Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 12 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Bonsoir à tous, suite de notre édition, émission spéciale consacrée à la colère lycéenne,
00:05on va faire un point bien évidemment sur le conflit, là où il en est,
00:09puisqu'on est dans une espèce d'entre-deux demain apparemment,
00:11il y a une quatrième acte de mobilisation.
00:13Bonsoir Olivier Truchot.
00:14Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:15Face à cette contestation, on comprend bien que le pouvoir cherche l'apaisement.
00:19Le Premier ministre Sébastien Lecornu devrait faire des annonces,
00:21et vous le vivrez tout à l'heure à partir de 18h30 en direct,
00:24des mesures dans un spec qui s'inscrirait dans un cadre plus large que celui des lycéens.
00:29pouvoir d'achat, agriculture, il faut éviter la convergence des luttes.
00:32Donc on va en parler bien évidemment, on va recevoir nos invités et débattre de la situation.
00:40On va retrouver Anthony Lébos tout de suite à l'hôtel de Matignon pour BFM TV,
00:45justement pour savoir, Anthony, ce qui se prépare du côté du Premier ministre.
00:53Eh bien Sébastien Lecornu va s'exprimer face aux Français, face caméra,
00:57dans la cour de Matignon aux alentours de 18h30.
01:01Il y aura plusieurs thèmes qui vont être abordés par le Premier ministre.
01:04Bien sûr, la crise des lycées.
01:05Il faudra y répondre, c'est ce que nous dit l'entourage de Sébastien Lecornu.
01:09Et puis il faudra aussi évoquer toutes les autres crises qu'il ne faut pas oublier.
01:14C'est ce qu'on nous dit aussi du côté du gouvernement.
01:16Le prix des carburants qui reste toujours très élevé,
01:19la colère agricole et puis bien sûr aussi la situation financière et budgétaire de la France.
01:24Matignon nous indique qu'il y aura un très gros volet concernant le carburant et l'électricité.
01:28Il y aura des annonces sur ces deux sujets.
01:31Sur le sujet ensuite des lycées, on comprend que le temps des décisions n'est pas encore venu.
01:36Il est encore le temps de la consultation, du dialogue.
01:39La parole lycéenne est précieuse et doit être entendue.
01:42C'est d'ailleurs ce qu'a écrit Sébastien Lecornu ce matin sur ses réseaux sociaux.
01:45Il se félicitait notamment de la mise en place d'une plateforme de consultation pour les lycéens.
01:50Et puis c'est vrai qu'aussi ces derniers jours, le gouvernement, après avoir tardé à réagir,
01:55a tenté d'égrener des premières réponses aux urgences qui sont demandées par les lycéens et par les organisations et
02:03les syndicats.
02:04D'abord via une lettre qui a été publiée le week-end dernier,
02:06où Sébastien Lecornu listait un certain nombre de chantiers sur les remplacements des profs absents
02:10ou encore sur la rénovation des bâtiments scolaires.
02:13Et puis hier ensuite à l'Assemblée nationale sur le sujet très important, brûlant même,
02:17de l'orientation et de parcours sup, où il a affirmé, je cite le Premier ministre,
02:22qu'il était prêt à corriger des choses qu'il fallait corriger.
02:25Fin de citation.
02:26Alors, est-ce qu'il y aura des annonces ce soir sur le sujet des lycées formulées par Sébastien Lecornu
02:32?
02:32Vous verrez, c'est ce que nous a dit Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale,
02:35qu'on a croisé ici, il venait à pied à l'hôtel de Matignon pour une réunion avec le Premier
02:39ministre,
02:39mais aussi avec les présidents de régions qui ont la charge des lycées, vous verrez, c'est ce que nous
02:43a dit Édouard Geffray.
02:44Mais c'est là que l'équation politique devient extrêmement complexe,
02:46parce qu'il y a cette succession de crises, succession de colères,
02:49aussi des aides qui sont de plus en plus réclamées,
02:52sauf que tout cela se fait avec un budget qui est très contraint.
02:55Alors, Anthony Libos, rue de Varennes, devant l'hôtel Matignon,
02:58Pierre-Louis Crétin pour BFM TV.
03:00On a constaté quand même aujourd'hui que, certes, les blocages se sont poursuivis devant certains lycées,
03:05mais la mobilisation est en étricule, c'est ce que dit le ministère de l'Éducation.
03:08Sciences Po Paris s'est fortement mobilisé, on a vu les images toute la journée sur BFM TV.
03:12Najat Vallaud-Belkacem, l'ancienne ministre de l'Éducation nationale, est avec nous.
03:17Bonsoir.
03:17Bonsoir.
03:18Vous soutenez les lycéens ?
03:20Je pense que leur parole est précieuse et que leur mobilisation est bienvenue.
03:24Vous étiez dans la rue avec eux hier ?
03:26Je suis passée Place de la République, en effet, hier.
03:30Mais au-delà d'hier, je pense que depuis le début,
03:33on a un peu trop passé sous silence les revendications qui étaient les leurs,
03:37qui ne sont pas nés d'hier.
