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  • il y a 9 heures
Anthony Cortes et RiboDansLaSauce reviennent sur la comission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, et sur son rapporteur, le ciottiste Charles Alloncle. Une comission interminable transformée en une tribune pour l'extrême droite qui a accouché d'un rapport d'opinion en lieu et place d'un rapport de fait. Rien d'étonnant lorsqu'on connait le profil du rapporteur, cependant il n'était pas seul à la barre et a pu compter sur une alliée fidèle : la macronie ! On fait le point.

00:00 Une commission fantoche
3:17 Un rapport d'opinion et pas de faits
9:35 La macronie au secours d'Alloncle
21:20 Braun-Pivet à CNews sur le rapport
27:25 Le rapporteur couché face à l'extrème droite 
34:01 La gauche face au rapport
40:18 Alloncle chez lui à CNews
46:24 Le Pen sur la publication du rapport
51:25 Alloncle chez Hanouna
54:49 Patrick Sébastien s'en prend aussi à l'audiovisuel public

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Transcription
00:01On va parler du rapport à l'oncle, je crois qu'on peut l'appeler comme ça.
00:04Donc le fameux rapport sur la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:07Commission d'enquête qui a commencé il y a vraiment longtemps.
00:10Oui, c'était interminable, on ne va pas se mentir.
00:11Oui, c'était vraiment interminable.
00:12On ne va pas se mentir.
00:13Il n'y avait pas un jour sans qu'une personne soit auditionnée,
00:17Nagui, Patrick Sébastien, enfin vraiment, c'était...
00:19Il y avait tout l'audiovisuel public, et même des anciens,
00:22comme Jacques Cardoz par exemple, ancien de complément d'enquête,
00:25qui est allé de ses dingueries et de ses diffamations.
00:28Enfin bref, on va en parler.
00:30C'était interminable.
00:31Il faut se souvenir peut-être que ça a été lancé à la suite de l'affaire Legrand-Cohen.
00:35Je ne sais pas si vous vous souvenez.
00:36Ah oui, je ne me souviens plus de ça.
00:37C'était Thomas Legrand et Patrick Cohen,
00:41qui avaient été pris en flagrant délit, selon certains,
00:44de connivence avec le Parti Socialiste.
00:46Dans les faits, c'était plus compliqué que ça.
00:48Ils prenaient un café avec des membres du Parti Socialiste.
00:50Je crois que c'était...
00:52Comment il s'appelle ?
00:53C'est un déporté par...
00:54Bon bref.
00:55Pierre Jouvet.
00:56Non, c'est Pierre Jouvet.
00:56Pierre Jouvet, et où en fait, il parlait de stratégie.
01:01Enfin bref.
01:02Et c'est vrai que, pris comme ça, dans cette capture-là,
01:05on avait l'impression que Patrick Cohen et Thomas Legrand étaient en connivence,
01:08réfléchissaient avec le Parti Socialiste à comment combattre Rachid Haddati à l'époque.
01:12Enfin bref, je ne vous refais pas tout le topo,
01:13mais c'est parti de cette séquence-là, qui avait été largement manipulée par les médias Bolloré.
01:19Et d'ailleurs, je crois que c'était Europe 1 en partie qui avait sorti l'affaire avec l'Incorrect,
01:25ce magazine d'Extrême-Droite.
01:26Ah oui.
01:26Le magazine de Juliette Briance, c'est bien ça ?
01:28Oui, c'est ça.
01:28C'est ça.
01:29L'inénarrable Juliette Briance.
01:30C'est ça, donc un magazine proche de Marion Maréchal à l'origine.
01:35Et donc, ça s'est emballé, l'extrême-droite s'en est saisi,
01:39et a expliqué à quel point c'était le symbole d'un audiovisuel qui roulait à gauche,
01:44voire à l'extrême-gauche.
01:45C'est vrai que Patrick Cohen et Thomas Legrand, ancien du NPA bien sûr, comme chacun sait.
01:50Ils sont en gauchiste de quoi ?
01:52Bien sûr, de leur état.
01:54Et donc, à partir de là, s'est lancée cette possibilité de lancer une commission d'enquête
01:59qui a eu lieu pendant de longs mois et qui a abouti à un rapport
02:04avec certaines préconisations complètement folles.
02:07Je ne sais pas si tu as envie d'en parler.
02:09Alors, moi, j'ai suivi ça d'assez loin, mais oui, déjà, pour replacer un petit peu
02:12avant de passer au rapport directement, il y a un peu tout l'imbroglio qu'il y a eu autour,
02:15parce que le rapport était censé ne pas être publié, car considéré comme pas un vrai rapport parlementaire,
02:19on va dire.
02:20Mais du coup, pour revenir un petit peu avant, effectivement, ça a été lancé par l'extrême-droite,
02:24en réalité, cette commission d'enquête, comme tu l'as très bien expliqué,
02:27pour expliquer que le service public, en gros, c'était l'impôt des Français
02:30qui était utilisé pour financer le gauchisme, et que c'était hors de question que ça se passe comme ça.
02:34Et donc, c'est Charles Aloncle qui a été rapporteur, du coup,
02:37donc c'est lui qui écrit le rapport, comme le titre l'indique,
02:39qui a été rapporteur de cette commission d'enquête.
02:40Et il a utilisé cette commission d'enquête, en vérité, pour se mettre en avant
02:45et, en gros, aller resservir les éléments de langage de Bolloré et compagnie, quoi.
02:48À dire, c'est pas normal que l'audiovisuel, qu'il y ait un audiovisuel public,
02:51que la presse devrait être entièrement privée, etc.
02:54Il s'est servi de ça, en vérité, comme une tribune, et au mépris, un petit peu,
02:58des règles de nos institutions, quoi.
03:00Et donc, c'est ça qui s'est passé pendant plusieurs mois.
03:03Et vraiment, il a été épinglé pour aller faire l'inquisiteur
03:06et poser des questions qui n'avaient rien à voir avec ce qu'était censé faire
03:08une commission d'enquête parlementaire.
03:10La plupart des observateurs politiques étaient d'accord, sauf l'extrême droite,
03:12pour dire que cette commission était quasiment une commission fantoche,
03:16je ne sais plus comment dire, fantoche, je crois.
03:17Et donc, tout ça aboutit à la rédaction de ce rapport,
03:20qui apparemment ne respecte aucune règle de ce qui est censé être un rapport parlementaire.
03:25Et donc, c'est pour ça qu'il y a eu une polémique autour de la publication de ce rapport.
03:30Et évidemment, l'extrême droite aurait crié à la censure si le rapport n'avait pas été publié.
03:34L'a écrit la victoire parce que le rapport a été publié.
03:36Mais en vérité, les choses sont un petit peu plus compliquées que ça.
03:38Donc, est-ce que tu pourrais expliquer un petit peu, c'est quoi, toi,
03:41une commission d'accounte parlementaire, et qu'est-ce qui est censé être un rapport d'une commission d'enquête
03:44?
03:44Une commission d'enquête puis son rapport, normalement, c'est censé d'abord établir des faits.
03:50Tout simplement, ce n'est pas censé faire de l'opinion.
03:52C'est vrai que là, par cette commission et ce rapport,
03:56on voit qu'on est plutôt loin d'un rapport et de travaux qui se basent sur des faits,
04:01des éléments très factuels.
04:03On est vraiment sur une forme de macartisme, pour le coup.
04:06Charles Lalonde savait très bien ce qu'il allait chercher par cette commission-là,
04:10c'est-à-dire prouver absolument une forme de gauchisme dans l'audiovisuel public.
04:15Et d'ailleurs, on l'a même vu dans les auditions, dans l'audition de Nagui en particulier,
04:19pourtant qu'il n'est pas le plus grand des gauchistes,
04:21mais ça a été un procès pendant une heure, une heure et demie,
04:23sur le fait qu'il l'ait dit, il l'a dit plusieurs fois,
04:27qu'il s'opposera toujours au Rassemblement national.
04:29Et donc, voilà, on le voit par les différentes auditions,
04:33par les différentes questions qui ont pu être posées.
04:35à chaque fois, c'était, est-ce que vous condamnez ceci ou cela ?
04:40Est-ce que vous comprenez que cela crée de l'émoi dans la population, etc. ?
04:44Bref, c'était une question très orientée,
04:47et pas du tout dans une forme, normalement, de neutralité,
04:51même si c'est très compliqué à atteindre,
04:52mais de neutralité et d'objectivité.
04:55Et le rapport, ensuite, il est censé, à partir de ces auditions,
04:58qui normalement sont censées être neutres,
05:01ou en tout cas au maximum, établir des préconisations,
05:05là aussi, qui doivent se fonder sur une forme de, pas de consensus.
05:11Mais bon, malgré tout, normalement, on est censé auditionner des personnes
05:13de différents bords, et on est censé faire une forme de synthèse.
05:18Surtout qu'une commission d'enquête, elle est représentée
05:20par les différents bords politiques.
05:22Alors que là, ce qu'on voit avec cette commission d'enquête,
05:25c'est, un, tu l'as bien dit, ça a été une tribune pour Charles Aloncle,
05:28qui, en plus, en a profité pour se montrer une sorte de Zola d'extrême droite.
05:33Il y avait une, mais encore une fois, je crois que c'était l'incorrect,
05:36avec Jacques Huse, Charles Aloncle, etc.
05:38Alors que tout le sépare des mille Zola,
05:41puis je ne sais même pas s'il connaissait avant cette une, je ne sais pas.
05:45Mais bref, et puis ensuite, le rapport,
05:49on va la regarder,
05:50et puis ensuite, le rapport, c'est vraiment dérèglement de compte,
05:55et une façon de pointer du doigt les personnes,
05:58nommément, à partir de procès d'intention.
06:00Et ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement,
06:02là où Charles Aloncle et toute l'extrême droite,
06:04comme à l'habitude, sont en train de se victimiser et de crier à la censure,
06:06il est juste rapporteur de la commission,
06:08ce n'est pas sa commission.
06:09Et d'ailleurs, une commission d'enquête parlementaire,
06:11par essence, ce n'est pas censé être ni une commission de droite,
06:13ni une commission de gauche,
06:14c'est une commission dont les différents acteurs
06:16sont représentatifs de l'Assemblée nationale.
06:18Et lui, c'est juste le rapporteur.
06:20Et donc, c'est pour ça qu'il y a un vote à la fin,
06:21pour dire, est-ce qu'on publie ce rapport ?
06:22Si, après s'être démocratiquement concerté,
06:25l'ensemble de la commission et des sensibilités politiques
06:27qui y sont représentées,
06:29décident que ça correspond bien à ce que la commission devait faire,
06:32et bien le rapport est publié.
06:33Et donc là, en fait, si le rapport avait décidé de ne pas être publié,
06:35ça n'aurait pas été de la censure,
06:36ça aurait été la commission, dans toute sa sensibilité,
06:38qui estime que le rapport ne sert à rien
06:40et que le rapport n'est pas correct.
06:43Donc, crier à la censure par rapport à ça,
06:45non, c'est littéralement la démocratie.
06:47Ils votent à la fin pour dire,
06:48est-ce que la commission, dans son ensemble,
06:50c'est pas la commission de Charles à l'oncle,
06:51est d'accord pour faire ce rapport.
06:53Et ça, ça a été un travail mené,
06:56mais avec acharnement par les médias Bolloré,
06:58notamment, pour mettre la pression sur l'Assemblée,
07:01en faisant monter cette petite musique de
07:03« Regardez la censure qui vient de la part de la gauche,
07:05regardez les censeurs, les fameux hulkistes, bien sûr. »
07:08Évidemment, vous l'aurez compris.
07:10En montrant que,
07:12et d'ailleurs, je parle des médias Bolloré,
07:13mais le média d'assaut aussi,
07:15le Figaro, c'était la même chose,
07:16et Eugénie Bastier, notamment, sur les antennes d'Europe.
07:18À peu près toute la droite du défi.
07:20Voilà, toute la droite, tout le camp réactionnaire,
07:22disons, essayait de faire monter cette musique-là.
07:25Mais, par contre, c'était complètement mentir aux Français,
07:27parce qu'ils disent que c'est créé un précédent inédit.
07:29Mais ça a déjà été le cas,
07:31qu'on refuse des rapports,
07:33mais pour différentes raisons.
07:34Là, ça aurait pu être le cas,
07:36pour des raisons de déontologie,
07:39notamment,
07:40et même, d'une certaine façon, de manipulation.
07:42Parce qu'on a vu,
07:43Le Monde a publié un article,
07:46d'une enquête montrant que le groupe Lagardère,
07:48détenu par Bolloré,
07:49avait envoyé une série de questions à Charles-Aloncle,
07:53justement, dans le but d'instrumentaliser cette commission d'enquête.
07:57Mais bref,
07:58avant cette commission d'enquête,
07:59d'autres rapports ont été refusés.
08:02Il y a deux précédents assez récents.
08:04C'était en 2015,
08:05il y avait une commission d'enquête
08:06qui visait à évaluer les conséquences
08:09de la baisse des dotations
08:10pour les communes.
08:12Le rapporteur, à l'époque,
08:14c'était Nicolas Sansu.
