- il y a 2 jours
Tous les matins à 7h42, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.
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00:00C'est évidemment une matinale où on se pose énormément de questions.
00:03Ce qu'il s'est passé, ce qu'il pourrait à nouveau se passer et qui est responsable.
00:07Après un week-end de violence, quelle réponse politique avec vous, Franck Alizio ?
00:12Bonjour, vous êtes député RN des Bouches-du-Rhône.
00:15Tout à l'heure, je le disais, je recevrai les maires de gauche de Marseille et de Lyon
00:18qui seront mes invités à 8h30.
00:21Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a remis sa démission à Emmanuel Macron
00:26mais Emmanuel Macron l'a refusé.
00:28Ma première question, Franck Alizio, l'auriez-vous accepté ?
00:31Aurait-il fallu l'accepter ?
00:33Je pense que le président aurait dû l'accepter.
00:36Nous l'avons réclamé d'ailleurs.
00:38C'est vraiment tirer les conclusions immédiates de ce qui s'est passé.
00:42Il ne peut pas avoir fait...
00:43On dit toujours...
00:44D'ailleurs, c'est le résultat de tout ce qui se passe.
00:46C'est la déresponsabilisation générale de tout le monde.
00:49Il faut qu'il y ait un responsable.
00:50Il faut qu'il y ait une ultime responsable.
00:52Là, c'est le ministre de l'Intérieur par définition.
00:54Le fait que le ministre de l'Intérieur soit maintenu à son poste,
00:57est-ce que c'est en quelque sorte cautionner
01:00la façon dont, y compris les forces de l'ordre elles-mêmes
01:05disent avoir été dépassées ?
01:07Notre journaliste, Police Justice, disait tout à l'heure dans le journal
01:10qu'elle avait entendu que nos reporters sur le terrain
01:14avaient entendu des CRS cette nuit encore à Paris
01:16dire à leur propre chef,
01:18« Chef, nous ne sommes pas assez. »
01:20Mais c'est un aveu d'impuissance de plus.
01:24C'est de partout que tout le monde a été dépassé.
01:28Chez moi, à Marseille,
01:29le maire a beau jeu aujourd'hui de dire
01:31« J'avais averti, personne n'avait averti. »
01:33La veille, nous avions un conseil municipal.
01:35Il aurait dû justement confier à la représentation municipale.
01:38C'était l'occasion de dire
01:39« J'ai demandé des renforts à l'État. »
01:42Rien du tout.
01:43Il y a eu un éloge des manifestants
01:45en disant « Demain, ce qui va se passer, c'est très bien. »
01:47Tout le monde va s'exprimer, etc.
01:48Il a fallu que je reprenne la parole en tant que leader de l'opposition
01:50en disant « Je pense surtout à nos policiers,
01:53à nos gendarmes, à tous ceux qui vont être sur le terrain. »
01:55Donc évidemment que personne ne s'en a inquiété,
01:57une fois de plus.
01:58Et cette fois-ci, tout Marseille a été touché.
02:01Le chiffre des 30 000 pilleurs,
02:03moi j'y crois pour le coup.
02:04Je précise que Benoît Payan...
02:06C'est le chiffre de la préfecture.
02:07C'est important juste de se donner un instant là-dessus.
02:09La préfecture des Bouches-du-Rhône
02:11estime qu'il y avait 30 000 émeutiers et pilleurs.
02:15Le maire de la ville remet en cause ce chiffre.
02:18Vous, Franck Alizio, député des Bouches-du-Rhône,
02:20vous estimez que les 30 000 pilleurs,
02:22c'est un chiffre qui vous paraît juste.
02:24Oui, je vous rappelle que sur la superficie,
02:26nous sommes deux fois supérieurs à Marseille.
02:28Que le bassin d'habitants, c'est 2 millions d'habitants,
02:31puisqu'en réalité, c'est toutes les Bouches-du-Rhône.
02:32Et pour la première fois dans ma ville,
02:34c'est ce qui me fait penser que ce chiffre est bon,
02:35pour la première fois dans ma ville,
02:37tous les quartiers ont été touchés.
02:38C'est-à-dire que l'Est de Marseille...
02:40Pour aller dans l'Est de Marseille,
02:41il faut prendre l'autoroute, carrément.
02:42Eh bien, dans l'Est de Marseille, il y a eu des pillages.
02:44Ça ne s'était jamais produit.
