire
16:54avec les entreprises ukrainiennes,
16:56avec l'État ukrainien,
16:57à la société ukrainienne.
16:59Il faut qu'on n'y aille maintenant.
17:00Mais bien sûr.
17:01Bon, bien sûr.
17:02Je l'ai déjà fait.
17:03Autre sujet d'actualité,
17:04le pape,
17:05mais aussi Céline Dion.
17:06Lorsque l'on évoque
17:08le pape et Céline Dion,
17:09on se dit que c'est bon
17:10pour l'attractivité française.
17:12Est-ce que ça fait partie
17:14aussi de vos arguments ?
17:15Mais bien sûr.
17:16Écoutez, moi,
17:16je vais dans plein de pays
17:17pour essayer de vendre la France
17:19et à chaque fois,
17:20je me rends compte
17:21qu'il y a un désir de France
17:22dans tous les pays du monde.
17:23Et quand nous avons
17:24des personnalités
17:26aussi éminentes
17:27que le pape
17:28qui viennent en France,
17:29évidemment,
17:30on est fiers.
17:31Évidemment,
17:31il y a des contraintes
17:32qu'il faut organiser,
17:33il y a des blocages
17:34de certains quartiers de Paris,
17:36j'en sais quelque chose.
17:37Mais tout ça
17:37est très important.
17:38Ça dure quelques jours,
17:39mais pour l'image de la France,
17:40c'est essentiel.
17:41Que Céline Dion
17:41vienne faire son grand retour
17:43à Paris,
17:44c'est évidemment
17:45aussi un moment très fort
17:47tant nos compatriotes
17:48en particulier,
17:49mais dans le monde entier,
17:50il y a un amour
17:52pour Céline Dion.
17:53Donc, moi,
17:54je suis un défenseur
17:56de l'image de la France.
17:57Je voudrais qu'on arrête
17:58de se tirer des balles
18:00dans le pied
18:00tous les matins,
18:02de se dire
18:02la France ne voit pas bien,
18:03elle est déclassée, etc.
18:04On ne parle que de négatif.
18:05Est-ce qu'on peut mesurer
18:06l'apport financier
18:07de la venue du pape ?
18:09Je ne l'ai pas calculé
18:10aujourd'hui,
18:10mais évidemment,
18:12vous avez beaucoup de dépenses
18:13qui vont tourner autour,
18:14mais franchement,
18:16hôtel, restaurant,
18:17transport, etc.,
18:18mais ce n'est pas ça
18:18qui est important.
18:19Le pape,
18:19c'est quand même autre chose
18:20qu'un enjeu financier.
18:21C'est une personnalité,
18:23c'est le chef
18:23de l'église catholique,
18:24le chef des catholiques
18:25dans le monde.
18:25Il vient en France,
18:29fille aînée de l'église,
18:30comme je le rappelle,
18:32c'est historique,
18:32ce que je suis en train de dire.
18:33on est fiers
18:36d'accueillir le pape
18:37à nouveau
18:38et ce nouveau pape
18:40qui est en 14,
18:42on est heureux
18:43qu'il vienne ici,
18:44à Paris.
18:44Alors,
18:45Nicolas Faure,
18:46ici,
18:46c'est l'objet
18:47de votre carte blanche,
18:48l'attractivité
18:49et vos trois minutes
18:50pour convaincre.
18:51Vous avez choisi
18:51de parler de l'attractivité
18:53de la France.
18:54Comment peut-on l'améliorer ?
18:55Pourquoi j'ai choisi
18:57de parler de ça ?
18:57C'est parce que,
18:58je le disais
18:59il y a quelques instants,
19:00on est dans un débat public
19:01où on ne parle
19:02que de négatif.
19:03où on passe son temps
19:05à expliquer
19:05que rien ne va plus,
19:06que la France,
19:07encore une fois,
19:07est déclassée,
19:08etc.
19:08Or,
19:08j'observe
19:09que ça fait plus de 7 ans
19:10maintenant
19:11que la France
19:11est le champion
19:12du monde,
19:13pardon,
19:14le champion d'Europe
19:15en matière
19:16d'investissement
19:17direct étranger.
19:17C'est-à-dire que c'est la France
19:18qui attire le plus
19:19d'investissement direct étranger
19:21de l'ensemble
19:22des pays de l'Union Européenne,
19:23c'est-à-dire
19:24des 27 pays
19:24de l'Union Européenne.
19:25C'est bien.
19:26Au mois de juin dernier,
19:28c'est la procédure
19:29Choose France
19:29qui a été mise en oeuvre
19:30par le Président de la République
19:31déjà il y a presque 10 ans
19:32maintenant,
19:33eh bien,
19:34on a eu 93 milliards
19:36d'euros
19:37d'engagement
19:38d'investissement
19:38d'entreprises
19:39du reste du monde
19:40qui ont choisi
19:40de s'installer en France,
19:42de faire des data centers,
19:43mais aussi
19:44des investissements industriels.