08:15Il y avait déjà des baisses de dotations
08:16pour les communes,
08:16il y a dix ans.
08:17C'est pas nouveau.
08:18Sous Hollande.
08:20La continuité Hollande-Macron, n'est-ce pas ?
08:21C'est ça, la fameuse.
08:23Et à l'époque,
08:24le rapporteur communiste, Nicolas Sansu,
08:27disait,
08:28si ce rapport a été rejeté,
08:29c'est parce que la majorité,
08:31donc la majorité socialiste,
08:32a peur des conclusions.
08:34Et ça n'avait pas fait polémique,
08:36qu'il n'y avait pas eu
08:38tout un groupe médiatique
08:41qui criait à la censure.
08:42Non, c'est aussi, quelque part,
08:43le jeu parlementaire.
08:44On pouvait s'en désoler,
08:45je m'en désole toujours,
08:46parce que c'est quelque chose,
08:47c'est un sujet qui est toujours là,
08:50comme tu le disais.
08:51Les maires s'en désolent encore.
08:53Et pourtant,
08:54des travaux,
08:55des auditions,
08:56un rapport,
08:56et tout ça a été intérêt.
08:57Mais c'est le jeu parlementaire,
08:59il y a eu un vote.
09:00Et il y a eu,
09:00à notre précédent,
09:01c'était en 2011,
09:03un rapport sur les financements
09:04des syndicats.
09:06C'était pour tout autre chose.
09:09C'était beaucoup plus complexe.
09:10Il y avait une part
09:10de questions déontologiques aussi.
09:12Mais bref,
09:13tout ça pour dire que,
09:14même si toute la frange réactionnaire,
09:18même si les médias Bolloré,
09:19même si Charles Aloncle
09:20et ses alliés
09:20essaient de montrer
09:21à une censure inédite
09:23et à un jeu des censeurs,
09:26etc.,
09:26en fait, non,
09:27ça s'appelle
09:27le jeu parlementaire.
09:28Mais on sait aussi
09:29que l'extra-droite
09:29a un problème avec la démocratie.
09:31Elle l'a encore prouvé.
09:32Là, oui, c'est clair et net.
09:33C'est clair et net.
09:34Alors, du coup,
09:35ce qui est intéressant,
09:35c'est qu'ils auraient crié
09:36à la censure
09:37si effectivement le rapport
09:38n'est pas passé.
09:38Et là, au final,
09:39ils disent, non, ça va.
09:40On est contents.
09:41Justice a été faite.
09:42Et grâce à qui,
09:43encore une fois,
09:43qui sert de marche-pied,
09:45si ce n'est de serpillère
09:45à l'extrême droite,
09:46comme d'habitude,
09:47c'est les macronistes.
09:47Donc là, chose intéressante,
09:49le président de la commission
09:50était un horizon, du coup.
09:51Alors, je ne sais jamais
09:52de son nom,
09:52c'est Jérémy Patrier-Lettus.
09:54Donc, à la base,
09:54il avait dit, oui,
09:55ce rapport,
09:55c'est n'importe quoi,
09:56là, des infos qu'on a,
09:59on n'a pas à le publier.
10:00Et au dernier moment,
10:00on ne sait pas vraiment pourquoi,
10:02il a décidé, en fait,
10:03de voter pour.
10:03Il ne s'est même pas abstenu.
10:04Il a décidé de voter carrément
10:05pour la publication de ce rapport.
10:07Et à côté de ça,
10:08il y a les macronistes,
10:08alors je ne sais plus
10:09lesquels c'était,
10:09mais il y avait quelques macronistes
10:10qui étaient représentés
10:12dans la commission aussi,
10:13qui, eux, ont décidé
10:13de s'abstenir.
10:14S'ils ne s'abstenaient pas,
10:15s'ils votaient contre
10:16la publication du rapport,
10:17le rapport n'aurait pas été publié.
10:18Donc là, c'est vraiment
10:25de la commission d'enquête
10:26que le rapport a pu être publié.
10:28Et le fait qu'il soit président
10:29de la commission d'enquête,
10:31c'est intéressant parce que
10:32qui est Jérémy Patriélethus,
10:34dit Jérème,
10:35comme l'appelle Charles Aloncle
10:37dans cette fameuse séquence,
10:38mais Jérème, tu fais quoi ?
10:39Mais que je vois que dans le tchat,
10:41on rappelle parce qu'elle est devenue culte.
10:43Mais c'est qui ce député-là ?
10:46Ce député, Jérémy Patriélethus,
10:47c'est un député horizon.
10:48Il faut savoir qu'il était rapporteur
10:50d'un autre texte,
10:51d'une autre loi en préparation.
10:52C'est celle qui préparait la fusion
10:54de l'audiovisuel public
10:55dans une holding
10:56sur le modèle de la BBC.
10:58Et on peut voir quand même
11:01certaines similarités
11:02avec les projets de Charles Aloncle.
11:04Alors évidemment,
11:04on n'allait pas aussi loin,
11:07évidemment, loin de là.
11:08Mais malgré tout,
11:09c'est quelqu'un qui est plutôt favorable
11:12à ce qu'on a coupé très largement
11:14dans les finances de l'audiovisuel.
11:18Et voilà.
11:19Et à l'époque,
11:19ça avait été soutenu
11:20notamment par Richard Odetti,
11:21ministre de la Culture.
11:22Ça n'était pas allé jusqu'au bout
11:25mais voilà aussi pourquoi
11:26c'est lui qui est président
11:28de la commission d'enquête.
11:29Parce qu'il faut savoir
11:29qu'il y avait un autre candidat,
11:31un macroniste aussi,
11:33un peu moins proche
11:33de la macronie
11:35parce qu'il est modem.
11:35C'est Erwan Balanant,
11:37député breton.
11:38Je ne sais pas exactement
11:38si c'est du Finistère.
11:40Je crois que c'est le Finistère.
11:41Bref,
11:42élu par contre,
11:43il est beaucoup plus virulent
11:44vis-à-vis de l'extrême droite.
11:46Alors attention,
11:47ça n'en fait pas un gauchiste.
11:48Oui,
11:49ça reste un macroniste.
11:50Mais en tout cas,
11:53lui est plutôt opposé
11:54au plan de Charles Aloncle,
11:56très largement d'ailleurs.
11:57Et c'est d'ailleurs lui
11:58sur la séquence du fameux
12:00« Mais Jérémy,
12:01tu fais quoi ? »
12:02si je me souviens bien,
12:03c'est parce que Balanant
12:05allait plutôt au maille
12:06face à Charles Aloncle.
12:07Mais je n'ai plus exactement
12:07toute la séquence en tête
12:08mais je me souviens
12:09qu'il y avait une sorte
12:10de conflit entre les deux.
12:12Bref,
12:12et tout ça pour dire
12:13que si Jérémy Patrie et Lettius
12:14a été nommé président,
12:17c'est aussi grâce au soutien
12:18de l'extrême droite
12:19qui voyait en lui
12:21un macroniste
12:24plutôt coupe
12:25dans l'audiovisuel compatible.
12:26Plutôt elle droite,
12:27plutôt économiquement de droite,
12:29on va dire.
12:29Plutôt libéral.
12:30Après,
12:30ils sont tous libéraux
12:31les macronistes.
12:32Mais c'est vrai que
12:32parmi les différents représentants
12:33du camp macroniste,
12:34donc il y a Modem,
12:35Renaissance,
12:37l'UDI,
12:37je crois,
12:38enfin l'UDI,
12:38on s'en fout un peu,
12:39on va dire.
12:39Et Horizon,
12:40Horizon,
12:40c'est quand même un petit peu
12:41l'aile libérale des macronistes.
12:42Édouard Philippe,
12:42pour la retraite à 67 ans,
12:44ils sont plutôt pour tout privatiser
12:45de manière générale,
12:46Horizon,
12:46ce qui leur fait un point commun
12:47avec l'extrême droite
12:47puisque l'extrême droite
12:48de plus en plus
12:49est en train d'arrêter
12:50de se mettre un vernis
12:51vaguement de gauche
12:52et tout.
12:53La fameuse ligne populiste
12:54de Marine Le Pen
12:54qui était soi-disant
12:55pour la retraite à 60 ans
12:56et pour la sécurité sociale,
12:58patati patata.
12:58Bon, là,
12:59depuis 2024,
13:00c'est en train de disparaître
13:00cette ligne-là.
13:01Et Bardella,
13:02au contraire,
13:02lui,
13:02court après le patronat.
13:04Il se met littéralement
13:04à parler comme la droite libérale,
13:06tout ce qu'il y a de plus standard
13:12sur les questions économiques.
13:13Il reste quand même
13:14un cran au-dessus
13:15dans le racisme,
13:15on va dire.
13:16Mais à côté de ça,
13:16il y a aussi LR
13:17qui, eux,
13:18se mettent à parler
13:18exactement comme l'extrême droite
13:19et est en train de devenir,
13:21voire est déjà devenu
13:22un parti de l'extrême droite.
13:23Et en tout cas,
13:24dans cette convergence
13:24entre la droite
13:25et l'extrême droite,
13:25il y a un truc
13:26qui met tout le monde d'accord.
13:28C'est, on va dire,
13:29le discours anti-impôt.
13:30C'est-à-dire,
13:31oh là là,
13:31il y a une gabigie d'argent public.
13:32Qu'est-ce que c'est que ça,
13:33les Français,
13:33ils devraient augmenter
13:35leur salaire
13:35en arrêtant de payer
13:36des gauchistes à la télé
13:37qui ne servent à rien.
13:38Et donc,
13:39cette convergence-là
13:39se fait beaucoup
13:40sur les questions économiques
13:41et là,
13:41c'est aussi pour ça
13:42qu'on la voit aussi clairement
13:44cette convergence
13:44sur la question
13:45de l'audiovisuel public.
13:46En vrai,
13:46ça fait vraiment partie
13:47des points communs
13:48qu'il y a entre la droite
13:49et l'extrême droite.
13:49Et donc, évidemment,
13:50qu'on a des macronistes
13:51qui, au final,
13:52vont être tout à fait
13:52sur le même genre de projet
13:53que l'extrême droite.
13:54Oui, complètement.
13:55C'est vrai que la macronie
13:56se distinguait quand même
13:57par son travail
13:58pour essayer de détricoter
13:59l'audiovisuel public,
14:01on peut essayer de remonter
14:02un petit peu dans le temps
14:02parce que si on remonte
14:04à 2020,
14:04par exemple,
14:05à l'époque,
14:05Franck Riester,
14:06je ne sais pas si vous vous
14:06souvenez de Franck Riester,
14:07ex-socialiste,
14:08si je ne me trompe pas,
14:10lui aussi...
14:11Il était ministre de la Culture.
14:11Il était ministre de la Culture,
14:12exactement.
14:13Et en 2020,
14:14il avait porté déjà
14:15un projet de fusion
14:17de l'audiovisuel,
14:18de coupe massive,
14:19etc.
14:20Bon,
14:20à cette époque-là,
14:21c'était le Covid
14:23qui a fait que les travaux
14:26ont été ralentis.
14:27Finalement,
14:27ça ne s'est pas fait,
14:28etc.
14:29Ensuite,
14:29il y a eu un autre texte
14:30de loi...
14:31AxLR,
14:31apparemment,
14:31Riester.
14:32AxLR,
14:33ok,
14:33d'accord.
14:35C'est vrai qu'on les confond
14:36de plus en plus.
14:38Et ensuite,
14:38il y a eu un projet,
14:40un texte porté,
14:42soutenu l'argent
14:43par Rachid Haddati,
14:44qui est aussi
14:45ministre de la Culture.
14:46Là,
14:47à ce moment-là,
14:48c'est à la fois,
14:49il y a plusieurs choses,
14:50mais la chute
14:51du gouvernement Barnier
14:53qui a ralenti les choses
14:54et un petit peu avant,
14:55il y avait aussi
14:55la dissolution
14:56qui a ralenti la chose.
14:57Bref,
14:59les macronistes
14:59entendent bien
15:00revenir à la charge,
15:01sauf que,
15:02ben voilà,
15:02Charles Lalongle
15:03est revenu à la charge
15:04avant.
15:04Et il va falloir aussi
15:06surveiller,
15:06il y a la niche UDR
15:07qui approche
15:08dans pas trop longtemps,
15:09je crois que c'est le 25 juin,
15:10si je ne me trompe pas,
15:11juste avant les fameuses
15:12vacances parlementaires.
15:12UDR,
15:13le parti d'Eric Ciotti
15:13et de Charlemagne.
15:15donc l'union de la droite
15:16pour la République.
15:18Oui,
15:18c'est ça.
15:18L'union de droite
15:18pour la République.
15:19Et donc,
15:20voilà,
15:21dans cette niche-là,
15:23normalement,
15:24devrait être porté
15:25un texte
15:25avec les préconisations,
15:27on en parlera peut-être
15:27un petit peu plus tard,
15:29de ce rapport.
15:30Et là,
15:30il faudra surveiller
15:31l'attitude de la macronie,
15:32l'attitude de la droite.
15:33Est-ce qu'ils vont aller,
15:34est-ce qu'ils vont soutenir
15:35les projets
15:36de l'extrême droite carrément ?
