- il y a 27 minutes
Ce mardi 29 septembre, Frédéric Simottel a reçu Dr Thomas Di Giacomo, directeur technologie et produit chez SUSE, Amaury Delplancq, directeur général EMEA chez Dataiku, Alix Mirshams, directeur général d’Opteamis, Vincent Desclaux, directeur général Europe chez Palo IT, Didier Girard, CTO et directeur général de SFEIR, ainsi qu'Erik Campanini, associé chez Alixio Group, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:06BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale. Frédéric Simotel.
00:14Bonjour et bienvenue dans Tech & Co Business sur BFM Business et puis tiens on est sur Youtube
00:17aussi donc n'hésitez pas à aller sur la plateforme pour regarder les meilleurs moments de l'émission.
00:23Aujourd'hui on va aborder, tiens on va évidemment beaucoup parler d'intelligence artificielle, on aura
00:27le CTO de SUSE, SUSE que vous connaissez dans la distribution Linux. D'originalement, on va parler
00:33souveraineté avec lui, on va voir comment SUSE est un socle aujourd'hui open source pour les data centers,
00:39pour l'IA européenne. Nous aurons aussi le directeur général de Dataiku, qui a organisé aujourd'hui son
00:46grand sommet avec tous ses clients. Beaucoup de choses à dire autour de Dataiku qui devient vraiment
00:50l'orchestrateur de l'entreprise avec ses IA et qui là encore on va parler souveraineté. Deuxième partie
00:56d'émission, on parlera développement, on parlera justement des métiers avec notre baromètre Optimis et
01:02là encore on voit que les profils sont en train de changer, ça devient compliqué de trouver la
01:07corrélation entre les donneurs d'ordre et les développeurs autour de ces projets informatiques
01:12et puis on terminera avec notre décryptage de l'IA avec, ils seront deux aujourd'hui, vous allez voir,
01:17on va descendre au fond des choses avec le nouveau modèle Metamuse et puis tiens les budgets,
01:22il y a des entreprises. Allez, restez avec nous, c'est parti, Tech & Co-Business !
01:26– Tech & Co-Business, l'invité.
01:31– Allez, on débarque tout de suite de travailler avec notre invité. Alors cette marque, cette
01:35entreprise, vous la connaissez sans doute si vous êtes dans l'univers IT depuis quelques
01:39années, on parle beaucoup, vous savez, des distributions Linux de ces modèles open source,
01:43et bien cette marque c'est SUSE. Et nous accueillons son CTO, Thomas Di Giacomo. Bonjour.
01:47– Bonjour. – Merci d'être avec nous. SUSE qui est d'origine allemande, hein ?
01:52– Allemande, c'est ça. – C'est bien ça, hein ?
01:54– 1992. – Voilà, on se dit que tout le monde est assez américain,
01:57mais dans le domaine Linux, on arrive à avoir encore des marques européennes.
02:00– Européennes, depuis 35 ans et toujours européennes.
02:03– Voilà, et c'est important parce qu'on va beaucoup parler souveraineté avec vous.
02:06Un mot peut-être pour rappeler où est-ce que vous situez, alors évidemment les plus,
02:11ceux qui connaissent bien, enfin l'IT connaît SUSE, mais rappelez que vous n'êtes pas seulement
02:17un éditeur, enfin un distributeur de solutions Linux.
02:21– Tout à fait. Donc ça a commencé par Linux, l'open source au monde de l'entreprise.
02:24Linux s'adaptait au business, donc on fait de l'open source pour vraiment la vraie vie et la vraie
02:29IT.
02:30Ensuite, des plateformes cloud natives avec des containers,
02:33des applications plus modernes pour le cloud distribuées.
02:36Et aujourd'hui, c'est des plateformes de virtualisation, des plateformes pour faire tourner l'IA,
02:40que ce soit cloud ou dans les environnements entreprises.
02:43– Donc vous accompagnez un peu toute cette vague aujourd'hui.
02:47Est-ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui, SUSE reste un des grands éditeurs Linux quand même ?
02:52– Oui, alors dans le monde, il y en a deux, trois, et on est dans le top 2.
02:56En Europe, on est un leader de l'open source, sans vraiment contexte.
03:02Et on est toujours présent, vraiment, même mondialement en fait.
03:07– Mais c'est ça, ce qui va plus loin, c'est ce que vous avez dit en quelques mots,
03:10c'est la virtualisation, la sécurité, l'infrastructure.
03:14Aujourd'hui, évidemment, l'intégration de ces modèles de CLLM.
03:19Alors justement, qu'est-ce que ça change, vous, là, depuis 3-4 ans,
03:22vous travaillez dessus depuis plus longtemps, mais on a vu sortir CLLM du bois.
03:26Qu'est-ce que ça change chez vous de les intégrer ?
03:30– Il y a une accélération, en fait, de ces applications.
03:33Il y a une accélération de la consommation d'infrastructures, également.
03:36Donc on voit beaucoup en ce moment des pénuries sur le marché pour avoir des serveurs ou des accès à
03:41des GPU.
03:42Peut-être qu'on pourra revenir là-dessus, c'est intéressant.
03:45Et ça s'est démocratisé, en fait.
03:46Il y a une utilisation qui est beaucoup plus présente qu'avant.
03:49On était très présent sur les marchés des supercomputers,
03:53donc vraiment des ordinateurs de calcul très rapides.
03:57Et aujourd'hui, les modèles, quand on fait l'entraînement des modèles, c'est ça,
04:01c'est l'informatique rapide, puis l'inférence dans les entreprises.
04:04Et donner des entreprises, et donc c'est faire le point entre tout ça.
04:07– Et donc vous êtes, par rapport à d'autres, vous êtes plus présent dans la partie calcul,
04:11enfin calcul d'entraînement ?
04:12– Oui, on a un gros concurrent dans le monde Linux qui est américain,
04:16qui est plutôt généraliste.
04:18Nous, on est plus sur la performance, la stabilité et les workloads critiques,
04:23les applications critiques.
04:24– D'accord. Aujourd'hui, vous êtes présent, évidemment, au sein des entreprises,
04:30puisque ça fait partie de votre stratégie.
04:33Et notamment, on le rappelle, comme vous êtes d'origine allemande,
04:36beaucoup d'entreprises européennes.
04:38Alors justement, avant de revenir un peu plus sur les plateformes,
04:41sur justement la bataille autour des processeurs, enfin tout ça,
04:44un mot sur l'aspect souveraineté qui est vraiment ressorti encore plus,
04:49je trouve, depuis 18 mois, ça y est, ça devenait un critère
04:54qui n'était plus seulement une étiquette à coller.
04:57On sent que les entreprises sont un peu plus conscientes.
04:59Puis je pense que cet été, l'épisode mythos bloqué aux US,
05:03alors là, ça a fait comprendre à tout le monde que l'IA, le cloud,
05:06enfin tout ça, les Américains, un jour, pouvaient peut-être bloquer.
05:09– Le kiffable kill switch n'est pas forcément qu'une théorie.
05:12– Exactement. Et alors vous, comment vous défendez justement cette image ?
05:16– Alors c'est une discussion très importante,
05:18qu'on a depuis plusieurs années, suivant en fait les industries,
05:21donc dans la défense, on travaille avec Airbus, Thalès par exemple,
05:24les ministères, c'est pas nouveau comme sujet.
05:26Ça a été accéléré par la géopolitique un petit peu,
05:29et puis aussi en fait un besoin d'indépendance,
05:31ou de réduire des dépendances fortes.
05:33Pour nous, ce qu'on constate, c'est que la souveraineté,
05:36c'est avant tout avoir le choix de ses fournisseurs,
05:39et ne pas être en fait esclave ou attaché, pieds et mains liés,
05:44à un acteur, qu'il soit de quelque pays que ce soit.
05:48Ça peut être les Américains, mais ça peut être d'autres.
05:51En Europe, on a la chance d'avoir plein de technologies et de sociétés
05:54sur lesquelles on devrait s'appuyer plus souvent.
05:56– D'accord. Est-ce que les entreprises, c'est un peu comme avec les distributions Linux,
06:01c'est un peu comme avec le cloud, elles mettent un peu de SUS, un peu d'autres…
06:05– On voit ça, la réalité est diverse, l'IT, je pense que vous le constatez aussi
06:12dans vos intérêts extraux, mais il y a quand même de très fortes dépendances.
06:16Par exemple, on travaille avec l'Union Européenne,
06:19aujourd'hui la France paye dans plusieurs centaines de milliards au cloud américain.
06:23Donc il y a une énorme dépendance au cloud américain, c'est 70-80% de l'utilisation.
06:28Il y a une énorme dépendance aux éditeurs américains.
06:31Et en fait, la diversification n'est pas vraiment non plus totale et suffisante.
06:40Il y a encore des étapes à faire.
06:42Et donc, c'est pour le bénéfice de chacun,
06:45parce qu'en fait, il y a des questions de dépendance tarifaire,
06:48de dépendance politique, de dépendance technologique aussi.
06:51On parle de modèles aujourd'hui, dans six mois,
06:53les modèles utilisés ne seront plus les mêmes,
06:55donc il faut pouvoir aussi être ouvert.
06:57– Il y a la vague argentique qui arrive, il faut développer tout ça.
07:01Aujourd'hui, il y a cette partie virtualisation qui est importante.
07:05Alors évidemment, on connaît l'un des grands acteurs de la virtualisation,
07:08VMware rachetée par Broadcom.
07:10Tout ce qui s'a entraîné derrière,
07:11il y a certaines entreprises qui ont poursuivi la voie VMware.
07:14D'autres se posent la question, continuent à se poser la question,
07:17parce qu'on ne se sépare pas de VMware, comme c'est un claquement de dos,
07:21on ne change pas, on ne switche pas de l'un vers l'autre.
07:23Ça peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années.
07:25Et vous, vous avez décidé aussi, enfin, SUSE a décidé d'attaquer ce marché.
07:29– Oui, et d'un côté aussi open source.
07:31Donc tout ce qu'on fait, c'est open source.
07:32– Oui, bien sûr.
07:33– Et avec un choix à l'utilisateur ou à l'entreprise finale.
07:38Donc on offre un choix.
07:39Et on se positionne en fait, remplacer VMware
07:41par une technologie virtualisation traditionnelle,
07:46fait peu de sens finalement.
07:47Donc on essaie d'accompagner aussi sur une modernisation en même temps.
07:50Donc avoir une technologie qui peut accompagner du VMware
07:53vers une transition plus moderne,
07:55de containerisation, d'architecture hybride.
