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  • il y a 10 heures
À huis clos, le rapport de la commission d’enquête sur la neutralité, le financement et le fonctionnement de l’audiovisuel a été adopté de justesse, ce lundi 27 avril, à 12 voix contre 10, le reste des députés s'abstenant. Il sera publié le 4 mai prochain. Il provoque de vives inquiétudes, à la fois par la demande de suppressions de chaînes et stations, mais aussi par un dénigrement organisé de la parole d’autrui.

Le point avec Margot Bonnéry et Caroline Constant de la rubrique médias.

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Transcription
00:00Ce lundi 27 avril, hier soir, le rapport de la commission d'enquête sur la neutralité, le financement et le
00:07fonctionnement de l'audiovisuel public a été adopté de justesse à 12 voix contre 10, le reste des députés s
00:15'abstenant.
00:15Il sera publié en théorie le 4 mai prochain. Ce rapport provoque de vives inquiétudes, à la fois par la
00:22demande de suppression de chaînes et de stations, mais aussi par un dénigrement organisé de la parole.
00:28Qu'est-ce que cette commission d'enquête ? Pour rappel, depuis novembre 2025, le groupe d'extrême droite UDR
00:35orchestre des auditions pour analyser les failles de l'audiovisuel public.
00:40Mais au lieu de tout faire pour l'aider à s'améliorer, le rapporteur de cette commission d'enquête, le
00:44chiotiste Charles Aloncle, se bat corps et âme pour l'anéantir.
00:49Au total, 63 auditions se sont tenues et 238 personnes ont été entendues, dont beaucoup de vedettes du petit écran.
00:56Et hier soir, donc, le rapporteur Charles Aloncle a déposé à huis clos aux députés ce rapport de cette commission
01:07d'enquête.
01:07Qu'est-ce que l'on sait de ce rapport, Caroline ?
01:10Alors, ce que l'on sait de ce rapport, d'abord, c'est qu'il y a 80 propositions qui
01:14ont été faites environ et qu'il s'agit déjà de réaliser à peu près un milliard d'économies, soit
01:20à peu près le quart du budget de l'audiovisuel public,
01:23avec des économies vraiment qui sont réalisées tous azimuts et notamment par des systèmes de fusion.
01:27Par exemple, ils préconisent de regrouper France 2 et France 5, donc France 5 qui est une chaîne qui fait
01:33beaucoup de documentaires, où il y a beaucoup d'émissions de débats, de magazines,
01:36donc on est vraiment au cœur du service public.
01:38De regrouper France Info et France 24, la chaîne France Info et France 24, pour faire une première chaîne francophone
01:44nationale et internationale.
01:46De continuer à regrouper France 3 et le réseau de radio locale ici.
01:51De regrouper aussi l'Institut national de l'audiovisuel, l'INA, et la Bibliothèque nationale de France.
01:57Il prévoit aussi la suppression pure et simple de France TV Slash, qu'il a beaucoup clashé d'ailleurs pendant
02:02les auditions, l'accusant de wokisme à outrance,
02:05alors que c'est un vrai laboratoire de l'audiovisuel aujourd'hui.
02:08Mais il espère aussi pouvoir supprimer France 4 et le Mouv' et réaliser des économies sur le budget des sports
02:19qui voudraient réduire de un tiers environ.
02:21On rappelle aussi que par essence, le service public, il est accessible à tous, contrairement aux services privés des plateformes
02:33et des chaînes de sport pour lesquelles il faut un abonnement.
02:36Et donc du coup, ça a aussi un sens de dire qu'on prive les Français d'un tiers des
02:42retransmissions sportives que le service public possède aujourd'hui, en vérité.
02:50Et il veut réduire drastiquement les jeux et les divertissements.
02:55Pardon, excusez-moi, j'ai un petit souci d'écran. Attendez. Hop.
03:00Voilà, je voulais montrer l'article d'hier. Donc là, c'était avec les... Attendez, voilà, c'est celui-ci.
03:09Voilà, sur le rapport de Charles Aloncle.