03:38C'est ça qui est important, c'est qu'ils les manifestent maintenant,
03:41mais ça fait des années qu'on sait qu'il y a un problème avec la plateforme Parcoursup,
03:45avec des établissements délabrés dont les régions, pour le coup, ne prennent pas suffisamment soin,
03:51avec des emplois du temps complètement émiettés depuis la réforme du lycée.
03:54Donc, en fait, tous ces sujets-là, il suffit de faire régulièrement, ce qui est mon cas, le tour des
03:58lycées, pour les connaître.
03:59Donc, moi, rien ne me surprend dans ce qu'ils disent là.
04:02Ce qui m'a, en revanche, surprise, c'est que le gouvernement semble découvrir tout cela
04:06et répondre d'abord par le maintien de l'ordre, avant même l'écoute.
04:09La riposte policière a été trop violente, selon vous ?
04:12Oui, je pense qu'il y a eu, face à ce mouvement social, un réflexe premier du gouvernement
04:19qui a été d'aller au contact, d'aller à la force et à la pression.
04:23Et j'avoue que ça m'a beaucoup surprise.
04:26Alors, on ne parle même pas de l'utilisation, en effet, de moyens de maintien de l'ordre,
04:30comme les LBD ou les grenades assourdissantes.
04:31Alors, les grenades assourdissantes sont abandonnées.
04:33Les policiers n'auront plus le droit d'utiliser ces grenades.
04:35C'est une bonne chose ?
04:36C'est une bonne chose, évidemment.
04:38Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
04:39Est-ce qu'il faut interdire aussi les lanceurs de balles de caoutchouc, les fameux LBD ?
04:43Moi, je pense de manière générale que, vous savez, ce sont des mineurs qui sont en train de manifester.
04:47Il y a parmi eux, maintenant, les étudiants, on les a rejoints, les professeurs.
04:50Il y a aussi des casseurs, quand même, qui sont aussi violents.
04:52Il y a évidemment des casseurs.
04:52Mais pourquoi traiter tout le monde pareil, en fait ?
04:54Je pense que la grande erreur, ça a été dès le début de vouloir introduire une espèce de confusionnisme
04:59entre des mineurs qui, joyeusement, en réalité, étaient en train d'exprimer quelque chose,
05:04pardonnez-moi d'être un peu lyrique, mais qui relevait pour moi de la devise républicaine,
05:08liberté, égalité, fraternité, liberté d'expression,
05:11de manifestation de mobilisation, égalité, parce qu'en fait, on voit, y compris des lycées plus privilégiés,
05:18finalement, se mettre du côté de leurs collègues de Seine-Saint-Denis
05:21ou d'ailleurs qui disaient le délabrement et l'absence de profs.
05:24Ça, je trouve que c'est quand même assez extraordinaire.
05:26C'est la fraternité aussi.
05:27Bien sûr, mais ce n'est pas la police qui crée les émeutes.
05:30La police intervient parce qu'il y a des émeutes urbaines,
05:33des lycées qui prennent feu, des professeurs qui, parfois, ont été lynchés,
05:36des adultes qui ont été poursuivis, violentés.
05:39Et soyons clairs, il faut condamner évidemment les violences.
05:41L'incendie du lycée Nelson Mandela à Nantes est un scandale.
05:45Est-ce que c'était le fait des lycéens ou d'éléments extérieurs ?
05:48L'enquête le dira.
05:48Moi, j'ai tendance à penser qu'il y a beaucoup d'éléments extérieurs,
05:51évidemment, qui ont aggravé la situation.
05:53Mais encore une fois, le sujet, c'est, par exemple,
05:57on a 6 000 interpellations, 6 000 gardes à vue aujourd'hui.
06:00Est-ce que vous pensez vraiment qu'il y avait 6 000 lycéens ou éléments
06:04en train de mettre le feu ?
06:06Je pense que le gouvernement a eu une doctrine de maintien de l'ordre
06:09qui a ramassé trop large et qui, d'ailleurs, n'a même pas été efficace
06:13puisqu'elle a élargi, finalement, le mouvement,
06:16parce qu'elle a légitimé, d'une certaine façon, la protestation.
06:20Nous sommes avec une représentante policière, Gaëlle James,
06:22qui est secrétaire générale synergie officier.
06:24Donc, Laurent Nunes prône la doctrine de mise à distance, je le cite,
06:28et donc la suspension des grenades de désencerclement est assourdissante.
06:33C'est une bonne décision ou pas ?
06:34Écoutez, le ministre a fait ce choix, en tout cas, le temps de l'enquête,
06:38parce qu'il faut parler de l'enquête en question,
06:42c'est celle de Belfort et puis celle de Lens.
06:45Lens, c'est le jeune qui a vu sa main arracher par une grenade.
06:48Malheureusement, c'est dramatique, effectivement.
06:51Qu'on suspende, effectivement, ce genre de moyens,
06:54le temps de l'enquête, je l'entends parfaitement.
06:56En revanche, je ne peux pas laisser dire que la police
07:01s'est tout de suite confrontée aux lycéens et aux casseurs
07:05via des ordres de la hiérarchie,
07:07c'est-à-dire d'entrer en contact en maintien de l'ordre tout de suite.
