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  • il y a 9 heures
Éric Ciotti a eu gain de cause pour donner un coup de canif supplémentaire à l’audiovisuel public. Mardi 25 novembre ont commencé les travaux de la commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public ». Validée le 21 octobre par l’Assemblée nationale, cette commission d’enquête sera présidée par Jérémie Patrier-Leitus (député du groupe Horizons et indépendants, centre droite). Le point avec Caroline Constant et Clara Martinot.

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Transcription
00:00Pourquoi la droite et l'extrême droite veulent autant la peau de l'audiovisuel public ?
00:04Mardi 25 novembre s'est ouverte la commission d'enquête sur l'audiovisuel public à l'Assemblée nationale.
00:10C'est Éric Ciotti qui en a fait la demande à la suite de la vidéo montée et truquée de
00:14l'incorrect,
00:15dans laquelle on voit Thomas Legrand et Patrick Cohen dans un café,
00:18en train de discuter avec des représentants du Parti Socialiste.
00:21Selon l'ancien républicain, l'audiovisuel public serait partiel.
00:25Durant cette commission, Martin H. Dari, le président de l'Arcom, a été auditionné.
00:33Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, Sibyl Veil, la présidente de Radio France,
00:38ainsi que des animateurs et éditorialistes ont également été convotéqués.
00:44Bonjour Caroline Constant.
00:45Bonjour Clara.
00:46Tu es chef de la rubrique...
00:48Je suis désolée, c'est très cocasse comme situation,
00:52parce que derrière on a notre collègue qui n'arrive pas à sortir du studio.
00:54Il y a Thomas qui est coincé dans le studio, en fait, voilà, donc c'est drôle.
00:57C'est cocasse.
00:58Mais du coup, Caroline...
00:59Je ne sais pas jusqu'à ce que ça nous arrive à nous tout à l'heure, mais pour l
01:02'instant c'est cocasse.
01:03Donc, est-ce que tu peux m'expliquer quel est l'objectif d'Éric Ciotti derrière cette commission d'enquête
01:08et pourquoi est-ce que cette commission est dangereuse ?
01:11Alors, quel est l'objectif d'Éric Ciotti ?
01:13Éric Ciotti, comme on a pu le constater avec nombre de ses positions politiques sur beaucoup de sujets,
01:23l'immigration, c'est quand même beaucoup rapproché du Rassemblement national.
01:30Et l'audiovisuel public que le Rassemblement national veut privatiser et qu'il ne s'en cache pas,
01:38qu'il le dit depuis plusieurs années, c'est un de ses mantras.
01:41Éric Ciotti s'est engouffré là-dedans, comme dans d'autres types de discours du Rassemblement national.
01:51Sur l'argument, le service public audiovisuel, ça coûte cher.
01:56Le service public audiovisuel ne fait pas son travail.
02:01Le service public audiovisuel est gauchiste ou il n'est pas, en tout cas, il n'est pas neutre.
02:07J'ai entendu, je crois que c'est Charles Aloncle qui parlait même de la neutralité inscrite dans la Constitution
02:12aussi,
02:13dans une émission radio avant-hier, ce but jamais, ça n'a été inscrit dans la Constitution.
02:20Et être journaliste, évidemment, c'est jamais être neutre.
02:22Tu parles toujours de quelque part, en fait.
02:26Le mieux, c'est de savoir d'où tu parles, en fait.
02:28Ce que permet justement le pluralisme, en fait.
02:30Si tu as plusieurs voix, mais que tu sais toujours d'où les gens parlent,
02:33c'est moins dangereux que d'avoir des gens qui se prétendent neutres
02:37et qui, en fait, ne le sont jamais.
02:39On a tous des biais, en fait, des biais qui ne sont pas seulement idéologiques,
02:43qui sont aussi des biais de formation, des biais de milieu social.
02:49Voilà, on a tous des biais, évidemment, mais la neutralité, ça n'existe pas.
02:54Les faits, après, sont têtus.
02:55Et notre rôle de journaliste, où qu'on soit, c'est de toujours privilégier les faits, en fait.
03:02Donc, voilà.