03:13Donc on rappelle que dans le cahier des charges de France Télévisions, il est question d'informer, de cultiver et
03:21de divertir.
03:22Les conséquences en termes d'emploi, mais aussi de contenu à ce niveau seraient catastrophiques, avec notamment une baisse drastique
03:29des documentaires.
03:30Comme on disait, 6 francs 5 devaient être supprimés.
03:35Charles Aloncle envisage aussi que le président de la République désigne directement les dirigeants de l'audiovisuel, après avis du
03:42Parlement et avis conforme de l'ARCOM, ce qui serait un vrai retour en arrière.
03:46Il souhaite que la nomination des directeurs d'antenne et des stations soit confiée directement au ministère de la Culture,
03:52soit une totale perte d'indépendance de ces chaînes et de stations de radio par rapport au pouvoir politique en
03:57place.
03:59Hier, nous avons pu interviewer différents députés à l'Assemblée nationale, enfin surtout Margot d'ailleurs, notamment Sophie Taillé-Polliant,
04:05députée Génération.
04:06Elle nous a expliqué que Charles Aloncle aurait dû faire un rapport sur les faits, puis proposer ses recommandations.
04:11Il a fait le choix de la polémique, il a fait le choix de l'outrance et c'est vraiment
04:15sa responsabilité qui est ici en jeu.
04:18Et même son de cloche chez le socialiste Boris Vallaud, il nous explique que ce rapport ressemble en tout point
04:26à la manière dont a été conduite la commission.
04:29Donc brutalisation des auditionnés, mensonges et partis pris, je le cite, car elle a été conduite à charge, ne laissant
04:36pas la place aux contradictoires et aux débats.
04:39Voilà, donc l'article en question, c'est celui-ci, vous pouvez le retrouver sur le site de l'Humanité.
04:46Je ne sais pas si on peut le mettre en lien quelque part dans le chat.
04:51Voilà. Caroline, tu me disais ce matin avant que nous entrions sur Twitch que tu avais écouté hier le rapporteur
05:01Charles Aloncle, si je ne me trompe pas.
05:02Alors je n'ai pas écouté, je n'ai pas eu le... Donc Charles Aloncle était invité d'Hanouna hier
05:08soir sur W9, juste après cette réunion de la commission qui a duré environ 4 heures.
05:15Et donc il sort de cette commission et il va directement chez Cyril Hanouna dans son émission « Tout beau,
05:23tout neuf ».
05:25Et ce qui est déjà un signe, puisqu'en fait on a dit, il a été dit là ces derniers
05:31jours, c'est des révélations du monde si je ne m'abuse,
05:35que Bolloré, tout au long de la commission, avait envoyé des questions à poser à ces différents interlocuteurs à Charles
05:43Aloncle.
05:43Pour l'instant, il n'y a pas vraiment de démenti. Jérémy Patrier-Lettus, le président de la commission, lui,
05:51a dit qu'il avait envoyé bouler la com' de Bolloré, en fait,
05:55ce matin, il l'a répété sur France Inter, dès la première lettre reçue. Mais pour l'instant, on attend
06:05encore un vrai démenti de Charles Aloncle.
06:08Et en fait, il disait hier qu'il avait consenti le droit pour chaque groupe parlementaire de verser une contribution
06:14écrite, ce qui est un droit.
06:16Donc il n'a pas consenti rien du tout. En fait, c'était des choses qui étaient déjà prévues. Ils
06:20ont jusqu'à jeudi soir, je crois, pour poser ses contributions écrites.
06:26Il a consenti aussi à quelques modifications à la marge. Donc sur la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Broun
06:36-Pivet, qui clachait vraiment.
06:41Donc ça posait... Enfin voilà, ça cause un petit souci. Sur le président de la commission, ce matin, Benjamin Duhamel,
06:46sur France Inter,
06:47qui recevait Jémy Patrier-Lettus, lui demandait si ça avait compté dans son vote.
06:52Le fait que, justement, on allège quelques mots sur son attitude à lui. Il a évidemment complètement démenti.
