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  • il y a 2 mois
Ce mardi 25 août, Frédéric Simottel a reçu Philippe Rambach, chief Artificial Intelligence Officer chez Schneider Electric, Bruno Bouygues, président-directeur général de GYS, Julien Marcilly, président de Fives AddUp, Ludovic Donati, vice-président de l’Afnet et ambassadeur French Corporate Community, et Jean-Marie Saint-Paul, directeur général de Siemens Digital Industries, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:05BFM Business présente Tech & Co-Business, le magazine de l'accélération digitale.
00:11Frédéric Simotel.
00:14Bonjour, bienvenue dans cette émission Tech & Co-Business sur BFM Business.
00:17Nous sommes au salon Global Industrie à Paris-Nord-Villepinte, dans le nord de Paris.
00:21C'est un salon qui se déroule tous les ans, une fois à Lyon, une fois à Villepeinte, à Paris,
00:27et qui réunit la crème de toute notre industrie.
00:29Et on va beaucoup parler, justement, vous allez voir avec nos invités, de relocalisation, de souveraineté, de technologie aussi.
00:36Je recevais dans un instant le Chief AI Officer de Schneider Electric, pour parler justement de transformation énergétique.
00:42On enchaînera avec Bruno Bouy, qui est le président directeur général de GIS.
00:46Voilà, un industriel, une belle ETI industrielle, et qui va nous parler justement de tout ce qu'il fait aujourd
00:50'hui autour des matériels de soudage.
00:53On reviendra en deuxième partie d'émission avec le patron de la division Siemens Digital Industries.
00:59Là encore, tout ce qu'il reste à faire, tout ce qu'il faut faire pour mêler production, données, simulation.
01:04On parlera, alors là c'est absolument passionnant, fabrication additive, impression 3D métal,
01:10avec la société FIV Adop, et avec même une imprimante 3D, qui est en ce moment en train de tourner
01:16dans l'ISS.
01:17On verra tout ça, et puis on terminera en conclusion avec Ludovic Donati, qui nous fera un bilan un peu
01:21de tout ce qui se passe aujourd'hui dans l'industrie,
01:23autour de la souveraineté, autour du potentiel de l'IA, du potentiel du numérique.
01:27Allez, Tech & Co-Business, Global Industrie, c'est parti sur BFM Business.
01:37Allez, on se retrouve avec notre premier invité ici au salon Global Industrie.
01:40Nous sommes au parc Villepinte, tout au nord de Paris.
01:44Voilà, si vous pouvez apercevoir parfois dans des plans larges, tous les robots qui nous entourent.
01:48Et nous recevons Philippe Rambach. Bonjour Philippe.
01:50Bonjour Frédéric.
01:51Merci d'être avec nous, Chief AI Officer chez Schneider Electric.
01:53Alors au cœur évidemment de la transformation industrielle, avec un grand stand là-bas, avec pas mal de partenaires sur
01:58ce stand.
02:00Ma première question, justement, quand je regardais les présentations,
02:03Schneider présente un ensemble de solutions technologiques pour répondre aux mutations rapides.
02:08C'est quoi les mutations rapides aujourd'hui ?
02:10Écoutez, les mutations rapides continuent.
02:12Je ne pense pas que la vie des industriels devienne plus facile avec les semaines et les mois et les
02:17années qui passent.
02:18J'ai l'impression qu'en fait, les choses continuent de s'accélérer.
02:21On continue à avoir des supply chains de plus en plus difficiles, tout le temps soumises à une nouvelle disruption.
02:27On continue d'avoir des surprises sur le monde et dans le monde du coût de l'énergie.
02:31On passe de crise en crise.
02:32Et finalement, tout ça, ça me fait penser et ça me fait dire que nos industriels, nous en particulier,
02:37on doit avoir des systèmes de plus en plus réactifs, capables de s'adapter de plus en plus à des
02:42choses de plus en plus difficiles à prévoir.
02:44Donc pour moi, on est pas dési.
02:45C'est ce qui a changé un peu sur ces 3-4 dernières années.
02:49C'est beaucoup plus agile.
02:50Évidemment, quand on parle industrie, on s'imagine des plans à plusieurs années, alors qu'ils continuent à exister, bien
02:55entendu.
02:55Mais il faut savoir réagir assez vite.
02:57Je pense que l'échelle de temps a vraiment changé.
02:58L'échelle de temps a vraiment changé.
03:00On n'est plus capable, malheureusement, de faire des plans à 5-6 ans.
03:03Et il faut être capable de réagir, de s'adapter aux fluctuations, de s'adapter à ce qui change.
03:07Et c'est très difficile de savoir ce qui va changer.
03:09Donc la vraie réponse, c'est d'être réactif, d'être capable de s'adapter et de prendre en entrée
03:13ce qui se passe et de réagir le plus vite possible.
03:15Alors on va beaucoup parler, évidemment, d'intelligence artificielle sur ce salon.
03:18On va y revenir dans un instant.
03:19Mais beaucoup parler aussi d'efficacité énergétique.
03:22Et là, évidemment, on est au cœur du métier de Schneider Electric.
03:25Pour le domaine qui nous intéresse, le numérique, c'est au niveau des data centers.
03:28Mais c'est aussi pour les machines, pour les bâtiments.
03:30Qu'est-ce que vous présentez ? Qu'est-ce que vous faites dans ce domaine ?
03:33Oui, il ne faut jamais oublier que l'énergie, c'est un des postes de coûts majeurs pour beaucoup, beaucoup
03:37d'industriels.
03:39Il ne faut jamais oublier aussi que depuis quelques années, on va de crise énergétique en crise énergétique.
03:44Avec des coûts qui sont parfois extrêmement élevés.
03:47Et donc nous, aujourd'hui, ce qu'on essaye de faire pour aider nos clients industriels,
03:50on essaye, avec beaucoup de solutions, mais aussi des solutions à base d'intelligence artificielle,
03:55de les aider à consommer d'abord moins d'énergie.
03:57Parce qu'en fait, la première application de l'intelligence artificielle
04:02pour aider nos industriels à consommer moins d'énergie, c'est la suivante.
04:06C'est de se dire, pour optimiser un process, pour réussir à produire autant de pièces,
04:11pour réussir, le process, ça peut être la production, mais ça peut être aussi chauffer un bâtiment,
04:15pour réussir à optimiser ce process et utiliser un minimum d'énergie,
04:19il faut être capable de modéliser ce process.
04:20La première manière pour modéliser ce process, c'est d'avoir des gens qui font une modélisation
04:25à base de lois physiques.
04:26Et quand c'est possible, c'est très bien.
04:28Mais ce n'est pas toujours possible.
04:29Et donc bien souvent, on utilise l'intelligence artificielle,
04:33le sable de machine learning, pour construire un modèle du process
04:36et utiliser ensuite ce modèle pour optimiser et réduire les coûts énergétiques.
04:41Donc ça veut dire qu'il faut y réfléchir avant la conception de la machine,
04:45du système, de la plateforme,
04:46et puis savoir l'améliorer aussi au cours de sa vie.
04:50Oui, mais on peut travailler en cours de vie.
04:52Par exemple, je prends quelque chose qu'on montre.
04:54Aujourd'hui, on est capable d'optimiser la manière d'utiliser une machine,
04:57même post-conception, grâce à l'intelligence artificielle,
05:00en l'utilisant pour optimiser la manière, par exemple,
05:02dont on va faire le convoyage, dont on va optimiser...
05:05Ah oui, il y a toute cette partie-là.
05:05Cette partie-là, par exemple, il y a tout ce qu'on appelle aujourd'hui
05:09les palettes intelligentes,
05:10qui vont être capables d'être gérées à différentes vitesses, etc.
05:14Enfin, je ne rentre pas dans le détail technologique,
05:15mais là, l'IA va, par exemple, aider à améliorer l'efficacité de la machine,
05:19produire plus de pièces,
05:20produire plus de rendements avec la même énergie, voire moins d'énergie.
05:24Ça veut dire qu'aujourd'hui, je regardais les annonces qui sont faites
05:26dans le cadre de ce salon Global Industrie,
05:28chez Schneider Electric,
05:29il y a des disjoncteurs à vide,
05:30des systèmes d'entrée-sortie haute performance,
05:32des matériels pour lesquels, aujourd'hui, la connectivité est importante.
05:35Ça fait évidemment des années qu'on parle d'Industrie 4.0,
05:38avec ces datas qui sortent de ces machines,
05:40mais là, aujourd'hui, ça devient crucial.
05:42Oui, il y a une chose qui est commune à tout ça,
05:44et c'est de plus en plus vrai,
05:45c'est qu'on remplit de plus en plus toutes ces machines,
05:47tous ces disjoncteurs, tous ces appareils électriques,
05:50de capteurs de données qui remontent de l'information.
05:53Et grâce à cette information,
05:54on est capable ensuite, soit ce qu'on appelle « at the edge »,
05:57donc localement, au niveau de la machine,
05:59au niveau de l'usine,
06:00d'utiliser ces données pour optimiser la production,
06:04pour optimiser la consommation énergétique,
06:06ou alors, dans certains cas, de la remonter dans le cloud,
06:09pour utiliser d'autres types d'applications à base d'IA.
06:12Mais ce qui est commun à tout ça,
06:13c'est que toutes ces machines deviennent de plus en plus
06:15des capteurs de données, des capteurs d'informations,
06:17qui permettent ensuite à l'IA d'utiliser tout ça
06:20pour, le plus classique, le plus habituel,
06:23mais extrêmement important, optimiser la maintenance,
06:25ou plus difficile, et on le fait beaucoup,
06:28optimiser la consommation énergétique,
06:29ou optimiser même la manière de faire la production,
06:33la manière de produire.
06:34Et là, les industriels, ils sont prêts à tout ça,
06:36parce que c'est vrai que, je le dis à l'instant,
06:39on en parle depuis longtemps,
06:40mais cette capture de la donnée,
06:42cette collecte de la donnée,
06:43ce traitement de la donnée,
06:44cette gouvernance de la donnée,
06:46on sent parfois que ce n'est pas forcément la priorité.
06:48On veut avant tout une machine qui marche bien,
06:51qui dure.
06:51Alors, on en a parlé pour la maintenance,
06:53mais aujourd'hui, on arrive à étendre
06:55l'utilisation de ces données.
06:56Nous, on voit quand même beaucoup d'appétence
06:59chez nos clients,
06:59parce que les gens commencent à comprendre
07:00qu'utiliser ces données,
07:03utiliser l'IA,
07:03on parle souvent quand même
07:05de 10 à 15 % d'amélioration,
07:07en particulier sur l'énergie.
07:08Donc, l'impact est fort.
07:10L'impact est fort.
07:11Et finalement,
07:12la vraie difficulté,
07:13elle est bien sûr dans la collecte de la donnée,
07:16bien sûr dans l'IA,
07:17mais ça, on aide beaucoup nos clients.
07:18Ensuite, c'est la transformation,
07:19comme toujours.
07:21Et donc, en fait,
07:21les industriels,
07:22ça fait des années
07:23qu'ils ont l'habitude de se transformer.
07:24Ça fait des années
07:25qu'ils pratiquent le Lean.
07:26Ça fait des années
07:27qu'ils pratiquent le Six Sigma,
07:29le Kaizen,
07:29enfin tout ça.