03:03Et donc, Éric Ciotti, avec ça, ce qu'il veut faire, c'est effectivement déstabiliser l'audiovisuel public
03:08dans un moment où l'audiovisuel public a déjà été beaucoup, beaucoup bousculé
03:13et par des coupes claires, monstrueuses, depuis le début du premier mandat d'Emmanuel Macron,
03:21dans les budgets, donc qui les handicapent dans leur façon de travailler.
03:27Si vous écoutez France Inter, vous avez dû vous rendre compte
03:30qu'il y a beaucoup d'émissions qui sont rediffusées,
03:32qu'il y a beaucoup de choses, qu'il y a du moins de reportages,
03:37et tout ça, c'est lié aussi au manque de budget, en fait.
03:40C'est-à-dire qu'à un moment donné, quand on n'a pas les moyens de faire les choses,
03:44du coup, ça remplace par du vide de la rediffusion ou des émissions de plateau.
03:48La deuxième chose, c'est que ces attaques, elles viennent aussi depuis des mois et des mois,
03:56depuis des mois même des années maintenant, ça fait 3-4 ans,
03:58on a assez bien documenté ça dans l'Humanité magazine à la fin du 30 octobre, là.
04:04On avait fait une enquête avec mon service,
04:08et Grégory Marin a expliqué assez bien dans son papier, justement,
04:11que depuis 3-4 ans, il y a des comptes Twitter qui mènent des campagnes,
04:19des raids, littéralement.
04:21On voit bien que Pascal Praud, un coup, il veut la peau de Guillaume Beris,
04:26un coup, il veut la peau d'un autre humoriste,
04:30un coup, il veut la peau de Thomas Legrand ou de Patrick Cohen,
04:34et puis après, il veut directement la peau de Sybille Veil et Delphine Arnotte,
04:37parce que pourquoi s'arrêter en six longs chemins ?
04:39En fait, en plus, c'est des gens qui n'ont aucune limite
04:40et qui vont crescendo, en fait, dans ce qu'ils demandent.
04:43Et eux, ils s'engouffrent là-dedans,
04:46sachant qu'effectivement, si on prend cette famille de pensées,
04:52en fait, le pluralisme, ce n'est pas tellement son problème, en fait.
04:56Je veux dire, historiquement, l'extrême droite et la droite extrême,
05:03le pluralisme, ça n'a jamais été leur problème.
05:06En plus, bon, évidemment que les choses,
05:09elles peuvent toujours être améliorées.
05:11C'est ce que nous disaient d'ailleurs les gens de Radio France,
05:14Vincent Mélen, notamment, numéro 2 de Radio France,
05:16qui nous avait reçu des choses, évidemment,
05:18qu'elles peuvent toujours être améliorées.
05:19Lui disait, on n'a rien à redouter de la représentation nationale.
05:28Non, dans l'absolu, évidemment.
05:30L'audiovisuel public, c'est le groupe, aujourd'hui, le plus fort en France, en fait.
05:34C'est celui, en termes d'informations,
05:36à qui les Français font le plus confiance,
05:38ce qui veut dire quand même quelque chose d'important.
05:41C'est celui dont les podcasts, littéralement, explosent le plafond.
05:46La plateforme de France Télévisions fonctionne super bien.
05:49En termes d'audience, sur la télévision, c'est le plus gros groupe.
05:54Donc, non, il n'y a pas de problème avec l'audiovisuel public.
05:56Par contre, oui, quand on lui rogne ses moyens,
05:59il peut mener moins bien ses missions.
06:03Et là, après, quand il peut mener moins bien ses missions
06:05parce qu'on lui a enlevé des moyens,
06:06on va dire, mais en fait, non, ça ne fonctionne pas.
06:08Mais, mec, en fait, c'est toi qui leur as enlevé des moyens.
06:11Après, je ne dis pas, effectivement, que les choses ne peuvent pas être améliorées.
06:14Nous-mêmes, on peut être assez critiques,
06:16des fois, notamment sur le fait que les voix de gauche,
06:18on les entend trop peu sur le service public.
06:22Mais j'entendais hier soir une auditrice dans le téléphone sonne
06:25qui, elle, est de droite,
06:26et trouver que dans les émissions de France Inter,
06:31globalement, il y avait une petite musique à gauche
06:34qui était un entre-soi.
