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  • il y a 8 minutes
Charles Alloncle a présenté, hier soir, en exclusivité, chez Cyril Hanouna les 10 mesures phares de son rapport, qui a été rendu public ce matin. Le député UDR Charles Alloncle estime en effet que l'audiovisuel public est en "crise" financière, administrative, et aussi en raison d'une "perte de contact avec les attentes des Français".

"Il semblerait, en synthèse, que notre audiovisuel public soit inadapté aux enjeux de notre époque", écrit-il en préconisant une "refonte totale ou partielle du fonctionnement des grandes entités du secteur, à commencer par France Télévisions et Radio France".

Dans ce rapport de quelque 400 pages, le député ciottiste dénonce, en outre, "un certain nombre de dysfonctionnements, dont le plus grave est sans équivoque le désengagement des autorités de tutelle et de contrôle, lequel a permis les dérives de ce service public". Il vise par là l'Etat et la Cour des comptes notamment.

Charles Alloncle formule près de 80 recommandations, qui soumettraient en particulier France Télévisions à une cure d'austérité. Issu de six mois de travaux de la commission, sous haute tension, le rapport est très critiqué par la gauche et les députés du bloc central de la commission d'enquête, qui accusent Charles Alloncle de vouloir affaiblir France Télévisions et Radio France.

Dans la foulée du vote pour sa publication, il y a une semaine, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a promis qu'il engagerait "la privatisation de l'audiovisuel public" s'il accède au pouvoir.

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Transcription
00:00de donner les moyens aux employés de France Télévisions de produire eux-mêmes un certain nombre de contenus importants.
00:06Vous voyez, on m'a accusé d'être partisan de la privatisation, mais je dis tout le contraire,
00:10je dis renforçons les salariés de France Télévisions pour qu'ils puissent produire eux-mêmes ces contenus importants du service
00:14public.
00:15Alors vous voulez agir aussi sur la nomination ?
00:17La deuxième, c'est la deuxième.
00:18La deuxième, deuxième proposition.
00:23Nomination du dirigeant de France Télévisions.
00:25Ça maintenant, vous voulez que ça change, vous voulez imposer une nomination différente, on est d'accord ?
00:29Oui, alors il y a eu beaucoup de mensonges de fake news propagés dans les heures qui ont précédé le
00:34vote,
00:35qui expliquaient en fait, à l'oncle, que le président de la République directement aille nommer le président de France
00:40Télévisions et de Radio France.
00:41Donc c'était pour me discréditer et expliquer que j'étais pour une forme de verticalité.
00:45Alors c'est totalement faux.
00:46Dans le rapport, j'explique qu'il faut une proposition du président de la République,
00:50mais un vote à l'Assemblée nationale et au Sénat et un avis conforme de l'ARCOM.
00:54Ce qui est bien plus pluraliste, transparent et démocratique que ce qui se passe aujourd'hui.
00:58Parce qu'aujourd'hui, Delphine Arnot, à la tête de France Télévisions, est nommée par simplement 8 personnes,
01:03membres du collège de l'ARCOM que personne ne connaît.
01:05Personne n'a voté pour ces gens-là, ils sont totalement inconnus,
01:08mais ils se réunissent tous les 5 ans pour décider du destin et du sort de France Télévisions.
01:12Donc moi, je veux remettre de la démocratie et de la transparence,
01:15et que ce soit un vote qui passe par les représentants des Français.
01:18– Jérémy Patrini-Lettus, qui était l'invité de Quotidien ce soir,
01:21il a parlé de vous, Charles Aloncle.
01:23Il a dit que la commission était un échec politique de Charles Aloncle
01:27et que votre objectif était de préparer les esprits et la privatisation.
01:31Décidément, il a une dent contre vous, il faut aller dans mon centre-dent.
01:35– Il est dentaire.
01:38– C'est sans doute le plus grand échec politique, c'est celui de Charles Aloncle.
01:41Lui qui se disait le sauveur de l'audiovisuel public.
01:43Je note qu'il a échoué à convaincre Marine Le Pen et Jordan Bardella
01:47de ne pas privatiser l'audiovisuel public.
01:49Mais moi, mon sujet, et je termine là, c'est pas Charles Aloncle.
01:52C'est qu'il ne part pas pour lui.
01:54Tout le monde se moque de ce que pense Charles Aloncle de l'audiovisuel public
01:56ou de ce que je pense de l'audiovisuel public.