15:37Parce que c'est vrai
15:37qu'il y a une ressemblance,
15:39il y a une ressemblance.
15:40Mais de là
15:40à soutenir un texte
15:41porté par l'extrême droite,
15:43normalement,
15:44il y a un cap
15:45qui ne franchit pas.
15:46Est-ce qu'ils sont vraiment
15:46à sa près ?
15:47Et d'ailleurs,
15:47je tenais à redire,
15:48il y a aussi eu quelque chose
15:48dont on n'a pas beaucoup
15:49reparlé,
15:50mais qui s'inscrit aussi
15:51dans cette attaque
15:51contre l'audiovisuel public
15:52dernièrement,
15:52c'est la suppression
15:53de la redevance télévisuelle
15:55qui a été supprimée.
15:55Alors, c'était quoi ?
15:56C'était en 2020, 2021 ?
15:57Quelque chose comme ça ?
15:58C'est à la fin du premier mandat
15:59d'Emmanuel Macron
15:59et oui,
16:00ils ont décidé de supprimer
16:01la redevance télé
16:02en se disant
16:02« Ah ben non,
16:03il faut que les Français
16:04payent moins d'impôts. »
16:05Alors après,
16:05en vrai,
16:06la plupart des Français,
16:06on leur dit
16:07« Vous voulez arrêter
16:08de payer la redevance télé ? »
16:09On est plutôt contents
16:10parce que ça fait...
16:11En plus,
16:11c'était un impôt
16:12qui était le même
16:12exactement pour tout le monde,
16:13c'était un impôt
16:14qui n'était pas progressif,
16:15qui était relativement injuste,
16:16donc on pourrait se dire
16:16« Bon, ok,
16:17on ne va pas se plaindre. »
16:18Mais en vérité,
16:19tout ça s'inscrit
16:19dans ces attaques
16:20contre l'audiovisuel public
16:21et contre ces attaques
16:22contre le service public
16:23de manière générale,
16:24avec cette idée
16:25que l'information
16:26ne serait pas un bien public
16:27et en fait,
16:28pourrait être totalement
16:29soumis aux intérêts privés,
16:30ce qui les arrange bien
16:31à la droite
16:31puisque les intérêts privés,
16:32c'est plus de droite
16:34que de gauche.
16:35Ouais,
16:35non mais complètement.
16:36Et puis,
16:36ce discours-là
16:37anti-impôt
16:37et anti-audiovisuel public,
16:38il se fait parfois
16:39au mépris de la réalité
16:39parce qu'il y a un rapport
16:41de la SCAM
16:41qui a été publié,
16:43alors je ne sais plus
16:43exactement ce que...
16:44La SCAM,
16:45c'est un peu comme la SACEM,
16:50et donc oui,
16:52et ce rapport-là,
16:52il explique qu'en fait,
16:53l'audiovisuel public
16:54ne coûte que 57 euros,
16:55je crois,
16:56si je ne me trompe pas,
16:56il y a un article
16:57sur le site de l'Humanité,
16:58vous pouvez le retrouver
16:59de Caroline Constant,
17:00mais qu'il explique
17:01que l'audiovisuel public
17:02ne coûte que 57 euros
17:04par an par français.
17:06Ça va du coup,
17:06c'est moins cher.
17:07Oui,
17:08c'est clair.
17:09C'est clair.
17:10Et pour une diversité
17:11de programmes,
17:13des magazines d'information,
17:14du documentaire,
17:16du divertissement,
17:17etc.,
17:17etc.,
17:18etc.
17:19Et bref,
17:20mais la droite
17:20surfe sur ce discours
17:22anti-impôt,
17:23qu'importe la réalité,
17:24on est encore une fois
17:25dans une espèce
17:25de trampisation des esprits,
17:26mais ça,
17:27on en a beaucoup parlé ici.
17:28Moi,
17:28il y a un truc pareil
17:29que je ne comprends pas,
17:29c'est qu'ils font tous
17:30les patriotes toute la journée,
17:31le cœur battant de la France,
17:32etc.,
17:33etc.
17:34Et en vrai,
17:34privatiser l'audiovisuel public,
17:35ça serait aussi supprimer
17:36des trucs comme
17:37question pour un champion,
17:39motus,
17:39ce genre de jeux télévisés,
17:41quoi.
17:42Je ne sais pas
17:42quand on regarde France 3,
17:43les jeux télévisés
17:44sur France 3,
17:44ce genre de choses,
17:45est-ce que ça ne serait pas ça ?
17:46Peut-être le cœur battant
17:47de la France,
17:47il n'y a rien de plus français
17:48que les jeux télévisés
17:49sur France 3,
17:50il n'y a rien de plus français
17:50que question pour un champion.
17:52Et d'ailleurs,
17:52question pour un champion,
17:53encore une fois,
17:53on peut voir ça comme
17:55faisant partie
17:56d'un même mouvement
17:57et passer d'une quotidienne
17:58à une émission hebdomadaire.
18:00Et ça,
18:00franchement,
18:00normalement,
18:01quand on est un patriote,
18:03on n'est pas censé
18:03être très content de ça.
18:05C'est ça que je trouve
18:06ça un peu fou,
18:06c'est qu'ils veulent
18:07tout privatiser,
18:09y compris quand c'est des choses
18:10qui sont vraiment
18:10très très françaises,
18:12même un peu caricaturellement
18:13françaises.
18:15Et à l'ancienne,
18:15des trucs qui sont
18:16des institutions
18:17depuis les années 80,
18:18ils sont en mode genre
18:18non,
18:18on va privatiser tout ça,
18:20on s'en fout.
18:20Donc au final,
18:21leur patriotisme
18:21ou leur attachement
18:23à la France
18:23s'arrête là où commence
18:24le règne du pognon.
18:27Je trouve ça assez dramatique.
18:28Et puis tu oublies
18:28des chiffres et des lettres ?
18:29Oui,
18:29des chiffres et des lettres
18:30qui étaient annulés.
18:31Tout fout le camp.
18:32C'est peut-être
18:33mon côté un peu conservateur,
18:35un peu réactionnaire,
18:36un peu de droite,
18:37c'est que je pense
18:37qu'on devrait continuer
18:38à avoir question
18:38pour un champion
18:39des chiffres et des lettres
18:39pour l'éternité.
18:40Mais du coup,
18:41je le fais pour renforcer
18:42le service public.
18:43Mon côté conservateur
18:44passe par un renforcement
18:45du service public,
18:46donc ça va.
18:47Et puis en plus,
18:47si on se place
18:47sur un angle uniquement économique,
18:50ces jeux,
18:50ils sont hyper rentables.
18:51Par exemple,
18:52il y a eu tout un procès
18:53qui a été fait à Nagui
18:54sur le fait
18:55qu'il s'en mettait
18:55plein les poches
18:56et que ça coûtait très cher
18:57l'audiovisuel public,
18:58etc.
18:59Mais justement,
18:59dans le rapport de la SCAM,
19:01justement,
19:01contre-rapport de la SCAM,
19:02il a expliqué que
19:04rien que le jeu
19:05n'oubliez pas les paroles
19:06du jeu quotidien
19:08de Nagui,
19:09je crois que c'est
19:09tous les soirs
19:09à 19h,
19:10un truc comme ça,
19:11il représente
19:1230% des recettes
19:13journalières de France 2.
19:1430% des recettes
19:15journalières de France 2,
19:16c'est quand même immense.
19:17C'est immense.
19:17Et là,
19:18c'est que n'oubliez pas
19:19les paroles.
19:20Il se met bien Nagui,
19:21mais il rapporte
19:23beaucoup plus
19:23que ce qu'il gagne finalement.
19:24Bon,
19:24tant mieux.
19:26Tant mieux pour les finances publiques,
19:27je veux dire,
19:28pas tant mieux pour Nagui.
19:28je m'en fous
19:29qu'ils s'en mettent plein
19:29les poches ou pas.
19:30Après,
19:35il n'y a rien de plus français
19:36que Slam.
19:37Vraiment.
19:38C'est qui ?
19:39C'est Cyril Ferro,
19:39c'est ça ?
19:39Oui,
19:40c'est Cyril Ferro.
19:40Qui va présenter Fort Boyard.
19:41Oui,
19:41voilà.
19:42C'est ça,
19:42bientôt,
19:42il n'y aura plus Fort Boyard.
19:43Il faut tout privatiser,
19:44il n'y aura plus Fort Boyard à la fin.
19:45Plus Fort Boyard,
19:46il y a des chiffres et des lettres,
19:47ils se disent patriotes.
19:48Moi,
19:48je trouve ça fou.
19:48Vraiment,
19:49je trouve ça fou au premier degré.
19:50Je dis ça avec une certaine légèreté,
19:51mais vraiment.
19:52Et moi,
19:52ça m'a attristé de savoir
19:53que Question pour un champion
19:55partait de son format quotidien
19:56pour aller vers un format hebdomadaire.
19:58Parce que justement,
19:59pour rester un petit peu encore
20:00sur les jeux télé,
20:00ce n'était pas prévu
20:01qu'on parle de ça comme ça,
20:02mais c'est intéressant.
20:02Quand tu compares les jeux privés,
20:04les jeux télé,
20:06de la télévision privée
20:07avec les jeux télé
20:08du service public,
20:08ce n'est pas le même esprit.
20:10Question pour un champion,
20:11c'est vraiment pour l'amour
20:11de la trivia.
20:13C'est pour l'amour des questions.
20:14C'est vraiment pour les champions.
20:15Ceux qui veulent être champions
20:16des questions.
20:17Il y a ce truc
20:17où ils leur offent des dictionnaires
20:18et tout.
20:19Personne ne fait ça pour le pognon.
20:20Il n'y a pas une personne
20:21dans le monde en France
20:22qui a fait question
20:23pour un champion pour le pognon.
20:24A côté de ça,
20:24quand tu regardes
20:24les jeux télévisés de TF1,
20:26c'est un moment genre
20:26vous allez peut-être
20:27gagner un million d'euros.
20:28Oh non, c'est loupé.
20:29Vous allez pleurer peut-être
20:30un peu en train de paniquer.
20:31Ce n'est pas le même esprit.
20:33Ce n'est vraiment pas
20:33le même esprit.
20:35Donc moi, ça m'attriste.
20:35Et puis au niveau des lots,
20:36tu vas gagner trois voitures,
20:39quatre voyages,
20:41comme il s'appelle,
20:42Emilien qui avait gagné
20:44le jeu de Jean-Luc Crashman.
20:45J'ai oublié.
20:45C'est quoi ?
20:46Le démon de midi,
20:46je crois.
20:48Qui avait gagné des lots
20:49pas possible.
20:50Donc, il ne pouvait même pas profiter.
20:51Alors que de l'autre côté,
20:53c'est plus un côté plus convivial.
20:54On est content de se retrouver.
20:55On va gagner un petit chèque.
20:56Mais ce n'est pas non plus.
20:57C'est d'autres valeurs
20:59aussi de ce côté-là.
21:00Et je vois que dans le chat,
21:01on se mobilise
21:01pour préserver Fourboyard.
21:03Je me demande,
21:03ce n'est pas un axe à souffler
21:04à François Ruffin
21:05pour garder les fâchés pas fachos.
21:06C'est vrai, c'est vrai.
21:07La France de Fourboyard,
21:09plutôt Fourboyard
21:10que Louis Boyard.
21:12C'est sûr qu'il va faire cette crise.
21:14Incroyable.
21:15Alors, on en était où ?
21:17Oui, alors du coup,
21:17la convergence macroniste
21:19extrême droite.
21:19Moi, ce que je te propose,
21:20c'est de regarder ce petit extrait
21:21de Yellow Brown Pivet
21:22qui illustrera peut-être ça.
21:23Déjà, c'est intéressant,
21:24c'est sur CNews.
21:25Voilà, donc tous ces gens
21:26qui disent combattre
21:27l'extrême droite,
21:27sur CNews, dire
21:28« Charles Aloncle,
21:29non, j'apprécie son travail. »
21:30Ce qui est quand même bon.
21:32Ça veut un peu tout dire.
21:33Le son est super fort dans le casque.
21:35Oui, dans le casque,
21:35très fort.
21:36Je baisse un peu.
21:38Ça, c'est Boris Vallaud
21:39qui est un peu dur d'oreille,
21:41probablement.
21:43OK, donc on va regarder ça.
21:44Hop là.
21:45... dans sa commission,
21:46M. Patrier Léthusse
21:47qui a réussi à tenir.
21:50Et Charles Aloncle,
21:51je salue son travail,
21:52mais il a été,
21:53et je l'ai dit
21:54et je l'ai dénoncé,
21:55peut-être un peu trop
21:57dans la lumière.
21:58Moi, j'attends
21:59à mes parlementaires
22:00que lorsqu'ils mènent
22:01un travail de cette ampleur,
22:04qu'ils restent vraiment
22:05concentrés sur leur travail
22:07parlementaire.
22:08Et c'est vrai que parfois...
22:09Est-ce que c'est interdit
22:09par le règlement
22:10de faire des interviews ?
22:12Non, ce n'est pas interdit.