06:36Moi, quand j'entends Dominique Seux le matin,
06:38je ne me dis pas que je suis dans un entre-soi de gauche.
06:41Quand j'entends un certain nombre d'émissions politiques,
06:45je ne me dis pas que je suis dans un entre-soi de gauche.
06:47Quand j'entends l'interview de Benjamin Duhabel,
06:50je ne dis pas que ces gens sont de droite, en fait.
06:52Mais je ne me dis pas non plus que je suis dans un endroit
06:56qui est une espèce de territoire protégé de la gauche.
07:02C'est le service public, le service public qui s'adresse à tout le monde.
07:04Et on a tous des choses à reprocher au service public, vraiment.
07:07Tous, cela dit, ce n'est pas en lui rognant les ailes
07:11et ce n'est pas en le privatisant
07:15qu'on va développer la démocratie dans ce pays.
07:19Et ce que je veux juste, je finis là-dessus,
07:20et je pense que le but, en rognant les ailes,
07:23parce qu'ils savent très bien à quoi s'en tenir,
07:25en rognant les ailes du service public,
07:26que ce soit la radio ou la télévision,
07:28d'Éric Ciotti et de ses affidés,
07:31c'est de réduire la démocratie dans ce pays.
07:33Parce qu'ils savent que le service public audiovisuel
07:36vraiment fait partie du fait que les gens sont informés
07:41du fait qu'ils vont pouvoir participer à la vie démocratique du pays.
07:45Et que la fin de ça, c'est un affaiblissement de la vie démocratique
07:49qui leur profite à eux, évidemment.
07:51Donc, cette commission d'enquête,
07:53c'est une nouvelle attaque de l'audiovisuel public.
07:55Et ça va passer par les interrogations
07:58qui vont être réalisées durant cette commission.
08:02Il va y avoir Delphine Ernotte,
08:04Syville Veil, Thomas Legrand, Patrick Cohen,
08:07Léa Salamé, mais aussi des animateurs comme Nagui.
08:10Pourquoi il faudrait aussi interroger des salariés
08:12de l'audiovisuel public ?
08:14Alors, ça se justifie complètement d'avoir...
08:17C'est d'abord Thomas Legrand,
08:21qui est éditorialiste et qui est à l'origine,
08:24en fait, de la demande de Ciotti.
08:27Donc, je rappelle juste l'affaire en deux mots.
08:30Le 5 septembre dernier,
08:31le journal d'extrême droite, l'Incorrect,
08:33a publié une vidéo tronquée et truquée,
08:37et j'insiste, montrant Patrick Cohen et Thomas Legrand
08:41en train de discuter avec des socialistes
08:43sur la candidature de Rachetadati à Paris.
08:46C'était un rendez-vous de travail,
08:47comme en ont les journalistes politiques tout le temps.
08:49Thomas Legrand a été tout de suite lâché
08:50par la direction de Radio France.
08:54Et ça a été un vrai scandale.
08:55Et c'est à la suite de ça,
08:56au nom de la neutralité du service public,
08:59qu'Éric Ciotti a demandé,
09:00donc le 21 septembre, si mes souvenirs sont bons,
09:03cette commission d'enquête,
09:05qui est à la fois sur...
09:08qui est sur trois trucs,
09:09qui est sur le financement,
09:11qui est sur la neutralité,
09:12qui est sur trois...
09:16la neutralité, le fonctionnement
09:17et le financement de l'audiovisuel public
09:19pour des atteintes répétées à la transparence
09:22et à l'honnêteté.
09:24Voilà, c'est l'argumentation d'Éric Ciotti.
09:30Donc, voilà, Patrick Cohen,
09:33il participe à...
09:38Comment on appelle ça ?
09:39Assez dans l'air.
09:40Il est éditorialiste sur France Inter.
09:42Il a été longuement à la matinale,
09:44longtemps,
09:45l'encormand de la matinale de France Inter.
09:47Encore une fois,
09:47je trouve que ça se justifie complètement.
09:49Léa Salamé, c'est la tête du 20h.
09:51Donc, effectivement,
09:51tous ces gens-là sont en plus dans l'information.