19:45J'ai eu l'occasion
19:46d'aller à Chartres
19:48dans ma région
19:49de Centre-Val-de-Loire
19:50pour inaugurer
19:52l'investissement
19:53d'une entreprise
19:54qui s'appelle
19:54Novo Nordis
19:55qui est danoise.
19:56C'est 2 milliards d'euros
19:57d'investissement
19:57avec des centaines
19:58d'emplois supplémentaires.
20:00On doit être fier
20:01de l'attractivité française
20:02et du fait
20:03que nous soyons champions.
20:04Nicolas Faurissier,
20:05l'un des derniers investissements
20:06dont on a beaucoup parlé
20:07en France
20:07et celui de l'Arabie Saoudite
20:09à travers ce parc d'attractions
20:11qui pourrait voir le jour
20:13en Europe.
20:14Est-ce que vous avez
20:17des nouvelles
20:19à nous donner
20:19concernant
20:21la licence
20:23qui appartiendrait
20:24aux Japonais
20:25et dont l'Arabie Saoudite
20:26ne pourrait pas se servir ?
20:28Mais ça,
20:28c'est un problème
20:29entre l'Arabie Saoudite
20:30et les Japonais
20:32propriétaires d'une licence
20:33dont il a été évoqué
20:35qu'elle pourrait servir
20:36d'un des éléments
20:37de base de ce parc
20:39mais ça n'a jamais été
20:40annoncé comme tel
20:41par les Saoudiens.
20:42Donc,
20:42ce qui est annoncé
20:43par les Saoudiens,
20:44c'est un investissement
20:45considérable
20:46de l'ordre finalement
20:47à moyen terme
20:48de ce qui s'est fait
20:49avec Euro Disney
20:50sur d'autres thèmes
20:52complémentaires
20:52et avec des choix
20:53qui seront développés
20:55au fur et à mesure.
20:56Si les Saoudiens
20:56s'engagent
20:57dans cet investissement,
20:58ce n'est pas par hasard.
20:59C'est parce qu'ils savent
21:00que la France
21:00est la porte d'entrée
21:01de l'Europe,
21:02que c'est le pays
21:02qui accueille le plus
21:03de touristement.
21:04Ce parc d'attraction
21:04il se fera ?
21:05Mais moi j'espère
21:06parce que c'est des milliers
21:07d'emplois.
21:07C'est des milliers
21:08d'emplois pour la région
21:09parisienne
21:10et pour des gens
21:10qui ont besoin
21:10de boulot.
21:11Quand j'entends
21:12certaines voix
21:12de bonne conscience
21:14vous expliquer
21:15que ce n'est pas bien
21:16de faire des parcs à thèmes,
21:17enfin,
21:17ils regrettent,
21:18eurodistraient aujourd'hui
21:19et les milliers
21:20d'emplois que ça représente.
21:21Donc moi je suis pour
21:21qu'on se développe,
21:23qu'on soit fiers
21:23que le pays soit
21:24dans les énergies
21:24de conquête
21:25et qu'on aille chercher
21:27aussi des investisseurs.
21:27Nicolas Faurissier,
21:28on va écouter
21:29une auditrice
21:29qui a souhaité
21:30vous interroger
21:31sur la politique
21:32et la course
21:32à la présidentielle.
21:34Oui bonjour,
21:35alors c'est Muriel
21:35de Béziers.
21:37J'aurais une question
21:38à vous poser
21:39monsieur Nicolas Faurissier.
21:40Étant donné
21:41que vous étiez
21:42chez les Républicains
21:43et que vous avez été exclu
21:45du fait que vous faites
21:46partie du gouvernement,
21:47est-ce que vous avez
21:48l'intention
21:49de donner votre voix
21:52à monsieur Rotaillot
21:53pour les présidentielles ?
21:55Voilà, merci de me répondre.
21:57Écoutez, d'abord Muriel,
21:59merci de cette question.
22:00Je n'ai pas été exclu,
22:01j'ai été suspendu
22:03comme mes cinq autres collègues
22:05ministres LR.
22:07Honnêtement,
22:07ça n'a aucune importance.
22:09Moi, ça fait 30 ans,
22:11plus de 30 ans même,
22:12que je me bats
22:12dans ma famille politique.
22:13Je suis un des cofondateurs
22:14de l'UMP
22:16qui maintenant s'appelle
22:16Les Républicains
22:17et j'en suis fier.
22:18La question que vous pensez
22:19de savoir
22:19si vous allez soutenir
22:20monsieur Rotaillot ?
22:21La question c'est
22:22est-ce que nous sommes capables
22:23de nous rassembler ?