22:13Ce qui est interdit,
22:14c'est de divulguer
22:14des informations
22:15qui doivent rester confidentielles.
22:17Ce qui n'est quand même
22:18pas très respectueux
22:21de l'Assemblée nationale,
22:22c'est de faire des annonces
22:23en médias
22:24avant de les faire
22:24à l'Assemblée,
22:25etc.
22:26Je l'ai rappelé à l'ordre,
22:27mais comme j'ai rappelé à l'ordre...
22:28Moi, j'ai envie de dire,
22:29les macronistes,
22:29ils font ça aussi.
22:30Il y a plein de choses.
22:31Moi, je me souviens,
22:31quand j'étais à l'Éducation nationale,
22:32il y avait des choses,
22:33on les apprenait
22:33dans les médias
22:34avant de les apprendre
22:35par les canaux officiels
22:36de l'Éducation nationale.
22:37Il y a une grosse réforme
22:38de l'Éducation nationale qui arrive.
22:40Gabriel Attal,
22:41ils en parlaient
22:41sur les plateaux télé
22:42avant même de communiquer
22:43quand on était
22:43ministre de l'Éducation.
22:44Et même avant
22:44Jean-Michel Blanquer.
22:45Oui, oui, Jean-Michel Blanquer aussi.
22:47Encore pire, je crois,
22:47Jean-Michel Blanquer.
22:48Ça, c'était au tout début
22:49quand j'étais prof,
22:50je ne m'en souviens plus trop.
22:51Mais oui,
22:52il leur a dit ça.
22:53Le seul truc
23:01deuxièmement,
23:01c'est peut-être plus les liens
23:02avec l'extrême droite,
23:03avec Bolloré directement
23:05qui leur fournit
23:06des éléments de langage.
23:06Mais non,
23:07ce n'est pas trop ça
23:07qui l'inquiète,
23:09qui la fatigue.
23:10C'est plus le fait
23:10qu'il s'en est un peu
23:11servi comme un coup de projecteur.
23:15Plusieurs rapporteurs
23:16ou présidents
23:17de commissions d'enquête
23:17quand ils dépassent
23:19un peu le cadre,
23:20c'est juste mon rôle.
23:21Moi, je suis là
23:22pour faire respecter
23:23les institutions
23:23et pour faire en sorte
23:24que le Parlement
23:25puisse exercer pleinement
23:26ses missions.
23:27C'est ce qu'il a fait
23:27dans le cadre de cette commission.
23:29Charles Aloncle était
23:30l'invité d'Europe 1
23:30ce matin de Dimitri Pavlenko.
23:32Il estime que vous avez
23:33sans doute,
23:34vous êtes sorti
23:34de vos prérogatives,
23:35vous aviez pris la parole,
23:36dit-il, sur France Inter
23:37le matin même
23:38de l'audition de la patronne
23:39de Radio France
23:40pour le critiquer lui-même.
23:42Est-ce que c'est une façon
23:42d'ici,
23:43de discréditer son travail
23:45et d'affaiblir la commission ?
23:46Vraiment,
23:46mais l'extrême droite,
23:47dès qu'il ne se victimise pas
23:48pendant 30 secondes,
23:49il meurt, on dirait.
23:51Vraiment,
23:51il y a une petite critique
23:52qui est faite
23:52parce qu'il ne respecte rien.
23:53Ils disent,
23:53regardez,
23:54on va me censurer.
23:55Ça va, Charles Aloncle ?
23:56Ça fait six mois
23:57que tu fais ton numéro
23:57qui fait son cinéma
23:58et dès qu'on dit,
23:59oh là là,
23:59il faut un peu son cinéma,
24:00celui-là,
24:00il ferait la censure.
24:02Non, mais c'est scandaleux
24:03et c'est insupportable
24:04d'être de côté.
24:05C'est vrai que pour Alexandre,
24:06tu l'as très bien dit
24:07et de l'autre côté,
24:07il y a El Brun Pivet.
24:09Tout ce qui la choque,
24:10c'est ça,
24:10c'est la forme,
24:11il faut prendre la lumière,
24:12etc.
24:13Et d'ailleurs,
24:14on l'a retrouvé aussi
24:15dans la position
24:16d'un macroniste
24:23rapport,
24:24une mise en cause
24:24de Yael El Brun Pivet
24:26en parlant justement
24:27de son intervention
24:28sur France Inter
24:29le matin de l'audition
24:30de la présidente
24:31de France Télévisions.
24:32Dans le rapport,
24:33ils sont pleins du fait
24:34qu'Yael El Brun Pivet
24:35à part les deux.
24:35C'est quoi le rapport
24:36avec le deuxième public ?
24:37En gros,
24:37en disant,
24:37regardez,
24:38c'est bien la preuve
24:38qu'elle a pris partie.
24:41Donc,
24:41il remet en cause
24:41son forme d'indépendance
24:43quelque part.
24:45Et il dit,
24:46en gros,
24:46et là,
24:46on va retourner
24:47sur le champ
24:48de la victimisation,
24:48que c'est du jamais vu,
24:50que normalement,
24:50la présidente
24:50de l'Assemblée nationale
24:51n'a pas à prendre
24:52parti contre un parlementaire
24:54et que là,
24:54c'est ce qu'elle a fait.
24:55En gros,
24:55elle a marqué un CSC,
24:56mais c'est non.
24:57Et la présidente
24:58de l'Assemblée nationale
24:58a le droit d'ailleurs
24:59d'avoir un avis
24:59sur les commissions
25:00qui sont menées
25:02à l'Assemblée,
25:03dans l'hémicycle
25:04lequel elle préside.
25:05Donc,
25:06voilà.
25:06Et donc,
25:06les macronistes
25:07ont obtenu le fait
25:09de...
25:09En fait,
25:09ils ont obtenu deux choses.
25:10Ils ont obtenu
25:11de retirer la mise en cause
25:12de Yael Brun Pivet,
25:13dans les termes
25:15que je viens d'exposer.
25:16Et ils ont aussi
25:18réussi à retirer
25:20une mise en cause
25:21cette fois du président.
25:22Donc,
25:23je dois regarder mes notes
25:24pour retrouver son nom,
25:25Jérémy Patrier-Lettis.
25:26Et qui,
25:27en gros,
25:27ils disent,
25:28ben voilà,
25:29il était président
25:30en dépit
25:30de sa présence,
25:32de ses fonctions
25:33au Conseil d'administration.
25:34Je crois que c'est
25:34de France Médiamonde.
25:35Donc,
25:35tout ce qui regroupe
25:35France 24,
25:36RFI, etc.
25:38Donc,
25:38il y avait une forme
25:38de façon de montrer
25:40un petit peu
25:40entre les lignes
25:41qu'il n'était pas indépendant
25:42et qu'il est là,
25:43mais il est quand même
25:44dans le camp d'en face.
25:45C'est à chaque fois
25:46la même méthode
25:46qu'on retrouve
25:47pour Brun Pivet
25:48et pour Patrier-Lettis.
25:50Et donc,
25:50les macronistes
25:51ont réussi à enlever ça.
25:53Mais ce qui est frappant,
25:55c'est qu'en fait,
25:55ce qui les dérange
25:56dans ce rapport
25:57et dans ce travail-là,
25:58au-delà de la déontologie,
25:59au-delà des préconisations,
26:02avec des coupes
26:02quand même
26:03de près d'un milliard d'euros
26:04pour le visuel public,
26:06non,
26:06ce qui les dérange,
26:07c'est plutôt
26:07leur cas personnel.
26:08C'est que,
26:08voilà,
26:09ils vont être mis en cause,
26:10ils vont être pointés du doigt,
26:10etc.
26:11Mais quelque part,
26:12j'ai envie de dire,
26:13on s'en fiche,
26:13c'est presque un sujet secondaire.
26:15Mais là,
26:15c'est vraiment ce qui guide le ventre.
26:16Normalement,
26:16quand on est un vrai républicain,
26:18quand l'extrême droite nous critique,
26:19on prend plus comme une médaille
26:20que de se dire
26:20« Ah non, arrête de me critiquer,
26:21s'il te plaît ! »
26:22C'est pour ça que je dis
26:23qu'ils servent de marche-pieds,
26:23voire de serpillères,
26:24c'est que Charles a l'oncle.
26:25Ils passent son temps
26:26à dire
26:26« Oui, les macronistes
26:27sont des sales gauchistes
26:28qui font n'importe quoi. »
26:30Et au final,
26:30les macronistes,
26:40c'est en particulier médiatiquement,
26:42ils se disent
26:43« Bon, ça va être de pierre en pierre,
26:44du coup, on prépare la suite. »
26:45Ils n'ont vraiment
26:47aucune once d'antifascisme en eux.
26:49C'est totalement absent
26:50de leur ADN.
26:51C'est très grave.
26:53C'est bon, ça adapte.
26:53Or, le monde est en train
26:54de se virer fou
26:55l'extrême droite,
26:56on prépare la suite.
26:57Et c'est même pareil
26:58quand on regarde, par exemple,
26:59le CNC,
27:00c'est aussi ce qu'ils ont fait.
27:01Le CNC qui suspend
27:02le CNC-talent,
27:02ça ne s'appelle plus CNC-talent,
27:03mais l'équivalent du CNC-talent
27:06pour les créateurs
27:06de contenus web, etc.
27:08Ils ont cédé
27:09à la première pression
27:10de l'extrême droite,
27:10mais vraiment,
27:11ils ont cédé intégralement.
27:12Pourquoi ?
27:12Parce qu'ils se disent
27:13« Bon, si Bardet l'arrive au pouvoir,
27:15on est dans la merde. »
27:16Ils préparent déjà...
27:17Le fascisme n'est même pas encore là.
27:19Ils le préparent déjà en amont
27:20pour être sûr
27:20qu'ils ne seront pas inquiétés.
27:22Je trouve ça vraiment révoltant.
27:25En parlant de révoltant,
27:26je vous propose
27:27qu'on arrête
27:27à quelbron de pivet,
27:28on en a déjà vu assez.
27:28On passe à l'extrait suivant
27:30sur justement
27:31Jérémy Patriellet.
27:31Tu le souhaites ?
27:32J'allais te dire
27:33que celui-là,
27:33il est largement
27:34encore plus représentatif
27:35de ce que tu disais.
27:36On va l'écouter
27:37parce que cette espèce
27:38d'antifascisme
27:39qui n'en est pas un...
27:40Mais en fait,
27:41c'est intéressant
27:42parce que Jérémy Patriellet
27:42se montre comme
27:44opposant à l'extrême droite.
27:45Je n'ai jamais voulu me coucher,
27:46etc.
27:47Il a combatté.
27:48Mais il dit tout ça allongé.
27:49Donc en fait,
27:50on va regarder.
27:51Je pense que c'est encore plus...
27:53Vraiment,
27:53les Von Papen
27:54des temps modernes,
27:54les macronistes...
27:55Oui, voilà,
27:56relire Johan Chapoutot.
27:57Exactement.
27:57Là, c'est encore
27:58une illustration de ça.
28:03Parce qu'on a le bloc central,
28:04l'extrême centre,
28:05tout ça qui se couche
28:06devant l'extrême droite
28:06sans réfléchir.
28:07Et tous les grands propriétaires,
28:09toute la grande classe bourgeoise
28:11de Bolloré à Bernard Rano
28:12et compagnie
28:12qui, pareil,
28:13encouragent l'extrême droite
28:14en se disant
28:14qu'ils vont conserver
28:15leur droit social
28:16et conserver leur position
28:18de domination dans la société.
28:19Donc là, vraiment,
28:20on est au cœur de tout ça
28:22sachant qu'en plus,
28:24tout ça se retourne
28:25contre la gauche in fine.
28:26Enfin, la gauche...
28:27Ou même la gauche France Inter
28:29en est victime.
28:30D'ailleurs, c'est marrant
28:30parce que dans cet extrait,
28:31Benjamin Dumamel
28:32passe presque pour un camarade
28:33et je trouve ça assez intéressant.
28:34Est-ce que ça ne serait pas ça aussi
28:35le signe de la fascisation
28:36de notre époque ?
28:37On se retrouve à avoir des...
28:38En Benjamin Dumamel,
28:39un allié de circonstance,
28:41ça craint quand même.
28:42Vous avez raison.
28:43Non, là-dessus,
28:44il y a Benji le Rouge de retour.
28:46Vous avez raison.
28:47Je l'ai voté.
28:48J'ai été le seul à le dire
28:50avant d'avoir lu le rapport.
28:52Je me suis opposé au rapporteur.
28:54J'ai combattu ces méthodes
28:55tout au long de la commission d'enquête.
28:57Vous avez raison.
28:57Les insinuations,
28:58les accusations sans preuve,
29:00les calomnies.
29:00J'ai même suspendu
29:01les auditeurs le savent.
29:03La commission,
29:04quand j'ai considéré
29:05qu'elle se transformait
29:05en tribunal politique.
29:07Mais contrairement à ce que j'ai lu,
29:09je ne me suis pas couché
29:10devant l'extrême droite.
29:12Je combats l'extrême droite.
29:13Il ne s'est pas couché,
29:14il s'est assis.
29:15Il s'est assis calmement.
29:17Maintenant,
29:18plus que jamais.