07:30Et donc, finalement,
07:31cette habitude de se transformer,
07:33de constamment réfléchir à leur process,
07:35de comment optimiser,
07:36ils l'ont au cœur de leur métier.
07:38Et simplement,
07:39c'est rajouter la data
07:41et l'IA à ça.
07:42Mais le plus difficile,
07:44qui est la transformation,
07:45c'est en fait quelque chose
07:46que les industriels pratiquent
07:47depuis 20, 30 ans
07:48en permanence.
07:50Et donc, moi,
07:50je suis extrêmement optimiste
07:51sur la capacité de l'industrie
07:53à s'adapter,
07:54donner,
07:55IA, etc.
07:56Et justement,
07:56si on parle de s'adapter,
07:57on parle beaucoup de cette vague
07:58IA agentique
07:59avec des agents autonomes.
08:00C'est une vague qui va arriver
08:02forcément dans le domaine industriel.
08:04Mais sous quelle forme
08:05elle peut arriver ?
08:06Elle peut arriver sous deux formes,
08:07en fait.
08:07Nous, on voit l'IA agentique
08:09arriver d'une part
08:09sous la forme d'agents
08:10complètement autonomes,
08:12complètement opérationnels
08:13qui vont par eux-mêmes
08:14optimiser l'énergie,
08:16optimiser les process.
08:17Et on voit aussi
08:18les agents plus conversationnels
08:19qui vont vraiment aider l'humain.
08:21Par exemple,
08:22une des difficultés
08:23que rencontrent la plupart
08:24de nos clients,
08:25c'est quand ils veulent déployer
08:26de l'automatisme,
08:27ils n'ont souvent pas assez
08:29d'ingénieurs automaticiens,
08:31pas assez de gens capables
08:32de programmer les automates.
08:34Eh bien, typiquement,
08:34un agent conversationnel,
08:35c'est un agent
08:36qu'on va implémenter
08:37dans l'automate
08:37qui va donner
08:38à l'ingénieur automaticien
08:4015%, 20%,
08:4130% de productivité
08:42en l'aidant
08:43à faire un meilleur code,
08:44en l'aidant
08:45à documenter son code,
08:46en l'aidant
08:46à générer des résultats de test.
08:47Donc, nous, on voit vraiment
08:48deux types d'agents.
08:50Ceux complètement autonomes
08:51presque cachés
08:52qui vont apprendre,
08:53optimiser, autonomiser.
08:54C'est très vrai
08:55au niveau de l'optimisation énergétique.
08:57Et puis, tout un tas
08:58d'agents plus conversationnels
08:59qui vont aider nos clients
09:00à faire ce qu'ils faisaient
09:01déjà aujourd'hui,
09:02mieux, plus vite.
09:03Et je pense en particulier
09:04à toutes les tâches d'ingénierie
09:05où l'IA conversationnel,
09:07l'IA agentique
09:08va apporter un changement
09:09majeur de bien de travailler.
09:10Elle arrive dans cet univers.
09:12Autre sujet aussi,
09:13alors, bruit de fond aussi
09:15dans ce salon global industrie,
09:16c'est tout ce qui concerne
09:17la souveraineté industrielle,
09:19la souveraineté technologique.
09:20Enfin, voilà,
09:20on peut mettre
09:21beaucoup de termes
09:22pour expliquer tout ça.
09:23Il y a de gros enjeux aussi.
09:24Et vous,
09:25Schneider Electric,
09:25comment vous y répondez aujourd'hui ?
09:26Alors, acteur mondial,
09:28enfin, on aime bien
09:28le siège étant en France,
09:29mais acteur mondial par référence ?
09:31Absolument.
09:31D'abord, on est un acteur mondial,
09:32mais on est aussi
09:33un acteur très multilocal.
09:34Donc, on essaye
09:35d'avoir des solutions
09:37adaptées à chaque géographie,
09:38avec des aspects souverains
09:39pour chacune des géographies.
09:40Mais je vais en profiter aussi
09:41pour passer quelques choses
09:42à laquelle je crois beaucoup moi,
09:44pour laquelle la France,
09:45et je suis ici
09:45global industrie,
09:46a un rôle majeur à jouer.
09:48C'est la suivante.
09:49Quand on parle souveraineté,
09:50on parle souvent
09:52puces,
09:53data centers.
09:54On oublie quelque chose
09:55où l'Europe
09:55et la France en particulier
09:56a un rôle majeur à jouer.
09:58C'est ce que j'appelle
09:58l'IA applicative.
10:00Aujourd'hui,
10:00pour faire de l'IA
10:01vraiment utile
10:02pour nos industries,
10:03il faut bien sûr
10:03des compétences en modèle,
10:05il faut des compétences en IA,
10:07mais il faut avoir
10:07ces compétences métiers,
10:09cette compréhension
10:10de comment on fabrique,
10:11comment on produit
10:11du besoin client.
10:13Et là,
10:13toutes ces IA
10:14ne seront vraiment utiles
10:15que si on mélange
10:16cette compétence métier,
10:17cette compétence fondamentale IA
10:19et qu'on développe
10:20des applications
10:20qui seront directement utiles
10:22à l'industrie,
10:23qui apporteront
10:24des pourcents de productivité.
10:25Et là,
10:25on peut avoir
10:26cet univers
10:26un peu plus souverain.
10:28Là,
10:28tout est à faire aujourd'hui.
10:30Aujourd'hui,
10:30tout est à faire.
10:31Nous,
10:32on le fait
10:32dans le domaine énergétique.
10:33On apporte des solutions
10:35qui permettent
10:35d'optimiser l'énergie
10:36au niveau d'une pièce,
10:37d'une usine,
10:38d'un bâtiment,
10:39d'un data center.
10:40Mais tous les acteurs
10:41qui sont aujourd'hui
10:42à Villepinte
10:43ont une compétence métier
10:44extrêmement forte
10:45et il est capital
10:46que dans ce qu'ils apportent
10:47à leurs clients,
10:47ils intègrent l'IA
10:48pour apporter plus de valeur
10:50et ne pas avoir
10:50uniquement l'IA
10:51comme un moyen
10:52de productivité
10:53dans leur process,
10:54dans leur consommation énergétique.
10:55Bien sûr que c'est utile,
10:56bien sûr que c'est nécessaire.
10:57Mais moi,
10:58vraiment,
10:58je suis convaincu
10:59qu'en termes de souveraineté,
11:00la France et l'Europe,
11:02parce qu'on a
11:03cette industrie encore forte,
11:04parce qu'on a
11:05cette industrie leader
11:06dans beaucoup de domaines
11:07en termes de compétences métiers,
11:08si on combine ça
11:09avec de l'IA,
11:10on va être capable
11:11de construire demain
11:12une offre extrêmement différenciante,
11:14extrêmement nouvelle,
11:15extrêmement souveraine
11:16qui nous donnera
11:17dans le marché mondial
11:18une position forte
11:19dans l'IA applicative,
11:21dans l'IA
11:22pour l'efficacité
11:23dans le monde industriel.
11:24Ça veut dire
11:25que dans toutes ces industries,
11:25il faut qu'il y ait
11:26une fonction un peu comme la vôtre,
11:27ce chief AI officer ?
11:28Je pense que ceux
11:30qui n'y sont pas
11:30doivent y aller maintenant
11:31et rapidement
11:32et vraiment dans l'idée
11:33de comment ils mettent
11:34de l'IA
11:34au service de leurs clients
11:35et pas uniquement
11:36au service
11:37de leur efficacité interne.
11:38Eh bien voilà,
11:38j'espère que le message est passé.
11:39Merci Philippe Romarec
11:40d'avoir été avec nous.
11:41Je rappelle,
11:41vous êtes chief AI officer
11:42chez Schneider Electric,
11:43donc très présent,
11:44évidemment acteur présent ici
11:46sur ce global industrie.
11:48Allez, on marque une courte pause
11:49et on se retrouve juste après
11:49avec notre invité suivant.
11:51Évidemment,
11:51on va continuer à parler industrie.
11:53C'est tout de suite.
11:59Allez, on est reparti
12:00avec notre invité Bruno Bouygues.
12:02Bonjour Bruno.
12:03Bonjour.
12:03Merci d'être avec nous.
12:04Président directeur général
12:05de GIS GYS,
12:07voilà pour ceux
12:07qui nous écoutent en radio,
12:08qui s'est réinventé
12:10en 20 ans, 22 ans,
12:11mais plusieurs fois
12:12le métier de l'industrie
12:13du soudage
12:14puisque GIS est un groupe
12:15industriel français
12:16spécialisé dans la conception
12:17de machines d'équipements
12:18pour le travail du métal,
12:19la recherche de batteries,
12:20on va en parler dans un instant.
12:21Présent dans 130 pays,
12:22c'est 1000 personnes aujourd'hui.
12:24Un site que l'on connaît
12:25un peu à BFM,
12:26c'est à Laval,
12:27dans la Mayenne.
12:28Alors, si on devait un peu
12:30donner rapidement
12:31les quelques,
12:32c'est 3-4 grands métiers
12:34chez GIS ?
12:34Oui, on a le travail du métal
12:36dans lequel on va faire
12:37du soudage comme tu l'as dit,
12:38du coupage,
12:39de la chauffe par induction,
12:40du travail de réparation
12:41des carrosseries de voitures.
12:43Donc ça, c'est le premier univers.
12:44Et le deuxième,
12:45tout ce qui tourne autour
12:46de la batterie,
12:46donc les chargeurs de batterie.
12:48Alors, la tentation est grande ici,
12:50sur ce salon global industrie,
12:51de ne parler que d'IA
12:52parce que c'est vraiment
12:53le thème aujourd'hui.
12:55Alors, j'imagine que chez GIS,
12:56c'est intégré,
12:58il y a de la data.
12:59Ça fait longtemps
12:59qu'on parle ensemble
13:00d'industrie 4.0,
13:01de data qui remonte
13:02des machines,
13:03comme on vient d'en parler
13:03avec Philippe Rambach
13:04de Schenner Electric.
13:05Comment ça s'intègre
13:06aujourd'hui,
13:07cette IA ?
13:07Chez GIS, justement.
13:09Je pense qu'avant
13:10de parler d'IA,
13:10on en a parlé tout à l'heure,
13:11il faut parler
13:11des systèmes experts.
13:13C'est-à-dire qu'en fait,
13:14chaque métier doit développer
13:16une couche logicielle
13:17sur laquelle cette IA
13:18va pouvoir s'appuyer.
13:20Et en fait,
13:20aujourd'hui,
13:20à ce salon,
13:21on se bat plus,
13:22non pas sur l'IA,
13:23mais sur la qualité
13:24des systèmes experts.
13:25D'accord.
13:25En fait,
13:26plus on est capable
13:27d'apporter aux clients
13:28des outils numériques
13:29qui lui permettent
13:30de gagner en productivité,
13:31en efficacité,
13:33plus on fait la différence.
13:35L'IA va nous donner
13:37une capacité de conversation
13:39beaucoup plus approfondie
13:41avec nos clients.
13:42Mais par contre,
13:43le métier lui-même,
13:44l'excellence du métier,
13:45c'est le système expert.
13:46Et en fait,
13:47en joignant les deux,
13:48on va accélérer
13:49notre innovation.
