Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Ce mardi 30 septembre, Frédéric Simottel a reçu Olivier Nollent, PDG France de SAP, Matthieu Grymonprez, global CDO & CIO chez Adeo, Florian Mione, vice-président Industries de SAP, Noura Benmeziane, directrice executive Accenture Technology France, Jean-Claude Lévy, responsable de la transformation SAP S4 pour Arkema, et Stéphane Hadinger, directeur de la Technologie chez AWS, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale.
00:10Frédéric Simotel.
00:14Allez, on se retrouve pour cette deuxième demi-heure Tech & Co Business depuis le carousel du Louvre à Paris où se déroule l'événement SAP Now et Aitour.
00:22Voilà, un grand rendez-vous d'SAP, de ses partenaires, de ses clients et justement, on soit l'un des partenaires intégrateurs des solutions SAP.
00:30Noura Benmeziane, bonjour.
00:31Bonjour.
00:32Vous êtes directrice exécutive et responsable d'Accenture Technologies France.
00:36Alors justement, expliquez-nous un peu quel est le rôle d'un Accenture lorsque des projets SAP sont déployés dans les entreprises.
00:47Quel est votre impact dans ces accords ?
00:51Alors Accenture est une société spécialisée dans les technologies et l'innovation et dans le cadre des projets SAP, nous intervenons sur la partie intégration.
00:59Donc nous accompagnons les clients dans leur transformation digitale et nous apportons une expertise à la fois technologique mais également sectorielle,
01:07c'est-à-dire notre connaissance des processus métiers afin d'adapter la solution aux besoins du client.
01:11Et alors comment aujourd'hui vous réussissez un peu à retenir, un peu à tenir la bride des entreprises qui avec l'IA générative veulent aller très vite,
01:22alors selon évidemment leur niveau d'investissement.
01:25Mais voilà, comment on fait aujourd'hui pour tout le monde a envie d'y aller, ce passage à l'échelle, comment ça se passe sur le marché ?
01:33Alors effectivement tout le monde a envie d'y aller, mais il y a des étapes avant.
01:37Donc effectivement ce passage à l'échelle est important, d'ailleurs 36% des dirigeants français reconnaissent vouloir mettre en place de l'IA générative à l'échelle,
01:47mais avec seulement 13% qui reconnaissent qu'ils ont eu un bénéfice.
01:51Donc on a quand même une étape à passer afin de générer la puissance, libérer le potentiel de l'IA générative.
01:58Et les facteurs clés pour vous, des premiers projets que vous avez pu voir qui se sont développés correctement,
02:02un passage à l'échelle correcte, c'est quoi les facteurs clés de réussite de ces projets justement ?
02:07Alors SAP ou intelligence artificielle ?
02:09Intelligence artificielle.
02:10Alors le facteur clé de succès c'est de ne pas se borner au cas d'usage.
02:14Donc effectivement généralement on aime faire des expérimentations.
02:17On se dit c'est la bonne idée, ça va marcher.
02:19Voilà, c'est la bonne idée, ça va marcher.
02:21Et on ne la déploie pas, donc il faut penser aussi à toutes les limitations qui peuvent s'opposer
02:26à la libération du pouvoir de l'intelligence artificielle, notamment la fiabilité des données,
02:31mais également l'infrastructure technologique qui permet de stocker ces données et de les exploiter au maximum.
02:37Aujourd'hui alors, vous intervenez plutôt auprès, avec Accenture Technologie France,
02:41vous intervenez plutôt auprès de grandes entreprises, mais vous avez l'impression qu'elles ont bien compris
02:46à quel point l'IA, l'IA générative, l'IA agentique qui arrive aujourd'hui,
02:50sont en train de complètement transformer ces entreprises, l'organisation, les processus, etc.
02:56Alors chaque année, nous menons une étude mondiale qu'on appelle la Tech Vision chez Accenture.
03:02Nous interrogeons 4000 sociétés, 12000 consommateurs,
03:05et ce qui ressort de cette étude, c'est que 89% des dirigeants considèrent que l'IA va disrupter leur métier.
03:11Donc ils ont bien conscience de l'impact potentiel de l'IA et souhaitent maintenant mettre en place les plans d'action
03:17pour développer le potentiel de l'IA, même si aujourd'hui, les entreprises constatent quelques obstacles.
03:23On a parlé des limitations tout à l'heure, mais on peut citer également la formation
03:27et le fait d'entraîner les salariés dans cette nouvelle vague technologique.
03:31Oui, c'est justement ça, c'est engager les salariés dans ce domaine.
03:34Aujourd'hui, quand vous voyez des projets qui ont un peu plus de mal à se lancer, c'est ça ?
03:37On est autour de l'engagement des collaborateurs, on n'a pas assez laissé la main.