01:57Ce qui compte, c'est que fera le Rassemblement national,
01:59que fera Éric Ciotti, que fera Charles Aloncle demain
02:02s'ils arrivent aux responsabilités.
02:04– Alors, il politise beaucoup cette commission.
02:07C'est ça le problème.
02:07J'ai l'impression, c'est ça le problème que j'ai avec Jérémy Patry et l'étude.
02:11Je ne connais pas bien.
02:12Je connais un peu.
02:15Il politise.
02:16C'est lui qui politise en fait, cette commission.
02:18– Depuis le début.
02:19– C'est la très campagne présidentielle.
02:20– Depuis le début.
02:22Là, on n'est pas en train de politiser.
02:23C'est-à-dire que les mecs qui veulent privatiser,
02:25ce sont forcément des mecs de droite.
02:27Et les mecs qui ne veulent pas privatiser, ce sont des mecs de gauche.
02:29Ça n'a rien à voir.
02:30Et en vrai, privatiser, pas privatiser,
02:34ce qu'il faut, c'est ce qui est le mieux pour les Français.
02:36Voilà, c'est tout.
02:37On n'a pas à savoir si c'est droite, gauche, etc.
02:40– En quoi ces deux mesures, elles sont de droite ?
02:41– Exactement, bien entendu.
02:42– Que vous venez de dire.
02:43– Voilà, mais c'est lui qui politise.
02:45– Bien sûr, mais vous l'êtes discrédité en politisant.
02:47C'est ça, c'est ce qu'il a voulu faire.
02:49C'est pour ça qu'on disait que vous n'entendiez pas du tout.
02:50D'ailleurs, vous parlez plus.
02:52– Et il a dit que vous n'étiez pas impartial.
02:53Vous allez pouvoir le répondre.
02:54Il a dit que cela s'était vu notamment suite à votre comportement avec Nagui.
02:57Si Jérémy Patrier-Litus, ça ne le dérange pas
03:00que Nagui produise 4 jeux par jour à 50% de marge.
03:03Écoutez, Jérémy Patrier-Litus, il a encore un bel horizon devant lui.
03:08Voilà, un beau que celui de Nagui.
03:10Mais c'est quand même…
03:12Les Français ne peuvent pas entendre ça.
03:14– Bien sûr, c'est inaudible.
03:15– Il faut qu'ils le comprennent.
03:16– L'argent du service public, donc l'argent des Français.
03:18– Et puis j'entends dans l'extrait que vous avez montré,
03:20il dit mon problème, ce n'est pas Charles Aloncle.
03:22Je crois que dans les 30 secondes que vous avez montré,
03:24il répète cinq fois mon nombre.
03:26– Et il en reparle après.
03:27– Il en reparle après.
03:28Et c'est pour ça que je n'ai jamais voulu tomber dans ce piège
03:30d'alimenter des polémiques et des critiques personnelles
03:32parce que pour moi, c'était un piège
03:34pour mieux détourner notre attention du fond,
03:36des révélations et des problèmes du service public, de l'audiovisuel.
03:39Donc, je n'ai jamais voulu alimenter la moindre polémique personnelle.
03:42Je n'ai jamais voulu le critiquer.
03:43Je n'ai jamais voulu aller sur ce terrain-là.
03:46Il explique que cette commission a été un échec.
03:48Pardon de le contredire,
03:49mais aujourd'hui, les lignes bougent à la tête de France Télévisions.
03:52– On peut tout dire, mais la commission n'est pas un échec.
03:53C'est un retentissement énorme.
03:55On ne va pas se mentir.
03:57C'est un succès.
03:58Et c'est un succès pour Jérémy Patrier-Lettus aussi.
04:00– On n'a jamais autant parlé d'une commission.
04:01– Cette commission a été un succès énorme.
04:03Tous les Français ont entendu parler de cette commission.
04:06Tous les Français attendent le rapport.
04:08On va faire très vite parce qu'on a les autres…
04:10Mais c'est vrai que c'est un succès énorme.
04:12– Alors, huitième proposition.
04:13– Personne ne connaissait Jérémy Patrier-Lettus et Charles Aloncle.
04:15– Il faut arrêter des conneries.
04:17Les mecs pensaient que Jérémy Patrier-Lettus
04:19était un mec qui avait perdu en calife à Roland-Garros.