13:50Ça veut dire quoi ?
13:51En termes de programmation
13:53de développement,
13:53ça veut dire quoi ?
13:54Faire ce lien
13:54entre IA et système expert ?
13:56Un système expert,
13:57c'est un système
13:58qui est complètement déterministe.
14:00C'est-à-dire qu'on va
14:00le programmer
14:02et on va faire des essais
14:04de métallurgie,
14:05on va faire des essais
14:06de charge en batterie
14:07et en fait,
14:07on va définir des équations
14:09qu'on pourra vérifier.
14:11Sur ce système expert,
14:12on va pouvoir rajouter
14:14des fonctions
14:14sur lesquelles
14:15on va laisser l'IA
14:16répondre par rapport
14:17à l'ensemble des données
14:18qu'elle pourra trouver
14:19dans notre système expert.
14:21Et quand on parle d'IA,
14:22on parle des modèles LLM
14:23que l'on côtoie tous les jours,
14:25les chats GPT,
14:26les Google Gemini
14:27ou les Mistral,
14:28bien entendu ?
14:29Exactement.
14:30En fait,
14:30ces IA vont piocher
14:31dans nos systèmes experts,
14:32dans des bases de données
14:33dans lesquelles chaque chiffre
14:34aura été vérifié
14:35et va pouvoir faire
14:35des réponses
14:37très précises
14:38pour chaque client.
14:39Donc en fait,
14:40ce qui est génial
14:40avec l'IA aujourd'hui,
14:42c'est cette surcouche
14:43conversationnelle
14:44sur ce système expert
14:45dont les données
14:46seront validées.
14:48Dans l'industrie,
14:48on ne peut pas permettre
14:49d'halluciner.
14:49Donc il faut que nos systèmes experts
14:51soient d'extrême qualité.
14:52Et alors justement,
14:53c'était une interview
14:54que j'avais vue.
14:55Il faut faire attention
14:56à ce que cette IA,
14:58cette mise en place de l'IA,
14:59cette intégration de l'IA
15:01ne se fasse pas
15:02au détriment
15:02de la réflexion stratégique,
15:03c'est ça ?
15:04Parce que parfois,
15:04on est un peu fixé,
15:05on se dit,
15:06allez, l'IA,
15:06c'est la vague à prendre,
15:07il faut que je l'apprenne
15:08et on oublie un peu
15:09peut-être la qualité
15:10de ces systèmes experts.
15:11Voilà,
15:11donc je pense
15:12qu'il y a beaucoup de sujets
15:13autour du l'IA.
15:14On a parlé
15:14de la partie conversationnelle,
15:16il y a la partie agentique
15:17qui est en train d'arriver.
15:22en général,
15:23d'abord en termes
15:23de cybersécurité,
15:24en termes de gouvernance
15:25puisqu'il y aura
15:27un certain nombre
15:28de décisions
15:28qui seront faites
15:29sans reporting.
15:30Donc là,
15:31il va falloir travailler
15:31la gouvernance.
15:33Et puis,
15:34il y a un troisième sujet
15:35que l'IA apporte
15:36à la direction générale,
15:37c'est repenser
15:39la relation make or buy.
15:41Pendant dix années,
15:42en fait,
15:42on a vu les factures
15:43de logiciels
15:44dans l'industrie monter
15:46et en fait,
15:46avec cette capacité
15:47à développer du logiciel,
15:49on va pouvoir développer
15:50de plus en plus
15:51en interne dans l'industrie
15:52des logiciels experts.
15:53Donc,
15:54je pense qu'on va voir
15:55en fait une renaissance
15:57industrielle assez forte.
15:58Donc,
15:58je suis assez optimiste.
16:00Comment ça transforme
16:01le métier ?
16:03Il y a mille personnes
16:04aujourd'hui chez JIS
16:05sur différents sites,
16:06mais comment les ingénieurs
16:08sont en train de se dire
16:09tiens,
16:09mon métier va se transformer
16:10avec cette IA ?
16:12Alors,
16:12il y a des métiers
16:13qui se transforment modestement.
16:15Quand vous faites
16:15de la conception
16:16de plasturgie,
16:17il faut dessiner les pièces,
16:19il faut les concevoir.
16:20Là où l'IA va arriver,
16:21c'est qu'elle va nous permettre
16:21de faire des tests
16:22et de la simulation
16:24beaucoup plus rapide.
16:25Donc,
16:25en fait,
16:26on va gagner en productivité,
16:28mais surtout,
16:29on va gagner en précision.
16:31Auparavant,
16:32avant l'IA,
16:33lorsqu'on faisait
16:33un test mécanique,
16:35lorsqu'on faisait
16:36un test de logiciel,
16:37on faisait
16:37une,
16:38deux,
16:38trois petits tests.
16:40Aujourd'hui,
16:40on va pouvoir faire
16:41des millions de tests.
16:42Et l'IA,
16:42en fait,
16:43va nous permettre
16:43d'aller beaucoup plus
16:44en profondeur
16:44sur chaque sujet.
16:47je crois que le trimestre
16:49et même l'année,
16:49ça se passe plutôt bien
16:50pour un registre
16:51en ce moment
16:52au niveau du business.
16:54Comment vous anticipez
16:55un peu tout ce qui se passe
16:56aujourd'hui
16:56sur la supply chain ?
16:57Dans le contexte géopolitique
16:58qui nous intéresse aujourd'hui,
17:00sur la supply chain,
17:01vous utilisez beaucoup
17:02aussi de semi-conducteurs.
17:04Aujourd'hui,
17:04on voit que ça redevient compliqué.
17:06On n'est pas au niveau
17:07du Covid,
17:08de l'époque du Covid,
17:08mais il faut anticiper tout ça.
17:10Comment on se débrouille
17:12quand on est chef d'entreprise ?
17:14Dans l'ADN de GIS,
17:15il y a toujours eu la volonté
17:17d'avoir des stocks
17:17très importants.
17:19Donc,
17:19à chaque problème
17:21qu'on a eu
17:21dans notre histoire,
17:22et je rappelle
17:22que ça fait 25 ans
17:23qu'on a repris l'entreprise,
17:24on a connu 5 ou 6 gros chocs
17:27et on s'est rendu compte
17:27que nos stocks
17:28étaient notre force.
17:29Donc,
17:29en fait,
17:30avec la crise qui arrive,
17:31on va simplement
17:31continuer à augmenter
17:32nos stocks.
17:33Tu l'as dit,
17:34on a fait une année 2025 record,
17:36on fait un premier trimestre record
17:38et je pense que le fait
17:39d'avoir des stocks
17:41multi-années
17:43nous permet de finalement
17:44traverser les 2-3 prochains
17:46trimestres dans le cadre.
17:47Et puis garder la confiance
17:48évidemment au sein
17:49de sa supply chain.
17:50On parle,
17:52le salon a démarré,
17:54on est mardi,
17:55donc le salon a démarré,
17:56on voit pas mal de bras,
17:58de robots et tout ça.
17:59Quand on est dans le numérique,
18:00on entend beaucoup parler
18:01des robots humanoïdes.
18:02Est-ce que ça,
18:03c'est quelque chose ?
18:03Est-ce que chez GIS,
18:04on aura des robots humanoïdes
18:06un jour ?
18:06Enfin,
18:07certainement,
18:07mais est-ce que c'est à horizon
18:085 ans,
18:0910 ans,
18:09voire plus tard ?
18:10Alors,
18:10c'est une très très bonne question.
18:12On vient d'ajouter
18:13le mois dernier
18:14un nouveau catalogue
18:15qu'on a appelé Automatique.
18:16Donc,
18:17on va commencer à développer
18:18de la mécanisation légère
18:20autour des produits
18:20qu'on fabrique.
18:22Mais,
18:22tu sais,
18:24tout ce qui est
18:25la mécanisation m'intéresse,
18:27les humanoïdes m'intéressent.
18:28Donc,
18:28écoute,
18:29on va se donner du temps,
18:30mais en tout cas,
18:30c'est la direction
18:30vers laquelle on va.
18:31Oui,
18:31parce qu'évidemment,
18:32les humanoïdes,
18:33le problème,
18:34c'est que là,
18:34on revient sur des choses mécaniques.
18:35Bien sûr.
18:36Ce n'est pas uniquement du numérique.
18:37En fait,
18:38il faut qu'on donne
18:39de la flexibilité.
18:40En fait,
18:41la force de l'Europe,
18:43c'est un tissu
18:43de TPE et de PME
18:44qui sont assez petites,
18:45qui doivent devenir
18:46de plus en plus polyvalentes.
18:48Et la mécanisation
18:50de toutes les applications
18:52va arriver,
18:53que ce soit sous forme
18:54d'humanoïdes
18:54ou sous d'autres formes mécaniques.
18:56Et sur ces sujets,
18:57Gis souhaite être
18:57demain un des grands leaders.
18:59Alors,
18:59on parle aussi,
19:00ce sujet-là,
19:01c'est un des bruits de fond
19:02aussi dans ce salon,
19:03c'est la souveraineté.
19:04Bien sûr.
19:05Comment on aborde ce thème ?
19:06Évidemment,
19:06Gis,
19:07je le disais,
19:07présente dans 130 pays.
19:09Le but,
19:09c'est d'être un acteur
19:10basé en France,
19:11mais avec plusieurs sites
19:13et qui va rayonner
19:14à l'international.
19:15Mais comment on se dit
19:16qu'il faut quand même
19:17qu'on soit un acteur souverain ?
19:18Ça se traduit comment
19:19chez Gis ?
19:20La souveraineté se traduit
19:22en multi-local.
19:23On a deux grandes usines,
19:24une en Asie,
19:25une en France.
19:26En France,
19:26on va acheter l'ensemble
19:27de nos semi-conducteurs
19:28en Europe
19:29et on va héberger
19:31tous nos serveurs
19:32chez nous.
19:33C'est-à-dire qu'on n'a pas
19:34de cloud,
19:34en fait,
19:35on est notre propre cloud.
19:37Et en ce moment,
19:37tous les développements
19:38sous IA sont faits
19:39sous des serveurs NVIDIA
19:41qui sont chez nous.
19:42D'accord.
19:42Et donc,
19:43on développe tout en interne.
19:43En fait,
19:44on souhaite véritablement
19:45être verticalement intégré
19:46sur les processus
19:47de fabrication,
19:48mais aussi sur l'ensemble
19:49de la recherche sur l'IA.
19:50C'est-à-dire
19:51une sorte de souveraineté locale
19:52quand on essaie
19:53d'être souverain
19:53sur chacun des...
19:54On souhaite être
19:56souverain localement.
19:56On ne sait pas
19:58le monde de demain
19:59mais quand on vient
19:59du monde
20:01de l'ETI familial
20:02avec des horizons
20:03de temps très longs,
20:04on se dit,
20:04ben voilà,
20:04il y a l'Europe,
20:05il y a les Etats-Unis,
20:06il y a l'Asie,
20:07il y a l'Afrique
20:08et en fait,
20:08il va falloir qu'on ait des bases
20:09pour pouvoir servir
20:10nos clients au plus près
20:11et peut-être
20:12dans un environnement fermé.
20:13On entend beaucoup
20:14parler de l'Inde.
20:15Est-ce que l'Inde,
20:16c'est une opportunité ?
