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Les ministres ont répondu aux députés à l’Assemblée nationale, lors de la séance des Questions au gouvernement, ce mercredi 7 août à partir de 14h.

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00:00et les élèves qui veulent aller en cours n'ont pas à subir la loi des casseurs.
00:05Dans ce contexte, notre groupe dénonce l'instrumentalisation insupportable de cette colère par la France insoumise.
00:13Louis Boyard appelle à étendre le mouvement.
00:16Jean-Luc Mélenchon demande à ses militants de s'interposer face aux forces de l'ordre,
00:20fidèles à sa stratégie assumée de tout conflictualiser.
00:24Voilà des choix politiques dont ils doivent répondre.
00:27On ne défend pas l'école en encourageant les blocages.
00:30On ne prépare pas l'avenir de notre jeunesse en entretenant la confrontation.
00:34Notre responsabilité est claire.
00:36Protéger les personnels, soutenir les forces de l'ordre, garantir l'accès aux enseignements
00:42et faire répondre les casseurs de leurs actes.
00:45Monsieur le ministre, quelles mesures concrètes allez-vous prendre pour rétablir l'ordre
00:49et assurer la sécurité dans nos établissements et à leurs abords ?
00:53Quelles actions entendez-vous mettre en œuvre pour que les casseurs soient interpellés
00:57et condamnés à payer les réparations ?
01:00C'est un préalable essentiel pour créer les conditions d'un dialogue avec les lycéens et les étudiants
01:06et pour apporter des réponses à leurs préoccupations sans rien céder à la violence.
01:12Merci beaucoup, madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
01:18Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée.
01:22D'abord, deux points dans votre question.
01:25Évidemment, nous allons continuer à déployer comme nous le faisons tous les jours.
01:28C'était le cas hier, avant-hier, dans les jours précédents.
01:31Ce sera le cas dans les jours qui viennent.
01:32Un dispositif policier de gendarmerie conséquent pour chaque fois qu'il y a des violences,
01:37chaque fois qu'il y a des troubles, chaque fois que les enseignants ou les élèves sont menacés
01:41par des manifestants qui se transforment trop souvent en casseurs,
01:45nous interviendrons systématiquement.
01:46Vous pouvez compter évidemment sur le ministre de l'Intérieur pour donner les instructions en ce sens,
01:51avec toute la proportionnalité qui convient évidemment.
01:54Et conformément à la circulaire d'ailleurs qu'a adressé le garde des Sceaux au parquet,
01:57chaque fois que les individus peuvent être individués, identifiés, pardon,
02:02et qu'ils peuvent être recherchés en responsabilité pour dédommager les dommages qu'ils ont causés,
02:09nous engagerons évidemment des actions en ce sens au titre de la responsabilité civile.
02:13Mais surtout, surtout, à partir du 27 octobre devant le Sénat,
02:17sera présenté le projet de loi qui vient renforcer le dispositif casseur-payeur
02:21et qui va instaurer, et c'est assez inédit dans notre droit,
02:25mais c'est important pour les attroupements, pour les groupements.
02:28Quand il y aura des violences, les personnes qui seront au sein de ces attroupements,
02:31de ces groupements, qui auront connaissance du fait que des dégradations sont connues,
02:35qui n'auront pas respecté les sommations,
02:37il y aura évidemment un certain nombre de garanties, de conditions.
02:40Nous pourrons aller rechercher leur responsabilité collective,
02:43jusqu'à une limite de 10 000 euros par personne,
02:45mais ce texte va permettre d'aller rechercher cette responsabilité collective
02:49et surtout permettre à l'État, lorsque c'est la responsabilité de l'État qui est engagée,
02:53et c'est le cas notamment pour les attroupements,
02:57c'est notamment le cas, il y a une responsabilité sans faute.
02:59Dans ce cas-là, y compris dans ce cas-là,
03:02l'État pourra aller chercher dans le cadre d'une action récursoire,
03:05aller donc chercher la responsabilité des individus,
03:08et donc nous comptons évidemment sur l'ensemble de la représentation nationale
03:10pour adopter ce texte qui est majeur.
03:13Merci beaucoup, madame la députée.
03:14Merci beaucoup, monsieur le ministre.
03:16Madame la députée ?
03:17Oui, cette exigence d'ordre, monsieur le ministre,
03:19je la porte aussi pour mon territoire qui a subi de nombreuses dégradations,
03:23des fusillades, des établissements scolaires aussi qui ont récemment été confinés.
03:27Alors je vous invite aussi à venir à Annemasse,
03:29constater la situation et annoncer des effectifs pérennes.
03:33Merci madame la députée.
03:35La parole est à présent à madame Lisa Bellouco pour le groupe Écologiste et Social.
03:40Merci madame la présidente.
03:42Mesdames et messieurs les ministres,
03:43monsieur le ministre Jeffrey,
03:46Vous avez abandonné la jeunesse de France.
03:49Depuis trois semaines, les lycéennes et lycéens se mobilisent pour exprimer leur colère.
03:54Ils vous demandent des professeurs pour assurer toutes les heures de cours,
03:58des emplois du temps moins chargés,
03:59des tables, des chaises,
04:02des toilettes salubres
04:03et des lycées qui ne leur tombent pas sur la tête.
04:06Hier, plusieurs centaines de milliers de personnes étaient dans la rue
04:08pour soutenir ces revendications
04:10et nous saluons cette mobilisation réussie.
04:14Que répondez-vous aux lycéennes et lycéens ?
04:17Qu'ils sont manipulés par une soi-disant extrême gauche
04:20que vous utilisez à l'envie pour masquer votre inconséquence
04:23et servir vos dessins électoraux.
04:26Vous croyez donc que les lycéennes et lycéens de France
04:28sont trop idiots pour penser par eux-mêmes ?
04:31C'est lamentable.
04:32Dans une démocratie qui fonctionne,
04:34on ne répond pas à la colère par le mépris.
04:37Vous proposez quand même quelques pistes de sortie de crise.
04:40Vous allez organiser une réunion avec les régions.
04:42Peut-être que c'est même déjà fait.
04:44Vous avez demandé aux lycées d'organiser une demi-journée
04:46de démocratie interne.
04:48Et le plus savoureux,
04:49vous avez lancé une grande plateforme de consultation des lycéens.
04:54Pouvez-vous nous dire, monsieur le ministre,
04:56ce que vous ferez des réponses collectées ?
04:58J'imagine que vous avez gardé une petite place
05:00dans la grande poubelle qui contient déjà la majorité
05:03des conclusions de la Convention citoyenne pour le climat
05:05et les doléances des Gilets jaunes.
05:09Monsieur le ministre, arrêtez vos manœuvres dilatoires.
05:12Toutes les revendications sont déjà sur la table.
05:16Maintenant, c'est à vous de prévoir le budget pour y répondre.
05:23Merci beaucoup, madame la députée.
05:25La parole est à monsieur Edouard Geffray,
05:27ministre de l'Éducation nationale.
05:29Merci, madame la présidente.
05:30Madame la députée,
05:32alors d'abord, s'il y a un point sur ce que je peux vous rassurer,
05:34c'est sur ce que vous avez appelé des dessins électoraux.
05:38C'est comme vous le savez,
05:39je n'ai mis une carte nulle part,
05:40je n'ai jamais été élu,
05:40je n'ai pas l'intention d'être candidat à quoi que ce soit.
05:42En revanche, les gens qui expliquent que la manifestation d'hier
05:48est la première marche vers 2027,
05:52en invitant les jeunes à avoir ce qu'ils appellent
05:54une discipline de combat,
05:56ce qui sont les termes de Jean-Luc Mélenchon,
05:58je crois que pour le coup,
05:59ils ont des dessins électoraux assez nets.
06:01Et d'ailleurs, ils n'en font pas mystère.
06:02Ça, c'est la première chose.
06:04La seconde chose, madame la députée,
06:06et qui est assez, à mon sens, flagrante,
06:09c'est qu'effectivement, nous apportons des réponses.