29:19Mais je l'assume ici,
29:22dans ma lutte,
29:22dans mon combat
29:23contre l'extrême droite,
29:24je refuserai toujours
29:26d'utiliser leur méthode.
29:27La censure.
29:31Ça en fout quand même.
29:32La censure.
29:32Il reprend directement
29:34l'élément de langage
29:34de Charles Laloncle
29:35et des plateaux de Bolloré
29:37en disant
29:38je n'utiliserai pas
29:39les méthodes de l'extrême droite.
29:40Par contre,
29:40ils utilisent
29:41leurs éléments de langage.
29:42Respecte-toi.
29:43Ce n'est pas possible.
29:44Je ne comprends pas
29:44comment il peut être
29:45dans ce logiciel.
29:46Il n'assume pas
29:47qu'il a sur l'audiovisuel public
29:49le même avis
29:49que l'extrême droite.
29:51C'est ce que tu disais.
29:52Ils craignent tellement
29:52l'offensive Bolloré
29:54qu'ils finissent
29:55par se ranger
29:55et par essayer
29:56de se montrer
29:56plus doux que doux.
29:58C'est là où on voit
29:59malheureusement
30:01une part de victoire
30:03du camp
30:03dans une forme
30:05de bataille culturelle
30:06dans le sens où
30:07ils ont réussi
30:08à instiller
30:09une sorte de peur
30:09de crainte
30:10en particulier
30:11chez les macronistes
30:12et pas seulement
30:12parce que d'ailleurs
30:13cette crainte
30:13parfois on peut la retrouver
30:14aussi dans certains médias
30:16notamment
30:16dans l'audiovisuel public
30:18où en fait
30:18on va droitiser
30:19sa ligne
30:20pour qu'on ait plus
30:22grand chose
30:22à nous reprocher.
30:23Et là c'est exactement
30:24ce qu'il fait
30:25en reprenant en plus
30:26ces éléments de langage
30:27et donc en légitimant
30:28ces arguments
30:30et ces craintes
30:31je mets des guillemets
30:32en censure
30:34c'est qu'en fait
30:34bon ben voilà
30:35vu qu'on était face
30:36à une possibilité de censure
30:37moi j'ai permis
30:38la chose.
30:39Sachant que parler de censure
30:40quand c'est un vote
30:41à l'Assemblée Nationale
30:42où les votants
30:43vont de LFC au RN
30:44en passant par les macronistes
30:45le PS et Horizon
30:46c'est pas de la censure
30:47c'est une décision
30:49démocratique
30:50littéralement
30:51enfin à ce moment-là
30:51de la censure
30:52ça veut dire quoi
30:52si quelqu'un
30:53peut condamner quelqu'un
30:54pour incitation à la haine raciale
30:55c'est de la censure
30:56à ce niveau-là
30:56c'est juste la loi française
30:57je sais pas quoi
30:58je trouve ça quand même fou
30:59qu'on y réfléchit bien.
31:00La remise en cause
31:01de la liberté d'expression
31:02je leur laisse
31:02moi je défendrai
31:03la transparence
31:05ça aurait été de la censure
31:06de simplement dire
31:07si je suis en désaccord
31:08avec ce rapport
31:09si je considère
31:09que ce rapport
31:10ne correspond pas
31:11au canon
31:12de ce que doit être
31:12un rapport
31:13de commission d'enquête
31:14je vote contre
31:14ou je m'abstiens
31:16vous avez
31:17votre collègue
31:18par exemple
31:18Céline Calvez
31:19une macroniste
31:20qui s'est abstenue
31:21et elle a dit
31:21si nous votions pour ça
31:22ça veut dire
31:23qu'on acceptait
31:24tout ce qu'il y avait
31:24dedans
31:25même ses dérives
31:26est-ce que vous n'avez pas
31:27Jérémy Patriotus
31:28manqué d'une forme
31:28de courage politique
31:29en allant au bout
31:30de vos convictions ?
31:31Oh !
31:32Il a raison
31:32il a raison moi
31:33sous son critique
31:34à Benjamin Duhamel
31:35c'est pas la première fois
31:36que je dis ça
31:36c'est un peu un déroningag
31:37sur ma chaîne
31:38mais oui
31:39il a raison
31:39Pendant 6 mois
31:40je me suis opposé
31:41à ces méthodes
31:42j'ai pris des coups
31:43quand j'ai suspendu
31:44les travaux de la commission
31:44d'enquête
31:45c'était pas anodin
31:45c'est la première fois
31:46qu'un président
31:47d'une commission d'enquête
31:48suspend les auditions
31:49parce que je considérais
31:50que la commission
31:51se transformait
31:51en tribunal politique
31:52mais je fais le choix
31:53dès le début
31:54d'organiser cette commission
31:56devant les français
31:57de faire la transparence
31:58j'ai refusé le huis clos
32:00parce que je souhaite
32:01la transparence
32:01maintenant c'est aux français
32:02de juger des méthodes
32:03du rapporteur
32:04aux français qui nous écoutent
32:06de juger des propositions
32:07du rapporteur
32:08dont je vous le dis
32:09je considère
32:10qu'elles fragiliserait
32:12profondément
32:12le duel public
32:13mais c'est aux français
32:13d'en juger
32:14les députés
32:16qui votent en commission
32:17sont des représentants
32:18des français
32:18c'est ça le truc
32:20on appelle ça littéralement
32:21la représentation nationale
32:22donc là les français
32:22ont choisi
32:23et les français
32:24via toi
32:24ont choisi
32:25de trahir les français
32:28en publiant un rapport
32:29qui n'avait pas lieu d'être
32:29c'est ça que je comprends pas
32:30les français en jugeront
32:31ben non
32:31c'est le principe
32:32de la démocratie représentative
32:33il est député
32:34il est représentant
32:35d'un 577ème
32:36du peuple français
32:37et c'est lui
32:37qui doit décider
32:38pour les français
32:39c'est littéralement
32:39son mandat
32:41là c'est vraiment
32:42c'est populiste
32:43le démoir 6 représentatives
32:44on s'en fout
32:45c'est un peu
32:45le tribunal médiatique
32:47qui va régler tout ça
32:47à quoi bon
32:48les députés
32:49à ce moment là
32:49et puis c'est pas
32:50parce que le rapport
32:51n'est pas voté
32:51que les propositions
32:52ne vont pas
32:53se diffuser
32:54dans les médias
32:55dans l'espace politique
32:57ça crée un débat
32:58potentiellement national
32:59etc
33:00enfin je veux dire
33:00la non publication
33:01d'un rapport
33:02c'est pas
33:02on le met sous cloche
33:03pour toujours
33:03alors oui
33:04certes
33:05la conséquence
33:05c'est que
33:05ça supprime
33:07les auditions
33:07et donc on n'aura plus
33:08trace des vidéos
33:09etc
33:10et ça ok
33:12mais par contre
33:13au delà de ça
33:13les préconisations
33:15qu'on trouve
33:15dans le rapport
33:16à l'oncle
33:16en fait
33:16rien n'empêche
33:18s'il n'est pas voté
33:18Charles à l'oncle
33:19l'UDR
33:20et le RN
33:21de faire
33:22une forme
33:23de communication
33:24autour de celle-ci
33:25pour que
33:26ça agite le débat
33:27pour que les français
33:29potentiellement
33:30se penchent dessus
33:31etc
33:32et puis au delà du rapport
33:33il y a aussi des possibilités
33:34on dépose des textes de loi
33:35notamment
33:36l'IDR a l'intention
33:37de le faire
33:38fin juin
33:39et ils peuvent très bien
33:40le faire
33:40même sans le vote
33:42du rapport
33:43donc
33:44ces arguments
33:44ils sont complètement
33:45ils sont fallacieux
33:46et puis
33:48puis non
33:48en fait
33:48il est en train de justifier
33:49mais c'est ce que très bien dit
33:51Duhamel
33:51il est en train de justifier
33:52un manque de courage politique
33:54il essaie de masquer tout ça
33:54en disant
33:55non moi je m'y oppose
33:56mais je ne prendrai jamais leurs armes
33:58c'est pas le débat
33:59en fait
33:59c'est pas du tout le débat
34:00exactement
34:01alors après il y en a d'autres
34:01qui sont opposés pour le coup
34:02et si là il y a un truc
34:03où ça a mis toute la gauche d'accord
34:05de la gauche la plus molle
34:06jusqu'à la gauche la moins molle
34:08on va dire ça comme ça
34:09c'est cette histoire
34:10de commission de visuels publics
34:12là pour le coup
34:13ça a brassé assez large
34:14donc ce que je propose
34:15c'est commencer en lisant
34:16le communiqué
34:18la France insoumise là-dessus
34:19qui résume un petit peu bien
34:20de pourquoi ils ont voté
34:21contre ce rapport
34:22et après on a un extrait
34:23de
34:23je ne me souviens jamais
34:24de son nom de
34:24Eda Adizadeh
34:26du PS
34:26qui pareil
34:27plutôt dilettère
34:28mais en réalité
34:29là-dessus
34:30on ne pourra pas le enlever
34:31il y a un alignement
34:32y compris entre les filles
34:33le PS sur ce sujet là
34:34c'est vraiment que
34:35c'est vraiment que c'est
34:37l'extrême droite en face
34:37parce que généralement
34:38les seuls trucs qui arrivent
34:39à peu près à mettre d'accord
34:40le PS et la France insoumise
34:41c'est quand vraiment
34:42c'est l'extrême droite en face
34:42qui est en roue libre
34:43donc là il y a
34:44un semblant d'unité
34:45la seule unité à gauche
34:47un peu qu'on a pu remarquer
34:48ces dernières années
34:48c'était face à l'extrême droite
34:49et ben là c'est vraiment
34:50ce cas de figure là
34:51donc je vais lire le communiqué
34:52de presse
34:54je vais le lire directement
34:55ça serait plus simple
34:56donc commission d'enquête
34:56sur le 2 visuel public
34:57nous ne voulons de ces news
34:58ni à la télé
34:59ni à l'assemblée
35:00le rapport du député UDR
35:02Charles Laloncle
35:03ne relève pas
35:03d'un désaccord politique classique
35:05il est mensonger
35:06partial et contradictoire
35:07il affirme des éléments inexacts
35:08avant ses accusations sans preuve
35:10comme l'existence
35:11d'un prétendu circuit
35:12de décision parallèle
35:13et met en cause
35:13des personnes par insinuation
35:15plutôt que par des faits établis
35:16ces méthodes sont incompatibles
35:18avec l'exigence de rigueur
35:19attendue d'un rapport parlementaire
35:20nous alertons
35:21sur le précédent
35:22que cela pourrait créer
35:22pour les commissions d'enquête
35:23mais la véritable dérive
35:25réside dans leur instrumentalisation politique
35:28sans réaction
35:29ces pratiques risquent de s'aggraver
35:30nous réaffirmons enfin
35:31notre attachement
35:32à un service public
35:32de l'audiovisuel indépendant
35:34et à des travaux parlementaires
35:35sérieux
35:35au service de la démocratie
35:37moi je trouve ça intéressant
35:38parce que
35:39bon
35:39LFI c'est pas les derniers
35:41dans la critique médiatique
35:42y compris dans la critique
35:42du service public
35:43c'est les premiers à dire
35:44oui France Info
35:45est en train de se droitiser
35:45ça va pas du tout
35:46etc etc
35:47a raison en réalité
35:48mais
35:49quand ils se communiquaient là
35:50quand même
35:50ils sont pour la défense
35:51d'un audiovisuel public
35:52parce que ça serait encore
35:53pire s'il n'y avait pas ça
35:54voilà la vérité
35:55même quand on regarde
35:55le service public
35:56de l'audiovisuel
35:57quand on est de gauche
35:57on trouve que c'est loin
35:58d'être parfait
35:58et on a raison de le penser
36:00mais ça serait tellement pire
36:01s'il n'y avait plus que
36:02Bolloré et des milliardaires
36:03qui détiennent
36:04l'intégralité des médias
36:05que voilà
36:06donc c'est une position
36:06qui est au final
36:08juste
36:08et qui n'est même pas
36:09contradictoire
36:09avec on va dire
36:10la ligne plutôt