07:58Et on accompagne, alors il y a plusieurs choses,
08:00il y a la plateforme finale pour atterrir dessus,
08:03il y a la migration en elle-même, la technologie,
08:06et le changement aussi de process,
08:08et c'est des équipes qui ont travaillé sur VMware pendant 25 ans,
08:11avec un savoir-faire.
08:13Donc il y a l'aspect humain aussi à accompagner dans ces migrations.
08:17– Et justement, est-ce que du coup,
08:19les entreprises en profitent pour avoir une infrastructure
08:21un peu plus ouverte, on va dire, comme on parle open source ?
08:24– Oui.
08:24– Voilà, ça permet de ça,
08:25alors que quand on est lié à un seul VMware,
08:28là en l'occurrence, si on parle de virtualisation,
08:30on est un peu pieds et poignets.
08:32– Tout à fait, on a vu ça.
08:34VMware, très belle technologie,
08:35il y a un temps c'était très beau, c'est très bien,
08:38mais la dépendance est tellement forte qu'aujourd'hui,
08:41les gens se sentent en fait pris en otage.
08:43– Et quand vous êtes racheté,
08:45quand on vous augmente les prix de 50% voire plus ?
08:48– Il y a un seul fournisseur,
08:49je pense que c'est pareil pour quand c'était l'électricité.
08:51Donc il faut qu'il y ait plusieurs fournisseurs
08:53pour qu'il y ait une concurrence au niveau tarifaire.
08:57Et c'était un réveil pour beaucoup.
09:01Donc, Broadcom a été un réveil,
09:02le rachat de Red Hat par IBM a aussi été un réveil.
09:05Red Hat est devenu un peu moins open source entre guillemets
09:07et on voit que ça continue.
09:10De se dire, on ne peut pas dépendre que d'un seul fournisseur
09:12pour des briques qui sont clés dans l'architecture.
09:14– Oui, c'est ça.
09:15– C'est les fondations de la maison,
09:17s'il n'y a qu'une seule entreprise qui peut les réparer,
09:19on va avoir un problème.
09:20– Et si on descend dans les couches d'en dessous,
09:22parce qu'évidemment, dans le domaine d'entraînement,
09:25on voit évidemment beaucoup de puces NVIDIA.
09:28Ça commence un tout petit peu à bouger de ce côté-là,
09:31mais bon, ça reste quand même archi-dominé par NVIDIA.
09:35Dans le domaine de l'inférence,
09:36on voit quand même que tout est en train de se réorganiser sans cesse.
09:40Il y a du NVIDIA,
09:41mais on voit que même les grands, les Microsoft, les Google,
09:44sortent leurs propres composants.
09:47On voit des Intel qui essaient de se reglisser dans la foulée.
09:50On verra peut-être les Chinois,
09:51qui restent pour l'instant sur leur marché,
09:52mais qui reviendront peut-être vers un marché occidental.
09:56Vous, là-dedans, quelle est votre interaction, justement, sur cette partie ?
10:02– En fait, comme on est la glue entre l'infrastructure
10:04et les applicatifs et les modèles,
10:06que ce soit Linux ou Cloud Native,
10:09on a directement l'intégration avec les GPU.
10:12Donc, on travaille avec NVIDIA pour accélérer leur GPU.
10:16Il y a une annonce récente qui a été faite.
10:17– C'est avec la partie CUDA, c'est ça ?
10:19– Oui, CUDA, pas que CUDA.
10:20– Oui, oui, c'est la partie.
10:22– Et ensuite, il y a plein de software.
10:24NVIDIA devient une société de software.
10:25– Oui.
10:26– Donc, en développant leur propre plateforme de sécurisation d'agents.
10:32Récemment, lundi matin, a été annoncé Open Agent Platform de NVIDIA
10:36avec des partenaires d'ONSUS pour sécuriser les agents.
10:40Donc, c'est en ce moment une grande discussion.
10:42On a beaucoup d'agents IA, c'est le Far West.
10:46Tous les agents peuvent faire ce qu'ils veulent.
10:48Donc, il faut sécuriser tout ça.
10:50Mais, comme vous le dites, NVIDIA, alors, leader du marché 99,
10:54je ne sais pas combien, mais ils ne sont pas les seuls.
10:57Et AMD aussi est en train de faire une discussion de force.
10:58– Oui, AMD, il faut chercher le trimar.
11:00– Avec l'équivalent CUDA, c'est ROC, M pour AMD.
11:03On travaille beaucoup avec AMD chez SUSE aussi.
11:05On veut fournir un choix.
11:06Donc, il y a des Américains.
11:07Vous avez parlé des Chinois.
11:08Huawei ont des puces GPU qui commencent à arriver sur le marché très fortement.
11:13Fujitsu, au Japon, qui a aussi un GPU qui fonctionne bien.
11:17Et on essaie de travailler avec des Européens
11:19parce qu'on est une société européenne,
11:20notamment OpenChip en Espagne,
11:22qui est basée sur l'architecture RISC-5.
11:25Donc, il y a des constructeurs de GPU plus pour l'inférence
11:29que pour le training qui vont aussi arriver.
11:31Ça va se diversifier sur le marché.
11:33– Vous êtes au carrefour de tout ça, en fait.
11:36– On veut donner le choix aux entreprises
11:38d'utiliser les modèles que chacun souhaite
11:40par rapport à leur cas d'usage.
11:42Donc, ça, c'est la partie supérieure, on va dire.
11:44Et en dessous, l'infrastructure,
11:46que ce soit cloud ou GPU,
11:49dont les industries ont besoin.
11:51Si, je vais prendre l'Oréal ou Airbus a besoin de tel ou tel GPU,
11:56il faut que nous, on puisse leur amener cette solution-là.
11:59– D'accord.
12:00Justement, en termes de chiffre d'affaires,
12:03vous dégagez où votre valeur ?
12:05– On est sur, en Europe, 40%, on va dire.
12:0840% Europe, 35% Amérique du Nord.
12:12Et le reste, c'est Asie, Amérique du Sud.
12:15Et c'est très diversifié.
12:17– Et là où vous sentez vraiment,
12:20je reviens sur cet aspect souveraineté,
12:21puis là, vous l'avez dit, souveraineté et ouverture,
12:24que là, il y a quelque chose qui est en train de se passer.
12:26Que ce soit au niveau des composants,
12:28que ce soit si on monte un peu plus haut dans les couches.
12:29– Au niveau politique aussi, au niveau…
12:31Même, il y a l'Europe, une proposition de loi qui s'appelle
12:35CADA, c'est Cloud and AI Development Act,
12:38pour dire, ben voilà, il faudrait favoriser l'open source,
12:40pour que, pas parce que c'est joli,
12:43mais parce que ça laisse une ouverture à un choix futur,
12:46une porte de sortie.
12:47– On se retrouve moins verrouillé.
12:48– Tout à fait.
12:50Et bénéficier, enfin aussi favoriser peut-être
12:52des sociétés européennes quand on est en Europe.
12:54C'est un sujet très européen, mais pas que européen en fait.
12:57C'est un sujet, technologie locale et choix local.
13:00On a les mêmes discussions en Chine,
13:01on a les mêmes discussions au Japon,
13:02on a les mêmes discussions aux Etats-Unis.
13:04– Oui, ce qu'on voit dans le cloud finalement,
13:05dans le passé des discussions.
13:07– Les clouds…
13:07– Un grand patron informatique.
13:08– Hyper scaler vont faire des clouds souverains européens,
13:11ça se débat.
13:12Il y a plusieurs aussi degrés de souveraineté,
13:14et tout n'a pas besoin d'être complètement souverain.
13:17Donc, ça devient…
13:19Il y a quelques années, il y avait une initiative européenne
13:21qui s'appelait GaiaX.
13:22Je ne sais pas si vous en avez parlé.
13:23– C'est vrai, on en parle plus.
13:24– Cloud européen, très très bon sur le papier.
13:25– Vous réveillez une cellule, là.
13:26C'est vrai qu'on n'en parle plus du tout.
13:27– Parce que ce n'était pas au bon moment.
13:30Alors, il y a eu plein d'initiatives européennes comme ça.
13:32Aujourd'hui, c'est le bon moment.
13:34Les gens se rendent compte du kill switch,
13:36les gens se rendent compte des dépendances,
13:37que ce soit économiques, politiques…
13:40– Et puis sur toutes les couches, en plus,
13:41on se rend compte les LLM, enfin voilà, on se dit.
13:43– Que ce soit du LLM, exactement.
13:44– Comme sera l'abandonnée à l'affaire.
13:47– Et donc, après, dans les faits, ça reste timide.
13:51Tant que ce n'est pas rentré dans les cahiers des charges,
13:54des appels d'offres,
13:55où ça reste parfois des positions de bonne posture,
13:59mais en réalité, l'industriel,
14:00ce n'est pas forcément suivi encore.
14:02– Eh bien, merci d'être venu nous parler de tout ça,
14:03Thomas Diacomo.
14:04J'espère qu'on vous reverra régulièrement.
14:06Vous êtes souvent de passage à Paris ?
14:07– Avec grand plaisir, oui, souvent.
14:08– Eh bien voilà, on aura l'occasion de vous recevoir
14:10Citi au-dessus,
14:11qui est vraiment au sein du carrefour de cette souveraineté
14:14dont on vous parle à chaque fois.
14:15Oui, oui, il y a d'autres voies
14:17et il va falloir les pousser de plus en plus.
14:19Merci en tout cas d'avoir été avec nous.
14:21On marque une courte pause
14:22et tiens, on va rester dans le même univers.
14:23On va recevoir le DG IMI de Dataiku.
14:28– Tech & Co Business, l'invité.
14:32– Allez, on est reparti sur Tech & Co Business
14:34avec Amaury Delplan, bonjour.
14:37– Bonjour.
14:37– Amaury, merci d'être avec nous,
14:39directeur général Europe de Dataiku.
14:41Belle journée aujourd'hui pour Dataiku.
14:42C'est votre sommet.
14:44On sait que, voilà, c'est plus…
14:46Alors, je rappelle, Dataiku, c'est plus de 1000 personnes.
14:49Vous travaillez évidemment dans pas mal de choses,
14:51enfin, dans pas mal de…
14:52La data science.
14:54On connaît l'un de vos cofondateurs,
14:55Florian Dueto, qui vient régulièrement ici.
14:58Il est aux Etats-Unis maintenant, je crois.
14:59– Il est à Londres maintenant.
15:00– Il est à Londres.
15:00– Il voyage beaucoup.
15:01– Oui, non, non, c'est ça.
15:02Il m'a dit qu'il n'était pas totalement…
15:03Il était surtout à Londres.
15:04C'est moi qui avais extrapolé
15:06en me disant qu'il était parti aux Etats-Unis.