06:10Nous apportons une réponse d'abord qui est démocratique.
06:13Toute la semaine dernière, j'ai entendu des élus,
06:14y compris sur Vauban,
06:15dire qu'il fallait débattre avec les jeunes,
06:17les écouter, aller à leur rencontre.
06:19C'est exactement ce que nous faisons
06:21depuis lundi dernier, à la fin des établissements.
06:23Moi-même, je suis dans deux établissements.
06:26J'ai rencontré les élus de l'académie.
06:27Si je peux terminer, c'est bien.
06:28Ce sera un exemple dans ce moment-là,
06:29les civiques pour tous nos élèves.
06:32Et nous avons effectivement lancé une plateforme
06:35à laquelle d'ores et déjà 35 000 élèves ont répondu.
06:38Alors, 35 000 personnes qui répondent en 24 heures,
06:41vous pouvez trouver ça savoureux.
06:42Moi, je trouve ça plutôt raisonnable et utile.
06:45Et puis, effectivement, on a engagé un plan d'action
06:47sur Parcoursup, sur les remplacements.
06:50J'ai eu l'occasion de m'en expliquer ce matin
06:51très longuement devant la commission d'éducation,
06:52dans un cadre d'ailleurs assez calme et respectueux.
06:55Et je remercie d'ailleurs les députés qui étaient présents.
06:58Donc, sur le remplacement, sur le remplacement,
07:01sur le bâti, sur Parcoursup,
07:03sur les institutions de démocratie scolaire,
07:04c'est les quatre chantiers et ils avancent.
07:06Je vous remercie.
07:08Merci beaucoup, monsieur le ministre.
07:09Madame la députée.
07:10Pour l'instant, ça ne se reflète pas dans le budget,
07:12puisque la soi-disant hausse est en fait une baisse
07:15de 650 millions d'euros en euros constants.
07:18Comme d'habitude, vous racontez des bobards.
07:21Monsieur le ministre.
07:24Alors, à part l'enseignement moral et civique,
07:26ou manifestement dans le corps du travail,
07:27on a aussi du travail en mathématiques,
07:29parce que plus 1,2 milliard,
07:31ça ne fait pas moins 650 millions d'euros.
07:32Merci, madame la députée.
07:34Merci, monsieur le ministre.
07:37La parole est à présent à madame Géraldine Bagné
07:40pour le groupe démocrate, s'il vous plaît.
07:44S'il vous plaît, madame Bagné, allez-y.
07:48Merci, madame la présidente.
07:50Madame la ministre de l'Agriculture,
07:52dimanche dernier, à Longchamp,
07:54s'est déroulé le fameux prix de l'Arc de Triomphe 2026,
07:57Graal des jockeys en plat.
07:59Cet événement très suivi ne doit pas masquer la forte inquiétude
08:02qui a saisi toute la filière hippique.
08:04En effet, France Gallo a communiqué le 10 septembre dernier
08:07un projet concernant l'évolution des activités
08:09de nos hippodromes de région.
08:11Il aboutirait à l'arrêt total des épreuves de plats
08:14ou d'obstacles à Saint-Malo, Amiens,
08:16au Sable d'Olonne, à Tarbes,
08:18à Aix, à Châteaubriand, à Cholet,
08:20à La Thèse de Bûche, au Touquet,
08:22à Senone, à Vittel, à Agen, etc.
08:24C'est à terme la survie d'au moins 31 hippodromes qui est en jeu.
08:29Rien que sur la circonscription de la Mayenne où je suis élu,
08:31pas moins de 4 hippodromes sont concernés.
08:34Ce sont pourtant bien souvent ces réunions hippiques locales
08:37qui attirent les foules d'amateurs futurs parieurs.
08:40Elles font partie intégrante de l'histoire
08:42et de la vie culturelle et sportive locale.
08:45L'annonce de ces mesures a provoqué une forte mobilisation
08:48des professionnels et des élus locaux et nationaux.
08:50Ainsi, nombre d'entre eux pointent l'absence de concertation
08:53qui a abouti à ce document.
08:55Plus encore, ils s'inquiètent de la précipitation
08:57avec laquelle ce document a été communiqué
08:59puisque l'ECA de la société mère
09:01devait enteriner ses propositions le 25 septembre.
09:04Pour l'heure, la mobilisation des acteurs
09:06a permis d'ajourner la tenue de ce conseil.
09:08Le conseil du PLA, quant à lui, s'est dit
09:10pour sa part incompétent pour statuer faute de chiffrage.
09:14Désormais, un dialogue doit se poursuivre
09:16avec l'ensemble des acteurs.
09:17Comment en effet imaginer que de telles décisions
09:20puissent être prises sans même en référer
09:21aux collectivités qui investissent régulièrement
09:24pour leurs hippodromes, comme Aurillac, entre autres exemples ?
09:28Ces annonces ont aussi profondément affecté
09:29les présidents des sociétés de course,
09:31les professionnels ainsi que les très nombreux bénévoles.
09:35Aussi, Madame la Ministre, alors que le terrain demande
09:37que soit fortement soutenue une filière
09:38qui façonne pleinement l'identité et l'économie des territoires,
09:42je souhaiterais avoir votre avis sur ce document
09:44qui impacte directement l'avenir de nos hippodromes de proximité.
09:48Merci pour votre écoute, les gars.
09:51Merci, Madame la députée.
09:54La parole est à Madame Annie Gennevard,
09:56ministre de l'Agriculture.
10:05Merci, Madame la Présidente.
10:08Mesdames et Messieurs les députés,
10:09Madame la députée Géraldine Bagné,
10:11ils ont tort de rire de votre question.
10:13C'est un sujet d'importance.
10:15Vous avez raison de souligner l'importance
10:18des hippodromes de proximité pour les territoires ruraux.
10:22Au-delà des courses, vous l'avez dit,
10:24ils font vivre des bénévoles, des professionnels
10:26et maintiennent de l'emploi local
10:29et des activités agricoles, en effet.
10:32Mais la filière doit faire face
10:33à une diminution très importante du nombre de parieurs
10:36qui a été divisée par deux,
10:38qui est passée de 6 à 3 millions en quelques années.
10:42Évidemment, cette évolution pèse sur les comptes
10:45et les marges du PMU
10:46et donc sur les revenus des professionnels agricoles.
10:49Et l'ensemble de la filière doit faire évoluer son organisation
10:54pour pouvoir sauver son modèle économique.
10:58Le travail mené par France Gallo
11:00permet de disposer d'une première analyse de la situation
11:05et d'identifier les évolutions possibles.
11:09Donc il y a des économies de fonctionnement
11:11pour améliorer la marge nette.
11:13Il y a aussi la volonté de maintenir
11:15un nombre de courses proche de celui d'aujourd'hui.
11:18J'ai entendu, et madame la ministre des Sports également,
11:23a entendu les réactions suscitées
11:25par la présentation de ce projet.
11:28Je voudrais dire que d'abord,
11:29il ne revêt aucun caractère définitif
11:32et que le rôle de l'État n'est pas de se substituer
11:35aux sociétés-mères, structures associatives
11:38dont les instances garantissent le débat
11:41et la validation interne.
11:42Pour autant, le gouvernement restera extrêmement attentif.
11:46Vous le savez, nous en avons souvent parlé.
11:48à ce que des échanges très larges puissent avoir lieu,
11:50notamment avec le trop et avec les collectivités concernées,
11:55comme vous le souhaitez, madame la députée.
11:57Merci beaucoup, madame la ministre.
12:00La parole est à présent à madame Estelle Youssoufa
12:04pour le groupe Liberté indépendant Outre-mer et territoire.
12:08Merci, madame la présidente.
12:09Ma question s'adresse au ministre de l'Intérieur.
12:11Il y a quelques jours, lors des assises de la sécurité à Mayotte,
12:14votre préfet a lâché une petite bombe.
12:16À Mayotte, les violences sur les personnes ont augmenté de 20%
12:20et les violences sexuelles sur les femmes et les mineurs
12:22ont-elles augmenté de 75% par rapport à l'an dernier.
