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Les ministres ont répondu aux députés à l’Assemblée nationale, lors de la séance des Questions au gouvernement, ce mardi 19 mai.
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00:00:00Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier Ministre, nos entreprises n'ont pas déclenché la guerre au Moyen-Orient, mais
00:00:07ce sont elles qui en payent aujourd'hui la facture.
00:00:10En effet, depuis le mois de février, le détroit d'Hormuz est fermé. Ce point de passage par lequel transiter
00:00:15environ un quart du pétrole mondial est aujourd'hui infranchissable et rien n'annonce un retour à la normale.
00:00:21Disons les choses simplement, cette crise risque malheureusement de s'installer et notre économie devra apprendre à vivre avec.
00:00:28Le baril de pétrole est passé de plus de 70 dollars avant la guerre à plus de 100 dollars aujourd
00:00:33'hui. Le prix du gaz, lui, a encore augmenté de plus de 15% au 1er mai et notre croissance
00:00:38des affragiles en paye le prix.
00:00:41Derrière ces chiffres, il y a des entreprises, des pans entiers de notre économie et surtout le quotidien de celles
00:00:47et de ceux qui travaillent l'agriculture,
00:00:49où la flambée des engrais conduit certains à différer leurs achats en espérant un répit qui tarde à venir.
00:00:56La pêche, où l'énergie peut représenter plus d'un tiers des coûts. Le transport routier et les taxis, où
00:01:02chaque plein rogne des marges déjà bien minces.
00:01:05Le bâtiment, où les prix changent en quelques jours au point qu'un artisan ne peut plus établir un devis
00:01:10fiable.
00:01:10Partout, ce qui a été engagé hier se paie aujourd'hui sur les marges et demain sur l'emploi.
00:01:15Car aujourd'hui, la vraie question, c'est comment investir, embaucher, s'engager quand personne ne sait ce que coûtera
00:01:22un plein de carburant ou une tonne d'engrais dans 15 jours.
00:01:25A chaque nouvelle crise, le constat se répète. Notre économie redécouvre sa vulnérabilité et ce sont toujours les mêmes qui
00:01:32en payent le prix.
00:01:34Ainsi, monsieur le Premier ministre, ma question est simple et je la pose pour eux.
00:01:40A l'agriculteur qui n'ose plus commander ses engrais, au pêcheur qui calcule chaque sortie en mer, à l
00:01:46'artisan qui ne sait plus chiffrer son prochain chantier,
00:01:49que répond l'Etat concrètement pour qu'il puisse continuer à travailler ? Je vous remercie.
00:01:56Merci beaucoup, monsieur le Président. La parole est à monsieur le Premier ministre.
00:02:00Merci, madame la présidente de l'Assemblée nationale.
00:02:01Mesdames et messieurs les députés, monsieur le Président, monsieur le ministre Marc Angéli,
00:02:06l'Etat répond évidemment qu'on n'abandonnera aucun des métiers que vous avez listés dans votre question au gouvernement
00:02:11et pour cause parce que c'est la philosophie de notre accompagnement depuis le début
00:02:14qui est un accompagnement à l'activité.
00:02:17Je vais y revenir dans un instant avec un soutien ciblé.
00:02:20Merci d'avoir refait le lien avec la géopolitique parce que parfois dans notre vie politique,
00:02:24on finit par isoler ce qui se passe de manière domestique avec les grands conflits qui nous guettent.
00:02:30Et je l'avais dit au Président Marc Fénaud il y a de cela 15 jours ou 3 semaines,
00:02:34malheureusement cette géopolitique s'est installée dans le réservoir des Françaises et des Français
00:02:38et malheureusement nous le voyons, sous une forme ou sous une autre, cela va durer.
00:02:44Il ne faut pas mentir aux Françaises et aux Français,
00:02:46les guerres hybrides ou malheureusement les guerres plus directes vont se multiplier.
00:02:51Et donc évidemment nous payons cash nos dépendances en la matière.
00:02:54Vous l'avez dit vous-même, à chaque crise ce sont toujours les mêmes qui paient.