03:43Je sais qu'on voit des projets ici où souvent la main est aux mains des métiers,
03:47justement ce qu'on attend depuis tellement longtemps dans les projets informatiques.
03:50Et puis l'IT arrive en support ou en co-construction. On y arrive aujourd'hui ?
03:56Alors effectivement, dans le cadre des projets SAP notamment, on a vu que les tendances avaient changé.
04:01Il y a une dizaine d'années, ce sont surtout les DSI qui lançaient un projet d'ampleur, de transformationnel.
04:05Maintenant, c'est vraiment à la main des métiers. Et effectivement, pour atteindre les bénéfices, la valeur métier,
04:11il faut absolument avoir les bons cas d'usage. D'où l'investissement des métiers sur les transformations liées à SAP,
04:17mais également liées à l'IA générative.
04:20Quand vous regardez aujourd'hui, vous comparez avec vos autres collègues d'Accenture Technologie d'autres pays,
04:27vous estimez que nous, notre niveau de maturité, notre niveau de développement en France,
04:31est-ce qu'on est dans la tendance ? Ou tout à l'heure, Olivier Noland nous disait,
04:36oui, comme toujours en France, on a un tout petit peu en retard par rapport à d'autres, mais comment ça se passe ?
04:40Alors chez Accenture, on ne note pas vraiment ça, puisqu'on a recensé au niveau mondial plus de 2000 projets d'intelligence artificielle générative.
04:49Et parmi ces 2000 projets, plus de 200 concernent la France.
04:52Donc on voit qu'on est très avancé, et puis on a des cas dans tous les secteurs d'activité,
04:56le luxe, l'aéronautique, l'industrie, c'est très vaste en termes d'intervention.
05:02Et cette thématique de la souveraineté dont on parle beaucoup aujourd'hui,
05:05alors on en a parlé beaucoup dans le cloud, mais on commence à en parler aussi en termes d'intelligence artificielle,
05:10même de projets.
05:11J'imagine aussi, on a posé la question tout à l'heure à Mathieu Grimond-Pré d'Adeo,
05:16Leroy Merlin qui nous disait, oui, oui, le fait que je travaille avec SAP, acteurs puissants européens,
05:21est quelque chose quand même qui résonne en moi.
05:23Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous remarquez sur les projets que vous suivez aujourd'hui, Noura Benéziane ?
05:29Oui, effectivement, le thème de la souveraineté devient clé pour un certain nombre d'administrations et d'entreprises.
05:36On note bien effectivement ce souhait de sécuriser les données, c'est clair.
05:40Donc effectivement, on peut réfléchir au système de stockage, au cloud qui va héberger ces données.
05:46Et puis, il y a surtout toute une gouvernance à mettre en place pour faire en sorte que ces données soient bien sécurisées.
05:52Donc c'est tout un cheminement d'entreprises à réfléchir afin effectivement de conserver cette souveraineté.
05:57L'IA agentique, vous la percevez comment aujourd'hui ?
05:59On est vraiment encore au tout début, évidemment, mais les gens ont bien compris.
06:04Alors je sais qu'ASAP propose déjà des solutions sur étagère,
06:09mais est-ce que les gens ont bien saisi tout ce que ça pouvait transformer cet IA agentique ?
06:13Alors effectivement, comme vous le disiez, nous sommes aux prémices.
06:15C'est vraiment une tendance qui se développe.
06:17Si je prends l'exemple d'Accenture, pour nous, l'IA agentique n'est pas seulement un mot et une tendance.
06:23On l'a mis en place chez Accenture, notamment autour de nos processus financiers pour faciliter la clôture, par exemple, mensuelle.
06:30On a également une capacité à générer des rapports financiers plus faciles.
06:35Et puis, tous nos rapports financiers de fin d'année sont générés grâce au réseau d'agents.
06:42D'accord. Donc on y arrive un peu ?
06:44On y arrive, exactement.
06:45On est en train de se réinventer.
06:46Eh bien merci, Noura Benmezia, d'être venue nous parler de tout ça.
06:49Je rappelle, vous êtes directrice exécutive responsable d'Accenture Technologie France.
06:53Vous êtes l'un des partenaires clés de SAP.
06:56Voilà, avec quelques gros partenaires SAP pour déployer ses projets, déployer cette intelligence artificielle.
07:01Merci d'avoir fait le détour jusqu'au plateau de BFM Business.
07:05Frédéric Simotel.
07:08Allez, on se retrouve pour cette deuxième demi-heure Tech & Co-Business depuis le carousel du Louvre à Paris,
07:14où se déroule l'événement SAP Now et Aitour.
07:16Voilà, grand rendez-vous d'SAP, de ses partenaires, de ses clients.
07:20Et justement, on reçoit l'un des partenaires intégrateurs des solutions SAP.
