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  • il y a 12 minutes
Ce jeudi 8 octobre, Frédéric Simottel a reçuArnaud Caudoux, directeur général adjoint de Bpifrance, Maud Vinet, présidente et fondatrice de Quobly, Romain Roullois, directeur général de France Deeptech, Aurélien Fenard, directeur de la transformation digitale et des données RH chez France Travail, Thomas Ribeiro, directeur du CNRS Innovation, Pierre-Emmanuel Dumouchel, fondateur et directeur de la stratégie chez Dessia, et Édouard Lepape, directeur général de NanoXplore, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutezla en podcast.

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Transcription
00:06BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale, Frédéric Simotel.
00:14Bonjour, bienvenue dans l'émission Tech & Co Business, une émission un peu particulière puisque nous la tournons depuis l
00:20'Accor Arena où BPI France organise son grand événement big avec des milliers de personnes qui sont là, des startups,
00:25des entrepreneurs.
00:26Et justement, on va en avoir ici sur ce plateau. Dans un instant, je reçois Arnaud Codoux qui est le
00:30directeur général adjoint de BPI France qui viendra nous parler du thème central de cette édition, le culot, le culot
00:36des entrepreneurs.
00:37On en parlera avec lui, on enchaînera derrière en parlant de Deep Tech et de Quantique avec Maude Vinet qui
00:43est la CEO cofondatrice de Cobley et Romain Roulois, le patron de France Deep Tech.
00:47On verra comment l'IA, le quantique sont des moteurs de la souveraineté en France. Deuxième partie d'émission, on
00:53parlera de France Travail qui investit énormément en IA avec Aurélien Feunard justement sur tout ce qui est fait à
00:58la fois pour les demandeurs d'emploi et pour les agents de France Travail.
01:01On enchaînera avec CNRS Innovation, comment les chercheurs, l'excellence scientifique peut se retrouver sur le marché et créer de
01:07la valeur et créer encore des emplois, de la croissance pour nos entreprises françaises.
01:11Et puis on terminera avec deux start-up incroyables, Nano Explorer dans les processeurs, c'est le Intel de l
01:16'espace.
01:17Voilà, pour vous résumer tout simplement, EDESIA c'est l'ingénierie augmentée et notamment avec les agents antiques.
01:22Allez, restez avec nous, ça va être passionnant. On est ensemble pendant une heure sur BFM Business.
01:29Allez, on enchaîne Tech & Co-Business. On démarre justement avec notre premier invité, Arnaud Codoux. Bonjour.
01:38Bonjour Frédéric.
01:39Arnaud, merci d'être avec nous. Vous êtes directeur général adjoint BPI France, donc BPI France qui est la puissance
01:43invitante ici à l'Accor Arena.
01:4695 000 personnes aujourd'hui qui sont là.
01:49Absolument, 95 000 inscrits.
01:50Et puis pour tout vous dire, on enregistre cette émission cet après-midi et si vous voyez le monde derrière
01:54nous, c'est qu'Emmanuel Macron sera présent cet après-midi.
02:01Arnaud, une édition placée sous le signe du culot. Alors c'est quoi la signification pour les entrepreneurs ?
02:07La signification pour les entrepreneurs, c'est qu'il ne faut pas avoir peur du culot. Il ne faut pas
02:12avoir peur d'en avoir. Il ne faut pas en avoir tout le temps non plus.
02:15Mais c'est un mot qui est un peu provocateur, c'est un mot qu'on n'utilise pas beaucoup.
02:19C'est un mot qui dit quelque chose de plus que l'audace.
02:21Ce n'est pas juste avoir de l'audace, avoir du culot, c'est à un moment débrancher le cerveau,
02:25ne pas écouter la petite voix qui vous dit d'avoir peur.
02:29Et écouter celle qui vous dit de ne pas avoir peur, qui vient plutôt du ventre. Il faut savoir le
02:32faire de temps en temps.
02:33Donc le message, c'est ayez du culot, pas tous les jours parce que ça ne va pas marcher, mais
02:37régulièrement, quand vous avez des tournants, quand il faut se lancer, il faut avoir du culot.
02:42Il n'y a pas de honte à ça. C'est un vrai risque. C'est une vraie prise de
02:44risque. On débranche le cerveau. Encore une fois, il y a un moment où on ne calcule plus.
02:48Ça se prépare ce moment. Il y a un moment où il faut arrêter de calculer et se lancer.
02:51Et puis, c'est vrai que quand on voit tout ce qui se passe à la fois en France, à
02:53la fois à l'étranger, proche de nous ou beaucoup plus loin, on se rend compte le dynamisme qu'il
02:59y a ici.
02:59Qu'est-ce que vous allez retenir de cette journée ? Donc, c'est 90 000 personnes. Il y a
03:05beaucoup de conférences. Il y a des grands intervenants, des patrons, des grands patrons d'entreprises, des startups.
03:11Qu'est-ce qu'il faut retenir pour voir nous ?
03:13Je pense d'abord, il faut retenir que le culot, ça existe en France. Ce n'est pas un pays
03:15qui a la culture du culot, a priori.
03:17Mais ce matin, quand on a lancé l'édition, on avait quelqu'un qui se promenait. Les gens se levaient
03:22pour dire ce qu'ils avaient fait de plus culottés.
03:24Et les gens viennent. Il n'y a jamais eu autant de monde que cette année. On l'a dit,
03:2695 000 inscrits. Ils viennent parce que c'est ça aussi, quand même.
03:29Parce qu'il y a du culot en France. Donc, ce qu'il faut retenir, c'est ça. L'énergie
03:32qu'il y a dans la salle, toujours. L'envie d'avancer, l'envie de partager, l'envie de rencontrer,
03:36de créer par l'échange, par l'écoute.
03:39C'est ça big aussi. C'est plein de rencontres un petit peu au hasard. C'est plein de science
03:44aussi. Plein de gens très profonds qui parlent de ce qu'ils ont fait, de ce qu'ils ont vécu.
03:47Donc, vraiment, beaucoup d'envie. C'est aussi un pays où il y a plein de gens qui ont envie
03:50de faire, qui ont envie de créer, qui ont envie de progresser, qui ont envie de se prendre en main.
03:54Je pense que c'est ça qu'il faut retenir.
03:55Et puis, évidemment, et on va en parler beaucoup dans cette émission de technologie, on va parler de Deep Tech,
03:58parce que BPI France pousse beaucoup la Deep Tech.
04:01On va parler, dans un instant, de Rameau de Vinay, de Kobli, sur le quantique. Pour vous, dans quel domaine
04:07la France peut-elle encore s'imposer à l'étranger, à l'échelle internationale ?
04:15Pour moi et pour nous, globalement, chez BPI France, je pense que le sujet dans la Deep Tech, dans les
04:20Deep Tech, plein de verticales, c'est l'Europe.
04:22C'est biotechnologie, c'est les biotechs, c'est le quantique, c'est l'espace, c'est plein de choses.
04:27C'est évidemment l'IA, on va en parler.
04:29Dans tous ces domaines, il faut qu'on raisonne européen. C'est des domaines où il faut beaucoup de capitaux,
04:33où il faut beaucoup de sciences, il faut beaucoup de culots aussi, pour se lancer dans ces domaines.
04:39Et pour avoir tout ça, il faut des marchés qui soient suffisamment profonds. C'est au moins l'Europe. Pour
04:44les capitaux, pour les compétences, pour les marchés, c'est au moins l'Europe.
04:47Donc la question, c'est est-ce que l'Europe peut, dans toutes les verticales de la Deep Tech, être
04:51compétitive au niveau mondial ?
04:53Ça veut dire qu'il faut réussir à déployer plus facilement des financements à l'échelle du continent européen ?
04:59Exactement. Des financements, regrouper des entreprises qui deviennent tout de suite des entreprises européennes.
05:04Donc il faut des investisseurs européens, il faut des gens qui raisonnent européens depuis le début.
05:09On travaille, nous, par exemple, BPI France, de plus en plus avec nos équivalents dans les autres États membres.
05:13Alors, on ne va pas, à l'échelle du quantique et de l'IA, s'amuser à voir Sarenza et
05:19Zalando.
05:19Ça marche pour les chaussures en ligne, d'investir chacun de son côté et de voir qui gagne.
05:24Mais ça ne va pas marcher dans la Deep Tech.
05:26Alors, quel est votre regard aussi sur l'intelligence artificielle, alors qu'elle soit générative, agentique, physique ?
05:32On parle de physical AI pour les robots. Parce que l'IA est au cœur de toute cette compétition.
05:36On voit bien que, quand même, il y a ces deux blocs, Chine et États-Unis.
05:40Mais on voit, on sent quand même une petite fibre française slash Europe qui est avec Mistral.
05:46Enfin, on a beaucoup d'entreprises assez qui pourront avoir du succès.
05:51C'est comme votre regard. On peut gagner sur certains créneaux.
05:55Il faut qu'on insiste. Alors, évidemment, il faut y aller.
05:58Mais voilà, comment vous analysez ça ? Qu'est-ce qu'il faut faire, justement ?
06:02D'abord, je pense que la bataille, elle est encore totalement ouverte.
06:05On le voit, il y a des modèles qui émergent tous les jours.
06:07L'open weight, l'équivalent de l'open source pour l'IA, est quelque chose qui est en train de
06:11monter très fort.
06:11On voit des modèles très performants qui sont des modèles quasi gratuits.
06:14Il y a quand même une vraie question sur ce que va être le modèle économique des très grands acteurs
06:18qu'il faut se poser.
06:21Pour l'instant, c'est très bon.
06:22On sent, j'ai discuté avec deux, trois patrons d'entreprise.
06:24Ils me disent qu'ils ont un petit doute.
06:25Ils se disent, est-ce que tout d'un jour, ils ne vont pas revenir vers nous en disant, écoutez,
06:28on a investi tellement d'argent que maintenant, nos prix, c'est plus 30, plus 40, plus 50 %.
06:32On l'a déjà vu dans d'autres domaines.
06:34Alors, à la base, ce qu'on fait chez nous, ce qu'on dit à tous les entrepreneurs,
06:36c'est tout ce que vous créez autour de l'IA, toute votre couche de software et d'agentique que
06:40vous mettez au-dessus des modèles,
06:41elle doit absolument être œcuménique.