07:09On le voit sur les images où, devant les établissements,
07:13où c'est pacifiste, la police ne bouge pas.
07:16J'ai entendu une étudiante tout à l'heure qui disait qu'effectivement,
07:18quand ça ne bouge pas, les policiers ne bougent pas.
07:21En revanche, quand ça bouge énormément,
07:24c'est-à-dire que quand des groupuscules de gauche, voire des lycéens,
07:27parce que tous les lycéens ne sont pas des anges non plus,
07:31cassent, incendies, violentent les forces de l'ordre,
07:34que dire à ce professeur qui a été aspergé d'essence
07:37et tabassé par un lycéen ?
07:39Que dire de ce bébé qui a reçu un tir de mortier par une lycéenne ?
07:44Il ne faut pas faire la magamme des choses.
07:45J'ai un petit peu l'impression, aujourd'hui, dans cette manifestation,
07:49qu'on laisse presque de côté les revendications des lycéens,
07:53parce qu'il y en a, et il faut les écouter, les lycéens.
07:55Moi, je vous dis, j'ai deux enfants au lycée,
07:57donc je sais parfaitement de quoi je parle,
07:59et je ne suis pas là pour dénigrer ou pour dire,
08:02les lycéens, il ne faut pas les écouter.
08:04Je disais sur un autre plateau, de toute façon,
08:06que le gouvernement actuel avait abandonné, aujourd'hui,
08:08les quatre piliers de la République, à savoir la santé,
08:10la justice, la sécurité et l'éducation nationale.
08:14Mais sans ces grenades de désencerclement,
08:16vous serez démunis demain s'il y a une nouvelle journée d'action et de manifestation ?
08:20Mais ces grenades, nous ne les utilisons pas systématiquement.
08:23Il y a un schéma qui est dans le schéma du maintien de l'ordre,
08:27c'est-à-dire qu'avant d'utiliser ce genre de grenades assourdissantes,
08:31on utilise déjà des moyens intermédiaires.
08:34Qu'est-ce qu'elles sont les moyens intermédiaires ?
08:35Ça peut être effectivement, et je parle de ça dans un contexte, de violence.
08:39On est toujours pareil, on ne va pas arriver devant un lycée,
08:42voire un attroupement de lycéens pacifistes et de leur entraînement.
08:45Mais pas du tout, absolument pas.
08:47C'est pour répondre.
08:48Je vais juste finir sur les moyens, si ça ne vous ennuie pas,
08:52pour que les gens comprennent qu'on n'utilise pas ce genre de grenades systématiquement.
08:56On utilise des moyens intermédiaires qui peuvent être le physique,
09:00c'est-à-dire le bouclier, le tonfin, la LBD,
09:03la lacrymogène pour essayer d'évacuer un petit peu,
09:05ou les attroupements, pour les évacuer un petit peu.
09:09Et après, les sommations seulement,
09:12c'est l'autorité de la force publique
09:15qui autorise les policiers à utiliser ce genre de grenades.
09:20Notamment, je reviens et je finis par là, sur l'affaire de Lens,
09:23il y a eu deux sommations.
09:26Face à des cocktails Molotov, face à des tirs de mortier,
09:30l'autorisation a été donnée, à un moment donné, il faut s'en sortir.
09:32Il y a un ordre, ce ne sont pas les policiers comme ça qui décident,
09:35il y a un ordre qui est donnée.
09:35En tout cas, pour ce genre de grenades.
09:37Avec les grenades.
09:386 629 interpellations à ce jour, ce sont les chiffres du ministère de l'Intérieur.
09:43761 policiers et gendarmes blessés,
09:45215 élèves blessés,
09:4789 personnels enseignants blessés,
09:49ce sont les chiffres officiels.
09:50Alors, 6 600 interpellations,
09:53il n'y a pas eu 6 000 gardes à vue,
09:54il y en a eu un peu moins, il y en a eu 5 000.
09:55Ça veut dire quoi ?
09:56Parce que quand on dit 6 621 interpellations,
09:58derrière, c'est forcément les gardes à vue ou ?
10:00Non, pas forcément.
10:01La preuve, il y a 6 600 et quelques interpellations,
10:05et il y a 5 000 gardes à vue.
10:06Après, il y a une garde à vue,
10:08c'est le magistrat qui décide quand même.
10:09Je ne sais pas, les policiers qui disent,
10:10on met tout de suite en garde à vue.
10:11La plupart sont des mineurs.
10:12Il y a un avis magistrat,
10:13c'est le magistrat qui décide de la mise en garde à vue,
10:16qu'on ne fasse pas l'amalgame.
10:17La plupart, c'est largement des mineurs en fait.
10:19Oui, ce sont largement des mineurs, bien entendu.
10:20Alors, là, il y a la mobilisation.
10:21Ce soir, Sébastien Lecornu doit prendre la parole.
10:24Est-ce qu'il doit appeler au calme, tout d'abord,
10:26et ensuite, peut-être répondre directement aux revendications ?
10:31Pour l'instant, on a beaucoup vu attaquer la France insoumise,
10:34dialoguer ou débattre plutôt avec la France insoumise
10:36et l'Assemblée nationale.