04:21Il faut arrêter des conneries.
04:23– Non, mais c'est vrai.
04:24Et Charles, je vous aime beaucoup, Charles Aloncle.
04:25Mais c'est vrai que vous ne connaissez pas avant.
04:27– Mais évidemment.
04:27– Bien sûr.
04:28– Et c'est pour ça que c'est dommage de dire que c'est un échec
04:30parce que ça discrédite aussi l'ensemble des travaux qu'on a menés.
04:32– Non, ce n'est pas un échec.
04:33– Et je pense que les Français…
04:34Attendez, c'est la première fois à l'Assemblée
04:35qu'on faisait la lumière sur ces 4 milliards d'euros
04:37sur l'audiovisuel public.
04:39Donc, je ne comprends pas pourquoi du jour au lendemain à la fin,
04:40en fait, il décide de discréditer.
04:43Je le dis, bravo à lui aussi,
04:44parce que c'est votre succès à tous les deux.
04:45En fait, même si vous êtes fâchés, c'est votre succès.
04:48– Donc, huitième proposition, fin de la télé-réalité.
04:51Alors ça, c'est une surprise.
04:52– Alors, c'est une des propositions sur les 80.
04:55Ce n'est pas la proposition la plus structurante.
04:56D'autant plus que l'audiovisuel public, aujourd'hui,
05:00ne fait pas une place importante à la télé-réalité.
05:02Et simplement, je ne pense pas que ce soit
05:04le bon type de contenu adapté, notamment.
05:06Ce n'est pas ce qu'on attend d'une mission de service public.
05:08Ce n'est pas poursuivre l'intérêt général
05:10que de faire des émissions de télé-réalité.
05:13Donc, c'est une recommandation parmi d'autres.
05:15Mais pour dire, voilà, si on a envie de continuer
05:16à payer pour l'audiovisuel public,
05:18ce n'est pas pour faire comme des chaînes privées.
05:19Ce n'est pas pour diffuser des contenus de télé-réalité.
05:22Mais c'est assez anecdotique au regard
05:23de toutes les autres recommandations.
05:24– Alors, la septième va faire énormément réagir.
05:27– Oui.
05:27– Remplacer les éditorialistes du service public
05:30par des éditorialistes issus de la presse privée.
05:33Et vous voulez donner un grand coup de balai
05:34à tous les éditorialistes qu'on entend à longueur de journée ?
05:36– En fait, ce qu'on constate, c'est qu'il y a
05:38quelques éditorialistes, notamment M. Cohen,
05:42qui font une chronique sur France Inter le matin
05:44et sur France 5 le soir.
05:46Ce sont des éditorialistes 100% au service public
05:48et les Français ne savent pas vraiment d'où ils parlent.
05:51Et pour garantir un objectif important de pluralisme,
05:54ce que je propose, c'est de faire la place
05:56à beaucoup plus de courants d'opinion.
05:57Et que, par exemple, le lundi matin,
05:59on est un journaliste du Monde,
06:00le mardi matin, du Figaro,
06:01le mercredi matin, de Libération,
06:03le jeudi, des échos,
06:04mais qu'on puisse donner aux Français à voir
06:06l'ensemble des tendances d'opinion,
06:07des lignes éditoriales,
06:08pour garantir le pluralisme.
06:10Et à l'heure où il y a une archipélisation de la société,
06:13où les Français, même sur l'audiovisuel,
06:15vont écouter des chaînes qui leur ressemblent,
06:17qui diffusent un peu les pensées
06:19qu'ils défendent déjà,
06:20au moins que le service public soit le lieu
06:22où on confronte les idées
06:23et on s'expose à des thèmes,
06:25à des sujets, à des opinions
06:27pour lesquelles on n'est pas forcément d'accord.
06:28Donc voilà, c'est l'une des recommandations
06:30que je propose, d'avoir une vraie pluralité d'opinions,
06:33pour les éditorialistes.
06:34Sixième proposition,
06:35la suppression du statut d'animateur producteur.
06:37Ouais, alors ça c'est un vieux sujet.
06:43C'est pas urgent, urgent.
06:44Sur le service public.
06:46Sur le service public, bravo.
06:49Bravo, Charles.
06:55Là je dis bravo.
06:57Non mais c'est en fait, c'est un vrai sujet.
06:58C'est insupportable.
