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  • il y a 8 heures
L'Humatch, c'est une question d’actualité, deux invités et un débat de fond, arguments contre arguments. À l'évocation du nom Bolloré, on pensait jusque-là surtout à CNews et son cortège de campagnes racistes. Mais au-delà, c'est aussi l'édition, ou le cinéma, le tout au service d'un projet de société ouvertement d'extrême droite. Alors que faire, quelle stratégie adopter, comment éviter les pièges tendus à la gauche…

Ayda Hadizadeh, députée socialiste et membre de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public menée tambour battant par un certain Charles Alloncle, débat face à Louis Boyard, député LFI, ancien chroniqueur de “Touche pas à mon poste” sur feu C8, qui avait attaqué Cyril Hanouna en justice après les insultes proférées en direct contre lui pour avoir critiqué Vincent Bolloré.

00:00 Présentations
2:23 Cinéma : Bolloré veut coloniser les imaginaires
12:51 Démanteler l'empire Bolloré ?
18:28 Aller ou non dans les médias Bolloré ?
31:07 Déconstruire l'accusation de censure
40:08 LFI et les nouveaux médias
55:53 Les réseaux sociaux aux mains de milliardaires d'extrême droite
1:02:14 Commission Alloncle et service public
1:11:45 Bolloré, Arnault, Stérin... le risque de contagion

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Transcription
00:00:01Bienvenue à toutes et tous pour ce nouvel U-Match.
00:00:04Alors comme d'habitude pour commencer un petit rappel du concept,
00:00:07l'U-Match c'est une question d'actualité, deux invités et un devas,
00:00:12argument contre argument, sur le fond bien entendu.
00:00:15Alors aujourd'hui à mes côtés c'est à nouveau Rachel Garaval-Kersel
00:00:19qui est avec moi, journaliste au service politique de l'humanité.
00:00:24Salut Rachel !
00:00:24Salut !
00:00:25Et notre question du jour risque de nous occuper régulièrement.
00:00:29Il faut qu'on se le dise dans les mois à venir avec la campagne présidentielle
00:00:35notamment qui s'amorce puisqu'on va parler aujourd'hui de Vincent Bolloré et de son empire.
00:00:40Oui, à l'évocation de ce nom, on pensait jusque-là surtout à CNews
00:00:44et son comptège de déferlements racistes réguliers encore dernièrement
00:00:48après les élections municipales.
00:00:50Mais l'Empire Bolloré c'est aussi de l'édition et c'est bien sûr du cinéma via Canal+.
00:00:56Le tout au service d'un projet de société ouvertement d'extrême droite
00:01:02qui n'est d'ailleurs pas le seul à défendre.
00:01:05Alors que faire ? Quelle stratégie adopter ?
00:01:07Comment éviter les pièges tendus en particulier et très régulièrement à la gauche ?
00:01:12C'est ce dont on va parler dans l'heure qui vient avec nos deux invités que je vais vous
00:01:17présenter de ce pas.
00:01:19Alors d'abord on reçoit Aïda Adizadeh. Bonjour.
00:01:22Bonjour.
00:01:23Vous êtes députée socialiste, vous êtes intéressée de près à la question des médias.
00:01:29D'ailleurs vous avez fait partie de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
00:01:33qui a été menée tambour battant.
00:01:34On y reviendra sans doute pendant ce débat par un certain Charles Aloncle.
00:01:39Et puis face à vous, pour débattre on accueille Louis Boyard.
00:01:44Bonjour.
00:01:44Bonjour à vous.
00:01:45Vous êtes députée de la France Insoumise.
00:01:48Alors vous, vous avez une expérience aussi un peu particulière avec l'Empire Bolloré
00:01:51puisque vous avez été un temps chroniqueur de Touche pas mon poste sur Feu C8
00:01:55qui appartenait aussi à Bolloré via Canal+.
00:02:01Et vous avez affronté devant les tribunaux l'un de ses principaux animateurs, sa star Cyril Hanouna.
00:02:07Vous avez été insultée en direct à l'occasion d'une des émissions
00:02:11parce que vous aviez eu l'outrecuidance de critiquer Vincent Bolloré.
00:02:16Donc la boucle est bouclée.
00:02:17Alors maintenant que les présentations sont faites, on va passer au cœur du sujet, n'est-ce pas Rachel ?
00:02:23Oui, et puis on va commencer par la dernière actualité en date.
00:02:27Évidemment, les propos de Maxime Saada, le patron de Canal+,
00:02:31qui a menacé le monde du cinéma, en tout cas la partie du monde du cinéma
00:02:36qui a décidé de prendre la parole contre Vincent Bolloré.
00:02:42Est-ce que vous, Haïda Adizadeh, vous qualifiez l'Empire Bolloré ?
00:02:47C'est quoi ? C'est une affaire de gros sous ou c'est une vraie entreprise de colonisation des
00:02:51esprits ?
00:02:52C'est les deux. C'est une affaire de gros sous mis au service d'une entreprise,
00:02:55et vous l'avez très bien dit, de colonisation des esprits.
00:02:58Moi, je me suis inscrite, j'ai demandé à faire partie de la commission Éducation-Culture.
00:03:03Pas parce que j'ai bossé sept ans au ministère de l'Éducation nationale,
00:03:06pas parce que j'étais adjointe à la culture de ma ville,
00:03:08mais parce que, je le dis et je le pense au plus profond de mon âme,
00:03:12la guerre contre l'extrême droite, c'est la bataille culturelle.
00:03:16La bataille culturelle, c'est même la guerre culturelle, c'est pas une guerre des idées,
00:03:18c'est pas une idée contre idée, c'est prendre contrôle sur la représentation du monde.
00:03:23Et cette guerre culturelle, on l'a menée, nous, le camp humaniste progressiste,
00:03:27ça a pris deux siècles pour qu'on la gagne et qu'on impose l'idée de liberté, d'égalité
00:03:31des droits
00:03:31entre les hommes d'abord, puis les femmes, et puis les personnes issues des minorités ensuite.
00:03:36Et c'est exactement ce qui se passe.
00:03:38On est dans la phase de réaction puissante.
00:03:41Elle ne commence pas depuis Vincent Bolloré, ça fait longtemps qu'elle a commencé.
00:03:43Et il faut voir comment ils sont organisés, des gros gros sous, on parle de milliards,
00:03:48qui sont mis au service d'une entreprise d'extrême droite, réactionnaire, ultra conservatrice,
00:03:53et tout ce que vous en savez, maintenant aussi, soutient du nazisme et de ses émanations.
00:04:00Et donc, pas touche à mon boss, et je pense que Louis Boyard peut en parler,
00:04:04quiconque critique Vincent Bolloré désormais se retrouve sur une liste noire fichée, menacée.
00:04:09Et c'est bien de ça ce dont on parle, c'est de l'intimidation.
00:04:13Ça fait partie de leurs armes qui n'hésitent pas à dégainer.
00:04:16On reviendra sur votre expérience personnelle un peu plus tard dans le débat,
00:04:21mais d'abord sur le constat et à partir des derniers événements à Canal+.
00:04:26Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous partagez ?
00:04:28On est face là à un backlash, à une colonisation des imaginaires ?
00:04:32Le mot colonisation, il est bienvenu dans le débat, parce que Vincent Bolloré est un colon.
00:04:37Il a bâti une grande part de son empire économique,
00:04:40donc il a hérité de l'entreprise familiale.
00:04:42Puis après, au moment des décolonisations,
00:04:44il a récupéré beaucoup d'infrastructures logistiques du continent africain.
00:04:48Et c'est notamment comme ça qu'il a fait fortune.
00:04:50Et là, il fait une réorientation économique et politique.
00:04:53C'est-à-dire qu'il cherche à racheter le plus de médias,
00:04:56mais pas médias au sens télévision, je parle des bouquins, des ciné,
00:04:59le plus de médias possibles,
00:05:00pour essayer de faire émerger une forme de parole unique.
00:05:04Mais pas seulement ça, parce qu'il ne faut pas oublier que Vincent Bolloré,
00:05:07le moment où il est vraiment, vraiment sorti du bois très, très fort,
00:05:10c'était lors de la dernière campagne présidentielle,
00:05:12où il avait inventé son candidat Zemmour.
00:05:14Et la stratégie avec Zemmour, lui, à la fois,
00:05:17il essayait d'obtenir l'hégémonie de l'extrême droite et de la droite,
00:05:20mais sa stratégie, ça a aussi été de faire plus à droite que Marine Le Pen
00:05:24pour contribuer à une dédiabolisation.
00:05:26Et aujourd'hui, on voit le pacte entre Marine Le Pen,
00:05:28Jordan Bardella et Vincent Bolloré.
00:05:30Et c'est une réaction de la bourgeoisie,
00:05:32parce qu'ils n'ont que ça pour maintenir le consentement.
00:05:36En plus de la coercition, ils ont la division du peuple, la peur,
00:05:40et derrière, toute une série de fantasmes qui sont racontés,
00:05:44je pense notamment sur la question de l'islam,
00:05:46sur la question des quartiers populaires,
00:05:47sur la question de l'immigration.
00:05:48Et donc, ce sont des gens qui, à la fois,
00:05:50cherchent à se maintenir au pouvoir,
00:05:52parce qu'il y a la menace de la France insoumise au pouvoir,
00:05:54et ils ont raison d'avoir peur.
00:05:55Et donc, du coup, ils cherchent à diviser le peuple à travers cette entreprise-là,
00:05:59mais tout en maintenant la domination, par exemple,
00:06:01sur les personnes musulmanes, les personnes immigrées ou les quartiers populaires.
00:06:04Alors, pour rester dans un premier temps sur la dernière affaire en date,
00:06:08Canal+, après l'alerte des 600 artistes,
00:06:12alors maintenant, ils sont plus de 3000,
00:06:14avec la tribune zappée Bolloré,
00:06:17publiée par nos confrères de Libération,
00:06:19que vous pouvez voir à l'écran la semaine dernière,
00:06:21et les menaces dont on parlait à l'instant,
00:06:24ensuite, proférées par Maxime Saada.
00:06:28La ministre de la Culture, Catherine Pégard,
00:06:31a été interpellée par plusieurs députés à l'Assemblée nationale,
00:06:35notamment par votre collègue insoumise, Sarah Legrain.
00:06:38C'était mardi lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
00:06:43Et elle a répondu.
00:06:46Voilà ce qu'elle a répondu.
00:06:47On l'écoute.
00:06:47La place majeure de cette entreprise dans le cinéma lui donne une voix qui compte.
00:06:52Je regrette que la réponse, disproportionnée à tout le moins,
00:06:57apportée aux inquiétudes bien réelles qui se sont exprimées,
00:07:00les avive alors.
00:07:02Alors même que les films sélectionnés aujourd'hui
00:07:05devraient démentir les craintes par la variété des récits
00:07:09ou des imaginaires dans lesquels ils nous entraînent.
00:07:13La France est un grand pays de cinéma.
00:07:15Nos industries culturelles ne doivent pas être instrumentalisées
00:07:20à des fins politiques.
00:07:22Madame la députée, je crois que vous serez d'accord pour dire avec moi
00:07:26que nous ne devons pas être les jeux de polémiques
00:07:29qui fragilisent une de nos plus belles réussites
00:07:32en attaquant semaine après semaine
00:07:35ces différents piliers
00:07:37accusés d'être au service d'idéologie politique.
00:07:41Alors, polémiques qui fragilisent l'une de nos plus belles réussites.
00:07:44Qu'est-ce que vous inspire cette réponse de Catherine Pégard ?
00:07:48Déjà, je pense que nos auditeurs seront contents de découvrir
00:07:50qui est la ministre de la Culture
00:07:51parce que dans ce gouvernement, on n'a pas...
00:07:54C'est la plus récente du gouvernement, on lui accordera ça.
00:07:57Il faut comprendre que Vincent Bolloré, dans le cinéma,
00:08:04il a la place qu'on a bien voulu lui donner.
00:08:06Et quand j'entends le président du CNC dire
00:08:09que toute cette histoire est un gâchis,
00:08:11tout le monde fait semblant qu'il n'y a pas de problème,
00:08:13que Vincent Bolloré est un milliardaire comme un autre
00:08:16et on l'entend dire, il n'a pas de projet politique.
00:08:19Alors, ils ne sont pas bêtes,
00:08:20ils savent très bien qu'il y a un projet politique.
00:08:21Seulement, ils sont paralysés face à Vincent Bolloré
00:08:24parce que je pense par exemple à M. Macron
00:08:26qui avait nommé Bruno Roger Petit
00:08:27comme conseiller mémoire à l'Élysée.
00:08:30Il l'est toujours, d'ailleurs.
00:08:30Et d'ailleurs, qu'il l'est toujours
00:08:31et qu'il l'était notamment pour gérer les relations avec Vincent Bolloré.
00:08:35Et c'est là où ils se retrouvent dans une difficulté,
00:08:37c'est qu'ils ne veulent pas aller affronter Vincent Bolloré
00:08:40et notamment, ils contribuent au glissement idéologique
00:08:44avec Vincent Bolloré.
00:08:45Quand vous entendez Emmanuel Macron dire
00:08:47que le problème de l'hôpital, c'est qu'il y a trop de mamadou,
00:08:49quand ils autorisent M. Retailleau au gouvernement
00:08:52alors qu'il parle de régression vers les origines ethniques.
00:08:54Et je ne parle pas de tout ce qu'il dit
00:08:57sur les quartiers populaires, sur l'immigration
00:08:58ou même la théorie complotiste sur les frères musulmans
00:09:00que le président de la République a abondamment relayé.
00:09:02– Donc pour vous, c'est la même idéologie ?
00:09:04– Pour moi, il y a un glissement aujourd'hui
00:09:06du macronisme vers l'extrême droite
00:09:09et parfois, ça devient même difficile de les distinguer.
00:09:11Et ils font comme si Vincent Bolloré
00:09:13était un milliardaire comme les autres
00:09:14et ils lui ont laissé la place qu'ils ont bien voulu lui laisser
00:09:17dans le monde des médias et dans le monde du cinéma.
00:09:19Et j'ai envie de poser une question.
00:09:20Si Vincent Bolloré est si essentiel que ça
00:09:23dans le monde du cinéma,
00:09:24c'est donc qu'il exerce une mission
00:09:25qui ne devrait pas être une mission privée,
00:09:27qu'il exerce une mission d'intérêt général.
00:09:29Et que donc, il faudrait peut-être poser la question
00:09:33de comment est-ce qu'on fait pour que le privé
00:09:34n'ait pas ce pouvoir dans notre pays.
00:09:35– Il exerce cette mission parce que Canal+,
00:09:37qu'il a racheté il y a une dizaine d'années,
00:09:39a un rôle particulier
00:09:41qui précède de plusieurs décennies,
00:09:43Vincent Bolloré.
00:09:44– Oui, mais aujourd'hui,
00:09:45il laisse Canal+, avoir ce poids
00:09:47et ils font semblant qu'il n'y a pas de problème.
00:09:50Si jamais aujourd'hui, on est d'accord
00:09:52pour que ce personne,
00:09:53enfin en tout cas,
00:09:54si tout le monde fait semblant
00:09:55que c'est un milliardaire d'extrême droite
00:09:56qui peut gérer tout le cinéma,
00:09:58d'ailleurs, il va faire une OPA sur IGC en 2028,
00:10:00si tout le monde fait semblant
00:10:01qu'il n'y a pas de problème
00:10:02parce qu'il est indispensable,
00:10:03alors je pose la question.
00:10:04Si c'est indispensable,
00:10:05pourquoi ce n'est pas un service public
00:10:07qui s'en occupe ?
00:10:07– Sur le sujet de la réponse du camp macroniste,
00:10:13est-ce que vous diriez,
00:10:14comme Louis Bouillard a aidé à Dizadeh,
00:10:15qu'il y a un glissement idéologique des macronistes
00:10:18ou qu'il y a, à tout le moins,
00:10:20une grande pusillanimité face à Vincent Bolloré
00:10:23du côté des macronistes ?
00:10:24– Alors, en réécoutant la réponse de Pégar,
00:10:26moi j'ai une réplique de film,
00:10:27paradoxalement, qui me vient à l'esprit,
00:10:29c'est la haine.
00:10:30Jusqu'ici, tout va bien.
00:10:31C'est ce qu'elle nous dit.
00:10:32Jusqu'ici, tout va bien.
00:10:33C'est vrai que quand on allume Canal+,
00:10:35quand on regarde la grille de programme…
00:10:38– C'est d'ailleurs un peu ce qu'a dit
00:10:39Mathieu Kassovitz aussi.
00:10:40– Oui, en gros, c'est ça.
00:10:41– Oui, puis l'histoire de Suleymane qui brangue…
00:10:42– Quand on regarde les films qui sont programmés
00:10:44ou même financés, on ne peut pas dire que pour l'instant,
00:10:47pour l'instant, ça soit au service
00:10:49de l'entreprise idéologique de Bolloré.
00:10:51Pour l'instant.
00:10:51Et c'est tout le problème.
00:10:52Et c'est là où je rejoins Louis Bouillard.
00:10:53Mais en fait, on est à la merci d'un homme
00:10:56qui peut désormais faire des listes noires.
00:10:58Demain, décidez petit à petit,
00:11:00parce que c'est comme ça qu'agissent les prédateurs,
00:11:01ils n'arrivent pas, ils cassent tout,
00:11:02ils sont plus malins.
00:11:03Et c'est ça, on a affaire à des personnes qui sont rusées.
00:11:05Petit à petit, il peut changer la programmation.
00:11:07Et moi, j'irais même plus loin.
00:11:09Jusqu'ici, tout va bien.
00:11:09Aussi, dans le monde des manuels scolaires.
00:11:11Mais achète, détenu par Bolloré, c'est Bolloré.
00:11:14Demain, ils peuvent changer les manuels scolaires
00:11:15et rayer d'un trait de plume l'histoire de l'immigration,
00:11:18l'histoire de la colonisation.
00:11:18C'est ce qui se passe aux États-Unis.
00:11:20Ce n'est pas une fiction, on n'est pas dans la politique de fiction,
00:11:22ce n'est pas la servante écarlate.
00:11:23Quoique la servante écarlate, par son aspect, c'est déjà la réalité.
