00:00RMC 7h43, bon réveil à tous.
00:02A 10h ce matin, les ministres de l'intérieur des 27 se parlent en urgence.
00:07Après l'arrivée massive de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta, dans le nord du Maroc,
00:13l'Europe va-t-elle s'unir ou va-t-elle se déchirer ?
00:19Bonjour, Louis Alliot.
00:21Bonjour.
00:21Merci d'être avec nous sur RMC, RMC Story.
00:24Vous êtes le maire RN de Perpignan, le 30 juillet dernier, Louis Alliot.
00:28Des dizaines de milliers de personnes ont franchi légalement la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta.
00:34Au moins 72 de ces migrants sont morts, d'après Madrid.
00:38Et l'Europe se déchire.
00:39Pedro Sanchez dénonce l'égoïsme de ses pardonnaires.
00:4222 pays menés par l'Italie, le Danemark, réclament le durcissement des règles.
00:47Les ministres de l'intérieur des 27 se parlent donc ce matin à 10h.
00:52Louis Alliot, la quasi-totalité de ces entrants, de ces migrants, ils étaient plus de 60 000.
00:57ont été renvoyés au Maroc en quelques jours.
01:00Le système a donc fonctionné.
01:03Écoutez, d'abord, l'immigration, ça le prouve, c'est le drame de tous ceux qui meurent en Méditerranée
01:09en toute connaissance de cause depuis maintenant plus d'une dizaine d'années
01:14sans que les gouvernements européens aient pris, qu'on le veuille ou non,
01:18les mesures dans les pays d'origine pour stopper cette immigration.
01:22Ils sont donc comptables des morts en Méditerranée.
01:25La deuxième chose, c'est que nous sommes en espace européen.
01:28Le fameux accord de Schengen est que chaque pays qui a une frontière extérieure
01:33est responsable de l'entrée et de la sortie et du contrôle de ces frontières.
01:38Sauf à Ceuta, je précise, Louis Alliot.
01:41– Sauf à Ceuta, mais le Ceuta n'est pas consterné par l'Espagne.
01:44– Oui, d'accord, mais il n'en demeure pas moins que c'est un territoire espagnol
01:47et que l'Espagne doit donc contrôler ses frontières.
01:52D'ailleurs, la meilleure preuve, c'est que le roi d'Espagne lui-même,
01:55dont vous savez qu'il n'a aucun rôle, on va dire, décisionnel en Espagne,
01:59a fait quand même un communiqué pour dire que ça ne devrait pas se renouveler
02:03et que l'Espagne devait garder ses frontières.
02:05Ça veut bien dire qu'il y a un problème avec l'Espagne et ses frontières,
02:08surtout après la vague de régularisation de 500 000 immigrés clandestins
02:14par le gouvernement Sanchez.
02:16On voit bien qu'il y a là un point d'entrée en Europe
02:20de l'immigration clandestine et de l'immigration incontrôlée.
02:24Et donc, c'est normal qu'un certain nombre de pays européens
02:27s'inquiètent de l'attitude du gouvernement de M. Sanchez
02:30par rapport à l'immigration.
02:32– Jordan Bardella demande la suspension immédiate de l'Espagne,
02:35de l'espace Schengen, sauf que cette procédure,
02:39elle n'existe pas dans le droit européen.
02:41Donc vous demandez quelque chose d'impossible ?
02:43– Écoutez, c'est en tout cas une mesure que les gens souhaitent,
02:46je peux vous dire, sur le terrain.
02:47Si l'Espagne n'est pas capable de respecter les accords de Schengen,
02:50il faut bien qu'elle en soit, en quelque sorte, isolée.
02:54Alors il y a deux manières de l'isoler.
02:56Soit tous les pays d'Europe la suspendent de l'espace Schengen,
02:59soit nous rétablissons, nous Français, les frontières avec l'Espagne.
03:04Et moi, à Perpignan, vous le savez, je suis une ville frontalière,
03:08en tout cas à quelques kilomètres.
03:10Ça a été renforcé, justement, en raison de la crise de Ceuta.
03:14Mais on voit bien que nos frontières sont des passoires.
03:17Et malheureusement, nous avons affaire depuis maintenant des années…
03:21– Tous les migrants de Ceuta, Louis Alliot, tous les migrants de Ceuta sont rentrés au Maroc.
03:25– Oui, oui, non mais heureusement, parce que s'il avait fallu encore…
03:27– Il n'y a pas eu de passoire, là, dans ce cas-là.
03:29– Oui, mais tous les jours, cher monsieur, tous les soirs,
03:33notre police aux frontières arrête ici, par exemple, dans les Pyrénées-Orientales,
03:37à peu près une cinquantaine de gens, quelquefois plus, tous les jours, tous les soirs.
03:42Et les petits ruisseaux faisant les grandes rivières,
03:44tous ces gens-là arrivent dans un pays qui n'a pas de travail,
03:47qui n'a pas de logement et qui est déjà en faillite sociale grave.