20:17J'imagine aussi pour Gis,
20:19c'est un marché
20:19la taille d'un continent
20:20donc on ne l'attaque pas
20:21non plus comme ça.
20:22Écoute,
20:23c'est un pays
20:23dans lequel on a la chance
20:25de travailler
20:25avec tous les grands constructeurs
20:27indiens
20:28dans l'automobile,
20:29une partie aussi
20:29dans la défense
20:30et ça fait partie
20:31des sujets
20:32sur lesquels on regarde
20:33en ce moment.
20:33On parlait d'une troisième
20:34base industrielle,
20:35pourquoi pas l'Inde ?
20:36Eh bien voilà,
20:36on sera l'occasion
20:37de se revoir en tout cas.
20:38Dernier mot sur les talents.
20:39Aujourd'hui,
20:40comment faire envie
20:41aux jeunes
20:41de venir dans l'industrie
20:42leur dire
20:43oui il y a de l'IA
20:44partout,
20:45allez-y
20:45mais justement
20:46l'IA peut se faire aussi
20:47dans les applications
20:49industrielles ?
20:50Bien sûr,
20:50en fait l'industrie
20:51est séparée en trois,
20:52l'extraction,
20:53la transformation
20:54et les services
20:54et en fait ce que fait l'IA
20:56c'est qu'elle transfère
20:57de la richesse,
20:58des services vers
20:59la transformation
21:00et en fait je pense
21:01que l'industrie
21:03va recruter énormément
21:04et il va y avoir
21:04des nouvelles carrières
21:05exceptionnelles
21:06donc venez nous rejoindre
21:07et venez rejoindre Gis
21:09en particulier.
21:09Voilà Gis
21:10je rappelle
21:10le site principal
21:11basé en Mayenne
21:13et peut-être
21:13voilà un troisième site
21:14ce sera l'occasion
21:14de nous revoir.
21:15Merci Bruno Bouygues
21:16président directeur
21:17général de Gis
21:18GYS
21:18je le précise bien
21:19voilà si vous écoutez
21:20en radio
21:20merci d'avoir été
21:21avec nous
21:21et puis un bon salon
21:22justement
21:23j'imagine que là
21:23il y aura beaucoup
21:24d'opportunités
21:25dans tous vos domaines.
21:26Allez à tout de suite
21:27on marque une courte pause
21:28et on se retrouve
21:28juste après
21:28sur BFM Business.
21:35BFM Business présente
21:37Tech & Co Business
21:38le magazine de l'accélération digitale
21:40Frédéric Simotel
21:44Allez on repart
21:45pour cette deuxième
21:46de meilleure BFM Business
21:47ici au Global Industrie
21:48à Paris Nord
21:49Villepinte
21:49nous sommes dans le nord de Paris
21:50vous savez ce salon
21:51Global Industrie
21:51se déroule alors
21:52une année sur deux
21:53à Lyon
21:53l'autre année
21:54bien là c'est à Villepinte
21:55merci d'être avec nous
21:56Jean-Marie Saint-Paul
21:56bonjour
21:57bonjour
21:57vous êtes directeur général
21:59de Siemens Digital Industrie
22:01alors ça comprend
22:02plusieurs métiers
22:04et si je devais résumer
22:05un peu en trois mots
22:06votre champ d'expertif
22:07c'est simulation
22:09données
22:10production
22:10c'est ça ?
22:11oui c'est ça
22:12effectivement
22:12c'est tout ce chemin
22:14depuis la conception
22:15d'un produit
22:15jusqu'à sa fabrication
22:17alors on vous connaît un peu
22:19parce que souvent
22:19chez BFM Business
22:21on avait reçu
22:22Alter Engineering
22:23qui est une société
22:24qui a été rachetée
22:25il y a un an
22:26il y a un an à peu près
22:27oui un an à peu près
22:28pour plus de 10 milliards
22:29grosse acquisition
22:30au sein de Siemens
22:33aujourd'hui
22:35quels sont les métiers
22:36très concrètement
22:37on a parlé de données
22:37simulation production
22:38quels sont les métiers
22:39aujourd'hui de la division
22:40que vous dirigez ?
22:41alors les métiers
22:42c'est vraiment
22:43tout un portefeuille
22:44de logiciels
22:45qui est vraiment destiné
22:46aux industriels
22:47aux bureaux d'études
22:48aux ingénieurs
22:49qui conçoivent des produits
22:50donc ça aujourd'hui
22:51c'est près de 30 000 collaborateurs
22:53chez Siemens
22:53aujourd'hui
22:54qui travaillent dans le logiciel
22:55pour l'industrie
22:56et puis ensuite
22:57une fois qu'on a conçu un produit
22:58il faut l'amener vers la production
23:00et c'est toute l'automatisation
23:01de cette production
23:02avec toutes les technologies
23:04qui interviennent aujourd'hui
23:05dans l'automatisation
23:05bon on en parlera je pense
23:07puisque c'est un peu le sujet de ce salon
23:09mais si on devenait vos concurrents
23:10on va dire
23:10vous êtes entre un Schneider
23:12et un Dassault Système
23:13pour parler effectivement
23:14d'amis et collègues français
23:17tout à fait
23:17alors aujourd'hui
23:19on parle
23:19on est ici
23:20il y a plusieurs
23:21évidemment tendances
23:22qui se dégagent
23:23de ce salon global industrie
23:24la première
23:24c'est cette IA industrielle
23:26qu'est-ce qu'on entend
23:26par IA industrielle ?
23:28on a parlé
23:28évidemment
23:29les machines sortent des données
23:31il y a une gouvernance
23:32de cette donnée
23:32autour de la derrière
23:33il y a une collecte
23:34il y a un travail
23:35à faire autour de cette donnée
23:35mais vous comment
23:36vous la définissez ?
23:38comment est-ce qu'on la définit ?
23:39bon déjà évidemment
23:40c'est une technologie
23:41dont tout le monde parle
23:42et de notre point de vue
23:44c'est une technologie
23:45qui est transformante
23:46dans le sens où
23:47il n'y a pas d'option
23:48il faut absolument
23:50adopter l'IA industrielle
23:51au sein de l'ensemble
23:52du tissu français
23:54pour moi
23:54c'est ce qui va définir
23:55ceux qui produiront
23:56et ceux qui ne produiront
23:58plus demain
23:58cette IA industrielle
24:00c'est vraiment
24:00une technologie
24:01qui va accompagner
24:02l'industriel
24:03dans une idée
24:04d'efficacité
24:05d'être capable
24:06de produire mieux
24:07plus vite
24:08et de manière plus agile
24:08c'est vraiment
24:10une technologie
24:10que je dirais
24:11pervasive
24:12qui se diffuse
24:13un peu partout
24:13à la fois
24:14dans le domaine
24:15de la production
24:16mais aussi
24:17dans le domaine
24:17du logiciel
24:18on la retrouve
24:18un peu partout
24:19dans tout un tas
24:20de cas d'usage
24:20alors aujourd'hui
24:22comment ça peut permettre
24:23vous allez
24:24avec Siemens
24:25vous allez accompagner
24:26justement
24:27vos clients
24:28à améliorer
24:28leur compétitivité industrielle
24:30est-ce qu'ils sont prêts
24:31aussi à cette
24:31évidemment
24:32l'industrie 4.0
24:33on en parle depuis
24:34pas mal d'années
24:34cette data
24:35mais bon
24:36c'est une transformation
24:37compliquée
24:37puis l'IA vient
24:38complètement accélérer
24:39tout ça
24:39comment ça se passe ?
24:40en tout cas
24:41ce qu'on voit
24:41c'est que
24:41si on prend
24:42des sondages
24:43Global Industrie
24:43par exemple
24:44avait fait un sondage
24:45l'année dernière
24:45qui montrait
24:46qu'en termes
24:47de liste de priorité
24:48pour les PME
24:50PMI françaises
24:50on voyait
24:51que l'IA était plutôt bas
24:52en termes d'envie
24:54d'y aller
24:55et on voit
24:55aujourd'hui aussi
24:56qu'uniquement
24:5713%
24:58à peu près
24:58des PME
24:58l'ont déployé
25:01alors même
25:02qu'aujourd'hui
25:03il y a des cas
25:04d'usage
25:04très très concrets
25:05qui sont disponibles
25:06et Siemens
25:06investit beaucoup
25:07là-dedans
25:07je pense par exemple
25:09donne-nous
25:09quelques cas d'usage
25:10l'inspection
25:11de pièces détachées
25:13dans le domaine
25:14de la batterie
25:14par exemple
25:15on a un client
25:15qui en moins d'une heure
25:17a été capable
25:18avec un logiciel
25:19chargé à l'IA
25:20qui s'appelle Inspecto
25:21capable de mettre en place
25:23un système d'inspection
25:24de qualité
25:24sur ses batteries
25:25on lui a montré
25:26quelques batteries
25:27des pièces défectueuses
25:28des pièces
25:28qui étaient les bonnes
25:29et en une heure
25:30la machine a appris
25:31et ensuite
25:31on a pu mettre ça en place
25:33immédiatement
25:33et de manière
25:34très très pratique
25:35très pragmatique
25:36je pense aussi
25:37à une autre technologie
25:38qui s'appelle Sensai
25:39qui permet
25:40la maintenance prédictive
25:41des machines
25:41où là aussi
25:42on va apprendre
25:43à la machine
25:44qu'est-ce que c'est
25:44qu'une machine
25:45qui fonctionne
25:45qu'est-ce que c'est
25:46qu'une machine
25:46qui ne fonctionne pas
25:47et ensuite
25:48l'IA va pouvoir
25:49détecter en avance
25:49les problématiques
25:50et avoir un échange
25:51avec le technicien
25:52sur l'erreur
25:53si toutefois
25:54elle devait arriver
25:54et là on a des cas
25:55très très concrets
25:56d'usage
25:56alors quand on parle
25:57je disais tout à l'heure
25:58vos trois expertises
26:00la donnée
26:01la simulation
26:02la production
26:03simulation
26:03on parle beaucoup
26:04de jumeaux numériques
26:05et là je crois
26:05que vous annoncez
26:06un gros partenariat
26:11très concrètement
26:12comment ça va transformer
26:13l'usine de demain
26:14aujourd'hui ?