06:43Elle doit être multimodèle.
06:44Vous devez pouvoir pivoter d'un modèle à un autre
06:46parce que le risque de voir le coût du token de telle ou telle société augmenter massivement à un moment,
06:51il existe.
06:51On pense globalement que le coût du token va plutôt baisser
06:54parce qu'il va y avoir un peu d'abondance, parce qu'il y aura de la concurrence.
06:58Absolument pas prendre le risque d'être dépendant d'un seul fournisseur de modèles.
07:01Donc oui, le match est ouvert.
07:03Est-ce qu'on peut faire la course devant, vraiment devant, avec les très grands Américains qui lèvent des centaines
07:09de milliards ?
07:09Non. Est-ce que c'est le but ? Non plus.
07:12On peut avoir des modèles relativement pointus, relativement spécialisés.
07:15Même nous, à l'échelle de BPI France, on est une ETI de la banque.
07:18On commence à entraîner nos modèles à nous, sur nos données.
07:22Dans les use cases d'entreprise, il y a énormément de choses qu'on peut faire avec des petits modèles,
07:25avec des modèles distillés, avec des modèles open weight.
07:28Ensuite, on peut avoir des gens comme Mistral, qui vont être très profonds sur ce qu'est la science de
07:32l'IA,
07:32qui vont avoir des vrais modèles, même s'ils sont trois mois ou six mois derrière.
07:36Honnêtement, on le voit, leur dernier modèle, je ronc, c'est le surnom, mais c'est le modèle large 4.
07:42On le voit, il y a des endroits, ils se disent, on est dans le top 5.
07:45D'autres endroits, on est au niveau des Chinois, mais il y a deux mois.
07:47Enfin, voilà, qui se positionnent un peu sur différents, mais toujours la partie entreprise est assez bien ciblée.
07:54Et la chance de l'IA, c'est que ça va tellement vite qu'on parle d'être trois mois
07:57ou six mois derrière.
07:58Trois mois ou six mois, souvenons-nous de ce que c'était, à quel point c'était hallucinant,
08:01les modèles frontières d'il y a trois mois ou six mois.
08:04On y est aujourd'hui.
08:05Et donc, on n'a pas besoin de plus.
08:07On a trois ans de roadmap devant nous, juste à déployer ce qu'on peut déjà faire avec Mistral.
08:14Et Mistral est une boîte extraordinaire.
08:16Et peu importe qu'il ne soit pas en train de...
08:17Peut-être même que c'est beaucoup mieux comme ça d'avoir une stack,
08:20pardon, une stack, une couche d'infrastructure.
08:22On a notre propre infrastructure, on a nos propres modèles qui vont faire la plupart des cas possibles.
08:27On a une capacité de déploiement.
08:29Aujourd'hui, le match, en tout cas dans le monde de l'entreprise, il est sur la capacité de déploiement.
08:33Comment j'installe avec de l'impact des modèles qui finiront par coûter cher, en fait ?
08:38Le sujet aujourd'hui, c'est ça.
08:39C'est d'aider à déployer des modèles qui soient raisonnablement coûteux.
08:44Je pense que Mistral, dans sa stratégie de couvrir ces trois segments,
08:47peut être un vrai champion européen et un vrai champion mondial.
08:50Qu'est-ce qui, selon vous, va favoriser le fait...
08:52Alors, on a parlé des financements.
08:53D'ailleurs, tiens, juste un petit pas de côté.
08:56Enfin, un petit pas de côté, non, c'est notre sujet.
08:57Mais le fait que Mistral ait des financements avec Samsung, avec des Américains,
09:02vous reliez ça à la souveraineté, à la dépendance.
09:05Est-ce que ça a un lien ?
09:07Est-ce que ça peut créer de nouvelles dépendances, justement,
09:10de s'adresser à des grands financeurs, mais qui ne soient pas du continent européen ?
09:14Alors, d'abord, ils ne sont pas que du continent européen.
09:17Oui, c'est vrai, ça me somme.
09:17Il y a quand même des grands financeurs européens, dont ASML.
09:22Donc, Mistral lève à la fois en Europe et hors d'Europe.
09:24Bon, que des non-européens viennent investir des centaines de millions dans des champions européens,
09:29moi, je le prends d'abord comme un compliment.
09:32Ce n'est pas une évidence.
09:33On préfère ça que l'inverse, d'avoir des gens qui regardent partout, sauf en Europe.
09:36Donc, un, c'est plutôt un compliment.
09:38Deux, est-ce qu'on préférerait pouvoir tout faire nous-mêmes ?
09:40Oui.
09:41Est-ce qu'on a assez de moyens, encore une fois, je le disais clairement pas à l'échelle française,
09:45ni même à l'échelle européenne, pour investir seul dans la deep tech ?
09:48Ça renvoie à des problèmes plus profonds.
09:50Est-ce qu'il nous faut plus de fonds de pension, plus d'endements ?
09:53On a un problème de masse du capital risque européen, encore.
09:56Donc, on ne peut pas faire tout seul.
09:58Et d'une certaine façon, tant qu'on peut attirer les gens qui ont des grands fonds,
10:02qu'ils soient asiatiques ou européens, c'est moins grave que le jour où on ne pourra plus les attirer.
10:06Donc, tant qu'on peut les attirer, il faut plutôt s'en féliciter quand même.
10:08Un tout dernier mot, très rapidement, Arnaud Kodou.
10:11Que dites-vous à ceux qui hésitent encore à entreprendre dans cette période un peu de bouleversement,
10:16d'inquiétude, d'incertitude ?
10:19Ayez du culot, ayez du culot, oui.
10:21Je le dis, un, ayez du culot.
10:22Deux, c'est dans ces moments-là qu'il y a des opportunités.
10:24Mais les vraies fortunes, les vraies grandes entreprises, elles ne se sont pas créées dans les moments où la mer
10:28était plate.
10:29Les grands navigateurs, ils ne naviguent pas sur une mer plate.
10:31Ils se lancent et ils font la différence dans la tempête.
10:33On n'est pas dans la tempête, by the way, encore.
10:36Mais c'est maintenant qu'il faut y aller.
10:38C'est maintenant que ça bouge.
10:39C'est maintenant qu'il y a des brèches à prendre.
10:41Donc, voilà ce que j'ai envie de dire aux gens qui ont envie d'entreprendre.
10:43Eh bien, on va en accéder une d'entrepreneurs, justement, dans un instant mot deviné, sur Kobli, le cantique.
10:48Merci, Arnaud Kodou, directeur général adjoint BPI France.
10:51Puis, bravo pour cet événement qui réunit, vous le voyez autour de nous, plus de 89 000 personnes aujourd'hui,
10:56ici à Paris.
10:57Merci d'avoir été avec nous.
10:58On se retrouve tout de suite sur BFM Business.
11:06Allez, toujours Tech & Co-Business depuis l'accord Arena à Paris où BPI France organise son grand événement big
11:12qui rassemble des entrepreneurs, des start-up.
11:16Et sous le thème du culot et du culot, il fallait en avoir il y a quelques années pour se
11:20lancer dans le cantique.
11:21Et c'est ce thème dont nous allons parler ensemble avec Maud Vinet.
11:24Bonjour, Maud.
11:25Bonjour.
11:25Merci d'être avec nous, CEO, cofondatrice de Kobli, start-up grenobloise
11:29qui développe un ordinateur quantique sur silicium.
11:32115 millions d'euros levés au printemps dernier.
11:34Donc, ça y est, on sent que l'élan est donné, en tout cas sur le cantique.
11:37Et avec nous également, Romain Roulois.
11:39Bonjour, Romain.
11:39Bonjour, Frédéric.
11:40Vous êtes directeur général de France Deep Tech, puisque oui, on associe le cantique à la deep tech.
11:44Il n'y a pas que ça dans la deep tech, on en parlera, mais il y a beaucoup de
11:47cantiques.
11:48Un mot, justement, Maud, aujourd'hui, cet élan, alors il était déjà enclenché, on va dire, l'an passé,
11:54mais là, on sent qu'il est en train de se passer quelque chose autour du cantique.
11:57Aujourd'hui, le cantique, c'est effectivement un enjeu de souveraineté et un enjeu de deep tech
12:03dans lequel on a l'opportunité unique de rétablir l'équilibre des forces entre l'Asie, les Etats-Unis et
12:10l'Europe.
12:11Il n'y a pas de dominant, il y a une place à prendre et on a toutes nos chances
12:14en France et en Europe
12:16pour rétablir le leadership mondial.
12:18Alors, on a vraiment une petite équipe de France, plutôt talentueuse.
12:23Alors, dans les startups, parce que dans les grands comptes, évidemment, il y a les Thalès,
12:28même notre propriétaire, c'est ma CGM, qui a investi aussi dans le cantique.
12:33Et justement, pour vous situer, Cobli, alors je l'ai dit très rapidement, un ordinateur cantique sur Silicium,
12:40dit comme ça, ça paraît très simple, mais voilà, expliquez-nous un peu quelle est la technologie derrière Cobli.
12:45Aujourd'hui, la technologie, le choix de Cobli, c'est de développer et de commercialiser un ordinateur quantique
12:53qui va avoir la performance et qui va permettre de s'intégrer dans l'infrastructure de calcul existante,
12:59dans les data centers, même quand on aura un million de qubits,
13:03et de faire ça à un coup qui va permettre de délivrer toutes les promesses du calcul quantique.
13:09Et pour réaliser cette promesse, on s'appuie sur les technologies du subiconducteur,
13:16c'est-à-dire qu'on fabrique nos qubits comme on fabrique les 50 milliards de transistors que vous avez
13:21dans votre téléphone.
13:22Et alors, on voit que, parce que la feuille de route, elle est très ambitieuse,
13:26c'était une dizaine de qubits physiques et vous visez un million de qubits,
13:31enfin, c'est l'effet multiplicateur et dingue.
13:33Comment on arrive à avoir un tel effet multiplicateur ?
13:36C'est l'effet multiplicateur de l'industrie du subiconducteur,
13:40qui aujourd'hui, une fois qu'elle a développé une technologie,
13:42ça prend quelques années à développer une technologie,
13:44mais ensuite, celle à répliquer les objets qui sont fabriqués,
13:48elle s'est répliquée à l'échelle de milliards d'objets identiques.