10:37On a peu entendu le Premier ministre répondre directement
10:39aux lycéens et étudiants.
10:40Peut-être qu'il est temps qu'il ait...
10:42Justement, vous auriez aimé qu'il vous s'adresse directement à vous.
10:44Alors, vous, vous n'êtes pas vraiment dans la contestation.
10:46Non, c'est l'uni.
10:46Alors, on est dans la contestation, mais autrement.
10:48Mais effectivement, là, j'ai l'impression qu'il y a un peu une méprise totale
10:50sur la nature de ce mouvement qui n'est plus lycéen
10:52et à la racine même, qui n'était pas lycéenne.
10:55Elle a été alimentée.
10:56Enfin, ce mouvement a été alimenté et lancé par l'extrême-gauche
10:59et des groupes d'extrême-gauche, plus ou moins radicaux,
11:01qui ont posé les bombes sur un terreau fertile.
11:04Mais en fait, ramener ce mouvement en disant que
11:07le réduire, entre guillemets, aux lycéens,
11:09c'est faire le jeu de la France insoumise
11:10qui a utilisé ces revendications.
11:1226 000 militants de la France insoumise dans la rue ?
11:14Non, mais justement, la France insoumise,
11:18grâce à ses relais, par exemple, l'union syndicale lycéenne,
11:21l'union étudiante, et aller chercher ces jeunes
11:23a réussi, en quelque sorte, en utilisant le prétexte
11:26de ces revendications, les manipuler
11:28et les faire sortir dans la rue, effectivement.
11:30Mais c'est la France insoumise et des groupes d'extrême-gauche
11:33qui sont derrière, à la manœuvre.
11:34Et je pense que c'est une méprise totale que de réduire à cela.
11:36C'est manipuler, tout ça ?
11:38D'abord, je voudrais répondre à votre question.
11:40Est-ce que Sébastien Lecornu doit appeler au calme ?
11:42Mais j'ai envie de vous dire, nous appelons tous au calme.
11:44Moi, j'appelle au calme.
11:44J'appelle au calme absolument tous les acteurs
11:47de cette actualité.
11:49Oran Berger même dit qu'il faut que les parents
11:51ramènent leurs enfants à la raison et à la maison.
11:53Mais attention, non, ça c'est ridicule.
11:56Appeler au calme, ça ne veut pas dire
11:58nier aux lycéens la possibilité de s'exprimer
12:01par des masculisations calmes.
12:04Et j'appelle au calme, évidemment,
12:05notamment parce que la violence dessert,
12:07y compris le mouvement.
12:08Donc, ça va de soi qu'il ne faut pas y céder.
12:10Mais je voudrais simplement vous répondre
12:12sur la question de la manipulation
12:13qui me semble quand même une opération.
12:16C'est ce que Sébastien Lecornu dit depuis le début.
12:18Le procès en manipulation
12:20me semble d'une condescendance
12:22à l'égard de ces jeunes
12:23qui est quand même assez incroyable.
12:25Non, non, je vais vous dire pourquoi.
12:26D'abord parce que moi,
12:28ces jeunes de 17 ans, si vous voulez,
12:30pardon, mais ils sont capables
12:31de se rendre compte par eux-mêmes
12:32des conditions matérielles
12:33dans lesquelles ils étudient
12:34et d'en faire le récit.
12:36Et c'est ce qu'ils font incroyablement bien
12:38parce qu'on sort de l'abstrait.
12:39C'est très concret quand ils vous racontent
12:40ce qui se passe dans leur agenda,
12:43leur journée, etc.
12:45Bon, deuxièmement,
12:46ils ont 17 ans pour la plupart.
12:48Pardon, mais ils sont pénalement responsables
12:50depuis l'âge de 13 ans.
12:51Ils peuvent monter une entreprise
12:53depuis l'âge de 16 ans.
12:54À 17 ans, on peut considérer
12:55que leur parole est intéressante à écouter
12:57et qu'ils peuvent les mettre.
12:59Dire que la France insoumise,
13:00sans doute qu'elle a des intentions,
13:02évidemment, de faire fructifier ce mouvement
13:04pour des raisons qui lui sont propres politiquement.
13:07Mais c'est lui accorder
13:10beaucoup d'importance
13:11que de considérer
13:13qu'elle serait à la manœuvre.
13:14Pardon, mais moi,
13:15les dernières années,
13:16les derniers mois,
13:17j'ai souvent vu, en effet,
13:18des élus comme Louis Boyard
13:19ou d'autres
13:20aller dans les universités
13:22pour essayer de faire monter la sauce,
13:24etc.
13:24Mais ça n'a jamais pris.
13:25Oui, je veux dire,
13:26la France insoumise serait incapable
13:27de faire prendre un mouvement
13:29comme celui-là.
13:30Pardon ?
13:30Quand est-ce que c'est la dernière fois
13:31que vous êtes allée
13:31aux abords d'un lycée ou d'une université ?
13:33Franchement, toutes les semaines.