00:02:59C'est vrai, même si heureusement, si j'ose dire, par rapport à la guerre en Ukraine,
00:03:04ce n'est pas complètement la même problématique, le même enjeu que nous avons devant nous
00:03:07parce que la guerre en Ukraine présentait une crise de volume, d'accès à l'énergie, d'accès au gaz,
00:03:13là où cette crise du transport maritime, pour l'instant,
00:03:16et heureusement les infrastructures de production de pétrole n'ont pas été touchées autant qu'on pouvait le redouter au
00:03:23début du conflit,
00:03:24fait que nous avons une crise d'une inflation importée sur l'énergie.
00:03:29En tout cas, tous les scénarios sont sur la table sur le terrain géopolitique
00:03:33et je veux le dire à travers vous, aux Françaises et aux Français,
00:03:35malheureusement la reprise des combats.
00:03:37Et de cela, évidemment, il faut nous y préparer.
00:03:41La deuxième des choses, et je sais que votre groupe y est attentif,
00:03:46c'est l'impact sur les finances publiques.
00:03:48Là aussi, cette chose-là, parfois, est mise un peu rapidement de côté
00:03:51parce que les taux d'intérêt, parce que l'activité, madame la ministre des Armées,
00:03:55de nos forces armées en opération extérieure sur l'ensemble de la zone,
00:04:00inévitablement crée des dépenses, des impacts sur les finances publiques
00:04:03qui n'étaient évidemment pas prévues lorsque nous avons voté le budget.
00:04:06Mais une fois de plus, c'est une guerre et je pense que les 6 milliards d'euros que nous
00:04:09avons documentés
00:04:10devront être remis à jour, évidemment, dans les temps qui viendront.
00:04:14Cela va sans dire, on y reviendra en transparence.
00:04:17Ensuite, pour répondre plus précisément à votre question.
00:04:20Depuis le début, mon obsession, celle du gouvernement, à titre personnel,
00:04:24mon obsession est de faire en sorte que des pans entiers de l'activité économique du pays
00:04:29ne se mettent pas aux arrêts.
00:04:31Les pêcheurs sont toujours l'exemple le plus facile à expliquer.
00:04:35Nos amis pêcheurs font un calcul coût avantage.
00:04:37Soit il y a une rentabilité à sortir, les bateaux prennent la mer,
00:04:40soit il n'y a pas de rentabilité à sortir, les bateaux restent à quai.
00:04:43Et l'ensemble de cette philosophie est celle qui nous a guidés pour les transporteurs,
00:04:47pour le BTP, pour les agriculteurs.
00:04:49Après la crise dure, je le disais, il va falloir se mettre à l'échelle aussi,
00:04:53soit par filière, soit en fonction évidemment de métiers nouveaux qui pourraient être concernés.
00:04:58Nous sommes en train de mettre une dernière main, si j'ose dire, à ces différentes annonces.
00:05:02Ensuite, ça pose la question, monsieur le ministre, au fond de la dynamisme de notre activité
00:05:08et donc aussi de la croissance qu'on est en droit d'espérer, en tout cas d'aller chercher pour
00:05:13cette année 2026.
00:05:15On est seulement au mois de mai, il y a des choses qu'on ne maîtrise pas, il y a
00:05:18des choses qu'on maîtrise.
00:05:19On le voit bien, on a des filières économiques qui tirent notre croissance vers le haut.
00:05:25La défense, et merci pour la manière dont les débats se sont déroulés dans cet hémicycle,
00:05:29pour la loi de programmation militaire, on ne peut pas ne pas voir que la défense
00:05:33ou dans sa dualité l'aéronautique va largement participer au soutien de cette activité.
00:05:39La communication, les secteurs de l'innovation et puis l'énergie.
00:05:43Et heureusement que nous avons pris le décret pour la programmation pluriannelle pour l'énergie.
00:05:48Heureusement que notre parc nucléaire aujourd'hui produit beaucoup plus en disponibilité
00:05:52que pendant la guerre en Ukraine parce que c'est un des éléments d'amortissement de cette crise
00:05:56que beaucoup de partenaires européens évidemment n'ont pas et d'autres pays dans le monde.