12:26Votre préfet s'est avoué impuissant, sinon à court d'idées,
12:29face à cette explosion de violences.
12:31Vous vous êtes bien gardé, lors de votre visite touristique à Mayotte
12:34cet été, de dévoiler ces chiffres et de rencontrer
12:36les parlementaires maorais.
12:38Pire, monsieur le ministre, vous avez menti en promettant
12:41dans votre tweet du 28 août des recrutements
12:43et des déploiements humains pour la police nationale à Mayotte.
12:47Vous venez de leur refuser ces renforts policiers.
12:50Monsieur le ministre, vous mettez en danger les hommes et les femmes
12:53chargés de nous protéger en les laissant en sous-effectifs à Mayotte.
12:56Vous leur interdisez l'utilisation de flashballs
12:59lorsqu'ils sont en première ligne face à une violence inouïe.
13:03Monsieur le ministre, vous nous laissez, nous,
13:05vos compatriotes maoraises, sans défense, face aux barbares
13:09qui caillassent les bus scolaires, nos enseignants,
13:11nos forces de l'ordre, qui attaquent nos enfants dans les lycées,
13:14qui envoient des cocktails Molotov, des parpaings,
13:17des tiges d'acier au harpon pour transpercer les véhicules.
13:22Vous avez, monsieur le ministre, visité le camp illégal
13:24dans la mangrove de Tsun Tzu dans lequel se massent
13:26des milliers de clandestins africains dans des conditions inhumaines.
13:30Quelle suite ? Aucune.
13:32Vous n'avez pas engagé le démantèlement de ce camp illégal
13:34ni procédé à la moindre reconduite à la frontière de ses habitants.
13:38Votre bilan est catastrophique.
13:40Vous avez capitulé plus 20% de hausse des violences sur les personnes,
13:4475% de hausse sur les violences sexuelles à Mayotte.
13:48Monsieur le ministre, ma question est la suivante.
13:50Comment justifiez-vous votre salaire si vous ne faites pas le travail ?
13:54Quand remettez-vous notre démission ?
13:56Merci, madame la députée.
13:58La parole est à Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
14:02Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés,
14:04madame la députée, je me suis effectivement rendu avec le premier ministre
14:07d'entrerai d'autres ministres à Mayotte pour une visite qui était une visite de travail.
14:10Ce n'était pas une visite touristique.
14:12Ce n'était pas une visite touristique.
14:14J'ai rencontré les maires, j'ai rencontré les policiers, les gendarmes
14:17qui font un travail formidable.
14:18Je ne sais pas dans quel monde je me suis opposé à des recrutements à Mayotte
14:21puisque avec le premier ministre, j'ai annoncé un renfort des GAO
14:24de plusieurs dizaines de personnes, madame la députée.
14:27Vous l'avez entendu, je tiendrai parole.
14:29Nous nous sommes engagés à renforcer les moyens nautiques
14:32pour empêcher les Kwasa-Kwasa d'arriver sur l'île.
14:35Vous l'avez entendu et nous allons le faire.
14:37Avec les armées, nous allons travailler pour renforcer les radars.
14:40Tout ça, ce sera mis en place.
14:42Ensuite, je ne sais pas dans quel monde on interdit
14:44les armements intermédiaires à Mayotte
14:45puisque justement sur ce territoire, il y a des règles dérogatoires,
14:48notamment au profit de la gendarmerie nationale
14:50et je les ai validées personnellement.
14:52Donc je pense qu'avant de me poser des questions
14:53qui sont sur la fin limite insultantes,
14:56vous feriez mieux de vous renseigner et de travailler un peu le dossier.
14:59Merci beaucoup, monsieur le ministre.
15:01Madame la députée.
15:05Monsieur le ministre, votre collègue de votre ministre
15:08vient de passer à Mayotte pour expliquer
15:10qu'il n'y avait pas les renforts des GAO.
15:12Il n'y a pas les effectifs supplémentaires.
15:14Je vous pose la question précisément parce que ce n'est pas le cas.
15:17Les mouvements à Beauvau ont été annoncés.
15:18Il n'y a pas de renforts d'effectifs à Mayotte
15:20et il y a même des demandes pour que ce soit
15:22des recrutements en interne, des mouvements internes.
15:25Il n'y a pas de supplément d'effectifs malgré vos annonces.
15:28Merci, madame la députée.
15:29Monsieur le ministre.
15:31Madame la députée, on est allé à Mayotte fin août.
15:35Fin août.
15:37Voilà, on ne recrute pas des membres des GAO comme ça.
15:39Il y a des recrutements en cours dans le cadre du PLF.
15:42Ils arriveront très vite.
15:43Ne vous inquiétez pas.
15:44Je n'ai qu'une parole, ils seront sur place.
15:47J'en profite d'ailleurs pour répondre sur ce que vous avez dit
15:49sur monsieur le préfet de Mayotte
15:50qui fait un travail formidable dans des conditions difficiles.
15:53Et je veux dire qu'avec le Premier ministre
15:55et l'ensemble des ministres,
15:56nous avons rencontré les maires.
15:58Et heureusement, nous avons une discussion un peu plus constructive
16:01que l'échange que nous venons d'avoir.
16:04Merci, monsieur le ministre.
16:07La parole est à monsieur François Jolivet
16:10pour le groupe Horizon et Indépendants.
16:12Je vous remercie.
16:13Je vous remercie, madame la présidente,
16:15mesdames les ministres et messieurs les ministres,
16:17mes chers collègues.
16:18Aujourd'hui, le budget est entré en discussion
16:20en commission des finances.
16:22Et la France emprunte au moment où on se parle
16:24à 10 ans à près de 5%.
16:26Il y a un an, c'était 3,5%.
16:28Je ne dirais pas que la France est au bord du précipice.
16:31Elle ne l'est pas encore.
16:33Mais l'alerte est sérieuse.
16:35Et une alerte, ça ne se commande pas,
16:37ça se traite.
16:39Regardons les chiffres en face.
16:40En 2027, notre dette atteindra 3 814 milliards d'euros.
16:45L'Etat dépensera 549 milliards
16:48avec 156 milliards de déficit.
16:51La Sécurité sociale dépensera 696 milliards
16:55davantage que le budget de l'Etat.
16:57Et les intérêts de la dette atteindront 91 milliards,
17:0112 de plus que l'année dernière
17:02et deviendra le deuxième budget de notre pays.
17:06Comme j'ai l'habitude de le dire,
17:08le passé n'a pas d'avenir.
17:09Mais ayant l'honnêteté de le reconnaître,
17:12en suspendant des réformes par ailleurs adoptées,
17:15nous avons collectivement renoncé à la conserver.
17:21Finalement, ce n'est jamais le moment de réformer,
17:24ce n'est jamais le moment d'appliquer.
17:26Et d'ailleurs, comme j'entends des commentaires
17:27lorsque je parle,
17:29les conservateurs ne sont pas sur les bancs
17:30que l'on croit,
17:31parce que pour certains,
17:33il s'agit de ne rien changer pour durer.
17:38Et je voudrais vous dire
17:41que toutes les concessions ne sont pas à faire
17:44et elles ne sont pas toujours bonnes.
17:46C'est l'histoire qui le dira.
17:48Le gouvernement propose 50 milliards d'efforts
17:51et nous saluons cet effort.
17:5318 milliards reposent sur les recettes nouvelles
17:55dans un pays pourtant qui est le plus taxé au monde.
17:59Finalement, le principe de réalité est en train de nous rattraper.
18:02Il faudra passer des réformes structurelles choisies
18:05et pas imposées par d'autres.
18:08Car le rôle de la politique,
18:09c'est de procurer un avenir meilleur aux générations futures
18:12et de ne pas léguer leurs factures.
18:16Le groupe Horizon Indépendant veut que ce budget réussisse
18:19et nous y prendrons part.
18:20Merci, mon cher collègue.
18:21Monsieur le Président,
18:23nous souhaitons connaître le plan d'action.