26:15Alors effectivement
26:15on va annoncer
26:16un partenariat
26:17avec une société
26:18qui s'appelle
26:183Dverse
26:19qui est une société
26:20canadienne
26:20pour nous chez Siemens
26:21il est très très important
26:22de développer
26:23les écosystèmes
26:24on ne peut pas résoudre
26:25tous les problèmes
26:25tout seul
26:25et même si on a
26:26une très grosse force
26:27de frappe
26:28en tant qu'entreprise
26:29on est d'ailleurs
26:30le premier émetteur européen
26:31de brevets dans l'IA
26:32et le 18ème mondial
26:33donc on investit
26:35très massivement
26:35il nous faut quand même
26:36d'autres acteurs
26:36autour de nous
26:373Dverse va nous apporter
26:38des technologies
26:39qui nous permettent
26:40de connecter
26:41les jumeaux numériques
26:42au travers
26:43de ce que je pourrais appeler
26:44un système d'exploitation
26:463D
26:46qui va permettre
26:47vraiment d'accélérer
26:49l'accès
26:50à ces jumeaux numériques
26:51au travers
26:52de connexions à distance
26:53et qui permettent
26:54vraiment de créer
26:54quasiment un métaverse
26:55industriel
26:56qui permet vraiment
26:57de s'immerger
26:58dans ce monde virtuel
27:00pour être capable
27:00de traiter des problèmes
27:01très très réels
27:02sur le terrain
27:02et ça
27:03est-ce que ça va changer
27:04justement la façon
27:04de concevoir
27:05d'exploiter une ligne
27:06de production
27:06justement
27:07de créer cette usine
27:09virtuelle
27:09cette simulation
27:10ce jumeau numérique
27:11pour ensuite
27:12passer au monde physique
27:14On voit très très clairement
27:15qu'effectivement
27:16les choses changent
27:17très très vite
27:17de ce point de vue-là
27:18Je prends pour exemple
27:19un de nos clients
27:20qui est dans le domaine
27:22de tout ce qui est
27:23viennoiserie
27:25société Bridor
27:26qui utilise justement
27:28ces technologies d'IA
27:29en étant capable
27:30d'inspecter
27:31la qualité de ses croissants
27:32et ça pour lui
27:33ça a été un bon
27:34en termes de productivité
27:35tout à fait massif
27:36on a utilisé
27:38des technologies Siemens
27:39avec ce qu'on appelle
27:39des hedges
27:40vous savez
27:40ces petits calculateurs
27:41qu'on met en bout de ligne
27:42c'est des hedges
27:43qui sont ouverts
27:43donc on a pu mettre
27:44une technologie
27:45d'un partenaire tiers
27:46qui permet ensuite
27:47avec une simple caméra
27:48d'inspecter
27:50la qualité du croissant
27:51et donc ça
27:52ce sont des exemples
27:52qui montrent encore une fois
27:53à quel point
27:54dans des cas très très pratiques
27:56une PME
27:56une ETI
27:57peut accélérer
27:58dans son métier
27:59de manière drastique
28:00et on est convaincu
28:01chez Siemens
28:01qu'on n'a pas le choix
28:02il faut vraiment y aller
28:03parce que si nous
28:04on ne le fait pas en Europe
28:05alors même qu'on a
28:06tout ce savoir-faire
28:07et bien on va être dépassé
28:08par les autres régions du monde
28:09La qualité du croissant
28:11grâce à l'IA
28:11Oui c'est important
28:13surtout le matin
28:14C'est un univers industriel
28:15en plus Brideur
28:16qui est en ce moment
28:17un grand renouveau stratégique
28:19aussi
28:20Justement
28:21la donnée industrielle
28:22on parle beaucoup
28:25de souveraineté
28:26aujourd'hui
28:28les industriels
28:28vous les sentez plus concernés
28:30aujourd'hui aussi
28:30par ces données
28:31parce qu'auparavant
28:32il y avait de la donnée
28:33pour faire de la maintenance
28:33mais la souveraineté
28:35était un peu moins
28:36au cœur de leurs enjeux
28:37aujourd'hui vous sentez
28:39quand même que cette donnée
28:39elle doit rester
28:40on parlait de Hedge
28:41à l'instant
28:42Ça commence
28:44parce que c'est vrai
28:44qu'on est un peu
28:45sur une loi de Pareto inverse
28:46pour le moment
28:46c'est-à-dire qu'uniquement
28:4720% des données industrielles
28:49en Europe sont exploitées
28:50c'est bien hommage
28:51parce que là
28:51on a vraiment de l'or
28:53on a en Europe
28:54effectivement
28:54beaucoup de données industrielles
28:55de manière historique
28:56beaucoup de savoir-faire
28:57industrielle aussi
28:58et ce sont ça
29:00les clés indispensables
29:01pour être capable
29:01de déployer
29:02une IA performante
29:03et donc
29:04à condition que
29:06en tant que communauté
29:07européenne
29:08on crée
29:09l'environnement
29:10législatif et réglementaire
29:12qui nous permettent
29:12vraiment aux industriels
29:14je dirais
29:14de déployer
29:15un industrie acte
29:18quelque part
29:18oui oui oui
29:19et d'ailleurs
29:19l'Europe va dans ce sens-là
29:21mais je pense
29:21qu'il faut vraiment
29:22continuer autour
29:23du digital omnibus
29:24etc.
29:25à faciliter
29:26les échanges de données
29:27et pas trop
29:27sur-réglementer
29:29on a vraiment
29:29le moyen en Europe
29:30en tout cas
29:31d'être un champion
29:32mondial
29:33dans le domaine
29:34de l'IA industrielle
29:35c'est notre cœur
29:36de savoir-faire
29:37historique
29:37il faut qu'on exploite
29:38nos données
29:39il faut vraiment
29:39qu'on aille de l'avant
29:40qu'on soit un grand groupe
29:41ou une PME
29:42ou une ETI
30:02Jean-Marie
30:03pour passer justement
30:05cette exploitation de l'IA
30:06si je mets de côté
30:07les histoires réglementaires
30:09dont je parlais tout à l'heure
30:10je pense que le frein principal
30:11c'est vraiment
30:12à la fois la curiosité
30:13et la formation
30:15chez Siemens
30:15en tout cas
30:16si on prend
30:16notre propre exemple
30:17en tant qu'entreprise
30:18parce qu'on est aussi
30:19une entreprise industrielle
30:21on a 125 usines dans le monde
30:233 en France
30:24pour nous
30:25on investit massivement
30:26dans la formation
30:26de nos collaborateurs
30:27plus de 400 millions
30:28d'investissements
30:29chaque année
30:29on met à disposition
30:30ces moteurs de LLM
30:32à nos collaborateurs
30:33on a notre propre moteur
30:35qui s'appelle Siemens GPT
30:36qui va justement
30:37s'appuyer sur toutes
30:37les technologies LLM
30:39disponibles dans le monde
30:39y compris d'ailleurs
30:40des français comme Mistral
30:41et ça ça permet
30:43à nos collaborateurs
30:43d'expérimenter
30:44de tester
30:45parce que je pense
30:45que c'est important
30:46de laisser le collaborateur
30:47s'approprier la technologie
30:49et donc il faut à la fois
30:50fournir des solutions
30:51très concrètes
30:52comme celle dont j'ai parlé
30:53tout à l'heure
30:53avec Kingspecto
30:54avec Sensei
30:54etc
30:55et en même temps
30:56laisser aussi
30:57un espèce de bac à sable
30:58qui permet à chacun
30:59de s'approprier
31:00ces technologies
31:00et de voir comment faire
31:02corréler cette technologie
31:03avec ses compétences métiers
31:05parce qu'on le dit
31:06on le dira jamais assez
31:08une IA c'est bien
31:09mais il faut absolument
31:10qu'elle puisse s'ancrer
31:11dans un métier
31:11et ça c'est aussi
31:12la mission de Siemens
31:14Vous semblez moins inquiet
31:16on va dire
31:16que dans d'autres domaines
31:17de ce potentiel de l'IA
31:19de la façon dont ça va
31:20transformer les métiers
31:22Je suis moins inquiet
31:23disons que
31:25pour moi
31:25il y a souvent le débat
31:26sur est-ce que ça va
31:28remplacer
31:28remplacer les gens
31:29etc
31:29pour moi ça va plutôt
31:31compléter
31:31c'est-à-dire qu'au travers
31:32de cette IA
31:33on va vraiment être capable
31:34d'aller plus loin
31:35plus fort
31:36je dirais que ça va
31:37vraiment permettre
31:38de faire des choses
31:39qu'on n'était pas capable
31:39de faire avant
31:40et surtout ça donne
31:42une chance à l'Europe
31:43de faire un saut quantique
31:45en termes de productivité
31:46et en termes d'agilité
31:48avec les crises actuelles
31:50c'est vrai que les questions
31:51de supply chain etc
31:52c'est assez compliqué
31:53on a une chance unique
31:54de pouvoir relocaliser
31:56un certain nombre de choses
31:57mais relocaliser c'est bien
31:58il faut quand même
31:58rester compétitif
31:59et je pense que l'IA
32:01à partir du moment
32:02où on saura exploiter
32:03nos données européennes
32:04on en a beaucoup
32:04on peut se remettre
32:05vraiment dans les rangs
32:07Merci infiniment
32:09Jean-Marie Saint-Paul
32:10directeur général
32:11de Siemens Digital Industries
32:13d'être venu nous parler
32:14de tous ces sujets
32:15dans le cadre
32:16de ce salon Global Industrie
32:17et donc on retiendra
32:18dans l'actualité
32:19justement ce partenariat
32:20dans la partie jumeau numérique
32:22avec de la simulation 3D
32:23merci infiniment
32:24d'avoir été avec nous
32:25on marque une courte pause
32:26on se retrouve juste après
32:27avec notre invité suivant
32:28évidemment on va continuer
32:29à parler industrie
32:30et là on va parler
32:31de fabrication additive
32:32c'est tout de suite
32:39Allez on poursuit
32:40notre émission
32:41Tech & Co-Business
32:41au salon Global Industrie
32:43ici à Paris Nord
32:44Villepin
32:44donc on est dans
32:45le nord de Paris
32:46et on va parler
32:46de fabrication additive
32:47d'impression 3D
32:49avec l'un des spécialistes
32:50dans ce domaine
32:51Julien Marcilli
32:52bonjour
32:52Bonjour Frédéric
32:53Julien merci d'être avec nous
32:54vous êtes président
32:54de FIV ADOP
32:55filiale du groupe FIV
32:57et vous êtes alors
32:59en fait c'est vous
33:00qui fabriquez
33:02ces machines
33:03ces imprimantes 3D
33:04c'est ça racontez nous
33:05Tout à fait
33:06alors FIV ADOP
33:07on est le leader français
33:08de l'impression 3D métallique
33:10et donc on conçoit
33:11des imprimantes
33:12des machines
33:12qui fabriquent
33:13des pièces en métal
33:14on est environ 150 personnes
33:15on est basé à Clermont-Ferrand
33:17on a également un site
33:18aux Etats-Unis
33:18et deux sites dans le lot
33:20et alors qu'est-ce qui change
33:21de faire de la fabrication
33:22métal
33:23de la fabrication 3D
33:25plus classique
33:26avec de la résine
33:27du plastique
33:27d'autres matières
33:28alors si vous voulez
33:29quand on produit
33:30en 3D de manière classique
33:31quand on produit
33:32de manière classique
33:33une pièce métal
33:34on prend un morceau de métal
33:36et on vient couper
33:37percer
33:38retirer de la matière
33:39ici
33:39cette technologie
33:40qui est complètement révolutionnaire
33:41elle permet
33:42d'étaler de la poudre
33:44avec des grains de poudre
33:45qui peuvent être très petits
33:46qui peuvent faire 5 microns
33:47et on vient laser
33:48avec des lasers
33:49pour construire la pièce
33:50couche par couche
33:51ce qui permet de faire
33:52des formes
33:53qui sont absolument
33:54infaisables
33:54en fabrication traditionnelle
33:57en usinage
33:57en perçage
33:58alors vous parlez de ça
33:59parce que je crois
33:59qu'il y a deux technologies
34:00il y a celle dont vous venez
34:02de parler
34:02qui est la fusion
34:02sur lit de poudre
34:04et puis il y a une autre
34:04qui est déposition
34:05d'énergie dirigée
34:06c'est ça ?