13:54Ça donne peut-être, vous avez vu les substrats sur lesquels on fabrique les puces,
13:58et c'est comme ça qu'on va fabriquer nos millions de qubits
14:02et tenir notre roadmap au fur et à mesure que la technologie se développe,
14:08la performance augmente, et ce qui nous amène à un million de qubits en 2032.
14:13Quel verrou il va falloir débloquer, là, pour encore accélérer ?
14:16J'ai l'impression que le verrou, entre guillemets, psychologique,
14:19où on se disait, oh là, le quantique, c'est les années 2040, 2050,
14:22ça y est, ça s'est passé, on voit, il y a plein de cas dans la défense,
14:25il y a plusieurs cas où on voit déjà des applications très concrètes,
14:29mais pour vous, est-ce que c'est un verrou technologique ?
14:33Est-ce que c'est un verrou de passage à l'échelle ?
14:36Sur quoi il faut accélérer ?
14:38Alors aujourd'hui, on a beaucoup travaillé sur le passage à l'échelle
14:40en s'appuyant sur l'industrie du chemiconducteur,
14:43notamment au travers du partenariat stratégique qu'on a avec Esté Microélectronique,
14:48qui fait que nous sommes la seule entreprise au monde
14:52à produire ces Qubits sur une technologie commerciale qui existe,
14:57ce qui nous permet d'avoir directement accès au rendement
15:00et qui va nous faire accélérer au niveau hardware.
15:04L'enjeu, c'est aussi de développer de manière concomitante
15:07les cas d'usage et les logiciels qui vont permettre de piloter cet ordinateur
15:13et c'est ce qu'on est en train de faire, c'est ce que va nous permettre de faire
15:16la série A.
15:17Alors comment vous accompagnez Romain Roulois,
15:20donc directeur général de France Deep Tech ?
15:22Déjà, dites-nous un petit mot sur la Deep Tech,
15:25on l'a très rapidement dit tout à l'heure avec Arnaud Codoux,
15:28la Deep Tech, c'est de la biotech, c'est du quantique, c'est de l'espace,
15:31c'est de l'IA, il y a beaucoup de domaines.
15:35Rappelez-nous un peu le rôle de France Deep Tech.
15:37Oui, la Deep Tech, c'est pour résumer les startups scientifiques.
15:41Donc ce sont des startups qui vont faire sortir une innovation de rupture d'un laboratoire
15:46et asseoir leurs produits sur cette innovation de rupture, donc sur de la science.
15:51Nous, France Deep Tech, on est l'association française qui les regroupe,
15:54les startups, mais aussi les investisseurs qui les financent,
15:57également les laboratoires de recherche, CEA, CNRS, etc.
16:01Et notre mission, elle est double, elle est de les rassembler, de les fédérer,
16:04et de les défendre, de les représenter, de les défendre.
16:06D'accord. Qu'ils communiquent déjà entre eux davantage ?
16:09Exactement. On croit beaucoup à l'émulation de l'écosystème,
16:11ce qui permet derrière aux acteurs de se connaître, faire du business,
16:15de lever des fonds, mais également, il faut aller défendre les conditions
16:20qui leur permettent de se développer en France et au niveau européen.
16:24Comment vous expliquez aujourd'hui que la Deep Tech,
16:27on voit que ce soit en Biotech, que ce soit là dans le Cantique,
16:31dans d'autres domaines, elle semble séduire à la fois des investisseurs,
16:35à la fois des grandes entreprises, alors qu'on parle de cycles de développement
16:39qui peuvent être assez longs, comparés à d'autres technologies
16:42avec un rendement plus immédiat ?
16:44Je pense que la défensabilité, si je peux me permettre ce mot,
16:50est un vrai critère, parce que lorsqu'on développe une startup Deep Tech,
16:54on développe des barrières à l'entrée.
16:56Et donc pour des investisseurs, le temps long, si demain on a une startup
17:00qui est mieux défendue par sa technologie, par son IP, propriété intellectuelle,
17:05et on couple ça à un marché mondial qui est visé,
17:09parce que c'est ce dont on se parle, on se parle d'une startup qui lève des fonds,
17:12qui sont des endroits de croissance rapide et qui visent un marché mondial.
17:15Finalement, on couple deux critères qui sont quand même d'un intérêt important
17:18aux yeux d'un investisseur.
17:20L'importance aussi, Maud Viné, c'est d'avoir cet écosystème.
17:23Alors évidemment, je parlais des quelques startups,
17:25mais avoir ses grands comptes, je citais tout à l'heure la Défense,
17:28qui est très intéressée aussi par les travaux dans le quantique.
17:30Mais pour vous, c'est essentiel.
17:32Alors l'écosystème qui peut vivre à travers l'association France Deep Tech,
17:35mais pas seulement ?
17:36L'écosystème aujourd'hui, c'est un atout majeur pour réussir.
17:40Et à tel point que je suis administrativiste de France Deep Tech,
17:45en plus d'être CEO de Cobli.
17:46Et c'est ce qui nous a permis chez Cobli de réussir,
17:49c'est-à-dire cette continuité entre la recherche, l'industrie, l'enseignement,
17:54et cet écosystème, les grands groupes et les startups,
17:57qui vont nous permettre d'avancer rapidement.
18:00L'enjeu, c'est qu'on n'a pas les mêmes fonds que ce qu'ont les Américains aujourd'hui.
18:04Et donc, on y va...
18:05Parce qu'on parle des IBM, des Google et des gens comme ça.
18:08Oui, c'est ça.
18:09La compétition, elle est mondiale et elle est élevée.
18:14Et ce qu'on a, la chance qu'on a, c'est cette animation d'écosystème
18:18qui va permettre qu'on peut faire du mec dans la startup,
18:22mais du buy et du co-develop avec notre écosystème.
18:26Pour pouvoir faire ça, il faut connaître l'écosystème,
18:28il faut que ça soit mappé, il faut qu'on rencontre les gens
18:31et qu'on ait un intérêt commun à gagner ensemble.
18:34Et c'est ce qu'on est en train de construire aujourd'hui en France.
18:37Et là, vous sentez aujourd'hui une oreille beaucoup plus attentive
18:40à la part des entreprises.
18:42Alors, entreprises dans la défense, bien entendu,
18:43puisqu'il y a notamment ce grand projet Proxima,
18:47donc d'utiliser le quantique pour la défense.
18:49Mais on voit, je parlais de CMA, CGM pour la trajectoire des bateaux,
18:55des choses comme ça.
18:56Mais on voit si les entreprises se sont dit,
18:57ah oui, là, il y a peut-être quelque chose à faire avec ces technologies.
19:00Le calcul quantique, la potentielle de vraiment apporter
19:04beaucoup de ruptures dans le monde du calcul
19:06et donc d'amener une valeur économique à des grands groupes.
19:10Et les grands groupes français sont en train de se structurer
19:15pour qu'ils soient les premiers à bénéficier de l'innovation
19:17qu'on est en train de développer,
19:19ce qui nous permet à nous, dans cet écosystème,
19:22d'avoir des vrais cas d'usage, des vrais besoins
19:24et d'accélérer notre recherche et de faire une recherche,
19:27enfin, et nos produits pour que ça serve à quelque chose.
19:31Et en même temps, on peut concurrencer,
19:33on peut jouer, enfin, on peut jouer, en tout cas,
19:34on peut continuer à jouer sur ce terrain.
19:37Ça, parce que quand on entend dans l'IA,
19:39on voit toutes ces centaines de milliards investis.
19:42Dans le quantique, on sent que, oui, il y a une fenêtre ouverte.
19:47Plus on a d'argent, mieux ce sera, bien entendu.
19:49Mais que même, vous venez de lever 115 millions d'euros,
19:52on voit même si, avec quelques dizaines de millions d'euros,
19:55on peut déjà avancer pas mal sous réserve d'avoir,
19:58comme vous l'avez dit, en aval des clients
20:01qui sont prêts à s'engager.
20:02Et puis en amont, des labos de recherche avec qui collaborer.
20:05Exactement.
20:06C'est ce continuum qui va faire notre réussite.
20:09Et dans le quantique, il y a vraiment quelque chose
20:11qui est très spécifique.
20:12C'est qu'aujourd'hui, on n'a pas le hardware
20:15pour implémenter les algorithmes quantiques.
20:17Il n'y a pas de dominant.
20:18Il n'y a pas de grands acteurs de l'industrie,
20:21du semi-conducteur aux US ou à Taïwan,
20:23qui ont la solution.
20:24Le chemin, il a été à écrire.
20:26Et on a, en Europe, toutes les capacités technologiques
20:30pour réaliser les machines qui vont amener...
20:33Oui, on veut parler de STMicro, souvent.
20:35Ils vont délivrer la valeur.
20:36On essaie de passer toutes ces entreprises,
20:37des SOITEC, des STMicro.
20:39Exactement.
20:39Et des encore plus petites.
20:41Exactement.
20:43Romain Roulois, justement, avec France Deep Tech.
20:45Je parlais du projet, l'initiative Proxima.
20:48Mais le but, c'est ça aussi, c'est d'avoir
20:50quelques grosses locomotives qui vont tirer.
20:53Alors là, c'est dans le domaine de la défense,
20:55mais on pourra en avoir dans le domaine de la santé.
20:58C'est ça, l'idée ?
20:59Oui, tout à fait.
21:00C'est hyper structurant pour l'écosystème.
21:02C'est crucial et vital pour les startups,
21:04notamment dans le grand enjeu qu'on vit aujourd'hui,
21:07qui est l'enjeu du scaling, du passage à l'échelle,
21:10les séries B et C que doivent lever les startups Deep Tech.
21:13Aujourd'hui, des grands programmes comme ça,
21:15l'état client, la commande publique,
21:18mais aussi les corporate, la commande privée,
21:21ce sont des grands moteurs de développement des startups
21:23et donc de l'écosystème.
21:24C'est crucial.
21:25La souveraineté, c'est un élément clé aussi dans cet univers ?
21:28Et c'est un élément clé.
21:28Que ce soit biotech, quantique, enfin, les Deep Tech.