18:25Merci beaucoup, mon cher collègue.
18:27La parole est à madame Maude Bréjean,
18:29porte-parole du gouvernement
18:31et ministre en charge de l'énergie.
18:33Merci, madame la présidente.
18:34Monsieur le député François Jolivet,
18:37je sais votre groupe particulièrement attaché
18:39à la baisse des dépenses.
18:40Et vous l'avez dit,
18:41on est dans un contexte à la fois national
18:43et international extrêmement complexe
18:46et extrêmement contraint.
18:48Sur le plan national,
18:50après les dures semaines vécues cet été,
18:52l'impact notamment sur les récoltes agricoles,
18:55l'impact sur l'inflation,
18:57l'impact sur les prix du carburant
18:58et sur le plan international.
19:00Évidemment, ce qui se passe au Moyen-Orient
19:02depuis février dernier,
19:04notamment l'inflation qui porte la hausse des taux.
19:07C'est une réalité qu'on doit regarder avec lucidité.
19:10Je sais que vous le ferez.
19:12Le déficit de cette année
19:13sera de toute évidence supérieur à 5%.
19:16Il devra être impérativement,
19:18l'année prochaine, inférieur à 5%.
19:21Et pour cela, nous aurons besoin de vous.
19:23Le gouvernement a placé quelques lignes claires
19:25sur une copie qui reste une copie de départ,
19:27une copie qui sera discutée au Parlement.
19:30D'abord, le gros de l'effort
19:31devra être porté par l'État.
19:33D'où le gel des crédits des ministères hors défense,
19:37qui est un effort considérable
19:39demandé à l'ensemble, encore une fois,
19:41des ministères qui sont représentés ici.
19:43Les collectivités territoriales
19:45seront au niveau de l'inflation
19:47et une priorité sera donnée à la santé.
19:49Je pense qu'on le voit
19:50dans chacune de nos circonscriptions
19:52avec un nom d'âme
19:53qui, lui, sera supérieur à l'inflation.
19:57Je le disais en préambule,
19:58votre groupe est particulièrement attaché
20:00à la baisse des dépenses.
20:01Et à la fin, c'est le Parlement
20:04qui votera.
20:05Le Parlement qui votera,
20:07contrairement aux 35 milliards d'euros
20:09que le RN a votés
20:11comme augmentation d'impôts l'année dernière,
20:14avec un budget hier présenté
20:17de manière complètement factice.
20:19Et de l'autre côté,
20:20la folie fiscale de la France insoumise.
20:23Nous aurons donc besoin
20:24de l'ensemble des groupes,
20:26encore une fois, raisonnables,
20:27attachés à l'intérêt supérieur de l'État
20:29et à la réduction du déficit.
20:31Je vous remercie.
20:31Merci beaucoup, Madame la Ministre.
20:33La parole est à présent
20:34à M. Jean-Paul Lecoq
20:36pour le groupe GDR.
20:37Merci, Madame la Présidente.
20:38Ma question s'adresse
20:39au ministre de l'Industrie
20:41et porte sur l'avenir
20:42du site stratégique actuellement propriété
20:44de Sibani-Stilwater
20:46sur la zone industrielle et portuaire du Havre.
20:49Je ne vais pas vous refaire l'historique
20:51de la situation, vous la connaissez.
20:52Vous êtes venu au Havre en juillet dernier,
20:55M. le ministre,
20:55et nous nous sommes entretenus,
20:57vous, moi,
20:58les responsables syndicaux de l'entreprise.
21:01Après 140 ans de raffinage
21:03de nickel et de cobalt,
21:05ce site normand risque de fermer
21:06et la centaine d'emplois restant sacrifiés avec.
21:09Tous les élus du territoire soutiennent
21:12le maintien du site
21:13dont l'Etat était actionnaire jusqu'en 2022.
21:16Ce site, par son savoir-faire,
21:18est l'un des deux seuls en Europe
21:20à pouvoir produire du CAM,
21:22un composant essentiel des batteries électriques,
21:25et cela de manière vertueuse.
21:27Le projet européen GALICAM
21:29peut totalement y être mis en oeuvre,
21:31l'Union européenne y apportant
21:33une garantie de 140 millions d'euros.
21:34Sauf qu'à l'été,
21:37le groupe Sibani Steelwater
21:38décide d'abandonner ce projet
21:40et annonce la fermeture du site
21:42et le licenciement
21:43de sa centaine de salariés sous-traitants.
21:45Des solutions de reprise existent.
21:47La mission interministérielle
21:48aux restructurations d'entreprises,
21:50la communauté de communes
21:51et la banque publique d'investissement
21:52peuvent agir ensemble.
21:54Nous savons que l'Etat
21:55compte soutenir à hauteur de 540 millions
21:59la construction de toutes pièces
22:01d'une usine analogue en Gironde.
22:03Dites-nous en plus,
22:04c'est le projet EMME.
22:07Monsieur le ministre,
22:08cette situation appelle
22:10un engagement clair et précis
22:12de la part du gouvernement
22:13pour garantir concrètement
22:15l'avenir du site,
22:16le rejet préalable de tout licenciement
22:18au nom de notre souveraineté industrielle.
22:21Est-ce que l'Etat peut s'engager
22:22à envisager toutes les solutions possibles,
22:25y compris la nationalisation,
22:27pour garantir l'avenir du site normand
22:30et ses emplois ?
22:32Merci beaucoup,
22:33monsieur le député.
22:34La parole est à madame Maude Bréjon,
22:35porte-parole du gouvernement,
22:36ministre en charge de l'énergie.
22:38Merci, madame la présidente,
22:40monsieur le député.
22:41Mon collègue Sébastien Martin,
22:42qui est absent aujourd'hui,
22:43m'a chargé de vous transmettre
22:45sa réponse.
22:46Je crois que vous vous échangez,
22:47vous travaillez avec lui sur ce sujet
22:49depuis un certain temps maintenant.
22:51La situation du site,
22:52vous le savez,
22:53préoccupe le gouvernement
22:55au moins autant que vous.
22:56les salariés de tout le territoire
22:58attendent des réponses
22:59et vous l'avez mentionné
23:00à juste titre.
23:02Et ce site compte
23:02pour notre souveraineté
23:03dans la filière des batteries.
23:05L'actionnaire actuel
23:06a décidé,
23:07fin 2025,
23:08de renoncer à son projet
23:09et de trouver un repreneur
23:11avant la fin de l'année.
23:13Depuis cette date,
23:14Sébastien Martin
23:15est pleinement mobilisé
23:16avec les services de Bercy,
23:18avec vous
23:18et avec les élus locaux
23:20qui, encore une fois,
23:21sont évidemment préoccupés
23:22par le sujet.
23:23Un projet sérieux
23:25existe aujourd'hui.
23:26Et ça, c'est la bonne nouvelle.
23:27Celui de deux anciens cadres du site
23:29qui veulent y produire
23:30des matériaux actifs
23:31de cathode.
23:33L'État est prêt
23:34à les soutenir.
23:35Vous le savez,
23:35je vous le redis aujourd'hui,
23:36y compris financièrement.
23:38Deux conditions
23:39doivent être levées
23:40et réunies d'ici là.
23:42D'une part,
23:42un projet financier
23:44solide,
23:44ça va de soi
23:45pour garantir
23:45la pérennité du site.
23:47Et d'autre part,
23:47la sécurisation
23:48de la technologie.
23:50Ce travail est en cours
23:52avec les porteurs de projets
23:53et il doit aboutir
23:54le plus rapidement possible.
23:55On sera donc évidemment
23:56vigilant
23:57à ce que l'accord
23:58conclue rapidement
24:00avec une méthode solide,
24:02les représentants du personnel
24:03pleinement intégrés
24:04et à ce que les mesures
24:06proposées,
24:06bien sûr,
24:07aux salariés,
24:07bien sûr,
24:08soient à la hauteur
24:09des moyens du groupe
24:10et à la hauteur
24:11de ce que vous demandez.