07:00Dans les années 90, il y avait eu un scandale,
07:02il y avait eu Arthur, Jean-Luc Delarue, Nagui,
07:05notamment, qui avaient été condamnés
07:06pour favoritisme avec France Télévisions.
07:08Et c'était des personnes qui avaient,
07:10d'une certaine façon, détourné
07:12des montants d'argent public importants.
07:13Les animateurs producteurs, c'est quoi ?
07:15C'est des gens qui sont salariés
07:16de l'audiovisuel public.
07:17Ils s'en foutent plein les poches.
07:17Qui sont animateurs et qui, en plus de ça,
07:20produisent leur émission.
07:21Donc qui sont payés doublement par fonds publics
07:23sur l'audiovisuel public.
07:25Ça fait 30 ans qu'on dénonce cette pratique.
07:27La Cour des comptes, à chaque rapport, dit
07:28qu'il faut mettre fin à ce sujet-là.
07:30Mais on continue à avoir des animateurs
07:32qui cumulent et qui produisent
07:33leur propre émission.
07:34Et on n'arrive même pas à tracer
07:36la rémunération totale qui freine
07:37payée par les Français.
07:38On ne sait pas combien il touche,
07:40ce mec-là.
07:42C'est horrible, la voix est foc.
07:44C'est horrible, ça me rends rien, moi.
07:48Il est mué.
07:49Je te dis.
07:50Non, franchement, non.
07:51Mais sur le service public,
07:52après, moi, je ne donne pas mon avis
07:53parce que, voilà...
07:55Sur le service public,
07:55ce n'est pas aberrant.
07:56C'est vraiment très logique
07:57sur le service public.
07:58Oui, bien sûr.
08:00Complètement.
08:01Moi, je ne veux pas rentrer là-dedans.
08:03Et pour une émission,
08:05comme n'oubliez pas les paroles,
08:06sur les dix dernières années,
08:08en contrat,
08:09c'est plusieurs centaines
08:10de millions d'euros
08:11qui sont attribués.
08:13Alors, ce n'est pas
08:13de la rémunération directe,
08:14ce sont des contrats,
08:15mais pour une seule émission.
08:16Donc, il y a un vrai sujet
08:18sur comment on utilise
08:19l'argent des Français.
08:21Et est-ce que payer un karaoké
08:23à cette hauteur-là
08:24sur dix ans,
08:24c'est vraiment poursuivre
08:25une mission d'intérêt général ?
08:26C'est très drôle.
08:29Moi, quand je vais chanter
08:30le samedi soir,
08:32c'est vrai,
08:33touche-à-tout,
08:33achat-touche,
08:34à gueule.
08:36C'est vrai, Gilles.
08:37Alors, la cinquième proposition,
08:39elle a déjà été mise en oeuvre
08:40puisque c'est les rémunérations,
08:41les avantages.
08:42Vous voulez diminuer les coûts.
08:43On a vu au Festival de Cannes,
08:44France Télévisions,
08:46pas des chambres
08:47qui coûtent plus de 500 euros.
08:49On arrête les dépenses.
08:50Il y a des émissions
08:50qui resteront à Paris.
08:51Donc là, c'est déjà effectif.
08:54Effectivement.
08:54Donc ça, c'est l'une des réformes
08:56que Delphine Arnett a engagées.
08:57Ça avait scandalisé
08:58beaucoup de Français.
08:59Il y avait des suites
08:59à 1900 euros la nuit
09:01pour des directeurs
09:02de France Télévisions.
09:031900 euros,
09:04c'est parfois
09:05le salaire d'un foyer
09:06en France par mois.
09:08Et en fait,
09:09on le dépense
09:09pour une nuit
09:10d'un directeur
09:11de France Télévisions
09:12sans aucun contrôle.
09:13Ça a été le cas
09:14pendant plusieurs années,
09:15payé par l'argent public,
09:16sans contrôle.
09:17Donc moi,
09:17on m'a accusé d'ailleurs
09:18de diffuser
09:18des fausses informations
09:19sur ce sujet-là.
09:20Et je remarque
09:21que quelques semaines
09:22après cette révélation,
09:23le parquet de Paris
09:23a ouvert une enquête
09:24contre Delphine Arnett,
09:26contre des directeurs
09:26de France Télévisions
09:27pour faire la lumière
09:28parce qu'ils expliquent
09:29que c'est par exemple
09:30un abus de biens sociaux.
