00:00Good morning business, parole de patron.
00:03C'est Olivier Guibaud qui est avec moi, président d'Office Nature.
00:06Bonjour.
00:06Bonjour.
00:07Bienvenue dans la matinale de l'économie.
00:08Alors, Office Nature, c'est le tout nouveau nom de votre entreprise,
00:13fruit du rapprochement entre le laboratoire Science & Nature
00:16et la société Nature & Stratégie.
00:18C'est bien ça ?
00:19Absolument.
00:19Vous nous rappelez un petit peu cette consolidation,
00:22comment ça s'est passé cette année ?
00:23Écoutez, une année un petit peu particulière,
00:26puisqu'effectivement, deux entreprises familiales historiquement pionnières.
00:30Oui, vous êtes avec votre frère, c'est ça ?
00:32Je suis avec Antoine, mon frère, absolument.
00:34Donc, ces deux entreprises pionnières dans le monde de la cosmétique
00:38et des produits d'entretien écologiques
00:41se rapprochent pour des raisons d'évidence,
00:45de situation géographique, de complémentarité, de marque.
00:48Et donc, c'est une année marquante
00:50qui, effectivement, lance l'aventure Office Nature.
00:56Aux cosmétiques bio, produits d'entretien, vous l'avez dit,
00:59qui sont distribués comment ?
01:00Dans des magasins bio, dans la grande distribution ?
01:02On en est où, là ?
01:03Alors, on en est à différents endroits.
01:06On a, en interne, créé une boussole pour s'y retrouver, justement,
01:10puisque les produits partent d'un premier savoir-faire industriel.
01:14Donc, ça, c'est un premier point important
01:15dans la synergie et la complémentarité.
01:18Et une forme de complémentarité commerciale
01:21qui nous permet d'être présent sur différents canaux de distribution,
01:25à commencer par, historiquement, la vente à domicile,
01:27mais également les réseaux spécialisés bio, mais pas que.
01:31On est présent en institut de beauté,
01:33on est présent sur le marché de l'hygiène professionnelle,
01:36et on est présent sur différents marchés
01:38pour accompagner des marques
01:40pour lesquelles nous fabriquons à façon,
01:43en mettant à disposition un savoir-faire
01:47de recherche et développement et industriel.
01:49Alors, justement, sur les sites,
01:51il y en avait un dans les Deux-Sèvres,
01:52un dans le Maine-et-Loire.
01:53L'idée, c'est de rassembler tout ça, j'imagine ?
01:55Oui, l'idée, c'est qu'en fait,
01:57on est sur quatre sites qui sont très, très proches géographiquement.
02:00On parle de quelques dizaines de kilomètres,
02:03donc on a cette chance.
02:04Et on est, effectivement, à cheval sur deux départements,
02:07le Maine-et-Loire et les Deux-Sèvres,
02:08sur deux régions différentes,
02:10mais sur un même bassin,
02:12un même bassin culturel, j'ai envie de dire,
02:14un même bassin géographique.
02:14Vous avez donc des ambitions
02:17avec cette opération de consolidation.
02:19Le chiffre d'affaires aujourd'hui,
02:21c'est autour de 67 millions d'euros.
02:23L'idée, en 2030, c'est de le faire monter quoi ?
02:25Un tiers, à peu près ?
02:26Oui, l'idée, c'est toujours d'essayer de progresser,
02:30d'avoir des ambitions qui sont légitimes, je pense,
02:32mais dans un monde toujours plus incertain et volatile,
02:36c'est important de fixer un cap.
02:38Après, le chemin, il est en cours de préparation, on va dire.
02:44450 salariés avec ce rapprochement,
02:45vous en êtes là à peu près.
02:46Est-ce que dans des situations comme ça,
02:47il y a des doublons ?
02:48Ou est-ce que finalement,
02:49vous allez réussir à garder tous les effectifs
02:51avec cette opération-là ?
02:53Alors, on a la chance,
02:54dès le départ des discussions
02:56entre les dirigeants,
02:59avec Samuel et avec Antoine,
03:01de finalement constater que cette complémentarité
03:05nous permet de repartir sur une nouvelle dynamique
03:12sans volonté de suppression de postes spécifiques.
03:18Après, dans ce type de rapprochement,
03:21il y a toujours des personnes qui se satisfont ou pas
03:25des rapprochements, des changements qui incombent à chacun.
03:29Mais globalement, c'est plutôt une démarche offensive
03:32pour apporter du plus.
03:34Et donc, ce n'est pas du tout défensif.
03:36L'idée, c'est de monter un champion de la cosmétique bio,
03:40un champion du produit d'entretien bio.
03:42Parce que face à vous, il y a Nature,
03:44c'est Jean-Zac, c'est NetEssence, c'est SoBio.
03:47C'est ça, l'idée ?