13:35Alors, je pense qu'il faudra
13:36en parler de la prochaine fois
13:36parce que justement,
13:38la France insoumise,
13:39que ce soit par ses élus
13:40ou par ses proxys,
13:42comme l'Union étudiante
13:42que j'imagine vous connaissez,
13:44ou l'Union syndicale lycéenne,
13:45sont présents chaque jour
13:46dans les facs.
13:48Mais justement,
13:49c'est ce qui se passe
13:49depuis 10 ans dans les universités.
13:51C'est ce qui se passe depuis 10 ans.
13:55Ça fait 10 ans que LFI
13:56et que ses proxys
13:58soulèvent les universités.
13:59Je vous rends la parole,
13:59mais je voudrais juste finir.
14:01Moi aussi, j'aimerais pas finir.
14:01Non, mais juste un instant.
14:02Je voudrais finir sur le propos
14:04de ce que demandent ces jeunes.
14:06Parce qu'en fait,
14:07on est en train de commettre
14:07à nouveau l'erreur
14:08que j'ai souvent constatée
14:09dans le débat public
14:10qui est de se concentrer
14:11tellement sur, en effet,
14:12la faute à LFI
14:12et puis les violences
14:14qu'on en oublie
14:15les revendications.
14:16Donc, revenons-en aux revendications
14:18puisque le Premier ministre
14:18va s'exprimer ce soir.
14:20Je voudrais quand même dire
14:20une chose que j'entends peu
14:22dans les débats.
14:22C'est que les lycéens disent
14:24qu'on a des conditions d'études
14:26qui sont mauvaises, etc.
14:27Mais il y a aussi
14:28qu'est-ce qui les attend
14:30une fois le bac obtenu ?
14:31On parle trop peu
14:33du fait que l'université
14:35et l'enseignement supérieur
14:36ces dernières années
14:37a vu ses moyens fondre
14:39comme neige au soleil.
14:4080% des universités publiques
14:42en France
14:43ont fini en déficit cette année.
14:45C'est-à-dire qu'elles ont dû
14:46concrètement fermer
14:49par exemple
14:50des antennes délocalisées
14:51un peu partout
14:52sur le territoire
14:53moins bien accueillir
14:54et accompagner
14:55les élèves
14:56ou l'université.
14:58Là, on revient
14:59sur Parcoursup.
15:00C'est la question
15:01de faut-il être malthusien
15:02et se dire
15:03une fois le bac obtenu
15:04tout le monde n'a pas vocation
15:06à aller dans l'enseignement supérieur.
15:07Moi, je ne suis pas malthusienne
15:09en matière d'enseignement supérieur.
15:11les études supérieures
15:12au bout de trois mois fac.
15:13J'ai compris que ce n'était
15:13pas fait pour moi.
15:14Mais vous avez eu
15:15la possibilité de tenter.
15:16Oui, mais si vous voulez
15:16je n'ai pas persisté.
15:18C'est la sélection par échec.
15:19On se met à bosser tout de suite.
15:21Mais non, mais pardon.
15:22À 18 ans.
15:23Excusez-moi, je ne sais pas
15:25en quelle année
15:25vous avez passé le bac.
15:27Mais nous ne sommes pas...
15:28C'est pas hier.
15:29Mais ce n'est pas grave.
15:30Ce que je veux dire,
15:31c'est que nous ne sommes pas
15:32dans la même situation.
15:32Et les amphi étaient bondés
15:33avec des gens qui glandaient
15:34dans les amphi.
15:35Mais nous ne sommes pas
15:35dans la même situation.
15:36Nous sommes dans un monde
15:39où la plupart des puissances
15:40autour de nous
15:41ont compris qu'il fallait élever
15:42le niveau d'éducation
15:44de la population.
15:45Donc, avoir un raisonnement
15:46malthusien qui consiste
15:47à dire que tout le monde
15:48ne peut pas aller
15:49dans l'enseignement supérieur,
15:50c'est se priver de ça.
15:51Est-ce que la masse
15:52est destinée à aller
15:53vers les études supérieures ?
15:54Il faut une sélection
15:55par un filtre.
15:57Il y a ceux qui peuvent y aller,
15:58ceux qui n'y vont pas.
15:58D'abord, les études supérieures,
15:59pardon, mais il y a
16:00beaucoup de choses
16:01dans les études supérieures.
16:02Vous avez l'université,
16:03vous avez des BTS,
16:03vous avez des classes prépa,
16:05vous avez des grandes écoles.
16:06Donc, en fait,
16:07tout le monde ne va pas
16:07se retrouver dans le même type
16:08d'enseignement supérieur.
16:14Quand on arrive au bac,
16:15il faut bien, à un moment donné,
16:16qu'il y ait un outil de sélection
16:17par le niveau,
16:19par les notes,
16:20par aussi...
16:20Vous avez dit
16:21que vous étiez parent.
16:22Vous êtes parent.
16:23Donc, vous connaissez la situation.
16:24Un parcours sup est à casse-7,
16:25on est d'accord.
16:26Est-il normal
16:26que depuis 10 ans,
16:29le nombre de bacheliers
16:31amenés à aller
16:32dans l'enseignement supérieur,
16:33du côté de l'enseignement supérieur privé,
16:35ça a augmenté de 67% ?