02:46À 50 mètres de chez moi, dans les hauts de la rue Paradis,
02:49jamais il n'y avait eu des pillages dans ce coin de Marseille.
02:51Il y a eu des pillages.
02:52Ça ne s'est pas cantonné au centre de Marseille
02:55comme pendant l'épisode de Naël.
02:56Ça a été de partout dans Marseille.
02:58Donc malheureusement, je crois...
02:59On a beaucoup parlé à Marseille de forces de police en sous-effectif.
03:02Manifestement, il y a eu beaucoup de problèmes.
03:03Mais qu'on comprenne vraiment qu'il n'y a pas assez de policiers.
03:06Il y a eu un problème de plan général, de stratégie, de tactique.
03:09Je veux dire, c'est quoi techniquement le problème, en fait ?
03:12Pour le coup, je pense, les deux.
03:14Lorsque la police recule, c'est qu'il y a un problème tactique,
03:17c'est qu'il y a un problème d'ordre,
03:18c'est qu'il y a un problème de stratégie, de donneur d'ordre.
03:21Alors, et il y a aussi cette question,
03:23je l'ai dénoncé déjà pendant la campagne municipale,
03:25dont le slogan était Marseille en ordre, c'est pas pour rien.
03:28Il n'y a pas assez, oui.
03:29Il y a aujourd'hui, à Marseille, encore moins de policiers qu'en 2016.
03:34Il y a eu un rattrapage, mais il y a toujours moins de policiers qu'en 2016.
03:37C'est dire la gravité de la situation.
03:39Vous dites le chiffre de 30 000, vous, vous paraît cohérent
03:42avec ce que vous avez vu ou su.
03:45De qui s'agit-il ?
03:46Est-ce que ce sont des Marseillais qui étaient eux-mêmes les émeutiers ?
03:49Est-ce que ce sont des gens qui sont venus de la région ?
03:51Est-ce que vous avez des informations, des observations ?
03:55Il n'y a pas d'informations, mais ce que j'ai pu constater,
03:57c'est la conjonction, encore une fois,
03:59entre des émeutiers professionnels,
04:02l'extrême gauche, les black blocs.
04:04On peut oublier que Marseille, malheureusement,
04:05a cette réputation d'être la capitale en antifac.
04:07Dans certains quartiers, on peut aller de partout dans Marseille,
04:10y compris dans les quartiers.
04:10Dans certains quartiers, moi, je ne pourrais pas aller,
04:12parce que véritablement, c'est l'extrême gauche qui les tient.
04:15Et puis, il y a évidemment, on appelle ça des pilleurs,
04:17on appelle ça des délinquants, de la racaille,
04:19enfin bref, qui est venu, on appelle ça des voleurs,
04:22des pilleurs d'opportunités.
04:23Enfin, je trouve ça choquant.
04:24Évidemment, ce sont des gens qui sont venus faire leur marché.
04:28Et on précise d'ailleurs que la nuit dernière,
04:29les pillages se sont poursuivis,
04:31pillages, destruction de boutiques à Paris,
04:34alors qu'il n'y avait eu aucune manifestation avant,
04:36ce qui montre effectivement aussi une décorrélation.
04:39Jérémy et Vincent sont en direct avec nous.
04:41Bonjour Jérémy.
04:43Jérémy, je crois que vous êtes vous-même commercial à Rennes.
04:48Quel est votre regard sur ce qui s'est passé ce week-end ?
04:51Tout à fait.
04:51Alors, tout d'abord, un gros soutien à tous les commerçants,
04:55artisans et salariés, fonctionnaires
04:57qui ont été un peu traumatisés ce week-end.
04:59Pour tout vous dire, j'ai 30 ans.
05:00Il y a 15 ans, je votais plutôt extrême gauche
05:02et à droite depuis quelques années.
05:04Donc, ça me permet d'avoir beaucoup d'amis et de médias
05:07que je suis un petit peu de tout horizon.
05:08Et ce qui m'a choqué, c'est que ce week-end,
05:10sur les réseaux sociaux, quand on fait un peu le tour,
05:13il y a deux frontes irréconciliables.
05:15La première qui, justement, va soutenir les manifestations,
05:18va être très arrangeant envers les casseurs
05:21qui vont les justifier en réponse d'une violence institutionnelle.
05:25Et de l'autre côté, un soutien total aux commerçants
05:28et pour le coup, qui vont condamner fermement les actes,
05:32voire être un peu plus extrêmes que ça.