00:11:26Sur la collusion...
00:11:28En fait, c'est le problème des macronistes
00:11:31qui sont encore fascinés.
00:11:33Moi, je pense que le fond de l'affaire, il est là.
00:11:36Dans la macronie, on est fasciné par les gens
00:11:37qui savent faire de l'argent,
00:11:38c'est les gens qui ont réussi, c'est les premiers de cordée.
00:11:40Allons pas embêter les gens qui réussissent
00:11:41parce que demain, s'ils s'en vont, notre pays va trinquer.
00:11:44On revient sur les mêmes débats,
00:11:45sur la taxation des plus riches.
00:11:46Il y a chez les macronistes cette idéologie
00:11:48dès le départ, dès 2017
00:11:50et même dès la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron,
00:11:52que quelqu'un qui réussit, c'est quelqu'un de valeur.
00:11:55Il faut aider les gens qui réussissent à réussir,
00:11:57les premiers de cordée, puis le ruissellement va arriver.
00:11:59Et ça, peu importe l'idéologie.
00:12:00Et en fait, ils disent, pour l'instant, on ne voit rien de mal,
00:12:03donc laissez les choses se faire.
00:12:05Et il n'y a pas, d'après vous, de collusion idéologique ?
00:12:07Il y a un côté, comment dire,
00:12:11mot du genou,
00:12:12à condamner des choses condamnables, ça c'est vrai.
00:12:15Collusion idéologique, oui, évidemment,
00:12:16pour aller là, parce que, moi je dis,
00:12:18qu'en fait, quand on n'est pas ferme face à l'extrême droite,
00:12:21le mal, pardon, je vais faire du Martin Luther King,
00:12:23c'est mon idole, permettez-moi de le faire,
00:12:25le mal ne progresse pas parce que les gens font du mal,
00:12:27c'est parce que les gens qui sont censés faire le bien
00:12:29se taisent ou sont complices.
00:12:31Exactement. Ça revient au même.
00:12:32À la fin, on a des fois envie de les secouer
00:12:34et de les réveiller en disant, mais vous ne voyez pas ce qui se passe ?
00:12:36Et quelqu'un dit, je ne sais plus qui l'a dit, mais je l'ai lu,
00:12:39il crie avant d'avoir mal.
00:12:40Mais c'est le principe, en fait, quand on est agressé dans la rue,
00:12:42on n'attend pas d'avoir mal pour crier au secours,
00:12:44on crie au secours avant même d'être frappé.
00:12:46Donc pardonnez le monde du cinéma,
00:12:48de crier au secours, parce que c'est vraiment ça.
00:12:51La ministre,
00:12:52elle répondait à une question de Sarah Legrin,
00:12:54on l'a dit, où elle appelait
00:12:56au démantèlement de l'Empire
00:12:58Bolloré.
00:13:01Vous, Aïda Adizadeh,
00:13:02au Parti Socialiste, ça vous parle
00:13:04démanteler Bolloré ou
00:13:06est-ce que vous n'iriez pas jusque-là ?
00:13:07Sur la culture, on a soutenu la loi
00:13:10portée par la députée Sophie Taillé-Poyant
00:13:12pour mettre fin...
00:13:14Députée écologiste.
00:13:15Exactement, sur le monopole
00:13:17dans le milieu culturel.
00:13:19Et moi, je dirais même, en fait,
00:13:20en vrai, cette loi-là, ça devrait être la première
00:13:22d'un quinquennat d'un gouvernement de gauche,
00:13:24quel qu'il soit.
00:13:25Parce que c'est le nerf de la guerre culturelle.
00:13:29Prendre le contrôle de la représentation du monde,
00:13:31c'est prendre le contrôle des cerveaux.
00:13:32Je pourrais vous donner des tas de références
00:13:34savantes sur le sujet,
00:13:35mais il y a des livres qui ont été écrits.
00:13:36La propagande, c'est ça.
00:13:38On peut faire de la bonne propagande.
00:13:39La propagande, c'est pas mauvais en soi,
00:13:41mais l'enjeu, c'est là.
00:13:42Quelle fenêtre vous décidez d'ouvrir sur le monde ?
00:13:44Et Louis Boyard l'a dit.
00:13:45Quand vous avez des chaînes d'information
00:13:46ou des journaux ou des manuels scolaires
00:13:49qui ouvrent sans arrêt la fenêtre
00:13:51sur une représentation choisie
00:13:54et même erronée,
00:13:56puisqu'on parle de ça quand on parle de CNews,
00:13:57on ouvre la fenêtre en expliquant
00:13:59qu'on va se faire grand remplacer,
00:14:01que les immigrés vous volent votre pain
00:14:02qui tuent tous les quatre matins les Français,
00:14:04qu'il y a des francocides.
00:14:06Voilà, on invente des termes.
00:14:07Eh bien, on prend petit à petit le contrôle des cerveaux.
00:14:09Et il est là.
00:14:11La bataille culturelle, c'est pas une bataille des idées.
00:14:12C'est une bataille pour prendre le contrôle des cerveaux.
00:14:15Et c'est une bataille que les progressistes
00:14:16et les humanistes doivent assumer.
00:14:18On l'a fait.
00:14:18La révolution des Lumières,
00:14:20c'est une bataille culturelle qu'on a gagnée.
00:14:21Ça a pris deux siècles et beaucoup de morts.
00:14:23On a réussi à imposer l'idée
00:14:24que tous les hommes naissent libres et égaux en droit.
00:14:26Il a fallu attendre beaucoup de temps
00:14:27pour qu'on élargisse à tout un tas d'autres gens.
00:14:31Mais c'est de ça dont il s'agit.
00:14:33Et on est en plein dans le bâclage,
00:14:35dans la vague réactionnaire.
00:14:36Il faut commencer par là.
00:14:37Donc, mettre fin à tous les empires.
00:14:39Et j'irai même, moi, plus loin que le Parti Socialiste.
00:14:41Permettez-moi.
00:14:42En fait, les médias,
00:14:43vous n'êtes pas des entreprises comme les autres.
00:14:45Vous devez, et j'ai regardé avant de venir,
00:14:47l'humanité, vous êtes détenus,
00:14:49je crois, en majorité par vos lecteurs
00:14:51et par les salariés.
00:14:52Je pense que c'est le modèle vertueux
00:14:54pour toute entreprise de médias.
00:14:55Alors, sur le modèle de la presse,
00:14:56on y reviendra juste après.
00:14:58Mais plus généralement,
00:15:00le démantèlement de l'Empire Bolloré,
00:15:01c'est aussi l'une des premières urgences
00:15:03quand la gauche arrive au pouvoir.
00:15:05Je vais venir à ça.
00:15:06Je veux juste répondre
00:15:07parce que je ne suis pas d'accord avec tout.
00:15:09Moi, je ne crois pas que ce soit
00:15:12une fascination face à la réussite
00:15:13parce que sinon,
00:15:14ils ne se comporteraient pas
00:15:14de la manière avec laquelle ils se comportent
00:15:16par rapport à Pigas.
00:15:18Et si jamais on veut faire des citations,
00:15:19vous avez cité Martin Luther King.
00:15:21Moi, je vais citer Gramsci qui disait
00:15:22ça ne sert à rien de demander
00:15:23à l'État bourgeois de lutter contre le fascisme.
00:15:25Ce serait comme lui demander de se suicider.
00:15:26Et c'est vrai avec les macronistes
00:15:28parce que ce n'est pas seulement
00:15:29une collusion par rapport
00:15:31à un glissement sur la question du racisme.
00:15:34C'est aussi défendre un intérêt de classe.
00:15:36Et on parle beaucoup de Vincent Bolloré,
00:15:37mais il y a aussi un sujet
00:15:39sur tous les médias aujourd'hui
00:15:41qui sont des médias patronaux.
00:15:42Et je les appelle de cette manière.
00:15:44Regardez la manière avec laquelle
00:15:45ils traitent de la question des mouvements sociaux.
00:15:47J'irai même plus loin.
00:15:48C'est quand la dernière fois
00:15:48qu'on a vu un ouvrier sur BFM TV ?
00:15:50C'est quand la dernière fois
00:15:51qu'on a vu une représentante d'assaut
00:15:52des quartiers populaires sur TF1 ?
00:15:54Donc la question, c'est de permettre au peuple
00:15:56de pouvoir exister dans les médias,
00:15:58de pouvoir exister dans le débat public.
00:16:00Et pour ça, il faut mettre fin
00:16:01au monopole des médias patronaux.
00:16:03C'est pour ça que nous, on dit
00:16:04que ça va être une de nos priorités.
00:16:06Parce qu'au moment où on prendra le pouvoir
00:16:07et où on fera la révolution citoyenne,
00:16:09ils vont essayer à tout prix
00:16:11d'essayer de marteler le cerveau des gens
00:16:12pour essayer de raconter des mensonges
00:16:14et de diviser le peuple
00:16:15dans un moment où il doit se rassembler.
00:16:16Donc vous avez toute la chaîne
00:16:18sur laquelle vous devez rompre.
00:16:19Je vous donne un exemple
00:16:20pour que les gens matérialisent bien
00:16:21de quoi on parle de chaîne.
00:16:23Vous avez M. Pierre-Édouard Sterin
00:16:25qui a l'Observatoire de l'immigration
00:16:27et de la démographie,
00:16:29qui est un think tank
00:16:30qui en vérité ne fait pas de la science
00:16:31et est juste un outil de propagande.
00:16:33Vous avez cet observatoire
00:16:34qui va vous sortir une étude.
00:16:36Cette étude va se retrouver
00:16:37en une du JDD par exemple.
00:16:39JDD qui est possédé par Vincent Bolloré.
00:16:41Puis après, ensuite,
00:16:42une fois que c'est en une du JDD,
00:16:43ils vont demander à CSA,
00:16:45qui est un institut de sondage
00:16:46qui appartient à Bolloré,
00:16:47de faire un sondage
00:16:48par rapport à cette une du JDD.
00:16:49Le sondage sortira,
00:16:51puis ensuite,
00:16:51ils en parleront sur CNews.
00:16:53Une fois que CNews
00:16:54en aura fait un sujet,
00:16:55ils le posteront sur,
00:16:56donc CNews possédé par Bolloré,
00:16:58une fois qu'ils l'auront fait
00:16:59sur CNews,
00:16:59ils le posteront sur les réseaux sociaux.
00:17:01Puis sur les réseaux sociaux,
00:17:02ils vont le poster,
00:17:03ils vont mettre des bots
00:17:03et ils vont obliger
00:17:04tous les médias à en parler.
00:17:06Et j'irai même plus loin,
00:17:07à la fin,
00:17:07si jamais l'étude,
00:17:08ils arrivent à en faire un bouquin,
00:17:09ils le distribueront
00:17:09dans tous les magasins relais
00:17:11qui sont possédés
00:17:11par Vincent Bolloré.
00:17:12Vous avez un exemple.
00:17:14C'est passé par Fayard entre-temps.
00:17:14Exactement,
00:17:15c'est passé par Fayard.
00:17:16Vous avez donc
00:17:17toute une chaîne
00:17:18qui se construit
00:17:19qui permet de fabriquer
00:17:19de l'information.
00:17:20On brise la chaîne.
00:17:21C'est plus que de l'information,
00:17:21c'est de l'opinion.
00:17:22On brise les chaînes.
00:17:23C'est ça qu'on appelle
00:17:24démanteler l'Empire Bolloré
00:17:25et on le fait
00:17:26la première semaine
00:17:27où on est au pouvoir.
00:17:27Mais même si,
00:17:28effectivement,
00:17:29dans beaucoup d'étapes
00:17:29de votre chaîne,
00:17:30il y a des entreprises
00:17:32directement détenues
00:17:32par Bolloré,
00:17:33et ce n'est pas le cas
00:17:33de toutes,
00:17:35est-ce que finalement
00:17:36le démantèlement
00:17:37ne peut pas se traduire
00:17:38par plusieurs milliardaires
00:17:39d'extrême droite
00:17:40qui décident de faire
00:17:41la même chose
00:17:41sauf qu'on passe outre
00:17:44les lois anti-concentration ?
00:17:46C'est pour ça
00:17:46qu'ensuite se pose
00:17:47la question
00:17:47de quelle place
00:17:48on fait aux usagers,
00:17:50aux lectrices,
00:17:51aux lecteurs.
00:17:52Et il faut permettre
00:17:53déjà premièrement
00:17:54d'avoir un conseil
00:17:55idéontologique de la presse
00:17:56dans lequel vous avez
00:17:57des représentants des usagers
00:17:58et qui sont en capacité
00:17:59d'intervenir.
00:18:00Il faut empêcher
00:18:01les monopoles
00:18:01au sein même des médias
00:18:02mais oui clairement
00:18:03on se pose la question
00:18:04de pouvoir socialiser
00:18:05une part de ces médias
00:18:06pour pouvoir permettre
00:18:07aux usagères et aux usagers
00:18:09de pouvoir intervenir
00:18:10directement.
00:18:11Et oui ça clairement
00:18:12ça fera partie
00:18:12de notre loi
00:18:12contre la concentration
00:18:13des médias.
00:18:14Alors on reviendra aussi
00:18:16peut-être un peu
00:18:17dans le détail
00:18:18parce qu'il y a
00:18:18d'autres outils
00:18:19on en parlait
00:18:21qui peuvent être utiles
00:18:22comme l'ARCOM par exemple
00:18:24vous nous direz
00:18:24ce que vous en pensez
00:18:25mais d'abord
00:18:27dans la situation actuelle
00:18:29la gauche n'est donc
00:18:30pas encore au pouvoir
00:18:32et du coup
00:18:33on voulait vous interroger
00:18:34sur dans cette situation
00:18:35qu'est-ce qu'on fait
00:18:36dès aujourd'hui.
00:18:37Vous Louis Boyard
00:18:38vous êtes aussi rendu coupable
00:18:40je le disais tout à l'heure
00:18:41de crime de lèse-majesté
00:18:42en quelque sorte
00:18:44à l'instar
00:18:44des acteurs
00:18:46et cinéastes
00:18:47qui ont signé
00:18:48à cette tribune
00:18:50la semaine dernière.
00:18:52Alors si quelqu'un
00:18:53voit pas
00:18:53de quoi
00:18:54on parle
00:18:55on va revoir
00:18:56la séquence en images
00:18:57pour se remettre
00:18:58tout ça en tête
00:18:59c'est tout de suite
00:19:01un coup d'éclat
00:19:01c'est très bien
00:19:02c'est toi qui fait
00:19:03un coup d'éclat
00:19:04t'es en train de dire
00:19:04à un élu de la République
00:19:07arrête de te la raconter
00:19:08je rends pas les coups
00:19:09que tu sois élu moi
00:19:10mais t'es responsable ou quoi
00:19:11tu crois que tu vends
00:19:12que la liberté de la presse
00:19:13je crois que j'ai peur de toi
00:19:15je vais monter Zemmour
00:19:17il a fait 7%
00:19:18j'ai reçu plus d'argent
00:19:19de la NUPES ici
00:19:20que Zemmour
00:19:22les NUPES
00:19:22les NUPES
00:19:22les NUPES
00:19:24si t'es député
00:19:26c'est grâce à nous aussi
00:19:27mais vous parlez pas du sujet
00:19:29si t'es député c'est grâce à nous
00:19:30si t'es député c'est grâce à nous
00:19:31mais t'as voté pour moi toi
00:19:32si t'es député c'est grâce à nous
00:19:33demandes à Raquel Ragarido
00:19:36je vais tous les jours
00:19:37vous vous rendez compte
00:19:38qu'on a pas le droit
00:19:38de critiquer Bolloré ?
00:19:40Alors avec le recul
00:19:41on voulait vous demander
00:19:42comment vous regardez aujourd'hui
00:19:44cette séquence
00:19:45près de 4 ans plus tard
00:19:47et est-ce que ça vous paraît
00:19:49toujours utile
00:19:51d'aller dans ces médias malgré tout ?
00:19:53Déjà je la regarde plus
00:19:54parce que ces 8 n'existent plus
00:19:55et après
00:19:57moi comment je vois ça
00:19:59je pense qu'il faut
00:20:01moi je pense qu'il faut aller sur ces médias
00:20:04en République
00:20:05il y a aucun endroit
00:20:06dans lequel on a pas le droit
00:20:08de faire de la politique
00:20:08et c'est pas parce que
00:20:10la bourgeoisie s'est accaparée
00:20:11une part
00:20:13de l'endroit d'expression
00:20:14qu'on doit déserter le terrain
00:20:15au contraire
00:20:16on doit y aller frontalement
00:20:17et en revanche c'est là
00:20:18la condition
00:20:19c'est quand vous y allez
00:20:21vous assumez la conflictualité
00:20:23et vous ne vous censurez sur rien
00:20:25parce que
00:20:26à partir du moment où vous faites ça
00:20:28vous pouvez faire émerger
00:20:29et c'est d'ailleurs
00:20:29ce qui est à émerger
00:20:31dans cette séquence
00:20:31vous pouvez faire émerger
00:20:32à la fois une autre opinion
00:20:33mais aussi vous pouvez dénoncer
00:20:34la concentration
00:20:35dénoncer le deux poids deux mesures
00:20:36et c'est ça qui permet
00:20:37de mener la bataille culturelle
00:20:38je vous ai vu acquiescer
00:20:40Aïda Adizaté
00:20:41justement non
00:20:42parce que
00:20:43alors j'ai été invitée
00:20:45sur CNews
00:20:45mais je ne vais pas sur CNews
00:20:47et c'était
00:20:47l'échange était assez drôle
00:20:49parce que
00:20:50donc il y a un programmateur
00:20:51qui m'appelle
00:20:52très poli
00:20:52très gentil
00:20:53est-ce que vous voulez venir
00:20:53on vous assure que ça sera bien
00:20:55vous serez bien traité
00:20:56et je leur dis bah écoutez non
00:20:57moi je n'y vais pas
00:20:59ah bon
00:20:59ça sort le piège déjà
00:21:00quand on vous dit ça
00:21:01et après donc je me fais rappeler
00:21:03par sa chef
00:21:04un peu plus énervé
00:21:05mais qu'est-ce que vous voulez dire
00:21:06donc la gauche ne viendrait pas
00:21:07je dis alors non
00:21:08malheureusement
00:21:08moi c'est ma position
00:21:09mais vous allez trouver
00:21:10des députés de gauche
00:21:11qui vont venir
00:21:12voilà moi j'aimerais que ça soit
00:21:13à position de tout le monde
00:21:14précisément au parti socialiste
00:21:15il y a une directive ?