15:08Et évidemment, c'est vrai qu'on vous parle
15:11depuis pas mal de temps
15:12et vous, vous êtes au cœur de tout ça avec Dataiku,
15:14c'est qu'on voit que les grands groupes,
15:16ça, il y a génératifs,
15:17ils ont commencé à comprendre.
15:18Alors, de là à passer tous l'étape,
15:21c'est un peu plus compliqué.
15:22L'étape d'industrialisation,
15:24de mesurer le ROI.
15:27Donc, le Dataiku Summit aujourd'hui à Paris,
15:30à la Maison de la Chimie,
15:31plus de 1300-1500 participants,
15:34il y a des grandes entreprises.
15:35Qu'est-ce qui s'est dit aujourd'hui ?
15:39C'est quoi les grandes tendances ?
15:40Alors, évidemment, ce que je disais,
15:42c'est prendre le contrôle des agents,
15:44encore mieux maîtriser.
15:45Les compétences, on vient d'en parler.
15:48On en parlera tout à l'heure.
15:49Alors, aujourd'hui, on a beaucoup parlé
15:51de garder le contrôle, finalement.
15:55Je pense qu'il y a un an, sur votre plateau,
15:58notre discussion était beaucoup autour
15:59de cette course à l'innovation.
16:01Il fallait absolument déployer les meilleurs modèles.
16:05On se mettait à la place des DSI,
16:07les pauvres,
16:08qui pouvaient choisir entre beaucoup de modèles,
16:11leurs fournisseurs actuels, etc.
16:13Ce qu'on observe, et ce qu'on a observé aujourd'hui,
16:15c'est de plus en plus de discussions
16:16autour de tous ces agents
16:18qui ont été depuis créés par des collaborateurs.
16:21Et ça rappelle des temps anciens
16:22où on se servait de certaines technologies
16:25comme Lotus, par exemple,
16:26où des applications au quotidien
16:28étaient développées par des salariés,
16:30des salariés de l'entreprise, finalement.
16:32Des macros, des machins.
16:33Exactement.
16:33Et les directeurs informatiques,
16:35au bout d'un moment, perdaient le contrôle.
16:36Tout ça a été super dur à maintenir.
16:38Surtout que les agents,
16:40il faut avoir l'infrastructure aussi pour maintenir.
16:41Si on a une entreprise de, je ne sais pas,
16:44de 50 000 personnes,
16:45si chacun se met à mettre deux agents,
16:47tout d'un coup,
16:48on est avec une entreprise
16:49sur 150 000 personnes.
16:50Exactement.
16:51Et je pense que c'est une très bonne image.
16:52On pense de plus en plus
16:54qu'au même titre qu'on a un système RH
16:56depuis une vingtaine d'années
16:58pour arriver à vraiment suivre
17:01la carrière de ces salariés,
17:02leurs compétences et leurs rôles,
17:05on pense faire la même chose
17:06autour des agents.
17:07C'est pour ça que Data&Coup,
17:08lors de ce summit,
17:09a annoncé Agent Management.
17:11C'est justement la capacité
17:12d'arriver à suivre les agents
17:13et avoir un système d'orchestration,
17:15de gouvernance et de surveillance
17:17de ces agents.
17:17Oui, parce que c'est ça,
17:18les entreprises créent des agents
17:19plus vite qu'elles ne sont capables
17:23de les contrôler.
17:24Alors, on a fait un sondage,
17:2684% des DSI qui ont été interviewés
17:30disent exactement ça.
17:31On voit se développer des agents
17:33qu'on n'est pas capables.
17:34En fait, c'est un shadow IT des agents.
17:35On avait déjà un shadow IT de l'IA,
17:37de ceux qui utilisaient les moteurs
17:38un peu dans leurs,
17:39les modèles frontières
17:40un peu dans leurs coins.
17:41Là, aujourd'hui,
17:42c'est comme chacun peut développer
17:45ses agents.
17:47Alors, selon ce qu'on développe,
17:49ce n'est pas si compliqué que cela.
17:51On en fait tous un petit peu
17:52au quotidien avec ses mails.
17:53Enfin, on joue un petit peu avec ça.
17:55Et vous dites où est le problème ?
17:56C'est que si ça part dans tous les sens,
17:58des problèmes de cyber,
17:59des problèmes de data
18:00qui vont se promener,
18:01de gouvernance de data ?
18:02Des problèmes de coût.
18:04Ça, on en a déjà beaucoup parlé.
18:05Mais c'est proéminent.
18:07Je discutais avec un directeur informatique
18:08qui me parlait de sa facture
18:10qui était passée
18:11de quelques centaines
18:12de milliers d'euros par an
18:13à quelques centaines de millions par mois
18:15pour utiliser certains modèles
18:16sans avoir la capacité
18:18de mesurer le ROI.
18:19Donc, c'est également un gros enjeu.
18:21Je voyais dans les chiffres,
18:22il y a une étude,
18:2380% des DSI
18:25ont perdu une partie
18:26de leur visibilité
18:27sur leurs propres agents.
18:28Donc, c'est ça.
18:29C'est l'explosion de ces data,
18:32explosion des coûts,
18:33comme vous le dites.
18:35Alors, tout le monde aujourd'hui,
18:36pour revenir un peu
18:36sur Dataiku,
18:37tout le monde aujourd'hui,
18:38que ce soit les Microsoft,
18:40que ce soit les grands éditeurs
18:40de SaaS,
18:41tout le monde essaie
18:41de devenir une plateforme
18:43sur laquelle les entreprises
18:45peuvent justement contrôler,
18:46piloter,
18:47enfin construire
18:48et piloter leurs agents.
18:50Comment vous vous positionnez
18:52avec Dataiku
18:52au milieu de tout ça ?
18:53Alors, ce qu'on pense,
18:54c'est qu'il n'y aura pas
18:56de gagnant
18:59qui va réussir
19:00à rassembler absolument
19:02tout le système informatique
19:03de grandes organisations
19:05comme Sanofi,
19:06comme BNP Paribas,
19:07comme le groupe LVMH,
19:08comme le ministère des Armées.
19:09On pense que le monde
19:10va rester complexe,
19:12au même titre
19:12que dans une entreprise,
19:13vous avez beaucoup
19:14de compétences diverses
19:15et variées,
19:15humaines.
19:16On pense que
19:18dans l'ère agentique,
19:20on va avoir aussi
19:21beaucoup d'agents
19:22qui vont, certains,
19:23tourner sur Microsoft,
19:25d'autres sur Salesforce,
19:28d'autres sur des modèles
19:28open source.
19:29Et notre positionnement
19:31reste finalement celui
19:32qu'on applique
19:33depuis 14 ans
19:34à notre marché,
19:35c'est-à-dire se positionner
19:36au-dessus de toutes ces couches
19:37pour venir orchestrer
19:39les agents.
19:39C'est une couche
19:40d'orchestration.
19:40D'orchestration
19:41et également la capacité
19:43à aller de manière
19:44automatique repérer
19:45les 15 000 agents
19:46dont je parlais tout à l'heure
19:47développés dans un grand
19:47groupe français
19:49sans contrôle de l'ADSI.
19:50Data & Co.
19:51va être capable,
19:52grâce à Agent Management,
19:53d'aller chercher
19:54ses agents,
19:55de voir à quelle source
19:56de données
19:56ses agents ont aujourd'hui accès,
19:58combien est-ce qu'ils coûtent
19:59à l'entreprise
20:00avec les coûts des tokens.
20:02Et donc,
20:03ça va être
20:03l'espèce de cockpit
20:04de supervision
20:05de toute cette complexité.
20:06Et ça veut dire que pour vous,
20:08parce qu'on sent bien
20:10que la valeur,
20:10elle devient de moins en moins
20:11dans les LLM,
20:13d'ailleurs,
20:14c'est ce qui inquiète
20:15évidemment les grands éditeurs
20:17et c'est pour ça
20:17qu'ils cherchent aussi
20:18à remonter.
20:19vous allez être
20:22comme la valeur
20:23va remonter
20:24dans la data
20:26et dans cette orchestration
20:27de la data,
20:27c'est là où vous
20:28vous récoltez
20:28les fruits
20:29de tous ces 15 années
20:30de développement.
20:31Je le résume
20:32exactement comme ça
20:33face à des décideurs.
20:34C'est-à-dire qu'on vient
20:37en 2026
20:37récolter 14 ans
20:39de gestion
20:40de la complexité
20:41dans des grands groupes
20:42finalement.
20:42On a réussi à se connecter
20:43avec tellement
20:44de systèmes d'information,
20:45croyez-moi,
20:46plus divers et variés,
20:47qu'aujourd'hui,
20:47quand on vient le temps
20:48d'orchestrer,
20:49de piloter,
20:50de surveiller,
20:51on est extrêmement bien placé.
20:52En fait,
20:52vous dites aux gens
20:53que vous utilisiez
20:55GPT,
20:55Claude,
20:56Gemini,
20:57Mistral,
20:57tout ça.
20:58Nous,
20:59on est agnostiques
21:00et nous,
21:00au contraire,
21:01on est la couche au-dessus
21:02et c'est là où on va
21:03vous dégager de la valeur.
21:03On essaye de leur dégager
21:04de la valeur
21:05et de l'indépendance.
21:06C'est-à-dire qu'on souhaite
21:07que ces entreprises,
21:08on parle de plus en plus
21:09de souveraineté également,
21:11on souhaite que ces entreprises
21:12puissent garder leur indépendance
21:14sur leur choix de modèles,
21:16sur leur choix d'infrastructure
21:17et finalement,
21:18en utilisant Dataiku,
21:19que les décideurs
21:20n'aient plus à se préoccuper
21:21de tout ça.
21:22Comment vous réussissiez
21:23justement avec Dataiku
21:23à parler de souveraineté
21:24aujourd'hui ?
21:24Parce qu'on sait
21:25que ce n'est plus un thème
21:27juste à la mode,
21:27c'est un thème vraiment,
21:29on en parlait tout à l'heure
21:31avec l'un de vos prédécesseurs
21:32sur ce plateau,
21:33il y a eu le kill switch
21:35cet été avec Mythos
21:38où là tout le monde s'est dit
21:39ah tiens c'est possible
21:40et s'il faisait avec autre chose ?
21:42Donc ça a un peu
21:42fait râgir tout le monde
21:43et du coup comment vous estimez
21:46que vous allez pouvoir
21:48jouer cette carte
21:49de la souveraineté
21:49avec Dataiku
21:50au-delà d'avoir été fondée
21:51par les Français ?
21:52Alors le fait de ne pas
21:53héberger les données
21:54est un premier point majeur,
21:56le deuxième étant
21:57le fait de ne pas avoir
21:59notre propre modèle propriétaire.