03:48C'est contrer la concurrence,
03:50faire un gros groupe français,
03:52je dirais même peut-être à la suite,
03:54jusqu'à dire européen à un moment ?
03:56Oui, alors l'idée, c'est déjà de faire les choses bien,
03:59de faire les choses qu'on aime faire,
04:01avec de l'innovation, avec de la technicité.
04:05Et déjà, de consolider les positions en place.
04:09Et effectivement, il y a différents acteurs sur le circuit.
04:12Alors, peut-être un peu moins dans la démarche
04:15de produits certifiés.
04:17Les cosmétiques bio ont souffert ces dernières années.
04:20Donc, il y a une espèce de prime à la taille
04:23qui se dessine pour être plus fort sur les différents canaux,
04:26pour être plus fort en termes d'innovation.
04:28Mais l'ambition, elle est surtout de sortir de l'Hexagone
04:32et d'être plus fort en dehors de la France.
04:34Pour rappel, les cosmétiques,
04:37c'est le deuxième poste contributeur à la balance commerciale.
04:41Et donc, il faut juste sortir de France
04:43pour en profiter et s'en apercevoir.
04:46Et donc, il y a de fortes ambitions à l'export.
04:47Alors, justement, quels sont les enjeux de votre secteur
04:50de la cosmétique bio ?
04:52La concurrence, c'est quoi ?
04:53Est-ce que vous souffrez de la concurrence asiatique, par exemple ?
04:55Est-ce que le bio souffre chez nous
04:57de la même façon que l'alimentaire bio a souffert ?
05:00C'est quoi les enjeux et les réponses
05:02qu'il faut apporter dans les années qui viennent ?
05:04Alors, sur les produits bio,
05:06globalement, l'alimentaire va beaucoup mieux.
05:09Il y a une croissance qui est retrouvée,
05:11en tout cas sur les réseaux spécialisés bio,
05:14peut-être par une forme de désaffection
05:16des circuits plus traditionnels
05:18de grande et moyenne surface.
05:20Et concernant les produits cosmétiques,
05:23et je mets les produits d'entretien,
05:24donc on parle de non-alimentaire,
05:26finalement, il y a une forme de dilution
05:30des produits certifiés dans la naturalité,
05:34dans des allégations qui peuvent être différentes
05:36et brouiller un peu le message pour le consommateur
05:38qui est confronté à des produits bio,
05:41des produits sans ceci,
05:42des produits naturels.
05:44Et donc, il y a besoin de clarté,
05:46besoin de pédagogie.
05:47Et c'est toute la raison qui nous fait
05:50nous orienter vers des circuits de distribution.
05:52On peut apporter ce conseil,
05:54cette pédagogie,
05:55et valoriser les produits comme il se doit.
05:57Est-ce qu'il peut y avoir, malgré tout,
05:58un effet sur les prix ?
05:59Parce que c'est ça qu'on reprochait au bio,
06:01c'était d'être trop cher par rapport,
06:02finalement, à ce qu'on entendait
06:04sur les bienfaits.
06:06Est-ce qu'on peut travailler là-dessus,
06:08d'une façon ou d'une autre,
06:09cette contrainte de consommation-là ?
06:12Alors, oui, effectivement,
06:13c'est un point central.
06:15Le prix, quand bien même,
06:17on sait que le prix du produit,
06:19on dépasse le seul cadre du flacon
06:22ou du pot qu'on achète.
06:24Et ça embarque,
06:25sans parler d'externalité négative,
06:27mais si on explique l'origine
06:30des matières premières,
06:31la fin de vie du produit,
06:32on s'aperçoit qu'au final,
06:34le coût global est bien moins impactant
06:38que des produits conventionnels
06:40qui utilisent des ressources pétrochimiques
06:42ou qui peuvent générer
06:45des problèmes de santé.
06:47Donc, c'est toute cette démarche,
06:48finalement, qui n'est pas facile à intégrer,
06:51qui est multifactorielle,
06:53qu'il faut expliquer.
06:55Pour autant,
06:56on arrive aujourd'hui
06:58à des produits
07:00entre conventionnels, bio et naturels
07:02qui sont absolument comparables
07:04d'un point de vue galénique,
07:06d'un point de vue, j'allais dire,
07:09hédoniste, plaisir.
07:11Et à la fin,
07:11on peut dire qu'ils sont bio.
07:13Donc, la différence
07:14qu'on pouvait avoir
07:14il y a 15 ans,
07:16il y a 20 ans,
07:17n'est plus franchement d'actualité.
07:18Et en termes de prix,
07:20j'ai envie de dire
07:20que c'est la marque
07:21qui fait la différence plutôt.
07:22Et ça s'appelle Office Nature.
07:23Merci beaucoup,
07:25Olivier Guibault,
07:25président d'Office Nature,
07:26d'être venu nous voir ce matin
07:27dans Parole de Patron.
07:29Merci.
07:29Merci.