24:13Sébastien Martin
24:13se tient donc évidemment
24:14à votre disposition
24:16pour continuer à travailler
24:17de la manière
24:18la plus active
24:18et la plus concrète possible.
24:19Je vous remercie.
24:20Merci beaucoup Madame la Ministre.
24:22Monsieur le député ?
24:23Non ?
24:24La parole est à présent
24:25à Monsieur Antoine Valentin
24:27pour le groupe UDR.
24:29Merci Madame la Présidente.
24:31Chers collègues,
24:31ma question s'adresse
24:32à Monsieur le Premier ministre.
24:34Je veux d'abord
24:35au nom de mon groupe
24:36avoir une pensée
24:37pour les centaines
24:38d'enseignants agressés,
24:39les pompiers pris pour cible
24:40et les centaines
24:41de gendarmes
24:42et policiers blessés
24:43dans l'exercice
24:43de leurs devoirs.
24:45J'ai évidemment
24:46une pensée de compassion
24:47pour les lycéens
24:48eux aussi blessés.
24:49Monsieur le Premier ministre,
24:51vous avez dit
24:51il y a quelques jours
24:52que la France insoumise
24:53portait une responsabilité
24:54immense dans le chaos
24:56que vit aujourd'hui
24:56notre pays
24:57et je veux vous le dire
24:59sur ce point
24:59vous avez raison.
25:00Les responsables
25:02des centaines
25:03de policiers
25:03et gendarmes agressés
25:05se sont eux
25:05sur les bancs
25:07de la France insoumise.
25:08Les responsables
25:09des pompiers
25:10pris pour cible,
25:11des véhicules incendiés,
25:12des services publics
25:13saccagés,
25:14se sont eux
25:14sur les bancs
25:16de la France insoumise.
25:17Les responsables
25:18des lycéens
25:19blessés et mutilés
25:20sont aussi ceux
25:21qui les ont manipulés,
25:23excités,
25:24dressés contre
25:24les forces de l'ordre
25:25et ce sont encore eux
25:27sur les bancs
25:28de la France insoumise.
25:30Mais monsieur le Premier ministre,
25:32qui a armé politiquement
25:33le bras de la France insoumise ?
25:36C'est vous
25:36et vos alliés
25:37du socle commun.
25:38Il y a deux ans,
25:40quand notre coalition
25:40était aux portes
25:41du pouvoir,
25:43129 candidats
25:44du NFP
25:44se sont retirés
25:45au profit des vôtres
25:46et vous leur avez
25:47rendu l'appareil.
25:49Vous ne pouvez pas,
25:50quand vos sièges
25:51sont en difficulté,
25:52vous alliez
25:53avec la France insoumise
25:54pour ensuite
25:55les désigner
25:56comme vos ennemis politiques
25:57quand la France
25:58s'embrase.
25:59Alors ma question
26:00est simple,
26:00allez-vous comme
26:01vous le demande
26:02Éric Ciotti,
26:02notre président,
26:03en Conseil des ministres,
26:04révoquer le maire
26:05et les filles
26:06de Saint-Denis
26:06et allez-vous
26:07prendre l'engagement
26:08de ne plus jamais
26:09ici vous allier
26:11à Jean-Luc Mélenchon
26:12et ses troupes.
26:14Merci monsieur le député,
26:16la parole est à monsieur
26:17Laurent Nunez,
26:18ministre de l'Intérieur,
26:20s'il vous plaît.
26:26Monsieur le député,
26:28monsieur le député,
26:29monsieur le député,
26:33cessez immédiatement.
26:36Monsieur le ministre.
26:37Madame la Présidente,
26:38mesdames et messieurs
26:39les députés,
26:40monsieur le député,
26:41vous pointez effectivement
26:43un certain nombre
26:44de faits,
26:45de comportements,
26:46parfois même
26:47de présences
26:48d'un certain nombre
26:49de parlementaires
26:49de la France insoumise
26:50dont on a pu considérer
26:52qu'ils incitaient
26:53quelque part
26:54les jeunes
26:55d'une part certes
26:56à manifester
26:57mais parfois même
26:58au regard
26:58de la phraseologie
27:00qui est utilisée
27:01comme de légitimer
27:02la violence,
27:03comme de s'interposer
27:05entre les forces
27:05de sécurité intérieure
27:06et les manifestants.
27:07vous avez raison
27:09de considérer
27:09que peut-être
27:10que ces propos
27:11ont pu inciter
27:12certains jeunes
27:12à basculer
27:13peut-être du côté
27:14de la violence
27:15et c'est pour cela
27:18que systématiquement
27:19et les préfets
27:20ont des instructions
27:20précises en ce sens
27:21nous saisissons
27:22la justice
27:23au titre
27:24de l'article 40
27:25quand il nous semble
27:26que certains propos
27:27peuvent basculer
27:28du côté
27:28de l'incitation.
27:30Moi qui y ai eu
27:31souvent
27:31dans ma carrière
27:32administrative
27:33à instruire
27:34des dossiers
27:34de dissolution
27:36de groupuscules
27:36et autres
27:37parfois
27:38sur ce type
27:39de griefs
27:40sur ce type
27:40de motifs
27:41ont documenté
27:42effectivement
27:43des procédures
27:44de dissolution
27:45de structures.
27:46Vous comprenez bien
27:47que pour une formation
27:48politique
27:48qui a un certain nombre
27:49de parlementaires
27:50au sein de l'hémicycle
27:51nous y allons
27:52avec beaucoup de précautions
27:53et en tout cas
27:55chaque fois
27:56que la justice
27:56peut être saisie
27:57nous la saisirons
27:59de manière absolument
28:00intraitable
28:01et implacable
28:02et c'est ce que nous ferons
28:03monsieur le député
28:04systématiquement.
28:05Merci beaucoup
28:06monsieur le ministre
28:07monsieur le député
28:08Monsieur le ministre
28:09vous n'avez pas répondu
28:10à ma question
28:10vous n'avez que cité
28:12vos états de service
28:13qui ne démontrent
28:14qu'une chose
28:14on peut avoir été
28:15un très grand préfet de police
28:16et être un petit ministre
28:18de l'intérieur.