00:21:16non non non il n'y en a pas
00:21:18et j'ai des collègues qui y vont
00:21:19et après je peux comprendre
00:21:21je vraiment je
00:21:22intellectuellement je comprends
00:21:23ce que Louis Boyer dit
00:21:25je respecte aussi
00:21:26mais moi en fait voilà
00:21:26quand j'ai quand j'ai regardé
00:21:28cet extrait
00:21:28déjà c'est assez frappant
00:21:29mais il y a quelque chose
00:21:31qui a retenu mon attention
00:21:31et c'est pour ça que j'y vais pas
00:21:32en fait vous allez dans un cadre
00:21:34qui est contrôlé par des gens
00:21:37qui sont positifs
00:21:37exactement
00:21:38moi je dis j'ai pas
00:21:39je leur ai dit au téléphone
00:21:40j'ai pas vocation
00:21:40avec le punching ball d'extrême droite
00:21:42je suis pas je suis pas voilà
00:21:43et en vrai en politique moi je fais
00:21:45je fais beaucoup attention à ma santé mentale
00:21:47il faut pas faut pas m'ignorer
00:21:49ces ces ces moments de conflit
00:21:52tant mieux si vous savez gérer ça
00:21:53moi j'ai deux enfants
00:21:54et je sais que quand je reviens
00:21:55dans un état de nerfs
00:21:56bah des fois je je peux
00:21:58ne pas être la même personne
00:21:58et je fais aussi attention à ça
00:22:00mais en fait le cadre est géré
00:22:01par l'extrême droite
00:22:02et regardez le bandeau
00:22:03qu'il y avait en dessous là
00:22:04de cette séquence là
00:22:05ocean viking faut-il accueillir
00:22:08234 migrants
00:22:09en vrai c'est comment accueillir
00:22:11234 migrants
00:22:12c'est ça la question que nous
00:22:13on doit poser
00:22:14et c'est ça que c'est là
00:22:14où vous reprenez possession du cadre
00:22:16mais quand vous allez sur CNews
00:22:18surtout CNews
00:22:18vous êtes complètement
00:22:20prisonnier du cadre
00:22:20ils font venir une caution de gauche
00:22:22parce qu'ils ont besoin
00:22:23de remplir leur quota à l'ARCOM
00:22:25et en fait ils vous mettent au milieu
00:22:26ils vous tapent dessus
00:22:26vous n'avez aucun contrôle
00:22:28donc en vrai
00:22:29moi je critique pas cette séquence
00:22:30parce que c'est vrai
00:22:30que ça a permis de montrer
00:22:32à la face de beaucoup de gens
00:22:35au delà du public de ces deux
00:22:36parce que je pense qu'on
00:22:37les a pas fait changer d'avis
00:22:38qu'on peut pas critiquer Bolloré
00:22:40sinon ça va très loin
00:22:42ça va à des procès
00:22:43et tant mieux s'il l'a perdu
00:22:46mais en fait pour arriver à ça
00:22:48je pense que ça vous a coûté aussi émotionnellement
00:22:50enfin en charge mentale c'est beaucoup
00:22:51et je me dis toujours en fait
00:22:54ils vont perdre de la vitesse
00:22:56le jour où ça deviendra inintéressant
00:22:57et en fait vous contribuez en y allant
00:22:59j'y vous mets tous ceux qui y vont
00:23:01et qui ont des choses à dire
00:23:02qui sont bien cadrés bien formés
00:23:04à rendre le truc intéressant
00:23:05regardez ce qui se passe sur CNews
00:23:06ils sont en train de perdre l'audience
00:23:08parce qu'on allume le truc
00:23:09mais vraiment on dirait le bar du coin
00:23:10enfin franchement
00:23:11c'est même des fois les bars du coin
00:23:13sont plus intéressants
00:23:13en termes de discussion
00:23:14que ce qui se passe sur CNews
00:23:15je veux juste répondre sur une chose
00:23:17moi je suis pas d'accord avec ça
00:23:19parce que par exemple
00:23:20l'exemple du bandeau
00:23:21on va sur BFM TV
00:23:22il y a exactement le même bandeau
00:23:24et en fait je suis
00:23:26enfin monsieur
00:23:28le problème c'est que
00:23:31les milliardaires possèdent l'information
00:23:33Vincent Bolloré
00:23:33n'est pas de la même nature
00:23:34que les autres milliardaires
00:23:35mais en vérité sur le champ
00:23:37de la bataille culturelle
00:23:38les autres médias aussi
00:23:39défendent leurs intérêts de classe
00:23:40et tiennent une ligne éditoriale
00:23:42qui est raciste
00:23:42après il n'y a pas A4 pour vous taper dessus
00:23:44ce qui est un peu différent
00:23:44sur CNews
00:23:45sur BFM TV si
00:23:46est-ce que c'est possible
00:23:47de hacker le cadrage
00:23:50qui est fait
00:23:51quand on va sur CNews
00:23:52ou est-ce qu'on est destiné
00:23:53à être le putsching ball
00:23:54pendant un quart d'heure
00:23:5520 minutes
00:23:56vous regardez par exemple
00:23:57un manuel bon part sur CNews
00:23:59à la fin
00:23:59les journalistes
00:24:00quand ils en ressortent
00:24:01ils font même tomber leur verre d'eau
00:24:04non mais vous
00:24:05une image en direct
00:24:06c'est possible de rentrer
00:24:08dans un dispositif comme ça
00:24:09et d'en ressortir
00:24:11sinon gagnant
00:24:11en tout cas
00:24:12pas juste
00:24:12pas juste d'avoir servi
00:24:13notre philosophie
00:24:14et c'est pour ça
00:24:15il y a des gens qui me demandaient
00:24:16à l'époque pourquoi est-ce que tu allais sur TPMP
00:24:17on est des militantes
00:24:18et des militants politiques
00:24:19et donc on est là pour essayer
00:24:20de faire une majorité
00:24:22dans le peuple français
00:24:23pour prendre le pouvoir
00:24:23et donc cette situation là
00:24:25j'ai le même dispositif défavorable
00:24:27quand je vais à l'Assemblée nationale
00:24:28j'ai le même dispositif défavorable
00:24:30quand je vais dans une manifestation
00:24:31par exemple un rond-point sur les gilets jaunes
00:24:33où tout le monde
00:24:33n'est pas forcément en accord avec moi
00:24:35nous ne serons jamais
00:24:37dans un cadre
00:24:38qui nous est 100% favorable
00:24:39à l'Assemblée nationale
00:24:39vous le voyez ou non
00:24:40les règles sont un peu
00:24:41les mêmes pour tout le monde
00:24:42alors si vous êtes minoritaire
00:24:43vous regardez la quantité
00:24:45de sanctions qu'il y a
00:24:45le Brune-Pivet
00:24:46mais aux députés insoumis
00:24:47nous quand on va à l'Assemblée nationale
00:24:48c'est moins le cas quand même
00:24:49et puis pour le coup aussi
00:24:50le cadre dans lequel on se retrouve
00:24:52où vous avez une majorité
00:24:54enfin du centre
00:24:55je n'ai pas l'impression
00:24:56le cadre de l'Assemblée nationale
00:24:58il est contre la France insoumise
00:25:00alors là par contre
00:25:00je le mets vraiment très très clairement
00:25:02vous regardez la quantité
00:25:03de sanctions qu'on se prend
00:25:04la manière avec laquelle
00:25:05les collègues nous parlent
00:25:06nous on considère
00:25:07qu'il faut aller faire
00:25:08de la politique partout
00:25:09pour essayer de convaincre
00:25:10et puis bon
00:25:11si jamais il faut prendre des coups
00:25:12ça fait partie du rôle
00:25:13des militantes et des militants politiques
00:25:14en tout cas nous
00:25:15on s'est engagés
00:25:15parce qu'on est prêt à faire ça
00:25:16alors moi je suis d'accord
00:25:17il faut aller partout pour convaincre
00:25:18ma question c'est
00:25:19quand le cadre est entièrement géré
00:25:21par de l'extrême droite
00:25:22pure et dure façon CNews
00:25:24BFM je suis d'accord
00:25:24quand il y a le bandeau
00:25:25des fois il est à peu près pareil
00:25:26je suis assez d'accord
00:25:28mais quand il est entièrement géré
00:25:29et contrôlé
00:25:30en fait ce qui se passe
00:25:32c'est que
00:25:33c'est un débat que j'ai souvent au PS
00:25:35je leur dis
00:25:35mais quand vous allez sur CNews
00:25:36expliquer que le grand remplacement
00:25:38n'existe pas
00:25:38vous avez déjà perdu
00:25:39pourquoi ?
00:25:40parce que votre cerveau est ainsi fait
00:25:41que le terme qu'il retient
00:25:43c'est grand remplacement
00:25:43vous pouvez avoir tous les chiffres
00:25:44tous les rapports
00:25:45tous les stades
00:25:47pour dire ça n'existe pas
00:25:48les personnes que vous avez convaincre
00:25:49retiendront juste grand remplacement
00:25:51et donc c'est une défaite intellectuelle
00:25:53parce que votre cerveau
00:25:54retiendra le cadre
00:25:55et pas la démonstration
00:25:56donc en fait il faut recadrer
00:25:58et je pense que sur CNews
00:26:00malheureusement
00:26:00on n'a pas la possibilité de recadrer
00:26:02et le recadrage
00:26:03je vous observe à l'Assemblée
00:26:04vous le maîtrisez
00:26:05c'est-à-dire qu'on ne répond pas
00:26:06à la question qui est posée
00:26:07bien sûr
00:26:08on dit moi je ne réponds pas
00:26:09à cette question qui est faite
00:26:09pour diviser les français
00:26:10ou pour nous monter les incontres
00:26:12voilà le sujet qui m'intéresse
00:26:13et sur CNews on ne peut pas le faire
00:26:14c'est pour ça que moi
00:26:15j'ai suffisamment regardé
00:26:16je n'ai jamais regardé CNews en canal
00:26:18mais sur les réseaux sociaux ça passe
00:26:19et à chaque fois je me dis mais c'est
00:26:21mais voilà quelle foire
00:26:21et laissons-les se casser la figure
00:26:23parce que en vrai
00:26:24moi il y a personnellement
00:26:25en tant que citoyenne
00:26:26il y a une nouvelle vraiment
00:26:27qui m'a fait chaud au coeur
00:26:28c'est l'audimat de CNews
00:26:29je me dis on sent ce pays
00:26:31ce pays résiste
00:26:32et reconnaît qu'il y a de la médiocrité
00:26:34et se désintéresse
00:26:35et pour en revenir à ce que vous disiez
00:26:37pour ceux qui nous écoutent
00:26:38qui n'auraient pas suivi
00:26:39qui a reculé dans les dernières mesures d'audience
00:26:42parce qu'en fait c'est juste des gens qui tournent en rond
00:26:46et qui se répètent
00:26:47qui n'ont rien à dire
00:26:47et plus on y va
00:26:48et plus on rend je pense le truc intéressant
00:26:49surtout qu'ils veulent voir du conflit
00:26:51et sans les discuter entre eux
00:26:52on ne va pas sur Radio Courtoisie
00:26:53alors on a bien compris Louis Voyer
00:26:55que vous ne partagez pas cette question de boycott
00:26:57d'ailleurs vous l'avez dit
00:26:58il y a plusieurs élus de la France insoumise
00:27:00qui se rendent régulièrement
00:27:02notamment sur CNews
00:27:03on a aussi entendu des appels
00:27:05à la fermeture de la chaîne
00:27:07notamment à l'issue des élections municipales
00:27:10avec toute la séquence raciste
00:27:11on y reviendra aussi
00:27:14est-ce que vous partagez en revanche
00:27:16si vous ne boycotez pas
00:27:19un appel à la fermeture de la chaîne ?
00:27:22Oui il faut fermer CNews
00:27:24parce que ce n'est pas une chaîne
00:27:26qui est de la même nature que les autres
00:27:27déjà un premièrement
00:27:28c'est une chaîne qui assume
00:27:29de ne pas respecter les règles
00:27:31par exemple vous regardez
00:27:33La France insoumise
00:27:33pour le respect du temps de parole
00:27:35La France insoumise est diffusée
00:27:36à 2h du matin
00:27:37avec un bandeau qui précise
00:27:40Honnêtement la France insoumise
00:27:41par rapport à CNews
00:27:42on est la seule priorité
00:27:43et après ensuite sur la question de CNews
00:27:47c'est aussi une chaîne
00:27:48qui est une chaîne délinquante
00:27:50par exemple quand vous entendez
00:27:51la quantité de propos racistes
00:27:52qui sont tenus sur CNews
00:27:54notamment la quantité de propos racistes
00:27:56qui ont été tenus contre M. Bagayoko
00:27:57ces dernières semaines
00:27:59ça démontre que cette chaîne
00:28:00est une chaîne délinquante
00:28:02et que donc parce qu'elle ne respecte pas la loi
00:28:04parce qu'elle ne respecte pas la loi
00:28:06qui lui permet d'accéder au canal de diffusion
00:28:07qui est un canal de diffusion public
00:28:09alors dans ce cas
00:28:10oui c'est une chaîne
00:28:10qui doit être fermée
00:28:11Alors du coup
00:28:12juste par rapport à ce que vous disiez
00:28:14pour resituer sur CNews et le racisme
00:28:17on parlait de la déferlante
00:28:19à l'occasion des municipales
00:28:23ils ne se sont pas arrêtés là
00:28:24il y a eu l'ouverture d'une enquête par le parquet
00:28:27ça ne les a toujours pas arrêtés
00:28:28on regarde un petit extrait
00:28:30qui date d'il y a seulement quelques jours
00:28:33on pesait dans la marche du monde
00:28:34parce qu'on avait l'Afrique derrière nous
00:28:35ce n'est plus le cas
00:28:36c'est-à-dire qu'on vient de perdre l'empire
00:28:38on a perdu le Mali
00:28:40et on a M. Bagayoko en échange
00:28:43voilà la réalité crue
00:28:45de ce qui se passe aujourd'hui en France
00:28:47vous avez un maire malien à Saint-Denis
00:28:49mais la France elle est
00:28:50non vous avez un maire français
00:28:51un maire d'origine malienne à Saint-Denis
00:28:54mais vous êtes indésirable au Mali
00:28:55on a été chassé du Mali
00:28:58et ça c'est juste un petit extrait
00:29:01du coup vous vous partagez
00:29:04cet appel à la fermeture de cette chaîne là en particulier
00:29:07et moi c'est la raison pour laquelle je n'y vais pas
00:29:10elle y est je reprends vos termes délinquante
00:29:13on ne va pas chez des délinquants
00:29:14parce que sinon ça normalise la délinquance
00:29:16c'est mon opinion
00:29:17mais encore une fois je comprends
00:29:19je comprends les positions adverses
00:29:20mais moi je me dis si je suis cohérente
00:29:22avec moi-même je n'y vais pas
00:29:24et je souhaite qu'elle ferme
00:29:25je pense qu'on peut vraiment y échapper dans une période
00:29:28dans laquelle on va entrer
00:29:29qui va être celle de la présidentielle
00:29:31où bon bah cet empire médiatique
00:29:34vraisemblablement va aussi jouer un rôle
00:29:35où beaucoup de membres de diverses parties
00:29:40vont y aller
00:29:40d'ailleurs la Macronie par exemple
00:29:41Yva Saint-Bergogne
00:29:43tous les députés RN
00:29:46on peut vraiment faire l'impasse ?