09:54Alors, ceux par qui le scandale est arrivé,
09:56en fait,
09:56ça me paraît logique de les interroger.
10:00La femme qui présente le 20h de France 2,
10:03ça me paraît logique de l'interroger
10:05et elle est salariée de France Télévisions.
10:08Évidemment,
10:08Sibylle Veil et Delphine Ernotte,
10:11qui sont les PDGR de ces deux groupes,
10:13moi, ça me paraît normal de les interroger.
10:15Après, j'espère, évidemment,
10:16mais la commission,
10:17elle dure jusqu'au mois de mars,
10:19que derrière,
10:20on aura aussi les salariés,
10:21les représentants des salariés,
10:22parce que les coupes claires de budget,
10:25en fait,
10:26elles ont aussi des conséquences
10:29dans le management
10:33de ces deux entités,
10:35que par exemple,
10:36un des trucs sur le fonctionnement
10:37de Radio France
10:38qu'on pourrait remettre en question,
10:41c'est la façon dont est organisée
10:44la précarité, en fait.
10:46Et notamment,
10:47voilà,
10:48ils se sont fait quand même
10:50un certain nombre de fois taper sur les doigts,
10:52y compris par la Cour des comptes,
10:53sur le sujet,
10:54mais c'est quelque chose
10:55qui pourrait s'interroger,
10:58parce que c'est dans des proportions
11:00qui sont folles,
11:04mais c'est aussi, là,
11:05la remise en cause
11:07avec la...
11:08que veut faire Delphine Eldor,
11:09de tous les statuts des personnels,
11:11et tout ça,
11:12c'est le fonctionnement
11:12de l'audiovisuel public.
11:13La vie des salariés,
11:14c'est le fonctionnement
11:15de l'audiovisuel public.
11:16il y a le fait qu'on demande
11:18à des gens aujourd'hui
11:19de jouer plusieurs rôles
11:20en même temps,
11:21c'est-à-dire de travailler
11:22à la fois pour France Info
11:23et donc France Bleu,
11:24qui est devenue ici,
11:25de jouer plusieurs rôles
11:29à la fois sur...
11:32Voilà,
11:32mais c'est aussi
11:34le fait que l'audiovisuel public,
11:37c'est toute une économie,
11:38en fait.
11:39Tu parlais de Nagui,
11:40Nagui est un...
11:41Il est...
11:42Ben, évidemment,
11:43il travaille sur France 2
11:45avec son truc
11:46sur les chansons, là.
11:47N'oubliez pas les paroles.
11:48Je suis super forte à ce jeu.
11:49Et il est aussi sur France Inter
11:51tous les matins
11:52de la semaine
11:53de 11h à midi et demi.
11:55Dans la bande originale.
11:56Voilà,
11:57dans la bande originale.
11:58Mais il a aussi
11:58une boîte de prod,
12:00en fait,
12:00qui alimente les...
12:01Donc, ça me paraît intéressant
12:02d'avoir les producteurs aussi,
12:05parce que les producteurs,
12:08ben,
12:08si la commande publique,
12:10elle baisse,
12:11c'est aussi toute une économie
12:12qui va s'effondrer derrière,
12:14en fait.
12:15Une économie
12:15de téléfilms,
12:18des documentaires,
12:19du cinéma aussi,
12:20puisque l'audiovisuel public
12:21finance le cinéma.
12:23Donc, derrière,
12:24c'est des milliers
12:25et des milliers d'emplois,
12:26en fait,
12:26qui sont là.
12:27Donc, il y a les salariés
12:28de l'audiovisuel public
12:29et franchement,
12:30je pense,
12:31ça me paraît complètement
12:32impossible
12:32qu'à un moment donné,
12:34au moins les représentants
12:35de ces salariés
12:37ne soient pas reçus,
12:39que les représentants
12:40des SDJ ne soient pas reçus.
12:41Ça me paraît vraiment compliqué,
12:43en fait,
12:43et qu'ils puissent se défendre
12:45parce qu'ils se défendent
12:46plutôt bien.
12:47Enfin, je veux dire,
12:47en plus,
12:48oui,
12:49c'est des bonnes rédactions,
12:50en fait,
12:51le service public.