28:20Monsieur le ministre
28:30Monsieur le député
28:33Monsieur le député
28:35je ne sais pas
28:36si je suis un petit ministre
28:37de l'intérieur
28:37je suis juste un ministre
28:38de l'intérieur
28:39et j'étais un haut fonctionnaire
28:40de la république
28:42je suis un peu inquiet
28:43monsieur le député
28:45quand je vous entends
28:46avoir comme projet
28:48finalement
28:49de dissoudre
28:50ou d'interdire
28:50une formation politique
28:52qui a des représentants
28:53à l'assemblée nationale
28:54et ça monsieur le député
28:56ça c'est inquiétant
28:57alors je suis un ministre
28:59de l'intérieur
28:59soyez à la hauteur
29:01des principes
29:01de la république française
29:04merci beaucoup
29:05monsieur le ministre
29:09la parole est à présent
29:10à monsieur Julien Oudoul
29:11pour le rassemblement national
29:15merci madame la présidente
29:17ma question s'adresse
29:19à monsieur le premier ministre
29:20il y a trois ans
29:22à 6h29 du matin
29:24l'horreur s'abattait
29:26sur Israël
29:26les terroristes du Hamas
29:28déclenchaient
29:29la plus effroyable
29:30entreprise
29:31d'extermination
29:33de juifs
29:33depuis la Shoah
29:34n'oublions jamais
29:36les 1221 victimes
29:38les 5500 blessés
29:40les 243 otages
29:42les femmes violées
29:44en masse
29:44n'oublions jamais
29:46les jeunes du festival
29:47Nova mitraillé
29:49n'oublions jamais
29:50le corps de Chanilouk
29:51désarticulé
29:53à l'arrière d'un pick-up
29:54Nahama Lévy
29:55ligoté
29:56avec le jogging
29:58ensanglanté
29:59les cheveux roux
30:00des enfants bibasses
30:01enlevés
30:02puis assassinés
30:03à main nue
30:03par les barbares
30:04mes chers collègues
30:06n'oublions jamais
30:07nos 51 compatriotes
30:09massacrés
30:10et rendons leur hommage
30:21trois ans
30:22après ces crimes
30:23contre l'humanité
30:24le Hamas
30:25continue d'oppresser
30:26les palestiniens
30:27et de sévir
30:28à Gaza
30:28comme en Cisjordanie
30:30contrairement
30:30aux contre-vérités
30:32prononcées
30:33par Emmanuel Macron
30:33à la tribune
30:34de l'ONU
30:35l'idéologie du Hamas
30:37relayée
30:38par l'extrême gauche
30:38et les filles
30:39s'implante
30:40dans notre pays
30:41en effet
30:42certaines manifestations
30:43lycéennes
30:44et même ce matin
30:45ont été souillées
30:46par un déchaînement
30:47de haine antisémite
30:49et d'apologie
30:49du terrorisme
30:50au Parlement européen
30:52un hommage
30:53aux victimes
30:53du 7 octobre
30:54a été profané
30:55par la députée
30:56LFI
30:57Rima Hassan
30:58pour finir
31:00nous avons appris
31:02que 5 personnes
31:03dont 2 présidents
31:04d'associations
31:05ont été mises
31:06en examen
31:06pour financement
31:07présumé du Hamas
31:08et l'un des dirigeants
31:10a été écroué
31:10hier
31:11ces structures
31:12auraient collecté
31:131,5 million de dollars
31:14pour le groupe islamiste
31:16depuis les attaques génocidaires
31:18alors monsieur le Premier ministre
31:20allez-vous immédiatement
31:21ordonner la dissolution
31:22des associations
31:23qui participent
31:24au financement
31:25d'une organisation
31:26la parole est à madame
31:27la parole est à madame
31:27Aurore Berger
31:28ministre en charge
31:29de la lutte
31:29contre les discriminations
31:31et l'égalité
31:31entre les hommes
31:32et les femmes
31:34merci madame la présidente
31:36mesdames et messieurs
31:37les députés
31:37monsieur le député
31:38la France n'a pas oublié
31:41la France n'a pas oublié
31:42le 7 octobre 2023
31:43parce que la France
31:44ne peut pas
31:45et ne doit pas oublier
31:46les 1200 personnes
31:47qui ont été assassinées
31:49mutilées
31:50les femmes
31:51qui ont été violées
31:52le 7 octobre
31:53de manière méthodique
31:53malgré les dénégations
31:55de beaucoup trop
31:56de personnes
31:57y compris parfois même
31:58dans cet hémicycle
31:58et la France ne peut pas
32:00et ne doit pas oublier
32:01les 51 français
32:02qui ont été assassinés
32:03le 7 octobre
32:04ou dans les jours
32:05qui ont suivi
32:05dans les geôles du Hamas
32:06la France n'a pas oublié
32:08parce que la France
32:08a été le seul pays au monde
32:10à rendre un hommage national
32:12à ceux qui ont perdu la vie
32:13le 7 octobre
32:14le seul pays au monde
32:15à part Israël
32:16évidemment
32:17et c'était le président
32:18de la République
32:18qui a présidé cette cérémonie
32:20j'imagine que vous n'avez
32:21pas oublié cette cérémonie
32:22mais vous avez oublié
32:23de citer le président
32:23de la République évidemment
32:24donc non
32:25la France n'oubliera pas
32:26et la France continuera
32:28à mener un combat
32:28absolument déterminé
32:30un combat évidemment
32:31contre le terrorisme islamiste
32:33qui a frappé sur notre sol
32:34à plusieurs reprises
32:35et la France continuera
32:36à mener le combat
32:37aussi évidemment
32:39et de manière déterminée
32:40contre l'antisémitisme
32:41et monsieur le député
32:42vous comprendrez
32:43qu'évidemment
32:43ni ce gouvernement
32:44ni cette majorité
32:45ne peut recevoir
32:46aucune leçon
32:47sur la lutte
32:47contre l'antisémitisme
32:48d'un parti fondé
32:49par Jean-Paris Le Pen
32:50et d'un parti dirigé aujourd'hui
32:51par Jordan Bardella
32:53merci beaucoup
32:54madame la ministre
32:58la parole est à présent
33:00à madame Caroline Yadon
33:01pour le Compensable
33:02pour la République
33:05merci madame la présidente
33:07madame la ministre
33:07Aurore Berger
33:08trois ans
33:09c'était hier
33:10le 7 octobre 2023
33:12à l'aube
33:13des jeunes dansés
33:14à Nova
33:15dans les kiboutts
33:16des familles dormaient
33:17des enfants se réveillaient
33:18puis l'impensable
33:19a surgi
33:20le Hamas a décapité
33:22brûlé
33:23mutilé
33:23violé
33:24enlevé
33:25assassiné
33:26plus de 1200 personnes
33:28dont 51 français
33:29certaines dates
33:31entrent dans nos vies
33:32et les scindes à jamais
33:33entre un avant
33:34et un après
33:36député des français
33:37établis hors de frange
33:38j'ai recueilli
33:38tant de récits
33:39de nos compatriotes
33:40en Israël
33:41ceux de familles endeuillées
33:42de survivants
33:42de proches d'otages
33:43profondément blessés
33:45mais toujours debout
33:46la haine
33:47elle
33:48n'a pas attendu
33:50pour tant de juifs
33:51à commencer
33:52dès le lendemain
33:53une autre épreuve
33:54avoir été meurtris
33:55puis devoir expliquer
33:57pourquoi ils avaient mal
33:58pleurer leur mort
33:59puis voir leur douleur
34:01relativiser
34:02justifier
34:03subir la haine
34:04puis assister
34:05à cette inversion
34:06accusatoire
34:06qui finit par retourner
34:08le crime
34:08contre ceux
34:09qui l'ont subi
34:10jusqu'à se demander
34:12s'ils doivent rester
34:13ou s'ils doivent partir
34:15je refuse
34:16qu'à l'horreur des crimes
34:17s'ajoutent l'effacement
34:18progressif des juifs
34:19dans notre récit
34:20collectif
34:21je refuse
34:22que la barbarie
34:22soit romantisée
34:24que le terrorisme
34:25islamiste
34:25soit rebaptisé
34:26résistance
34:27que le massacre
34:28de civils
34:30et l'étranglement
34:30d'un bébé
34:31à main nue
34:32soit dissous
34:33dans un contexte
34:34jusqu'à ne plus regarder
34:36le crime
34:36pour ce qu'il est
34:37trois ans après
34:39notre responsabilité
34:40est aussi
34:41de préserver
34:42dans le débat public
34:43madame la ministre
34:43la vérité des faits
34:45et la justesse des mots
34:46alors nous ne céderons
34:47rien
34:48ni à la falsification
34:49du réel
34:50ni à la banalisation
34:51de la haine des juifs
34:52ni à cette accoutumance
34:54qui finit par nous faire
34:55regarder l'inacceptable
34:56sans même plus le voir
34:58madame la ministre
34:59comment notre république
35:00peut-elle encore tenir
35:01pour refuser le mensonge
35:03l'essentialisation
35:04l'humanité
35:05à géométrie variable
35:06et protéger chacun
35:08sans distinction
35:08contre la haine
35:09parce que face à ceux
35:11qui choisissent la mort
35:12nous deux...