22:24Moi, je soutiendrai
22:25celui qui sera
22:26au fond
22:27le point de rencontre
22:29de l'ensemble
22:30des candidats
22:30de la droite
22:31et du centre.
22:32On ne peut pas continuer
22:33à avoir
22:34une espèce
22:34d'éparpillement incroyable
22:35de concurrence
22:36au fond
22:37assez stérile
22:38parce que
22:38derrière les postures
22:40on est...
22:40C'est qui ?
22:42C'est qui pour vous
22:43aujourd'hui ?
22:44C'est qui aujourd'hui
22:45monsieur Rotaillot ?
22:46Je connais très bien.
22:47Au fond,
22:48sur le fond
22:49de ce qu'il faut
22:50pour le pays,
22:50tout le monde
22:51est assez d'accord.
22:52Il y a des nuances.
22:52Ce qu'il faut maintenant
22:53c'est se rassembler
22:54sinon on va avoir
22:54un deuxième tour
22:55entre madame Le Pen
22:56et monsieur Mélenchon
22:57ce que je me refuse
22:59personnellement à accepter.
22:59Se rassembler
23:00autour de qui
23:00monsieur Rotaillot ?
23:01Moi, je pense
23:03qu'il va falloir
23:03le faire assez vite.
23:05Je pense que dire
23:06on attendra Noël
23:07le mois de février
23:08etc.
23:08C'est beaucoup trop tard.
23:09Il faut qu'il y ait
23:10un mouvement de rassemblement.
23:11Il y a des initiatives
23:11qui sont prises
23:13par les uns
23:13ou les autres
23:14en ce moment
23:14mais avant Noël
23:16à mon avis
23:17il faut que nous soyons
23:18capables de nous rassembler
23:19autour d'un candidat.
23:22Vous étiez
23:23au meeting
23:24d'Edouard Philippe ?
23:25Oui, j'y suis allé
23:25parce que je connais
23:26très bien Edouard Philippe
23:27puisque c'est quelqu'un
23:27que j'apprécie énormément
23:29et parce que je voulais
23:30montrer...
23:31Je n'ai pas dit
23:31qu'aujourd'hui
23:32j'avais fait mon choix
23:33donc je ne réponds pas
23:34la question de Muriel
23:34pour l'instant
23:35je n'ai pas fait mon choix
23:36mais je voulais montrer
23:37qu'il était important
23:38y compris de la part
23:39d'un responsable
23:40des Républicains
23:41de donner des signes
23:42de rassemblement.
23:43Vous n'avez pas fait
23:43votre choix
23:44mais celui qui a lu
23:45le placé c'est Edouard Philippe
23:46est certainement
23:46l'un de ceux
23:47qui peut peut-être
23:48le mieux rassembler
23:49aujourd'hui
23:50en tout cas
23:50c'est ce que disent
23:50toutes les études d'opinion.
23:52A quel moment
23:52vous ferez votre choix ?
23:55Personnellement
23:55je le ferai avant Noël
23:58mais je souhaite
23:59que ce soit le cas
24:00de tout le monde
24:01pour qu'on se rassemble
24:02ce qui compte maintenant
24:03c'est d'avoir un candidat
24:04qui aille à la rencontre
24:05des français
24:05et qui leur dise
24:06il y a une alternative
24:08au populisme au pluriel
24:09c'est-à-dire
24:09celui de l'extrême droite
24:10ou celui de l'extrême gauche
24:12à la démagogie
24:13à la facilité
24:14aux mensonges
24:15pour un certain nombre
24:15de propositions
24:16notamment de M. Mélenchon.