09:32Et donc Delphine Arnett
09:32a expliqué
09:33qu'elle mettrait fin
09:34à cette pratique.
09:34Alors, à son exception,
09:36elle explique qu'elle
09:36pourra continuer
09:37à en bénéficier
09:37mais pas les directeurs.
09:39Il y a deux personnes
09:39qui auront des suites.
09:40Il nous reste une minute.
09:42Donc alors,
09:42on va peut-être passer
09:43la quatrième
09:43parce que c'est très technique,
09:48les droits de sport.
09:49Boum, les droits de sport
09:50de France Télévisions.
09:51Mais il y a aussi
09:51beaucoup de fausses informations
09:52et je tiens à les démentir.
09:53On expliquait
09:54que je voulais supprimer
09:55le Tour de France,
09:55Roland-Garros,
09:56je dis tout l'inverse.
09:58Je pense que c'est le mérite
09:59du service public
10:00de sanctuariser
10:01ces grands événements sportifs
10:02qui font la fierté
10:03et l'exception sportive française.
10:05Donc je dis tout l'inverse
10:06dans mon rapport.
10:07Sanctuarisons ces grandes compétitions
10:08sportives sur le service public.
10:10Par contre,
10:11il faudra faire des économies
10:12sur tous les genres.
10:13Donc il y a un certain nombre
10:13de compétitions,
10:14de gymnastique,
10:16même de Rocket League
10:17ou d'un certain nombre
10:18d'émissions aussi
10:19de compétitions de e-sports
10:20qui ne sont pas forcément
10:21appropriées pour le service public.
10:23Mais Sanctuarisons,
10:24ces grandes compétitions
10:24comme le Tour de France
10:25sur le service public.
10:27Baisse de trois quarts
10:28du budget des jeux
10:29et de divertissements.
10:29Alors là,
10:30c'est 75% en moins.
10:31Là, vous y allez fort.
10:32Alors là,
10:32j'y vais plus fort
10:33et je le revendique.
10:34Il y a neuf cases
10:35de jeux par jour
10:36sur France 2.
10:36Quand vous prenez France 3,
10:37c'est 13 cases
10:38de jeux par jour.
10:40Est-ce que c'est vraiment
10:41une mission d'intérêt général
10:42que de faire autant de jeux ?
10:44Vous ne pourrez pas
10:45rééquilibrer davantage les genres,
10:46mettre un peu plus
10:46de documentaires,
10:47d'informations,
10:48de programmes culturels,
10:49de fictions
10:49et ne plus avoir
10:51neuf cases de jeux
10:52et 13 cases au total
10:53sur France 2 et France 3.
10:54Et puis la première proposition,
10:55alors si vous pouvez nous expliquer,
10:56c'est restructurer
10:57les chaînes du service public.
10:58Donc concrètement,
10:59vous supprimez quelles chaînes ?
11:00Qu'est-ce que vous fusionnez ?
11:01C'est important pour l'Oté.
11:02Effectivement,
11:03l'une des grandes fusions,
11:04c'est France 2, France 5.
11:05Pourquoi je la propose ?
11:06Déjà, ça permettrait
11:06d'économiser plus de 200 millions
11:08d'euros par an,
11:14il y a beaucoup de rediffusions.
11:15Et en plus de ça,
11:16vous avez neuf cases de jeux
11:17par jour sur France 2.
11:19Donc mettre moins de jeux,
11:20mettre moins de rediffusions,
11:21ça permettrait d'avoir
11:22le meilleur de France 5
11:23sur cette chaîne commune
11:24et le meilleur de France 2.
11:26Donc on ne supprimerait pas
11:27des contenus de qualité
11:28pour les Français
11:28et on leur permettrait
11:29à la fin de payer moins
11:31pour leur chaîne publique.
11:32Donc pour moi,
11:32c'est une sorte de gagnant-gagnant.
11:33C'est ce que je propose.
11:35Je propose aussi d'autres fusions
11:36entre France Info et France 24
11:38pour faire une grande chaîne
11:39d'information en continu
11:40du service public
11:41à rayonnement international.
11:43Mais j'ai été beaucoup
11:44critiqué pour ces recommandations
11:45alors que pour moi,
11:46simplement en matière de débat,
11:47on est d'accord,
11:47on n'est pas d'accord,
11:48mais ça permet aussi
11:49de nourrir la réflexion
11:50et de nourrir le débat.
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