00:29:49Et bien je crois que maintenant
00:29:50avec le développement notamment des réseaux sociaux
00:29:52on peut se créer des canaux d'information
00:29:54autonomes indépendants
00:29:55d'ailleurs je pense que ça fait partie
00:29:57d'un de vos sujets d'information
00:29:58moi j'ai suivi attentivement ce qu'a fait
00:30:00monsieur Mélenchon
00:30:01que je partage pas tout à fait
00:30:02mais je comprends les raisons
00:30:04d'exclure une partie
00:30:06je prends les raisons du point de vue
00:30:07de la France insoumise
00:30:08d'exclure les médias traditionnels
00:30:09pour les réserver aux nouveaux médias
00:30:11je pense qu'il y a des nouvelles choses
00:30:12qui se passent
00:30:13et je pense qu'il faut
00:30:14il ne faut pas banaliser
00:30:16des attitudes qui enfreignent la loi
00:30:18qui la violent
00:30:19il faut dire à un moment stop
00:30:20moi je voulais ne pas voter
00:30:22le rapport à l'oncle
00:30:23pour créer un précédent
00:30:25pour dire à un moment
00:30:26ça suffit
00:30:26on ne peut pas faire et dire n'importe quoi
00:30:28vous n'avez pas peur du précédent
00:30:29il faut assumer le précédent
00:30:30il faut censurer
00:30:32j'aime pas ce terme
00:30:33je le retire
00:30:33il faut sanctionner un rapport
00:30:36qui a écrit n'importe quoi
00:30:38et qui je reprends les termes de Saint-Houle
00:30:40n'est pas un rapport
00:30:41donc ça ne sort pas
00:30:41au nom de l'Assemblée nationale
00:30:42et je pense que des fois
00:30:43il faut créer des précédents
00:30:45et poser des actes forts
00:30:47et ne pas aller sur CNUS
00:30:48je pense que le début
00:30:50on a d'autres moyens
00:30:51de convaincre des électeurs
00:30:52rassembleurs nationales
00:30:53de changer d'avis
00:30:54et de réaliser
00:30:56qu'ils font fausse route
00:30:57je pense que sur CNUS
00:30:58c'est tellement cadré
00:30:59tellement structuré
00:31:00pour servir leur ragoût immonde
00:31:02qu'en fait on n'y arrive pas
00:31:03en fait on leur sert de caution
00:31:04vous êtes tous les deux
00:31:05plutôt d'accord pour
00:31:07un moment où la gauche
00:31:09arrivera au pouvoir
00:31:10interdire CNUS
00:31:12ou en tout cas
00:31:13retirer l'autorisation de CNUS
00:31:15vous allez mettre sur un canal
00:31:17qui je rappelle est public
00:31:17c'est pour ça qu'on se pose la question
00:31:21est-ce qu'il n'y a pas le risque
00:31:23d'avoir des accusations de censure
00:31:25comme précisément sur le rapport
00:31:27à longue
00:31:28et comme ça a été le cas aussi
00:31:29sur la retrait de l'autorisation
00:31:31de C8
00:31:32qui était une autre chaîne
00:31:33du groupe Bolloré
00:31:35Louis Boyard là-dessus
00:31:36la République
00:31:37c'est pas un régime neutre
00:31:40la République est un régime
00:31:41dans lequel on considère
00:31:42que nous sommes tous et tous
00:31:43à égalité
00:31:44quelle que soit notre couleur de beau
00:31:45notre origine
00:31:46notre religion
00:31:46notre genre
00:31:47donc à partir du moment
00:31:48où vous avez une chaîne de télévision
00:31:50qui ne respecte pas la loi
00:31:51et par ailleurs
00:31:52dans laquelle vous avez un milliardaire
00:31:54qui se croient au-dessus des lois
00:31:56et qui cherchent
00:31:56à retirer le caractère républicain
00:32:00de notre pays
00:32:01moi je crois
00:32:02qu'il faut assumer
00:32:03de mener une bataille politique
00:32:04et de dire que non
00:32:04ça n'a pas sa place
00:32:06dans la République française
00:32:07compte tenu de la volonté
00:32:08du peuple français
00:32:09et de son histoire
00:32:09donc nous on est des militantes
00:32:11et des militants politiques
00:32:12on l'assume
00:32:13et on le dit
00:32:14CNews est une chaîne
00:32:15qui doit être fermée
00:32:16pour ces raisons
00:32:17mais c'est intéressant
00:32:18parce que là
00:32:18c'est exactement
00:32:19la mécanique de l'Empire
00:32:20pourquoi une majorité de Français
00:32:22j'ai vu un sondage
00:32:23je ne sais pas s'il est vrai
00:32:24commenté par CSA
00:32:25on ne peut pas le croire
00:32:26je ne sais plus l'origine du sondage
00:32:27qui disait qu'une majorité des Français
00:32:28pensaient que fermer C8
00:32:30c'était restreindre
00:32:31la liberté d'expression
00:32:31mais parce que
00:32:32c'est quand même quelque chose
00:32:34qui est largement diffusé
00:32:35oui mais parce que pourquoi
00:32:36exactement
00:32:36merci Rachel
00:32:37et qui est diffusé par qui
00:32:39et diffusé par qui
00:32:40au-delà de l'hexagone
00:32:41dans tous ceux
00:32:42pas que par l'extrême droite
00:32:43malgré tout
00:32:43par la droite
00:32:44mais qui possèdent aussi
00:32:46en partie
00:32:47des médias
00:32:48d'information
00:32:48et qui considèrent
00:32:50que la liberté d'expression
00:32:51c'est la liberté
00:32:52d'avancer sans aucune entrave
00:32:54oui de tout dire
00:32:54il y a une autre définition
00:32:55de la liberté
00:32:56qu'à gauche on doit
00:32:57sans arrêt appeler
00:32:57c'est être débarrassé
00:32:58de la peur
00:32:59quand vous diffusez
00:33:00des discours
00:33:01sur des chaînes d'information
00:33:02qui parfois ressemblent
00:33:04aux radios mille collines
00:33:05qu'il y a eu au Rwanda
00:33:08il y a des gens
00:33:08qui se sentent menacés
00:33:10dans leur être
00:33:11et c'est cette liberté
00:33:13que moi je veux redonner
00:33:13en interdisant ces news
00:33:15à ces personnes là
00:33:15c'est intolérable
00:33:17que des enfants
00:33:18que des adultes
00:33:19parce que musulmans
00:33:19parce que immigrés
00:33:20vivent dans la peur
00:33:21parce qu'on a mis dans la tête
00:33:22des gens à longueur de journée
00:33:23une propagande
00:33:24selon laquelle
00:33:25ils seraient les ennemis
00:33:25de l'intérieur de la France
00:33:27et ça
00:33:27c'est cette liberté là
00:33:29qu'on redonne
00:33:29en interdisant ces news
00:33:30et en interdisant aussi C8
00:33:31mais C8 c'est parce que
00:33:32on a touché à la dignité humaine
00:33:34pardon
00:33:34et plus d'une fois
00:33:36je trouve
00:33:36dans cette émission
00:33:37mais il se pose aussi
00:33:38la question de l'efficacité
00:33:40parce que vous évoquez
00:33:41C8
00:33:41on voit maintenant
00:33:42Cyril Hanouna
00:33:43dont on parlait tout à l'heure
00:33:44qui est encore présent
00:33:46sur W9
00:33:47malgré la fin de la fin de C8
00:33:50Eugénie Bastier
00:33:51qui va arriver
00:33:52sur le service public
00:33:53est-ce que ce type de mesure là
00:33:55a réellement une efficacité
00:33:56est-ce que le problème
00:33:56au fond c'est pas aussi
00:33:58on pourrait appeler ça
00:33:58la valorisation
00:33:59du champ médiatique
00:34:01du débat public
00:34:02déjà premièrement
00:34:03quand j'entends l'extrême droite
00:34:04dire qu'elle est censurée
00:34:05moi j'aimerais leur dire
00:34:05que c'est le peuple français
00:34:06qui est censuré
00:34:07parce que sur leurs médias
00:34:08on ne voit pas d'ouvriers
00:34:09on ne voit pas de représentants
00:34:10des assos
00:34:11on ne voit pas des jeunes précaires
00:34:12c'est-à-dire que le peuple
00:34:13n'existe pas
00:34:14dans l'espace médiatique
00:34:17donc en fait
00:34:18c'est le peuple
00:34:19qui est censuré
00:34:19et en plus de ça
00:34:20on nous dit
00:34:21est-ce que c'est une bonne méthode
00:34:22pour lutter contre l'extrême droite
00:34:23l'extrême droite
00:34:24aujourd'hui
00:34:25cultive un imaginaire
00:34:27qui est un imaginaire
00:34:28raciste et colonial
00:34:29quand vous regardez
00:34:30et pour le coup
00:34:31c'est pas que sur CNews
00:34:32quand vous regardez
00:34:33par exemple
00:34:34enquête d'action
00:34:35sur W9
00:34:36et vous regardez
00:34:37la manière avec laquelle
00:34:38il raconte les quartiers populaires
00:34:40oui c'est un imaginaire
00:34:41raciste et colonial
00:34:42quand vous regardez TF1
00:34:43et la manière avec laquelle
00:34:44il déshumanise
00:34:46les personnes exilées
00:34:47l'immigration
00:34:48alors oui
00:34:48c'est un imaginaire
00:34:50raciste et colonial
00:34:51et donc
00:34:51si vous voulez
00:34:54lutter contre l'extrême droite
00:34:55il faut pas prendre
00:34:56les gens par la main
00:34:57et leur dire
00:34:57c'est pas bien d'être raciste
00:34:58non
00:34:58il faut déconstruire le racisme
00:35:01et donc
00:35:01oui nous on assume
00:35:02de dire qu'on mène une bataille
00:35:04pour rétablir la vérité des faits
00:35:06la vérité des faits
00:35:06c'est que les races n'existent pas
00:35:08et que la colonisation
00:35:09c'est terminé
00:35:10et que maintenant
00:35:11il est temps de donner
00:35:11une représentation réelle
00:35:13de l'islam
00:35:14des quartiers populaires
00:35:15de l'immigration
00:35:16et à partir du moment
00:35:17où vous ramenez des faits
00:35:18et de la vérité
00:35:19alors l'extrême droite
00:35:20n'a pas lieu d'être
00:35:21parce que
00:35:21elle est contre cette nature là
00:35:23pour revenir quand même
00:35:24sur un sujet
00:35:24qu'on a abordé au début du débat
00:35:28rejeté Bolloré
00:35:29encore une fois
00:35:30en tant qu'actionnaire
00:35:31de Canal Plus
00:35:31qui je le répète
00:35:32a un rôle particulier
00:35:33dans le financement du cinéma
00:35:34en France depuis
00:35:35les années 80
00:35:36pour le redire brièvement
00:35:37le financement du cinéma
00:35:39par Canal Plus
00:35:39c'est pas du mécénat
00:35:40c'est en fait
00:35:41un pré-achat de films
00:35:42qu'ils peuvent diffuser
00:35:43plus rapidement que les autres
00:35:45vous disiez
00:35:46si c'est si important
00:35:48il faut le faire financer
00:35:48par le public
00:35:49est-ce que c'est vraiment réaliste ?
00:35:51si jamais tout le monde dit
00:35:53Vincent Bolloré
00:35:54exerce une mission
00:35:55qui est absolument indispensable
00:35:57et d'intérêt général
00:35:58c'est la définition
00:35:59d'un service public
00:35:59donc le CNC aussi finance
00:36:02si jamais on veut empêcher
00:36:03le monopole de Vincent Bolloré
00:36:05alors dans ce cas
00:36:05il faut augmenter
00:36:06les financements du CNC
00:36:07et je vais vous dire
00:36:08Vincent Bolloré ne partira pas
00:36:10parce que ça lui permet
00:36:11de faire de l'argent
00:36:12est-ce que ça reste
00:36:12quand même un homme d'affaires
00:36:13et que surtout c'est quelqu'un
00:36:14qui a une influence politique
00:36:16et économique
00:36:17parce qu'il possède Canal
00:36:18donc c'est nous
00:36:19qui avons le rapport de force
00:36:20il faut pas trembler
00:36:21devant les milliardaires
00:36:22devant l'oligarchie
00:36:23et donc si jamais
00:36:24Vincent Bolloré veut partir
00:36:26et bien le CNC s'en occupera
00:36:28Alors il y en a
00:36:28qui tremblent quand même
00:36:30devant les milliardaires
00:36:31on peut penser par exemple
00:36:31à l'ARCOM
00:36:32l'ancien de nouveau
00:36:34au CSA
00:36:34qui est censé être un peu
00:36:35le gendarme de l'audiovisuel
00:36:37mais plus que ça aujourd'hui
00:36:38avec l'ARCOM
00:36:40est-ce que son fonctionnement
00:36:42il est obsolète aujourd'hui
00:36:44est-ce qu'il faut revoir
00:36:46et si oui
00:36:47comment on le rend plus efficace
00:36:48et plus indépendant ?
00:36:50Evidemment qu'il est obsolète
00:36:51parce que moi
00:36:52je l'ai dit en audition
00:36:53en commission culture
00:36:55je me demande
00:36:56s'il y a encore un pilote
00:36:57dans l'avion
00:36:57s'il y a un gendarme
00:36:58dans la pièce en fait
00:36:59parce que...
00:37:00ils sont beaucoup dans l'apaisement
00:37:01et que c'est un peu ça la doctrine
00:37:02oui oui
00:37:03ils ne sont pas dans l'autosaisine
00:37:05je crois qu'il y a des députés
00:37:06qui sont devenus spécialistes
00:37:07des courriers de saisine
00:37:08à l'ARCOM
00:37:09c'est quand même hallucinant
00:37:10et que je ne comprends pas
00:37:12que quand il y a autant d'émois
00:37:14dans le pays
00:37:15suite à des propos
00:37:16qui sont intolérables
00:37:18l'ARCOM n'est pas en capacité
00:37:19de sanctionner immédiatement
00:37:20l'ARCOM dit toujours
00:37:21qu'elle se base sur la loi de 86
00:37:23oui mais il y a une interprétation
00:37:25de cette loi
00:37:25vous savez les lois
00:37:26c'est fait pour être interprété
00:37:27et la capacité d'autosaisine
00:37:29elle l'a
00:37:29et la capacité de taper
00:37:30plus fort du poing sur la table
00:37:32elle l'a
00:37:32elle est dans une attitude
00:37:33de pacification en effet
00:37:35et de...
00:37:35vous l'avez dit un peu
00:37:36c'est je pense
00:37:37la bolorisation c'est
00:37:38on a intégré la contrainte
00:37:39et on est dans
00:37:41le pas de vague
00:37:42dans
00:37:42jusqu'ici tout va bien
00:37:43attention
00:37:45oulala
00:37:46mais en fait
00:37:46le péril monte
00:37:48et on voit
00:37:48dans d'autres pays
00:37:49que le péril
00:37:50a tellement monté
00:37:50qu'il est au pouvoir
00:37:51et les ravages que ça fait
00:37:53qui sont détruites
00:37:54c'est des vies d'êtres humains
00:37:55qui sont derrière
00:37:56et ça passe par
00:37:58Fox News
00:37:58Fox News ça a commencé comme ça
00:37:59ils suivent le modèle Fox News
00:38:01Fox News
00:38:01c'est l'entreprise médiatique
00:38:03qui a permis
00:38:03d'élire Donald Trump
00:38:05deux fois
00:38:05ils ont choisi leur candidat
00:38:07après avoir perdu
00:38:07une première fois
00:38:08je ne sais plus c'était
00:38:08comment il s'appelle
00:38:10celui qui était face à Obama
00:38:11son nom
00:38:11McCain
00:38:12McCain c'était le mauvais cheval
00:38:14il y a des films passionnants
00:38:15qui ont été fait là-dessus
00:38:15ils ont dit
00:38:16il nous faut un meilleur cheval
00:38:16Trump
00:38:17et toute la puissance de Fox News
00:38:20a été mise pour faire élire Trump
00:38:21et il part deux fois
00:38:23donc en fait
00:38:24on parle de choses
00:38:25qui demain peuvent
00:38:26et le font déjà
00:38:27peuvent menacer
00:38:28mais des vies
00:38:28donc c'est pas rien
00:38:29donc l'ARCOM est coupable
00:38:31et il faut le réformer
00:38:32alors je ne suis pas
00:38:33une spécialiste du dossier
00:38:34mais alors oui
00:38:34il faut le réformer
00:38:35du sous-sol au grenier
00:38:39Louis Boyard sur l'ARCOM
00:38:40la philosophie du mouvement
00:38:41insoumis
00:38:42et de la sixième république
00:38:43et de la révolution citoyenne
00:38:44c'est de permettre au peuple
00:38:45de pouvoir intervenir
00:38:47dans ce qui organise la société
00:38:49nous on propose par exemple
00:38:50la révocation des élus
00:38:51le référendum d'initiative citoyenne
00:38:53mais parce que les médias
00:38:54sont d'intérêt public
00:38:55parce qu'ils organisent
00:38:56le débat politique
00:38:57l'information
00:38:58et que pour nous
00:38:59c'est un bien commun
00:39:00il faut que le peuple
00:39:01puisse intervenir
00:39:02et donc nous par exemple
00:39:03on aimerait avoir un conseil
00:39:05de déontologie de la presse
00:39:06dans lequel vous auriez
00:39:07des représentants
00:39:08des usagers
00:39:08et je pense aussi
00:39:10que sur la question
00:39:11de l'ARCOM
00:39:11il faut poser la question
00:39:12de son indépendance
00:39:13par rapport au pouvoir politique
00:39:14donc nous
00:39:15pour appeler qu'actuellement
00:39:16ils sont nommés
00:39:17un peu comme le conseil constitutionnel
00:39:193 par le président du Sénat
00:39:203 par le président
00:39:21de l'Assemblée nationale
00:39:21et 3 par le président
00:39:22de la république
00:39:23dont le président
00:39:23et donc c'est pour ça
00:39:24que je veux maintenir
00:39:27que le glissement
00:39:29qui est en train
00:39:29de s'opérer dans les médias
00:39:30c'est un glissement
00:39:31de l'oligarchie économique
00:39:32qui possède les médias
00:39:34et pas pour rien
00:39:35les médias
00:39:35c'est pas ce qu'il y a
00:39:37de plus rentable
00:39:38si jamais ils le font
00:39:39c'est parce qu'ils ont
00:39:39des intérêts à protéger
00:39:40et c'est leur intérêt de classe
00:39:42c'est ça
00:39:42c'est pour ça qu'ils possèdent
00:39:43des médias
00:39:43donc nous à la fois
00:39:44on veut briser les monopoles
00:39:45on veut permettre
00:39:46l'intervention populaire
00:39:47et surtout le plus important
00:39:49c'est de briser les chaînes
00:39:50parce que posséder un média
00:39:52c'est une chose
00:39:52mais si jamais vous possédez
00:39:54une chaîne d'infos en continu
00:39:55puis que vous possédez
00:39:56un journal
00:39:57puis que vous possédez
00:39:58l'émission d'édition
00:39:59et que vous possédez
00:39:59la distribution
00:40:00c'est tout ce monopole
00:40:01qui leur permet
00:40:02de contrôler
00:40:03la production d'idées
00:40:04et c'est ces monopoles-là
00:40:06qu'on va briser
00:40:06et dans lesquels
00:40:07on y mettra l'intervention populaire
00:40:08Alors au-delà de briser les monopoles
00:40:09Aïda Adizadeh
00:40:10en commençant à en parler
00:40:11tout à l'heure
00:40:12Jean-Luc Mélenchon
00:40:13et la France Insoumise
00:40:14développent aussi
00:40:15une stratégie
00:40:17qu'on pourrait qualifier
00:40:18de contournement peut-être
00:40:19avec ce qui a été appelé
00:40:21les nouveaux médias
00:40:23d'abord
00:40:24est-ce que vous pouvez nous dire
00:40:25exactement
00:40:26de quoi on parle
00:40:27de quoi il s'agit
00:40:28et surtout
00:40:29est-ce que
00:40:30à vos yeux
00:40:31les médias
00:40:31plus classiques
00:40:32vous parliez de ceux
00:40:34possédés
00:40:35possédés par
00:40:36les milliardaires
00:40:37sont pas les salles à exister
00:40:38les médias privés
00:40:39est-ce que
00:40:40les médias indépendants
00:40:41le service public
00:40:42est-ce que tout ça
00:40:43a vocation à être mis
00:40:44dans le même sac finalement
00:40:45Alors nous on a fait
00:40:46cette conférence
00:40:46sur les nouveaux médias
00:40:47pour plusieurs raisons
00:40:48la première raison
00:40:49et je pense que
00:40:50beaucoup de gens pourront dire
00:40:51que c'est assez objectif
00:40:53quand on le dit
00:40:53c'est que la France Insoumise
00:40:55est la cible de calomnies
00:40:56d'insultes
00:40:57et de fake news
00:40:58de la part de l'officialité médiatique
00:40:59en permanence
00:41:00et donc nous on l'a dit
00:41:01on demande seulement
00:41:02les partis ont un peu l'impression
00:41:03d'être
00:41:03non tous les partis sont pas traités
00:41:05comme est traité la France Insoumise
00:41:06vous regardez par exemple
00:41:08vous regardez par exemple
00:41:09Jean-Luc Mélenchon sur les médias
00:41:10c'est tout le temps
00:41:11la tête horrible
00:41:12la grande bourge ouverte
00:41:13quand vous avez
00:41:14des partis politiques
00:41:15qui font n'importe quoi
00:41:16tout ça est passé sous silence
00:41:18la France Insoumise
00:41:18il y a le moindre petit écart
00:41:19et parfois c'est même pas du tout
00:41:20des écarts
00:41:21on se fait directement cibler
00:41:22nous ce qu'on dit
00:41:23c'est que nous sommes
00:41:25la cible de l'oligarchie
00:41:26politique, médiatique et économique
00:41:28parce que nous sommes
00:41:29une menace à ce système
00:41:30donc on est conscient
00:41:31de qui sont nos adversaires
00:41:32premièrement
00:41:33deuxièmement
00:41:34on pense que c'est important
00:41:35de faire la place aux nouveaux médias
00:41:36vous avez une nouvelle manière
00:41:38aujourd'hui de faire de l'information
00:41:39à travers les réseaux sociaux
00:41:41et on la respecte
00:41:42et pour le coup
00:41:43on voit que beaucoup
00:41:43des aides publiques à la presse
00:41:45sont ciblées
00:41:46par des journaux historiques
00:41:48nous on aimerait aussi
00:41:49que ces aides publiques
00:41:50elles aillent dans ces nouveaux médias
00:41:52parce que c'est une nouvelle manière
00:41:53de faire de l'information
00:41:53et on veut la soutenir
00:41:55et enfin troisièmement
00:41:55moi quand j'entends des médias
00:41:57se plaindre
00:41:57qu'ils ne soient pas présents
00:41:59à cette conférence
00:41:59sur les nouveaux médias
00:42:00au moment où il y a
00:42:01leur propre conférence de presse
00:42:02ils n'invitent pas non plus
00:42:03les nouveaux médias
00:42:04donc si jamais ils veulent véritablement
00:42:05que ce soit ouvert
00:42:06qu'ils commencent par nous respecter
00:42:07qu'ils commencent par respecter
00:42:08les nouveaux médias
00:42:09et puis ensuite on pourra
00:42:10commencer à voir
00:42:10comment est-ce qu'on peut discuter
00:42:11Mais est-ce que ça donne pas
00:42:13un peu l'impression
00:42:13qu'un bon média
00:42:15c'est quand même un média
00:42:16qui est quand même plutôt proche de soi ?