35:14Merci madame la députée
35:15la parole est à madame
35:17Aurore Berger
35:17ministre en charge
35:18de la lutte
35:19contre les discriminations
35:32Merci madame la présidente
35:33mesdames et messieurs
35:34les députés
35:36madame la députée
35:36Caroline Yadant
35:37il n'y a pas un mot
35:38à retrancher
35:39à l'exposé
35:40que vous venez de faire
35:41plus qu'une question
35:41c'est un exposé
35:42sur la mémoire
35:43qui ne doit pas
35:44nous échapper
35:45et je crois que
35:46trois ans après
35:46le pire risque
35:47c'est celui-ci
35:48l'amnésie
35:50oublier
35:50oublier ce qui s'est produit
35:52le 7 octobre
35:53oublier les 1200 morts
35:54oublier les 51 français
35:56oublier le point de départ
35:58le point de départ
35:59du 7 octobre
36:00il est unique
36:01des attentats terroristes
36:03perpétrés par une organisation
36:05terroriste
36:05qui est le Hamas
36:06et qui a voulu
36:07exterminer au coeur même
36:09du berceau
36:10et de l'état refuge
36:11qu'est Israël
36:12ne pas être capable
36:13unanimement
36:14de condamner
36:15sur l'ensemble
36:15de ces bancs
36:16ce qui s'est produit
36:17le 7 octobre
36:18est insupportable
36:20et c'est d'autant plus
36:21insupportable
36:22quand vous l'avez dit
36:23ensuite nous sommes pris
36:23d'une part
36:24de paralysie
36:26paralysie face
36:26à l'action
36:27dans le combat
36:28qui doit nous rassembler
36:29sur l'antisémitisme
36:30parce que l'antisémitisme
36:31il n'a pas attendu
36:32aujourd'hui
36:33et trois ans après
36:33il était là
36:34dès le 8 octobre
36:36la France a connu
36:37des attentats terroristes
36:38et le monde entier
36:39était au chevet
36:40de la France
36:41le monde entier
36:42est venu en France
36:43pour aider les français
36:43à se recueillir
36:44face aux morts
36:45qui avaient malheureusement
36:47eu à succomber
36:48nous aurions dû
36:50collectivement
36:50être aux côtés
36:52du peuple israélien
36:53le 7 octobre
36:54et dans les jours
36:54qui ont suivi
36:55et ne jamais accepter
36:56cette inversion accusatoire
36:57qui fait qu'on en vient
36:58même dans le cadre
37:00d'une campagne présidentielle
37:01y compris à gauche
37:03à demander à des français
37:04juifs
37:04de s'excuser
37:05au nom
37:06de ce qui se produirait
37:07à des milliers
37:08de kilomètres
37:09d'ici
37:09alors je le redis
37:10de la manière
37:11la plus solennelle
37:12qui soit
37:12il n'y a pas
37:14un français juif
37:15responsable
37:16de la situation
37:17à Gaza
37:17il n'y a pas
37:18un français juif
37:19qui a à s'excuser
37:20pour ce qui se passe
37:21à des milliers
37:21de kilomètres
37:22de son pays
37:23et il n'y a pas
37:23un français juif
37:24surtout
37:24qui doit douter
37:25de sa place
37:26dans son pays
37:27dans notre pays
37:28la France
37:29merci madame la ministre
37:32la parole est à présent
37:34madame Mathieu Lignet
37:35pour la France Insomnie
37:38merci madame la présidente
37:40monsieur le premier ministre
37:42les victimes des pesticides
37:43ne veulent plus mourir
37:45en silence
37:45agriculteurs
37:47agricultrices
37:48victimes de pesticides
37:49malades du cancer
37:50professionnels de santé
37:52citoyens
37:52citoyennes
37:53ce samedi
37:54nous étions 15 000
37:55pour dire stop
37:56aux pesticides
37:57une mobilisation
37:59à quelques mètres
38:00de l'usine Syngenta
38:01premier producteur mondial
38:03de pesticides
38:04les pesticides
38:05tuent
38:06tout comme l'absence
38:07d'ambition politique
38:08pour en sortir
38:09en 35 ans
38:10le nombre de malades
38:12du cancer
38:12a doublé en France
38:13près de la moitié
38:15des agriculteurs
38:15du monde
38:16sont empoisonnés
38:17chaque année
38:176 cancers
38:19sont en progression
38:20chez les 15-39 ans
38:21les enfants
38:22sont aussi victimes
38:23vous avez entendu parler
38:25des clusters
38:26de Sainte-Pazanne
38:27et La Rochelle
38:27des bébés
38:29sont contaminés
38:30in utero
38:31comme Amy
38:32décédé à 11 ans
38:33d'une leucémie
38:34la France
38:35a le record
38:36du monde
38:37du cancer du sein
38:38pendant Octobre Rose
38:40est-ce qu'on dit
38:41aux femmes
38:41que leur cancer
38:42peut être la conséquence
38:43d'une exposition
38:44aux pesticides
38:45nous sommes tous
38:46contaminés
38:47et que fait
38:48votre gouvernement
38:49vous soutenez
38:51la réintroduction
38:52de deux néonicotinoïdes
38:53dont l'acétamipride
38:55qui peut nuire
38:55au fœtus
38:56vous soutenez
38:57le projet européen
38:59Omnibus
39:00qui prévoit
39:00d'assouplir
39:01la réglementation
39:02sur les pesticides
39:03vous êtes
39:04les alliés
39:05des lobbies
39:05du cancer
39:09et ce n'est pas
39:10le rose
39:11qui interdit
39:12le poison
39:12le cancer
39:14est une maladie
39:14politique
39:15alors pour stopper
39:16l'épidémie de cancer
39:17il faut des actes
39:18politiques
39:19rendez-vous
39:20le 29 octobre
39:21lors de la niche
39:22parlementaire
39:23de la France
39:23insoumise
39:24pour stopper
39:25la réautorisation
39:26de l'acétamipride
39:27et du flux
39:28piradifuron
39:28merci beaucoup
39:31madame la députée
39:33la parole est à madame
39:34Annie Gennevard
39:35ministre en charge
39:36de l'agriculture
39:40merci madame la présidente
39:42mesdames et messieurs
39:43les députés
39:44madame la députée
39:45Mathilde Vigné
39:45j'essaie de me représenter
39:47ce que pensent
39:48aujourd'hui
39:48s'ils vous écoutent
39:50les agriculteurs
39:51que vous accusez
39:52d'être des empoisonneurs
39:54et d'être responsables
39:56de tous les cancers
39:57dont souffrent
39:58nos compatriotes
39:58le gouvernement
40:00est engagé
40:01très clairement
40:02le gouvernement
40:03est engagé
40:04très clairement
40:05dans une stratégie
40:06de réduction
40:07des produits
40:08phytosanitaires
40:09et vous le savez
40:10le plan
40:11éco-phyto
40:12qui a été initié
40:13par Michel Barnier
40:14dont je veux
40:15saluer l'initiative
40:16et que le premier
40:18ministre
40:18soutient
40:19et encourage
40:20porte ses fruits
40:21je vous rappelle
40:23simplement
40:23qu'éco-phyto
40:24vise à diminuer
40:25de 50%
40:26d'ici 2030
40:27les produits
40:28phytosanitaires
40:29chimiques
40:30et nous y sommes
40:31quasiment
40:32nous y sommes
40:34quasiment
40:34moins 50%
40:36rendez justice
40:37aux agriculteurs
40:39qui ont modifié
40:40leurs pratiques
40:41agricoles
40:42pour remplir
40:43ce rôle
40:43le Parsada
40:45le dispositif
40:47Parsada
40:48vise à sortir
40:50certaines productions
40:51de l'usage
40:52des produits
40:52phytos
40:53le Pram
40:54également
40:55vise à massifier
40:57des pratiques
40:57vertueuses
40:58donc il ne faut pas
40:59raconter
41:00n'importe quoi
41:01et laisser à penser
41:02que ce gouvernement
41:03que ce gouvernement
41:05n'est pas engagé
41:08résolument
41:09dans la diminution
41:11l'usage
41:11des produits
41:12phytosanitaires
41:13quant aux substances
41:15que la loi d'urgence
41:16a réintroduite
41:17je vous rappelle
41:18que c'est une décision
41:19des parlementaires
41:20et que cela se fera
41:22et que cela se fera
41:24sous l'égide
41:25d'organismes scientifiques
41:27dont vous ne cessez
41:28de prendre
41:29à juste titre
41:30la défense
