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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Voilà, vous venez d'écouter le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui faisait le point sur la situation du
00:03blocage de lycées à la veille d'une journée d'action dans la fonction publique.
00:07Alors, 180 établissements concernés par les blocages sur un total de 3700 en France, avec des violences urbaines, c'est
00:13ce qu'il a dit, 12 membres des forces de l'ordre ont été blessés.
00:16Nous faisons face, on ne télère pas les blocages, a dit le ministre de l'Intérieur, on fait face à
00:20des violences urbaines que nous saurons mater à ce moment-là.
00:23Le ministre de l'Intérieur qui tape du point sur la table avec un message de tolérance zéro face à
00:28ces blocages.
00:29180 établissements concernés, 50 établissements concernés par des tentatives de blocage, parfois émaillés d'incidents.
00:36Ça a notamment été le cas dans un lycée, Paul-Éloire, à Saint-Denis, dans le département de la Seine
00:42-Saint-Denis, ou encore dans les Bouges-du-Rhône, à Marseille, devant le lycée d'Hydro, où là, un incendie
00:46a été allumé.
00:48Mais voilà, donc des forces de l'ordre qui ont été mobilisées tout au long de la journée.
00:53Il a donné le bilan des interpellations, 164 interpellations à ce stade.
00:5812 personnels des forces de l'ordre, membres des forces de l'ordre qui ont été blessés.
01:02On écoute Jean-Luc Mélenchon qui est au salon Batimat, qui parle justement de ce mouvement de blocage.
01:06On va parler toujours à la même chose, à la justice qui doit être rendue à ces jeunes gens.
01:11C'est pas une surenchère irresponsable ?
01:12Une surenchère irresponsable, qu'est-ce qu'on répondait à ça ?
01:15Celle de M. Lecornu, en effet, est irresponsable, et c'est de la surenchère, pour déchaîner des forces de police
01:21à qui il annonce que tout est permis.
01:23Eh bien, moi, je leur annonce que tout n'est pas permis, et que nous y sommes, et que j
01:27'invite la population, les parents, à venir à la rescousse de leurs enfants.
01:31Ça veut dire quoi, concrètement ? Qu'est-ce qu'on fait, concrètement ?
01:33Eh bien, vous, vous avez des enfants ? Ben, allez à la porte de l'école, si vous pouvez.
01:37Et puis, votre gamin, il viendra vous dire. Votre gamin, c'est pas un criminel, vous le savez aussi bien
01:42que moi. Il est jeune, il est ardent.
01:43Ben, tu parles d'une découverte. Encore heureux qu'on ait des jeunes qui aient envie de vivre.
01:47– Un autre sujet, M. Médiapart, rapporte des propos antisémites qu'auraient tenus Jordan Bardella, le président du Rassemblement national,
01:54en 2013.
01:55Je vais citer quelques-uns de ses propos.
01:57– Vous en êtes sûr ?
01:59– Il évoque aussi un nouvel ordre mondial dominé par Israël, c'est ce qui est rafforté par Médiapart.
02:04Quelle est votre réaction ?
02:05– J'en ai pas, parce que je n'ai pas lu, je n'ai pas vu.
02:08Et j'ai horreur du système de Havoyer avec la meute. Je ne sais pas.
02:12– Alors, on voit bien quand même qu'il y a un bras de fer qui s'est installé entre
02:17le gouvernement et les filles,
02:19et Jean-Luc Mélenchon sur les actions blocage et lycées.
02:22Charles Concier nous a rejoints, Raquel Garrido, nous sommes également avec Pierre-Henri Dumont,
02:26porte-parole de Bruno Retailleau.
02:27Charles, les lycéens vont sans doute de nouveau se mobiliser demain matin,
02:32parce que c'est une journée d'action nationale.
02:35Laurent Nunez accuse Jean-Luc Mélenchon de mettre de l'huile sur le feu,
02:37de pousser au blocage et parfois à la violence.
02:41– Je pense qu'on est sur une journée normale en France.
02:45Voilà, c'est un jour sans fin, finalement, la France,
02:48des lycéens qui bloquent leurs établissements,
02:51une extrême-gauche qui surfe là-dessus,
02:54un ministre de l'Intérieur qui aimerait bien que ça se passe à peu près correctement.