06:59Mais n'empêche qu'il a fini par voter ce rapport, dit-il, par souci de transparence vis-à-vis
07:06des Français,
07:06et malgré des différences politiques majeures et des différences fondamentales avec le rapporteur.
07:12Il a dit ça sur X, sur X. Et il a retiré aussi une recommandation sur la suppression du crédit
07:19d'impôt international dans le truc.
07:23C'est vraiment les seules choses qui ont bougé. Visiblement, le reste reste quand même complètement...
07:31Enfin, à l'image de ce qu'a été cette commission, c'est-à-dire un cirque médiatique qui sert
07:36surtout d'extrême droite,
07:37et surtout Charles à l'oncle. Voilà. Dans les choses qui ont été votées aussi hier,
07:43parce que la question, elle pouvait se poser, c'est le fait que restent mises en ligne les auditions de
07:51cette commission,
07:51ce qui, à la fois, est un témoignage pour l'histoire, j'aurais tendance à dire,
07:55parce que ça a vraiment été un saccage du travail parlementaire et de ce que représente le sérieux du travail
08:01parlementaire.
08:02C'est vraiment... On va avoir l'occasion d'y revenir. Mais c'est...
08:05Et elles vont rester en ligne.
08:06Voilà. Et elles vont rester en place, en fait. Voilà.
08:11Donc à la fois, oui, c'est intéressant d'avoir, comme tu dis, en termes d'archives,
08:14mais en même temps, comme on voit la récupération politique de certains...
08:17Je vois qu'il y a une question sur... Je n'ai pas compris les implications du vote du rapport.
08:22Est-ce que ça va vraiment avoir un impact sur quoi que ce soit ?
08:25Le fait que ce rapport soit voté fait que maintenant, ça va être discuté à l'Assemblée nationale, en fait.
08:29Voilà. Après, ils accepteront ou pas les propositions qui ont été émises par la commission.
08:36Mais c'est... Ça va être discuté. Et c'est quelque chose d'inquiétant,
08:43parce que, par exemple, dans la commission, là, il y avait donc 30 personnes qui étaient
08:49dans cette commission sur l'audiovisuel public.
08:54Et il y a eu hier 12 votes pour le rapport, en fait, pour qu'il soit adopté.
09:0310 votes contre. Et donc 8 abstentions, si on calcule bien. Enfin, si je calcule bien.
09:09Je crois que oui. Voilà. Mais dans les votes, il y avait le LR et le RN, évidemment.
09:16Et donc, du coup, c'est quand même inquiétant que cette façon de désinguer complètement l'audiovisuel public,
09:23le massacre, je vois le mot qui vient dite par votre Camini, c'est vraiment...
09:29Il dit, on va commencer, effectivement, le massacre dans ce...
09:35Ça risque... Ça peut être voté, en fait. Je veux dire, il peut y avoir...
09:38On n'est pas à l'abri de ça, en fait. On n'est pas à l'abri de désinguer
09:43complètement le service public audiovisuel,
09:46notamment le service de la télé publique, et notamment dans ce qui crée du débat,
09:52qu'on soit d'accord ou pas d'accord. La question du débat, c'est justement de ne pas être
09:57d'accord sur des choses
09:58et de parvenir à discuter, en fait. On peut être auquel là-dessus.
10:04Donc c'est sur le sujet, mais aussi sur les documentaires.
10:08France 5 est un des plus gros pourvoyeurs de documentaires.
10:10Nous qui travaillons à la rubrique média, on est bien placés pour le savoir.
10:14On regarde beaucoup de documentaires. De France 5 et d'Arte, en l'occurrence.
10:21Mais c'est... Voilà quoi.
10:23Alors, le vote sur le rapport est public. Non, le vote n'a pas été public.
10:27La commission était d'ailleurs à huis clos.
10:30Non, la commission d'enquête n'était pas à huis clos, mais il y a la réunion.
10:33La réunion... Non, non, la commission d'enquête n'était pas à huis clos,
10:36puisque d'ailleurs, toutes les auditions ont été publiques, filmées, et qu'elles vont rester en ligne.