36:11anti-média
36:12de l'EFI finalement
36:13oui
36:13puis ça c'est une ligne
36:15qu'on retrouve
36:16qui est largement partagée
36:17à gauche
36:17c'est à dire
36:17est-ce qu'il faut
36:18réfermer l'audiovisuel public
36:19au fond
36:19est-ce qu'il y a des choses
36:20à faire
36:21oui évidemment
36:21tout n'est pas parfait
36:23par contre là
36:24on parle de toute autre chose
36:25c'est à dire que
36:26même si on se penche
36:27sur les préconisations
36:27parce que c'est vrai
36:28qu'on ne les a pas citées
36:29depuis tout à l'heure
36:30donc il y a
36:31supprimer France 4
36:33fusionner France 5
36:34et France 2
36:36réduire les budgets
36:37des jeux
36:37du divertissement
36:38du sport
36:39ça on l'a dit
36:41suppression de France Télé
36:42slash
36:42que l'exemple droite
36:43accuse d'être
36:44hawkiste
36:45alors que
36:46non c'est juste
36:47qu'il y a des programmes
36:47qui mettent en lumière
36:48les parcours des minorités
36:50notamment
36:51il y a
36:53une conscience sociétale
36:54de ce côté là
36:55et sociale
36:56et alors
36:57mais ils veulent le supprimer
36:58ils veulent fusionner
37:00France 3 et ici
37:00alors France 3 et ici
37:02ça a déjà fusionné
37:03un petit peu
37:03sur certains morceaux
37:04c'est à dire
37:04la matinale par exemple
37:05le créneau du matin
37:06mais là ils veulent fusionner
37:07fusionner totalement
37:09fusionner l'INA
37:10et la BNF
37:12et supprimer
37:12le move
37:13évidemment
37:13parce que le move
37:14culture urbaine
37:15rap
37:16hip hop
37:17R&B
37:17etc
37:18voyez bien ce qui dérange
37:19du côté de l'extrême droite
37:20et bref
37:21et derrière tout ça
37:23c'est des coupes majeures
37:24c'est des suppressions d'emplois
37:25en cascade
37:26et au total
37:27ça c'est l'extrême droite
37:29qui le chiffre comme ça
37:30mais c'est un milliard d'euros
37:31de coupes
37:32c'est quand même
37:33c'est quand même immense
37:34et en plus de ça
37:35il y a aussi
37:36l'instauration
37:37d'un contrat
37:38bien particulier
37:39c'est un contrat
37:39qu'ils appellent
37:40de neutralité
37:41et ce contrat de neutralité
37:42c'est là où
37:43c'est très particulier
37:44bon déjà c'est particulier
37:45à la base
37:46mais c'est très particulier
37:46parce qu'il vaudrait
37:47même en dehors de leur fonction
37:49c'est à dire que par exemple
37:50si Nagui
37:51je sais pas
37:51il finit de présenter
37:52n'oubliez pas les paroles
37:53et si le soir
37:54il a envie d'aller
37:56je sais pas
37:56participer à un meeting antifasciste
37:57bon je pense pas qu'il va
37:58s'il le fasse
37:59mais bon imaginons
38:00il n'aura pas le droit
38:01parce qu'en fait
38:01même en dehors
38:02il représentera
38:03et continuera à représenter
38:05France Télévisions
38:06et donc il n'aura pas le droit
38:07de donner un seul avis politique
38:08donc c'est quand même
38:10très particulier
38:10ça crée à la censure
38:12et à la liberté d'expression
38:12voilà c'est ça
38:13donc à la fois
38:14il y a un projet austéritaire
38:17et ensuite
38:17il y a un projet
38:18de baillon en fait
38:20de baillonner absolument
38:22toute voix
38:23qui s'opposerait
38:25potentiellement
38:25à l'extrême droite
38:26parce que c'est ça
38:26qui est visé en fait
38:27c'est ça le fond du sujet
38:28c'est même quasiment
38:30le seul sujet
38:31donc il crée à la censure
38:32mais en vérité
38:32ce qu'ils aimeraient bien
38:33c'est qu'il n'y ait plus
38:33qu'une parole de droite
38:34et d'extrême droite
38:35qui existe
38:35et effectivement
38:36s'il n'y a plus du tout
38:36d'audiovisuel public
38:37dans tout ce qui est
38:37médias mainstream
38:39pour le coup
38:40ça n'appartiendra plus
38:41qu'à des milliardaires de droite
38:42et ils seront très très contents
38:42donc c'est toujours pareil
38:44ils savent qu'ils ont
38:45le camp du capital
38:45de leur côté
38:46donc ils veulent qu'il n'y ait plus
38:47que le camp du capital
38:48qui gouverne tout ça
38:48et en appelant
38:50au sentiment anti-impôt
38:51des français
38:52pour arriver
38:53à faire aboutir
38:55leur plan
38:56je ne sais pas
38:57c'est compliqué à combattre
38:58en plus ce truc là
38:59parce qu'à la fois
38:59ils se servent
39:00de ce sentiment anti-impôt
39:01qui est hyper ancré
39:01et quand on voit
39:02que l'état
39:03comment il dépense
39:03l'argent public
39:04avec les aides aux entreprises
39:06cette espèce d'injustice fiscale
39:07qu'il y a
39:08qui est un ras-le-bol
39:08anti-impôt en France
39:09et un sentiment
39:10un affect comme ça
39:11c'est compréhensible
39:12mais l'extrême droite
39:12ils utilisent cet affect
39:13qui est tout à fait compréhensible
39:14pour au final
39:16dérouler leur plan
39:17et avancer leur pion
39:18il y a un côté
39:19où c'est difficile
39:20de
39:20c'est difficile de combattre ça
39:22ça fait un peu flipper
39:24oui et puis
39:25ce qui se dégage aussi
39:27c'est que
39:27on le savait
39:28que l'extrême droite
39:29était le bras armé
39:29du groupe Bolloré
39:30notamment
39:31de Vincent Bolloré
39:32Arnaud Lagardère
39:33etc
39:34mais quand on s'apprend
39:35on s'aperçoit aussi
39:36on en a parlé un tout petit peu
39:37tout à l'heure
39:37mais que le groupe Bolloré
39:39par Lagardère
39:40transmettait des questions
39:41aux députés
39:42aux députés d'extrême droite
39:43et à Charles Aloncle
39:44on peut se poser aussi
39:45la question de
39:46est-ce qu'ils ne sont pas déjà
39:47en train de préparer
39:48il y a la privatisation
39:50évidemment
39:50de l'audiovisuel public
39:51mais aussi un rachat
39:52à moindre coût
39:53de certaines parties
39:54de l'audiovisuel public
39:55par ces mêmes
39:56par ces mêmes milliardaires
39:57Jérémy Patriel et Tussière
39:58il le sous-entendait
39:59un petit peu sur Inter
40:00et alors c'est intéressant
40:01parce que là encore
40:02on voit un peu ça l'acheter
40:03c'est-à-dire qu'il commence
40:03à le sous-entendre
40:04il y a du Hamel
40:05qui lui répond
40:06qui lui dit
40:06mais attendez
40:06vous êtes en train
40:07de nous dire ça
40:07et lui dit
40:07ah non non
40:08ça c'est vous qui le dites
40:08donc il assume pas non plus
40:09totalement
40:10mais c'est quand même
40:10ce qui se dégage
40:13en parlant justement
40:14de Bolloré
40:15etc.
40:16je te propose
40:17le temps file
40:17donc je te propose
40:18de plutôt passer directement
40:19aux réactions
40:20de la droite
40:20et de l'extrême droite
40:21et de voir surtout
40:22Charles Aloncle
40:23un petit peu l'attitude
40:23qu'il a quand il est
40:24sur les plateaux de Bolloré
40:25donc là il est sur
40:26CNews à Pascal Praud
40:28on va vous montrer
40:28l'extrait
40:29c'est une espèce
40:30de complicité
40:31même pas cachée
40:32entre TV Bolloré
40:33et Charles Aloncle
40:35ils s'en cachent même pas
40:36juste faites un peu
40:37d'analyse non-verbal
40:38regardez un petit peu
40:39les expressions faciales
40:40de Charles Aloncle
40:41regardez un petit peu
40:41l'alchimie
40:44qu'il y a entre les deux
40:45ils sont vraiment
40:45comme Q et Chimis
40:46donc ça va un peu tout dire
40:48une question toute simple
40:49est-ce que vous avez réussi
40:51à savoir
40:51combien effecturer
40:54l'émission
40:55c'est ce soir
40:56c'est à vous
40:56combien elle est facturée
40:58au service public
40:58parce que nous
40:59on connait les coûts
41:00je sais par exemple
41:01ce qu'elle coûte
41:01cette émission
41:02et c'est ce soir
41:03c'est la même chose
41:04c'est ce soir
41:04vous mettez 8 personnes
41:05autour de la table
41:07dites moi s'ils sont effaibles
41:09ces émissions
41:10elles ont un coût
41:10et je pense qu'elles sont
41:13facturées
41:1310 fois moins
41:14ou elles coûtent 10 fois moins
41:15que ce qui est facturé
41:18une émission comme c'est ce soir
41:19pardon
41:19et elles sont meilleures
41:21elles sont meilleures
41:22elles sont meilleures
41:24pour trouver l'heure des pros
41:26meilleur que c'est ce soir
41:27il faut vraiment
41:27avoir de la merde
41:28à la place du cerveau
41:28je suis désolé
41:29c'est grave
41:31c'est très très grave
41:31avec ces espèces de trucs
41:33complotistes
41:33c'est de l'argent public
41:34donc ils sont forcément
41:35et sur facture
41:36c'est sûr et certain
41:37vous voulez pas nous donner
41:38le truc en exclu
41:38mais d'où
41:39le rapporteur
41:40d'une commission parlementaire
41:41représentative de l'Assemblée nationale
41:42devrait en exclure des choses
41:43à des fascistes
41:44à la télévision
41:45ils se croient tellement tout permis
41:47ils en ont rien à foutre
41:48et comme l'Arcom
41:49ferme globalement
41:50de plus en plus sa gueule
41:50pareil parce qu'ils se disent
41:51que Bolloré
41:52il va pas perdre de pouvoir
41:54prochainement
41:54et que
41:56Bardella peut très bien
41:56arriver au pouvoir
41:57en 2027
41:57l'Arcom laisse faire
42:00comme avec le CNC
42:01qui supprime le CNC talent
42:01tout le monde laisse faire
42:02parce qu'au final
42:03Bolloré est trop puissant
42:04a trop avancé ses pions partout
42:05et tout le monde flippe
42:07tout le monde flippe
42:07sauf les laquettes Bolloré
42:09qui eux
42:09en toute décontraction
42:11nous chient dans le crâne
42:12à longueur de journal
42:13à télé
42:13c'est insupportable
42:15est-ce que vous avez réussi
42:16à savoir ça
42:17l'émission comme c'est ce soir
42:18moi je pense qu'elle est facturée
42:20à 150 000 euros
42:21ce qui est à mon avis
42:23très très cher
42:23pour ce que c'est
42:24je voudrais savoir
42:25si vous avez eu ce prix
42:26sur ces émissions précises
42:27j'ai eu les prix
42:28effectivement
42:28les sociétés de production
42:30contrairement à la rémunération
42:31de Nagui
42:32ces émissions
42:33et ces contrats
42:34m'ont été apportées
42:35ce que je peux vous dire
42:37c'est que
42:37et j'ai essayé de le mettre
42:39sur la table
42:39c'est qu'il y a une surfacturation
42:41de ces sociétés de production
42:42est-ce que vous pouvez nous le dire
42:43non mais
42:44ce que je peux vous dire
42:45c'est que
42:45dans les audits
42:49vous lirez le rapport
42:50en fait
42:51ma situation est délicate
42:52je voudrais que vous me disiez
42:53comment ça nous
42:55dans ma situation
42:56ma situation est délicate
42:58parce que depuis le début
42:58j'ai voulu respecter le règlement
43:00dans une semaine
43:01le rapport sera publié
43:02vous pourrez lire
43:03un certain nombre
43:04de révélations
43:05jusqu'à la publication du rapport
43:06en lundi prochain
43:07je n'ai pas le droit
43:08de révéler des éléments
43:09du rapport
43:09mais est-ce que
43:10précisément le prix sera mis
43:11est-ce que c'est ce soir
43:12facturé 120 000 euros
43:13ou 150 000 euros
43:14est-ce que c'est ça qui m'intéresse ?