02:58Et surtout, on ne sait pas exactement quelle est la demande de ces jeunes révolutionnaires.
03:06– Ils protestent contre le manque de moyens, contre la surcharge des classes,
03:10l'absence de certains profs.
03:11– Eh bien, il ferait bien de manifester contre leurs professeurs, dans ce cas-là,
03:15puisqu'effectivement, il y a un problème d'absentéisme dans le corps professoral.
03:20Oui, ça, c'est un vrai problème, effectivement.
03:22Moi, je pense qu'on devrait d'ailleurs licencier les professeurs qui sont trop absents, par exemple.
03:26– Même s'ils sont malades ?
03:27– Qui sont trop absents, qui cumulent des absences injustifiées.
03:31– Ils sont trop malades.
03:32– Non, ce n'est pas ça.
03:33– Ils sont moins malades que dans le privé.
03:35– Ce serait bien de ne pas faire d'hypocrisie sur ce sujet.
03:38C'est notoire qu'il y a un problème d'absentéisme des profs
03:42qui s'est enquisté comme une situation problématique.
03:45– Il y a un problème de non-remplacement, pas un problème d'absentéisme.
03:48– Non, si, il y a un problème d'absentéisme.
03:50– Non, les fonctionnaires sont moins absents que dans le privé.
03:53– C'est faux. Le manque de moyens dans une administration
03:58qui constitue le premier budget des finances publiques françaises,
04:02je suis désolé, on ne peut pas parler de manque de moyens.
04:05– Mais il y a une chose qu'a dit Laurent Nunes tout à l'heure,
04:09il a quand même accusé LFI d'avoir fait de l'agitation depuis 48 heures
04:14pour faire bouillonner un peu les lycées.
04:15– On a vu le maire de Saint-Denis.
04:16– Et on voit, sur les images, il faut qu'on explique à ceux qui nous regardent,
04:19on voit M. Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis.
04:21Alors, dans un premier temps, on dit, il vient soutenir, il vient calmer les jeunes.
04:26Et puis, il y a quelques images qui circulent,
04:28on le voit en train de pousser une poubelle enflammée.
04:30Alors, est-ce que la France insoumise est en train de jeter de l'huile sur le pot ?
04:34– Non, mais moi, le manège entre les macronistes et Mélenchon
04:36qui se font la courte échelle à parler l'un de l'autre, etc.,
04:40à se mettre en scène à l'aube de cette campagne présidentielle,
04:42ça ne m'intéresse pas.
04:43Ce qui m'intéresse, c'est la situation de ces jeunes-là
04:46et des Français qui ont le droit à une éducation de qualité.
04:50– Est-ce que ce sont des blocages spontanés ?
04:52C'est ça la question ?
04:53– Ou est-ce que c'est un peu instrumentalisé ?
04:55– Demain matin, à 8h…
04:58– On voit beaucoup Louis Boyard avec eux, par exemple.
05:00– 100% des établissements scolaires, demain matin, seront en grève, d'accord ?
05:06– Il y aura des grévistes, donc combien selon vous ? Dans 90 ?
05:12– Les syndicats disent qu'à 40% dans le primaire, par exemple.
05:17– Il y aura des grévistes dans la majorité écrasante.
05:22– Oui, il peut y avoir un gréviste.
05:23– C'est ce que je dis, regardez, moi je vais vous parler de la Seine-Saint-Denis,
05:28on parle de ces jeunes-là.
05:30– C'est 396 postes qui sont supprimés cette année.
05:33– Pardon Raquel, on ne parle pas de la grève qui est un droit légitime.
05:37– Si on ne parle pas des jeunes, alors on parle de quoi ?
05:38– Non mais le blocage, c'est autre chose.
05:40Bloquer un lycée, a priori, c'est interdit.
05:42– Est-ce qu'on peut s'intéresser aux jeunes ?
05:44Est-ce qu'on peut s'intéresser aux droits à l'éducation ?
05:47– Moi, j'y habite en Seine-Saint-Denis.