05:34Donc, moi, mon inquiétude, c'est vraiment qu'aujourd'hui,
05:36on a deux Frances irréconciliables
05:38qui ont chacune leur média, chacune leur point de vue
05:41et qui vont s'endoctriner les unes les autres.
05:43Vous en êtes où, d'ailleurs, là-dessus, Jérémy ?
05:45Attendez, Emmanuel, Emmanuel.
05:46Moi, j'ai une question et qui vaut aussi pour Franck Alizio.
05:48C'est-à-dire que quand on voit le climat social actuel,
05:51quand on voit par ailleurs le climat financier,
05:53la pression des marchés, on se dit
05:54mais comment on va tenir encore six mois jusqu'à la présidentielle ?
05:59La question, c'est est-ce qu'il ne faut pas avancer l'élection présidentielle ?
06:01Franck Alizio ?
06:02Déjà, moi, je pense aussi aux commerçants,
06:04ceux qui ont tout perdu déjà,
06:06ce qu'il faut voter en urgence demain,
06:08c'est une loi avec le principe du casseur-payeur.
06:11Voilà, on va passer du casseur-payeur au casseur-payeur.
06:14Ce n'est pas normal que demain,
06:15on va encore avoir comme conséquence,
06:17que ce soit Nicolas, Franck, Apolline,
06:19qui paient,
06:20plutôt que celui qui a cassé.
06:23Donc, c'est juste impensable qu'on arrive à ça.
06:26Jérémy, il y a un point que vous avez dit,
06:28vous avez parlé de la démocratie,
06:29vous dites vous-même que vous venez plutôt de la gauche,
06:31qu'aujourd'hui, vous votez plutôt à droite.
06:32Est-ce que vous vous dites,
06:34aujourd'hui, ce sont deux façons de vivre notre pays
06:38qui ne peuvent plus se parler ?
06:39C'est-à-dire, vous-même, vous avez gardé,
06:41dites-vous, les réseaux sociaux que vous suiviez
06:44lorsque vous étiez plutôt électeur de gauche,
06:46les nouveaux que vous suivez aujourd'hui
06:47en étant plutôt électeur de droite.
06:49Est-ce que vous avez l'impression que ce sont deux Frances
06:51qui se tournent le dos,
06:52qui s'opposent aujourd'hui ?
06:53C'est complètement ça.
06:55C'est complètement ça.
06:55Aujourd'hui, justement, sur les médias de gauche,
06:57on a tendance à montrer uniquement les vidéos
07:00de manifestants qui ont applaudi les pompiers
07:02ou de policiers, de CRF qui ont charvé
07:06et les médias de droite, justement,
07:07qui ont montré les casseurs,
07:08qui ont montré les pompiers attaqués.
07:11La vérité est quelque part entre les deux,
07:12si vous voulez,
07:13mais aujourd'hui, personne,
07:14et j'entendais M. Le Chiffre
07:16qui parlait justement d'avancer,
07:17pourquoi pas, les élections présidentielles,
07:20mais qui, aujourd'hui,
07:21apporte un discours de nuance
07:23et qui va justement piocher un petit peu des deux ?
07:25Il n'y a personne.
07:26On fait de la récupération des deux cas.
07:29Jérémy, restez avec nous.
07:30Il y a aussi Vincent qui, lui, nous appelle de l'ISER.
07:32Vous êtes à Bourgouin-Jolieu.
07:33Bonjour, Vincent.
07:37Commerçant, commerçant.
07:38D'abord, est-ce que vous avez été touché
07:39et est-ce que vous estimez
07:40qu'il faut prendre de nouvelles mesures ?
07:43Aussi, je me projette dans les prochains jours,
07:44il y a une journée à nouveau de mobilisation,
07:47par exemple le 5 novembre,
07:48mais quand on voit que les pillages
07:48se sont poursuivis encore hier,
07:50c'est-à-dire au lendemain des manifestations,
07:52à vos yeux,
07:52qu'est-ce qu'il faut prendre comme décision ?
07:55C'est un minimum de prendre des décisions fermes
07:57et définitives pour éviter les nouveaux pillages.
07:59Quand je vois ce qui s'est passé hier
08:01et ce qui s'est encore passé cette nuit,
08:03sachant qu'on a eu l'exemple de samedi,
08:04nous, on était en ville,
08:07uniquement pour de la balade,
08:08pas pour les manifs.