07:24Noura Benmezia, bonjour.
07:26Bonjour.
07:26Vous êtes directrice exécutive et responsable d'Accenture Technologie France.
07:30Alors justement, expliquez-nous un peu quel est le rôle d'un Accenture lorsque des projets SAP sont déployés dans les entreprises.
07:41Quel est votre impact dans ces accords ?
07:45Alors Accenture est une société spécialisée dans les technologies et l'innovation.
07:49Et dans le cadre des projets SAP, nous intervenons sur la partie intégration.
07:52Donc nous accompagnons les clients dans leur transformation digitale.
07:56Et nous apportons une expertise à la fois technologique, mais également sectorielle,
08:01c'est-à-dire notre connaissance des processus métiers, afin d'adapter la solution aux besoins du client.
08:06Et alors comment aujourd'hui vous réussissez un peu à retenir, un peu à tenir les rênes,
08:10enfin tenir l'abri des entreprises qui, avec l'IA générative, veulent aller très vite,
08:15alors selon évidemment leur niveau d'investissement.
08:19Mais voilà, comment on fait aujourd'hui pour...
08:21Tout le monde a envie d'y aller, ce passage à l'échelle, enfin comment ça se passe sur le marché ?
08:27Alors effectivement, tout le monde a envie d'y aller, mais il y a des étapes avant.
08:31Donc effectivement, ce passage à l'échelle est important.
08:34D'ailleurs, 36% des dirigeants français reconnaissent vouloir mettre en place de l'IA générative à l'échelle,
08:41mais avec seulement 13% qui reconnaissent qu'ils ont eu un bénéfice.
08:45Donc on a quand même une étape à passer afin de générer la puissance, libérer le potentiel de l'IA générative.
08:52Et les facteurs clés pour vous, des premiers projets que vous avez pu voir qui se sont développés correctement,
08:57un passage à l'échelle correcte, c'est quoi les facteurs clés de réussite de ces projets justement ?
09:01Alors SAP ou intelligence artificielle ?
09:03Intelligence artificielle.
09:04Alors le facteur clé de succès, c'est de ne pas se borner au cas d'usage.
09:07Donc effectivement, généralement, on aime faire des expérimentations.
09:12On se dit, c'est la bonne idée, ça va marcher.
09:13Voilà, c'est la bonne idée, ça va marcher.
09:15Et on ne la déploie pas.
09:16Donc il faut penser aussi à toutes les limitations qui peuvent s'opposer à la libération du pouvoir de l'intelligence artificielle,
09:23notamment la fiabilité des données, mais également l'infrastructure technologique
09:27qui permet de stocker ces données et de les exploiter au maximum.
09:31Aujourd'hui, alors, vous intervenez plutôt auprès, avec Accenture Technologie France,
09:35vous intervenez plutôt auprès de grandes entreprises.
09:38Mais vous avez l'impression qu'elles ont bien compris à quel point l'IA, l'IA générative, l'IA agentique qui arrive aujourd'hui
09:44sont en train de complètement transformer ces entreprises, l'organisation, les processus, etc.
09:50Alors chaque année, nous menons une étude mondiale qu'on appelle la Tech Vision chez Accenture.
09:56Nous interrogeons 4000 sociétés, 12000 consommateurs.
09:59Et ce qui ressort de cette étude, c'est que 89% des dirigeants considèrent que l'IA va disrupter leur métier.
10:05Donc ils ont bien conscience de l'impact potentiel de l'IA et souhaitent maintenant mettre en place les plans d'action
10:11pour développer le potentiel de l'IA, même si aujourd'hui, les entreprises constatent quelques obstacles.
10:17On a parlé des limitations tout à l'heure, mais on peut aussi citer également la formation et le fait d'entraîner les salariés dans cette nouvelle vague technologique.
10:25Oui, c'est justement ça, c'est engager les salariés dans ce domaine.
10:28Aujourd'hui, quand vous voyez des projets qui ont un peu plus de mal à se lancer, c'est ça ?
10:32On est autour de l'engagement des collaborateurs, on n'a pas assez laissé la main.
10:37Je sais qu'on voit des projets ici où souvent la main est aux mains des métiers, justement,
10:41ce qu'on attend depuis tellement longtemps dans les projets informatiques.
10:44Et puis l'IT arrive en support ou en co-construction.
10:48On y arrive aujourd'hui ?
10:50Alors effectivement, dans le cadre des projets SAP notamment, on a vu que les tendances avaient changé.
10:54Il y a une dizaine d'années, ce sont surtout les DSI qui lançaient un projet d'ampleur, de transformationnel.
11:00Maintenant, c'est vraiment à la main des métiers.
11:02Et effectivement, pour atteindre les bénéfices, la valeur métier, il faut absolument avoir les bons cas d'usage.