21:31C'est évidemment un élément clé,
21:33puisqu'on doit aujourd'hui, pour une startup comme Kobli,
21:36maîtriser l'ensemble de sa chaîne de valeur
21:38pour avoir les mains libres, pour développer sa société.
21:41Et en même temps, on adresse un marché mondial.
21:43Donc, en effet, il faut savoir gérer ce paradoxe.
21:47On a des investisseurs, potentiellement,
21:49qui viennent d'autres pays,
21:50des États-Unis qui rentrent dans les cap tables.
21:52Donc, il faut savoir gérer ça.
21:54Ça passe par où on met sa gouvernance,
21:56où on met sa R&D, où on met son usine.
21:59C'est des choses comme ça qu'il faut regarder, en effet.
22:01Ce point important de souveraineté,
22:02parce que vous sentez que ça va être l'un des éléments différenciateurs
22:05par rapport à d'autres, ces géants américains dont on parlait.
22:10Je veux préciser que la souveraineté,
22:12ça ne veut pas dire l'indépendance.
22:13Et c'est très, très important de bien définir
22:17ce que ça veut dire, la souveraineté.
22:18Pour moi, ça veut dire être le leader technologique
22:20qui a la liberté de faire ses choix.
22:22Et donc, une fois que j'ai dit ça,
22:23on n'a plus une palette d'outils pour assurer notre souveraineté
22:27et garantir qu'on va être maître de notre destin
22:29et vendre à qui on veut vendre.
22:31On a les financements, mais on s'adresse à un marché mondial.
22:35Donc, on ne veut pas juste des investisseurs français.
22:37On veut aller sur le marché américain.
22:39On va adresser le marché asiatique.
22:41Donc, on est ouvert aussi au niveau des financements.
22:45Et tout ce qui compte, c'est cette palette d'outils
22:47qu'on va manier de manière subtile
22:50pour avoir un équilibre et garantir notre liberté d'exécution et de vente.
22:54Eh bien, merci à tous les deux.
22:56Maude Viné, ici, aux cofondatrices de Kobli,
22:58Romain Roulois, directeur général de France Deep Tech.
23:00On aura l'occasion de revoir Kobli.
23:01Tiens, je vous le dis, le 8 décembre, dans le cadre des BFM Awards,
23:04on fera un petit événement autour du quantique.
23:06Vous allez voir, on aura vraiment toutes ces stars,
23:08toutes ces pépites qui commencent à connaître un sacré succès
23:12dans le quantique, dont Kobli.
23:13Merci encore, Maude Viné, d'avoir été avec nous.
23:15Romain Roulois, merci à vous.
23:17On marque une courte pause et on se retrouve juste après.
23:20On va toujours, depuis l'accord Arena Big,
23:22on va parler IA chez France Travail,
23:25on va parler avec le CNRS Innovation,
23:28mais aussi les startups Manodisplore et des SIA autour de l'IA.
23:32Restez avec nous, on est ensemble encore.
23:33On fera une bonne demi-heure.
23:41BFM Business présente Tech & Co-Business,
23:43le magazine de l'accélération digitale.
23:46Frédéric Simotel.
23:48Allez, Tech & Co-Business, c'est reparti pour une bonne demi-heure
23:51ici à l'Accor Arena, le lieu où on organise l'événement Big,
23:57organisé par BPI France, qui réunit 80 000 personnes,
24:00on n'en rapportera pas, on ne le répéter.
24:01C'est tellement impressionnant de voir tout ce monde ici
24:04autour de ces technologies.
24:06Notre invité Aurélien Fazer, bonjour Aurélien.
24:09Bonjour Frédéric.
24:09Merci d'être avec nous, directeur digital France Travail.
24:11Pour tout vous dire, on se voit de temps en temps avec Aurélien
24:14parce que c'est un passionné de technologie.
24:16Allez voir son LinkedIn, vous allez voir tout ce qu'il fait
24:19avec de l'intelligence artificielle, c'est assez impressionnant
24:22à titre personnel sur la vidéo, mais aussi pas mal de choses
24:25du côté de France Travail.
24:26Il y a d'ailleurs un assistant intelligent intégré à Parcours Emploi
24:29qui utilise l'IA. Il sert à quoi exactement cet assistant ?
24:33Oui, notre objectif, c'est de mettre l'expérience utilisateur
24:37au service de nos demandeurs d'emploi.
24:39Effectivement, on a une application dans Parcours Emploi
24:43qui permet, grâce à l'intelligence artificielle,
24:47de donner des conseils au bon moment,
24:49de regarder par exemple l'écart qu'il y a entre les attentes et un poste,
24:54les points qu'il faut améliorer ou ce qu'il faut mettre en avant.
24:58Ça peut aussi nous accompagner à rédiger une lettre de motivation
25:01ou améliorer un CV.
25:03Et ça, voilà, de manière assez fluide.
25:07Parce que c'est souvent ce qu'on peut se dire,
25:08on se dit, mais France Travail, ils ont toutes les données
25:10des chercheurs d'emploi, toutes les données des offres d'emploi.
25:15Et bon, la difficulté, c'est de mettre tout ça.
25:17Alors vous avez déjà travaillé sur des outils pour faire une corrélation.
25:20Mais c'est peut-être parfois pour certains de leur dire,
25:22tiens, si vous prenez ce chemin auquel vous n'aviez pas pensé,
25:25il y a peut-être une voie pour vous ?
25:26C'est ça l'idée ?
25:27Oui, c'est exactement ça.
25:28Et puis c'est d'apporter le bon service au bon moment,
25:32à la bonne personne.
25:34Et tout ça, que ce soit extrêmement fluide, sans friction.
25:39On a aussi, par exemple, pour les contre-engagements en jeunes,
25:44on va s'adapter au fait que les jeunes partent beaucoup plus de manière vocale.
25:47Moi, ma fille, elle m'envoie des vocaux, elle ne m'envoie pas.
25:49Et bien, par exemple, un contrat d'engagement jeune,
25:53le jeune va pouvoir parler à son application
25:55et enregistrer ses démarches avec la voix.
25:58Et ça sera automatiquement inscrit.
26:00Et nous, ça nous fait encore plus de données
26:03pour accompagner encore au mieux avec les bons services.
26:06Et je dis succès chez France Travail.
26:0770% des collaborateurs de France Travail déclarent utiliser l'IA
26:10dans leur activité.
26:12200 000 chercheurs d'emploi sont engagés dans le calendrier de l'IA.
26:15Donc, on voit que ça prend plutôt bien.
26:17C'est quoi la recette pour, justement, ce passage à l'échelle de l'IA ?
26:22Alors, à la fois pour vous, France Travail,
26:23mais pour les agents France Travail,
26:25mais aussi pour ceux qui vont venir sur le site.
26:28La bonne recette du passage à l'IA, pour moi, il y a trois sujets.
26:32C'est déjà, comme je te le disais, l'expérience utilisateur,
26:35de la data, qu'elle soit bien mobilisée,
26:38un peu à la manière d'un grand groupe avec des CRM, etc.
26:41On va faire exactement la même chose, l'obsession de l'usager.
26:45Et ensuite, ça va être la méthode produit.
26:48Nous, on travaille beaucoup en mode produit
26:50pour adresser l'ensemble de la chaîne de valeur,
26:53pas juste mettre de l'IA à des endroits où des process ne fonctionnent pas.
26:56On va repenser notre offre de service complètement.
27:00Et on va aussi adresser dans notre collaborateur,
27:03un peu pour nos collaborateurs,
27:04partons de l'IA dans son travail quotidien,
27:09donc dans sa productivité personnelle,
27:11dans sa vie de collaborateur avec des process RH augmentés par l'IA,
27:15et puis également dans son cœur de métier
27:17où il va pouvoir avoir des assistants IA qui vont l'aider, l'épauler,
27:24et puis surtout apporter beaucoup plus d'humains à nos usagers.
27:28Par exemple, on va avoir un module qui s'appelle Chat FT Écoute,
27:32c'est une fonctionnalité qui va éviter à nos agents
27:36de taper par exemple sur le clavier pendant un entretien
27:38et d'avoir une conversation un peu comme on a nous,
27:41droit dans les yeux, avec peut-être plus d'empathie et pas coupé.
27:45Donc c'est toujours pareil, cette fluidification
27:47est à la fin de l'IA pour plus d'humains.
27:49Et puis j'imagine aussi davantage de personnalisation de parcours.
27:53Parce qu'on le voit tous,
27:55lorsqu'on discute avec les uns et les autres,
27:57on se rend compte que même si on a un socle d'études à peu près identique,
28:02on a tous des parcours complètement différents
28:03et ça c'est important d'avoir, grâce à l'IA,
28:06d'avoir son parcours personnel et grâce à l'IA
28:09de pouvoir un peu mieux orienter les chercheurs d'emploi.
28:12Complètement, on va pouvoir s'adapter à chaque demandeur d'emploi
28:17et ça fait partie aussi de nos parcours d'accompagnement.
28:21On a de l'accompagnement essentiel,
28:23on a de l'accompagnement intensif
28:25et on a aussi le pouvoir d'agir de nos demandeurs d'emploi
28:29où ils sont aussi assez autonomes avec leurs applications,
28:32avec les services qu'on développe avec l'IA.
28:35Et pour les plus éloignés, il y a effectivement nos conseillers
28:39qui sont vraiment là pour les épauler et les accompagner.
28:41Et qui, grâce à l'IA, peuvent avoir d'ailleurs plus de temps
28:43pour passer plus de temps sur l'humain.
28:47Des données, des plateformes sectorielles, territoriales,
28:50parce qu'il ne faut pas oublier, France Travail,
28:51ce n'est pas juste la région parisienne,
28:53c'est l'ensemble du territoire.
28:55Là aussi, l'IA permet d'amener ce bon service
28:58parce que selon les régions, selon les périodes,
29:01on va avoir besoin de monde,
29:03sans doute plus à certains endroits qu'à d'autres.
29:06Oui, c'est exactement ça.
29:07En fait, pour nous, on ne fait pas de l'IA pour l'IA.
29:09Ce qui va nous intéresser, c'est l'impact et la chaîne de valeur
29:13et comment on va avoir un maximum d'impact,
29:15comment on va pouvoir réduire le temps de retour à l'emploi.
29:20Pour nous, c'est très important.