08:09Quand on a vu l'état de Lyon en quelques heures,
08:14alors que tout était pré-annoncé,
08:16je me demande pourquoi ça n'a pas été vu en amont,
08:19sachant qu'aujourd'hui,
08:20il me semble qu'on a quand même des moyens
08:22de communication plutôt aisés.
08:24Ils y arrivent via leur réseau WhatsApp
08:26et nous, on n'a rien pu faire.
08:27Je suis vraiment désolé pour tous ces commerçants
08:30qui ont tout perdu, toute leur vie,
08:32parce que je suis commerçant,
08:33j'ai tout mis dans mon commerce
08:35pour arriver à faire vivre ma famille.
08:36Si ça m'arrive, c'est foutu.
08:38Et puis les gens ont dommage collatéral.
08:41Quand vous avez une voiture qui a été brûlée
08:43lors d'une manif,
08:43les assurances ne prennent pas en charge.
08:45Ces gens-là viennent de l'acheter,
08:46ils ont peut-être un crédit,
08:47mais vous vous rendez compte,
08:47ça va plus loin.
08:48Donc moi, quand je vois certains partis politiques
08:50qui sont en train de cautionner encore ça,
08:52c'est une honte.
08:53Le pays, franchement, va très très mal.
08:55Franck Alizio, quand vous entendez Vincent,
08:57qui dit aussi la question de la responsabilité politique,
08:59la question de la démocratie,
09:00comme la pose Jérémy.
09:02Un, est-ce qu'il faut un état d'urgence ?
09:04Certains le demandent à droite,
09:05comme Bruno Retailleau,
09:06pour pouvoir davantage maîtriser,
09:08effectivement,
09:09et prendre des décisions de maintien de l'ordre.
09:11Et est-ce que vous estimez
09:12qu'il y a une responsabilité politique
09:14des partis d'extrême-gauche ?
09:15Il faut déjà appliquer tout le spectre
09:17des lois qui sont à disposition du gouvernement.
09:21Il faut ensuite utiliser d'autres outils.
09:23Pourquoi pas le couvre-feu ?
09:24Pourquoi pas l'état d'urgence ?
09:25Mais tout à l'heure,
09:26Emmanuel Lechiffre posait aussi
09:27également une question.
09:28C'est qu'il faut une autorité,
09:30une légitimité politique.
09:32Le drame, c'est que,
09:33et là-dessus,
09:34les macronistes,
09:35comme LFI ont été complices
09:37depuis des années,
09:38ils ont empêché
09:39une véritable alternance
09:40dans ce pays,
09:41une véritable majorité.
09:43Il n'y a pas de majorité.
09:44Le gouvernement n'a pas de majorité.
09:46Il n'y a pas de soutien populaire.
09:47Évidemment que ça complique
09:48son travail sur le terrain.
09:49Je redonne une information.
09:50Hier, le maire de Lyon,
09:53Grégory Doucet,
09:54s'est rendu sur les lieux,
09:57j'allais dire du drame,
09:58un lieu très symbolique
09:59qui a été ce lieu du tourisme
10:03qui a été brûlé
10:04sur la place Belcourt
10:05et il a été interpellé,
10:07hué par des habitants
10:08qui étaient présents
10:08et qui estimaient
10:09qu'il avait une forme
10:10de responsabilité
10:10lui disant
10:11c'est vous qui avez aussi
10:12fait alliance avec LFI
10:13et ils l'ont hué.
10:15Il y a aussi ce message politique
10:17d'un certain nombre de Français.
10:18Énormément.
10:18Mais d'ailleurs,
10:19parce que c'est très bien
10:20que Manu a raison peut-être
10:21pour avancer l'élection présidentielle
10:23mais ça n'arrivera pas
10:23donc ça ne sert à rien d'en parler.
10:24C'est le président qui décide.
10:25En revanche, ce qui est sûr
10:26c'est qu'hier,
10:26le président de la République
10:27aurait pu ordonner
10:28l'état d'urgence
10:28et qu'il ne l'a pas fait.
10:29Je précise que
10:30ce n'est pas si compliqué
10:31d'ordonner un état d'urgence.
10:32Jacques Chirac l'a fait.
10:33Ce n'est pas un truc
10:33si énorme que ça.
10:34Ça se produit relativement
10:35régulièrement sous la Vème République.
10:37Vous, vous ne l'auriez pas fait
10:38ou vous l'auriez fait au pouvoir ?
10:40Je pense qu'on aurait utilisé
10:41tout ce qu'on a à notre disposition.