16:37Ça veut bien dire
16:38que ce gouvernement,
16:40confronté à une augmentation
16:41de la masse d'étudiants possible,
16:43parce qu'en fait,
16:43on a 20% de plus d'étudiants
16:45depuis 10 ans,
16:46et au lieu d'ouvrir des places
16:49dans l'enseignement supérieur public,
16:51n'a absolument pas donné
16:53les moyens à ces universités
16:54de les ouvrir,
16:55et donc,
16:55les élèves ont été réorientés
16:57vers le privé.
16:58Ça n'est pas normal.
16:59Vous avez des familles
16:59qui se saignent aux 80
17:01pour payer de l'enseignement supérieur privé
17:03par manque de possibilités
17:05dans le public.
17:05Donc, ça n'est pas la question
17:06de est-ce qu'on est au niveau
17:07pour y aller ou pas.
17:09Pourquoi est-ce qu'on n'a pas investi
17:10dans l'enseignement supérieur
17:11ces dernières années ?
17:12Si vous étiez ministre,
17:14vous supprimeriez Parcoursup ?
17:16Arrêtez.
17:17Moi, je pense que Parcoursup,
17:19cet algorithme froid
17:20qui apparaît aujourd'hui
17:22comme un trou noir aux élèves
17:24a juste raison,
17:25parce qu'ils ont le sentiment
17:26que leur destin est scellé
17:28dès la première année de lycée
17:29avec des notes
17:30qui sont envoyées dedans
17:32et finalement,
17:34très peu d'accompagnement d'adultes,
17:35très peu d'accompagnement
17:36de professeurs,
17:38dans l'établissement scolaire,
17:39est un problème.
17:40Il y a beaucoup trop de situations,
17:42vous en connaissez autour de vous,
17:43y compris d'élèves
17:44qui avaient des bonnes notes,
17:46je ne parle pas uniquement
17:47d'élèves en difficulté,
17:48et qui se retrouvent sans solution
17:51à la fin.
17:51Parcoursup ?
17:52Moi, je pense qu'il faut
17:53le revoir profondément.
17:56Il faut y travailler,
17:57évidemment.
17:58Alors, on a un sondage
17:59à Mandi Natalaya,
18:00un sondage est là pour BFM TV,
18:02pour essayer de savoir
18:02comment les Français
18:03perçoivent cette crise
18:04des lycéens,
18:05et ils sont plutôt d'accord,
18:08le système Parcoursup
18:10fonctionne mal,
18:11ils sont 74% à le dire,
18:14et d'une manière générale,
18:15les Français,
18:15quand on les interroge,
18:16sont plutôt d'accord
18:17avec les revendications
18:17des lycéens.
18:19Oui, c'est assez complexe
18:20parce qu'ils sont à la fois
18:21d'accord avec les revendications
18:22des lycéens,
18:23et forcément choqués
18:24par la violence.
18:25Mais c'est là où le gouvernement
18:26a peut-être un peu sous-estimé
18:29une forme d'adhésion populaire,
18:30d'adhésion souvent des parents,
18:32tout simplement,
18:33aux difficultés
18:33que peuvent rencontrer
18:35leurs enfants.
18:35Le gouvernement a voulu parler
18:37davantage à la France
18:38qui était choquée
18:39par la casse.
18:40On l'a bien vu
18:40dans toutes les interventions
18:41de Sébastien Lecornu,
18:42il mettait en avant
18:43l'ultra-violence,
18:44il mettait en avant
18:46le rôle qu'avait,
18:48selon lui,
18:49la France insoumise,
18:50mais sur le fond,
18:51il y a eu pour le moment
18:52très peu de réponses,
18:53alors que 72% des Français,
18:55on le voit,
18:56essiment que les revendications
18:57des lycéens
18:58sont légitimes.
18:59Donc difficile d'imaginer
19:00que ce soir,
19:01une nouvelle fois,
19:02il n'y ait pas de réponses
19:03sur le fond.
19:04Sébastien Lecornu
19:05ne peut pas dire
19:06non, finalement,
19:06circuler,
19:07il n'y a rien à voir.
19:07Ce serait étrange
19:08de venir faire une allocution
19:10à 18h30
19:11en ne disant rien.
19:12Pour l'instant,
19:13les pistes
19:13qu'il a ouvertes
19:14sont minces.
19:14C'est une réforme
19:16de Parcoursup.
19:17Il dit être ouvert,
19:18en tout cas,
19:18à le revoir peut-être.
19:20À corriger
19:21ce qu'on peut corriger.
19:22Voilà.
19:22Il dit que d'ici
19:23huit jours,
19:24il apportera des réponses
19:25aux établissements
19:26qui ont vraiment
19:27des problèmes
19:27de remplacement
19:28des professeurs
19:29et que la priorité
19:30peut-être d'essayer
19:31de mieux remplacer
19:32les absences longues.
19:33C'est assez mince
19:35à ce stade
19:35et il y a toujours
19:36ce problème budgétaire.
19:36Ça, c'est un vrai problème.