10:40Et effectivement, c'est à la fois très bien de garder ses archives, parce que ça montre...
10:45C'est un vrai document qui montre la brutalité de cette séquence.
10:51Mais Charles Lalonde ou d'autres montrent ce qu'il veut dire.
10:52Mais après, du coup, c'est aussi une pub à Charles Lalonde incroyable, en fait,
10:57parce que lui, il s'en sert énormément sur ses propres réseaux sociaux.
11:01Donc voilà. Mais sur le vote d'hier, c'était un vote qui...
11:07Enfin, la réunion sur le rapport a été faite à huis clos, donc elle n'était pas publique.
11:12Elle a duré 4 heures. Et on ne sait pas, grosso modo...
11:15C'est des indiscrétions qui font qu'on sait que, grosso modo,
11:21ce que les Républicains et le RN ont voté pour, visiblement.
11:25Mais c'est des indiscrétions. En fait, on n'a justement pas de détails sur qui a voté quoi.
11:32À part pour les gens comme Jérémy Patrier-Lettus, qui assume leur vote avec toutes les contradictions que ça pose.
11:39Il était sur France Inter ce matin. Je vous invite à écouter le replay.
11:43En fait, il était invité à 8h20. Et il est complètement empêtré dans ces contradictions,
11:49de dire « Oui, j'assume d'avoir été le président de cette commission,
11:54mais j'assume pas du tout ce qu'il y a dedans. »
11:57Et moi, je suis pour l'audiovisuel public.
11:59Et Charles Aloncle est vraiment quelqu'un de pas gentil qui a des méthodes qui sont pas sympas.
12:04Ouais, mais en fait, c'est pas que ça.
12:08Comment tu peux voter pour quand tout, tout, tout,
12:11dans la conduite de cette commission, comme dans le reste, a été une calamité ?
12:17Justement, en parlant de Jérémy Patrier-Lettus,
12:20J'ai vu quelqu'un qui disait « Le président n'avait malheureusement aucune autorité. »
12:23C'est inquiétant.
12:24Hier, j'étais à l'Assemblée nationale, comme on disait tout à l'heure.
12:27J'ai pu discuter avec différents députés.
12:30Et l'une d'elles, une députée socialiste qui s'appelle Aida Adizadeh,
12:35expliquait qu'il faudrait un principe de co-rapportage.
12:38Bon, on en pense ce qu'on veut. Je cite.
12:40Elle dit « Il faudrait un principe de co-rapportage pour amener de la collégialité. »
12:45Elle explique que les groupes politiques,
12:48« Donc, deux minutes d'expression sur trois heures de commission. »
12:55Ce n'est pas possible. Il faudrait plus de profondeur, de pluralité,
12:58plutôt qu'un procès Macarty avec un cheval fou qui est lancé
13:01et que personne ne peut arrêter. »
13:03Voilà, c'est ce passage-là que je vous invite à lire sur le site de l'Humanité.
13:08Donc, l'article, c'est toujours le même.
13:09C'est celui-ci.
13:11Voilà. Donc, une question se pose aussi.
13:13Aujourd'hui, comment fonctionnent les commissions d'enquête ?
13:17Est-ce que le déroulé aujourd'hui est le bon ?
13:21Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
13:22Est-ce que, oui, il faudrait de la collégialité ou non ?
13:24Donc, voilà, c'est une question qui se posait.
13:26Je ne la trouve pas inintéressante non plus,
13:27parce que là, on a vu comment ça se passait.
13:30Le rapporteur avait sa vision et le président, j'ai l'impression que, bon,
13:35il n'osait pas trop contredire ou alors, quand il faisait...
13:38Bon, voilà, chacun sait.
13:39On a votre communique qui dit « Quand je pense que ce rapport a été voté
13:42et pas celui sur Betaram »,
13:44ben oui, c'est absolument désolant, en fait.
13:45Donc, voilà.
13:47Bonjour à tous ceux qui nous rejoignent, d'ailleurs, au passage.
13:51Mais oui, c'est désolant.
13:53Oui, il y a une question qui...