11:07D'où l'investissement des métiers sur les transformations liées à SAP, mais également liées à l'IA générative.
11:14Quand vous regardez aujourd'hui, vous comparez avec vos autres collègues d'Accenture Technologie d'autres pays,
11:21vous estimez que nous, notre niveau de maturité, notre niveau de développement en France,
11:25est-ce qu'on est dans la tendance ?
11:28Ou tout à l'heure, Olivier Noland nous disait, oui, comme toujours en France,
11:31on a un tout petit peu en retard par rapport à d'autres, mais comment ça se passe ?
11:34Alors chez Accenture, on ne note pas vraiment ça, puisqu'on a recensé au niveau mondial
11:38plus de 2000 projets d'intelligence artificielle générative.
11:43Et parmi ces 2000 projets, plus de 200 concernent la France.
11:46Donc on voit qu'on est très avancé.
11:48Et puis on a des cas dans tous les secteurs d'activité.
11:50Le luxe, l'aéronautique, l'industrie, c'est très vaste en termes d'intervention.
11:56Et cette thématique de la souveraineté dont on parle beaucoup aujourd'hui,
11:59alors on en a parlé beaucoup dans le cloud, mais on commence beaucoup à en parler aussi
12:02en termes d'intelligence artificielle, même de projets.
12:05J'imagine aussi, on a posé la question tout à l'heure à Mathieu Grimond-Pré d'Adeo,
12:10le Roi Merlin, qui nous disait, oui, oui, le fait que je travaille avec SAP,
12:13acteurs puissants européens, est quelque chose quand même qui résonne en moi.
12:17Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous remarquez sur les projets
12:20que vous suivez aujourd'hui, Noura Abeneziane ?
12:23Oui, effectivement, le thème de la souveraineté devient clé
12:27pour un certain nombre d'administrations et d'entreprises.
12:30On note bien, effectivement, ce souhait de sécuriser les données, c'est clair.
12:34Donc effectivement, on peut réfléchir au système de stockage,
12:37au cloud qui va héberger ces données.
12:39Et puis, il y a surtout toute une gouvernance à mettre en place
12:42pour faire en sorte que ces données soient bien sécurisées.
12:46Donc c'est tout un cheminement d'entreprises à réfléchir
12:49afin, effectivement, de conserver cette souveraineté.
12:51L'IA agentique, vous la percevez comment aujourd'hui ?
12:53On est vraiment encore au tout début, évidemment.
12:57Mais les gens ont bien compris.
12:58Alors je sais qu'ASAP propose déjà des solutions sur étagère.
13:02Mais est-ce que les gens ont bien saisi tout ce que ça pouvait transformer,
13:06cet IA agentique ?
13:07Alors effectivement, comme vous le disiez, nous sommes aux prémices.
13:09C'est vraiment une tendance qui se développe.
13:11Si je prends l'exemple d'Accenture, pour nous, l'IA agentique
13:14n'est pas seulement un mot et une tendance.
13:17On l'a mis en place chez Accenture, notamment autour de nos processus financiers
13:20pour faciliter la clôture, par exemple, mensuelle.
13:24On a également une capacité à générer des rapports financiers plus faciles.
13:29Et puis, tous nos rapports financiers de fin d'année sont générés
13:34grâce au réseau d'agents.
13:37D'accord.
13:37Donc, on y arrive.
13:38On y arrive, exactement.
13:39On est en train de se réinventer.
13:40Eh bien, merci, Noura Benmezia, d'être venue nous parler de tout ça.
13:43Je rappelle, vous êtes directrice exécutive responsable d'Accenture Technologies France.
13:47Vous êtes l'un des partenaires clés de SAP.
13:50Voilà, quelques gros partenaires SAP pour déployer ses projets,
13:53déployer cette intelligence artificielle.
13:55Merci d'avoir fait le détour jusqu'au plateau de BFM Business.
13:59Nous sommes, je le rappelle, nous enregistrons cette émission depuis le SAP Tour AI Now.
14:04Voilà, le grand rendez-vous SAP, troisième édition du nom.
14:08Allez, on se retrouve dans un instant.
14:10On va retrouver, tiens, un acteur que vous connaissez bien, AWS,
14:13avec un industriel Arkema dans la chimie.
14:16Et justement, on va encore parler de tous ces sujets.
14:18A tout de suite.
14:20Tech & Co Business, les invités.
14:26Allez, dernière partie de cette émission Tech & Co Business sur BFM Business.
14:30On enregistre depuis le salon SAP Now, AI Tour.
14:34Voilà, parce qu'évidemment, on parle beaucoup d'SAP.
14:35Ils sont tous là, les partenaires, les clients, les membres de SAP.
14:39Et puis AI, parce qu'évidemment, l'intelligence artificielle est très présente, même omniprésente.