05:50Mon enfant est à l'école publique en REP+, en Seine-Saint-Denis.
05:53Ma fille n'a pas, depuis le jour de la rentrée, n'a pas de cours de SVT.
05:59– La faute à qui ?
06:00– La faute au non-remplacement.
06:02– Ah bien sûr, donc c'est l'organisation qui pose problème.
06:04– Parce qu'il n'y a pas assez de profs.
06:06Parce que les macronistes ont détruit les vocations.
06:08– Ah oui, ils ont détruit les...
06:09– Je peux même vous raconter autre chose qui est encore pire.
06:12Dans le collège de mon enfant, il n'y a même plus d'eau potable.
06:16Ils ont décelé des problèmes de qualité de l'eau.
06:19Résultat, il n'y a pas de cantine parce qu'on ne peut pas cuisiner.
06:22Et il n'y a pas la possibilité pour les enfants d'aller aux toilettes.
06:25D'accord ?
06:26On vit en Seine-Saint-Denis avec un niveau de, je veux dire...
06:30– Ça, les collèges et l'eau potable, c'est le problème du département.
06:34– Les pouvoirs publics méprisent profondément les enseignants
06:37et tous les personnels qui travaillent pour l'éducation nationale
06:40et l'éducation de nos enfants.
06:42– C'est le premier budget de l'État.
06:42– Donc oui, c'est le rôle des parents.
06:44Oui, c'est le rôle des adultes.
06:45Oui, c'est le rôle des élus de soutenir.
06:48De soutenir tous ceux qui se mobilisent.
06:50D'abord ceux qui seront en grève demain.
06:52– Et les blocages ? Vous soutenez les blocages ?
06:54– Et moi, je dis aux jeunes, pas de violence.
06:57Je dis aux jeunes, écoutez-moi bien, si j'ai un magistère,
07:00en tant que daronne, d'accord ?
07:01Sur les petits, je leur dis, pas de violence.
07:04– Donc pas de blocage ?
07:06– Alors, blocage.
07:08À mon époque, on ne faisait pas des blocus.
07:10On faisait des assemblées générales et on faisait la grève
07:12dans l'établissement pour organiser le débat dans l'établissement.
07:16Aujourd'hui, ils ferment.
07:17Bon, ce sont des modalités de grève qui leur appartiennent.
07:20– Et ils sont minoritaires, ils empêchent les autres de venir travailler.
07:22– Non, ils ne sont pas minoritaires.
07:23Ils ne sont pas minoritaires.
07:24Aujourd'hui, on est tous des darons.
07:26– Mais attendez, vous êtes…
07:27– C'est vous qui décretez.
07:28– Alors, vous voulez que ce soit plutôt des assemblées générales et la grève
07:32plutôt que des blocus avec des poubelles, c'est ça ?
07:35– Vous avez une opinion sur les modalités de la lutte ?
07:38– C'est complètement délirante de donner un droit de grève à des lycéens.
07:39– Pierre-Henri Dumont, Pierre-Henri Dumont.
07:40– Alors, pour vous, les lycéens n'ont pas le droit de faire rêve.
07:42– Non, mais les lycéens, ils ont un droit, c'est d'être en classe
07:44et de se taire et d'écouter le professeur.
07:46Voilà, point.
07:46Et ça, c'est la première des choses à avoir.
07:48– En fait, il n'y a rien de profs.
07:49– Je ne vous ai pas interrompu.
07:50– Non, mais il ne faut qu'il n'y a rien de profs.
07:50– Non, mais attendez, attendez, Raquel, on va écouter tout le monde.
07:52– On va y venir sur les moyens, il n'y a pas de souci.
07:54Sur la question de la France insoumise, la France insoumise,
07:56bien évidemment, on comprend tous, instrumentalise,
07:59pousse dans les voiles de ces mouvements.
08:01Pourquoi ? Parce qu'il y a un intérêt politique,
08:03il y a un intérêt politique à l'orée d'une élection présidentielle
08:06sur des jeunes votants.
08:07On sait que c'est un électorat qui convoitise.
08:09Louis Boyard a fait ses premières armes en étant syndicaliste étudiant.