00:06:00Ensuite on a des filières qui sont tangentes.
00:06:03J'en cite que deux, il y en a d'autres.
00:06:06J'en cite que deux, l'agriculture et le logement.
00:06:09Pourquoi tangent ? Parce que la capacité à produire est là.
00:06:13Pourquoi tangent ? Parce que malheureusement le coût des intrants,
00:06:15et pas que le GNR, pas que le rouge, mais les engrais vous l'avez cité,
00:06:19et l'ensemble des matériaux dérivés du pétrole, le plastique, pour ne citer évidemment que celui-là,
00:06:25mais il y en a d'autres en dérivé plus lointain,
00:06:27crée évidemment une inflation qui peut être contagieuse.
00:06:30Mais je dis tout de suite, mais il ne faut pas que certains secteurs en profitent justement
00:06:34pour jouer de cette inflation.
00:06:36Aujourd'hui nous devons constater uniquement une inflation sur ces coûts dérivés des produits du pétrole.
00:06:43Et pas autre chose.
00:06:43Et le ministre Serge Papin a reçu une mission de ma part justement pour bien clarifier l'ensemble des impacts
00:06:51de prix sur les filières.
00:06:53Et le BTP évidemment est au cœur de ces préoccupations.
00:06:57Ensuite vous avez une filière dont on parle peu, qui elle est très fortement exposée en ce moment,
00:07:02et sur laquelle je demandais au ministre Lescure et Martin de me faire rapidement des propositions.
00:07:07C'est la chimie, qui est un secteur industriel important dans notre pays,
00:07:11qui compte dans bon nombre des circonscriptions qui sont ici,
00:07:13et sur lesquelles évidemment l'exposition est très importante.
00:07:17Je ne veux pas être plus long, mais on le voit bien qu'on ne peut pas se comparer à
00:07:21la crise du Covid.
00:07:21Et pour cause, le pays tourne.
00:07:24On ne peut pas se comparer...
00:07:26Merci pour votre dignité.
00:07:28On ne peut pas se comparer à...
00:07:37Même quand un sujet est grave, mesdames et messieurs les députés de la France Insoumise,
00:07:42vous allez chercher la querelle et le désordre.
00:07:46Merci pour votre contribution au désordre, une fois de plus, dans cet hémicycle.
00:07:59Mais puisque vous me tendez la perche...
00:08:00Allez, s'il vous plaît.
00:08:02...et que souvent la classe politique n'a pas toujours une bonne mémoire,
00:08:06je rappelle que celles et ceux qui se sont succédés sur les plateaux de télévision à l'automne et à
00:08:12l'hiver dernier,
00:08:13et qui ont expliqué droit dans les yeux, en montant aux Françaises et aux Français,
00:08:16qu'on pouvait ne pas avoir de budget et que nous pouvions rester en loi spéciale,
00:08:22mettant la pression sur l'ensemble des groupes politiques de cet hémicycle
00:08:25pour qu'il n'y ait pas de budget.
00:08:27S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas d'aide.
00:08:29S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas d'accompagnement,
00:08:32ni pour les pêcheurs, ni pour les agriculteurs, ni pour le BTP, ni pour les transporteurs.
00:08:38S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas de loi de programmation militaire.
00:08:41S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas eu une niche de relance pour le
00:08:44logement.
00:08:44Non, halte à votre cynisme.
00:08:46Ce sont des guerres qui menacent la sécurité des Françaises et des Français,
00:08:50des Européens, notre économie.
00:08:52Maintenant, il est temps d'être patriote, d'avoir le canne des vieilles troupes
00:08:55et enfin de traiter les problèmes à la racine.
00:09:00Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre.
00:09:03Monsieur le Président.
00:09:07Merci, Monsieur le Premier ministre, pour cette réponse complète.
00:09:11Très important, ce que vous avez dit dès le début.
00:09:13Il faut que nos concitoyens, il faut que nos compatriotes sachent que cette crise va durer.
00:09:17Ils ont besoin de visibilité.
00:09:18L'activité économique a besoin de visibilité.
00:09:20Et peut-être davantage de calme dans l'hémicycle aussi.