12:52Voilà,
12:52après,
12:53on peut parler des lignes,
12:55on peut parler des temps de parole,
12:56mais les temps de parole,
12:57même ça,
12:58c'est pas...
12:59Enfin, voilà,
13:00il y a les règles de l'ARCOM,
13:01ils ne sont pas tellement...
13:02Il y a des choses
13:03qui ne relèvent pas
13:04de leur responsabilité
13:05à eux.
13:06Voilà, aussi.
13:07Et comment pourrait réagir
13:09Éric Ciotti
13:09en découvrant
13:10que l'audiovisuel public
13:11manque déjà de moyens ?
13:12Non, mais il le sait,
13:13Éric Ciotti,
13:13il est député,
13:14en fait,
13:14donc il les a votés,
13:15lui,
13:16ces manques de moyens.
13:17Je veux dire,
13:17il s'en regarde...
13:18Enfin, il...
13:21Ces gens sont...
13:24L'audiovisuel public
13:26et la droite
13:27et la macronie,
13:29un vrai poème.
13:30Je rappelle quand même
13:31que Macron,
13:33quand il a commencé
13:34son premier mandat,
13:36en fait,
13:36il a parlé de monde
13:37de la République
13:38en parlant
13:39de l'audiovisuel public
13:42et que cette petite...
13:44Ce petit truc
13:45qu'il a instillé
13:46sur encore une fois
13:49France Télé,
13:51Radio France,
13:51Lina,
13:52Arte,
13:53TV5 Monde,
13:54France 24,
13:55RFI,
13:56ça fonctionne,
13:57vraiment,
13:57ça fonctionne,
13:58ça fait partie
13:58des très beaux projets
14:01de services publics
14:02à disposition
14:02de tous les publics
14:03qui fonctionnent.
14:04Mais il a induit
14:05un petit truc
14:06dans la tête des gens
14:08sur ça ne fonctionne pas.
14:09Ces gens remplissent
14:10leur cahier des charges
14:11et ils ont vraiment
14:12du mérite
14:13parce que,
14:15encore une fois,
14:15la redevance
14:16sous Macron
14:17a été arrêtée.
14:20C'est quand même
14:20une source de financement
14:21pérenne,
14:22qui était là.
14:23Maintenant,
14:24cette source de financement,
14:24elle est adossée
14:25à la TVA,
14:26mais surtout,
14:27elle va dépendre aussi
14:28du bon vouloir
14:29de l'Assemblée nationale
14:30tous les ans.
14:32Et par-dessus le marché,
14:35je voyais
14:36les gens de la commission,
14:38les gens du parti
14:39de Ciotti dire
14:39« Mais en plus,
14:40c'est dégueulasse
14:41parce qu'ils ont
14:41de la publicité
14:45et ça ne les met pas
14:46dans une position
14:47d'égalité avec le privé. »
14:49Non, mais de quoi
14:51on parle en fait ?
14:52L'ensemble de l'audiovisuel
14:53public,
14:54c'est 4 milliards d'euros
14:56par an.
14:574 milliards d'euros,
14:58je le répète,
14:59pour France Télévisions
15:00avec toutes ses chaînes
15:01et sa plateforme
15:02qui a des programmes
15:03originaux,
15:04pour Radio France
15:05et toutes ses stations
15:06et ses podcasts
15:07qu'on trouve en ligne,
15:08pour l'INA
15:09avec tout le travail
15:10d'archivage,
15:11je fais l'INA,
15:11mais comme tu fréquentes
15:12les réseaux sociaux,
15:13tu vois aussi
15:14tout le travail
15:14qu'ils font
15:15en termes d'histoire,
15:16etc.
15:17Sur Arte,
15:18qui est quand même
15:19la vitrine
15:20de ce qui se fait
15:20de plus beau
15:21et de meilleur
15:22en France,
15:23sur TV5Monde,
15:24sur RFI,
15:25sur France 24,
15:26de quoi on parle ?
15:29On parle de 4 milliards
15:30pour l'ensemble
15:31de tout ça
15:32et la publicité,
15:32elle arrive derrière
15:33et c'est normal
15:34pour pouvoir financer.