00:42:18Non pas du tout
00:42:18parce que nous par exemple
00:42:20dans les nouveaux médias
00:42:21vous avez des gens
00:42:22qui ne sont pas d'accord avec nous
00:42:23vous avez des gens
00:42:23qui sont libéraux
00:42:25et ça se respecte
00:42:26c'est normal d'avoir
00:42:27une diversité des opinions
00:42:28mais les nouveaux médias
00:42:29on leur offre aussi un espace
00:42:31et pour le coup
00:42:31on est les seuls à le faire
00:42:32sinon personne ne calcule
00:42:34ces nouveaux médias
00:42:34et aussi nous
00:42:35dans notre manière
00:42:36avec laquelle on mènera
00:42:37les politiques publiques
00:42:38on donnera des aides publiques
00:42:40à ces nouveaux médias
00:42:41parce qu'ils sont d'importance
00:42:42et puis enfin
00:42:42il y a quand même autre chose
00:42:45les médias
00:42:46le rapport au peuple
00:42:47c'est quelque chose
00:42:49le peuple
00:42:50comment est-ce qu'il a vécu
00:42:51le traitement médiatique
00:42:52des gilets jaunes ?
00:42:52on s'en souvient
00:42:53comment est-ce qu'il a vécu
00:42:54le traitement du génocide en Palestine ?
00:42:56on s'en souvient
00:42:56encore aujourd'hui
00:42:57quand vous allez sur des chaînes d'info en continu
00:42:59vous ne pouvez pas utiliser
00:43:00le terme génocide
00:43:01donc il ne faut pas croire
00:43:02que la majorité des gens
00:43:04ne sont pas d'accord
00:43:05avec ce qu'on est en train de dire
00:43:05quand on dit que non seulement
00:43:07il y a un problème avec les monopoles
00:43:08mais qu'il y a aussi un problème
00:43:09avec la manière
00:43:10sont traités
00:43:11un certain nombre
00:43:11de partis politiques
00:43:12et un certain nombre de sujets
00:43:14qui sont les sujets des opprimés
00:43:16on va vous laisser réagir
00:43:18dans quelques minutes
00:43:21juste vous n'avez pas répondu
00:43:22à la deuxième partie de ma question
00:43:24juste vraiment en quelques mots
00:43:26tous les autres médias
00:43:28du coup dans le même sac ?
00:43:30en fait c'est compliqué de dire
00:43:32les médias parce que par exemple
00:43:33l'Huma est un excellent média
00:43:34ce qui n'est pas le cas de Le Monde
00:43:35voilà
00:43:36et en plus dans un média
00:43:38vous avez différents niveaux
00:43:39vous avez le propriétaire de ce média
00:43:40puis ensuite vous avez
00:43:41les rédac chefs
00:43:42les stars
00:43:42et ensuite vous avez
00:43:44les pigistes
00:43:44les gens qui sont dans la rédaction
00:43:46et qui souvent
00:43:48ressentent un malaise
00:43:49par rapport à ce qui est en train
00:43:50de se passer dans leur profession
00:43:51donc on ne va pas généraliser
00:43:52tous les médias
00:43:53et dans le média même
00:43:55vous avez des intérêts
00:43:56qui sont parfois
00:43:57assez conflictuels
00:43:58et vous en avez
00:43:58qui veulent bien faire leur travail
00:44:00relater les faits
00:44:01la vérité ou une opinion
00:44:02réfléchie et argumentée
00:44:03donc on ne met pas tout le monde
00:44:04dans le même sac
00:44:05par contre nous on veut dire
00:44:06que les nouveaux médias
00:44:07ça compte dans la politique
00:44:09et ça compte aussi
00:44:10dans notre société
00:44:11parce qu'il y a beaucoup de gens
00:44:12qui ne lisent tout simplement
00:44:13plus les médias traditionnels
00:44:14qui ne s'informent qu'à travers
00:44:15les nouveaux médias
00:44:16et nous ça nous intéresse
00:44:17de pouvoir leur parler
00:44:18alors on le fait à travers
00:44:18les nouveaux médias
00:44:19Aïda Adizadeh, il faudrait
00:44:21vous aussi aller parler
00:44:22aux nouveaux médias
00:44:23comme le fait Jean-Luc Mélenchon
00:44:24quel regard vous portez
00:44:25sur cette stratégie là ?
00:44:26Il y a quelque chose
00:44:27qui m'interpelle
00:44:27dans ce que vous venez d'expliquer
00:44:29c'est que vous venez juste
00:44:30de dire auparavant
00:44:30qu'il fallait partout
00:44:31pour défendre votre programme
00:44:34la révolution populaire
00:44:36et dans le même temps
00:44:38vous avez expliqué
00:44:40que les nouveaux médias
00:44:41devaient être une cible privilégiée
00:44:42par rapport aux anciens médias
00:44:44qui relaient le discours dominant
00:44:45moi ce que je comprends
00:44:48c'est très intéressant
00:44:49de faire émerger ces nouveaux médias
00:44:50de dire on doit aussi
00:44:51s'adresser à eux
00:44:52c'est une source de diffusion
00:44:53ils travaillent autrement
00:44:54faut pas les mépriser
00:44:55et faut pas faire la part des choses
00:44:56mais pourquoi dans le même temps
00:44:58avoir besoin de taper
00:45:00aussi fort sur des journalistes
00:45:02qui sont dans des systèmes
00:45:03peut-être parfois
00:45:04qui ne facilitent pas leur
00:45:06enfin une expression
00:45:07mais qui essayent de bien
00:45:08faire leur travail
00:45:09quand bien même
00:45:10et est-ce que ça revient pas
00:45:13quelque part à alimenter
00:45:14le fait qu'il ne faut plus
00:45:15faire confiance
00:45:16à certains médias
00:45:17et que désormais
00:45:18on va vous indiquer
00:45:19les médias auxquels
00:45:19il faut faire confiance
00:45:20en fait c'est là où je trouve
00:45:22que c'est un petit peu dangereux
00:45:23de faire émerger ces nouveaux médias
00:45:24de dire c'est des interlocuteurs
00:45:25on veut les associer
00:45:26c'est formidable
00:45:27et souvent je trouve que
00:45:29la France Insoumise
00:45:30est toujours en pointe
00:45:32sur des choses innovantes
00:45:34enfin vous êtes toujours
00:45:34dans une recherche d'innovation
00:45:35que je trouve très intéressante
00:45:36à observer
00:45:37mais pourquoi toujours
00:45:38avoir besoin de taper
00:45:40aussi fort
00:45:41avec des mots aussi durs
00:45:42sur des médias traditionnels
00:45:45qui il y a du bon
00:45:46il y a du mauvais
00:45:46vous l'avez même dit
00:45:47l'UMA c'est un média
00:45:48plus que traditionnel
00:45:49plus que centenaire
00:45:50qui essaye de se renouer
00:45:52de bien travailler
00:45:53qui peut-être par le passé
00:45:54a connu des crises
00:45:54mais c'est des organismes
00:45:56en mouvement
00:45:57ces organismes vivants
00:45:58et vous voyez
00:45:59on ne peut pas dire d'un côté
00:46:00je vais sur CNews parce que
00:46:01il faut que ma parole porte partout
00:46:02et par contre les conférences de presse
00:46:03maintenant désormais
00:46:03je choisis qui doit venir
00:46:04je trouve qu'il y a une petite contradiction
00:46:06que je n'ai pas tout à fait réussi à comprendre
00:46:08mais alors on n'a jamais arrêté
00:46:08de parler aux médias de l'oligarchie
00:46:11donc il n'y a aucune contradiction
00:46:12et pourquoi ne pas faire
00:46:13une conférence de presse commune
00:46:14avec tout le monde en disant
00:46:15désormais vous serez assis
00:46:15à côté des nouveaux médias
00:46:16parce qu'à longueur de journée
00:46:17ils ont leurs conférences de presse
00:46:18dans laquelle ils sont tout seuls
00:46:19et ils n'invitent jamais
00:46:20les nouveaux médias
00:46:20donc pourquoi est-ce qu'on ne laisserait pas
00:46:21un espace uniquement pour les nouveaux médias ?
00:46:23Montrez l'exemple
00:46:23montrez un nouveau monde
00:46:24dessinez ce nouveau monde
00:46:25que vous voulez faire advenir
00:46:26par tous vos actes
00:46:26mais sinon votre nouveau monde
00:46:28vous désignez des ennemis
00:46:29nous notre nouveau monde
00:46:30est un nouveau monde
00:46:30débarrassé de l'oligarchie
00:46:31et donc des vieux médias
00:46:33et nous on assume
00:46:34de dire aujourd'hui
00:46:35que les médias
00:46:36qui sont possédés par l'oligarchie
00:46:37sont des médias patronaux
00:46:38qui défendent des intérêts de classe
00:46:40qui invisibilisent le peuple
00:46:41et qui sont juste là
00:46:43pour défendre leurs intérêts
00:46:44donc dans votre nouveau monde
00:46:44le monde c'est fini
00:46:44le lobs c'est fini
00:46:45on n'est pas en train de dire
00:46:46que c'est terminé
00:46:47on est en train de dire
00:46:48qu'on va mettre fin au monopole
00:46:49des milliardaires sur ces journaux
00:46:50et que notamment aussi
00:46:52on va poser une question
00:46:52sur les écoles de journalisme
00:46:54l'ESJ
00:46:54qui est aujourd'hui racheté
00:46:55par Bolloré, Arnaud et compagnie
00:46:58dans laquelle vous avez
00:46:58des gens qui ne sont pas journalistes
00:47:00mais qui sont juste
00:47:01des intervenants
00:47:02c'est pas l'ESJ de Lille
00:47:04c'est une autre école
00:47:05c'est encore une autre école
00:47:06mais enfin
00:47:07nous on a une analyse globale
00:47:09et on sait qu'aujourd'hui
00:47:10ces médias
00:47:11qui pour la plupart
00:47:12ne sont à peine rentables
00:47:13voire pas du tout rentables
00:47:14sont utilisés
00:47:15pour qu'ils puissent maintenir
00:47:16leurs propres intérêts
00:47:17voilà
00:47:17c'est ça l'analyse
00:47:19qu'on a de la société
00:47:19et ensuite
00:47:20oui ces nouveaux médias
00:47:21qui à longueur de journée
00:47:22sont invisibilisés
00:47:23dans l'espace politique
00:47:24et médiatique
00:47:25et bien nous on leur donne
00:47:26un espace dans lequel
00:47:27c'est eux qui sont sur le piédestal
00:47:29et pour une fois
00:47:30que quelqu'un le fait
00:47:31ils en sont plutôt heureux
00:47:32les questions qui y sont posées
00:47:34sont des questions
00:47:34qui parfois
00:47:35sont des questions conflictuelles
00:47:36dans le rapport
00:47:36à la France insoumise
00:47:37et c'est une bonne chose
00:47:39c'est qu'on n'a pas regardé
00:47:40les mêmes conférences
00:47:41c'est sans doute
00:47:42non mais
00:47:43je suis désolé
00:47:44vous regardez par exemple
00:47:46Blast par exemple
00:47:46je me rappelle au moment
00:47:47où il y avait
00:47:48Blast c'est des journalistes
00:47:50mais bien sûr
00:47:50Blast ce sont des journalistes
00:47:51et Blast ils sont invités
00:47:52à cette conférence
00:47:53sur les nouveaux médias
00:47:54vous aviez aussi des questions
00:47:55sur la loi de 2004
00:47:56l'abrogation de la loi de 2004
00:47:57n'est pas dans le programme
00:47:58de la France insoumise
00:47:59vous en aviez d'autres sur
00:48:00est-ce que vous pourriez
00:48:01gagner le second tour ou pas
00:48:02non mais pardon mais
00:48:03il faut arrêter de caricaturer
00:48:04parce que c'est pas la vérité
00:48:05la vérité c'est que
00:48:06les nouveaux médias
00:48:07et en fait
00:48:08je veux aussi rebondir
00:48:09sur ce que vous disiez
00:48:10on n'indique pas aux gens
00:48:10quels médias il faut suivre
00:48:12ou quels médias il faut pas suivre
00:48:13les gens ils sont capables
00:48:14de se faire leur propre opinion
00:48:15et il faut pas
00:48:16non les gens sont pas bêtes
00:48:17les gens sont capables
00:48:18de se faire leur opinion
00:48:19les gens sont capables
00:48:20d'avoir une analyse de la société
00:48:21d'avoir une analyse
00:48:22de ce qui est en train de se passer
00:48:23et de faire leur propre choix
00:48:25d'être d'accord
00:48:26pas d'accord
00:48:26mais les gens ils sont cultivés
00:48:27et ils suivent ce qui se passe
00:48:28et deuxièmement
00:48:29les nouveaux médias
00:48:30il faut arrêter de croire
00:48:30que ce sont des gens
00:48:31qui parce qu'on les invite
00:48:33perdent tout esprit critique
00:48:34c'est pas vrai
00:48:35les nouveaux médias
00:48:35ce sont des gens
00:48:36qui ont un esprit critique
00:48:37ce sont des gens
00:48:38qui savent utiliser les espaces
00:48:39qui sont à leur disposition
00:48:41et c'est ce qu'ils font
00:48:41avec la conférence
00:48:42sur les nouveaux médias
00:48:43et je terminerai sur un dernier point
00:48:44on a mis en place un espace
00:48:46dans lequel l'oligarchie
00:48:46n'a pas sa place
00:48:47et quelle a été la réponse
00:48:48l'oligarchie s'en est profondément indignée
00:48:50et a dit que tout ça
00:48:51n'était pas possible
00:48:52pas possible pas possible
00:48:53alors que les espaces
00:48:54dans lesquels
00:48:54les minorisés
00:48:57les opprimés
00:48:57ces espaces là
00:49:00eux ils puissent intervenir
00:49:00dans le système médiatique
00:49:01alors là
00:49:03ça ne les indigne jamais
00:49:04qu'ils n'existent pas
00:49:04donc c'est le deux poids deux mesures
00:49:06on est une analyse de classe
00:49:07et on maintient cette conférence
00:49:08sur les nouveaux médias
00:49:10Du coup vous partagiez
00:49:13enfin pas sur le discours de critique
00:49:16on voit que vous avez des nuances
00:49:19mais vous partagiez
00:49:21cet intérêt pour les nouveaux médias
00:49:24qu'est-ce qui bloque au PS par exemple
00:49:27dans votre parti
00:49:28pour investir
00:49:29pour investir ce champ là
00:49:31qu'est-ce qui bloque
00:49:31pour investir le champ
00:49:32des nouveaux médias
00:49:33c'est-à-dire être plus présent
00:49:34sur ces chaînes là
00:49:35je pense que ce qui bloque
00:49:36c'est peut-être l'intérêt
00:49:37qu'ils ont pour nous
00:49:37on est prêt à aller partout
00:49:39pardon de répondre
00:49:40de manière aussi
00:49:41non je sais pas ce qui bloque
00:49:42peut-être que
00:49:43comment dire
00:49:44on est un vieux parti
00:49:45comment vous l'expliquez
00:49:46on est un vieux parti
00:49:47on a parfois des vieux réflexes
00:49:48on est un vieux parti
00:49:49c'est quelque chose d'honorable
00:49:50vous êtes un vieux journal
00:49:51c'est quelque part
00:49:52on est un vieux continent
00:49:53c'est pas dans ma bouche
00:49:54c'est pas dépréciatif
00:49:55et peut-être parfois
00:49:56on a du mal
00:49:57et je le dis parce que
00:49:58moi je considère que
00:50:00faire preuve d'esprit critique
00:50:01et d'autocritique
00:50:02c'est une forme supérieure
00:50:04d'intelligence
00:50:04donc j'essaye d'être intelligente
00:50:05et je suis toujours plus critique
00:50:07vis-à-vis de ma propre famille politique
00:50:09que des autres
00:50:09et vraiment je pense que
00:50:11je suis assez connue
00:50:12désormais au PS
00:50:14pour porter
00:50:14voilà pour les pousser
00:50:16à évoler de l'intérieur
00:50:16je pense qu'il faut
00:50:18être davantage en prise
00:50:19avec ce qui se passe
00:50:20davantage curieux
00:50:22voilà moi je trouve vraiment
00:50:23enfin je le dis franchement
00:50:24sans flagornerie
00:50:25mais je suis
00:50:27X j'y vais plus
00:50:28parce que je trouve
00:50:29que c'est devenu vraiment
00:50:31pardon aux gens
00:50:32qui sont sur X
00:50:32mais trop conflictuel
00:50:33j'allais dire l'asile de fous
00:50:34c'est pas bien
00:50:35ni pour les fous ni pour X
00:50:36mais ce qui se passe
00:50:37sur Insta par exemple
00:50:38je suis pas encore sur TikTok
00:50:39j'ai peur du phénomène addictif
00:50:40de TikTok
00:50:41je vous ai dit ma santé mentale
00:50:42j'y veille
00:50:43sur Insta je trouve que
00:50:44la création de contenu
00:50:47j'ai croisé Vladista en arrivant
00:50:48bon j'avoue que j'aime bien
00:50:49ce qu'il fait même si des fois
00:50:50il tape dur sur le pièce
00:50:51mais c'est drôle
00:50:52et il faut être capable
00:50:52de rire de soi-même aussi
00:50:53parce que c'est comme ça
00:50:54qu'on se corrige
00:50:55je trouve que cette nouvelle
00:50:56forme de création d'information
00:50:57je vois des contenus sur Insta
00:50:59il y a des gens qui vulgarisent
00:51:00la politique
00:51:01même des concepts scientifiques
00:51:02des livres
00:51:03il y a des blogueurs littéraires
00:51:04je trouve ça génial
00:51:05mais il faut être en prise
00:51:06avec tout ça
00:51:07pour pouvoir
00:51:08juste trouver de l'énergie
00:51:10pour avancer
00:51:11pour avoir un point de vue
00:51:11peut-être un petit peu
00:51:12plus dépréciatif
00:51:13le parti socialiste
00:51:14c'était un vieux parti
00:51:15mais est-ce que c'est pas aussi
00:51:16peut-être un parti de vieux ?