34:06tout à fait
34:07alors celle dont je viens
34:08de vous parler
34:08c'est le lit de poudre
34:09c'est celle qui présente
34:10à peu près 80% du marché
34:11donc là on comprend
34:12couche par couche
34:12on arrive à créer cet objet
34:14tout à fait
34:14et l'autre
34:16qui s'appelle le DED
34:17on vient propulser
34:18de la matière en fusion
34:19sur une pièce
34:20c'est généralement
34:21pour faire de la réparation
34:22ou de l'ajout de fonctions
34:23alors quelles sont
34:24les principales ruptures
34:25technologiques aujourd'hui
34:26justement dans cette impression 3D
34:28alors nous on fait des machines
34:303D métal voilà
34:30tout à fait 3D métal
34:32nous on fait des machines
34:32qui sont faites
34:34par des industriels
34:34pour des industriels
34:35donc c'est des machines
34:36qui sont utilisées
34:37pour produire des pièces
34:38qui sont utilisées
34:39dans des avions par exemple
34:40qui sont utilisées
34:41dans des sous-marins
34:42qui sont utilisées
34:43dans le médical aussi
34:44on fait des implants médicaux
34:45ou également dans l'automobile
34:47et donc si vous voulez
34:49la pression 3D métallique
34:51a plusieurs avantages
34:52c'est d'abord
34:52ici j'ai un échangeur thermique
34:54d'accord
34:54échangeur thermique
34:55je vous donnez quelques exemples
34:57cette pièce en impression 3D
34:59on met deux jours
35:00à la fabriquer
35:01si on devait
35:02la fabriquer
35:02de manière classique
35:03on viendrait
35:05acheter des pièces
35:06on viendrait souder
35:06on viendrait visser
35:07il faudrait probablement
35:09plus de deux semaines
35:09pour la fabriquer
35:10d'accord
35:10deuxième avantage
35:11vous l'avez touché tout à l'heure
35:12elle est extrêmement légère
35:14si on met cette pièce
35:15sur un satellite
35:16le coût
35:17il y a une impression
35:19une imprimante 3D métal
35:20de chez vous
35:21qui est en ce moment
35:22qui tourne autour de nos têtes
35:23dans l'ISS
35:24c'est ça
35:24tout à fait
35:25je peux y revenir un petit peu après
35:27mais du coup
35:27le premier avantage
35:29dont je vous ai parlé
35:31c'est le fait
35:33qu'on fabrique très vite
35:33donc on fabrique très vite
35:35et on n'est pas dépendant
35:36de fournisseurs
35:37puisque cette pièce
35:38est faite en un seul morceau
35:40la non-dépendance
35:40de fournisseurs
35:41c'est très important
35:42oui parce qu'un supply chain
35:43s'il faut la revenir
35:44exactement
35:45on sécurise la supply chain
35:47deuxièmement
35:47elle est très légère
35:49envoyée dans l'espace
35:50si c'est très léger
35:51ça coûte moins cher
35:54troisième avantage
35:55c'est qu'on fait des formes
35:56qui sont infaisables autrement
35:58et donc on gagne également
35:59en performance
36:00donc on gagne à peu près
36:0110 fois en lead time
36:03en temps de fabrication
36:04on gagne 30% en poids
36:06on gagne 20% en performance
36:08et on est certain
36:09que derrière
36:10en termes de qualité
36:10voilà on en revient
36:11enfin j'imagine
36:12ça doit répondre
36:13ça répond aux mêmes normes
36:14qu'une machine
36:15si elle avait été usinée
36:16plus traditionnellement
36:18tout à fait ça répond
36:19et même parfois
36:19on a des meilleurs
36:20on a des meilleurs résultats
36:22il y a une étude
36:22qui montre que la machine
36:23à d'up
36:23en termes de test de fatigue
36:25est meilleure
36:26que quand on le fabrique
36:27en fabrication classique
36:30alors ça va être quoi
36:30la limite technologique
36:31est-ce que c'est la taille
36:33des objets
36:33est-ce que c'est la vitesse
36:35vous ne l'avez pas dit
36:36est-ce qu'en termes de coût
36:37aussi on est plus avantageux
36:39alors il y a des business model
36:40qui marchent très très bien
36:41par exemple Michelin
36:42aujourd'hui fait tous ses moules
36:43de pneus en 3D
36:44là je vous ai amené
36:46des implants
36:47ça c'est un implant d'épaule
36:48d'accord
36:48ça c'est un implant
36:50un implant de genou
36:51aujourd'hui
36:52l'ensemble des implants médicaux
36:53tout nouvel implant médical
36:54qui est développé
36:55il est fabriqué en 3D
36:56parce que le modèle économique
36:57fait que l'implant
36:58est moins cher
36:59et deuxième avantage
37:01ces implants sont faits sur mesure
37:02quand vous les fabriquez
37:03de manière classique
37:04vous avez une gamme d'implants
37:05et vous n'avez pas forcément
37:06l'implant
37:07qui vous correspond
37:07et en plus
37:08et ça c'est également
37:09très important
37:10donc il y a un jumeau numérique
37:11de l'implant
37:12comme pour vos dents
37:13aujourd'hui pour vos dents
37:14on vient les scanner
37:15on les fabrique
37:16aujourd'hui grâce à l'impression
37:173D métallique
37:17on peut venir scanner votre épaule
37:19et fabriquer l'implant
37:20qui correspond exactement
37:21je voulais juste
37:22parce qu'on va parler
37:22du projet massif
37:23que vous annoncez ici
37:24mais juste un moment
37:25on parlait de l'ISS
37:26donc à bord
37:27les astronautes
37:28ont une imprimante
37:303D métall
37:31donc de HADOP
37:32pour des pièces
37:34qui pourraient manquer
37:34tout à fait
37:35donc c'est un projet
37:35qu'on a fait avec
37:36le CNES
37:37et Airbus Defense & Space
37:38et l'idée était
37:40qu'au lieu de mettre
37:41des outils
37:41par exemple des marteaux
37:42des tournevis
37:43etc.
37:43dans une fusée
37:44pour les monter
37:45dans l'ISS
37:45on y monte une machine
37:47et on les fabrique
37:48dans l'ISS
37:49et donc on a fabriqué
37:50une première pièce
37:51et ça a très bien fonctionné
37:52on en est très fiers
37:53et très contents
37:53et ça montre encore
37:55un autre avantage
37:55de l'impression 3D
37:56qui est extrêmement important
37:57c'est qu'on peut fabriquer
37:59une pièce
37:59en un seul morceau
38:00à l'endroit où on a besoin
38:01et dans un environnement
38:03extrême
38:03dans un environnement
38:04de microgravité extrême
38:05mais du coup
38:06on pense à la défense
38:07on pense aux forces armées
38:08venir fabriquer
38:09une pièce de rechange
38:10sur un site
38:11sur un site de guerre
38:13on pense également
38:14aux plateformes pétrolières
38:15venir fabriquer
38:15une pièce de rechange
38:16sur une plateforme pétrolière
38:18au lieu de venir
38:19l'amener de métropole
38:20par exemple
38:21avec du transport
38:22l'impact sur l'environnement
38:25oui parce que ça paraît fou
38:26depuis tout à l'heure
38:26on parle de
38:27là vous avez parlé
38:28on a parlé
38:28d'aérospatial
38:29de médical
38:31l'outillage
38:32pour la fabrication
38:32des moules
38:33vous parliez de Michelin
38:34de la défense
38:35vous êtes présent
38:36dans tous les secteurs
38:36avec ces imprimantes
38:37alors on est présent
38:38dans tous les secteurs
38:39mais essentiellement
38:40dans le spatial
38:40et la défense
38:41je peux citer Thalès
38:43je peux citer Sirius
38:44les boîtes du New Space
38:46qui fabriquent
38:47des moteurs de fusée
38:48on est présent
38:49dans le médical
38:49beaucoup de start-up américaines
38:51aussi quelques grands groupes
38:52pour les implants
38:52on est aussi présent
38:54dans l'automobile
38:54je vous ai parlé
38:55de Michelin
38:55les Formules 1
38:56également
38:57une Formule 1
38:57avec des pièces
38:58moins lourdes
38:59ça va plus vite
39:00alors
39:03actualité ici
39:03c'est le projet Massif
39:05alors qui est
39:05objectif
39:06alors c'est quoi
39:06c'est pour construire
39:07des encore plus grosses pièces
39:08c'est ça ?
39:09tout à fait
39:09parce qu'aujourd'hui
39:10une pièce
39:11une pièce 3D métal
39:12vous voyez les pièces que j'ai amenées
39:13sont relativement petites
39:14aujourd'hui
39:15une machine de taille moyenne
39:17ça permet de faire des pièces
39:18de 35 cm
39:19par 35 cm
39:20par 35 cm
39:21et donc tous ces industriels
39:22en particulier
39:23ceux de la défense
39:24qui ont compris
39:25tout ce que leur apportait la 3D
39:27ils ont été nous dire
39:28ils ont été dire aussi
39:29à la DGA
39:29la Direction Générale de l'Armement
39:30nous ce qu'on aurait besoin
39:32c'est d'une machine plus grande
39:33c'est d'une machine
39:34pour faire des pièces de structure
39:35c'est une machine
39:36pour faire des moteurs d'avion
39:37en un morceau
39:37c'est une machine
39:38pour faire des blocs hydrauliques
39:39dans un sous-marin
39:40là on est vraiment
39:41dans des engins
39:43des constructions
39:44qui font
39:44plusieurs dizaines de centimètres
39:46c'est ça
39:47là on parle de machines
39:47qui font
39:48750 mm
39:49par 750 mm
39:50donc 75 cm
39:51par 75 cm
39:52par 1 m
39:53et on parle même
39:54d'une machine
39:54d'un mètre 50
39:55par 1 mètre 50
39:56par 1 mètre 50
39:56et donc
39:57on développe ces deux machines
39:58une première
39:59qui sera la Formup 750
40:00qui sera disponible
40:02tout début 2027
40:03donc on est
40:03à la toute fin
40:04de ce développement
40:05et c'est un développement
40:06100% français
40:07avec des partenaires français
40:09et des sociétés françaises
40:11comme le CETIM
40:12IPS
40:13KLabs
40:14ou Dassault Systèmes
40:15et Vistory
40:16Vistory qui permet
40:17la blockchain
40:18c'est-à-dire
40:18la sécurité des données
40:19parce que notre machine
40:21est extrêmement digitalisée
40:22donc on a aussi un sujet
40:23surtout pour la défense
40:24de cybersécurité
40:25et donc
40:27on a été financé
40:28par France 2030
40:29par la BPI
40:30en partie
40:31pour le développement
40:32de cette machine
40:33et là même
40:33dans ces grandes machines
40:34on est toujours
40:35avec ces technologies
40:36lit de poudre
40:38déposition d'énergie dirigée
40:40c'est ça ?