22:01Donc en fait,
22:02Dataiku devient une forme
22:04de Suisse
22:06dans le système d'information,
22:07de neutralité,
22:08c'est-à-dire que
22:09à partir du moment
22:10où nos clients
22:12souhaitent démarrer
22:12avec un partenaire
22:14d'infrastructure
22:14cloud souverain,
22:17Dataiku est positionné
22:18au-dessus
22:18sur les cas d'usage,
22:19en gros,
22:20ils vont transférer
22:22leurs données
22:22d'une base à une autre,
22:23pour nous c'est à peu près
22:24transparent.
22:25Et de la même manière
22:26sur les modèles,
22:27à partir du moment
22:28où un client va préférer
22:29choisir un modèle
22:30plutôt qu'un autre,
22:30peut-être utiliser
22:31de l'open source
22:31pour que ça lui coûte
22:32un petit peu moins cher,
22:34Dataiku va aussi
22:34rester en orchestration
22:35donc va garantir
22:37cette souveraineté finalement.
22:38On avait le Citi au-dessus
22:39qui était là
22:40juste avant vous.
22:41Comment vous voyez
22:42les entreprises là
22:43d'ici quelques années ?
22:44Ça va être des entreprises
22:44avec des salariés,
22:46des milliers d'agents,
22:46enfin il va falloir gérer
22:47tout ça,
22:48puis c'est là du coup
22:48vous, vous avez
22:49votre carte à jouer ?
22:51C'est un énorme enjeu,
22:52un enjeu qui est passionnant,
22:54on est en train
22:55d'apprendre tous les jours
22:56avec beaucoup d'humilité
22:57je pense.
22:58Ce qui est certain
22:59c'est qu'on est en train
23:00de reconstruire
23:00le système d'information
23:01de demain
23:01et on va avoir,
23:03on l'a déjà vu
23:04depuis 20 ans
23:04autour de la transformation
23:05digitale,
23:06mais là,
23:08la fusion,
23:09en tout cas les synergies
23:10entre la compétence humaine
23:11et les compétences
23:14technologiques
23:14vont être de plus en plus fortes.
23:16Donc,
23:17au milieu de tout ça,
23:18nous on voit émerger
23:19de plus en plus
23:20d'architecture agentique
23:22dans les entreprises.
23:23Donc,
23:23c'est pour nous
23:24le futur de la tech.
23:26Et vous voyez,
23:27parce que c'est vrai
23:27qu'on nous parle beaucoup
23:28de productivité,
23:28alors la productivité individuelle
23:30on la trouve,
23:30il n'y a pas de souci,
23:33mais est-ce que vous sentez
23:35que les entreprises
23:35se posent encore
23:35beaucoup de questions ?
23:36Parce qu'il faut que j'aille
23:37de toute façon vers l'IA,
23:38mais j'ai encore du mal
23:39à trouver
23:41où je vais dégager
23:42du ROI,
23:42de la valeur ?
23:43Alors,
23:43ce qu'on se disait
23:44ensemble il y a un an,
23:45c'est-à-dire
23:46tous ces chatbots internes,
23:49LLM,
23:50qui avaient été lancés
23:50mais sans cas d'usage précis,
23:53donc des modèles
23:54d'IA génératifs
23:55à l'échelle de grands groupes,
23:57généraient de la frustration
23:58parce que finalement,
23:59très compliqué
24:00de quantifier
24:00le ROI individuel
24:01de chaque utilisateur
24:02et pour le coup
24:03des coûts
24:04de plus en plus important,
24:05là on est sortis
24:06de cette phase,
24:07on est vraiment
24:08dans une phase de maturité
24:09où le plus dur commence finalement,
24:12on est en train
24:13de construire
24:13les cas d'usage
24:15agentique
24:16de manière concrète
24:17au sein de chaque groupe,
24:18de chaque département.
24:19C'est pour ça
24:19qu'il peut y avoir
24:20une certaine déception
24:20parfois par des dirigeants
24:22parce qu'ils voient tellement
24:23quand on l'utilise
24:24à titre personnel
24:25le côté magique,
24:27il n'y a rien de magique
24:27derrière tout ça
24:28mais le côté
24:29un peu sensationnel
24:30de ces modèles
24:31et quand on est en entreprise
24:32on s'est dit
24:33nous on arrive juste
24:34à faire la concaténation
24:35de notre base client
24:36avec les appels d'offres
24:38ou je ne sais quoi.
24:38Mais je pense que
24:39ce n'est même pas si loin
24:40de notre utilisation individuelle,
24:41c'est-à-dire j'imagine
24:42que vous en servez
24:43un petit peu tous les jours
24:44mais est-ce que pour autant
24:45vous avez connecté
24:46votre fournisseur d'électricité,
24:47votre compte en banque,
24:50vous voyez ce que je veux dire ?
24:51C'est-à-dire
24:51tous les cas d'usage
24:52vraiment stratégiques
24:53sur de la donnée sensible,
24:56ça demande beaucoup plus
24:57de contrôle,
24:58de confiance,
24:58donc de temps
24:59à mettre en place.
25:00C'est vrai qu'on parle beaucoup
25:02de cybersécurité aujourd'hui,
25:03on le voit tout ça.
25:05Donc aujourd'hui,
25:06si on doit résumer
25:07sur ce sommet d'Attaïkus,
25:08c'est cette histoire
25:10d'agent management,
25:11donc de mieux gouverner,
25:13de mieux orchestrer
25:14un peu tout ce qui se passe
25:15au sein des couches
25:16en dessous de l'IA
25:17et l'aspect souveraineté,
25:19on va dire que c'est les deux
25:19grands thèmes
25:20qu'il fallait retenir
25:21cette journée ?
25:22Deux grands thèmes.
25:23Il y a beaucoup d'autres.
25:24Oui, bien sûr,
25:25deux grands thèmes
25:25qui se détachent.
25:26S'il fallait en ajouter
25:27un troisième,
25:28je viendrais ajouter
25:29quelque chose
25:29que vous observez forcément
25:30sur le marché
25:31qui est la disparition
25:33progressive
25:34de l'interface.
25:36C'est-à-dire que
25:36de plus en plus,
25:37on va nous-mêmes
25:38venir donner à nos utilisateurs
25:39une interface
25:40qui va leur permettre
25:41de retrouver
25:42ce qu'ils utilisent
25:43tous les jours
25:43sur leur smartphone,
25:45d'ailleurs une interface
25:45de prompte
25:46et de tchat
25:46pour construire
25:47des projets d'IA,
25:48pour aller se connecter
25:49à telle ou telle source
25:50de données,
25:51mais tout ça
25:51de manière gouvernée,
25:53contrôlée et souveraine.
25:54C'est ce dont on parlera
25:54tout à l'heure
25:55avec nos experts
25:55parce que justement
25:56avec ce titre
25:57de saspocalypse,
25:58les éditeurs
25:59essaient de se recaler.
26:01Il y avait Dreamforce
26:02il y a quelques jours
26:02avec Salesforce
26:04et Marc Vignoff,
26:06il les a invités.
26:06Il a invité
26:07les patrons d'OpenAI
26:08et Anthropik
26:09pour dire qu'il faut
26:10qu'on travaille ensemble
26:10parce que de toute façon
26:11sinon les entreprises
26:12vont passer par vous.
26:14Merci d'être venu
26:15nous parler de tout ça,
26:16aujourd'hui à Maury Delplande,
26:17directeur général
26:18Europe d'Attaïku.
26:19Donc c'était le sommet
26:20d'Attaïku aujourd'hui
26:21à Paris,
26:21maison de la chimie
26:23avec, allez sur le site,
26:24vous allez voir
26:25toutes les conférences
26:26avec des clients,
26:27des ROI,
26:27de retour d'expérience,
26:28BNP Paribas,
26:29BPC, LVMH,
26:30Crédit Aéricole, EDF,
26:31il y a beaucoup d'entreprises
26:32qui font confiance
26:33à Attaïku.
26:34Merci d'être venu
26:35nous saluer
26:36sur ce plateau.
26:43BFM Business présente
26:44Tech & Co Business,
26:45le magazine
26:46de l'accélération digitale.
26:49Frédéric Simotel.
26:50Allez,
26:51Tech & Co Business
26:52sur BFM Business,
26:53c'est reparti,
26:54deuxième partie
26:54de cette émission.
26:56Tiens,
26:56on va voir
26:57comment l'intelligence
26:58sociale remet peut-être
26:59en cause
26:59la formation
26:59des informaticiens
27:00et même des plus jeunes.
27:01on va en parler
27:02avec deux experts
27:03aujourd'hui.
27:04Alix Mircham,
27:05bonjour Alix.
27:05Bonjour Fred.
27:06Directeur général
27:07d'Optimis.
27:07Optimis,
27:08c'est une plateforme
27:08qui met en relation
27:09justement des donneurs
27:10d'ordre,
27:10vous,
27:10des grandes entreprises,
27:12des ESN,
27:12et puis de l'autre côté,
27:14des développeurs,
27:15d'autres ESN aussi
27:16qui proposent
27:17et des nouveaux métiers.
27:18On est à combien,
27:19à chaque fois,
27:19je demande les chiffres
27:20et comme ça bouge
27:21à chaque fois,
27:22en combien de transactions ?
27:24Aujourd'hui,
27:25on dépasse le milliard
27:26d'euros de flux
27:27d'achats
27:27sur la plateforme Optimis.
27:29Et donc,
27:29avec d'un côté
27:30ces appels d'offres.
27:31Et justement,
27:32pourquoi on en parle ?
27:33Parce que c'est avec
27:34tous ces chiffres
27:35que chaque mois,
27:36Alix vient nous rendre visite
27:37pour voir un petit peu
27:38le baromètre
27:39de l'offre
27:39et de la demande.
27:40Est-ce qu'on recherche
27:41davantage de développeurs,
27:42de chefs de projet
27:43sur les professions
27:44et puis tout simplement
27:46d'informaticiens ?
27:47Et on va en parler aussi
27:48avec Vincent Desclos.
27:49Bonjour Vincent.
27:49Bonjour.
27:50Vous êtes directeur Europe
27:51chez Palo IT
27:52qui est un cabinet de conseil
27:53en innovation en IT.
27:55C'est plus de 400 experts
27:56et puis justement,
27:57vous avez développé
27:57une méthodologie AI First.
27:59Voilà,
27:59comme il faut s'engouffrer
28:01dans cette brèche
28:01et il y a beaucoup à faire
28:02parce que les entreprises
28:03se posent beaucoup de questions
28:04sur le sujet.