00:51:20oui je sais pas
00:51:21est-ce que j'ai l'air vieille ?
00:51:22je sais pas
00:51:22j'ai rien de tout dans le parti
00:51:24c'était pas personnel
00:51:25non mais peut-être aussi
00:51:26qu'il est temps
00:51:27non mais voilà
00:51:27les nouveaux médias
00:51:28c'est quand même
00:51:29même si c'est réducteur
00:51:30de le dire comme ça
00:51:31c'est quand même beaucoup de jeunes
00:51:32oui c'est vrai
00:51:33le parti socialiste
00:51:34c'est un parti
00:51:36usagé
00:51:36il faut qu'on fasse
00:51:37qu'on continue à faire
00:51:40la révolution intérieure
00:51:41pour prendre un terme
00:51:43qui est cher de révolution
00:51:44à la France insoumise
00:51:45mais moi j'appelle
00:51:46à ce qu'on évolue
00:51:47à ce qu'on se mette à jour
00:51:49à ce qu'on sorte
00:51:49de certains vieux réflexes
00:51:50à ce qu'on soit beaucoup plus
00:51:53moi vous savez
00:51:54je le dis
00:51:55je l'ai dit d'ailleurs
00:51:56c'est pas le premier débat
00:51:57où je le dis
00:51:57moi je n'ai pas de problème
00:51:58avec la radicalité de la France insoumise
00:51:59j'ai parfois un problème
00:52:00avec le discours
00:52:01et une posture
00:52:02qui pour moi confine
00:52:03un peu trop à l'autorité
00:52:05l'autoritarisme
00:52:05moi dans ma culture personnelle
00:52:07et familiale
00:52:08j'ai un truc avec ça
00:52:09mais c'est pas
00:52:10d'ailleurs on le voit
00:52:10à l'assemblée
00:52:11sauf sur quelques votes
00:52:12où bon voilà
00:52:13mais à 95%
00:52:14je ne sais pas
00:52:14mais l'impression générale
00:52:16c'est qu'on n'a pas besoin
00:52:17de faire des réunions de coordination
00:52:18pour savoir ce qu'on vote
00:52:19et
00:52:20sauf sur les censures
00:52:21les censures
00:52:22voilà
00:52:22mais on fera un débat spécial
00:52:24l'Uma match censure
00:52:25à la prochaine censure
00:52:27on y reviendra
00:52:27j'ai eu l'occasion
00:52:29à l'époque
00:52:29d'échanger avec Clémence Guettet
00:52:31sur les plateaux
00:52:32et bon
00:52:33c'est un trop gros dossier à ouvrir
00:52:35ça nous éloignera
00:52:37mais voilà
00:52:38en fait c'est ce que je dis
00:52:39et je pense que ce débat
00:52:40aujourd'hui le prouve
00:52:41on veut vivre dans le même monde
00:52:43moi je fais partie de ceux
00:52:44qui pensent que
00:52:44à la fin de la journée
00:52:45le monde que vous voulez faire advenir
00:52:47est peu ou prou
00:52:48le même que le nôtre
00:52:49c'est-à-dire
00:52:50plus de justice
00:52:52moins de dureté
00:52:53pour le peuple
00:52:54plus de rémunération
00:52:55pour le travail
00:52:57quand on parle en retraite
00:52:58on n'est pas cassé par le travail
00:53:00on arrête de taper sur les immigrés
00:53:01et puis on arrête de dire
00:53:02c'est une chance pour le pays
00:53:03au niveau économique
00:53:04moi c'est un truc qui me révulse aussi
00:53:07là-dessus on doit continuer
00:53:08nous à évoluer
00:53:08mais on veut vivre dans le même monde
00:53:10après c'est
00:53:11les méthodes pour élever
00:53:11par exemple typiquement
00:53:13et j'en reviens à votre sujet
00:53:14la méthode de dire
00:53:15il y a des nouveaux médias
00:53:16du coup on ne fait qu'avec eux
00:53:17on exclut les anciens
00:53:18moi ça me pose un problème
00:53:19c'est pas vrai
00:53:19parce qu'on continue de parler
00:53:20aux médias d'oligarchie
00:53:21dans cet espace
00:53:22que vous avez organisé
00:53:23vous l'avez mis en scène
00:53:24vous savez très bien
00:53:24ce que la mise en scène politique
00:53:26comporte comme récit
00:53:27le récit que vous avez dit
00:53:28c'est il y en a certains
00:53:29à qui on veut désormais plus
00:53:30faire confiance à d'autres
00:53:34mais ce n'est pas
00:53:35on leur parle
00:53:37à l'Assemblée nationale
00:53:38par exemple
00:53:38les conférences de presse
00:53:39à l'Assemblée nationale
00:53:40ce ne sont que les médias
00:53:41de l'oligarchie
00:53:42et ça n'indigne personne
00:53:44donc quand on le fait
00:53:45avec les nouveaux médias
00:53:46c'est vrai que ça
00:53:47il n'y a pas que les grands médias
00:53:49qui sont en conférence de presse
00:53:50à l'Assemblée nationale
00:53:52après c'est aussi une question
00:53:53de moyens
00:53:53pour ces nouveaux médias
00:53:54d'être dans ces espaces-là
00:53:55ils ne peuvent pas se démultiplier
00:53:56ils ont des chaînes
00:53:57à faire vivre
00:53:58du contenu à créer
00:53:58et être présent à l'Assemblée nationale
00:54:00pour capter le moment
00:54:01qu'il va faire
00:54:02ça demande du temps et de présence
00:54:03d'ailleurs on voit les journalistes
00:54:04qui sont présentes
00:54:05ça nous éloigne beaucoup
00:54:06de l'Empire Bolloré
00:54:07mais on va y revenir
00:54:08l'Empire Confident
00:54:08On va y revenir
00:54:09juste avant vous disiez
00:54:10partager peu ou prou
00:54:11le même rêve
00:54:12que la France Insoumise
00:54:14à la fin de la journée
00:54:15est-ce que c'est quelque chose
00:54:15que vous partagez
00:54:16à l'égard du Pays ?
00:54:17Je ne sais pas
00:54:18c'est quoi le programme
00:54:19du Parti Socialiste
00:54:20et pour le coup
00:54:23je n'en sais rien
00:54:24je n'y comprends rien
00:54:25Boris Wallot démissionne la veille
00:54:27il y en a 8
00:54:27qui sont candidats là-dedans
00:54:29un jour ça dit
00:54:30on a le programme
00:54:31de la NUPES
00:54:31puis ensuite il y a le programme
00:54:32du NFP
00:54:33puis finalement les programmes
00:54:34n'existent plus
00:54:34mais on est opposé au gouvernement
00:54:36mais finalement on ne les censure pas
00:54:37moi je vous le dis très honnêtement
00:54:39je trouve qu'aujourd'hui
00:54:40ça donne une image
00:54:42de ce que la gauche
00:54:43est en capacité de faire
00:54:44pour gouverner
00:54:45qui n'est pas bonne
00:54:46donc moi je mets tout ça
00:54:47à distance
00:54:48nous on a un candidat
00:54:49un programme
00:54:50une équipe
00:54:50c'est carré
00:54:51et c'est ça qui m'intéresse
00:54:52Alors là on s'éloigne
00:54:52on est un petit peu intransigeant
00:54:54et je pense que dans une période
00:54:55où on n'a pas la majorité
00:54:56pour être intransigeant
00:54:57il faut discuter
00:54:59d'ailleurs ce qui est intéressant
00:55:00c'est qu'on avait 190 députés
00:55:01on aurait eu un premier ministre
00:55:02ou un premier ministre
00:55:03quel que soit le nom de gauche
00:55:04issu du NFP
00:55:05il ne tenait pas une semaine
00:55:07sans faire des compromis
00:55:08au bloc central pour tenir
00:55:09et en fait le problème
00:55:10c'est que quand on n'a pas
00:55:11de majorité qu'est-ce qu'on fait
00:55:12est-ce qu'on bloque tout
00:55:13jusqu'à avoir une majorité
00:55:14et donc dans l'esprit
00:55:15ça revient à dire
00:55:16que si on n'est pas entièrement
00:55:17majoritaire
00:55:18on ne peut rien faire
00:55:18donc on attend le jour
00:55:19on est majoritaire
00:55:20pouvoir faire une révolution sociale
00:55:22pour l'être
00:55:22j'ai bien compris que c'était
00:55:23votre stratégie
00:55:24c'est pour ça que je ne rejoins pas
00:55:26la France nationale
00:55:26parce que je considère que
00:55:27il faut changer la vie des gens
00:55:29maintenant avec ce qu'on a
00:55:31et faire avec les gens
00:55:31et parfois oui
00:55:33faire des compromis
00:55:34pour changer la vie des gens
00:55:35maintenant
00:55:35mais ça c'est le débat
00:55:36qu'on ne va pas refaire
00:55:37sur la censure
00:55:38on l'aura sans doute
00:55:38peut-être à un autre moment
00:55:39je l'espère
00:55:40en tout cas je suis toujours disponible
00:55:41pour ce type de débat
00:55:42parce que je pense que
00:55:43on aborde
00:55:46Lou Boyard est quasiment historien
00:55:48donc il connaît ça
00:55:49on pourrait y revenir
00:55:50c'est un vaste débat
00:55:51mais qui est fort intéressant
00:55:53et puis on a entendu là
00:55:54vos arguments
00:55:56à l'un et à l'autre
00:55:57on voulait ouvrir juste
00:55:58une autre petite parenthèse
00:56:00puisqu'on parlait
00:56:01nouveaux médias
00:56:02tout ça est très connecté
00:56:03vous l'avez dit l'un et l'autre
00:56:04à la question aussi
00:56:05des réseaux sociaux
00:56:06réseaux sociaux
00:56:07qui sont eux-mêmes
00:56:08aux mains de milliardaires
00:56:10de la tech
00:56:12alignés sur Donald Trump
00:56:14avec aussi tout le problème
00:56:16des algorithmes
00:56:16qui enferment les gens
00:56:17dans des bulles
00:56:18qu'est-ce qu'on fait
00:56:19par rapport à ça ?
00:56:20peut-être Louis Boyard
00:56:21puis que vous venez de parler
00:56:22c'est une difficulté
00:56:23parce que les réseaux sociaux
00:56:24ont un avantage
00:56:25c'est qu'ils permettent
00:56:26notamment l'émergence
00:56:27des nouveaux médias
00:56:27et ils permettent
00:56:28de dépasser les médias
00:56:30de l'officialité
00:56:30possédés par l'oligarchie
00:56:32et dans le même temps
00:56:33il y a deux sujets
00:56:34il y a qui possède
00:56:35ces réseaux sociaux
00:56:36c'est-à-dire
00:56:37pour TikTok
00:56:37le régime chinois
00:56:38il y a une grande influence
00:56:39pour ce qui est
00:56:40de X
00:56:40ou de Meta
00:56:42ça va être
00:56:42les Etats-Unis d'Amérique
00:56:43et toute l'oligarchie
00:56:44qui est autour de Trump
00:56:45dans tout ça
00:56:46donc il y a un sujet
00:56:47de souveraineté
00:56:48quel modèle
00:56:49on est en capacité
00:56:50de développer en France
00:56:51pour avoir
00:56:52nos propres espaces
00:56:53et des espaces
00:56:54qui sont souverains
00:56:55il y a une deuxième question
00:56:56qui est la question
00:56:56de qu'est-ce qui est fait
00:56:57de ces données
00:56:58et la question des données
00:57:00est cruciale
00:57:01notamment les données
00:57:01de l'Etat
00:57:01qui fuite en permanence
00:57:02et donc il y a un véritable enjeu
00:57:04sur ce qui est fait
00:57:06de ces données
00:57:06et je pense qu'il y a
00:57:08le troisième enjeu
00:57:08qui est un enjeu
00:57:09d'éducation populaire
00:57:11de masse
00:57:12sur cet enjeu
00:57:13donc si jamais
00:57:14je devais résumer
00:57:15on a aujourd'hui
00:57:15des monopoles planétaires
00:57:17sur un certain nombre
00:57:18de réseaux sociaux
00:57:19et si jamais
00:57:20je vous dis demain
00:57:20que la France
00:57:21va monter une application
00:57:22souveraine
00:57:23qui sera en capacité
00:57:24de dépasser TikTok
00:57:25vous me direz
00:57:26que je suis un petit peu ambitieux
00:57:27en revanche la question
00:57:28de notre souveraineté numérique
00:57:29on doit la poser
00:57:29et le temps
00:57:31de faire cette transition
00:57:32il y a une question
00:57:33de formation de masse
00:57:33sur quand c'est gratuit
00:57:35c'est toi le produit
00:57:35quel type de données
00:57:37est collecté
00:57:37pourquoi est-ce qu'il collecte
00:57:38ces données
00:57:39qu'est-ce que vous acceptez
00:57:40quand vous acceptez
00:57:41les cookies
00:57:41voilà un peu nous
00:57:43comment est-ce qu'on traite
00:57:44cette affaire-là
00:57:44et je terminerai
00:57:45sur une dernière chose
00:57:46il y a actuellement
00:57:48un texte
00:57:48qui est en avette
00:57:50entre l'Assemblée nationale
00:57:51et le Sénat
00:57:52sur la question de l'interdiction
00:57:53des réseaux sociaux
00:57:54pour les moins de 15 ans
00:57:55et on va se retrouver
00:57:56à avoir une application
00:57:57qui sera à la fin
00:57:58une application
00:57:59de l'Union Européenne
00:58:00qui en gros demandera
00:58:01à ce que vous fassiez vérifier
00:58:03votre identité
00:58:04et votre pièce d'identité
00:58:05pour vous connecter
00:58:06aux réseaux sociaux
00:58:06ce qui veut dire
00:58:07que ça va être des données
00:58:08extrêmement sensibles
00:58:09qui vont être gérées
00:58:09par l'Union Européenne
00:58:10et quand on voit la quantité
00:58:11de fuite de données publiques
00:58:13nous on s'inquiète véritablement
00:58:15et donc là on rentre
00:58:16sur un enjeu de souveraineté
00:58:17parce que pour nous
00:58:17c'est la France
00:58:18qui doit piloter tout ça
00:58:19et interdire les réseaux sociaux
00:58:20ça n'a pas fonctionné en Australie
00:58:21donc éducation de masse.
00:58:24– Avançons un petit peu
00:58:25dans le débat.
00:58:27On a parlé des milliardaires
00:58:29d'extrême droite
00:58:29depuis le début de l'émission.
00:58:31Est-ce que l'une des solutions
00:58:33pour la gauche
00:58:34c'est de faire conscience
00:58:35à des milliardaires
00:58:36ou des millionnaires de gauche ?
00:58:39Est-ce que pour vous
00:58:41c'est une solution
00:58:42à aider à Adizadeh ?
00:58:43C'est-à-dire au fond
00:58:44à la guerre comme à la guerre
00:58:45et on utilise
00:58:46les mêmes armes
00:58:47que l'adversaire
00:58:48ou est-ce que c'est
00:58:50une fausse route ?