40:40Oui c'est exactement
40:41ça sera une première mondiale
40:42d'ailleurs
40:42c'est-à-dire qu'une machine
40:43d'un mètre 50
40:43par un mètre 50
40:44par un mètre 50
40:45en lit de poudre
40:46avec les niveaux de productivité
40:48les niveaux de qualité de pièce
40:49ça sera une première mondiale
40:50oui donc c'est carrément incroyable
40:51et c'est incroyable
40:52c'est une révolution
40:52et l'idée étant
40:55de pouvoir produire
40:56parfois des pièces
40:56extrêmement complexes
40:57imaginez un moteur d'avion
40:59en un seul morceau
41:00donc là vous êtes en train
41:02de révolutionner complètement
41:05l'usinage un peu
41:06de ces pièces
41:07c'est une révolution industrielle
41:10encore une fois
41:11un moteur d'avion
41:12ou une grosse pièce de structure
41:13fait en un seul morceau
41:14avec aucune dépendance
41:15à aucun fournisseur
41:16avec un lead time
41:18extrêmement court
41:19et des pièces plus légères
41:20c'est une révolution
41:21et aujourd'hui
41:22ce qui est compliqué
41:23après derrière
41:24c'est le passage
41:24à l'échelle industrielle
41:25aujourd'hui
41:26parce que j'imagine
41:27pour construire ces grandes pièces
41:28alors je parle du projet massif
41:30mais voilà
41:30il va falloir plusieurs imprimantes
41:31pour fournir
41:33en temps en heure
41:33tous ces industriels
41:36ça c'est l'étape d'après encore
41:38non il y a des industriels
41:39qui se sont lancés
41:40après il y a un temps long
41:41parce que comme vous l'avez dit
41:42c'est des pièces de sécurité
41:43c'est des pièces qui vont
41:44dans des avions
41:45c'est des pièces qui vont
41:45dans le corps humain
41:46il y a des temps de qualification
41:49ADOP accompagne
41:49c'est à dire que nous
41:50on ne fait pas que des machines
41:51on a aussi
41:52c'est dans l'ADN de FIV
41:54de notre actionnaire FIV
41:55qui a 200 ans
41:56et qui a fait les ascenseurs
41:57de la tour Eiffel
41:57et qui aujourd'hui fait les machines
41:59d'impression 3D
42:00c'est d'accompagner les clients
42:02donc aujourd'hui on a une vraie offre
42:03la moitié de notre chiffre d'affaires
42:04elle est dans une offre
42:04d'accompagnement
42:05de nos clients
42:06à la sélection des pièces
42:09au montage du business model
42:10au développement
42:11et donc les industriels
42:12qui ont envie d'y aller
42:14ça prend du temps
42:15ils y vont avec nous
42:16on est en partenariat
42:17et on fait des choses magnifiques
42:18et puis rappelons une chose
42:19qui est importante ici
42:20sur ce salon
42:21c'est la production locale
42:22quand on parle de relocalisation
42:24de l'industrie
42:24là voilà
42:25alors on peut avoir
42:26sa petite imprimante
42:27dans sa station spatiale
42:28mais justement
42:29ce que vous dites
42:30c'est qu'on peut l'avoir
42:31vous parliez de défense
42:32sur une base militaire
42:33on imagine
42:34ce genre de choses
42:35on n'est plus obligé
42:36d'être dépendre
42:36d'un site
42:37avec toute la supply chain derrière
42:38exactement
42:39il n'y a aucune dépendance
42:40à une supply chain
42:40on a sa machine
42:41on a les paramètres
42:42dans un ordinateur
42:43on appuie sur les boutons
42:44on imprime la pièce
42:45et on n'a même pas
42:45de pièce de rechange
42:46les pièces de rechange
42:47on peut les imprimer au besoin
42:48on n'a plus de stock
42:49on ne fait plus venir
42:50les pièces de l'hexagone
42:52impact positif
42:53sur l'environnement
42:56production de la pièce
42:57très rapide
42:57une révolution
42:59Merci Julien
43:00merci d'être venu
43:00nous parler de tout ça
43:01donc président de FIV
43:02ADUB
43:03c'est la filiale
43:03du groupe FIV Technologie
43:04que l'on connait bien
43:05évidemment chez BFM
43:06mais dédiée
43:07à cette impression
43:083D métal
43:09ces imprimantes 3D
43:11impressionnantes
43:11et justement
43:12on attend de voir
43:12cette immense
43:13enfin oui
43:14cette immense machine
43:15pour l'impression
43:16on est vraiment
43:17quelque chose
43:18vraiment révolutionnaire
43:19il faut bien comprendre
43:19tout ça
43:20merci d'avoir été avec nous
43:21allez on marque une courte pause
43:22on retrouve notre dernier invité
43:23c'est tout de suite
43:24on va parler souveraineté
43:25avec lui
43:26c'est tout de suite
43:26sur BFM Business
43:29tech & co-business
43:30la chronique expert
43:33allez dernier rendez-vous
43:34de cette émission
43:35tech & co-business
43:35depuis le salon
43:36global industrie
43:37Paris-Nord-Villepinte
43:38avec Ludovic Donati
43:39bonjour Ludovic
43:40bonjour Frédéric
43:40merci d'être avec nous
43:41responsable numérique
43:42et environnement
43:42de la French Corporate Community
43:44alors qu'il y a un think tank
43:45un doux tank
43:46autour de la transformation
43:47numérique
43:48la transformation énergétique
43:49de l'industrie notamment
43:51et puis vice-président
43:52de la fenêtre
43:53qui est un accélérateur
43:54justement de ces transformations
43:55des filières industrielles
43:56par le numérique
43:57alors voilà
43:58la première question
44:00est justement
44:00autour de ça
44:01on parle beaucoup
44:02de réindustrialisation
44:03c'est redevenu
44:04une priorité stratégique
44:05on en est où aujourd'hui
44:06parce qu'on a vu
44:07que 2025
44:08ça s'était plutôt bien passé
44:102026
44:10non 2024 c'était bien
44:122025 c'est un peu freiné
44:14là il faut redonner un élan
44:15qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui ?
44:16l'ambition est bonne aujourd'hui
44:17parce qu'on a bien compris
44:19qu'avec toutes les crises
44:20que l'on voit
44:21et en particulier
44:22la crise actuelle en Iran
44:23on a besoin d'une industrie
44:24qui est forte
44:25l'industrie pour la défense
44:26pour l'armement
44:27pour l'aéronautique
44:28donc il y a une ambition
44:29qui est forte
44:29maintenant il y a des moyens
44:30à mettre en oeuvre
44:31parmi ces moyens
44:32l'usage de la donnée
44:34est essentiel
44:34mais il y a aussi
44:36refabriquer des usines
44:37en France et en Europe
44:38donc pour ça
44:39il faut une impulsion
44:39qui soit non seulement française
44:41mais aussi européenne
44:42parce que les moyens
44:42à dépenser
44:43sont extrêmement importants
44:45donc il faut aller plus vite
44:46dans l'exécution
44:47parce que l'intention on l'a
44:48mais c'est l'exécution
44:49c'est là où il faut que c'est vrai
44:49il y a aller plus vite
44:50dans l'exécution
44:51et le financement
44:52aujourd'hui
44:53la quantité d'argent
44:54à mettre sur la table
44:55si j'ose dire
44:55elle est absolument
44:57colossale
44:58parce qu'il faut reconstruire
44:59des chaînes de valeur
45:00si je prends l'exemple
45:01de la batterie par exemple
45:02ou du véhicule électrique
45:04on veut aujourd'hui
45:05avoir une transformation globale
45:07vers le véhicule électrique
45:08vers les batteries
45:09pour pouvoir stocker
45:10de l'énergie
45:11et se retrouver
45:12moins dépendant
45:13du pétrole
45:14ça nécessite
45:15des investissements
45:16qui sont colossaux
45:17que les chinois ont fait
45:18il y a depuis
45:1920 ans
45:2030 ans
45:20les chinois aujourd'hui
45:22maîtrisent parfaitement
45:23les technologies de batterie
45:24et vont jusqu'à vous produire
45:25des véhicules électriques
45:26sur un plan
45:27qu'ils avaient décidé
45:27ils avaient décidé ça
45:29en 2015
45:30exactement
45:30c'est un plan
45:31c'est planifié
45:32et aujourd'hui
45:33la production de véhicules électriques
45:34se fait en maîtrisant
45:35les technologies de batterie
45:36et le tout
45:37pour deux fois moins cher
45:38que ce qu'est capable
45:40de faire aujourd'hui
45:40l'industrie européenne
45:41donc il y a des investissements
45:42qui sont très conséquents
45:43et si on n'y prend pas garde
45:45ça peut amener
45:47à la perte
45:49d'une partie
45:49de cette industrie
45:50puisque justement
45:51on n'arrivera pas
45:51à être suffisamment compétitif
45:52mais ça se chiffre beaucoup
45:53on parle souvent ici
45:54de semi-conducteurs
45:56sur Tech & Co
45:57sur BFM Business
45:59c'est vrai que si on voulait
46:00vraiment
46:01redémarrer quelque chose
46:02dans le semi-conducteur
46:03c'est 30-40 milliards
46:05oui on parle
46:06pour les filières industrielles
46:07c'est plusieurs dizaines
46:08de milliards par filière
46:09donc c'est pour ça
46:10qu'il faut arriver
46:11à conserver
46:11les filières industrielles
46:13sur lesquelles nous sommes forts
46:14je pense par exemple
46:14aujourd'hui à l'aéronautique
46:16et même pour la France
46:17à l'industrie de défense
46:18et là on a vraiment
46:19des atouts à jouer
46:19et des atouts à jouer
46:20y compris sur le numérique
46:22et la gestion de la donnée
46:23puisqu'on a beaucoup de données
46:24et qu'on est capable ainsi
46:25de pouvoir assurer
46:26une continuité numérique
46:27sur la chaîne de valeur
46:28avec derrière aussi
46:29de la souveraineté
46:29et sur les nouvelles industries
46:31l'innovation doit arriver
46:33mais aussi par l'intelligence artificielle
46:35et la compétitivité de l'industrie
46:36par l'industrie 4.0 et 5.0
46:38et c'est là où l'IA
46:39peut nous permettre
46:40d'aller plus vite
46:41et revenir à des coûts
46:43parce qu'évidemment
46:44quand on parle industrie
46:45on parle forcément
46:45de coûts moindres
46:46quand on va voir
46:47les pays asiatiques
46:48ou l'Inde
46:49et l'IA peut nous aider
46:50à redevenir compétitifs
46:52par rapport à ces pays
46:53en relocalisant l'industrie
46:54prenons un exemple
46:56d'une industrie
46:56comme celle du médicament
46:57aujourd'hui
46:58avec les données
47:00et la connaissance
47:00qu'on a acquis
47:01sur certains médicaments
47:02et les algorithmes
47:03qu'on est capable
47:04de développer
47:04je pense qu'on est capable
47:06de réduire très fortement
47:07le temps d'arriver
47:08sur le marché
47:09de nouveaux médicaments
47:10je vois il y a une vingtaine d'années
47:12on était obligé de screener
47:13de fabriquer beaucoup de molécules
47:14de faire beaucoup de tests
47:15aujourd'hui
47:16grâce aux algorithmes
47:17d'intelligence artificielle
47:18on est capable
47:18d'être beaucoup plus ciblé