08:14Là, on a vu M. Bagayoko qui poussait des poubelles,
08:17qui dansait devant les émeutiers, devant certains établissements
08:21qui étaient fermés.
08:22On a M. Mélenchon qui a parlé.
08:23Et puis on a des émeutes, en effet, pardon de le dire,
08:25mais il y a un commissariat qui a été incendié suite à ça.
08:29Il y a un lycée dans le nord, à Lille, le lycée Aimé-Césaire,
08:33qui a été incendié.
08:34On a des tirs de mortier qui ont eu lieu contre les forces de l'ordre.
08:37On a un proviseur qui a été frappé à la tête.
08:39Ce sont quand même des choses qui sont extrêmement graves.
08:41Et moi, au nom des Républicains, porte-parole de Bruno Retailleau,
08:44je tiens à apporter évidemment tout mon soutien aux forces de l'ordre
08:46qui font face à ces attaques, à toute la communauté éducative
08:49et à l'ensemble.
08:50– Pas de tolérance pour les blocages, il faut que les forces de l'ordre
08:52débloquent les lycées demain matin.
08:53– Moi, j'ai une pensée pour tous les étudiants qui ne peuvent pas étudier,
08:56qui sont en train de se faire hypothéquer leur avenir.
08:58– Mais M. Dumont, vous dites qu'il faut que les forces de l'ordre
08:59débloquent demain matin les lycées.
09:00– Évidemment, mais il faut que les forces de l'ordre débloquent.
09:02Et pardon, sur les questions des moyens, puisque Mme Garrido
09:04nous parlait des moyens, il y a eu des hausses de plusieurs dizaines
09:07de milliards d'euros du budget de l'éducation nationale.
09:09Vous savez à quoi ça a servi ? Ça a servi qu'à une seule chose,
09:10c'est de payer les retraites des professeurs.
09:13C'est à simplement ça qui a servi…
09:15– Vous allez créer une vocation comme ça en disant aux professeurs
09:19qu'on ne leur fera pas leur retraite.
09:20– Non, ce n'est pas ce que je dis, je vous dis juste…
09:21– Bon, alors, pourquoi vous parlez de ça ?
09:22Pourquoi vous les culpabilisez ?
09:24Les enseignants, ils ont passé 40 ans de leur vie à s'occuper de vos gamins
09:27et à la fin, vous leur dites à la télé qu'il y a un problème
09:29parce qu'ils vont payer leur retraite ?
09:30– Je vous dis juste que vous ne pouvez pas avoir…
09:31– Il faut leur dire merci, monsieur.
09:32Il faut leur dire merci.
09:33C'est tout, c'est tout.
09:34– Vous vous prenez, interrompte tout le monde.
09:35– Non, non, mais c'est vous qui vous dites
09:36les enfants en leur professionnaire.
09:38– Les professeurs doivent travailler toute leur vie à la fin,
09:40ils doivent demander par contre…
09:42– Ce que je vous dis juste, c'est que les 20 milliards d'euros
09:44qui ont été mis sur les 20 ou 30 milliards d'euros
09:48qui ont été mis en plus sur le budget de l'éducation nationale,
09:50ça a été mis dessus que pour payer les retraites.
09:52Pourquoi ? Parce que vous avez un double discours, vous,
09:54à gauche et à l'extrême gauche, qui est de dire
09:56il faut la retraite à 60 ans, donc pas équilibrer
09:59les systèmes des retraites et en même temps,
10:01après vous dites que les profs ne sont pas assez payés.
10:03C'est normal, ils ne sont pas assez payés
10:04parce que vous mettez tout sur les profs retraitées.
10:06Assumez un petit peu vos propos
10:07et vous êtes en train de souffler sur les brestes
10:09de l'incendie que vous aviez vous-même créé.
10:10– Alain Duhamel, on ne peut pas donner tort
10:12complètement à Laurent Nunez
10:13lorsqu'on voit Bali Bagayoko
10:16qui est acclamé par, on va voir les images,
10:19par les lycéens.
10:21– Et porté en triomphe.
10:22– Carrément porté en triomphe.
10:23– Ils ont trouvé leur idole en fait, leur meneur.