14:45C'est la troisième édition de ce rendez-vous qui a lieu au Carousel du Louvre.
14:48Et avec nous, on va parler de migration cloud.
14:51On va parler de, justement, Rise avec SAP.
14:54Enfin, voilà, vous allez comprendre tout ça avec nos deux invités.
14:57Je vous les présente tout de suite.
14:58Jean-Claude Lévy, bonjour.
14:59Bonjour.
15:00Jean-Claude, responsable de la transformation S4.
15:02Alors, S4 pour SAP, Rise.
15:04Et on reviendra sur ce Rise justement dans un instant.
15:07Et quelqu'un que vous connaissez bien aussi sur notre antenne, Stéphane Haddinger.
15:11Bonjour, Stéphane.
15:11Bonjour, Frédéric.
15:12Merci de travailler avec nous, directeur technologie chez AWS.
15:15Un mot, Arkema, parce que c'est une marque qu'on connaît toujours, mais sans...
15:21Enfin, on sait que c'est un chimiste.
15:22On sait qu'il est dans les adhésifs.
15:24Mais voilà, il fait beaucoup de choses chez Arkema, Jean-Claude.
15:26Exactement.
15:27Donc, on est un chimiste de spécialité.
15:29Quelques chiffres pour illustrer pour nos auditeurs.
15:3221 000 salariés dans le monde.
15:34150 sites industriels.
15:36C'est ça, c'est un asset important.
15:372 000 chercheurs, c'est ça à peu près.
15:39Et c'est exactement cela.
15:41Bravo, Frédéric.
15:422 000 chercheurs qui, aujourd'hui, travaillent sur les matériaux de demain pour améliorer notre monde,
15:47pour être dans un monde plus durable, puisqu'on sait qu'on a un défi qui est très, très important.
15:52Et nous, en tant que chimiste, on doit contribuer à relever ce défi.
15:55Oui, avec un laboratoire.
15:57Alors, moi, j'avais visité le précédent laboratoire.
15:59Pour ceux qui, un jour, sont invités là-bas, allez-y, parce qu'il y a un nouveau laboratoire, d'ailleurs, dans le nouveau siège.
16:05On découvre des choses.
16:06Ça va des casques de moto.
16:08Enfin, vous avez dit, c'est assez incroyable, la présence d'Arkema, présent, voilà, sur l'ensemble de l'industrie.
16:14Tout à fait.
16:15Et on a un produit, par exemple, comme le P-Bax.
16:17C'est un produit qui rentre dans la composition des chaussures de running, avec un double avantage.
16:23L'amorti, très important, et en même temps, le rebond.
16:25Donc, voilà, typiquement, type de produit sur lequel on est présent.
16:29Je vais faire développer un produit sur mesure, pour moi, pour bondir encore plus vite.
16:34Alors, on va parler avec vous de ce projet.
16:38Donc, la trajectoire...
16:41Enfin, Arkema, c'était un move to cloud, d'abord.
16:43Il faut le rappeler.
16:43Alors, à la base, Arkema, c'est en 5 ans un move to cloud, puisque l'ensemble de nos infrastructures, de manière extrêmement classique, était on-prem, dans des data centers corporate.
16:52Et en 5 ans, on a tout basculé sur AWS, notre partenaire que nous avons choisi pour se faire.
17:00Donc, en particulier, nos instances SAP, puisque dans la chimie, le cœur du SI, c'est SAP.
17:05On a 3 instances majeures SAP, 3 corps système SAP.
17:09Et on a migré tout cela sur AWS, à l'exception, et on peut se le dire, de tout ce qui concerne l'IP, par exemple, puisqu'il y a un sujet de souveraineté, sur lequel, à date, nous n'avons pas trouvé de solution satisfaisante.
17:22Et donc, qu'on a gardé, on va dire, d'une manière un peu secrète, je ne vais pas en dire beaucoup plus, mais qu'on a gardé un peu à part.
17:30Alors, ce move to cloud, oui, on le voit, les entreprises sont vraiment lancées dans ce domaine-là, Stéphane.
17:35On migre parce qu'on veut plus d'agilité, c'est ça, l'idée ?
17:39C'est clairement le driver numéro 1, c'est pouvoir avoir de l'agilité, pouvoir innover plus vite.
17:44Après, il y en a d'autres qui se suivent de très près, c'est améliorer la sécurité.
17:47Quand on interroge les DSI, 82% répondent, je veux aussi améliorer ma posture de sécurité.
17:54Et puis, finalement, réduire les coûts aussi, parce que c'est toujours une bonne nouvelle pour le directeur financier.