47:19je pense par exemple
47:20à DeepMind aussi
47:22qui travaille sur la configuration
47:23des protéines
47:23tout ça
47:24c'est vraiment un facteur
47:26d'accélération
47:27extrêmement fort
47:28pour l'industrie
47:28et derrière
47:30on parle d'industrie 4.0
47:31quand il s'agit de fabriquer
47:32et donc on revient
47:33sur de la maintenance prédictive
47:35on revient sur de l'opérateur
47:36augmenté
47:37de manière à pouvoir
47:38avoir des coûts
47:38beaucoup plus compétitifs
47:39que sur des pays à bas coût
47:42et c'est là
47:43où il faut vraiment assister
47:43pour ne pas avoir
47:44cette fracture
47:46numérique et industrielle
47:47entre justement
47:48nos industriels
47:48vous les sentez
47:49il y a un élan quand même
47:50aujourd'hui
47:51là si on se promène
47:52dans les années
47:52là je trouve que sur Global Industry
47:53il y a un élan
47:54je suis très heureux
47:55de voir beaucoup d'amis
47:56qui étaient des petites start-up
47:57qui aujourd'hui
47:58ont des très grosses
47:59je pense par exemple
48:00à Optimistik
48:00que je vois à côté
48:02j'en ai vu d'autres aussi
48:04Hexagone etc
48:04qui aujourd'hui
48:05sont extrêmement forts
48:07et apportent
48:08à l'industrie française
48:09et même européenne
48:10une manière de gérer
48:12la donnée
48:12et de développer
48:13des algorithmes
48:14qui leur permettent
48:14de rester dans la course
48:15et tout ça
48:16on va réussir à le faire
48:17avec cet esprit
48:17de souveraineté
48:18de données industrielles
48:19parce que là aussi
48:20la souveraineté
48:21on comprend
48:22mais aller dire
48:23à des industriels
48:23il faut que vous soyez
48:24souverain sur vos données
48:25ça aussi
48:26c'est un apprentissage
48:28parce qu'il faut être compétitif
48:31donc on va faire appel
48:32à des grands fournisseurs
48:33de cloud
48:34de logiciels
48:35qui vont permettre
48:36de stocker les données
48:36et derrière
48:37il faut s'assurer
48:38que ces données
48:38soient stockées
48:40en Europe
48:41en tout cas en France
48:42et garder une certaine souveraineté
48:44et c'est là
48:44où on va toujours avoir
48:45cette dichotomie
48:46entre avancer vite
48:50pouvoir investir
48:51à moindre coût
48:52et s'assurer
48:52de cette souveraineté
48:53donc il y a des réflexions
48:54à avoir
48:55et ces réflexions
48:55elles ont lieu
48:56avec le gouvernement
48:57elles ont lieu
48:57avec l'Europe
48:58je pense à l'IA Act
48:59en particulier
49:00mais il est clair
49:01que sur la compétitivité
49:03il faut pouvoir
49:04avancer
49:04grâce à ces données
49:05et c'est le rôle
49:06de la fenêtre
49:07d'ailleurs
49:07je dis à la fenêtre
49:08c'est un accélérateur
49:09de ces transformations
49:10numériques
49:10parce que je vois
49:11que pour l'industrie
49:12on leur demande
49:12alors de se transformer
49:14avec l'IA
49:15de se transformer
49:16enfin d'accélérer
49:17donc leur transformation
49:18numérique
49:19leur transformation
49:19IA
49:19leur transformation
49:21si énergétique
49:21parce qu'on ne peut pas
49:22se permettre aujourd'hui
49:23de ne pas y réfléchir
49:25quand on se lance
49:26ça fait beaucoup de choses
49:28sur lesquelles
49:28et les métiers
49:29qui se transforment
49:30c'est pour ça que servent
49:30les think tanks
49:31et doutants
49:31des grands groupes
49:32et des filières
49:33c'est justement
49:34pouvoir mener
49:34ces projets de filières
49:35je pense au digital product
49:36passmark par exemple
49:37pour les batteries
49:37pouvoir assurer
49:38la traçabilité
49:39des métaux
49:40jusqu'à la fabrication
49:41de la batterie
49:42c'est extrêmement important
49:43de pouvoir stocker
49:44ces données
49:44et d'assurer
49:45une continuité numérique
49:46de ces données
49:46et derrière
49:47assurer cette continuité numérique
49:49on a tous les sujets
49:50de standardisation
49:51c'est parfois un mot
49:52qui n'est pas toujours
49:53très agréable
49:53parce qu'on a envie
49:54de pouvoir foisonner
49:55d'aller vers l'innovation
49:56mais derrière
49:57pour des grands groupes
49:58industriels
49:58et des grandes filières
49:59je pense en particulier
50:00à l'aéronautique
50:01pouvoir assurer
50:02une continuité numérique
50:03de la donnée
50:04et sa traçabilité
50:05est extrêmement important
50:06et ça arrive
50:07jusqu'au PME
50:08parce que justement
50:09il faut qu'ils entraînent
50:10tout leur écosystème
50:11c'est là la difficulté
50:12et arriver à entraîner
50:13l'écosystème
50:14c'est aussi pouvoir
50:15investir ensemble
50:15y compris pour les PME
50:17pour leur permettre
50:17de faire leur révolution numérique
50:19et de commencer
50:19à utiliser l'IA
50:20on a la chance
50:21aujourd'hui néanmoins
50:22puisqu'on commence
50:22à avoir vraiment
50:23bien industrialisé l'IA
50:24on a des algorithmes
50:25on a l'IA agentique
50:27qui est disponible
50:27donc ça ça permet
50:28de réduire les coûts
50:29derrière la contrepartie
50:31c'est effectivement
50:31travailler sur la souveraineté
50:32de la donnée
50:33et bien sûr
50:33ne pas oublier
50:34la cybersécurité
50:35parce qu'on devient
50:36de plus en plus vulnérable
50:36oui justement
50:37ça c'est un sujet
50:38alors on l'entend
50:39un peu moins
50:39à droite à gauche
50:40mais j'imagine
50:40aujourd'hui un industriel
50:42il sait qu'on a suffisamment
50:43d'exemples aujourd'hui
50:44et notamment dans l'industrie
50:45de gros incidents
50:47de gros accidents
50:48même cyber
50:49aujourd'hui oui
50:49ça c'est rentré
50:50dans l'ADN des industriels
50:52aujourd'hui c'est beaucoup plus
50:53rentré dans l'ADN des industriels
50:54on a pas mal d'exemples
50:55qui montrent que
50:56la cybersécurité
50:57ça peut non seulement
50:58on peut nous récupérer
51:00des données
51:01mais on peut aussi
51:02les corrompre
51:02il peut y avoir des accidents
51:04vous imaginez
51:04un haut fourneau
51:05sur lequel on change
51:06la température
51:07ça peut avoir des conséquences
51:08qui sont absolument dramatiques
51:11vous parliez tout à l'heure
51:12de l'industrie
51:13des matières premières
51:14je sais que vous êtes
51:14un spécialiste
51:15notamment de tout ce qui
51:17concerne le lithium
51:18cette terre rare
51:18et des autres terres rares
51:21dont on a bien besoin
51:22aujourd'hui
51:22on en est où aujourd'hui
51:24en France ?
51:25Aujourd'hui en France
51:26et plus globalement en Europe
51:27il y a le Critical
51:28En Matérior Act
51:29qui permet de sécuriser
51:30et qui demande aux états membres
51:32de sécuriser une partie
51:32d'approvisionnement
51:33d'or chaîne de valeur
51:34en métaux
51:35et je fais le lien en particulier
51:37avec le BRGM
51:38et avec l'intelligence artificielle
51:40rouvrir l'inventaire minier
51:41et travailler sur des algorithmes
51:43qui vont permettre
51:44de détecter des nouveaux gisements
51:45ou de trouver des nouveaux moyens
51:47de traiter ces gisements
51:48pour les rendre plus compétitifs
51:49les gros gisements
51:50les très importants
51:51aujourd'hui
51:52ils sont principalement
51:52en dehors d'Europe
51:53mais on a aussi une carte à jouer
51:55justement
51:55si on utilise bien
51:57la data
51:58et l'IA
51:58et il y a certaines start-up
51:59en France
52:00qui y travaillent
52:00et qui à mon avis
52:01dans les années à venir
52:02seront très prometteuses
52:03là-dessus
52:04Ludovic Donati
52:04sur tout l'ensemble
52:05de ce dont on vient de parler
52:06vous êtes plutôt optimiste
52:07aujourd'hui
52:07vous dites
52:08on sent quand même
52:09qu'il y a un élan
52:11il y a pouce
52:12évidemment
52:12oui tout à fait
52:13je pense qu'il faut rester optimiste
52:14enfin on le voit là
52:15ici sur Global Industry
52:16il y a de plus en plus
52:17de stands
52:17qui sont de plus en plus gros
52:18il y a une volonté
52:19de transformation
52:21qui est quelque part
52:23et peut-être aussi forcée
52:24par le contexte géopolitique
52:25actuel
52:26mais clairement
52:27il y a une prise de conscience
52:28qu'aujourd'hui
52:29il est nécessaire
52:29de réindustrialiser
52:31et d'avoir une compétitivité industrielle
52:33qui va venir en particulier
52:34par le numérique
52:35et par la maîtrise
52:36des données
52:36et des algorithmes
52:37et notamment
52:38de cette intelligence artificielle
52:40merci Ludovic Donati
52:41d'être revenu
52:42parler de tout ça
52:42je vous rappelle
52:43vous êtes responsable
52:43numérique et environnement
52:45de la French Corporate Community
52:46ce do-tank
52:47think tank
52:47autour de la transformation numérique
52:49et de la transformation énergétique
52:51voulue par le gouvernement
52:52d'ailleurs
52:52c'est soutenu par le gouvernement
52:53oui exactement
52:54on est soutenu par le gouvernement
52:55et notre président
52:55c'est Nicolas Guérin
52:56qui s'est énormément investi
52:58en France
52:58et qui s'investit maintenant
52:59en Europe
52:59voilà avec tous les industriels
53:01derrière
53:01et puis vous êtes
53:01je rappelle aussi
53:02vice-président de l'AFNET
53:03accélérateur des transformations
53:04des filières industrielles
53:06par le numérique
53:07voilà
53:07c'est ce qu'on voit
53:07vous illustrez bien un peu
53:09cette émission
53:09c'est ce qu'on voulait vous montrer ici
53:11depuis le salon Global Industrie
53:12c'est comment
53:13l'industrie est en train d'accélérer
53:14aussi sur ces domaines
53:15on vous parlait beaucoup
53:16d'industrie 4.0
53:17on avait parfois du mal
53:18à matérialiser tout ça
53:20mais je crois qu'aujourd'hui
53:20avec le potentiel de l'IA
53:22de la transformation numérique
53:23de tout ce que l'on doit faire
53:24aujourd'hui
53:24pour être vraiment compétitif
53:26et bien on voit enfin
53:27on comprend enfin
53:28l'apport de ce numérique
53:29et de cette intelligence artificielle
53:30merci d'avoir été avec nous
53:31on se retrouve la semaine prochaine
53:32on sera là revenu
53:34sur nos plateaux
53:34de BFM Business
53:35excellente semaine
53:36sur BFM Business
53:39Tech & Co Business
53:40sur BFM Business
53:42BFM Business
53:42Sous-titrage Société Radio-Canada
53:44Sous-titrage Société Radio-Canada

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