41:30comme je le fais
41:31l'ANCE
41:32Céline Rae
41:33parole à la science
41:35mesdames et messieurs
41:36les députés
41:36mettons un peu
41:38de raison
41:39de rationalité
41:40dans ce débat
41:41merci
41:42merci beaucoup
41:43madame la ministre
41:44madame la députée
41:47le national n'a jamais voté
41:48le retour de l'acétamipride
41:50je n'accuse pas
41:50les agriculteurs
41:51ce sont les premières victimes
41:52le cancer a brisé des vies
41:54il ne brisera pas nos voix
41:56pour nous c'est
41:56octobre colère
41:59merci
42:00la parole est à présent
42:02monsieur Sébastien
42:02Saint-Pasteur
42:03pour le groupe socialiste
42:07merci madame la présidente
42:08monsieur le premier ministre
42:09pour poser cette question
42:11je me suis inspiré
42:11de votre méthode
42:12je n'ai donc pas vraiment
42:14préparé
42:14pas vraiment tenté
42:15d'anticiper
42:16je n'ai donc pas
42:17de formule
42:18choc
42:18pour évoquer
42:19les 50 000 enfants
42:20sans EESH
42:21à la rentrée 2025
42:23alors qu'ils y avaient droit
42:24soit 34% de plus
42:26qu'en 2024
42:27derrière ces enfants
42:28il y a des parents
42:29principalement des mères
42:31qui réduisent
42:32ou cessent
42:33leur activité professionnelle
42:34pour pallier
42:34les défaillances
42:35de l'école inclusive
42:35monsieur le ministre
42:37de l'éducation nationale
42:38s'était engagé
42:39à communiquer les chiffres
42:40de la rentrée 2026
42:41nous les attendons toujours
42:42vous n'avez pas tenu parole
42:44votre crédibilité
42:45est pourtant importante
42:47dans le moment présent
42:47pas de citation
42:49affûtée non plus
42:50pour parler
42:51des prêts
42:51de 10 millions d'aidants
42:52dont beaucoup
42:53doivent chaque jour
42:54concilier leur travail
42:55et l'accompagnement
42:56d'un proche
42:57hier c'était
42:58la journée nationale
42:59des aidants
43:00face à l'épuisement
43:01des familles
43:02et au vieillissement
43:02de la population
43:03on peut constater
43:04que ce sujet
43:05n'a pas fait grand bruit
43:06malgré son importance
43:07près d'un salarié
43:08en situation d'aidant
43:09sur deux
43:10s'est vu prescrire
43:10un arrêt maladie
43:11dans l'année
43:12soit 10 points de plus
43:13que l'ensemble des salariés
43:14vous voulez lutter
43:15contre les arrêts maladie
43:16avant de soupçonner
43:18les abus
43:19regardez l'épuisement
43:20avec mon collègue
43:21Pierrick Courbon
43:22nous avons préparé
43:23une proposition de loi
43:24pour mieux soutenir
43:25les salariés aidants
43:27c'est une première étape
43:29mieux les soutenir
43:30c'est leur permettre
43:31de rester dans l'emploi
43:32prévenir l'épuisement
43:33et éviter que l'aide
43:34apportée à un proche
43:34ne se paie de leur propre santé
43:36Monsieur le Premier ministre
43:37les aidants tiennent debout
43:38une part essentielle
43:39de notre solidarité
43:40mais jusqu'à quand
43:41pourront-ils tenir
43:42sans eux-mêmes
43:42être mieux soutenus
43:43vous engagez-vous
43:44à soutenir cette proposition
43:45de loi
43:46et à permettre son inscription
43:47à l'ordre du jour
43:47tant le sujet est important
43:51Merci Monsieur le député
43:52la parole est à Madame Camille
43:54Gaillard-Migné
43:55ministre en charge
43:56de l'autonomie
43:56et des personnes handicapées
43:58Merci Madame la Présidente
44:01Mesdames et Messieurs les députés
44:02Monsieur le député
44:03Sébastien Saint-Pasteur
44:05tout d'abord vous rappelez
44:06effectivement que
44:07560 000 enfants
44:08en situation de handicap
44:09sont scolarisés
44:10au sein de nos écoles
44:12ce qui représente
44:133,3% d'enfants de plus
44:16le nombre d'AESH
44:17vous avez raison de rappeler
44:18le rôle important
44:19qu'elles ont au sein de l'école
44:20c'est 140 000 aujourd'hui
44:21et c'est trois fois plus
44:23qu'en 2017
44:24puisque celles-ci
44:25sont votées effectivement
44:26davantage chaque année
44:27au regard des besoins
44:28et c'est normal
44:29sur les chiffres
44:30permettez-moi de vous donner
44:32les chiffres de cette année
44:33puisque effectivement
44:34ça a été demandé
44:35et la réponse peut vous être donnée
44:37ce sont aujourd'hui
44:3835 000 enfants
44:39qui ont été notifiés
44:41qui aujourd'hui
44:42ne sont pas accompagnés
44:44aujourd'hui
44:44et c'est 33%
44:46c'est un tiers de moins
44:47que l'année dernière
44:48précisément
44:49compte tenu des recrutements
44:50et de l'accompagnement
44:51qui est fait aux enfants
44:52vous le savez
44:53c'était une priorité
44:54c'était énoncé
44:54la conférence nationale
44:55et le handicap
44:56que chaque enfant
44:56soit un élève
44:57de notre république
44:58et c'est pourquoi
44:59les recrutements
45:00des ASVSH continuent
45:01il y en a eu
45:021 700 cette année
45:03il y en aura 1 300
45:03l'année prochaine
45:04et vous savez aussi
45:05qu'on continue à développer
45:06les pôles d'appui
45:06à la scolarité
45:07qui constituent
45:08une véritable solution
45:09importante
45:10avec ce duo
45:10éducateur
45:11et éducateur
45:13et médico-social
45:14qui sont dans les écoles
45:15pour apporter des solutions
45:16au plus près des enseignants
45:17vous avez apporté aussi
45:19une lumière sur les aidants
45:20et merci d'avoir fait
45:20au lendemain de la journée
45:21vous dire que
45:22notamment il y a des jeunes aidants
45:24dont on parle beaucoup moins aussi
45:25avec une action de sensibilisation
45:27qu'on doit faire auprès des enseignants
45:28pour que ces jeunes aidants
45:28soient reconnus
45:29dans leur scolarité
45:30et sur les aidants salariés
45:32vous avez rappelé le chiffre
45:34aujourd'hui
45:34c'est 9 millions
45:36de personnes aidantes
45:37dont 68%
45:38sont des salariés
45:39on peut rappeler
45:40aujourd'hui
45:40qu'il y a le congé proche aidant
45:41il y a la JPP
45:42l'allocation journalière
45:44pour les proches aidants
45:46mais aussi
45:47et vous l'avez dit
45:48dans votre proposition de loi
45:50des propositions
45:50que nous allons regarder
45:51il y a une mission
45:52de l'IGAS
45:52qui justement travaille
45:53va être à démarrer
45:55sur les travailleurs aidants
45:56il y a un dialogue
45:57qui commence
45:57avec les organisations syndicales
45:58donc nous regarderons
45:59avec attention
46:00le contenu
46:00de notre proposition de loi
46:03merci beaucoup
46:04madame la ministre
46:05monsieur le député
46:06oui tout n'est pas anticipable
46:07mais l'évolution démographique
46:09démographique
46:10la montée en puissance
46:10de l'école inclusive
46:11c'est assez triste
46:12de devoir poser
46:13une question au gouvernement
46:14pour avoir des réponses
46:15après plusieurs courriers
46:16il y a des milliers de familles
46:17c'est des enfants sans solution
46:19donc très clairement
46:20l'impréparation est une marque
46:22de fabrique
46:22de votre action
46:23je le regrette
46:24merci monsieur le député
46:26la séance des questions
46:27au gouvernement est terminée
46:28la séance est suspendue
46:29jusqu'à 15h
46:30merci à tous
46:50merci à tous
47:20merci à tous
47:50merci à tous
48:20merci à tous
48:50merci à tous
49:20merci à tous
49:50merci à tous
49:52merci à tous

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