15:36On ne pose pas
15:37la question,
15:38les chaînes,
15:39CNews et compagnie,
15:41elles ont bolloré derrière.
15:42Donc,
15:43ce n'est pas 4 milliards
15:44qu'elles ont en fait.
15:46Potentiellement,
15:46c'est beaucoup plus.
15:48Enfin,
15:48je veux dire,
15:48pour chacune d'entre elles,
15:50donc de quoi on parle ?
15:51L'État est propriétaire
15:53de ces stations
15:55et de ces chaînes,
15:56donc c'est normal
15:56qu'il en assure
15:57le fonctionnement.
15:58En même temps,
15:59aujourd'hui,
16:00médiatiquement,
16:00ça fait partie
16:01de la loi
16:02de, je crois,
16:0347 en fait,
16:04où les médias,
16:06pour assurer leur indépendance,
16:07doivent être financées
16:08par la publicité.
16:10Les publicitaires décident,
16:11enfin,
16:11les entreprises décident
16:13de l'endroit
16:13où vont leurs publicités.
16:15En l'occurrence,
16:15elles vont aussi
16:16sur le service public
16:17et c'est complètement normal,
16:18en fait.
16:19Donc,
16:19voilà,
16:20c'est aussi normal
16:21de mettre de la publicité
16:22sur France 2
16:23pour en assurer
16:24son fonctionnement
16:25que d'en mettre
16:26sur TF1
16:27ou sur...
16:29Voilà,
16:29moi,
16:30ça pourrait être
16:31complètement...
16:31Voilà,
16:31je ne comprends même pas
16:34ce débat.
16:35C'est vraiment un débat
16:36de quelqu'un
16:36qui ne comprend pas
16:37ou qui ne veut pas
16:38comprendre sa responsabilité
16:40de député
16:41sur un service public
16:42parce que l'audiovisuel
16:43est un...
16:44L'audiovisuel public
16:45est un service public
16:46et un bien commun.
16:48C'est Delphine Ernaut
16:49que je ne porte pas
16:50dans mon cœur
16:51pour des raisons sociales,
16:52en fait,
16:52mais qui,
16:53en l'occurrence,
16:55porte ce discours-là
16:56de bien commun
16:56et je pense qu'elle a raison
16:57de le porter,
16:58en fait.
16:59Non, non,
16:59il faut arrêter.
17:00Bien sûr que ces gens,
17:02il faut qu'ils prennent...
17:04Il faut qu'ils...
17:05Enfin,
17:05en plus,
17:06voilà,
17:06pour le coup,
17:06c'est des stations
17:07et des radios
17:08qui sont beaucoup,
17:09beaucoup écoutées
17:10par les Français.
17:11Je crois que c'est 60%
17:14des Français,
17:14je ne voudrais pas dire
17:14de bêtises,
17:15mais qui écoutent,
17:16qui ont un rapport
17:17une fois par mois
17:17avec un média
17:20du service public.
17:22Bon,
17:2360%, quoi.
17:24On est quand même
17:24sur une grosse majorité.
17:26Mais du coup,
17:27les conclusions
17:27de cette commission,
17:29est-ce que ça pourrait
17:30aller dans le sens
17:31d'Éric Ciotti
17:32et dans sa volonté
17:33de encore plus
17:35couper les budgets,
17:37voire...
17:38Oui, oui.
17:39Oui, oui,
17:39moi,
17:40je suis très inquiète,
17:40mais je pense
17:41comme l'ensemble
17:41des acteurs.
17:42Je ne sais pas
17:43si tu as lu
17:43un petit peu
17:44ce qui se dit
17:44depuis le début
17:47de semaine
17:48sur cette commission,
17:49mais je vois
17:50Télérama,
17:51le Huffington Post,
17:5420 minutes,
17:55des gens
17:56qui disent
17:57que c'est politique
17:58ce qui est en train
17:59de se passer
18:00et que derrière,
18:01ce qui se joue derrière,
18:02c'est ce par quoi
18:04j'ai commencé tout à l'heure,
18:05c'est est-ce que
18:06ou pas
18:07ce service public
18:08va être privatisé
18:11sous prétexte
18:11de faire des économies
18:12alors qu'en fait,
18:14si c'est ça,
18:14c'est surtout l'économie
18:15de la démocratie
18:16qu'on fait
18:16et c'est dramatique.