43:15le prix de ces ce soir
43:16pardon de vous décevoir
43:17mais ne sera pas mis
43:19concrètement dans le rapport
43:20par contre
43:20ce que je peux vous dire
43:21donc on sait rien
43:23peut-être qu'on sait rien
43:24parce qu'en fait
43:24il n'y a pas d'infos
43:25qui vont dans votre narratif
43:26je pense que si effectivement
43:27il y avait la surfacturation
43:28il l'aurait mis dans le rapport
43:29puisqu'il ne respecte absolument
43:30pas les règles
43:30de ce que c'est qu'un rapport
43:32parlementaire
43:34bizarrement
43:35les choses qui n'existent pas
43:36ne sont pas révélées aux français
43:37bah oui
43:37c'est que vous avez tant
43:38c'est très particulier
43:40de chercher des looks émissaires
43:41dans ces émissions-là
43:42alors évidemment
43:43on sait ce qu'elles représentent
43:44pour eux
43:44il y a un côté
43:45regardez
43:45c'est l'émission
43:46de la gauche bourgeoise
43:49qui reste entre elles
43:52c'est à vous
43:53on est autour d'une table
43:54un côté très mondain
43:55on ne sera jamais invité
43:56parce qu'on est d'extrême droite
43:57les méchants
43:57ils nous détestent
43:58et c'est ce soir
44:00ils voient ça comme
44:02Laplace
44:02ou Saint-Germain
44:03d'après-départ
44:05mais c'est pas le cas
44:06c'est complètement faux
44:07d'abord
44:08c'est à vous
44:08reçoit régulièrement
44:11Jordan Bardella
44:12et d'autres personnalités
44:13d'extrême droite
44:14et c'est ce soir
44:15il y a souvent
44:16des personnalités
44:17de droite extrême
44:18d'extrême droite
44:19il y avait un débat
44:20il y a encore une semaine
44:21où il y avait
44:22je ne sais plus
44:24quel porte-parole du RN
44:25mais c'était
44:25mais voilà
44:26il était là pour
44:27d'ailleurs c'était un débat
44:28sur l'audiovisuel public
44:29et sur le rapport à l'oncle
44:30et il était là
44:31pour se défendre
44:32et bien souvent
44:33il y a des représentants
44:34de la droite extrême
44:36notamment dans les médias
44:37Alexandre Devecchio
44:38du Figaro
44:39il y est souvent
44:39il a son rond de serviette
44:40etc
44:41donc c'est en plus
44:41un mauvais procès
44:42qu'on fait à ces émissions-là
44:45mais encore une fois
44:46le but
44:47ce qu'on disait tout à l'heure
44:48sur le fait
44:48d'instiller une sorte de terreur
44:49et de pression
44:50sur France Télé
44:51pour qu'ils se droitissent
44:51de plus en plus
44:52c'est-à-dire en fait
44:52tu leur fais un procès
44:53en gauchisme
44:54donc forcément
44:54ils vont devoir
44:56changer un tout petit peu
44:56leur recette
44:57et peu à peu
44:58ils auront réussi
44:59à influencer complètement
45:00sur la couleur politique
45:01de la télévision publique
45:04c'est vraiment l'objectif
45:05mais le truc
45:06c'est que ça marche déjà
45:07c'est ça le tien
45:07il y a déjà une droitisation
45:08du service public
45:09il y a même des gens
45:10qui étaient chroniques
45:11qui étaient journalistes
45:12chez CNews
45:12comme Nathan Devers
45:13qui ont hop là
45:13petit mercato
45:14il finit sur France Télévisions
45:15du jour au lendemain
45:16donc vraiment
45:16ils ont déjà le beurre
45:17et l'argent du beurre
45:18et maintenant
45:18ils veulent le cul de la crémière
45:20vraiment il n'y a rien autre à dire
45:22je suis un peu énervé ce matin
45:23moi ça m'énerve tout ça
45:24mais sur Nathan Devers
45:24c'est très intéressant
45:25limite il faudrait faire
45:26un focus sur lui
45:27à l'occasion
45:27parce qu'il était sur
45:29France Inter
45:29il y a deux semaines
45:30je crois
45:30il était présenté
45:31il était là en grande pompe
45:32genre l'intellectuel
45:33de notre temps
45:34etc etc
45:35par contre rien sur le fait
45:37qu'il était chez Bolloré
45:37longtemps
45:38rien sur ses prises
45:40de position libérales
45:43parfois libertariennes
45:43etc
45:44vraiment de ce côté là
45:45non non non
45:46ça n'existe pas
45:47c'est juste un intellectuel
45:47de notre temps
45:48et là
45:50c'est une illustration
45:51encore une fois
45:51du glissement
45:52de l'audiovisuel public
45:53c'était quand même
45:54sur Inter
45:54chez les gauchistes
45:55c'était important
45:56normalement
45:57normalement
45:58enfin pareil
45:59c'est pas comme si
46:00tous les gauchistes
46:01qui restaient encore
46:01il y a quelques années
46:02à France Inter
46:02ne s'étaient pas fait virer
46:03ils ont dû retrouver
46:04refus chez Radio Nova
46:05qui eux assume une ligne de gauche
46:06là on a un exemple
46:07d'un média
46:07avec vraiment une bande radio
46:08un média mainstream
46:10on peut le dire
46:10pour Radio Nova
46:10c'est pas un gros mot
46:11qui eux assume une ligne
46:12vraiment de gauche
46:13c'est autre chose
46:13que Benjamin Duhamel
46:15et Delphine Arnaud
46:17je sais pas quoi
46:18mais non
46:18c'est passé pour eux
46:20ils veulent qu'il n'y ait plus
46:21que CNews
46:22et que ça soit la seule source
46:23d'information
46:23d'ailleurs qui se frotte les mains
46:25de la publication
46:26de ce rapport aussi
46:27Marine Le Pen
46:28alors il faut qu'elle profite
46:29de ces derniers instants médiatiques
46:30puisque bientôt
46:30on n'en aura probablement
46:31plus parlé
46:31avec sa probable inéligibilité
46:33dans quelques mois
46:33mais bon voilà
46:34le 7 juin je crois
46:35non 7 juillet
46:35je crois que c'est fin juin
46:37début juillet
46:37je sais plus exactement
46:38on ne pourra pas en parler
46:39dans cette émission
46:40hélas on ne pourra pas
46:41éventuellement
46:42faire péter le champagne
46:44on le fera à la rentrée
46:45ou à la fête
46:45ouais à la fête de l'humain
46:47voilà allez
46:47qu'avez-vous pensé hier
46:48justement des réactions
46:49contre la publication
46:50de ce rapport
46:51c'est quoi ce qui s'est passé
46:52à jouer à une voix près
46:53qu'est-ce que ça révèle
46:57ça révèle
46:58je ne sais pas
47:00de la naïveté
47:01parce qu'en réalité
47:02vous entendez
47:02le tchat
47:03enfin beaucoup de français
47:04ont suivi
47:04cette commission d'enquête
47:06elle a été
47:07extrêmement intéressante
47:08je crois que
47:09les auditions
47:10ont été tout particulièrement
47:12suivies par les français
47:13et par conséquent
47:15vouloir enterrer
47:16un rapport
47:17comme celui-là
47:17c'est souhaiter
47:18en réalité la censure
47:19c'est souhaiter
47:21bloquer
47:22le travail
47:23de l'Assemblée nationale
47:24et c'est souhaiter
47:25entraver
47:26la formation
47:27auxquelles
47:28les français ont droit
47:30mais je ne suis pas
47:31très étonné
47:32de cela
47:33compte tenu
47:34de
47:36comment dire
47:37la couleur politique
47:38de ceux qui
47:39ne souhaitaient pas
47:40la publication
47:41de ce rapport
47:41qu'avez-vous pensé hier
47:42c'est tellement parlé
47:44pour rien dire
47:44ça ne m'étonne pas
47:45que la gauche
47:45soit contre la droite
47:46bon bah super
47:48super très pertinente
47:50bon
47:51ouais
47:51mais c'est toujours
47:52cet éternel discours
47:53sur la censure
47:54évidemment
47:55c'est de retourner le stigmate
47:56en fait
47:56le camp
47:58de l'antidémocratie
47:59de la censure
48:00etc
48:01il n'est pas de notre côté
48:02nous on est quand
48:03la liberté
48:03regardez c'est plutôt eux
48:04etc
48:04enfin cette espèce
48:06de récit
48:07voilà
48:07que l'accent
48:08a essayé de mener
48:08depuis très longtemps
48:10depuis très longtemps
48:11mais ce qui est intéressant
48:12dans les prises d'opposition
48:13de la gauche
48:14dans son ensemble
48:15on en a parlé un tout petit peu
48:16tout à l'heure
48:18sur LFI
48:18c'est qu'ils ont essayé
48:20malgré tout
48:21de comment dire
48:22de répondre
48:23à cet argument là
48:24c'est à dire que LFI
48:26a dit
48:26oui
48:27oui ça peut
48:29comment dire
48:29il s'est interrogé
48:30sur le précédent
48:31que ça pouvait provoquer
48:32de ne pas voter ce rapport
48:33mais
48:34par contre ils ont dit
48:35ok on s'interroge sur ça
48:36mais par contre
48:37le contenu
48:38ne peut pas justifier
48:39qu'il soit voté
48:40et donc en fait
48:40ils ont argumenté
48:41sur tout ça
48:42même chose chez les écolos
48:43même chose
48:44chez les communistes
48:46chez les socialistes
48:47c'est un tout petit peu
48:49différent
48:49alors ils étaient
48:51dans la même ligne
48:51à peu près
48:52mais ils amenaient
48:53une petite nuance
48:54ils ont proposé
48:55qu'on sépare
48:55la partie collégiale
48:57de toute la commission
48:58de celle du rapporteur
48:59donc en gros
49:01potentiellement
49:01on puisse voter pour l'un
49:02et pour l'autre
49:03et ce qui aurait permis
49:04de imaginons
49:06voter pour
49:07la partie collégiale
49:08et voter contre
49:08celle du rapporteur
49:09ou inversement
49:09bon ça c'est quelque chose
49:11qui pourrait être discuté
49:13j'ai vu que
49:15Saint-Toul
49:15donc député
49:17insoumis
49:18qui était hier d'ailleurs
49:19à l'UMA
49:21vous pouvez aller voir
49:21sur Youtube
49:22sur ce même sujet là
49:23n'hésitez pas à aller le voir
49:23c'est lors 35 minutes
49:24quelque chose comme ça
49:25voilà interrogé par
49:25Marine Bonnery
49:26complètement
49:27et il dit en gros
49:28ça peut être intéressant
49:29mais je ne suis pas
49:29complètement favorable
49:30enfin bref
49:31vous verrez ses arguments
49:32tout ça pour dire
49:33que la gauche
49:34n'a pas été
49:35complètement
49:35et pas du tout
49:36même dans la caricature
49:37qu'essaie d'en faire
49:38Marine Le Pen
49:38ils n'étaient pas là
49:39en disant
49:40fermez-la à l'extrême droite
49:41on veut vous censurer
49:42etc.
49:42non au contraire
49:43c'était
49:44oui
49:45normalement
49:45c'est problématique
49:46qu'un rapport
49:47d'un rapporteur
49:48ne puisse pas être voté
49:49parce que normalement
49:50il est censé être fait
49:51dans les règles de l'or
49:51avec toutes les forces politiques
49:53donc normalement
49:53ça devrait être voté
49:55sauf que là
49:55il y a de graves problèmes
49:57déontologiques
49:57et donc en fait
49:58à partir de là
49:59la responsabilité du député
50:01la responsabilité des parlementaires
50:02c'est de s'opposer
50:03à des travaux
50:04qui font honte
50:05à la représentation nationale
50:06d'ailleurs c'est intéressant
50:07parce qu'il y a eu
50:08une autre commission d'enquête
50:09qui avait totalement lancé
50:10par la droite
50:10et qui était vraiment
50:11une instrumentalisation ridicule
50:13c'était cette fameuse
50:14commission d'enquête
50:15sur l'entrisme islamiste
50:16dans nos institutions
50:17où c'était Laurent Wauquiez
50:18qui avait lancé l'idée
50:19à la base
50:19il avait littéralement appelé ça
50:20la commission anti-LFI
50:21plus ou moins
50:21après il disait
50:22non c'est pas anti-LFI
50:22c'est contre l'entrisme islamique
50:24et au final comme le rapport
50:25la commission ne servait
50:26à vraiment rien
50:26et justement
50:28les conclusions du rapport
50:28étaient extrêmement faiblardes
50:30mais le rapport
50:31était bien rédigé
50:31au sens où
50:32le rapport disait globalement
50:33il n'y a pas d'entrisme islamiste
50:34dans les partis politiques en France
50:35ce qui est la réalité
50:37et donc du coup
50:38malgré le fait
50:38que c'était une commission
50:39fantoche
50:40une commission d'enquête fantoche
50:41créée par Laurent Wauquiez
50:42uniquement pour taper sur LFI
50:43et la gauche à travers eux
50:45ceux qui étaient présents
50:46dans la commission d'enquête
50:46ont quand même validé
50:47la publication du rapport
50:48parce que le rapport
50:48était tout simplement
50:49bien rédigé
50:50et arrivé à des conclusions
50:51qui étaient les bonnes
50:53et qui étaient les vraies
50:53donc il n'y avait pas
50:55de volonté de censure
50:56à ce moment là
50:56parce que le rapport parlementaire
50:57était un rapport parlementaire
50:58qui reflétait
51:00la commission
51:01dans son ensemble
51:01et pas uniquement
51:02l'avis du rapporteur
51:03donc en vrai
51:04ça c'est un très bon contre-exemple
51:04qu'on pourrait ressortir
51:05à la droite
51:05qu'il n'y avait pas pensé
51:06juste avant
51:06mais à partir du moment
51:07où y compris la gauche
51:08a autorisé la publication
51:09du rapport
51:10sur l'entrisme islamiste
51:11dans les partis politiques
51:12c'est qu'ils ne sont pas
51:13dans une logique de censure
51:14et c'est là qu'il y avait
51:16une bonne raison
51:16de censurer ce rapport
51:17parce que ce n'est pas
51:18un rapport parlementaire
51:18c'est un outil de propagande
51:20rédigé n'importe comment
51:21par Charles Aloncle
51:23le propagandiste
51:24d'ailleurs propagandiste
51:25encore une fois
51:25où est-ce qu'il a été
51:26pour aller vendre son truc
51:27en étant tout souri
51:28en étant applaudi
51:30par ceux qui l'invitaient
51:33chez Cyril Hanouna
51:34sur W9
51:36Pascal Pro et Cyril Hanouna
51:37donc quelque part
51:38est-ce qu'il y a besoin
51:38d'expliquer ça plus loin
51:39parce que je te propose
51:40c'est de regarder ça
51:41puis après il va falloir un peu
51:42passer au sujet suivant
51:43il y aura du retard aujourd'hui
51:45est-ce que vous avez subi
51:45de grosses pressions ?