17:59Qu'est-ce qui fait, alors, au-delà, on reparlera de souveraineté dans un instant, mais qu'est-ce qui fait que des entreprises rechignent encore un peu aller vers le cloud,
18:07au-delà de cet aspect de vouloir préserver certaines de leurs datas et tout ça, mais qu'est-ce qui fait qu'on a peur de la complexité,
18:13on a peur que ça nous coûte plus cher que prévu, c'est quoi les craintes ?
18:17Elles ne rechignent pas, elles y vont, mais il y a d'abord un manque de compétences, parce que la première étape, qui est de faire du lift and shift,
18:24qui ont été faits par beaucoup d'entreprises, ce n'est qu'une première étape pour beaucoup, parce que ça ne permet pas de tirer tous les bénéfices,
18:30à la fois d'agilité et de coût. Donc, la modernisation des applications est absolument essentielle.
18:34Et ce sont des projets de transformation avec les métiers, donc ça prend du temps. Donc, il y a une question ensuite de priorisation de l'ensemble de ces projets.
18:42Et puis, on ne va pas se mentir, la data est arrivée, l'IA est arrivée et ça vient aussi finalement en concurrence pour ces ressources et ces talents.
18:51Aujourd'hui, Stéphane parlait des métiers. Les métiers, justement, ils sont à l'écoute de cette migration vers le cloud, beaucoup plus qu'avant.
19:01Et on ne voit plus ça comme un projet purement informatique ?
19:04Je pense que les métiers sont assez agnostiques par rapport à ces projets de migration. Ce qu'ils en attendent, c'est de l'innovation, justement.
19:09C'est de pouvoir utiliser, valoriser la data, c'est de pouvoir faire de l'IA. C'est quelque chose que Jean-Claude me partageait juste avant.
19:16C'est-à-dire, maintenant, ce sont les métiers qui demandent à faire des projets d'IA, d'IA agentique.
19:21Et c'est important pour les DSI d'être prêts, d'être prêts à bondir pour justement proposer des solutions.
19:27Alors, justement, le passage vers AWS, plus d'agilité. Enfin, voilà, j'imagine, Jean-Claude, que vous retrouvez dans ce que vient de dire Stéphane.
19:37Mais c'est ça aussi. C'est qu'aujourd'hui, avec cette IA, cette IA agentique, il faut être prêt à répondre vite aux besoins des métiers.
19:45Alors, c'est le nouveau shift, on va dire. C'est la prochaine étape. On y est déjà.
19:50En particulier avec AWS, on a développé dans le domaine de la R&D des pilotes. On en a un qui s'appelle Potent Search, qui est comment un chercheur va identifier les brevets qui existent déjà dans son domaine.
20:06Hier, ça nous prenait six semaines. Un chercheur passait entre moyenne entre six et huit semaines. Aujourd'hui, en une demi-journée, il a la réponse.
20:12Donc, c'est monter l'efficacité du sujet. On est aussi dans la formulation. On a un projet qui s'appelle Mix et IA. Vous reconnaîtrez le terme IA dedans.
20:23Sur comment plus rapidement formuler nos solutions. Et ça, c'est un élément clé, puisque dans l'innovation, pour se différencier de la compétition, il faut être plus efficace, plus rapide.
20:33Donc, on va dire qu'on est déjà rentré dans cette ère. Il y a de nombreuses initiatives. Et ce qui était intéressant, c'est qu'on l'évoquait avec Stéphane.
20:44On a eu la convention management la semaine dernière. C'était les cadres dirigeants du groupe. Et tous les métiers ont parlé des IA durant leur pitch.
20:53Ça, c'est extraordinaire. Pour nous, c'est un levier, mais à la fois, c'est une attente auxquelles on doit répondre. C'est un vrai défi.
20:59Et si je retiens trois messages de leur part, c'est quoi leurs attentes ? Améliorer l'efficacité. On est dans la partie agent facile.
21:09Accélérer l'innovation. Là, ça devient plus complexe, on va dire, et moins évident, surtout pour nous qui venons de métiers, la DSI est plus classique.
21:18Et puis, un troisième axe qui est renforcer l'intimité client. Mieux connaître ses clients.
21:23Ça, c'est quelque chose qu'on n'avait pas forcément identifié et qui est extrêmement intéressant.
21:26C'est montrer l'appétence aujourd'hui des métiers dans la chimie pour ces sujets-là.
21:33C'est quelque chose qui, pour nous, est nouveau. C'est quelque chose qui est fédérateur et sur lequel il va falloir qu'on prenne des décisions,
21:39qu'on prenne des positions au milieu de l'ensemble des solutions qui nous sont proposées.
21:44Et pour aller vite vers ces trois axes, Stéphane, c'est forcément du cloud pour avoir cette souplesse, cette agilité, cette réactivité ?
21:51Forcément, c'est surtout aussi l'accès à un ensemble de modèles et aux meilleurs modèles.