10:24– Et leur mère.
10:25– Donc là on a le maire et les filles
10:29qui devient le héros des bloqueurs du lycée.
10:31– Écoutez, ça me fait penser à 10 épisodes du même genre
10:35où on trouve toujours un ministre de l'Intérieur
10:38qui prend un air très courroussé,
10:41qui explique que ses forces sont agressées, etc.
10:45Et puis on trouve toujours un grand élu
10:47qui au contraire se métamorphose en porte-parole des lycéens.
10:53Je veux dire…
10:54– Oui mais Laurent Nunez, sa responsabilité,
10:56c'est qu'il n'y ait pas de jeunes sur le…
10:57parce que là on parle du mineur.
10:58– C'est toujours le cas avec les lycéens.
11:01C'est toujours, ça c'est pas nouveau,
11:03à chaque fois qu'il y a des « troubles » avec des lycéens,
11:08il y a toujours évidemment la question
11:10si les forces de l'ordre doivent intervenir,
11:12il ne faut pas blesser des lycéens.
11:14Heureusement d'ailleurs qu'il y a cette arrière-pensée-là.
11:17Mais ce qui est vrai, ce qui est intéressant dans l'histoire,
11:20c'est qu'on est à un moment de la rentrée,
11:23puisqu'on est encore dans la rentrée,
11:24qui est convulsif et où on voit…
11:28– Et on est en campagne électorale.
11:29– Et alors, c'est ce que j'allais dire,
11:30c'est vrai sur le plan électoral.
11:34– Ça profite à Jean-Luc Mélenchon ?
11:35– L'épisode est là et en est un exemple.
11:39Et c'est vrai de l'autre côté.
11:42Bon, il est évident que parmi les jeunes qui manifestent,
11:45il y en a beaucoup qui sont admiratifs de Jean-Luc Mélenchon.
11:49– On voit Louis Boyard, le député insoumis,
11:51faire la tournée des lycées là depuis deux jours.
11:53– Oui, non mais c'est ce que je vous dis.
11:54– Mais la cause de l'éducation publique est une cause de toute la gauche, d'accord ?
11:58En Seine-Saint-Denis, les douze députés de Seine-Saint-Denis,
12:05d'où qu'ils soient, qu'ils soient insoumis communistes, socialistes,
12:08de l'après, ont tous soutenu depuis des années
12:11tous les combats de l'éducation publique.
12:13C'est les macronistes qui en font un sujet mélenchoniste.
12:17Parce qu'ils ont leur propre agenda et qu'ils le mettent en scène,
12:19je le disais tout à l'heure, à l'occasion de cette campagne-là,
12:22parce qu'ils le veulent absolument comme interlocuteurs.
12:24– Ce n'est pas le monopole de l'éducation publique.
12:25– La vérité, c'est que les parents, tous autant qu'ils soient,
12:27qu'ils soient même de gauche ou pas d'ailleurs,
12:30ont aujourd'hui une préoccupation qui est celle des enfants.
12:33Et moi, je dois constater qu'avec un peu quand même d'agacement,
12:36que quand j'entends la droite dire qu'il faut que demain matin,
12:39il faut envoyer les forces de l'ordre sur ces lycéens,
12:42je dis, je ne les ai pas beaucoup entendus à Noël dernier
12:44quand il y avait les éleveurs sur l'autoroute à 75,
12:47je ne les ai pas entendus dire qu'il faut envoyer les forces de l'ordre
12:51contre les éleveurs qui font les barrages de l'autoroute.
12:53Là, il y avait, là, alors là, là, ils étaient doux, mielleux, mielleux,
12:57là, il fallait respecter la lutte et les combats.
12:59– Chacun ses causes, chacun ses manifestants.
13:02– Donc là, je dis qu'il y a, là, là, ça ne va pas.
13:04Parce qu'en fait, on devrait tous être unanimement
13:06dans la défense des droits à l'éducation.
13:08– Alors, réponse de Charles-Posy,
13:09c'est forcément bloqué à l'éducation.
13:13– C'est beau comme un discours de Fidel Castro, hein ?