00:58:51– Je pense que c'est
00:58:52une fausse route
00:58:53parce que
00:58:54c'est là où je suis d'accord
00:58:55c'est que l'information
00:58:56est un bien public
00:58:57parce qu'on fabrique
00:58:59et c'est le bon terme
00:59:00c'est pas juste de la fabrique
00:59:01de l'information
00:59:01c'est de la fabrique de l'opinion.
00:59:04Et millionnaire, milliardaire
00:59:06de gauche ou de droite
00:59:07ça reste une personne
00:59:08qui détient dans sa main
00:59:10cette fabrique de l'opinion
00:59:11et aussi l'avenir de salariés
00:59:14qui essaye de survivre.
00:59:16Alors je préfère toujours
00:59:17la gauche à la droite
00:59:18ça c'est évident
00:59:19donc j'avoue que l'annonce
00:59:21de la création
00:59:22d'une chaîne d'information continue
00:59:24par Pigas
00:59:25– C'est un souhait en tout cas.
00:59:25– Voilà, pour venir contrer
00:59:28les récits d'extrême droite
00:59:31sur d'autres chaînes d'information
00:59:33ça m'a fait sourire
00:59:34je veux dire enfin
00:59:35mais en fait quand on y réfléchit
00:59:36c'est pas ça.
00:59:37En fait il faut interdire ces monopoles
00:59:39il faut interdire qu'un homme
00:59:41puisse avoir un empire médiatique
00:59:43quel qu'il soit, quel que soit le bonhomme
00:59:45un homme ou une femme d'ailleurs
00:59:46enfin peu importe mais c'est souvent des hommes
00:59:48et il faut vraiment développer
00:59:52la participation des journalistes
00:59:54pour qu'ils puissent détenir
00:59:55leur outil de travail
00:59:56et on en revient à des considérations
00:59:58vous connaissez très bien l'humain
00:59:59mais en fait la participation des salariés
01:00:01que ça soit dans le monde médiatique
01:00:04ou dans d'autres
01:00:05c'est quand même quelque chose
01:00:05c'est un modèle qu'on doit développer
01:00:07pour lutter contre le capitalisme
01:00:09dont le stade ultime
01:00:10on le voit aujourd'hui
01:00:11le capitalisme a une vocation
01:00:13à concentrer
01:00:13et aller vers le trust
01:00:14les monopoles
01:00:15les oligopoles
01:00:16et finalement le monopole
01:00:17et on est dans cette phase-là
01:00:18du capitalisme
01:00:19et on le voit au niveau mondial
01:00:20ce que ça comporte
01:00:21de danger
01:00:21on l'a pas dit mais
01:00:23nous on est là
01:00:24à s'agiter sur les médias
01:00:26mais en fait
01:00:26il y a quelque chose de pire
01:00:27qui arrive
01:00:27c'est la concentration
01:00:29des moyens militaires
01:00:31avec l'IA
01:00:32dans la main
01:00:32de ces mêmes milliardaires
01:00:33et là
01:00:34c'est la guerre atomique
01:00:35vous voyez
01:00:37c'est encore pire
01:00:38enfin
01:00:38je pense qu'on est pas encore prêt
01:00:40par rapport à ce qui nous arrive dessus
01:00:42l'utilisation de l'IA
01:00:43dans la main
01:00:44de ces mêmes milliardaires
01:00:44réactionnaires
01:00:46néo-nazis
01:00:47bonjour les dégâts quoi
01:00:48et on est qu'au début de la bataille
01:00:49et de la guerre
01:00:50si je puis dire
01:00:51Monsieur Boyard
01:00:52Mathieu Pigasse
01:00:53puisqu'on a pas cité son nom
01:00:54depuis le début de l'émission
01:00:56depuis toute la question
01:00:57c'est une bonne nouvelle
01:00:58ou pas forcément
01:00:59Mathieu Pigasse
01:01:00qui est à l'heure actuelle
01:01:02surtout connu
01:01:02pour être propriétaire
01:01:03de radio
01:01:04millionnaire
01:01:05plutôt a priori
01:01:06de ce que j'en sais
01:01:07la première fois qu'on a vérifié
01:01:09qui est surtout connu
01:01:10pour être propriétaire
01:01:11notamment de radio nova
01:01:12qui avait beaucoup
01:01:14parlé d'elle
01:01:15ces derniers temps
01:01:16avec notamment
01:01:17la dernière
01:01:18le déjà
01:01:19j'ai envie de vous dire
01:01:19ça change
01:01:20et pour le coup
01:01:21quand je vois ce qui est fait
01:01:22par radio nova
01:01:23et aussi par l'humanité
01:01:27on a une étoile dans la nuit
01:01:33on peut quand même s'en réjouir
01:01:34ça fait du bien de temps en temps
01:01:35ensuite
01:01:37bon actuellement
01:01:38on fait avec ce qu'on a
01:01:39c'est à dire que
01:01:40bon aujourd'hui
01:01:41c'est le privé qui s'en occupe
01:01:42c'est des monopoles
01:01:44pigasse arrive et émerge
01:01:45dans tout ça
01:01:45c'est intéressant ce qui est fait
01:01:47pour le coup on n'est pas
01:01:48sur du CNews non plus
01:01:49c'est à dire que ça respecte la loi
01:01:50ça respecte ces carrés
01:01:52j'ai envie de dire
01:01:52mais par contre à terme
01:01:54oui clairement
01:01:55ce n'est pas possible
01:01:55qu'on se retrouve à avoir
01:01:56un milliardaire qui est un monopole
01:01:57donc c'est pour ça que nous
01:01:59on parle de la notion
01:02:00de bien commun
01:02:01et que pour nous
01:02:02l'information est un bien commun
01:02:03et donc il ne s'agit pas
01:02:05dès lors que
01:02:06une personne vous plaît
01:02:07ou pas
01:02:08c'est mon sujet sur pigasse
01:02:10il ne s'agit pas d'en faire
01:02:11des exceptions
01:02:11nous on a un programme
01:02:12une vision de la société
01:02:13et on l'applique à tous les étages
01:02:14Alors loi anti-concentration
01:02:16vous avez l'air d'être
01:02:17plutôt d'accord
01:02:18l'un et l'autre
01:02:19on voulait aussi
01:02:21revenir plus précisément
01:02:21ça a été évoqué
01:02:24ici ou là déjà
01:02:25sur la question
01:02:25du service public
01:02:26puisque
01:02:27c'est aussi
01:02:28une des cibles
01:02:29de l'extrême droite
01:02:30notamment
01:02:31lors de la récente commission
01:02:33dont on parlait tout à l'heure
01:02:34d'enquête
01:02:35qui a été conduite
01:02:36par Charles Aloncle
01:02:37le député UDR
01:02:39donc le parti
01:02:39d'Éric Ciotti
01:02:40allié au rassemblement
01:02:42au rassemblement national
01:02:43et en conclusion
01:02:45de ces semaines
01:02:46de commission
01:02:47haute en couleur
01:02:48vous pourrez nous en dire
01:02:49quelques mots
01:02:50même si ça fait pas partie
01:02:51de ces préconisations
01:02:52on a eu le droit
01:02:54à ça
01:02:54on écoute
01:02:55quelques mots tout de suite
01:02:57moi je suis favorable
01:02:58à la privatisation
01:02:59de l'audiovisuel public
01:03:00comment on peut
01:03:01garder la réalité
01:03:02parce que le service public
01:03:03est dans une dérive financière
01:03:06dans une dérive de gestion interne
01:03:08pointée là encore
01:03:08par des rapports
01:03:09de la cour des comptes
01:03:10et dans un militantisme politique
01:03:11qui consiste à exhumer
01:03:12tout ce que la gauche caviar
01:03:14compte de plus sectaire
01:03:15je vous rappelle que sur le service public
01:03:17j'ai été comme président
01:03:18du premier parti de France
01:03:19comparé à Hitler
01:03:20et que monsieur Ciotti
01:03:22mon ami Eric Ciotti
01:03:23a été comparé à Benito Mussolini
01:03:25il y a quelques semaines
01:03:25lors des élections municipales
01:03:26tout cela avec l'impôt des français
01:03:28c'est inacceptable
01:03:29donc
01:03:30est-ce qu'il y a encore un sens
01:03:31à ce qu'un grand pays
01:03:33comme le nôtre
01:03:33à ce qu'une grande démocratie
01:03:35comme la France
01:03:36en 2026
01:03:37et en 2027
01:03:38soit propriétaire
01:03:39de ces chaînes de télé
01:03:40de ces chaînes de radio
01:03:41d'un service public
01:03:42qui est aujourd'hui
01:03:43aux yeux de 2 millions de français
01:03:44c'est totalement pléthorique
01:03:45et bien je crois que non
01:03:47alors entre ça
01:03:49et Charles Alloncle
01:03:50on a eu le droit
01:03:51à des semaines et des semaines
01:03:52de bashing
01:03:53contre le
01:03:54contre le service public
01:03:56est-ce que c'est pas finalement
01:03:57une première victoire
01:03:58de l'extrême droite ?
01:04:00si
01:04:00on a
01:04:01ils ont gagné
01:04:02cette bataille là
01:04:03d'ailleurs ce qui
01:04:03je voudrais souligner quelque chose
01:04:04dans le rapport de Charles Alloncle
01:04:05il y a le plus gros mensonge
01:04:07rien que pour ça on aurait dû
01:04:08ne pas le laisser publier
01:04:09c'est écrit noir sur blanc
01:04:11qu'il veut sauver
01:04:11l'audiovisuel public
01:04:13applaudit tout
01:04:14vraiment
01:04:14enfin je veux dire
01:04:15il faut rester assis
01:04:16le tartuffe
01:04:18le tartuffe 2.0
01:04:20et ça a été voté
01:04:21avec les voix
01:04:22de l'extrême droite
01:04:23qui l'ont applaudi tout le long
01:04:24de la commission d'enquête
01:04:25même en réunion de bureau
01:04:26Mme Parmentier trouvait
01:04:27qu'il faisait un travail formidable
01:04:28il fallait le soutenir
01:04:29député RN
01:04:31qu'on ne présente plus
01:04:32malheureusement
01:04:33pour ses écrits
01:04:34et
01:04:35une ancienne journaliste
01:04:37de journalistes
01:04:38de journaux d'extrême droite
01:04:39que vous me poussez Rachel
01:04:39pendant 30 ans
01:04:41Mme Parmentier a écrit
01:04:42des propos antisémites
01:04:44racistes
01:04:44homophobes
01:04:45et j'en passe
01:04:46et c'est vaguement excusé
01:04:48Marine Le Pen a dit
01:04:49mais grâce à nous
01:04:49elle a changé
01:04:50bon voilà
01:04:50je ferme la parenthèse
01:04:51parmentier
01:04:52mais dès que je peux
01:04:52rappeler les faits
01:04:53sur Mme Parmentier
01:04:54je suis heureuse de le faire
01:04:56et donc Charles Alloncle
01:04:58a dit
01:04:59je veux sauver
01:04:59l'audiovisuel public
01:05:00et voter avec les voix
01:05:02de ceux qui veulent
01:05:03le privatiser
01:05:03de qui se moque-t-on ?
01:05:05Le problème
01:05:06c'est que
01:05:06c'est exactement
01:05:07ce que
01:05:08Louis Boyer a décrit
01:05:09en début d'émission
01:05:11et vous ne l'avez pas dit
01:05:12mais c'est la fenêtre
01:05:13d'Overton
01:05:14c'est là
01:05:14quand ils disent privatiser
01:05:15c'est qu'ils préparent
01:05:16les esprits
01:05:16à affaiblir l'audiovisuel public
01:05:19si jamais ils arrivent au pouvoir
01:05:20d'ailleurs
01:05:21des fois
01:05:22j'aime pas trop me procher
01:05:23mais je suis persuadée
01:05:23que c'est pas ce qu'ils feront
01:05:24ils mettront à la tête
01:05:25des gens à eux
01:05:27ça va être trop bien
01:05:28de distribuer ces postes de pouvoir
01:05:29le problème qu'on a
01:05:30c'est en effet
01:05:31ils peuvent le vendre
01:05:33à des gens à eux
01:05:34il y a quelque chose
01:05:34qu'on n'a pas soulevé
01:05:35mais qui mériterait presque
01:05:36une émission en soi
01:05:37il y a à l'heure actuelle
01:05:38dans notre république
01:05:40et dans notre démocratie
01:05:40un pouvoir de nomination
01:05:42très fort
01:05:43du président de la république
01:05:44sur des postes de pouvoir
01:05:45très importants
01:05:46et cette chose là
01:05:47on l'a dit pour l'ARCOM
01:05:47mais c'est vrai aussi
01:05:48pour l'audiovisuel public
01:05:49même si c'est pas lui
01:05:50qui nomme comme il nomme
01:05:51le président de l'ARCOM
01:05:51au final il y a quand même
01:05:53un soupçon qui reste
01:05:54et le soupçon en tâche
01:05:54vous voyez
01:05:55il faut absolument
01:05:56que ces postes là
01:05:57très importants
01:05:58soient complètement indépendants
01:06:00et qu'on puisse garantir
01:06:01une indépendance
01:06:03neutralité
01:06:03moi j'aime pas trop le terme
01:06:05parce qu'en plus il est très vague
01:06:06et très peu défini
01:06:06mais une impartialité
01:06:08ça veut dire que chaque partie
01:06:09est représentée
01:06:10de manière correcte
01:06:11tous les partis qui respectent
01:06:12la loi
01:06:12et ça c'est un autre sujet
01:06:14parce que
01:06:14on a des partis qui sont délinquants
01:06:15et qui ne respectent pas les lois
01:06:17dans les propos qu'ils énoncent
01:06:18puisque des propos antisémites
01:06:20racistes
01:06:21homophobes
01:06:22voilà
01:06:22j'en passe
01:06:23il est meilleur
01:06:23j'ai parlé de madame parmentier
01:06:24mais l'ARN a encore
01:06:26quelques autres casseroles
01:06:27le service public a aussi
01:06:28été soumis à une cure
01:06:29d'austérité
01:06:31en termes de moyens
01:06:32quel est le projet
01:06:34quel est le projet
01:06:35de votre formation
01:06:35pour garantir sa revitalisation
01:06:39alors
01:06:39moi c'est un débat que j'ai eu
01:06:41avec les membres de mon parti
01:06:42moi je pense que recréer une redevance
01:06:47c'est en effet un moyen
01:06:48de stabiliser le financement
01:06:50mais c'est très impopulaire
01:06:51on ne peut pas arriver dans un temps
01:06:52où les français n'ont plus d'argent
01:06:53pour boucler leur fin de mois
01:06:54et dire bon ben la première chose
01:06:55c'est qu'on va recréer une taxe
01:06:56pour financer le service public
01:06:57on l'a supprimé
01:06:59peut-être qu'on n'aurait pas
01:07:00on n'aurait certainement pas dû faire
01:07:01mais venir la recréer
01:07:01c'est toujours populaire de supprimer des taxes
01:07:05qui que vous soyez
01:07:07annoncer la suppression du taxe
01:07:08c'est toujours applaudi dès demain
01:07:10maintenant venir la recréer
01:07:11c'est un autre problème
01:07:12dans un temps où les français
01:07:13n'ont plus de pouvoir d'achat
01:07:14donc la première urgence
01:07:15c'est d'augmenter les salaires
01:07:16avant de recréer une taxe
01:07:17pour financer le service public
01:07:19il faut trouver des moyens
01:07:20de financement
01:07:21qui pérennisent le financement
01:07:22parce que là
01:07:24un financement à l'année
01:07:25avec la TVA qui descend
01:07:27enfin en gros
01:07:27ils n'ont plus de visibilité
01:07:28ça ne permet pas
01:07:29d'avoir une prévisibilité
01:07:31et donc d'avoir
01:07:31une force de frappe
01:07:32qui soit puissante
01:07:34après rechercher des économies
01:07:36partout où il y a
01:07:36de l'argent public
01:07:37mais genre partout
01:07:38moi je suis favorable
01:07:39et là vous me trouverez
01:07:40toujours du côté
01:07:41de ceux qui disent
01:07:42attendez il y a toujours
01:07:43un peu de gras on peut regarder
01:07:44c'est que quand on veut
01:07:45faire des économies
01:07:45on tape tout de suite
01:07:46sur les derniers de corvée
01:07:47c'est-à-dire on supprime
01:07:48des postes de profs
01:07:49on supprime les postes
01:07:50d'infirmières
01:07:50on supprime ceux
01:07:51les postes qui sont faciles
01:07:52à supprimer
01:07:53il faut aller regarder
01:07:53les économies plus hautes
01:07:54plus petites
01:07:55mais plus difficiles à faire
01:07:57parce que voilà on protège
01:07:59on protège son petit pouvoir
01:08:00et voilà donc c'est ça
01:08:02on a je pense que
01:08:03il y a aussi autre chose
01:08:04voilà France TV
01:08:05ça fait trois ans
01:08:05qu'on leur demande
01:08:06une comptabilité analytique
01:08:07je suis pas aussi à France TV
01:08:08mais j'ai pu discuter
01:08:09avec ceux qui y sont
01:08:10ils tardent à le mettre en place
01:08:11je vais vous donner la parole
01:08:13je vois que vous légisez
01:08:14mais juste en deux mots
01:08:16vous parlez d'économie
01:08:17économie ou nouvelle recette
01:08:19mais nouvelle recette
01:08:19vous semblez l'envisager que
01:08:21sur les français
01:08:23pourquoi pas une recette
01:08:23sur la publicité
01:08:24pourquoi pas une recette
01:08:25sur la publicité
01:08:25sur les plateformes
01:08:26la publicité c'est des milliards
01:08:28et des milliards
01:08:28que les entreprises dépensent
01:08:29pour nous vendre leur camelote
01:08:31souvent et surtout sur internet
01:08:33sur les réseaux sociaux
01:08:34c'est vraiment on étouffe
01:08:35j'adore parce que quand on fait campagne
01:08:37on l'a tous vu
01:08:38quand on voit boité dans la boîte aux lettres
01:08:39il y a une boîte aux lettres sur deux
01:08:40voire trois sur quatre
01:08:42où il écrit stop pub
01:08:43on a trop de pub
01:08:44donc taxer cette pub
01:08:45pour venir financer
01:08:46des programmes de qualité
01:08:48d'éducation populaire
