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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00L'événement de la journée, c'est la manière dont la contestation lycéenne rejointe par les étudiantes a dégénéré aujourd
00:06'hui.
00:07Un petit peu partout en France, dans les grandes villes, on a eu des proviseurs qui ont été agressés, des
00:12policiers ou des manifestants blessés.
00:14On a eu des incendies de bâtiments et c'est vrai que le plus spectaculaire, ça s'est passé du
00:17côté de Nantes avec le lycée Nelson Mandela.
00:19Il y a eu Marseille aussi qui a été un point de tension.
00:22Marseille, nous allons retrouver l'une de nos équipes justement avec un invité.
00:30Oui, on est avec Eustache Bonnet, vous êtes un des meneurs, on peut dire, très actifs dans la mobilisation.
00:36Ça a dégénéré aujourd'hui, il y a eu des violences, il y a eu un camion de pompiers qui
00:39a été incendié dans le nord, des bus qui ont été caillassés.
00:43Est-ce que vous vous dites, comme le maire de Saint-Denis, il y a une violence légitime ?
00:47Bien sûr qu'il y a une violence légitime. La violence, elle vient avant tout de l'État.
00:51C'est une violence qui est, depuis des années, on se rend compte que les services publics, ça fait 10
00:54ans, sous le gouvernement d'Emmanuel Macron,
00:56qui sont de plus en plus attaqués. On a de plus en plus de baisses dans les moyens des services
01:01publics, à la fois dans nos lycées.
01:03En fait, c'est aussi pour ça qu'on se mobilise aujourd'hui.
01:05Vous pensez que ça justifie d'attaquer des marins-pompiers ?
01:07Mais la question, elle n'est pas là. La question, c'est pourquoi les lycéens, aujourd'hui, doivent se révolter
01:12contre le gouvernement.
01:14La question à se poser, elle est ici. Parce qu'en fait, ce n'est pas normal que des lycéens
01:19doivent se mobiliser pour demander des profs, des AESH, des AED,
01:23de pouvoir vivre dans des établissements qui soient dans de bonnes conditions.
01:27On a des établissements dans 93, 94, qui ont des rats dans leur lycée, qui sont gorgés d'eau, qui
01:33sont inondés à chaque pluie.
01:34Et c'est ça, la violence, la réelle violence, elle est là.
01:37Alors, visiblement, le préfet va prendre des arrêtés avec de l'enseignement à distance, dans plusieurs lycées, ici, dans les
01:42Bouches-du-Rhône, une quarantaine.
01:43C'est quoi l'avenir de ce mouvement, du coup ?
01:45L'avenir de ce mouvement, c'est qu'il ne se fait que commencer.
01:48Là, aujourd'hui, on a vu à Marseille, on a vu des milliers de lycéens qui se sont mobilisés.
01:51On a vu des lycées qui n'avaient jamais bloqué, qui sont rentrés dans la danse des blocus,
01:55qui ont réussi à se mobiliser pour la première fois en discutant, en discutant avec des élèves qui ne sont
02:00pas forcément militants,
02:01mais qui sont convaincus de ce que ce qu'il fait est bon et juste.
02:04Parce qu'en fait, on se rend compte qu'on ne peut pas apprendre dans des conditions qui sont aussi
02:08catastrophiques.
02:09Demain, il n'y aura pas de cours ici, mais il y aura toujours le blocus.
02:12On n'aura pas un blocus, mais on aura des appels à des manifestations, on aura des rassemblements,
02:17parce que le mouvement, il se construit aussi en discutant et en se rassemblant.
02:20Merci beaucoup. Et vous voyez ce rassemblement derrière avec les manifestants qui demandent la libération des lycéens interpellés.
02:27Voilà notre équipe qui a suivi la situation aujourd'hui à Marseille.
02:31Oui, une situation qui a été marquée aussi, comme cette journée, par les agressions dont les proviseurs ont été victimes.
02:36Plusieurs proviseurs ont été blessés, molestés ou agressés lors de ces blocages.
02:40C'est ce qu'ont rapporté des rectorats, des préfectures et des représentants syndicaux.
02:45Alors face à ces débordements, la droite dans son ensemble a ciblé un responsable, un responsable potentiel.
02:51C'est la France insoumise.
02:53On va en parler maintenant avec Raphaël Grabli dans l'effet Grabli.
02:56Bonsoir.
02:57Est-ce que c'est justifié ou pas Raphaël ?