10:44Donc l'état d'urgence,
10:44vous l'auriez mis en place ?
10:45L'état d'urgence est un outil évidemment.
10:47Maintenant, le problème
10:47c'est qu'après,
10:48il faut le tenir l'état d'urgence.
10:50A-t-on les moyens ?
10:52On a les moyens.
10:54Il n'y a jamais eu
10:55la volonté politique
10:56et cette volonté politique
10:57aujourd'hui,
10:57elle est en plus entamée
10:58par la légitimité politique.
11:00Il faut très vite
11:01avoir
11:03une présidente
11:04relégitimée,
11:06une assemblée
11:07relégitimée
11:07avec une majorité absolue.
11:08Aujourd'hui,
11:09seule Marine Le Pen
11:10et on peut étudier
11:11la carte politique,
11:12seule Marine Le Pen
11:13peut avoir une majorité absolue
11:14et c'est cette majorité absolue
11:15à l'Assemblée,
11:16au gouvernement
11:17qui peut donner
11:18de l'autorité
11:19pour rétablir l'ordre.
11:20Nous sommes aujourd'hui
11:21le parti de l'ordre,
11:22elle est la candidate de l'ordre.
11:24Il est temps
11:24de remettre les choses
11:26en nombre de ce pays.
11:26Je le rappelle,
11:27vous êtes député RN
11:28des Bouches-du-Rhône.
11:29Tout à l'heure,
11:29à 8h30,
11:30le maire de Marseille,
11:31maire socialiste Benoît Payan
11:32sera mon invité
11:33ainsi que le maire écologiste
11:36de Lyon.
11:37Encore un mot juste
11:38avec vous,
11:38Jérémy et Vincent.
11:40Jérémy,
11:40j'entends votre inquiétude
11:41sur le plan démocratique
11:43aussi,
11:43tout simplement du...
11:44J'allais même dire,
11:45on n'est même plus
11:45dans le vivre ensemble,
11:46on est dans le fait
11:46de pouvoir se parler
11:47les uns les autres.
11:49Vous votez,
11:49vous votez à droite,
11:50avez-vous dit ?
11:51Est-ce que vous savez déjà
11:52pour qui vous allez voter,
11:53Jérémy ?
11:54Aucune idée,
11:55aucune idée.
11:56Pour l'instant,
11:57justement,
11:57ayant ce passif
11:58un petit peu de gauche,
11:59j'ai encore quelques...
12:00Voilà,
12:01quelques...
12:02J'ai encore quelques...
12:03Mais pour le coup,
12:05aucune idée pour l'instant
12:05et c'est pour ça que,
12:07vu le climat de tension,
12:08avancer les élections,
12:09je pense,
12:09ne plongerait qu'encore plus
12:11rapidement la France
12:12dans le chaos.
12:13Et vous,
12:13Vincent ?
12:14Et vous,
12:14Vincent ?
12:17Vincent,
12:17est-ce que vous m'entendez ?
12:18Oui,
12:18je vous entends très bien.
12:20Et vous ?
12:20Moi,
12:20je vous ai,
12:21oui,
12:21à droite.
12:22Aujourd'hui,
12:23je ne peux plus passer
12:23de l'autre côté.
12:24J'ai vu trop de choses.
12:26Écoutez,
12:26les images sont explicites.
12:28Arrêtons de se voiler la face.
12:30Vous avez vu les dernières vidéos
12:31de cette nuit,
12:32de cette nuit,
12:32je ne parle pas de samedi,
12:33de cette nuit à minuit.
12:35Vous avez des gens
12:35qui arrivent par groupe
12:36de 10-20,
12:37qui rentrent dans les magasins.
12:38Tout le monde est autour.
12:39En plus,
12:39cette image,
12:40pour moi horrible,
12:41avec le téléphone,
12:42c'est devenu une arme.
12:43Et tout le monde fume.
12:45Personne ne fait rien.
12:46Vous avez de temps en temps
12:47un citoyen courageux
12:48qui y va,
12:49mais ce citoyen,
12:50il risque sa vie.
12:51Et effectivement,
12:52on a vu des scènes
12:52où ils se font littéralement
12:53balayer tabasser.
12:55Merci à tous les deux
12:55pour vos témoignages
12:56et vos réactions.
12:57Jérémy et Vincent
12:58on poursuit évidemment
12:58cette matinale spéciale
13:00où on vous donne
13:00plus que jamais la parole.