29:22Et aussi, il y a tout ce qui est le aller vers.
29:25Et effectivement, on a sorti des plateformes
29:27où on va aller s'adresser à un métier plus en particulier
29:31et on va exposer un peu notre offre de service.
29:34Et voilà, c'est comme ça que, par exemple, dernièrement,
29:37pendant la semaine des métiers du numérique,
29:41on a ouvert...
29:42C'est la plateforme numérique, c'est ça ?
29:44Exactement, on a ouvert une plateforme numérique,
29:46mais on ouvre des plateformes sectorielles qui s'adressent
29:48parce qu'on ne s'adresse pas pareil à un développeur
29:51ou à un spécialiste de l'IA
29:52qu'à une aide-soignante avec prendre-soin.fr
29:56ou d'autres secteurs.
29:59Et pareil, on ne va pas parler de la même manière
30:02du bassin parisien avec mon emploi en Ile-de-France
30:05par rapport à une plateforme qui est dans les dom-toms, par exemple.
30:10Et donc ça, c'est très important pour nous
30:12de se rapprocher du besoin, d'exposer nos demandes.
30:16Et puis, par exemple, si je suis dans le numérique,
30:18je vais sur la plateforme numérique
30:20et je vais voir un secteur, des offres,
30:25quelles compétences développer,
30:28quelles propositions de formation,
30:29et puis tous les services, puis ça, interconnecter.
30:32Et puis, important, parce que c'est aussi
30:34le rôle de France Travail,
30:35c'est veiller à ce qu'il n'y ait pas de fractures numériques.
30:39Vous avez lancé...
30:41C'est un peu lié, ce plan Impulsion IA 2027,
30:43c'est ça l'idée ?
30:44Alors, effectivement, il y a eu le plan Impulsion 2027
30:46qui a été aussi lancé là fin septembre 2027,
30:51effectivement, pour être sûr que les personnes dans l'emploi,
30:57les personnes en recherche d'emploi, etc.,
30:59puissent bénéficier du bon accompagnement,
31:01parce que tu sais ce qu'on dit à l'heure actuelle,
31:04on est en poste, mais le poste évolue autour de nous.
31:07Les tâches changent, etc.
31:09Donc, on doit se mettre dans cette learnability,
31:13notre capacité à apprendre en permanence
31:14et à désapprendre et réapprendre.
31:17Et ça, c'est un état d'esprit,
31:18parce que quand on a certaines années d'expérience,
31:21on se dit qu'il faut réapprendre encore.
31:24Voilà, et ça, ça s'accompagne.
31:26Et effectivement, nous, on va chercher à accompagner
31:30les demandeurs d'emploi
31:31pour qu'ils puissent se retrouver dans ce monde-là.
31:34Et on voit déjà qu'il y a une écrasante majorité
31:37des demandeurs d'emploi qui utilisent l'IA dans leur recherche.
31:39Donc, c'est aussi important de bien les accompagner
31:41avec, comme tu le disais, par exemple,
31:43le calendrier de l'IA, où on va avoir
31:45des micro-learnings de 10 minutes,
31:47une fois par jour, pendant 31 jours.
31:49Et on a lancé ça, c'était en 2024,
31:52avec Kokoroé et Microsoft, justement.
31:54Donc, beaucoup d'initiatives dans ce domaine.
31:56Toute dernière question, Aurélien Fenard.
31:58L'expert que tu en es,
31:59quand il voit cette folie autour de l'IA,
32:01tous ces investissements,
32:02où certains qui disent,
32:03ça y est, l'IA va nous tuer,
32:05va détruire la planète.
32:06C'est quoi ton regard sur tout ça ?
32:09Alors, mon regard...
32:10En moins d'une minute, je sais que ça va dire.
32:11Ah, ça va être difficile, mais tu me connais,
32:13je suis passionné.
32:14Non, ben, pour moi,
32:16il faut garder l'humain au centre.
32:18Ça, c'est vraiment l'essentiel.
32:19Ce qu'on voit à l'heure actuelle,
32:20c'est qu'on commence à perdre
32:23certaines parties de contrôle.
32:24Et vu qu'on a des IA qui entraînent d'autres IA,
32:27et ces IA sont vérifiés par d'autres IA,
32:29tellement c'est vertigineux.
32:31Ce qu'on peut faire,
32:32effectivement, c'est garder le contrôle,
32:35garder l'humain au centre.
32:36Et je pense que c'est en ça
32:38qu'on voit pas mal d'alertes
32:41dans la Silicon Valley à l'heure actuelle,
32:43et qu'il faut mettre des garde-fous.
32:44Et un peu comme on le fait chez France Travail,
32:47moi, ce qui m'intéresse,
32:47c'est qu'on puisse mettre ça
32:49dans de bonnes conditions,
32:51avec l'IA Act,
32:52avec le RGPD,
32:53au service de tous.
32:55Merci, Aurélien Fenard,
32:57pour ce regard sur l'IA
32:59et tout ce qui se passe chez France Travail.
33:01Et justement, voilà,
33:02on essaie d'être très, très ouverts
33:04sur l'ensemble de ce plateau.
33:06On a parlé science tout à l'heure sur le quantique.
33:08Là, on vient de parler vraiment
33:09d'usages très concrets,
33:10à la fois pour les chercheurs d'emploi,
33:12à la fois pour les agents chez France Travail.
33:15Et bien là, on va partir
33:16dans le monde de la recherche scientifique
33:18avec le CNRS Innovation
33:19et comment faire ce lien
33:20entre chercheurs, entreprises,
33:22solutions pour le marché.
33:23C'est tout de suite avec Thomas Rivero,
33:25qui est le directeur de CNRS Innovation.
33:29Tech & Co-Business, l'invité.
33:35Allez, on est au cœur de la Cor Arena,
33:37où se déroule l'événement big
33:39avec le thème, le culot.
33:40C'est BPI France qui a choisi ce thème cette année
33:42pour réunir près de 80,
33:44plus de 90 000 personnes ici.
33:46Et même Emmanuel Macron est attendu.
33:48Voilà, pour tout vous dire,
33:49nous enregistrons cette émission
33:50dans l'avant-enregistrée cet après-midi.
33:52Emmanuel Macron est attendu.
33:53On va parler recherche scientifique,
33:56l'excellence scientifique française
33:57avec notre invité, Thomas Rivero.
33:59Bonjour.
33:59Bonjour.
34:00Vous êtes directeur de CNRS Innovation.
34:02Alors le CNRS, on connaît,
34:03mais c'est plus de 36 000 personnes,
34:06c'est ça ?
34:06Chercheurs, oui.
34:08Chercheurs et tout l'administratif
34:09qui va autour de tout ça.
34:10C'est plusieurs labos à travers la France,
34:12des collaborations avec des laboratoires
34:14partout dans le monde.
34:16CNRS Innovation, c'est quoi le rôle ?
34:18C'est aller chercher ces chercheurs
34:19et leur dire, tiens,
34:20et pourquoi vous ne vous lanceriez pas
34:21dans l'aventure entrepreneuriale ?
34:23Entre autres.
34:24Oui.
34:25CNRS Innovation,
34:26nous, notre rôle,
34:27c'est d'identifier dans les laboratoires
34:28de recherche du CNRS
34:29la recherche qui a un potentiel
34:31de création de valeur économique,
34:33donc on en parle beaucoup,
34:34mais sociétale aussi.
34:35ça fait partie des actes d'innovation
34:37qu'on poursuit.
34:39Et une fois qu'on a identifié ces pépites,
34:41comment est-ce qu'on les protège,
34:42comment est-ce qu'on les adapte
34:44aux attendus du monde économique
34:45et comment on les transfère derrière
34:46pour que des acteurs économiques
34:47s'en saisissent
34:48et donc les mettent en oeuvre derrière.
34:49Avec, parce que quand je regarde un peu
34:51l'aventure de toutes ces,
34:52parce que pour certains,
34:53c'est une vraie aventure,
34:55des parcours différents.
34:57Certains chercheurs décident
34:57de plutôt rester en retrait
34:59et de rester plutôt dans la recherche
35:01parce qu'ils sont peut-être moins la fibre.
35:02D'autres qui se lancent à corps perdu,
35:04d'autres qui font des doubles,
35:06enfin des allers-retours.
35:07C'est un peu ça.
35:07Il n'y a pas de parcours type.
35:10Exactement, il n'y a pas de parcours type.
35:11Et par contre, le CNRS se doit
35:13de mettre en place tous les outils
35:14pour accompagner ces diversités de parcours.
35:17C'est vrai que beaucoup de nos chercheurs
35:19apprécient beaucoup se lancer
35:20dans les sujets d'innovation
35:22parce que c'est aussi une manière
35:24de matérialiser en fait
35:25l'impact de sa recherche,
35:27mais ne sont destinés pas forcément
35:29à devenir CEO de start-up.
35:31Ça ne veut pas pour autant dire
35:32qu'ils ne peuvent pas avoir
35:33un rôle important à jouer
35:34dans le transfert de technologie.
35:36Et donc, on a toute une palette
35:38en fait de possibilités
35:39pour les intéresser
35:42à cette aventure du transfert de technologie.
35:43Je trouve qu'il y en a beaucoup,
35:45mais j'en ai vu une.
35:46C'est la staff-top Motronix.
35:48Parce que j'avais vu une présentation en mai
35:49qui l'use parfaitement.
35:50Parce qu'on est vraiment
35:51dans les besoins du moment.
35:53Expliquez-nous en deux mots
35:53ce qu'ils font.
35:54Alors, Motronix travaille
35:55sur des nouvelles approches
36:00sur la consommation énergétique.
36:02C'est un enjeu qu'on va retrouver
36:05dans beaucoup de choses
36:05en fait, dans les projets
36:08qu'on accompagne.
36:10Et là, c'est ça.
36:11Vous avez repéré l'innovation
36:12et vous avez dit, tiens,
36:13en ce moment, quand même,
36:14les puces IA,
36:14c'est quand même
36:15la consommation énergétique.
36:16Les puces IA,
36:17c'est quand même un domaine.
36:18Là, on peut peut-être pousser
36:19pour voir s'il n'y a pas une...
36:21On ne peut pas créer
36:21quelque chose avec de la valeur.
36:22Exactement.