02:59Déjà, effectivement, on va rappeler les mots qu'ont eu certains responsables politiques, notamment à droite.
03:04Des mots très forts.
03:05D'abord, Marine Le Pen qui estime qu'il ne s'agit plus de contestation lycéenne.
03:10Elle évoque au contraire des émeutes organisées par des professionnels et encadrées par des députés de la France insoumise.
03:17Autre candidat à la présidentielle, Édouard Philippe.
03:19Il parle d'une exploitation cynique des lycéens par la France insoumise qui chercherait à tout conflictualiser.
03:26Un autre qualificatif a été utilisé à plusieurs reprises pour qualifier la France insoumise sédicieux.
03:31Un terme utilisé par Jordan Bardella et par Bruno Retailleau.
03:35C'était ce matin sur BFM TV.
03:36Le candidat à Les Républicains à l'élection présidentielle allait même encore plus loin.
03:41Écoutez-le.
03:43On a clairement désormais un parti sédicieux.
03:47On a un parti absolument sédicieux qui a une fascination pour la violence.
03:51Je pense aujourd'hui qu'il y a une question qui se pose.
03:53C'est la question de l'interdiction.
03:56Je sais que c'est un très difficile endroit.
03:58Mais je la pose, je la lance dans le débat public.
04:01Parce qu'on ne peut plus faire comme si de rien n'était.
04:04Mais voilà, il y a une question concrète.
04:06C'est est-ce que LFI, effectivement, attise la colère ou pas ?
04:09En tout cas, on peut dire que certains membres du parti, du mouvement, ont accompagné son éclosion depuis une dizaine
04:14de jours.
04:14Notamment avec des visites dans les lycées.
04:17Mais depuis quelques jours et même depuis quelques heures, une dizaine de personnalités s'investissent largement dans le mouvement.
04:23On les voit aussi, des vidéos de Louis Boyard, d'Antoine Léaumant.
04:26Ils multiplient ces vidéos avec les lycéens.
04:28Ils multiplient les publications TikTok.
04:31Alors, on avait vu Balibagayoko à Saint-Denis.
04:33Mais si on regarde plus largement, en fait, plusieurs têtes d'affiches, notamment des députés d'Île-de-France, passent
04:38dans les lycées de leur circonscription.
04:39Je vous ai même fait une carte.
04:41Mathilde Panot, Kremlin Bicette, Louis Boyard, Clémence Guettet, Antoine Léaumant.
04:45Donc, vous voyez, Thomas Porte ou Paul Vannier.
04:47Et c'est très efficace.
04:48J'ai fait les comptes.
04:49Rien que pour ces vidéos publiées par les figures de LFI, 10 millions de vues rien que sur TikTok depuis
04:54la semaine dernière.
04:55Alors, ces vidéos, il faut rappeler les choses, il faut le dire clairement.
04:58Elles n'appellent pas à la violence.
04:59En revanche, elles appellent à bloquer les établissements, ce qui est quand même, on le rappelle d'ailleurs, illégal.
05:05Elles sont aussi plus politiques que syndicales.
05:07Avec, on le voit derrière cette vidéo de Louis Boyard, des logos LFI, des affiches.
05:11C'est juste derrière Mélenchon, président.
05:13On le voit en arrière-plan.
05:15Et on a même vu ce matin Mathilde Panot, dans un lycée, citer Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina
05:20Faso.
05:21C'était à Vitry-sur-Seine.
05:22Et leur dire, une jeunesse mobilisée est plus dangereuse qu'une bombe atomique.
05:29Merci Raphaël Grabli.
05:31Une réaction, messieurs les députés.
05:33Monsieur Delaporte, est-ce que vous condamnez cette récupération politique ?
05:36Alors, moi je dis juste que quand j'étais lycéen, je me suis mobilisé.
05:39Et je n'ai jamais attendu qu'un parti politique me dise ce que je devais faire.
05:42Et les jeunes que j'ai rencontrés ce matin, je peux vous dire qu'ils étaient ni assoumis.
05:44Non, mais il faut que tu dises ce que tu penses, tes propos de LFI.
05:46Moi je vous dis, je condamne toute forme de violence.
05:48Et en particulier, toute forme d'exaction, comme elles peuvent avoir lieu là.
05:52Je condamne également, et j'attendrai aussi du ministre de l'Éducation nationale.
05:56Et les propos du maire de Saint-Denis.
05:57Mais je vous le dis, je finis, je condamne également.