28:06Alors justement,
28:06on a cet indice,
28:08alors voilà,
28:08dans le jargon,
28:09on l'appelle le P2I.
28:10C'est en gros,
28:11voir un petit peu
28:12ce que demandent
28:14les entreprises
28:14en termes de postes
28:16et les postes
28:18qui sont sur le marché.
28:18On essaie de faire
28:19cette équation,
28:22comment ça se passe
28:22aujourd'hui,
28:23Alix ?
28:24Alors,
28:24l'indice P2I,
28:25donc pour prestation
28:25internet et informatique,
28:27est quasiment à son plus haut
28:28historique,
28:291893 points,
28:30valeur de référence
28:311000-2019,
28:32un peu avant le Covid.
28:34on a une baisse
28:35des profils dispo,
28:3619% sur les deux derniers mois,
28:3811% de baisse aussi
28:39sur les demandes
28:41des entreprises
28:41qui sont essentiellement
28:42les grands groupes
28:43et les grandes institutions
28:44françaises sur le baromètre.
28:46Donc,
28:46on a un peu moins
28:47d'inscrits,
28:48enfin d'inscrits,
28:49de gens qui cherchent
28:50des prestations.
28:55On va y revenir
28:55après,
28:56et donc,
28:57du côté des entreprises,
28:57et on se concentre quand même
28:58de demandes aussi en moins,
28:59c'est ça ?
28:59En moins,
29:00mais c'est ce qu'on va voir
29:01aujourd'hui avec Palo IT aussi,
29:03il y a une vraie transformation
29:04en fait dans les métiers
29:05dans l'informatique,
29:06avec l'IA forcément.
29:08Alors,
29:08justement,
29:09qu'est-ce qu'on est ?
29:10On est toujours,
29:12il y a une légère baisse,
29:14mais j'ai vu
29:15en prévoir l'émission,
29:18on est quelque part
29:18dans une sorte
29:19de nouvelle équation.
29:20C'est quoi cette nouvelle équation ?
29:21La nouvelle équation,
29:22effectivement,
29:22c'est qu'on passe petit à petit,
29:23on pense d'une demande
29:25de capacité humaine
29:26à plutôt d'une capacité
29:29de compétence,
29:30multi-compétence transversale,
29:32c'est-à-dire que les profils IT,
29:33on en parle depuis quelques mois
29:34d'ailleurs avec l'IA,
29:35on va leur demander
29:36de plus en plus de compétences
29:37transverses,
29:38360,
29:40on va leur demander
29:41de savoir utiliser de l'IA,
29:42les agents,
29:43les maîtriser
29:43avec de vrais,
29:44vrais sujets de souveraineté
29:45et de super sécurité
29:46forcément,
29:47et du coup,
29:49de pouvoir
29:50construire des apps,
29:51entre autres,
29:52de pouvoir utiliser...
29:54C'est-à-dire qu'on a moins
29:54de profils
29:56très verticaux
29:57sur certaines...
29:57Alors, ça existe encore
29:58fort heureusement
29:59beaucoup aujourd'hui,
30:00sinon il y aurait
30:01une vraie catastrophe
30:01dans le monde
30:02des prestations intellectuelles,
30:03mais par contre,
30:04il y a une transformation
30:05qui est en marche,
30:05je pense par rapport
30:06à l'ancienne transformation,
30:08elle est un,
30:08plus rapide
30:09en termes de vitesse,
30:10la transformation
30:11va se faire
30:11beaucoup plus vite,
30:13et deux,
30:13la bonne nouvelle,
30:14c'est qu'on augmente
30:15en vélocité dans l'IT,
30:16la vélocité,
30:17c'est la vitesse de production.
30:19D'accord.
30:19Donc, c'est quand même
30:19de bonnes nouvelles.
30:20Donc, il y a une transformation
30:21des métiers,
30:22il y en a qui disparaissent,
30:22il y en a de nouveaux,
30:23on va en parler tout à l'heure,
30:24et il y a aussi
30:25une accélération
30:26de la productivité,
30:26c'est quand même
30:27une très, très bonne nouvelle,
30:27ce que fait aussi
30:28Palo-IT
30:30dans les entreprises.
30:31Alors, justement,
30:32Vincent Desclos
30:32de Palo-IT,
30:35on voit,
30:37on a encore besoin
30:38de profils
30:38très verticaux
30:39sur des technos,
30:40enfin voilà,
30:41on est d'accord avec ça,
30:42mais on voit
30:43que de plus en plus,
30:43on cherche des experts
30:44un peu plus polyvalents
30:46qui connaissent
30:48la tech,
30:48la compréhension
30:49de son métier
30:49et la maîtrise de l'IA,
30:50c'est l'IA
30:51qui est en train
30:51un peu de rebattre ses cartes.
30:52Exactement,
30:54on voit que la pénurie
30:56de talent dont Alix parlait,
30:58elle ne disparaît pas
30:59avec l'IA,
30:59l'IA ne la fait pas disparaître,
31:01elle la déplace,
31:02elle la déplace
31:03parce que les profils
31:04les plus intéressants
31:05demain ne seront pas
31:06nécessairement les experts
31:08sur une technologie
31:09ou un sujet bien défini,
31:10ce sera un triptyque
31:12entre une expertise
31:14technologique
31:15quand même forte,
31:16une compréhension du métier
31:17et surtout une capacité
31:19d'utilisation de l'IA
31:20et d'échange avec l'IA.
31:23Et donc,
31:23c'est le fait
31:24qu'on ait cet équilibre
31:25qui fait que certains
31:25sont peut-être plus forts
31:26dans le métier.
31:27Exactement.
31:27L'IA,
31:28ça reste assez transversal
31:30et puis on voit
31:31ces nouveaux métiers
31:32apparaître.
31:32Exactement,
31:33oui.
31:34On s'en doute,
31:35mais à un moment,
31:36on parlait des prompteurs,
31:37on en est loin de tout ça
31:38aujourd'hui,
31:38c'est des ingénieurs IA,
31:40des product managers IA.
31:41C'est ça
31:42et aujourd'hui,
31:42on voit également
31:43des nouveaux métiers arriver,
31:44ce qu'on appelle
31:44les FDE,
31:45les Forward Deployed Engineers,
31:47donc des ingénieurs
31:47qui vont être en capacité
31:48d'amener de l'intelligence artificielle
31:50dans votre chaîne de valeur.
31:51Beaucoup chez Mistral,
31:52justement.
31:52Beaucoup chez Mistral,
31:53ça arrive des Etats-Unis
31:54et maintenant,
31:55en Europe,
31:55on commence à intégrer
31:59ces nouveaux métiers
32:00et ces nouvelles capacités
32:01dans les entreprises.
32:02Demain,
32:03ce sera potentiellement
32:03des experts de tokenomics,
32:05donc comment on rationalise
32:06les coûts
32:07de l'intelligence artificielle
32:08par rapport aux coûts humains.
32:09Des AI Ops.
32:11Exactement,
32:11du FinOps.
32:11On va intégrer,
32:13on va étendre
32:13le FinOps à l'IA.
32:14Et des ingénieurs agentiques aussi,
32:16j'ai vu que...
32:17Forcément.
32:18Exactement,
32:18et surtout des orchestrateurs
32:20de workflows agentiques
32:21parce qu'aujourd'hui,
32:22vous avez une grosse partie
32:23de ces agents
32:24qui sont en capacité
32:26de planifier les tâches,
32:28de les exécuter
32:29et surtout de les vérifier.
32:30Et pour ce faire,
32:31on a encore besoin
32:32d'humains
32:33pour à la fois
32:34les briefer,
32:35s'assurer que le contenu
32:36est bon
32:37et que les outputs
32:38que génère cette chaîne agentique
32:40est bonne
32:40et surtout après
32:41pour pousser en production.
32:43Alix,
32:44ça veut dire que
32:44là,
32:45sur le type de profil,
32:46ça devient compliqué aussi
32:47quand on est...
32:48Quand on soi-même recherche
32:49de donner un peu
32:50son domaine de compétence.
32:53Alors oui,
32:53complètement.
32:54Alors je tiens à rassurer
32:55tout le monde,
32:55aujourd'hui,
32:56cette transformation
32:57est en marche.
32:58On a toujours...
32:58C'est pas le far west quand même.
32:59On est toujours en top 3,
33:00en numéro 1 des développeurs,
33:02dans les demandes des entreprises,
33:03en numéro 2 des chefs de projet,
33:05en numéro 3 des producteurs d'heures.
33:07La cassure n'est pas franche.
33:09Elle est en marche.
33:10On le comprend.
33:11Nous, notre objectif,
33:12c'est d'accompagner les entreprises
33:13à effectivement identifier
33:15les bons profils.
33:16Et puis à bien les orienter.
33:17Avant,
33:18on savait ce qu'on voulait exactement.
33:19Hop,
33:19on avait l'ensemble des...
33:20Absolument.
33:21Parce que les compétences requises
33:22sont de plus en plus transverses
33:24avec une certaine maîtrise de l'IA.
33:25Ça se pose aussi forcément
33:26la question de l'information
33:27qu'il y a derrière
33:28des informaticiens.
33:30Donc,
33:30et du côté des prestataires,
33:32donc aujourd'hui,
33:33chez nous,
33:33des ESN et des freelancers,
33:35c'est aussi les orienter
33:36sur
33:38que demande le client,
33:40comment il faut s'adapter
33:42technologiquement
33:42aux nouvelles demandes
33:43des clients.
33:44Est-ce qu'on se pose...
33:44Parce qu'évidemment,
33:46on se pose de plus en plus
33:46la question de la formation
33:47des juniors.
33:48Parce qu'on se dit
33:49qu'il y a toutes ces tâches-là
33:50qui sont automatisées.
33:52Qu'est-ce qu'on va leur donner
33:53à faire ?
33:54Comment on va les former ?
33:55On le ressent aussi
33:56à travers
33:59les discussions que vous avez
34:00à la fois avec des développeurs,
34:01des freelancers
34:01et à la fois avec des donneurs d'ordre ?
34:04Alors,
34:04on le ressent depuis le début
34:05de l'année,
34:06très particulièrement,
34:07où on a tout simplement
34:08moins de demandes
34:10de profils juniors.
34:11Pourquoi ?
34:11Parce que les profils expérimentés,
34:13ils sont déjà formés,
34:15ils sont déjà adaptés
34:17à plusieurs systèmes
34:18d'information et technologie.
34:20On suppose que le client demande
34:22à ce qu'il puisse s'adapter
34:23plus vite,
34:23tout simplement.
34:24Le junior qui découvre le métier,
34:26on a une demande
34:27qui est fortement ralentie
34:28parce que justement,
34:29capacité de réactivité,
34:31d'adaptation
34:31qui est plus lente
34:32parce que la formation
34:33n'était pas prévue pour.