13:55Enfin, pour moi, la question, c'est moins le travail parlementaire en tant que tel
14:02qui a quand même des tas d'endroits où il fait son travail, en vérité.
14:06Ah oui, bien sûr, oui.
14:07Comme sur la question de l'Uber, il y avait une idée.
14:08Voilà, que le cirque que montre cette commission,
14:13avec une façon aussi de se mettre en scène pour l'extrême droite
14:20et de prendre toute la parole, d'induire des choses dans le débat public.
14:25qui sont fausses, en fait.
14:27Et de balancer fake news sur fake news.
14:31Et dans son rapport, y compris sur le budget de France Télévisions,
14:35Charles Aloncle, visiblement, continue à faire ce genre de choses.
14:39La question du travail parlementaire, de toute façon,
14:47elle est toujours posée, puisque c'est nos représentants.
14:49Donc, voilà.
14:50Mais là, clairement, avec l'arrivée en force du RN dans cet hémicycle,
14:57il faut effectivement rebattre les cartes.
15:00Clairement.
15:02Attends, on nous demande si tous les députés ont voté.
15:04Non, c'est seulement ceux qui ont participé à la commission d'enquête.
15:06Oui, oui, c'est les 30 députés qui étaient à la commission d'enquête.
15:11Juste ceux, pas tous les députés.
15:11Donc, vous pouvez retrouver les noms, d'ailleurs, sur le site de l'Assemblée nationale.
15:16Ce n'est pas un vote qui induit que tout ça va se faire, en fait.
15:20Tout ça, maintenant, ça va être discuté, en vérité.
15:23Et on ne sait pas quand.
15:24Il y a des tas de choses qui tombent aussi dans les oubliettes de l'histoire.
15:29Donc, voilà quoi.
15:31Et cette commission, elle a été créée en 2025.
15:33Elle a été effectivement créée, comme le dit Petit Papillon Bleu,
15:37à la demande d'Éric Ciotti, donc le président de l'IDR, qui est député,
15:42et qui est donc proche de l'extrême droite.
15:46Et donc, elle a commencé en novembre dernier.
15:49Et comme le disait Margot tout à l'heure, il y a eu 63 auditions
15:53et 238 personnes qui ont été auditionnées.
15:57À peu près, oui.
15:57À peu près, oui, c'est 238, en fait.
15:59C'est le nombre.
16:01Voilà, j'ai écrit les papiers hier, en fait.
16:03Donc, voilà.
16:0330 députés, c'est tout, mais 30 députés, ça va.
16:06Voilà, c'est pour ça que ce n'est pas définitif.
16:08Mais cela dit, ce qui est inquiétant, c'est que ces questions prennent de la force.
16:16On rappelle quand même que dans le programme du Rassemblement national,
16:23le démantèlement de visuels publics est quelque chose de programmé, en fait.
16:29Ils veulent le privatiser.
16:30Ce n'est donc pas non plus forcément un hasard si on voit des médias
16:34comme ceux de Bolloré s'intéresser à la question.
16:41Le privatiser ou, il y a une petite idée qui est en train de...
16:45Enfin, il y a des bruits de couloir, mais donc le privatiser ou, potentiellement,
16:48mettre une personne plus ou moins d'accord avec leurs idées à la tête de visée publique
16:53et donc contrôler les émissions.
16:55Quand tu l'as vidé de sa substance, comme propose de le faire Charles à l'oncle,
17:00enfin voilà, t'enlèves le sport, t'enlèves les émissions de divertissement
17:03qui sont, encore une fois, comme tu le disais tout à l'heure,
17:06dans la charte de l'audiovisuel public, puisque c'est informer, cultiver et divertir, en vérité.
17:13Et quiconque a des parents un peu âgés savent que les jeux et tout ça de France Télé,
17:19ça peut être un moment de plaisir aussi partagé, en fait, voilà.
17:24Et on dit RN, mais de l'extrême droite plus largement, pardon.
17:26Je vois dans le chat que ça débarque.
17:29Et sur... Oui, oui, non, on parle de l'extrême droite plus largement.