21:55Donc, notamment, nous avons un partenariat avec SAP. Maintenant, dans le hub d'IA d'SAP, on a accès à Amazon Bedrock.
22:03Et donc, c'est un accès à aujourd'hui plus de 200 modèles offerts par plus de 30 fournisseurs de modèles.
22:08D'accord.
22:08Et il n'y a pas un modèle qui convient à tout, en fait. C'est une alchimie.
22:12Oui, ça, on le comprend. Quand on commence à mûrir dans cet univers, on s'en rend vite compte.
22:16Et l'agentique amplifie ça. C'est compliqué aussi pour les différentes entreprises parce qu'il y a déjà eu l'IA générative avec toute cette vague,
22:24avec des projets comme Patent Search. Effectivement, on en voit beaucoup sur de la recherche.
22:28Mais ensuite, c'est l'étape d'après. Et c'est en train vraiment de prendre le monde comme un raz-de-marée sur l'utilisation d'agents pour faciliter les tâches au quotidien.
22:36Donc finalement, toute cette utilisation d'IA avec un agent, c'est un peu comme si vous aviez un ou plusieurs juniors qui sont à votre écoute
22:46et font des tâches peu intéressantes en général, mais le font très vite. On le voit beaucoup dans le développement logiciel.
22:52Et là, les résultats sont absolument spectaculaires. Mais on en attend beaucoup aussi.
22:55Et nos clients en attendent beaucoup sur les processus métiers.
22:59On revient sur Arkema. SAP est au cœur vraiment du système d'information.
23:04Et justement, Jean-Claude, vous êtes responsable de la transformation S4, donc S4 RISE.
23:09Alors RISE, dites-nous un peu ce que vous allez chercher. C'est du produit SAP.
23:14Alors RISE, c'est une offre de SAP à la fois qui mixe des services managés, d'une part, qui mixe de la souscription
23:22et qui mixe un hosting sur un hyperscalaire, en l'occurrence pour nous, AWS.
23:27Et c'est le choix que nous avons fait.
23:28Notre enjeu par rapport à cela, c'est de se dire comment est-ce qu'à la fois on transforme le SI
23:34et on va bénéficier des nouvelles solutions, des avancées technologiques va nous proposer SAP.
23:41Et on est arrivé à la conclusion qu'à la fois sur le plan économique et sur le plan technologique,
23:46RISE était la solution qui était la meilleure pour le groupe.
23:48Donc c'est un programme de 7 ans, c'est extrêmement important.
23:52C'est une longue migration à la vitesse du groupe.
23:57Et on sait que que sera le groupe dans 7 ans, ça c'est une grande inconnue.
24:00Quand on voit la vitesse à laquelle on va l'IA et tout ça.
24:03Mais néanmoins, c'est un programme de 7 ans dont j'ai la responsabilité qui vise vraiment à transformer dans cet objectif.
24:10Donc là, c'est un enjeu très important puisqu'on va irriguer tous les métiers, toutes les plaques géographiques,
24:18tous les segments de marché qui sont les nôtres de manière à accélérer et apporter toute cette valeur.
24:23Comment on réussit à se projeter comme ça à 7 ans avec un nouveau LLM qui sort tous les 15 jours ?
24:33On a des nouveaux usages, on se dit tiens on a fait ce choix-là.
24:37Mais alors là, c'est sûr que si on passe par Bedrock, on a tous les modèles LLM qui sont remis à jour régulièrement.
24:42Mais est-ce qu'on a fait le bon choix ?
24:44Alors d'abord, il faut faire des choix.
24:45Ça, il faut en faire. C'est la base.
24:48Le deuxième élément, il ne faut pas oublier qu'on parle de notre ERP et de la data associée.
24:54Derrière l'intelligence artificielle, qu'est-ce qui se cache ?
24:57C'est la data, la maîtrise de la data.
24:59Et on a considéré que la maîtrise de la data était absolument clé.
25:02Et que le programme qu'on engageait nous permettait, pour nos métiers, d'avoir la meilleure maîtrise de la data.
25:08C'est aussi un des drivers.
25:10Le deuxième élément, c'est qu'il faut aller au rythme et être capable d'accompagner le rythme.
25:14Parce qu'aujourd'hui, dans la chimie, on a des usines.
25:18Faire évoluer les process, la manière de fonctionner d'une usine,
25:21ce n'est pas aussi rapide que d'introduire un nouveau LLM sur le marché.
25:26Donc, c'est tout ça qui nous a amené à cette réflexion qu'on a présentée,
25:29qui a été validée à la fois par notre président et par le COMEX,
25:32et sur lequel le groupe s'est engagé.
25:34Donc, c'est tout ça qui a drivé cette réflexion.