24:17Les candidats de la droite
24:18et du centre
24:18ils sont là
24:18les trois candidats
24:19ils sont là
24:20ils ne vont pas changer
24:20l'ordre va a priori
24:21ne pas changer
24:23je pense que nous allons avoir
24:25un phénomène assez naturel
24:26il y a de plus en plus
24:27de voix encore une fois
24:28parlementaires
24:28mais aussi dans l'opinion
24:29les élus locaux
24:33on va passer à l'actualité
24:34des réseaux sociaux
24:35avec vous
24:35Benjamin Gleize
24:36et notamment
24:38les vacances luxueuses
24:39de Mathieu Pigasse
24:40Oui qui s'étale dans la presse
24:41c'est un peu l'une des polémiques
24:43de la semaine
24:43vous l'avez vu sans doute
24:44alors pour ceux qui ne le connaissent
24:45pas rapidement
24:45Mathieu Pigasse
24:46un banquier d'affaires
24:47de gauche
24:48un homme de médias
24:49qui revendique
24:50de mener la bataille culturelle
24:51contre l'extrême droite
24:52notamment par le biais
24:53de Radio Nova
24:54ou encore des Inrocs
24:54qu'il possède
24:55mais voilà
24:56alors contradiction ou pas
24:57la semaine dernière
24:57le canard enchaîné révèle
24:58qu'il a passé des vacances
25:00fastueuses
25:00sur une île des Caraïbes
25:01l'île Moustique
25:0219 nuits facturées
25:04434 000 euros
25:05et puis quelques jours plus tard
25:06avant-hier
25:07c'est Marianne
25:07qui dévoile cette fois-ci
25:08des chiffres concernant
25:09les vacances de sa compagne
25:10un séjour passé
25:11dans un hôtel américain
25:13à plus de 11 000 dollars la nuit
25:14entre-temps
25:15Mathieu Pigasse
25:15s'était expliqué
25:17sur France Inter
25:17on l'écoute
25:18être de gauche
25:19c'est pas faire vœu de pauvreté
25:21on n'est pas de gauche
25:21en fonction de son compte en banque
25:23je continue
25:24ou de ce que l'on possède
25:25on est de gauche
25:26en fonction
25:26et c'est là où je veux venir
25:27de ses valeurs
25:29et en fonction de ses convictions
25:31à nouveau ma vie
25:33on m'a reproché
25:34on dit oui
25:35il dit
25:35il prend le métro
25:36mais oui vous savez
25:37à Paris
25:37je prends le vélo
25:39je me déplace en métro
25:40c'est pas un certificat de pauvreté
25:41c'est pas une vie normale
25:43je peux
25:43cher Benjamin Duhamel
25:44avoir une vie normale
25:45et partir en vacances
25:47c'est pas pour le jeu
25:47il n'existe pas
25:48jusqu'à preuve du contraire
25:49de police des vacances
25:50il n'y a pas au ministère
25:51de l'intérieur
25:52un bureau des vacances
25:53où vous déposez vous
25:54vos vacances
25:55avec qui vous partez
25:56quand vous partez
25:56et où vous partez
25:58Nicolas Fourricier
25:59est-ce qu'on peut être
25:59de gauche
26:00et multimillionnaire
26:02et j'aimerais vous poser
26:02la question
26:03si tout simplement
26:03est-ce qu'on peut être
26:05multimillionnaire
26:05et comprendre
26:07les préoccupations
26:07des français aujourd'hui
26:09vous savez c'est une question
26:10d'attitude personnelle
26:14c'est une question
26:16très très personnelle
26:18vous avez des gens
26:18qui sont très riches
26:20et qui comprennent
26:21parfaitement la vie
26:21de tout le monde
26:22et qui l'ont vécu
26:23d'ailleurs avant
26:24peut-être qu'ils sont
26:24devenus riches un jour
26:25parce qu'ils ont réussi
26:27moi je ne veux pas
26:27rentrer dans ce genre
26:28de considération
26:29au fond tout ce débat
26:31c'est à l'image
26:32de ce qui fait
26:36l'outil principal
26:37d'une certaine gauche
26:38voire d'une extrême gauche
26:39même monsieur Pigasse
26:41c'est à dire
26:41la jalousie sociale
26:42on passe son temps
26:43à regarder
26:44ce que font les uns
26:45les autres
26:45combien ils gagnent
26:46où ils passent leurs vacances
26:48etc
26:48au lieu de se concentrer
26:49sur l'essentiel
26:50qu'est-ce qu'on fait
26:50tous ensemble
26:51pour essayer d'améliorer
26:52la vie de tout le monde
26:53donc il y a un acharnement
26:54aujourd'hui
26:55contre Mathieu Pigasse
26:56c'est votre sentiment
26:57je vous le dis
26:58comme je le pense
26:58on a un débat
27:00qui est négatif
27:01on passe son temps
27:02à critiquer tout le monde
27:03on passe son temps
27:04à regarder ce qui se passe
27:05dans le jardin du voisin
27:06une espèce de jalousie
27:08qui est humaine
27:09mais qui a été exploité
27:10en termes politiques
27:11depuis des années
27:12par une certaine gauche
27:13y compris par le parti socialiste
27:14et qui a créé
27:15un espèce d'état d'esprit
27:17assez désagréable
27:18je trouve dans ce pays
27:18je voudrais qu'on retrouve
27:19une démarche plus positive
27:21plus
27:22plus
27:23soyons ensemble
27:24le monde est extrêmement concurrentiel
27:26le monde est extrêmement brutal
27:27et nous on continue
27:28à avoir ce genre de débat
27:29mais non
27:30il faut regarder ce qui se passe
27:31chez nos voisins
27:31dans les autres pays du monde
27:33et faire équipe de France
27:34pour aller gagner
27:34y compris des parts de marché
27:36merci monsieur le ministre
27:37Nicolas Faure ici
27:38était notre invité
27:38ministre délégué
27:39chargé du commerce extérieur
27:40et de l'attractivité
27:41on se retrouve dans un instant
27:42pour la vérité en face
27:44et auparavant
27:44il y a le journal
27:45bien sûr