03:51Et on voit bien que tout cela aggrave les problèmes économiques, sociaux et humains.
03:55Donc si on veut continuer en disant tout va bien, madame la marquise,
03:58et on continue comme avant, allons-y.
04:00Ça, c'est votre opinion, ce n'est pas la mienne.
04:01– Louis Alliot, Jordan Bardella demande l'exclusion de l'Espagne de l'espace Schengen.
04:06Marine Le Pen n'a pas repris cette demande.
04:09Est-ce qu'il y a deux lignes différentes au RN ?
04:11– Écoutez, elle n'a tellement pas repris sa demande qu'elle a retweeté son tweet.
04:15Il y a deux choses.
04:16Il y a la demande que Jordan Bardella, à l'Europe, en tant que député européen,
04:21a fait, dans le cadre d'ailleurs de notre groupe au Parlement européen.
04:25Et puis il y a ceux que nous désirons, nous,
04:27que nous défendrons à l'élection présidentielle avec Marine,
04:29c'est-à-dire que l'espace Schengen doit être réservé aux nationaux européens
04:33et pas aux étrangers qui, parce qu'ils passent la frontière espagnole,
04:37peuvent circuler partout en Europe sans qu'il y ait le moindre problème.
04:40Parce qu'évidemment, à ce moment-là, c'est le guichet social qui est privilégié
04:46et les gens viendront en France parce que c'est en France
04:48où on donne le plus de prestations sociales à des gens qui n'auraient rien à faire chez nous.
04:52– Marine Le Pen, effectivement, demande de réserver le libre passage des frontières
04:55au sein de l'Union européenne aux seuls citoyens européens.
04:58Mais alors on contrôle tout le monde ?
05:00On fait comment la différence entre un citoyen européen et un autre ?
05:02Écoutez, il y a des cartes d'identité quand même.
05:04– Donc on rétablit tous les contrôles, on contrôle systématique.
05:07– Je vous signale que ces contrôles, normalement, ils existent déjà.
05:10Ils existent déjà.
05:12Quand vous arrêtez quelqu'un, par exemple, à Perpignan,
05:15qui n'est pas français, qui n'est pas européen
05:17et qui n'a pas de titre de séjour, il faudrait peut-être le renvoyer.
05:21Mais comme on renvoie personne, on est obligé de le subir, en quelque sorte.
05:26Alors il y a ceux qui se comportent bien, pas très nombreux,
05:29puis il y a ceux qui se comportent mal, un peu plus nombreux.
05:31Et c'est ceux, malheureusement, à quoi notre police et nos services sociaux
05:35ont à contrôler tous les jours.
05:37– Louis Alliot, soyons réalistes, vous le savez bien,
05:39moi, la dernière fois que j'ai été soumis à un contrôle d'identité,
05:43je ne m'en souviens même pas.
05:44Enfin, ces contrôles d'identité, ils n'existent pas, Louis Alliot.
05:48– Mais peut-être que, excusez-moi tout ce que l'on voit…
05:51– Quand je prends ma voiture, je traverse la France.
05:53Vous savez très bien, Louis Alliot, vous vivez aussi
05:56quand je traverse la France pour aller en vacances.
05:58– Mais parce que le laxisme est généralisé,
06:02et que le jour où un gouvernement tapera du poing sur la table
06:05et rétablira un certain nombre de règles,
06:08mettra dehors les gens qui n'ont rien à faire chez nous,
06:10notamment les OQTF, etc., etc.,
06:11vous verrez que les choses iront bien mieux.
06:13La preuve, c'est que dans l'Europe aujourd'hui,
06:15on est minoritaire, puisqu'il n'y a que la France,
06:17l'Espagne, la Slovénie, le Portugal,
06:19qui demandent à avoir de la solidarité avec l'Espagne, etc.
06:22mais que vous avez tous les autres pays européens
06:25qui sont contre nous,
06:26parce qu'ils trouvent que la France, l'Espagne, le Portugal
06:29sont des pays laxistes en la matière.
06:31Donc il va bien falloir arrêter le laxisme en la matière.
06:34Et ça, ce sera les élections présidentielles d'avril 2027.
06:37– Une dernière question, Louis Alliot.
06:39Vous allez vous pourvoir en cassation
06:40dans l'affaire des assistants parlementaires européens au Front National.
06:43Je rappelle que… – Ça y est, c'est fait, oui.
06:45– Oui, d'accord.
06:46Vous avez été condamné à un an de prison
06:47et deux ans d'inéligibilité.
06:48Le tout avec sursis.
06:49– Avec sursis, voilà.
06:50– Absolument.
06:50Et vous allez vous pourvoir en cassation, donc ?
06:53– Bah oui, c'est une voie de recours naturelle,
06:56judiciaire, qui permet à chacun de pouvoir se défendre.
06:59– Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
07:01– Merci.
07:01– Louis Alliot, maire RN de Perpignan.
07:04Merci d'avoir été avec nous sur RMC et RMC Story.
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