19:37Effectivement,
19:38le non-remplacement
19:38des professeurs
19:39avec des élèves
19:40qui se retrouvent
19:41pendant un trimestre
19:43ou deux trimestres
19:44avec des trous
19:45dans l'emploi du temps,
19:46des professeurs
19:46qui ne sont pas remplacés
19:47alors que c'est prévisible
19:48parce qu'il y a même
19:49des congés maternités
19:50donc c'est des choses
19:50qui peuvent être anticipées.
19:51C'est un vrai souci pour vous.
19:53Évidemment que c'est
19:53un vrai souci
19:54et que nous,
19:55on ne remet absolument pas
19:56en cause la légitimité
19:57de ces demandes-là.
19:59Nous, ce qu'on remet en cause,
19:59c'est à quelle fin
20:01elles sont instrumentalisées
20:02et comment ce mouvement
20:06sortira des gonds traditionnels
20:07des mouvements
20:08qu'on a pu voir
20:09par le passé.
20:10Moi, ce qui me choque
20:11un petit peu quand même,
20:12c'est qu'on a
20:12Mme Vallaud-Belkacem
20:13qui nous donne des leçons
20:14de comment gérer
20:16les universités,
20:18l'éducation nationale
20:19alors que vous avez été
20:20au pouvoir
20:20il y a quelques décennies
20:22et vous avez participé
20:23à la ruine
20:24à la fois
20:24de l'enseignement supérieur
20:25et quand vous continuez
20:27à tenir ce genre de propos
20:28en disant que
20:29pas de sélection,
20:30vous avez semé
20:32les graines
20:33de ce qui se passe aujourd'hui.
20:34Pourquoi ?
20:35Parce qu'une sélection
20:36elle se fait
20:36dans tous les cas aujourd'hui.
20:37On a des licences de droit
20:38avec 60%
20:40de taux d'échec
20:41en première année.
20:42Pourquoi ?
20:42Parce qu'on a eu
20:44un état de fait
20:45de sélection par l'échec
20:46et vous continuez
20:47à nous expliquer
20:48qu'il faut maintenir
20:49cette situation.
20:50Continuez, en réalité,
20:51c'est vous,
20:51vous êtes responsable
20:52de ce qui se passe
20:53en ce moment.
20:53Bien sûr.
20:54Je veux bien répondre quand même.
20:56Merci beaucoup.
20:56Vous avez été interpellé directement.
20:57Non, mais enfin...
20:59Bon.
20:59Je veux dire,
20:59j'ai été ministre
21:00à un moment
21:01où on a embauché
21:0260 000 postes
21:03de professeurs supplémentaires
21:04dans l'éducation nationale.
21:05Et même chose
21:06pour l'enseignement supérieur.
21:07On faisait des efforts
21:08considérables
21:09qui ont été arrêtés ensuite.
21:10La chute du niveau scolaire
21:12parce que vous avez interpellé...
21:13Par comparaison,
21:14s'il vous plaît,
21:15depuis 2017,
21:16ce gouvernement
21:17a supprimé
21:18plus de 10 000 postes
21:19d'enseignants.
21:20Donc en fait,
21:21quand on dit
21:21les élèves sont mal accompagnés,
21:23etc.,
21:23il faut comprendre
21:24que c'est des bonhommes en moins
21:25quand on dit
21:26il y a des remplaçants
21:27qu'on ne trouve pas.
21:28C'est quoi les remplaçants ?
21:29C'est des postes d'enseignants
21:31qu'on a embauchés
21:32en temps utile
21:32pour créer des viviers
21:33de remplaçants.
21:34Si on ne les a pas embauchés,
21:35par définition,
21:36on ne les a pas
21:36quand on en a besoin.
21:37Ça, c'est la première chose.
21:38Deuxième chose,
21:39même PISA,
21:39enfin, quelle blague, quoi.
21:40PISA 2025,
21:42donc le dernier,
21:43qui juge
21:45la réalité
21:45des dix dernières années,
21:47donne à la France
21:48les scores les plus bas
21:49depuis 2000.
21:50Les scores les plus bas.
21:51On en est vraiment
21:52à une situation
21:53absolument catastrophique.
21:54Depuis 2022,
21:56la France a perdu
21:5718 points en lecture
21:58quand la moyenne
21:59des pays de l'OCDE
22:00en perdait 14.
22:01Donc, je vais vous dire,
22:03monsieur,
22:03très concrètement,
22:04depuis dix ans,
22:05les réformes
22:05qui ont été conduites,
22:06qu'elles aient été menées
22:07à bien,
22:08Parcoursup,
22:08réforme du lycée,
22:09ou qu'elles étaient
22:10abandonnées en race campagne,
22:11groupe de niveau
22:12de Gabriel Attal,
22:13toutes ces réformes
22:13étaient mauvaises.
22:14On peut quand même
22:15au moins s'accorder là-dessus.
22:17On peut s'accorder là-dessus.
22:18Donc, il ne faut pas dire
22:19que c'est tout pareil
22:20et tout est à mettre
22:21dans le même sac,
22:22sinon on ne comprend rien.
22:23ça fait partie de ça.
22:24D'accord, ok, super.