13:16C'est vraiment, alors là, c'est une aversion.
13:21– Raquel, elle fait un peu moins, elle fait 4 heures.
13:23– Ça me fait penser à 1984, vous savez,
13:25la guerre, c'est la paix, etc.
13:27Là, Raquel Garrido soutient les blocages de lycées,
13:29elle est pour l'éducation.
13:31– Ben oui.
13:31– Elle encourage les jeunes à sécher leurs cours
13:35et à se prendre pour des petits révolutionnaires.
13:38Elle les aide, elle est de leur côté.
13:41Mais ça, pardon de le dire, c'est quand même…
13:43– De la part de quelqu'un qui n'a été qu'à l'école privée toute sa vie,
13:46pardonnez-moi d'en faire une question personnelle.
13:48– J'ai eu l'issue, ma pauvre Raquel, vous confondez tout.
13:50– D'accord, mais sauf que…
13:51– Il y avait zéro niveau, si vous voulez.
13:53– Les personnes concernées, elles ont peut-être leur mot à dire.
13:55– Je me suis s'est péniblement jusqu'au bac et c'était miraculeux.
13:57Je l'ai d'ailleurs passé en candidat libre.
13:58Donc vous voyez, j'étais dans le public l'année de ma terminale.
14:01– Comme quoi l'école publique est vraiment à la bandeau.
14:03Parce qu'elle récupère tous les cancres de l'école privée,
14:06des boîtes à bac.
14:07– Et on fait quand même le travail,
14:08on fait le travail avec peu de moyens
14:10que les familles comme les vôtres ne veulent pas faire avec vos enfants.
14:13– Je n'allais même pas au lycée.
14:14Comme d'habitude, votre lecture biaisée et stéréotypée du monde
14:18ne fonctionne pas.
14:18– Je ne reprends que votre propre récit de votre vie,
14:21vous allez être fiers en général de dire que vous venez d'écoles privées.
14:24– Les éleveurs qui ont une vie,
14:25les éleveurs qui ont une vie beaucoup plus dure
14:27que celle de Raquel Garrido.
14:29Et que la mienne, je veux bien m'inclure dedans.
14:30– Les lycéens ?
14:31– Et qu'ils ont des raisons de se plaindre, les éleveurs,
14:35parce qu'ils travaillent à paire tout quasiment.
14:38On signe dans leur dos des traités
14:39qui les exposent à la concurrence internationale
14:42la plus déloyale du monde.
14:43Ils font un métier qui est admirable.
14:45Et eux, pour le coup, on ne peut pas dire
14:48qu'ils ne manquent pas de moyens.
14:49Alors que, pardon de vous dire que les lycées,
14:52les lycéens, moi, je considère que quand ils réceptionnent
14:56le premier budget de nos dépenses publiques,
14:59je suis désolé, non.
15:00– Ça n'empêche pas les défauts de l'organisation du mammouth.
15:03On voit bien, pour remplacer les profs, c'est compliqué.
15:05– Mais qu'ils aillent chercher chez eux leurs profs absents.
15:08– Les classes les plus surchargées d'Europe.
15:11– Monsieur Dumont.
15:11– Et il y a toute une part, il y a 10 à 15% des professeurs
15:14qui ne sont devant aucune classe aujourd'hui.
15:16– Donc c'est un défaut d'organisation.
15:17– Il y a aussi un défaut d'organisation,
15:19mais il y a une adaptation du monde enseignant
15:22qui doit se passer, qui devra se passer.
15:23Est-ce qu'on doit se positionner,
15:24et nous, c'est notre proposition sur la fin du collège unique,
15:27favoriser la profession dès 14 ans,
15:28faire en sorte que les enfants puissent trouver rapidement leur voie,
15:31ne soient pas dans des voies de garage
15:32qu'on les force à suivre dans les filières générales jusqu'au terme.
15:36Et donc nous, on est très clair là-dessus,
15:38c'est mieux payer les professeurs,
15:39profiter de la baisse démographique également qui va arriver.
15:42C'est un avantage de cette baisse démographique
15:45puisqu'on pourra remettre des professeurs devant les élèves.
15:47– Alors, si vous le permettez…