36:23Et donc, nous,
36:24notre objectif derrière,
36:26c'est comment est-ce qu'on s'assure
36:27que cette technologie
36:29qui sort de nos laboratoires,
36:30qui caractérise
36:32de la recherche d'excellence derrière,
36:34va correspondre derrière
36:36à un attendu du marché,
36:37va correspondre à des standards
36:39d'industrialisation,
36:40va correspondre à, concrètement,
36:43à tout un cahier des charges
36:44que le chercheur
36:45n'a pas forcément en tête
36:46quand il se lance
36:46dans ses actions de recherche
36:49et que nous, on va structurer
36:52pour lui.
36:53Et tout ça,
36:54ça s'inscrit dans le plan triennal
36:55sur lequel vous travaillez
36:56en ce moment ?
36:57Exactement.
36:58Nous, on a, donc moi,
36:59depuis ma prise de fonction
37:00en tant que directeur général
37:01de CNRS Innovation
37:02en juillet dernier,
37:03en juillet 2025,
37:04on a travaillé
37:05sur un plan triennal
37:07avec deux gros chantiers.
37:10Le premier,
37:11c'est de conforter
37:13notre position
37:14avec le monde économique.
37:15Nous, on est convaincus
37:16que la valeur
37:16qu'on va apporter
37:18auprès de nos chercheurs
37:19et auprès de nos partenaires économiques,
37:20c'est en facilitant
37:21le transfert d'informations
37:23entre ces deux mondes.
37:24Ce sont deux mondes
37:25qui n'ont pas forcément
37:25les mêmes codes,
37:27la même grammaire
37:28et donc charge à nous
37:29de rendre cette frontière
37:30la plus poreuse
37:31pour que les chercheurs
37:33comprennent
37:33les attendus du marché
37:34et pour que les experts,
37:36les acteurs du monde économique
37:37comprennent les pépites
37:38qu'on a dans les laboratoires,
37:40les identifient
37:41et imaginent
37:42comment les intégrer
37:43derrière dans leur chaîne de valeur.
37:44Et puis qu'elles aient
37:44le même agenda
37:45parce que je sais que souvent,
37:47j'en parlais beaucoup
37:48avec l'ancien patron du CNRS
37:49Antoine Petit
37:50qui me disait souvent
37:50c'est ça,
37:51on a la technologie
37:53mais lorsqu'on va avoir
37:54le grand roux,
37:54il dit oui mais en ce moment
37:55ce n'est pas notre priorité
37:56ou alors on a autre.
37:57Enfin, il faut trouver aussi
37:58ces parcours
37:59qui un jour réussissent
38:00à se croiser.
38:01À se croiser exactement
38:01et puis parfois même
38:02tout à l'heure
38:03vous interviewez
38:04Maud Vinet de Kobli
38:07effectivement
38:08quand l'aventure
38:09des startups quantiques
38:10s'est lancée
38:10le marché n'existait pas
38:11on sentait qu'il y avait
38:12quelque chose
38:13d'intéressant à les creuser
38:15si on parle du quantique
38:16les manips
38:17les recherches
38:19qui étaient faites
38:20qui sont fondatrices
38:21d'un bon nombre
38:21de technos
38:22qui sont actuellement
38:22développés par les startups
38:23c'était dans les années 70
38:25c'était une époque
38:26où à aucun moment
38:27on se dit
38:28que Kobli
38:29viendrait présenter
38:31D'ailleurs, vous avez signé
38:32autour de la Deep Tech
38:33vous avez signé un accord
38:34avec BPI France
38:35en 2025
38:35c'est ça
38:37j'imagine pour apporter
38:38un peu de finance
38:38parce qu'il faut de l'argent
38:39aussi derrière
38:40mais c'est ça
38:40c'est pour faciliter
38:41peut-être
38:42que vous avez repéré l'idée
38:43C'est effectivement
38:44sur beaucoup de choses
38:45BPI France
38:45c'est un partenaire
38:46privilégié bien entendu
38:48qui est un acteur majeur
38:51dans la Deep Tech
38:52en France
38:52qui a beaucoup travaillé
38:54notamment avec la mise en oeuvre
38:55des plans Deep Tech
38:56et donc effectivement
38:57on a un certain nombre
38:58de sujets en commun
38:58un des sujets
38:59sur lequel on travaille
39:00activement actuellement
39:01et qui va faire l'objet
39:03d'un livre blanc
39:03d'ailleurs
39:03qui va être publié
39:05très prochainement
39:05c'est comment est-ce
39:06qu'on identifie
39:07les meilleures pratiques
39:09de transfert de technologie
39:11pour accélérer
39:11en fait la sortie
39:12des technologies
39:13des laboratoires
39:13aujourd'hui parfois
39:15on peut
39:16on se rend compte
39:17que le transfert de technologie
39:18prend un petit peu de temps
39:20pour des raisons
39:21contractuelles
39:21pour des raisons
39:22de validation
39:23du besoin
39:25du partenaire
39:26et donc comment est-ce
39:27qu'on peut réduire
39:29ce temps
39:30parce qu'on se rend compte
39:30que ça va de plus en plus vite
39:31et que maintenant
39:33toute semaine perdue
39:34dans des choses
39:36comme ça
39:36oui les autres
39:37ne nous attendent pas
39:38non
39:39je regardais
39:40dans ce plan trianal
39:41aujourd'hui
39:41vous avez créé
39:42une cellule
39:43d'intelligence économique
39:44oui
39:44alors cette cellule
39:45d'intelligence économique
39:47elle va avoir deux rôles
39:48nous professionnaliser
39:50nous
39:50pour comprendre
39:51les attendus du marché
39:52et ça c'est un vrai enjeu
39:53pour orienter
39:54nos détections
39:56et puis aussi
39:57essayer d'identifier
39:58des signaux faibles
39:59qui laissent penser
40:00qu'un marché
40:01va probablement
40:02se structurer prochainement
40:03et essayer d'identifier
40:04nous
40:04dès à présent
40:06les pépites
40:07dans nos laboratoires
40:08qui pourraient répondre
40:08à ces attendus
40:09qu'est-ce que vous mettez
40:10comme indicateur
40:12justement
40:12chez CNRS Innovation
40:14pour vous dire
40:15tiens
40:17voilà
40:18sur cette année-là
40:19on a plutôt été
40:20plutôt été bon
40:22alors
40:24un point qui est important
40:25c'est que
40:26le transfert de technologie
40:27il se matérialise
40:29par beaucoup
40:29d'externalités
40:30positives
40:30et c'est pas uniquement
40:31sur des cas
40:32de la création
40:32de start-up
40:33mais il y a
40:34de la création
40:34de start-up
40:35d'emplois
40:35effectivement
40:37donc nous
40:37effectivement
40:38on se dit
40:38qu'on a réussi
40:39notre mission
40:40si on a pu
40:41accompagner
40:42un maximum
40:44de porteurs
40:45de projets
40:45vers le marché
40:46identifier
40:46des dichiers
40:47de financement
40:48qui peuvent
40:49prendre le relais
40:49puisque nous
40:50on est le début
40:50de l'histoire
40:51on va financer
40:52on a une poche
40:54de 10 millions d'euros
40:54pour chaque année
40:55pour financer
40:56le tout début
40:56de l'histoire
40:57mais derrière
40:57ce sont les financeurs
40:58les investisseurs
40:59qui prennent le relais
41:00ils sont ici
41:01ce que BPI France
41:01pour vous
41:02l'IA est en train
41:04de changer
41:04la façon de faire
41:05de la recherche
41:05aujourd'hui
41:06oui
41:07indubitablement
41:08de la recherche
41:09c'est même aussi
41:09nos métiers
41:10comment on identifie
41:11ces signaux faibles
41:12c'est des choses
41:14qui sont particulièrement
41:15et j'entendais
41:15j'étais à Normale Sup
41:17il y a quelques mois
41:18et lorsque je leur demandais
41:20mais qu'est-ce qui vous manque
41:20encore aujourd'hui
41:21ils me disent
41:22c'est la data
41:23c'est vraiment la data
41:24pour continuer
41:26dans la recherche
41:27c'est vrai que la data
41:28alors nous sur nos sujets
41:30la data
41:31on en a beaucoup
41:32mais il y a un gros travail
41:34de la restructurer
41:35pour qu'elle soit
41:35mangeable
41:36entre guillemets
41:36par une âme
41:37on en a beaucoup
41:38si on reprend
41:39sa dernière estimation
41:39on a été créé en 92
41:40donc des transferts
41:41de technologie
41:42on en a fait quelques-uns
41:44mais effectivement
41:45c'est un vrai enjeu
41:46dans les projets
41:46qu'on accompagne
41:47et nous en interne
41:49d'identifier
41:50ces gisements de data
41:51qui permettront derrière
41:52d'actionner la brique
41:53qu'il y a
41:53et de créer
41:54des valeurs supplémentaires
41:55Dernière question
41:56j'imagine que pour vous
41:57le terme souveraineté
41:58est important aussi
41:59d'avoir
42:00CNRS
42:01laboratoire de recherche
42:02même si vous avez
42:03beaucoup de collaboration
42:04au niveau international
42:04mais voilà
42:05pouvoir conserver
42:07des pépites
42:07des innovations
42:08des chercheurs
42:09en France
42:10en Europe
42:10c'est important
42:11C'est un vrai enjeu
42:12c'est un vrai enjeu
42:13on sait que
42:14d'un point de vue
42:16capacité d'investissement
42:17en Europe
42:17on a les poches
42:18un peu plus limitées
42:19que par exemple
42:20de l'autre côté de l'Atlantique
42:21quand on a un euro
42:22investi en France
42:22en CID
42:23on a 3 dollars investis
42:25aux US
42:25et quand on a un euro
42:27investi en France
42:27en CID
42:28on en a 16
42:28donc forcément
42:29les capacités d'investissement
42:30ne sont pas les mêmes
42:31charge à nous
42:32derrière
42:32de nous assurer
42:34que la fusée
42:35qu'on met sur le pas de tir
42:36au départ
42:37la trajectoire
42:38est bien calibrée
42:39et que chaque euro
42:40qui sera investi
42:41dans cette trajectoire
42:43en fait compte
42:45donc ça effectivement
42:45ça fait partie
42:46des gros enjeux
42:47qu'on a aussi nous
42:48et bien on va suivre tout ça
42:49et merci infiniment
42:50d'être venu jusqu'ici
42:51sur le plateau
42:52de Tech & Co-Business
42:53Thomas Ribeiro
42:54directeur général
42:55de CRN
42:55CNRS Innovation
42:57merci d'avoir été avec nous
42:58on marque une courte pause
42:59et on va se retrouver
43:00tiens avec deux startups
43:01Nano Explore
43:02et Dessia
43:02c'est tout de suite
43:03sur BFM Business
43:11Nous sommes ici à l'Accor Arena
43:13où BPI France organise
43:14son grand événement big
43:16plus de 90 000 visiteurs ici
43:18je vous en parle beaucoup
43:19parce qu'ils sont vraiment
43:19très très nombreux
43:20et parmi eux
43:21beaucoup de startups
43:22on en a deux
43:23nous avons la chance
43:24d'en avoir deux avec nous
43:25sur ce plateau
43:26Nano Explore
43:27avec Edouard Lepa
43:28directeur général
43:29bonjour
43:29bonjour
43:30Edouard merci d'être avec nous
43:31startup créée entre Paris
43:33et Montpellier c'est ça
43:34dans les années 2010
43:35si c'est jeu
43:36alors effectivement
43:37créé en 2010
43:38et maintenant on a quatre bureaux
43:39Caen, Paris, Montpellier, Grenoble
43:41et donc on a la conception
43:42de processeurs
43:43pour les satellites
43:44de nouvelle génération
43:44si je résume en trois mots
43:46c'est ça ?