18:17Donc oui,
18:18c'est très dangereux
18:20ce qui est en train
18:20de se passer.
18:22On a des députés
18:26qui sont dans cette commission
18:28et qui tirent la sonnette
18:29d'alarme,
18:29mais pas seulement à gauche.
18:30Il y a Sophie Taillé-Pollian
18:32qui tire la sonnette d'alarme,
18:35qui est dans cette commission.
18:39Mais il y a aussi,
18:40j'ai vu aussi
18:41qu'il y avait
18:41un autre député UDR
18:44dont le nom m'échappe
18:45en fait,
18:46qui lui,
18:50enfin,
18:51clash très très durement
18:53Éric Ciotti,
18:54la commission,
18:55la direction de cette commission
18:57et son rapporteur
18:57dans le fait
18:59que la première audience
19:00qui s'est tenue mardiste
19:01est avec,
19:01comme tu l'as dit tout à l'heure,
19:03avec Martin Adjari,
19:05le président de l'ARCOM,
19:06et il a été extrêmement dur
19:09avec le président de l'ARCOM
19:10qui, en plus,
19:12enfin,
19:12pour le coup,
19:13lui demandant des trucs
19:14du genre
19:16« Mais pourquoi vous,
19:17pourquoi vous,
19:18vous,
19:19vous taclez ces news
19:20et pas le service public ? »
19:22Peut-être parce que
19:22le service public
19:23est plus irréprochable
19:24que ces news
19:25et pourtant,
19:26ils ont beaucoup plus
19:26d'or d'antenne
19:27que ces news.
19:28Donc, peut-être qu'il faut
19:28se poser des questions
19:29sur ces news
19:30et pas sur le service public.
19:31Non,
19:32c'est très très dangereux.
19:33Ce qui est en train de se passer,
19:34c'est extrêmement,
19:35c'est vraiment
19:36une parenthèse
19:36très dangereuse.
19:38Je pense que
19:39il n'y a pas que
19:41les députés de gauche
19:41qui le savent.
19:43Il y a aussi
19:43des députés à droite.
19:45Donc, voilà,
19:46il va falloir s'appuyer là-dessus
19:47pour éviter
19:48une catastrophe.
19:49Mais le simple fait
19:50qu'on ait le débat
19:51sur le service public,
19:52sert-il à quelque chose
19:53comme le fait Charles
19:56à l'oncle,
19:56le Gatsiouti.
20:02Ça dit quelque chose
20:04de grave
20:05sur la période
20:06qu'on traverse,
20:07en fait.
20:07Voilà.
20:08En termes de démocratie.
20:09Donc, l'un des pires
20:10des scénarios,
20:10c'est la privatisation
20:11de l'audiovisuel public.
20:12C'est que cette commission
20:13qui, encore une fois,
20:15elle va faire un rapport
20:16qui sera présenté après.
20:18Au passage,
20:18tu remarqueras
20:19qu'on n'entend plus parler
20:20de la holding
20:22de Rachida Dati.
20:23Tu vois,
20:24donc, où en est-elle ?
20:25Est-ce que c'est encore
20:26dans les tuyaux ?
20:26Est-ce que ça arrive
20:27avec au bout de ça ?
20:29Ou est-ce qu'au final,
20:30ils décident de tout brader
20:31et de privatiser ?
20:34On n'en sait rien.
20:34Là, tu vois,
20:35on est quand même
20:35dans un flou.
20:36Cela dit, derrière,
20:37il y a un travail parlementaire
20:38qui va être fait
20:39par l'Assemblée
20:40et par le Sénat.
20:41Donc, moi, pour le coup,
20:43j'espère que tout le monde
20:45va garder ses nerfs
20:47et se penser au bien commun
20:50plutôt que de penser
20:51au résultat
20:52des prochaines élections
20:53en premier.
20:54Tu vois, voilà.
20:55Merci beaucoup, Caroline.
20:56Je t'en prie, Clara.
20:57Merci, Clara.

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