05:58Vous ne dites rien sur LFI parce que vous ne voulez pas jurer l'avenir ?
06:01Écoutez, moi je ne suis pas là pour parler de LFI en permanence.
06:04Ils ont besoin d'un moment.
06:05En permanence, mais là...
06:06Vous voyez, c'est une obsession, c'est une obsession.
06:08Ça a l'air d'être votre obsession.
06:09Non, ce n'est pas une obsession.
06:10Mais si, à chaque fois...
06:11Vous avez une obsession, c'est pas répondre aux questions.
06:13Est-ce que vous condamnez qu'en Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis,
06:17dit que la violence doit être légitime ?
06:19Est-ce que vous êtes d'accord ou pas avec ces propos ?
06:20Je le dis par exemple, je condamne ce type de propos
06:22parce que pour moi, aucune violence, quelle qu'elle soit l'inégitime.
06:25Et je le dis, j'aurais bien aimé entendre aussi de la part du ministre de l'Éducation nationale
06:29parce que les jeunes l'attendent au tournant.
06:31Il y reçoit demain, monsieur Jeffrey.
06:32Oui, je reconnais qu'il y a eu des policiers qui n'ont pas fait leur devoir
06:37parce qu'ils n'ont pas fait leur devoir premier, qui est de protéger les jeunes.
06:40et qu'il y a des jeunes qui ont été blessés par des policiers.
06:43Vous avez vu les vidéos ?
06:44Vous avez un policier en face de lui, des policiers qui n'ont pas fait son devoir.
06:46Non mais est-ce qu'on peut diffuser aussi de temps en temps sur BFF ?
06:49On les a vus, on a même interrogé monsieur Gaudon là-dessus.
06:51Ces jeunes qui se font étrangler, ces jeunes qui se retrouvent
06:54avec des tirs de flashball à bout portant, ça n'est pas normal.
06:58Il y a des enquêtes en cours à chaque fois.
06:59J'aimerais que le ministre de l'Éducation le dise très clairement.
07:01Et j'aimerais aussi que le ministre de l'Éducation soit reçu à l'Assemblée nationale.
07:05C'est la demande que nous formulons avec le groupe socialiste
07:07le plus rapidement possible, dès demain par exemple,
07:10mais le plus rapidement possible pour s'expliquer sur cette gestion de la crise.
07:14Là c'est plutôt le ministre de l'Intérieur qui gère les forces de l'ordre,
07:16ce n'est pas monsieur Géffray ?
07:17Non, c'est en lien constant avec l'Éducation nationale.
07:21C'est les proviseurs qui font éventuellement des demandes d'intervention.
07:25C'est les directeurs académiques qui sont sur le pont,
07:28en lien évidemment avec les préfets et les forces de l'ordre.
07:30Alors regardons les images, vous parlez d'images.
07:33C'est le ministre de l'Éducation nationale et nous le demandons qu'il soit convoqué à l'Assemblée nationale.
07:36Vous parliez des images, et notamment cette image de cette jeune fille,
07:39Sanissas Godon, qu'on voit.
07:41Alors on est obligé de flouter parce qu'il s'agit d'une mineure,
07:44mais ça fait des millions de vues sur Facebook et ailleurs.
07:47Elle a 14 ans et elle est quand même étranglée par un policier.
07:50Est-ce que ce sont les méthodes dans la police ?
07:52Alors ce n'est pas tout à fait un étranglement.
07:54En fait, c'est ce qu'on appelle un amené.
07:55Bon, c'est un peu différent, mais bon.
07:57Un amené un peu rouge.
07:57Je peux comprendre que tout le monde ne connaît pas la technique policière.
08:01Par contre, là, vous allumez encore un contre-feu.
08:04Non mais pardon, ces images, vous savez que ces images,
08:06elles font le tour des réseaux sociaux.
08:08Elles choquent les jeunes, elles participent à attiser la mobilisation.
08:10Je vais être très clair sur le sujet.
08:12Lorsqu'il y a des images, elles sont mises à disposition.
08:15Il y a des enquêtes IGPN qui sont dirigées,
08:17et notamment par le parquet, je le rappelle encore une fois,
08:20je l'ai dit tout à l'heure, mais je vais le répéter,
08:22je le répéter encore une fois.
08:23Par contre, 83 policiers blessés hier,
08:26des sapeurs-pompiers qui sont blessés,
08:28des proviseurs et des enseignants qui sont blessés.