34:34D'accord.
34:35Et du coup, Vincent,
34:35comment on fait pour les former
34:37à cette prochaine génération ?
34:38Justement,
34:39c'est vrai pour rebondir
34:40sur ce que dit Alix,
34:41les professionnels
34:42qui sont dans le métier
34:43depuis plusieurs décennies,
34:44on save exactement
34:46quand utiliser l'IA,
34:47pourquoi faire,
34:47à quel moment
34:48et où aller chercher la valeur.
34:50Là où un junior
34:51va venir découvrir
34:52à la fois les enjeux métiers,
34:54technologiques
34:55et les enjeux de travail
34:56avec l'IA.
34:56Et donc, pour ce faire,
34:58ce qu'on fait,
34:58c'est qu'on les paire,
34:59on fait du pairing,
35:01du shadowing
35:02avec un senior,
35:03un junior,
35:04mais c'est critique
35:05d'intégrer
35:06dès à présent.
35:07Il faut préparer la suite.
35:08Il faut former
35:09les technologies.
35:10L'IA ne fera pas tout.
35:11Et justement,
35:14on en a cité quelques-uns,
35:16mais ces nouveaux métiers
35:17avec l'IA,
35:18ils vont être transformés.
35:19On sait qu'aujourd'hui
35:20dans le développement,
35:21c'est les IA qui développent.
35:23Même le patron de Mistral,
35:25je citais tout à l'heure,
35:26Arthur Mench l'a dit
35:27lors de leur sommet
35:27au printemps dernier,
35:29il a dit,
35:29chez nous,
35:30plus personne n'écrit
35:30une ligne de code.
35:31Donc ça aussi,
35:32c'est quelque chose
35:32qui change.
35:33J'imagine pour vous,
35:34Palo IT,
35:36qui conseille les entreprises,
35:37c'est un peu complexe.
35:39C'est complexe à la fois,
35:40et vous avez raison,
35:41on est passé,
35:42pour vous donner un exemple,
35:42on est passé de 550 experts
35:45technologiques
35:45dans tous nos bureaux
35:46à travers le monde
35:46à 400.
35:47Et notre chiffre d'affaires
35:48a augmenté.
35:49Donc ça veut dire
35:50qu'il y a quand même
35:50une accélération
35:51et un retour sur investissement
35:53et une augmentation
35:55de notre productivité
35:56qui est certaine.
35:57maintenant,
35:59les différents enjeux
36:01qu'on revoit
36:02derrière l'adoption de l'IA,
36:04c'est qu'on ne peut pas
36:07dissocier l'IA de l'humain,
36:08c'est impossible.
36:09Il faut accompagner,
36:10il faut de la formation,
36:10il faut de la culturation.
36:11Ce n'est pas seulement
36:12en achetant des licences
36:13et en mettant des technologies
36:14dans les mains des gens
36:14que ça va se produire.
36:16Et cette IA,
36:16elle révèle aussi les freins,
36:19Alix,
36:19parce que justement,
36:20il y a toujours des gens
36:23qui fonctionnent en silo,
36:24on parle beaucoup
36:25de gouvernance,
36:26de qualité des données,
36:27donc il faut aussi des gens.
36:28Enfin, j'imagine,
36:29pour définir son profil,
36:30là, aujourd'hui,
36:30il faut presque décrire
36:32les projets sur lesquels
36:32on travaille pour qu'on...
36:33Oui, effectivement,
36:34c'est en ça
36:35que la transformation
36:35est très différente
36:36des anciennes transformations
36:38digitales
36:39où on va avoir besoin
36:40de compétences
36:42de profil,
36:43pardon,
36:43avec des compétences
36:43réellement transverses
36:44sur le projet
36:45dans sa globalité,
36:47donc de l'expression
36:49du besoin
36:49jusqu'au test,
36:51jusqu'à la cybersécurité,
36:52on va avoir besoin
36:53de plus en plus
36:54d'un métier
36:56qui naît petit à petit
36:58et qu'on voit apparaître
37:00parallèlement
37:01à tous les autres métiers
37:01liés à l'IA,
37:02le métier de product builder
37:04où en fait,
37:05c'est des compétences
37:07de développeurs,
37:08c'est des compétences
37:08de testeurs,
37:09c'est des compétences
37:10aussi de product,
37:12son nom,
37:13donc c'est-à-dire
37:14que dans la globalité,
37:16on va devoir
37:16expliquer aux gens
37:18qui ont en main
37:19un projet
37:19de A à Z,
37:21bien sûr,
37:21avec différents métiers,
37:23mais c'est-à-dire
37:23que les compétences
37:24vont devoir être
37:25de plus en plus globales
37:26et 360,
37:27ce qui n'était pas prévu
37:29il y a même deux ans.
37:29Oui, ça c'est en train
37:31de changer.
37:31Et autre chose,
37:32on l'a rapidement évoqué,
37:33Vincent Palot,
37:34c'est le côté tokenemix,
37:36où on se dit,
37:39pour un employeur,
37:40est-ce qu'il vaut mieux,
37:41enfin j'ai mon coût
37:42de mes développeurs,
37:43bien entendu,
37:43mais j'ai le coût
37:44de mes tokens,
37:44il faut relier les deux
37:45aujourd'hui.
37:46Exactement,
37:46et aujourd'hui,
37:47est-ce qu'on est prêt
37:47à sacrifier une partie
37:49de l'équipe
37:49pour l'investir
37:50dans des machines ?
37:51C'est un réel sujet
37:53que l'on voit
37:54au quotidien
37:55sur tous nos projets.
37:56c'est comment est-ce
37:57qu'on va,
37:58un, déjà mettre
38:01une gouvernance
38:01sur l'IA,
38:03de deux,
38:03mettre sous contrôle
38:04ces coûts
38:05qui sont élastiques,
38:06c'est un peu ce qu'on a vécu
38:07avec le cloud
38:07et c'est pour ça
38:08que les fonctions FinOps
38:09arrivent de plus en plus
38:10dans le monde de l'IA,
38:11c'est pour mettre
38:11en contrôle
38:13la consommation
38:14des high credit
38:15sur les projets.
38:16Eh bien merci
38:16à tous les deux
38:17d'autres venus
38:17parler de tout ça,
38:18Alix Mircham,
38:19directeur général d'Optimis,
38:21voilà,
38:21il faut aller voir
38:22sur la plateforme,
38:23de toute façon,
38:23on verrait tous ces profils
38:25qui sont en train de changer
38:25et puis comment on se vend différemment,
38:27on pourra en parler de ça
38:29une prochaine fois
38:29et puis Vincent Desclos,
38:31Palo IT,
38:31cabinet de conseil
38:32d'innovation et IT
38:33et puis tiens,
38:34on va prendre date
38:35pour reparler un peu
38:36de comment tous ces métiers
38:37sont en train de se redéfinir
38:37parce que vous-même
38:39qui nous écoutez,
38:40vous devez vous dire
38:40mais qu'est-ce que je dois
38:41vendre comme compétence ?
38:43Les soft skills,
38:43ça suffit pas,
38:44enfin,
38:45les hard skills ne suffisent plus,
38:46il faut les soft skills,
38:47ça on le savait,
38:47mais avec cette IA
38:48qui rebat complètement les cartes,
38:50voilà,
38:50quel contenu je mets en avant
38:51pour à la fois chercher des missions
38:55et puis côté donneurs d'ordre,
38:57quel contenu je mets en avant aussi
38:58pour attirer les meilleurs développeurs.
39:00Merci à tous les deux.
39:02Allez,
39:02on marque une courte pause
39:03et on va continuer
39:03notre décryptage de l'IA
39:04tout de suite
39:05avec nos invités suivants.
39:09Allez,
39:12décryptage IA,
39:13bien qu'on en ait beaucoup décrypté
39:14depuis l'émission
39:15avec nos invités,
39:17Didier Girard,
39:18directeur général de Sphère,
39:19bonjour.
39:19Bonjour.
39:20Didier,
39:20donc Sphère,
39:21environ 1 000 personnes,
39:22850 ingénieurs
39:24dédiés au développement
39:25et quand même beaucoup à l'IA aujourd'hui.
39:27Exactement.
39:28On va le dire,
39:29et Eric Campagnini,
39:31expert associé chez Alix au groupe.
39:33Oui,
39:33et qui conseille les entreprises
39:34dans leur stratégie,
39:36innovation,
39:36IT,
39:37évidemment,
39:37intelligence artificielle.
39:39Messieurs,
39:39on va essayer d'avoir
39:40quelques,
39:41pour les minutes qui nous restent,
39:42quelques sujets.
39:44Le premier,
39:44c'est,
39:45je voulais qu'on revienne dessus
39:45parce que c'est un petit peu
39:46le coup de tonnerre,
39:47enfin,
39:47il y a beaucoup de coups de tonnerre,
39:48mais là,
39:49on va,
39:49c'est celui de Meta
39:51que l'on mettait un peu
39:51derrière tout le monde
39:53et puis là,
39:53qui est en train de revenir
39:54avec son agent
39:57IA personnel,
39:58le Metamuse.
39:58C'est ça Didier ?
39:59Exactement.
40:00Donc,
40:00ils ont annoncé
40:01assez récemment
40:02la sortie de cet outil
40:03qui a un vrai succès aux US.
40:05Donc,
40:05il faut savoir
40:06qu'il n'est pas encore disponible
40:07en Europe.
40:08On ne sait pas d'ailleurs
40:09s'il sera disponible.
40:10En tout cas,
40:10pour l'instant,
40:10il maintient le suspense.
40:12C'est dû à quoi ?
40:13C'est quoi ?
40:13C'est le data ?
40:14Enfin,
40:14il y a...
40:14Ils aiment bien,
40:15je ne sais pas trop,
40:16mais en tout cas,
40:17ils aiment bien déjà tester
40:18sur leur marché
40:19et puis après,
40:20voir si ça passe en Europe
40:21avec tout le légal
40:22qui arrive derrière.
40:23C'est aussi,
40:23il faut se le dire,
40:24une vraie opportunité
40:24pour les entrepreneurs français
40:25parce que quelque part,
40:26si l'outil apporte de la valeur
40:28et si ça ne débarque pas en Europe,
40:30finalement,
40:30il y a un espace à jouer.
40:31Juste pour expliquer
40:32ce que c'est que Muse,
40:34c'est un peu la nouvelle génération
40:35d'outils qui est en train d'arriver.
40:36C'est-à-dire que jusqu'à maintenant,
40:38la première génération
40:39de DAI,
40:39c'était plutôt des assistants.