01:08:49j'adore ce mot
01:08:50je le reprend
01:08:50d'éducation populaire
01:08:51pour les français
01:08:52et ben voilà
01:08:53voilà une externalité négative
01:08:56la publicité
01:08:56contact pour créer
01:08:58du contenu positif
01:08:59pour éduquer
01:08:59pour enrichir
01:09:00pour cultiver
01:09:01pour émerveiller les français
01:09:03sur le service public
01:09:05Louis Boyard
01:09:06dans la commission à l'oncle
01:09:09parfois on a pu avoir l'impression
01:09:10que les questions
01:09:11des députés insoumis
01:09:13se faisaient un peu
01:09:14l'allié indirect
01:09:15de l'extrême droite
01:09:17et étaient quand même
01:09:18plutôt dans l'attaque
01:09:19du service public
01:09:20ah non
01:09:20vous êtes dur
01:09:22quand même
01:09:23c'était pas vous
01:09:24qui était un peu dur
01:09:25non on va reprendre plusieurs choses
01:09:26déjà un premièrement
01:09:27je souriais parce que
01:09:28je me rappelle que
01:09:28quand madame Ernotte
01:09:30avait été nommée
01:09:30c'était au moment où
01:09:31François Hollande était président
01:09:32de la république
01:09:33il paraît-il qu'il avait appelé
01:09:34le président
01:09:35dans le rapport d'à l'oncle ça
01:09:36non c'était
01:09:37c'était
01:09:37il y a eu vraiment un témoignage
01:09:39où il l'a raconté
01:09:40où il avait eu un coup de fil
01:09:41du président de la république
01:09:42Hollande
01:09:42ça me faisait sourire
01:09:43ensuite deuxièmement
01:09:44sur la question du service public
01:09:46de l'audiovisuel
01:09:48déjà un premièrement
01:09:50la suppression de la redevance
01:09:51ça menace l'indépendance
01:09:53et l'intégrité du service public
01:09:54de l'audiovisuel
01:09:55donc oui par l'augmentation des salaires
01:09:57il faut permettre ensuite
01:09:59de retrouver un financement
01:10:00stable et indépendant
01:10:02après ensuite sur la question
01:10:04du service public
01:10:04c'est pas parce qu'on veut un service
01:10:06public de l'audiovisuel
01:10:07qu'on ne peut pas être critique
01:10:08de ce qu'est le service public
01:10:09de l'audiovisuel aujourd'hui
01:10:10dans ce que
01:10:10j'entends bien
01:10:11j'entends bien mais dans le dispositif
01:10:13de la commission de l'enquête
01:10:14où c'est clairement
01:10:15l'extrême droite
01:10:16qui menait la danse
01:10:17est-ce que vos critiques
01:10:19n'ont pas apporté du moulin
01:10:20non
01:10:23déjà un premièrement
01:10:24on a voté contre le rapport
01:10:26pour le coup
01:10:27je suis désolé
01:10:27mais je ne peux vraiment pas
01:10:28vous laisser dire que
01:10:29dans le moment où l'extrême droite
01:10:30était en train de faire une offensive
01:10:31sur le service public
01:10:32de l'audiovisuel
01:10:33la France Insoumise
01:10:34en a vu une opportunité
01:10:35pour taper avec
01:10:35c'est pas vrai
01:10:37et au moment où
01:10:39on se pose ces questions là
01:10:40nous on réfléchit
01:10:41et on est responsable
01:10:42quand il s'agit de l'extrême droite
01:10:43on ne joue pas avec elle
01:10:45sur le service public
01:10:46de l'audiovisuel
01:10:47on a toujours dit
01:10:48la même chose
01:10:48c'est que si jamais
01:10:49c'est un service public
01:10:52il doit appartenir au public
01:10:53et donc
01:10:54il faut pouvoir permettre
01:10:55l'intervention populaire
01:10:56par exemple
01:10:56qui est
01:10:57par exemple
01:10:59dans le service public
01:10:59dans le conseil d'administration
01:11:01il y a des députés qui sont présents
01:11:02moi j'aimerais aussi
01:11:03qu'il y ait des usagères
01:11:04et des usagers
01:11:04voilà
01:11:05parce que ça me paraît être
01:11:06la moindre des choses
01:11:07c'est le service public
01:11:08donc ça appartient à tout le monde
01:11:09et oui
01:11:09je suis critique du service public
01:11:11de l'audiovisuel
01:11:12de son traitement médiatique
01:11:13des gilets jaunes
01:11:14de son traitement médiatique
01:11:15du génocide à Gaza
01:11:16de son invisibilisation
01:11:17de ce qu'est la réalité du peuple
01:11:19les ouvriers sont pas présents
01:11:20les assos sont pas présents
01:11:22les jeunes sont pas présents
01:11:23et donc on est aussi
01:11:25pas dupe
01:11:25du fait que
01:11:26c'est pas un service public
01:11:27qui est indépendant du pouvoir
01:11:29il y a des collusions
01:11:30avec le pouvoir
01:11:31et le dire
01:11:33c'est justement
01:11:34donner les conditions
01:11:35qui permettent
01:11:36dans le cadre
01:11:37de la 6ème République
01:11:37et de l'avenir en commun
01:11:38de lui donner
01:11:39une indépendance
01:11:40qui lui permette
01:11:40de pouvoir exercer la profession
01:11:45du coup on arrive là bientôt
01:11:47au terme de l'émission
01:11:49bon évidemment
01:11:50vous pourrez dire quelques mots
01:11:51si vous voulez réagir l'un ou l'autre
01:11:53mais on voulait vous poser une dernière question
01:11:56pour finir ce débat parce que
01:11:58on a beaucoup évoqué l'Empire Bolloré
01:12:01vous avez évoqué tout à l'heure Pierre-Édouard Sterrin
01:12:03mais au-delà de ces milliardaires d'extrême droite
01:12:05on voit de plus en plus de liens
01:12:09entre l'extrême droite
01:12:11et l'ensemble du patronat
01:12:13je pense notamment
01:12:15à la dernière une de match
01:12:17un autre propriétaire de médias
01:12:19Bernard Arnault
01:12:21avec Marie-Carolina de Bourbon
01:12:23des deux Siciles
01:12:24mise en scène aux côtés
01:12:25vous l'avez dit dans l'ordre
01:12:26voilà
01:12:27de Jordan Bardella
01:12:30on a vu les déjeuners
01:12:31entre la crème du 440
01:12:34et Marine Le Pen
01:12:36ou Jordan Bardella
01:12:37là encore
01:12:38est-ce que au-delà
01:12:40de cet empire Bolloré
01:12:42des patrons ouvertement
01:12:45d'extrême droite
01:12:46en bataille culturelle
01:12:48revendiqués
01:12:49est-ce qu'on est aujourd'hui
01:12:51face à un risque de bascule
01:12:53plus général
01:12:54est-ce que
01:12:55on est dans une nouvelle phase
01:12:57du capitalisme
01:12:59qui pourrait nous emmener vers ça
01:13:03oui
01:13:04oui
01:13:04sans nul doute
01:13:05sans aucun doute
01:13:06malheureusement
01:13:07on est dans cette phase-là
01:13:09concentration du pouvoir
01:13:11au moins de quelques-uns
01:13:12qui aussi détiennent les médias
01:13:14qui fabriquent de l'opinion
01:13:15c'est l'histoire qui s'accélère
01:13:17mais
01:13:18nous ne sommes pas défaits
01:13:20et il faut en effet
01:13:21prendre conscience
01:13:22que l'union
01:13:24le collectif
01:13:24fait aussi la force
01:13:25et c'est là
01:13:27où il faut
01:13:27à la fois décrire
01:13:29ce qui se passe
01:13:29mais donner aussi
01:13:32aux personnes
01:13:32au peuple
01:13:34des outils
01:13:35pour dire
01:13:35on n'est pas démuni
01:13:36on peut se battre
01:13:36et vous voyez ce matin
01:13:37moi j'étais
01:13:39en intervention
01:13:39devant des collégiens
01:13:41de ma circonscription
01:13:42j'aime beaucoup faire ça
01:13:43et je leur ai dit
01:13:44qui compte voter
01:13:44quand il aura 18 ans
01:13:46il y a peu de mains
01:13:46qui se sont levées
01:13:47je leur ai dit écoutez
01:13:48je ne suis pas là
01:13:48pour vous faire un cours
01:13:49c'est vrai que souvent
01:13:50on ne donne pas envie
01:13:50nous les partis
01:13:51mais il faut que vous preniez
01:13:52conscience du pouvoir
01:13:53que vous avez
01:13:54et un pouvoir qui n'existe pas
01:13:55est un pouvoir
01:13:56qui vient de donner
01:13:57enfin paradoxalement
01:13:59on donne du pouvoir
01:13:59au courant en face
01:14:00donc la première des choses
01:14:02c'est de se dire
01:14:02on a le pouvoir
01:14:03de changer les choses
01:14:04et le premier pouvoir
01:14:05c'est de s'organiser
01:14:06collectivement
01:14:07d'agir
01:14:08vous n'êtes pas content
01:14:08des partis politiques
01:14:09et bien rentrez
01:14:10dans les partis politiques
01:14:11changez-les de l'intérieur
01:14:11moi c'est ce que je leur dis
01:14:12vous n'êtes pas content
01:14:13venez changez-nous
01:14:14venez apporter votre force
01:14:16mais il n'y a que comme ça
01:14:17que les choses changent
01:14:17et il ne faut pas désespérer
01:14:19on voit des choses
01:14:19moi je regarde beaucoup
01:14:20ce que fait par exemple
01:14:21un Zohra Namdani
01:14:22c'est vraiment
01:14:24le maire de New York
01:14:25une bouffée d'air frais
01:14:27par son travail collectif
01:14:29par l'organisation d'une force
01:14:31par un discours aussi
01:14:31par un récit inspirant
01:14:33positif
01:14:34il a réussi à générer
01:14:35une force
01:14:362 millions de portes frappées
01:14:37et à devenir le challenger
01:14:38de la primaire
01:14:39qui gagne
01:14:40et qui après
01:14:40remporte la ville de New York
01:14:42à mettre l'impôt sur les politiques
01:14:43on y arrive
01:14:43l'union fait la force
01:14:45le collectif fait la force
01:14:46il ne faut pas se laisser désespérer
01:14:48on n'a pas le luxe
01:14:49d'être pessimiste
01:14:50parce que justement
01:14:51on est en guerre
01:14:52et qu'on n'est pas
01:14:53des privilégiés
01:14:54moi je suis une fille
01:14:55de l'immigration
01:14:56je sais que si jamais
01:14:57ma mère nous avait élevés
01:14:59dans un pays gouverné
01:15:00par l'extrême droite
01:15:01je n'aurais jamais été
01:15:01celle que j'ai été
01:15:02et je pense à tous ceux
01:15:03qui pourraient subir ça
01:15:05et voilà c'est pour ça
01:15:06que je suis en lutte
01:15:07du matin au soir
01:15:08député ou pas député
01:15:09c'est la bataille
01:15:11il faut donner espoir
01:15:12il faut dire
01:15:12on peut y arriver
01:15:13nous laissez pas désespérer
01:15:14regardez
01:15:15ça ça marche
01:15:16une étoile dans la nuit
01:15:17j'aime beaucoup
01:15:18il y en a plusieurs
01:15:19et on n'a pas besoin d'étoiles
01:15:20pour nous guider
01:15:21on somme la constellation
01:15:22on va y arriver
01:15:23le système capitaliste
01:15:25est dans une impasse
01:15:26un premièrement
01:15:27parce que Donald Trump
01:15:28a mis fin à des décennies
01:15:29et des décennies
01:15:30de néolibéralisme
01:15:31en mettant en place
01:15:31des droits de douane
01:15:33parce que l'inflation
01:15:34et pour le coup
01:15:34la crise d'Hormuz
01:15:35va avoir des conséquences
01:15:36sur le long terme
01:15:37et cette inflation
01:15:38fait que la consommation
01:15:39populaire ralentit
01:15:40et en plus de ça
01:15:41il y a toute une autre série
01:15:42de contradictions
01:15:43le dérèglement climatique
01:15:44en est une
01:15:45et pour le coup
01:15:45il n'arrive plus
01:15:46à fabriquer du consentement
01:15:47il faut voir ce que le système capitaliste
01:15:49a pris dans la bouche
01:15:50ces dernières années
01:15:51le référendum de 2005
01:15:52qu'ils perdent
01:15:53mais si jamais je devais être
01:15:54un peu exhaustif
01:15:55rien que sur ces dernières années
01:15:56le mouvement des gilets jaunes
01:15:57les marches pour le climat
01:15:58première grève mondiale
01:15:59de la jeunesse
01:16:00les révoltes dans les quartiers populaires
01:16:02les manifestations
01:16:03sur la réforme des retraites
01:16:05les manifestations
01:16:06contre le génocide en Palestine
01:16:07il y a un peuple
01:16:08qui est en ébullition
01:16:10et qui cherche à faire advenir
01:16:11un autre système
01:16:12et entre temps
01:16:13on est dans cette inter-règne
01:16:15avec un pouvoir
01:16:16qui ne se maintient
01:16:17pas par consentement
01:16:17de la population
01:16:18mais uniquement par la coercition
01:16:20et cette oligarchie
01:16:22rappelez-vous bien
01:16:22la tête qu'elle a dû faire
01:16:24quand elle a vu les résultats
01:16:25du nouveau front populaire en tête
01:16:26lors des dernières élections législatives
01:16:28ils ont eu très très peur
01:16:29parce qu'ils savaient
01:16:30que derrière venait
01:16:30abrogation de la réforme des retraites
01:16:32augmentation des salaires
01:16:33partage des richesses
01:16:34sixième république
01:16:35et donc ils n'ont pour réussir
01:16:37à se maintenir au pouvoir
01:16:38qu'un seul outil
01:16:38c'est la division du peuple
01:16:40et le maintien du système
01:16:41de domination
01:16:42par le racisme
01:16:43par l'islamophobie
01:16:44et c'est pour ça qu'ils cherchent
01:16:45à occuper toutes les chaînes
01:16:46de diffusion de l'information
01:16:47et de l'opinion
01:16:48et donc oui on rentre
01:16:49dans un nouveau stade
01:16:50du capitalisme
01:16:50et ce stade du capitalisme
01:16:52il s'appelle le fascisme
01:16:53et c'est à ça que sert
01:16:54le rassemblement national pour eux
01:16:56après est-ce qu'il y a de quoi
01:16:57être optimiste ?
01:16:58deux choses
01:16:58déjà un premièrement
01:17:00le coup de nous prendre
01:17:01un type de 30 ans
01:17:02qui n'a jamais rien fait de sa vie
01:17:03mais il est jeune
01:17:04beau au cadre dynamique
01:17:05qu'on met en une
01:17:06de toutes les journaux
01:17:07soutenus par la finance nationale
01:17:09et internationale
01:17:10ils ont déjà fait le coup
01:17:11avec Macron
01:17:12je ne crois pas
01:17:12que les français soient
01:17:13suffisamment stupides
01:17:14pour refaire le coup
01:17:15avec Jordan Bardella
01:17:15mais deuxièmement
01:17:17il y a un foyer de résistance
01:17:19dans ce pays
01:17:19pour lutter contre le racisme
01:17:21pour déconstruire le racisme
01:17:22et il y a une force politique
01:17:24qui est en capacité
01:17:25de leur faire face
01:17:26qui est la seule force politique
01:17:27de gauche radicale
01:17:27de l'Occident
01:17:28c'est la France insoumise
01:17:29mais par contre pour leur faire face
01:17:30il faut un programme
01:17:32il faut une équipe
01:17:33il faut un candidat
01:17:34il faut que ce soit droit
01:17:35que ça aille dans la bonne direction
01:17:36et à partir du moment où vous faites ça
01:17:38vous êtes en capacité
01:17:39d'offrir une alternative crédible
01:17:40pour faire émerger
01:17:41le modèle de société
01:17:42que le mouvement social
01:17:43a réclamé ces dernières années
01:17:44on y travaille
01:17:45et on va y arriver
01:17:45Alors évidemment
01:17:46on aurait dû sans douter
01:17:47cette dernière question
01:17:48ouvre un vaste champ de débat
01:17:51à gauche
01:17:52qui va être bien sûr
01:17:53amené à se poursuivre
01:17:54et qu'on aura aussi
01:17:55dans l'U-Match
01:17:56dans les mois
01:17:57dans les mois à venir
01:17:59pour ce qui est de notre question du jour
01:18:02sur la bolorisation
01:18:03on arrive au terme de notre débat
01:18:06il me reste à vous remercier
01:18:08tous les deux
01:18:10merci beaucoup
01:18:11il me reste aussi
01:18:12c'est vrai
01:18:13j'ai un espace serein
01:18:15on peut discuter pendant une heure
01:18:16de sujets de fond
01:18:17c'est appréciable
01:18:18c'est à ça que devraient ressembler
01:18:19toutes les émissions d'information
01:18:21je pense
01:18:22merci à vous
01:18:23et merci d'avoir surtout
01:18:24accepté l'un et l'autre
01:18:25notre invitation
01:18:26merci aussi à toi Rachel
01:18:27merci à toute l'équipe en régie
01:18:31et j'en profite pour vous dire
01:18:33avant qu'on ne se quitte
01:18:34ne loupez pas
01:18:35la semaine prochaine
01:18:36notre émission
01:18:37ça ira
01:18:38ce sera avec Philippe Poutou
01:18:40et c'est mercredi à 18h
01:18:42merci à vous de nous avoir suivis
01:18:45toute cette après-midi
01:18:46on se retrouve bientôt
01:18:47comme je le disais
01:18:48pour de très nombreux débats à venir
01:18:50et d'ici là
01:18:51n'oubliez pas
01:18:52lisez l'humain
01:18:53regardez nos vidéos
01:18:54n'hésitez pas à vous sub à la chaîne
01:18:56et surtout abonnez-vous
01:18:57on a besoin de vous
01:18:58merci à tous
01:19:07vous

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