43:47c'est ça
43:47on est un peu le petit Intel
43:48du spatial et de la défense
43:49voilà et bien on va revenir
43:50justement avec vous
43:51pour voir comment
43:52vous pourriez devenir
43:53le grand Intel
43:54justement dans cet univers
43:55et avec nous également
43:56Pierre-Emmanuel Dumouchel
43:57bonjour
43:58bonjour
43:58Pierre-Emmanuel
43:59alors on vous connaît bien
44:00fondateur EDG de Dessia
44:01vous êtes venu plusieurs fois
44:02sur notre plateau
44:07vous automatisez
44:08les process d'ingénierie
44:09en fait vous faites
44:09de l'ingénierie augmentée
44:11c'est ça ?
44:11exactement
44:11on développe des agents
44:13en intelligence artificielle
44:14qui vont aider les ingénieurs
44:16à faire de la conception automatique
44:18donc très concrètement
44:19concrètement
44:19chez Renault
44:21des harnais électriques
44:22comment faire le câblage électrique
44:24automatiquement grâce à un agent
44:25c'est un sujet extrêmement important
44:27et j'imagine que tout ça
44:29c'est un univers
44:31qui vit un bouleversement
44:33assez incroyable
44:33avec l'intelligence artificielle
44:35ah oui complètement
44:36en fait il y a un peu de révolution
44:37parce que
44:38il y a eu la révolution du code
44:39avec les agents codeurs
44:41les cloud code
44:42et les codex
44:43et autres
44:43et finalement
44:44c'était déjà un métier
44:45qui avait déjà fortement évolué
44:47ça c'est déjà derrière
44:48ça c'est déjà derrière
44:48et là sur la CAO
44:50on a un peu la double révolution
44:51on quitte le monde
44:53de l'artisanat
44:54sur la conception
44:55les assemblages
44:56les systèmes mécaniques
44:57et autres
44:57pour directement rentrer
44:59dans l'ère agentique
45:00avec des agents
45:01qui aident à concevoir
45:02des systèmes simples
45:04complexes
45:04dans l'automobile
45:05dans l'ère autique
45:06un peu partout
45:07pour vous
45:08par rapport au métier
45:09de l'ingénierie
45:10justement
45:11on est dans un univers
45:12où tout est transformé
45:13ou alors on est vraiment
45:14dans une disruption
45:15on est en train de connaître
45:16quelque chose
45:16on est en train de donner
45:17un grand coup de barre
45:18de l'autre côté
45:19enfin de l'autre côté
45:20un grand coup de barre
45:21change de cap
45:21on est vraiment au début
45:22en fait de cette transformation
45:24comme on le dit souvent
45:25là actuellement
45:26les gens
45:27jouent entre guillemets
45:28un petit peu
45:28avec quelques agents
45:30développent leurs agents
45:31les ingénieurs
45:32à droite à gauche
45:32commencent à avancer
45:33et là on commence
45:34à voir finalement
45:36des choses plus complexes
45:37c'est ce qu'on appelle
45:38les architecturages antiques
45:39et en fait on est
45:40vraiment qu'au début
45:41de cette révolution
45:42en plus ce qui doit être
45:44passionnant
45:44dans ce que vous vivez
45:45avec des SIA
45:46c'est que vous travaillez
45:47avec des industriels
45:49mais les deux apprennent
45:50en même temps
45:51à une vitesse
45:52un peu accélérée
45:53exactement
45:53on faisait une table ronde
45:54cet après-midi
45:54avec Renault
45:55et en fait
45:55on expliquait un petit peu
45:57pendant 6 ans
45:57on a co-construit
45:59et en fait
45:59on a évolué
46:00grâce à
46:00en partie
46:02grâce à Renault
46:03et on a un peu
46:04co-construit
46:04notre produit
46:05et la valeur
46:06qu'on apporte
46:06à l'ingénierie
46:07exactement
46:08donc avec nous également
46:09Edor Lepa
46:10donc directeur général
46:11de NanoXplore
46:14alors c'est l'agence
46:15au départ
46:16c'est l'agence spatiale européenne
46:17qui avait lancé un programme
46:18et vous y avez répondu
46:18c'est ça ?
46:19non l'histoire
46:20est un peu plus marrante
46:21c'est qu'en fait
46:21on devait être sous-traitant
46:22d'un client américain
46:23qui devait développer
46:24les composants qu'on développe
46:25et ce client
46:26a arrêté le contrat
46:28et nous on a bataillé
46:29pour le récupérer
46:29à l'époque
46:30on était 5 personnes
46:31d'accord
46:32risque énorme
46:33des agences
46:33donc là c'était
46:34il y a une dizaine
46:35enfin c'était en 2014
46:3612 ans
46:37et risque énorme
46:39pris par les agences
46:40qui n'ont pas l'habitude
46:41dans ce domaine là
46:41de prendre des risques
46:42inconsidérés
46:43mais comme le savoir-faire
46:44était quasiment unique
46:45en Europe
46:46on a pris le pari
46:47de miser sur nous
46:47pari qu'à payer
46:48puisqu'en 2017
46:49premier prototype
46:50et maintenant
46:51on est à peu près
46:51utilisé dans toutes
46:52les missions européennes
46:53avec des composants
46:54qui se sont même posés
46:55sur la lune
46:56c'est formidable
46:57et puis surtout
46:58remettons-nous
46:59dans le contexte
46:59on ne parlait pas encore
47:01beaucoup de Space Tech
47:02on avait bien Elon Musk
47:03dans un coin
47:04qui bricolait ses fusées
47:05donc il fallait quand même
47:06c'est un sacré pari
47:08parce qu'aujourd'hui
47:09on se dirait
47:09ben oui la Space Tech
47:10ça y est
47:10enfin ça y est
47:11on voit que l'élan
47:13est donné
47:14mais si on est en 2017
47:16c'était pas aussi évident
47:18de se lancer
47:20dans cette aventure là
47:20non tout à fait
47:22alors ce qu'il faut bien
47:23avoir en tête
47:23c'est que c'était surtout
47:24la souveraineté
47:25qui posait problème
47:26déjà dans la spatiale
47:27et la défense
47:28la notion de souveraineté
47:29était bien prise en compte
47:31et notamment l'électronique
47:32était l'une des problématiques
47:33fortes du secteur
47:35et donc c'est dans ce contexte là
47:37que l'ESA et le CNES
47:37voulaient vraiment
47:38donner une impulsion
47:39pour développer
47:40ce genre de technologie
47:41les principales particularités
47:43de vos composants
47:44c'est quoi ?
47:45nous aujourd'hui
47:45on a développé
47:46des gammes de composants
47:46extrêmement fiables
47:47dans les milieux
47:48hostiles
47:49fiables aux radiations
47:50fiables en durée de vie
47:52par exemple un composant
47:53peut durer 18 ans
47:54en l'air
47:54sans maintenance
47:55ce qui dans l'électronique
47:56commerciale semble aberrant
47:58et du fait que
47:59dans un satellite
48:00on ne peut pas
48:00faire de maintenance
48:01donc quand vous envoyez
48:02un satellite géostationnaire
48:04pendant 18 ans en l'air
48:04il faut que ça tienne
48:05et l'électronique
48:06c'est une des pierres angulaires
48:07du satellite
48:07du coup
48:08j'imagine que vous regardez
48:09avec un certain regard
48:11ce qui se passe aujourd'hui
48:13avec ceux qui veulent
48:14monter des data centers
48:16dans l'espace
48:17on l'a vu
48:17il y a eu une expérimentation
48:18avec 4 puces
48:19la récente
48:20on se dit
48:20oui c'est pas aussi facile
48:22parce qu'entre les radiations
48:23la température
48:24évacuer la chaleur
48:26le temps
48:27je crois qu'il faut
48:27attendre un certain temps
48:28avant de refaire travailler
48:29le processeur
48:31c'est un vrai savoir-faire
48:32tout à fait
48:33le problème du spatial
48:34c'est que par rapport
48:35à un data center
48:35vous êtes en l'air
48:36il peut faire très chaud
48:38ou très froid
48:38vous n'avez pas de prise secteur
48:40jusqu'à preuve du contraire
48:41et vous n'avez pas de ventilateur
48:43donc ça rajoute
48:44des contraintes très fortes
48:45sur des circuits
48:45qui consomment
48:46et qui émettent
48:48beaucoup de chaleur
48:49si vous voulez
48:49donc c'est des enjeux énormes
48:51par contre vous avez une source
48:52d'énergie infinie
48:53qui s'appelle le soleil
48:54et quand vous dites
48:55durci en radiation
48:56ça veut dire quoi ?