40:41Je pose une question,
40:42ça répond.
40:42Je pose une question,
40:43ça répond.
40:43Ça, c'est l'assistant,
40:44c'est ce qui a fait le beurre
40:46d'un tchat GPT,
40:47d'un Gemini,
40:48d'un Cloud.
40:49Et ces outils
40:50avaient déjà imaginé le futur,
40:51dire,
40:51moi, ce que j'aimerais,
40:52c'est que mon agent,
40:53il aille un petit peu plus loin
40:54et que je lui pose une question.
40:56En fait,
40:56il va réaliser une tâche,
40:58il va me renvoyer le résultat.
41:00Donc,
41:01l'écosystème qui a ouvert ça,
41:02c'est Open Cloud.
41:03Open Cloud, oui.
41:04Open Cloud, Versa.
41:05Il y a six mois déjà.
41:06Oui, déjà un petit moment.
41:08Donc, c'est eux qui ont dit,
41:08finalement,
41:09on doit pouvoir aller plus loin,
41:10avoir des espèces
41:12d'AI autonome.
41:14On leur donne une tâche,
41:15ils la réalisent
41:15et ils nous renvoient le résultat.
41:17Et donc,
41:17ce repositionnement de méta,
41:19c'est de dire,
41:20nous, on va quelque part,
41:21la vague assistant,
41:22on l'a raté.
41:23On se pose directement
41:24sur la vague d'après
41:25qui est la vague agent.
41:26Et l'idée,
41:27c'est qu'on va confier une tâche
41:28à notre agent
41:29qui s'appelle Muse.
41:31L'idée,
41:31c'est qu'il nous renvoie le résultat.
41:32Alors,
41:33on en parle,
41:33parce que c'est près
41:34d'un million de téléchargement.
41:35Enfin,
41:35c'est allé très vite.
41:39qui ont bloqué.
41:40On disait,
41:40attendez,
41:40nous,
41:40on ne veut pas de ça.
41:42Exactement.
41:43Pourquoi il le bloquait ?
41:44Quelle est la crainte
41:44dans l'Amazon ?
41:45En fait,
41:46l'idée,
41:46c'est qu'on peut très bien dire
41:47à cet agent,
41:48moi,
41:49j'aimerais que tu m'achètes
41:50ce produit.
41:51Et ce qu'il va faire,
41:53c'est qu'il va naviguer
41:53sur les différents sites web,
41:55entre autres,
41:56le site web d'Amazon.
41:57Il va dire,
41:58j'ai trouvé le produit
41:59que tu veux,
41:59j'ai un bon tarif.
42:01Si tu m'autorises,
42:03je déclenche l'achat.
42:04Et du coup,
42:04l'utilisateur n'a plus besoin
42:06d'aller sur le site d'Amazon
42:07pour déclencher ses achats.
42:09Et le côté,
42:10je fais de la vente
42:11par bundle
42:11ou je te fais envie,
42:12tu achètes ça
42:12et je te repositionne ça,
42:13il disparaît
42:14puisqu'en fait,
42:14je ne vais plus sur le site web.
42:16Et donc,
42:16ça peut être vu
42:18comme une menace
42:18et c'est intéressant,
42:19en tout cas,
42:20de voir qu'ils ont fermé
42:21comme ça
42:21parce que c'est sans doute
42:22qu'ils voient de la valeur.
42:24Un système,
42:24alors comme Open Claw,
42:26enfin,
42:26similaire Open Claw,
42:27ça peut prendre en France,
42:29enfin en France,
42:30en Europe,
42:30Eric ?
42:31En fait,
42:32tu disais effectivement
42:33jusqu'à présent,
42:33je posais une question,
42:34j'avais une réponse,
42:35là je délègue des tâches
42:36et pour l'avoir testé
42:39des modèles un peu équivalents,
42:40on parle de Muse là,
42:42il y a une autre solution
42:43qui s'appelle Instinct,
42:44qui est aussi très intéressante.
42:46Ce qui est formidable,
42:47c'est,
42:47je n'ai plus la question du prompt,
42:50de savoir prompter,
42:51c'est intégré directement
42:52dans un WhatsApp,
42:53Instagram,
42:54Messenger et autres
42:55et de façon tout à fait naturelle,
42:57je vais m'adresser
42:58comme si je m'adressais à un ami
42:59en me disant,
42:59tiens,
42:59est-ce que tu pourrais me trouver
43:00un vélo électrique,
43:02est-ce que tu pourrais me le négocier,
43:03etc.
43:03Et donc,
43:04cette délégation-là,
43:05oui,
43:05ça peut répondre à un besoin.
43:07Et ce qui est vraiment intéressant,
43:08c'est que là,
43:08ça démocratise complètement
43:10ce qu'on avait jusque-là
43:11avec une logique très orientée
43:13consommateur final,
43:14avec un nom,
43:15une identité,
43:16une mascotte,
43:17le truc qui est plutôt sympa,
43:18ça rappelle un peu
43:19les Tamagotchi de l'époque.
43:20Et donc,
43:21oui,
43:21de ce côté-là,
43:22ça peut passer.
43:22Maintenant,
43:23il y a une différence
43:23entre déléguer une tâche
43:26à une machine
43:28et déléguer sa carte bleue.
43:29Et là,
43:30il y a une étude
43:30qui a été faite par Visa
43:31qui dit que 58% des Américains
43:33sont prêts tout à fait
43:34à déléguer un comparatif,
43:35à dire,
43:36tiens,
43:36trouve-moi la meilleure solution,
43:37etc.
43:38Par contre,
43:38tu n'en as que,
43:39mais c'est déjà pas mal,
43:4027% qui disent,
43:41ok,
43:41je suis prêt à donner la carte bleue.
43:43Et donc,
43:43ça pose une vraie question
43:44de confiance.
43:45Et je trouve que là,
43:46le retour de Zuckerberg
43:49dans le Sénac,
43:50là,
43:50des acteurs de l'IA
43:52est juste génial.
43:53Et d'un coup,
43:54on le retrouve,
43:55ils montrent ses lunettes,
43:56etc.
43:56Et c'est vrai
43:57qu'ils ont une carte à jouer
43:58sur la distribution,
44:00sur la démocratisation,
44:01sur le contexte très social
44:02et sur cet agent de délégation.
44:04Donc oui,
44:04je pense que ça peut passer.
44:06Resterait une question
44:06de confiance
44:07qui est la question récurrente
44:09qu'on commence à avoir
44:09aujourd'hui sur l'IA.
44:10Et il y a une étude d'ailleurs
44:11du Wall Street Journal
44:12qui démontre que,
44:14parce qu'en fait,
44:14pour que cet agent
44:15puisse commander à notre place,
44:17il faut lui donner les droits.
44:18Donc,
44:19il va falloir lui donner
44:20son identifiant,
44:21son mot de passe,
44:21etc.
44:22Et le Wall Street Journal
44:23a fait une étude,
44:24il y a seulement 8% des gens
44:25qui sont prêts à donner
44:26leur mot de passe à Meta.
44:28Et donc là,
44:29on voit justement,
44:30moi,
44:31je suis assez,
44:32enfin,
44:32on a tous envie
44:33d'avoir un outil
44:34qui nous permet
44:35d'aller vite,
44:36de déléguer.
44:37Maintenant,
44:38à qui je donne
44:38le droit d'accès ?
44:40Et ça,
44:40c'est une vraie question.
44:41Moi,
44:41les identifiant à donner
44:42à des agents,
44:43un peu limite quand même aussi.
44:45Non,
44:46enfin,
44:46moi,
44:46je pense qu'on va y arriver.
44:48la partie harnais.
44:49Ouais,
44:50on va y arriver.
44:50Moi,
44:50je suis plutôt confiant
44:51sur le fait
44:52que tout le système de paiement,
44:53il y aura un peu
44:53comme quand on donne
44:54sa carte bleue,
44:55enfin,
44:55un potentiel d'achat
44:56à un enfant,
44:57on peut mettre des seuils,
44:59tout ça,
44:59je pense que ça va s'adresser.
45:01Mais c'est plutôt,
45:02moi,
45:02ce qui me,
45:03dans la proposition de valeur
45:04qui est réelle,
45:05qu'amène Muse,
45:07moi,
45:07je suis plutôt
45:08dans la vision
45:10open-claw
45:10où il y a un autre équivalent
45:11qui s'appelle Hermès,
45:13c'est je veux contrôler
45:14moi-même
45:15mes données
45:17et je ne veux pas
45:18les déléguer à un tiers
45:19parce qu'il y a
45:20un espèce de vendeur locking
45:21une fois que
45:22Muse aura bien compris
45:23qui je suis,
45:24quelque part,
45:25est-ce que j'aurais encore
45:26envie de quitter Muse ?
45:27Je ne suis pas certain.
45:29Et donc,
45:29le fait de dire
45:30moi,
45:30j'ai envie de contrôler
45:31ces données,
45:32contrôler mon identité,
45:34la mémoire
45:34de communication,
45:35etc.,
45:36je pense que c'est important.
45:37Et je serai plutôt
45:38dans l'arrivée
45:40de ce type d'agent
45:41mais en mode
45:42il tourne dans mon espace.
45:44D'accord,
45:44c'est ça.
45:46Autre sujet,
45:47je voulais qu'on aborde,
45:48on l'a fait rapidement,
45:49je voudrais qu'on en aborde
45:50au moins trois
45:50pour le banc
45:52que l'on pense ensemble.
45:53C'est sur les budgets
45:54il y a 2027.
45:54C'est toi Didier
45:55qui disais,
45:56oui,
45:57les entreprises
45:57et on l'a eu
45:58tout à l'heure d'ailleurs
45:59parce qu'on avait
46:00nos invités
46:01qui disaient
46:01voilà,
46:02il y a ce token matrix
46:04et on se rend compte
46:04qu'on a des factures
46:05tokens
46:06qui peuvent
46:07être très chers,
46:08qu'il faut payer
46:09les développeurs
46:10parce qu'ils eux-mêmes
46:10développent leurs agents
46:11et ça peut faire beaucoup.
46:13C'est quoi ?
46:14Il faut apprendre
46:15à maîtriser ses dépenses,
46:16c'est ça l'idée ?
46:17Alors,
46:17ses dépenses token ?
46:18Déjà,
46:19tu le dis bien,
46:19il faut apprendre
46:20à maîtriser ses dépenses.
46:21Ça,
46:21c'est un entrant
46:22qu'il faut avoir
46:23sans tête.
46:24Ce que j'ai envie de dire déjà,
46:25je rends compte,
46:26on est vraiment
46:26en phase budgétaire.