51:47oui il y en a eu
51:48vraiment ?
51:49oui il y en a eu
51:50des grosses pressions
51:50c'est-à-dire que ça s'est
51:52matérialisé comment ?
51:53c'est-à-dire des appels
51:53des messages
51:57encore en train de se victimiser
51:58c'est quoi ?
51:59il y a des gens
51:59qui l'ont insulté sur Twitter
52:00les gens ils ont dit
52:01Charles Furoncle sur Twitter
52:02c'est pas une pression ça monsieur
52:03ça s'appelle le jeu
52:04des réseaux sociaux
52:05ça s'appelle la liberté d'expression
52:06sur Insta je sais pas
52:07qu'est-ce qui s'est passé ?
52:08ça s'est matérialisé
52:09au début quand on s'intéressait
52:10simplement à la neutralité
52:11qui est un sujet important
52:12parce qu'il y a beaucoup
52:13d'entorses au principe
52:13de neutralité sur le deuxième public
52:15les français sont témoins
52:16là pour le coup
52:17c'était assez calme
52:17il y a eu la petite audition
52:19de Patrick Loin et Thomas Le Grand
52:21qui a été houleuse
52:21mais j'avais pas de pression
52:23mais plus je m'intéressais
52:24au contrat énorme
52:26passé entre des sociétés
52:27de production privée
52:28et France Télévisions
52:29plus je m'intéressais
52:30à ces phénomènes
52:31de conflits d'intérêts
52:32c'est-à-dire de basculements
52:34entre des dirigeants
52:34de le deuxième public
52:35qui signent des contrats importants
52:37avec des boîtes de prod
52:38qui se font licencier
52:39qui prennent des centaines
52:40de milliers d'euros
52:41d'indemnités de licenciement
52:43en dehors de tout cadre légal
52:44pour basculer
52:45dans ces sociétés de prod
52:46là je vous avoue
52:47que les pressions
52:48étaient de plus en plus fortes
52:49on m'a fait comprendre
52:50qu'il fallait que
52:52je ménage certains
52:53que je ne pose pas
52:54certaines questions
52:55et les pressions
52:56ont été assez insistantes
52:57parce que je vois que
52:58quand vous vous intéressez
53:00au système un peu financier
53:01quand vous vous intéressez
53:02au contrat
53:02quand vous vous intéressez
53:03aux marges
53:03quand vous vous demandez
53:04ce type de contrat
53:05derrière il y a tout
53:06un système qui se défend
53:07alors que le but
53:09d'une commission d'enquête
53:09c'est de faire la transparence
53:10sur comment l'argent
53:12des français est dépensé
53:13et encore une fois
53:14c'était la première fois
53:15c'est pas ça le but
53:16d'une commission d'enquête
53:16ça dépend de la commission d'enquête
53:17c'est bon
53:18il présente ça
53:19une commission d'enquête
53:21le but c'est de montrer
53:22à quel point l'argent
53:22des français est mal dépensé
53:23très bien monsieur Charles Alain
53:25pourquoi il n'a pas parlé
53:27de la commission d'enquête
53:27sénatoriale avec Fabien Guay
53:29qui estime à 211 milliards
53:31les aides aux entreprises
53:32c'est pas l'argent des français
53:33à ce moment là
53:34là non
53:34là ça va
53:35là c'est pas un problème
53:36c'est un problème
53:37qu'il faut payer nagui
53:38qu'à l'Assemblée nationale
53:40on levait le capot
53:42sur 4 milliards d'euros
53:43d'argent public
53:444 milliards par rapport
53:45aux 211 milliards
53:45de la commission de Fabien Guay
53:47je ne dis pas juste ça
53:48parce qu'on est à l'UMA
53:49mais n'hésitez pas
53:49à vous abonner à l'UMA
53:51pour financer le dévisuel public
53:52c'est une somme
53:53qui est colossale
53:53parce que c'est la moitié
53:54du budget du ministère de la Culture
53:56donc voilà
53:57plus je me suis intéressé
53:58en fait à l'argent
53:59plus les pressions ont été fortes
54:02d'accord
54:02tu n'as pas dit
54:03quelle pression c'était
54:03il n'a pas pu donner d'exemple
54:04tout à l'heure
54:05chez Pascal Proulx
54:05il a dit
54:06il y a de la surfacturation
54:07mais ça ne sera pas dans le rapport
54:08ok d'accord
54:09il a dit
54:09il y a eu beaucoup de pression
54:10il n'a pas donné un exemple de pression
54:11il a dit
54:12les pressions sont fortes
54:13est-ce que ça ne serait pas
54:13un gros mytho
54:14qui se victimise
54:14comme tous ses collègues
54:15d'extrême droite
54:16ouais et puis c'est facile
54:17il a un petit peu le système
54:18qui se défend etc
54:20et en plus il ne parle pas
54:21des pressions qu'il a reçues
54:22de la part de Bolloré peut-être
54:23voilà
54:24avec des questions
54:24qu'il fallait poser absolument
54:26là ça c'est une pression
54:27qu'il a acceptée par contre
54:28mais par contre les autres
54:30ouais bah
54:31c'est vrai
54:32on n'a même pas parlé
54:33tant de ça que ça
54:33mais c'est vrai que
54:35il y avait aussi
54:36ça c'était l'enquête du Monde
54:37je crois
54:38si le rapport n'était pas publié
54:39il y avait une piste apparemment
54:40pour le publier directement
54:41sous forme d'un livre
54:42chez Fayard
54:43chez Bolloré quoi
54:44ouais
54:44on pouvait s'en douter
54:45la ficelle est assez grosse
54:47juste de finir là dessus
54:48pour finir sur l'audiovisuel public
54:50il n'y a pas que Charles Laloncle
54:51et compagnie
54:52qui s'attaquent à l'audiovisuel public
54:53et à France Télévisions
54:54il y a aussi
54:55Patrick Sébastien
54:56je ne sais pas si tu as suivi
54:57je ne sais pas si tu as suivi
54:58le chat qui a sorti un nouveau morceau
54:59qu'on va vous mettre
55:00un tout petit extrait
55:01mais c'est tout
55:02sur Delphine Ernaut
55:03donc c'est la patronne
55:04de France Télévisions
55:04c'est bien ça ?
55:05c'est ça
55:06et donc lui aussi
55:06il n'est pas content
55:07il s'est fait virer de France 2
55:08et il est vraiment sur la même ligne
55:09que Bolloré
55:10Charles Laloncle
55:10et toute cette espèce
55:11de droite réactionnaire
55:12de dire
55:13l'audiovisuel public
55:14c'est de la merde
55:14et donc on peut peut-être
55:16prendre Patrick Sébastien
55:16comme un thermomètre
55:17de la fascisation
55:18finalement
55:18parce qu'il n'était pas
55:20tant comme ça
55:21qu'il n'y a pas si longtemps
55:22et là
55:24ça commence
55:25à puer un peu
55:26et donc il a fait
55:27cette musique là
55:28sur Delphine
55:29donc Delphine
55:30c'est Delphine Ernaut
55:30présidente de France Télévisions
55:32on ne va pas vous le mettre
55:32en entier
55:32mais bon juste pour dire
55:33que voilà le genre d'allié
55:35qu'on extrême droite
55:35actuellement
55:36bon ben d'accord
55:37je vais essayer
55:38et c'est risqué
55:43Delphine
55:43si t'avais connu ma p***
55:45on aurait été si heureux
55:49Delphine
55:49si t'avais connu ma p***
55:51on aurait été amoureux
55:54bon voilà
55:54je pense qu'on en a vu assez
55:56mais Delphine Ernaut
55:56du coup a décidé
55:57de porter plainte
55:58pour outrage sexiste
56:00et sexuel
56:00je ne sais plus exactement
56:01le terme
56:01par rapport à Patrick Sébastien
56:03qui lui dit
56:04bah je m'en fous
56:04c'est bon
56:06voilà
56:06et Charles Laloncle
56:07on lui a posé la question
56:08je crois que c'était
56:08Benjamin Duhamel
56:09ou peut-être quelqu'un d'autre
56:10je ne me souviens plus
56:11et Charles Laloncle
56:11il a dit
56:12je suis pour la liberté d'expression
56:13et je suis pour l'humour
56:14et il a dit
56:15on a bien reçu David Pujadas
56:16aucun rapport
56:18aucun rapport
56:19je ne sais pas
56:19peut-être qu'il aime les chansons
56:20les chansons paillardes aussi
56:22David Pujadas
56:22je ne sais pas
56:22je ne le connais pas
56:23je n'ai jamais croisé un barbecue
56:25non non mais en fait
56:26c'est quand même hallucinant
56:27c'est insultant
56:28absolument insultant
56:29et il était au grande gueule
56:31deux jours après
56:32l'annonce
56:32de Delphine Ernaut
56:33de déposer plainte
56:35il dit en gros
56:35je m'en fous complètement
56:37il est complètement en roue libre
56:39et il dit
56:39si je suis condamné
56:40ce sera une médaille
56:40et puis voilà
56:42lui il est complètement en roue libre
56:43c'est une médaille
56:45par rapport à la bien-pensance
56:46ou machin bidule
56:47alors que bon
56:47là c'est quand même
56:48extrêmement limite comme parole
56:50si tu avais connu ma bite
56:51bon ok super
56:53ma pine
56:53oui c'est ma pine
56:54pardon
56:55ça rime avec Delphine
56:59donc c'est fou quand même
57:00de voir
57:00comment ça brasse large
57:01cette espèce de front
57:02d'anti-service public
57:03etc etc
57:05mais d'ailleurs
57:06on avait fait un stream
57:07là-dessus
57:08je pense que vous pouvez
57:08le retrouver toujours
57:09sur Youtube
57:10oui tout à fait
57:10sur Patrick Sébastien
57:12sur ce que dit
57:13enfin
57:13quelle est l'identité
57:16je vais y arriver
57:16politique de Patrick Sébastien
57:18donc vous pouvez aller voir
57:18sur Youtube
57:19on a fait quoi
57:20une heure dessus
57:20donc
57:21il y avait des choses à dire
57:22c'est mieux qu'aller écouter
57:23ces musiques
57:24oui mais en tout cas
57:25c'est fou
57:25parce que quand même
57:26ça rejoint le sujet
57:27des attaques sur l'audiovisuel public
57:28Patrick Sébastien
57:29encore une fois
57:29ils sont tous en train
57:30de se victimiser
57:31Patrick Sébastien
57:31il y a quelqu'un qui se plaint
57:31de se faire virer de France 2
57:32après 50 ans à l'antenne
57:34bah c'est bon
57:34t'es vieux
57:35il faut du renouveau
57:36c'est tout
57:37surtout que dans cette chanson
57:38il explique
57:39je crois
57:39si je me souviens bien
57:40il y a un passage
57:41où il dit
57:43qu'elle a voulu virer
57:44les mâles blancs
57:45il est toujours dans ce refrain
57:47permanent
57:48en fait
57:49c'était une cabale raciste
57:50évidemment
57:50du racisme anti-blanc
57:51comme chacun sait
57:52il a parlé de ségrégation
57:54pour dire que
57:54tu ne pouvais plus avoir
57:55un poste à la télé
57:56quand tu étais blanc
57:56mais Tex
57:57ça avait dit pareil aussi
57:58Tex
57:58et je crois que
57:59et Julien Leperce
58:00il est pas tout très long ancien
58:01qui s'est fait remplacer
58:02par une femme noire lesbienne
58:03Samuel Etienne d'ailleurs
58:05c'est ça
58:08Julien Leperce
58:09qui a annoncé son soutien
58:10à Eric Ciotti
58:11pendant les municipales
58:11à Nice
58:13la boucle est bouclée finalement
58:16alors que bon
58:16en fait c'est juste
58:18le service public
58:19de l'audiovisuel
58:19à un moment donné
58:20a décidé de vivre
58:21avec son temps
58:21et de se moderniser
58:22et les vieux ringardos
58:23qui sont là depuis 150 ans
58:24ils sont s'en débarrassés
58:25mais c'est pas parce que
58:26c'est des hommes blancs
58:26c'est parce que c'est des vieux ringardos
58:27tout simplement
58:28mais bon
58:29après
58:29c'est le camp des réactionnaires
58:31finalement
58:32c'est pas étonnant
58:34qu'ils chouinent comme ça
58:35encore une fois
58:36victimisation
58:37permanente
58:38moi j'en peux plus
58:38vraiment j'en peux plus
58:39et bon
58:40on est peut-être pas
58:41au bout de nos surprises
58:42parce que Patrick Sébastien
58:43sera peut-être
58:44ministre de la culture
58:44dans quelques années
58:45donc on verra
58:46d'ici là
58:46c'est vrai
58:47c'est vrai
58:47peut-être que Patrick Sébastien
58:48sera ministre
58:49si François Ruffin
58:51gagne la présidentielle
58:51je m'en peux plus
58:53je m'en peux plus
58:55je m'en peux plus
59:02faire
59:03c'est le cas

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