48:56parce qu'on ne va pas rajouter
48:57un blindage
48:58qui va alourdir encore
49:01le système
49:01et alourdir le satellite
49:03alors ce qui va se passer
49:04par exemple
49:04si vous prenez votre smartphone
49:05et que vous le mettez en l'air
49:06il va bugger tout le temps
49:08parce que les radiations
49:08vont venir impacter l'électronique
49:10et donc si vous avez
49:11des satellites
49:11ou des équipements
49:12qui ne peuvent pas se permettre
49:13d'être redémarrés
49:14toutes les deux minutes
49:15vous devez avoir des composants
49:17qui sont efficaces
49:18contre les radiations
49:19donc ils ne sont pas impactés
49:22significativement
49:22quand les radiations
49:23viennent bombarder
49:23les équipements
49:24quand il y a une éruption solaire
49:25par exemple
49:26SpaceX a perdu plein de satellites
49:27à l'époque
49:28au moment des éruptions solaires
49:29donc nous notre technologie
49:30c'est d'offrir
49:31une très forte résilience
49:32vis-à-vis des radiations
49:33pour aider les utilisateurs
49:34à atteindre les objectifs
49:35alors j'imagine
49:37j'essaie de faire un lien
49:38entre vous
49:39peut-être travaillez-vous ensemble
49:40déjà
49:41non pas encore
49:41on pourrait trouver
49:42parce que
49:43j'imagine Pierre-Emmanuel
49:45avec Dessia
49:46vous le but
49:47c'est de réduire
49:49votre défi
49:49c'est de réduire
49:50les cycles de développement
49:51c'est ça ?
49:51oui exactement
49:53comme il faut aller vite
49:54dans tous les secteurs
49:55exactement
49:55il y a un peu
49:56deux grands sujets
49:57autour de l'agent
49:59l'agentique
50:00en ingénierie
50:01la première
50:01c'est la productivité
50:02c'est comment aider
50:03des industriels
50:04automobiles et aéronautiques
50:05à compacter
50:06leur temps de développement
50:07ça c'est vraiment
50:07un sujet extrêmement fort
50:08et l'autre sujet
50:10c'est aussi
50:10la complexité technique
50:12un petit peu
50:12ce qui a été évoqué
50:14c'est comment aider
50:15l'ingénieur
50:16à gérer des systèmes
50:17qui sont hyper complexes
50:18des systèmes
50:19qui ont des centaines
50:20de contraintes
50:20et ça ne va pas aller
50:21en s'arrangeant
50:22on repense un peu
50:24au dieselgate
50:24et à toute la complexité
50:25qu'ont les ingénieurs
50:26à trouver une solution
50:28qui matche
50:29avec l'ensemble des normes
50:30mais en fait
50:30ces sujets là
50:31ça va devenir
50:32de plus en plus courant
50:33comment être capable
50:34de concevoir
50:34réduire l'impact carbone
50:36tout en respectant
50:37les normes
50:37c'est vraiment
50:38l'enjeu de demain
50:39et ça sans IA
50:40oui et vous allez arriver
50:42à industrialiser un peu
50:45ces processus IA
50:46parce qu'on imagine
50:47que j'ai l'impression
50:48que pour chaque problème
50:48il faut optimiser
50:49le processus de conception
50:50c'est-à-dire
50:51exactement
50:51et ça c'était un peu
50:53la première vie
50:54de DCIA
50:55en fait
50:56on a 9 ans
50:57la première partie
50:58de DCIA
50:58on était beaucoup
50:59dans de la digitalisation
51:00manuelle
51:00avec des grosses équipes
51:01de data scientiste
51:02qui venaient comprendre
51:03comment les ingénieurs
51:04travaillaient
51:04pour venir construire
51:06un peu manuellement
51:06des agents
51:07et là aujourd'hui
51:08comme tout le monde
51:08on bénéfie
51:09de cette révolution agentique
51:11de ces agents codeurs
51:12de ces LLM
51:13et en fait
51:14c'est un formidable
51:15tremplin
51:16vers beaucoup plus
51:17d'automatisation
51:18et vers
51:18une généralisation
51:20du déploiement
51:21de ces agents
51:22sur des sujets
51:23aussi divers et variés
51:24avec des ingénieurs
51:26qui ne se sentent pas
51:27parfois dépossédés
51:27un peu
51:28c'est un grand sujet
51:30on dit beaucoup
51:31transformation digitale
51:33mais c'est peut-être
51:34plus une transformation
51:35humaine
51:36en fait
51:36c'est une transformation
51:37des organisations
51:38et ça c'est un vrai sujet
51:39comment réorganiser
51:40un département
51:41comment replacer
51:43les frontières
51:43l'IA
51:45replace
51:46et déconstruit
51:48complètement
51:48les frontières
51:49et les formats
51:51d'échange
51:51qu'il peut y avoir
51:51entre deux équipes
51:52ou qu'il peut y avoir
51:53entre un supplier
51:54et un OIM
51:55par exemple
51:56et si on ne fait pas
51:57cette remise en question
51:59et bien finalement
52:00les bénéfices de l'IA
52:01sont assez minimes
52:02et ça c'est un gros problème
52:03et c'est pour ça
52:04qu'on entend souvent
52:04en disant
52:05moi je brûle
52:07beaucoup de tokens
52:08et finalement
52:09les gains
52:09je ne les vois pas encore
52:10parce que ce sont des gens
52:12qui ont mis de l'IA
52:13un peu partout
52:14mais qui ne se sont pas
52:15posé la question
52:16de comment repenser
52:17l'organisation
52:18comment repenser
52:19l'ingénierie
52:19et les processus
52:20et ça c'est fondamental
52:21alors repenser l'ingénierie
52:23est-ce que vous
52:26Edouard Lepape
52:27avec Danux Explore
52:29vous êtes tributaire
52:31aussi d'une chaîne
52:31d'approvisionnement
52:32assez pointue
52:33parce que pour livrer
52:35en temps en heure
52:36avoir la technologie
52:36comment ça se passe
52:37de ce point de vue là
52:38déjà je vais rebondir
52:39sur un point
52:39effectivement
52:40l'utilisation de l'IA
52:41va devenir un enjeu
52:42absolument essentiel
52:43pour des sociétés
52:44comme nous
52:44pour améliorer
52:45de manière générale
52:45notre flot de conception
52:47pour vous redonner
52:47un ordre de grandeur
52:48nos ingénieurs
52:49conçoivent la ville
52:50de Paris
52:50ou la région
52:51Île-de-France
52:51au niveau nanométrique
52:53donc ça vous donne
52:54c'est à dire que
52:54toute la ville
52:55c'est vraiment
52:56ce qu'il faut
52:56qu'on a à faire
52:56donc vous comprenez bien
52:58que tout ce qui va être
52:59automatisation
53:00à travers l'IA
53:00est un enjeu
53:01absolument essentiel
53:02et sur la chaîne
53:06au niveau souverain
53:07ou au niveau international
53:08et sachant que
53:10l'enjeu est
53:11à la fois géopolitique
53:12stratégique
53:13et pour offrir
53:14de la souveraineté
53:15Et évidemment
53:16dans votre univers
53:17c'est un gros enjeu
53:18la souveraineté
53:19aujourd'hui
53:19C'est un enjeu
53:20absolument essentiel
53:21parce que pour faire simple
53:21les lignes d'approvisionnement
53:23sont basées sur Taïwan
53:24et l'Asie
53:24de manière générale
53:25donc la géopolitique
53:27aura un impact très fort
53:28si demain il y avait
53:28des événements malheureux
53:29qui devaient se passer
53:30et le savoir-faire
53:31est largement dominé
53:32par les américains
53:34Pierre-Emmanuel
53:35vous l'étape suivante
53:36pour des CIR
53:37il faut digérer
53:39cet IA agentique
53:39mais qui continue
53:40à avancer
53:41et puis la physique
53:42à l'EI aussi
53:43qui arrive
53:43tout ce qui va être
53:44IA robotique
53:45Exactement
53:46la physique à l'EI
53:47c'est assez énorme
53:49ce qui est en train d'arriver
53:50avec des systèmes
53:51et des façons
53:52de simuler le réel
53:53beaucoup plus rapidement
53:54nous notre gros challenge
53:55c'est l'architecture agentique
53:57et c'est un produit
53:58qu'on est en train
53:58de déployer
53:59qu'on appelle
53:59l'Agrangia
54:00et l'Agrangia
54:01c'est notre produit agentique
54:02qui a pour objectif
54:05de faire un peu
54:05le chat GPT
54:06de l'ingénierie
54:07et d'être capable
54:08finalement
54:08d'apprendre
54:09à ces architectures agentiques
54:11comment tel ou tel ingénieur
54:13travaille
54:13parce qu'en fait
54:14finalement
54:14on ne va pas harmoniser
54:15le métier des ingénieurs
54:16partout
54:17mais en fait
54:17ce qui est fondamental
54:18c'est d'apprendre
54:20c'est que les ingénieurs
54:21puissent apprendre
54:22au système
54:23la manière dont ils travaillent
54:24et qui sera différent
54:25de leurs concurrents
54:25et bien ce sera l'occasion
54:26de venir nous en parler
54:28justement
54:28sur BFMIS
54:29merci à tous les deux
54:30c'est passé très vite
54:31Edouard Lepa
54:31directeur général
54:32de NanoXplore
54:33donc ces processeurs
54:35satellites de nouvelle génération
54:36on va suivre attentivement
54:37votre parcours
54:38évidemment
54:39et Pierre-Emmanuel
54:40Edouard Lepa
54:40merci encore fondateur
54:41et directeur général
54:43de Dessia
54:44dans l'ingénierie
54:44augmentée
54:45merci à tous les deux
54:46voilà ici se termine
54:47l'émission
54:48Tech & Co Business
54:49sur BFM Business
54:49depuis Big
54:51alors on enregistrait
54:52dans l'après-midi
54:52si vous entendez
54:53un peu de bruit derrière
54:53je crois que c'est Emmanuel Macron
54:54qui est en train
54:55d'aranguer les foules
54:57les foules des start-up
54:58et des 90 personnes
54:59présentes ici
55:01à une excellente semaine
55:02sur BFM Business
55:03en très bientôt
55:07Tech & Co Business
55:08sur BFM Business

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