46:28Donc,
46:28en phase budgétaire,
46:29c'est en ce moment
46:30que tout le monde décide
46:30ses budgets
46:31sur la prochaine fiscale,
46:32prochaine calendaire.
46:34Et donc déjà,
46:34ce que j'ai envie de dire,
46:35c'est que ce que je constate,
46:36c'est deux types d'organisations.
46:37Des organisations
46:38qui ont accepté
46:39le fait que
46:39l'intelligence artificielle
46:40arrivait
46:41et qui le mettent
46:42dans le budget
46:42et qui sont déjà lancées,
46:45qui vont déjà
46:45à une certaine vitesse
46:46et les organisations
46:48qui n'ont pas forcément
46:48pris conscience
46:49et qui hésitent encore
46:50à mettre de l'argent dedans.
46:51Donc déjà,
46:52il y a déjà
46:52ces deux types d'entreprises.
46:53Mon premier conseil,
46:54c'est de dire
46:55prévoyez un budget
46:56d'intelligence artificielle.
46:57C'est vraiment fondamental.
46:58Si on ne prévoit pas
47:00aujourd'hui,
47:01le fait de dire
47:02on va acheter des tokens,
47:04quelque part,
47:05si on ne le met pas
47:05dans son budget,
47:06sur l'année 2027,
47:07quelque part,
47:08on ne pourra pas pratiquer.
47:09J'ai l'habitude de dire,
47:10en gros,
47:11de ce point de vue-là,
47:12il faut se considérer
47:12comme une entreprise
47:13qui gère des taxis.
47:16Donc on a une machine,
47:17c'est les voitures.
47:18Si on n'a pas
47:18de budget essence,
47:19on aura les voitures,
47:20mais on ne pourra pas
47:21créer de CA avec.
47:22Donc là,
47:22il faut que tout le monde
47:23inclue ça dans le budget.
47:24Eric ?
47:25Oui, tu parles des taxis,
47:26on peut prendre une autre image.
47:27C'est jusqu'à présent,
47:28c'est un peu comme un loyer,
47:29j'avais un logiciel,
47:30je payais un loyer,
47:31je savais à l'avance
47:32combien ça allait me coûter.
47:32Je recrute quelqu'un,
47:33je sais à l'avance
47:34combien il va me coûter
47:35en termes de salaire,
47:36de ma salariale, etc.
47:37Là, c'est beaucoup,
47:38beaucoup plus complexe.
47:39C'est qu'en fait,
47:40c'est comme si j'avais
47:40effectivement un contrat
47:41d'électricité
47:42sans savoir
47:43qui va consommer,
47:44combien,
47:45à quel moment,
47:46et en plus avec des agents
47:47qui vont faire ce qu'on disait
47:48tout à l'heure,
47:49qui vont faire des tâches
47:49à ta place
47:50et qui vont donc activer
47:51à une consommation de tokens.
47:53Et puis,
47:53je ne sais pas
47:53si ça va m'apporter
47:55du ROI.
47:56Et c'est exactement ça,
47:57c'est qu'aujourd'hui,
47:58si tu regardes
47:58les différentes études,
47:59il y a 80% des execs
48:01qui disent
48:01OK, l'IA apporte de la valeur
48:03et en fait,
48:04il n'y a que dans 20% des cas
48:05où tu es vraiment capable
48:06de tracer
48:07entre le token
48:08et la valeur business apportée.
48:10Et quand on voit
48:10qu'aujourd'hui,
48:11on est sur des entreprises
48:12qui dépensent plusieurs dizaines
48:13de milliards de tokens
48:14par mois,
48:15le sujet est vraiment
48:16très complexe
48:16et l'idée du total cost
48:18of ownership
48:18est vraiment là.
48:19Alors derrière,
48:20qu'est-ce qu'on doit faire ?
48:21L'idée,
48:22ce n'est pas de restreindre,
48:23c'est déjà de se donner
48:23de la visibilité.
48:24Et autant,
48:25on pilote assez bien
48:28la consommation de tokens.
48:30Cette consommation de tokens,
48:31on la voit assez bien.
48:31Maintenant,
48:32là où c'est très complexe,
48:33c'est que si ça reste
48:34côté DSI,
48:35le CFO est généralement
48:36un peu perdu
48:37par rapport à ça
48:38parce qu'il faut reconnaître
48:39que c'est assez complexe.
48:40Et si on prend
48:41un pas de recul,
48:42il y a une discussion
48:42entre le CFO d'un côté,
48:44le DSI de l'autre,
48:45mais aussi le RH.
48:46Parce que derrière,
48:47quand on voit
48:47qu'aux Etats-Unis,
48:50quand je te recrute,
48:51j'ai un budget pour ton salaire,
48:53j'ai un budget pour les tokens.
48:55Ça veut dire
48:55que j'ai une explosion
48:56aussi de ce côté-là.
48:57Et donc,
48:57c'est le dialogue à trois
48:58entre le DSI,
49:00le DAF et le RH
49:02qui doit avoir lieu.
49:04Sinon, effectivement,
49:05ça va exploser
49:06dans tous les sens.
49:06On en est là aujourd'hui,
49:07cette histoire
49:08de chaque développeur
49:09avec son budget token ?
49:11Oui.
49:11Donc, on en est vraiment là.
49:12Et alors,
49:13les chiffres peuvent choquer.
49:15Mais avant de les citer,
49:16je vais rappeler
49:17ce que disait Arthur Munsch
49:18au printemps.
49:18Il disait, en gros,
49:19une entreprise à maturité
49:21consacre 10%
49:22de sa masse salariale
49:23à l'achat de tokens.
49:24Donc, c'est important.
49:26Moi, ce que je dis,
49:27j'y vais un peu à l'envers,
49:28à travers deux axes.
49:29Je dis, en gros,
49:30être capable d'investir
49:3110 euros par heure
49:33et par personne
49:34dans l'EI,
49:35c'est-à-dire 80 euros
49:36par jour.
49:37Si la personne
49:38est capable,
49:38via ce budget,
49:40de produire
49:40deux fois plus de valeur,
49:41je suis gagnant.
49:42Donc, déjà,
49:43je dis, OK,
49:44moi, je suis prêt
49:44à mettre de l'argent
49:46sur la table
49:46pour créer de la valeur.
49:48Maintenant, ce que je demande,
49:49c'est que si j'utilise
49:51une intelligence artificielle
49:53dans un acte métier,
49:55il faut que je puisse garantir
49:56qu'au moins,
49:56je vais deux fois plus vite.
49:57Et en gros,
49:58ça permet d'amener
49:59l'attention.
49:59Je ne vais pas utiliser
50:01une AI
50:01pour, en gros,
50:02gagner 10%
50:03de productivité
50:04parce que ce ne sera
50:05pas rentable.
50:06Et puis, en plus,
50:06la productivité individuellement,
50:08on peut se la calculer,
50:09on voit à peu près,
50:10mais après,
50:11si on la remet
50:12au sens collectif,
50:13c'est encore plus compliqué.
50:14Oui, c'est encore plus compliqué.
50:15Et là, il faut faire très attention aussi,
50:17c'est que si je n'ai pas simplifié
50:19mon organisation,
50:20si je n'ai pas simplifié
50:21les process
50:22et que je rajoute
50:23une surcouche d'IA
50:24sur l'ensemble de ce modèle,
50:25je ne fais que rajouter
50:26par rapport
50:27à la complexité extérieure
50:28de l'entreprise
50:29de la complication en interne.
50:31Et ça,
50:31c'est ce que nous disent
50:32les clients aujourd'hui,
50:32c'est ce que nous disent
50:33les entreprises aujourd'hui,
50:34c'est, en fait,
50:35l'IA n'a fait que rajouter
50:36de la complexité
50:36à bon nombre d'endroits
50:38et les équipes
50:38ne voient pas pourquoi.
50:39Donc, cette question
50:40de productivité,
50:41elle est essentielle.
50:45Et je noterai juste
50:46une toute petite tendance
50:47à un signal faible.
50:48On en a parlé d'ailleurs
50:49sur ce plateau
50:50de ce qu'on appelle
50:50le token maxing,
50:52qui est qu'à partir du moment
50:53où on mesure ta performance
50:56aussi à la consommation
50:57de tokens,
50:58eh bien, en fait,
50:59tu as des petits rigolos
50:59qui s'amusent
51:00à consommer du token
51:01pour consommer du token
51:02et dire, regardez,
51:04je fais mon travail,
51:05je consomme de l'IA.
51:05Et vu que je ne suis pas capable
51:07de montrer la productivité derrière,
51:09ah, ouais,
51:09il y a un vrai dialogue social
51:10à mettre en place.
51:11Donc, le pendant,
51:12c'est qu'il faut amener
51:13du budget
51:14pour acheter de l'essence,
51:15entre guillemets, du token.
51:16Et il faut penser
51:17à complètement réorganiser
51:19son entreprise
51:19et changer la culture.
51:21Sinon, on va mettre de l'argent
51:22et on n'aura pas de ROI.
51:24Oui, et puis,
51:24sans compter qu'on a les métiers
51:26aussi qui arrivent derrière
51:27pour développer
51:27leurs propres agents.
51:28Donc, ça rajoute
51:30une autre population
51:30qui est en train de faire.
51:31Exactement.
51:32Messieurs, merci.
51:32J'aurais voulu qu'on fasse
51:33ce troisième sujet,
51:34mais on en reparlera.
51:34On avait moins de temps aujourd'hui.
51:37Bon, vous n'étiez que deux.
51:38Mais prochaine fois,
51:38on a promis,
51:39on aura un peu plus de temps.
51:40Parce que je voulais
51:40qu'on parle justement
51:41de le Saspocalipse
51:43et Philippe Corot,
51:44le patron de Miracle,
51:45qui dit
51:45non, non, ça n'a pas tué
51:46le logiciel.
51:47Ça fait toute confiance.
51:48Par contre, le problème,
51:48c'est que s'il rentre
51:49par d'autres interfaces
51:50et puis comment on va aussi
51:51mesurer ses facturations
51:53à la transaction.
51:54Voilà, c'est complètement
51:55le business model.
51:56On était en train de revoir
51:57tout ce business model.
51:57On en reparlera la prochaine fois.
51:58Merci à tous les deux.
51:59Didier Girard,
52:00directeur général Sphere
52:01et Eric Campagnini
52:02associé au sein du cabinet
52:04Alixo Group.
52:05Merci à tous les deux.
52:06Notre émission se termine.
52:08Rendez-vous la semaine prochaine.
52:09même heure, même endroit
52:10d'ici là.
52:11Excellente semaine
52:11sur BFM Business.
52:14Tech & Co Business
52:15sur BFM Business.