08:31Ça, c'est la réalité de la violence.
08:33Et je mets de côté les lycéens qui revendiquent.
08:34Il y a plusieurs réalités de la violence et personne ne l'initent.
08:37Mais par contre, dire que pour...
08:39Est-ce qu'il faut utiliser le LBD face à des jeunes ?
08:42Pour quelques vidéos, vous allez mettre au pilori
08:44les 115 000 gradés et gardiens de la paix.
08:47Je suis désolé, mais ça...
08:48Il n'utilisez pas les éléments de l'Ordre.
08:51Attendez, il y a des violences...
08:54Ce que vous faites n'est pas vrai,
08:56ce n'est pas ce que j'ai dit.
08:57Moi, je vous invite, monsieur,
08:58à venir dans des manifestations,
09:00à venir quand ça part,
09:02effectivement, en trouble à l'ordre public.
09:04Vous savez, j'étais ce matin dans des manifestations.
09:07Monsieur Delaporte,
09:08c'est très choquant.
09:09C'est très choquant.
09:10Je vais vous dire une chose.
09:10J'ai échangé avec les forces de l'Ordre
09:13qui étaient présentes ce matin.
09:14Tous les élus de la République
09:14qui ont critiqué la police de la même manière que vous
09:16et qui sont venus dans des troubles à l'ordre public,
09:18dans des manifestations ultra-violentes,
09:20ont changé d'avis vis-à-vis de la police.
09:22Vous parlez des manifestations ultra-violentes
09:24comme si on était sur des niveaux...
09:26Enfin, moi, ce que j'ai vu ce matin,
09:28ça n'était pas des niveaux de dangerosité
09:30tels qu'il y avait...
09:31Vous en avez vu une ?
09:34Je vous dis, par exemple...
09:36Je vous dis...
09:36Moi, j'ai trouvé que...
09:38J'ai échangé...
09:38J'ai eu des échanges très courtois républicains,
09:40par ailleurs, avec les forces de l'ordre présente.
09:41Donc, arrêtez de dire que je mets tout le monde
09:43dans le même sac.
09:43Je dis juste que ce qui a contribué
09:44a attisé aussi la colère des jeunes.
09:47C'est ces images qui ont circulé.
09:48Oui, mais c'est pour ça qu'on se rend compte
09:49un déproviseur.
09:50Vous mettez cette image sur un pied d'égalité
09:52avec les attaques à l'acide.
09:53Je vous ai dit qu'en fait, mon problème,
09:55c'est que vous donnez...
09:56Vous mettez-les à leur place.
09:57J'ai dit qu'il y avait un problème...
09:58Vous mettez-les à leur place, ces images.
09:58J'ai dit qu'il y avait un problème
09:59de parole publique.
10:00Que la parole publique du ministre
10:02aurait dû aussi, du ministre de l'éducation,
10:04de dire...
10:05Je reconnais qu'il y a eu
10:07des disproportions dans l'usage
10:09de la force publique.
10:11Alors, les jeunes, eux, ça ne va pas.
10:14Par contre, les jeunes sont condamnés directs.
10:17Par contre, les policiers ont la présomption
10:20d'innocence permanente.
10:21La présomption d'innocence,
10:23la présomption d'innocence, c'est très simple.
10:28Sauf quand ça concerne les jeunes.
10:30D'abord.
10:30Sauf quand ça concerne les policiers.
10:31Vous dites que vous sommes tous des casseurs.
10:33Les jeunes ne sont pas tous des casseurs.
10:35C'est ça qui m'agace, en fait.
10:36Ryan Nezard est avec nous.
10:38Ça fait une heure et demie que je le dis,
10:39qu'il y a une différence entre les lycéens
10:40et les policiers.
10:42Les jeunes ne sont pas tous des casseurs.
10:44Ryan Nezard, s'il vous plaît.
10:45Ne sont pas tous violents avec les jeunes.
10:46Ryan Nezard, vous êtes au fonctionnaire.
10:48C'est exactement ce que j'ai dit.
10:49Vous avez travaillé au ministère
10:50de l'éducation nationale.
10:51Tout à fait.
10:52Demain, le ministre de l'éducation nationale
10:54justement reçoit les représentants des lycéens.
10:56C'est la bonne méthode, maintenant,
10:58pour essayer de désamorcer tout ça ?
10:59C'est ce qu'il faut faire ?
11:00Il était temps.
11:01Il était temps.