17:34Des alunces.
17:35Et alors, le rapport des forces dans la commission,
17:38il était largement défavorable à la gauche, on va le dire,
17:43mais on l'a vu pendant le truc, avec quand même des députés.
17:46Enfin, moi, je tiens à saluer le travail des députés qui étaient dans cette commission,
17:53des députés de gauche qui étaient dans cette commission,
17:55notamment Sophie Taillé-Pollian et Aurélien Saint-Toul,
17:59qui vraiment ont fait un travail admirable et qui continuent d'ailleurs.
18:03Voilà.
18:03On sait aussi que la SCAM a fait passer...
18:06Enfin, là, elle est en train de faire un contre-rapport, en fait,
18:09à celui de Charles-Aloncle, avec des préconisations
18:12qui vont dans le sens de la défense du service public.
18:14Donc, tout ça, toutes ces questions-là ne sont pas, évidemment, entièrement réglées aujourd'hui.
18:21Ce n'est pas une fin, cette commission d'enquête.
18:25C'est un début.
18:28Et voilà.
18:29Pourquoi cette commission a été créée ?
18:31Si elle ne sert à rien.
18:32D'abord, elle a été créée pour faire du buzz.
18:34Vraiment, soyons clairs là-dessus.
18:36Éric Ciotti a commencé à agiter des tas de choses qui sont fausses sur le service public,
18:45qui seraient wokistes, tout ça, etc.
18:47Comme d'autres, d'ailleurs, au moment où il a demandé cette création de commission d'enquête.
19:01Et voilà.
19:02Et donc, du coup, ça a été fait pour donner à ces idées-là, qui sont minoritaires,
19:09puisque, en fait, la très grande majorité des Français font confiance et écoutent le service public.
19:15Les plateformes du service public fonctionnent plutôt très correctement.
19:20Enfin, voilà quoi.
19:22Mais voilà quoi.
19:23Non, on ne sait pas qui sont les abstentionnistes, en fait.
19:25Alors, on ne les a pas, mais je viens de retrouver, c'est pour ça que j'étais sur mon
19:28téléphone,
19:28je recherchais exactement les députés.
19:31Donc, bon, c'est sur mon téléphone, désolé, mais on voit bien qu'il y a très peu de couleurs
19:35chaudes
19:36et beaucoup de couleurs froides.
19:37Donc, oui, beaucoup plus de députés de droite qui ont voté pour cette commission,
19:43enfin, pour ce rapport, pardon, et peu de gauche.
19:46Voilà.
19:46Par exemple, en écologistes et sociales, il n'y a que deux personnes.
19:50Insoumis, il y en a quatre.
19:52Socialistes et apparentés, il y en a quatre.
19:54Et après, je vous laisse regarder.
19:56C'est facilement accessible sur le site de l'Assemblée et sur Twitter aussi.
19:58Il y a beaucoup de personnes qui ont fait des captures d'écran.
20:00Voilà.
20:02Il y a quelqu'un qui demande sur la question sur l'impunité des parlementaires
20:08qui montent durant la commission.
20:10Ça pose un problème majeur.
20:13Moi, je pense aussi que ça pose un problème majeur d'être représentant, d'être un parlementaire
20:21et de mentir sur les chiffres et tout ça.
20:24Enfin, c'est...
20:26Mais de se laisser manipuler, j'aurais tendance à dire aussi, par les lobbies, comme les médias Bolloré aussi,
20:33et effectivement...
20:35De mentir et de peu connaître les dossiers aussi.
20:37De mentir et de peu connaître les dossiers, mais d'orchestrer aussi quelque chose, en fait.
20:42Parce qu'en fait, c'est à ça que sert cette commission.
20:44C'est vraiment à faire entrer dans l'idée que le service public est corrompu,
20:48qu'il dépense de l'argent de façon ridicule.
20:52Et que...
20:55Et que...
20:56Voilà, quoi.
20:57Donc, toutes ces idées, en fait, elles ont été balancées à l'envie
21:03pendant toute la durée de cette commission.
21:05Et elles servent exactement à ça.

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