22:25Bon, donc, en fait,
22:27moi, je vais vous dire,
22:29moi, je vais vous dire,
22:30la réalité,
22:31c'est qu'on n'a pas pris
22:32au sérieux
22:33la question éducative.
22:34Vous l'appreniez,
22:35elle avait été critiquée
22:36par bon nombre d'enseignants.
22:38On ne va pas la reprendre,
22:39mais je n'ai pas fait
22:40de réforme de l'orthographe.
22:41Non, mais comme on a
22:42peu de temps,
22:42je vais vous dire.
22:44Le problème aujourd'hui...
22:45La vétustée des lycées,
22:46ça, ce n'est pas quelque chose
22:48qu'elle remonte à longtemps.
22:49Et ça dépendait des régions.
22:51Voilà, s'il y avait
22:51une recommandation à faire
22:52à Sébastien Lecornu,
22:54puisqu'il va prendre la parole,
22:55par exemple, tout à l'heure.
22:55Soyons sérieux.
22:56C'est la compétence des régions.
22:57Il y a un sujet vétusté,
22:58en effet, délabrement,
22:59d'un certain nombre de lycées.
23:01Et il suffit de se balader
23:02sur les réseaux sociaux
23:03pour voir les images
23:04que font circuler les lycéens
23:05en Seine-Saint-Denis
23:06ou dans d'autres endroits.
23:09Cette vétusté,
23:10voilà, elle apparaît
23:12au grand jour.
23:12Les présidents de régions,
23:14visiblement,
23:14ne se sont pas consacrés
23:16aux établissements
23:18qui le méritaient vraiment.
23:20Non, mais Valérie Pécresse,
23:20elle est en poste depuis 10 ans.
23:22C'est lycée.
23:23Pourquoi est-ce que
23:24ça n'a pas été sa priorité ?
23:25Parce que c'est très long
23:25de reconstruire un lycée,
23:26vous savez, en France.
23:27Si j'étais Sébastien Lecornu,
23:28je reprendrai ce sujet.
23:29Certes, c'est de la compétence
23:30des régions,
23:31mais la situation est tellement grave
23:32que je demanderai
23:33à ce que me soient listés
23:35les 50 lycées les plus prioritaires
23:37qui réclament rénovation immédiate
23:39d'ici l'été.
23:40Parce que les travaux,
23:41ça peut aller vite.
23:41Une dotation de l'État
23:42pour aider ces régions ?
23:43Et ensuite, parce que les régions
23:44vont répondre
23:44oui, mais vous nous avez asphyxiés,
23:46on n'a plus d'argent pour le faire,
23:47que l'État vienne en appui.
23:49Et je vais vous dire,
23:50je dis ça...
23:51Il n'a plus d'argent, M. Lecornu.
23:51Oui, mais je dis ça
23:52d'autant plus documenté
23:55que c'est exactement, monsieur,
23:56je vais vous répondre
23:57à ce qui m'est arrivé
23:58lorsque j'étais en fonction.
23:59J'étais donc ministre de l'Éducation
24:00en 2016.
24:01Vous retrouverez les infos
24:02si ça vous intéresse.
24:04La ville de Marseille
24:05est secouée par le fait
24:07qu'est mis à jour
24:08le fait que plusieurs écoles,
24:10donc ça dépendait de la commune,
24:12plusieurs écoles sont dans un état
24:13de délabrement catastrophique.
24:14On s'en souvient.
24:15Et Jean-Claude Godin,
24:16maire de Marseille,
24:17depuis des années,
24:18ça en était contre foutu.
24:19En fait, en gros,
24:20il n'avait rien fait
24:20pour ces écoles-là.
24:21Les villes sont les écoles primaires.
24:22Absolument, ce sont les villes
24:23qui sont les compétentes
24:24pour les écoles primaires.
24:26Eh bien, qu'est-ce que j'ai fait ?
24:27Donc, j'étais un peu
24:27dans la situation
24:28de ce gouvernement
24:28à ce moment-là,
24:29sauf qu'il s'agissait
24:30d'une ville, Marseille.
24:31Eh bien, j'ai pris
24:32mes responsabilités.
24:33J'ai dit,
24:34bien que ce ne soit pas
24:35de ma compétence
24:36que d'entretenir
24:36et de rénover
24:37les écoles primaires,
24:38moi, ministre de l'Éducation,
24:40j'adopte un plan de rénovation.
24:42On a fait,
24:42avec les parents d'élèves,
24:44les syndicats enseignants,
24:45etc.,
24:45de la ville de Marseille,
24:46une liste
24:47des établissements
24:48les plus prioritaires
24:49et on s'est donné
24:49en quatre mois
24:50le moyen
24:51de commencer
24:52les rénovations
24:53de tous ces établissements.
24:54Faisons ça !
24:55Enfin, je veux dire,
24:56ne disons pas
24:56trop de choses.
24:57Il faut que M. Lecornu
24:58soit concret.
24:58Voilà,
24:59et ça ne coûte pas
25:00si cher que ça.
25:01Honnêtement,
25:02les premières des priorités,
25:03c'est d'écouter
25:04et de rénover
25:05ces établissements.

Recommandations