11:01Et c'est très bien que ce soit fait.
11:04En fait, vous avez aujourd'hui un mouvement
11:07lycéen, étudiant, qui est en train,
11:09effectivement, vous l'avez dit,
11:10qui est en partie hors de contrôle
11:11et en train de déborder,
11:12mais qui surtout n'est pas structuré.
11:15Et donc, ce qu'il faut de la part du gouvernement,
11:17c'est d'organiser ce dialogue
11:19et de désigner des interlocuteurs.
11:21En l'occurrence, il y a des syndicats lycéens
11:23qui sont élus, qui sont légitimes
11:25pour représenter les revendications des lycéens
11:27et le faire pacifiquement.
11:28Et donc, c'est très important
11:31qu'ils puissent être reçus,
11:32et sans doute qu'il y ait des échanges réguliers,
11:34sans doute qu'il y avait déjà des échanges par téléphone,
11:36mais qu'il y ait des échanges réguliers
11:37avec le ministre,
11:38que les doléances remontent
11:39et qu'on règle les problèmes un à un.
11:41Parce que là, on s'écharpe sur le plateau.
11:42C'est normal, c'est un peu le théâtre qui veut ça.
11:45Mais on parle quand même de sujets graves.
11:47Et donc, si on veut que ces violences s'arrêtent,
11:49que par ailleurs, les forces de l'ordre,
11:51on ne va pas les épuiser pendant des semaines
11:52à régler ça.
11:54Elles ont aussi des familles.
11:55Et donc, ce sont des agents publics
11:57qui, certes, sont payés pour faire ce métier.
11:59Exactement, qui sont payés pour faire ça,
12:01mais qui ont d'autres priorités.
12:02Vous avez raison.
12:03Et parallèlement, ces jeunes,
12:04c'est ce que vous disiez,
12:05ont besoin d'aller en cours.
12:06Moi, j'ai des étudiants
12:07qui, aujourd'hui, n'ont pas cours.
12:08Demain, n'ont pas cours.
12:09C'est du retard.
12:09C'est des heures d'enseignement qu'on perd.
12:11Et donc, il faut qu'on arrive au calme.
12:13Mais pour ça, il faut des solutions.
12:14Ils ne sont pas prêts d'y attendre.
12:15Oui, exactement.
12:16Après, vous pouvez répartir dans nos établissements,
12:18même si ce n'est pas formidable.
12:19Mais vous pouvez quand même...
12:20Mon point, c'est qu'il va falloir trouver des solutions.
12:24Et il se trouve qu'il y a une discussion budgétaire.
12:26Or, si vous regardez dans le fond
12:28les revendications qui sont posées aujourd'hui
12:29par les lycéens et les lycéennes,
12:31ce sont des revendications essentiellement
12:32d'organisation et de moyens.
12:34J'en termine juste par un point.
12:36Le budget qui est proposé aujourd'hui
12:38va proposer une augmentation
12:39d'un milliard d'euros
12:40du budget du ministère de l'Éducation nationale
12:42et de 8 milliards d'euros
12:44des dépenses de retraite.
12:45Donc, moi, je pose la question.
12:46C'est peut-être un peu schématique.
12:47Mais est-ce qu'on ne pourrait pas faire l'inverse ?
12:49Est-ce qu'on ne pourrait pas se dire
12:50que face aux revendications légitimes
12:51de cette jeunesse
12:52qui doivent s'exprimer,
12:53je le redis, pacifiquement
12:54et qui doit conduire
12:55tous les responsables publics...
12:56On met 8 milliards sur les moyens
12:57et 1 milliard pour les retraites.
12:58Vous voyez ?
12:59Je schématise, évidemment.
13:01C'est peut-être too much.
13:02Mais il faut aussi comprendre
13:04que dans cette jeunesse,
13:05moi, je l'entends,
13:06sans doute que vous,
13:07en tant qu'élu, vous l'entendez,
13:08mais moi, je l'entends
13:09dans mon université.
13:10Ce sont des jeunes
13:11qui se prennent le changement climatique,
13:14qui se prennent potentiellement
13:15une crise de la dette.
13:17Merci.
13:17Et donc, il faut répondre
13:19à leurs aspirations qui sont légitimes.
13:20Merci de nous avoir aidés
13:21à faire le tour aujourd'hui
13:22de cette journée de contestation
13:24qui a un peu dégénéré.
13:25On y reviendra tout à l'heure
13:26dans le signé qu'on signé.
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