25:38Justement, dans ce que vient de nous dire Jean-Claude et Stéphane,
25:41on voit toute cette complexité, parce qu'une IA qui va très vite,
25:46mais un métier qui, en plus dans une industrie lourde, on ne peut pas aller aussi vite.
25:51Un cloud aussi qui est là, qui lui va très vite.
25:55Comment on réussit à concilier un peu tout ça ?
25:57Je reprendrai l'ordre qu'a donné Jean-Claude tout à l'heure.
26:00C'est de commencer d'abord par l'amélioration des processus métiers.
26:03Donc, en gros, faire mieux, plus vite, moins cher.
26:05Et là, il y a des gains qui sont absolument phénoménaux.
26:08Mais en même temps, garder à l'esprit sur se dire,
26:11mais en quoi l'IA me permet d'innover ?
26:14En gros, de faire des choses que je n'étais pas capable de faire avant,
26:17et de garder ces deux choses en parallèle.
26:19Donc, en faire de la bottom line, donc réduire les coûts,
26:21mais aussi, in fine, accroître les revenus.
26:24Et réduire les coûts dans le RP, ça peut être du rapprochement de factures,
26:27ça peut être des écarts de livraison.
26:29Il y a des dizaines et des dizaines de cas d'usage
26:32qui vont vraiment aider au quotidien les utilisateurs de SAP.
26:37Et ça permettra aussi de fiabiliser la donnée, la data,
26:41et en parallèle de travailler sur des nouveaux sujets.
26:44Jean-Claude l'a signalé tout à l'heure.
26:45Je reviens sur ce thème de la souveraineté,
26:46qui est une musique qu'on entend évidemment beaucoup.
26:50La réponse d'AWS, ça va être quoi ?
26:52Elle est à deux niveaux.
26:53Le premier élément, c'est la protection des données,
26:56et faire en sorte que chez AWS,
26:58nous ne soyons pas capables d'accéder aux données de nos clients.
27:02Justement parce que c'est vraiment le domaine protégé.
27:04Donc, une technologie que nous avons développée il y a déjà 7-8 ans,
27:07qui s'appelle Nitro,
27:09et qui existe aujourd'hui dans l'ensemble des régions AWS,
27:11et les offres SAP l'utilisent tous les jours.
27:13Et concrètement, ça veut dire que si un État, une agence ou un juge
27:17demande à AWS d'aller chercher les données quand elles sont en clair dans la machine,
27:21nous ne connaissons pas le moyen de le faire, donc nous ne pouvons pas.
27:24Le deuxième aspect, c'était la partie autonomie opérationnelle.
27:27Donc, avoir une infrastructure qui résiste à la coupure de tous les liens Internet
27:33entre l'Europe et les Etats-Unis, si jamais un jour ça arrive, on ne sait jamais,
27:35et qui résiste aussi à une potentielle injonction d'une administration américaine
27:41pour dire AWS couper tous les services en Europe.
27:44Je ne suis pas juriste, je ne sais pas si c'est légal ou pas,
27:47mais en tout cas, nos clients et les Etats demandent des réponses à ça.
27:50C'est leur crainte, oui.
27:51C'est leur crainte.
27:52Donc, nous ouvrons, la bonne nouvelle, c'est que nous ouvrons en décembre de cette année
27:55une nouvelle infrastructure pour l'Europe.
27:58Ça s'appelle European Sovereign Cloud.
27:59Nous démarrons par l'Allemagne et c'est intégralement situé au sein de l'Union européenne
28:04et toutes les ressources techniques, humaines, sont en Europe.
28:10Donc, l'idée, c'est de faire en sorte que cette structure puisse refuser
28:15toute action de divulgation de données ou de coupure de services
28:18qui soit illégale au regard de la loi européenne.
28:21Eh bien, merci à tous les deux d'être venus nous parler de tout ça.
28:24Merci infiniment, Stéphane Hanninger, directeur technology chez AWS
28:27et Jean-Claude Lévy.
28:28Donc, on va suivre cette migration.
28:29On en est où à peu près, là ?
28:31Il y a eu les cinq ans de transfert ?
28:33Là, on est à la fin de la première année
28:34et on a nos premiers go-live sur Rise en mi-novembre.
28:38D'accord.
28:38Donc, là, encore un long trajet.
28:39L'occasion de se revoir certainement.
28:41Jean-Claude Lévy, responsable de la transformation S4 Rise chez Arkema.
28:46Merci infiniment à tous les deux.
28:47Voilà, cette émission se termine depuis le carousel du Louvre.
28:50On se retrouve la semaine prochaine.
28:52On sera encore, vous allez voir, encore en déplacement.
28:54On a encore beaucoup de choses à vous raconter.
28:56Excellente semaine sur BFM Business.
28:59Tech & Co Business sur BFM Business.
Commentaires

Recommandations