00:09:23Merci beaucoup.
00:09:26La parole est à présent à Madame Sarah Legrin pour la France Insoumise.
00:09:31Présidente, Ministre, ce dimanche à Cannes, Maxime Saada, patron de Canal+,
00:09:36se défendant de tout crypto-fascisme, nous a fait une démonstration de fascisme à découvert.
00:09:41Comédienne, cinéaste, projectionniste, monteuse, régisseur, sera punie quiconque figure sur la liste noire de Bolloré,
00:09:49quiconque ose critiquer la concentration à l'oeuvre dans toute la chaîne du cinéma.
00:09:53Un cinéma qui dépend toujours plus de Canal à cause de l'asphyxie de l'audiovisuel public et des collectivités
00:09:59locales organisées par votre gouvernement.
00:10:02Monsieur le Premier ministre, je ne poserai pas de questions car je n'attends rien de vous.
00:10:07Je n'attends rien de ceux qui laissent un milliardaire réactionnaire étendre sa main mise sur le cinéma, les médias,
00:10:13l'édition, les festivals,
00:10:15dans une OPA sur nos imaginaires.
00:10:16De ceux qui laissent publier le rapport à l'oncle, qui laissent l'extrême droite mentir sur le financement du
00:10:21cinéma
00:10:21et obtenir par le harcèlement la suspension d'un fonds d'aide à la création.
00:10:25Qui laissent se multiplier les atteintes à la liberté de création et abandonnent les travailleurs de l'art aux haines
00:10:30racistes, sexistes et LGBTphobes.
00:10:33Je n'attends rien de ceux qui déroulent eux-mêmes le tapis rouge au fascisme,
00:10:37en faisant virer des humoristes, perquisitionner des libraires, interdire des concerts de Médine,
00:10:41des films sur la Palestine et des Free Party, tout en laissant le canon français semer la terreur dans le
00:10:46pays.
00:10:47Il y a trois ans, la Macronie reprochait à la palme d'or son discours contre la réforme des retraites.
00:10:53Maintenant, vous dites aux artistes engagés contre l'extrême droite de se consacrer à leur art plutôt qu'à faire
00:10:59de la politique.
00:11:00Alors ne vous en déplaise, l'art est politique.
00:11:02Cannes et le CNC, au nid des amis de Trump et de Mélanie, sont nés de la résistance à la
00:11:08mostra fasciste
00:11:08et à l'impérialisme culturel américain.
00:11:10La liste des résistants s'allonge.
00:11:13Ils et elles façonnent une culture libre, populaire, émancipatrice,
00:11:16à milieu du puits du fou et autres fantasmes rances.
00:11:19Une culture vivante qui bat au rythme de la nouvelle France.
00:11:23Dans moins d'un an, le peuple de France respirera de nouveau.
00:11:25Avec Jean-Luc Mélenchon, nous démantèlerons l'Empire Bolloré
00:11:27et reconstruirons le service public de la culture pour toutes et tous.
00:11:32Merci Madame la députée.
00:11:38La parole est à Madame Catherine Pégard, ministre de la Culture.
00:11:55Madame la Présidente, Madame la députée,
00:11:59j'aurais préféré vous parler de l'énorme succès du cinéma de Cannes,
00:12:03de la richesse de la programmation française qui s'y affiche avec plus de 60 films
00:12:09et des fabuleux artistes qu'on y rencontre.
00:12:12Mais j'ai aussi entendu l'émotion, l'inquiétude qui s'exprime dans le secteur du cinéma
00:12:18comme elles se sont exprimées dans le secteur du livre récemment.
00:12:22Ces réactions nous disent que nous partageons au moins une même conviction.
00:12:26La culture est le lieu du débat.
00:12:29Nous sommes un pays de culture, nous l'aimons sous toutes ses formes
00:12:33et nous la voulons diverse, éclectique et respectée.
00:12:36Dans cette économie ambitieuse et fragile,
00:12:41Canal Plus a eu une place importante en finançant aujourd'hui environ un film français sur deux.
00:12:47Les premiers films, le cinéma indépendant et bien d'autres.
00:12:51Ils participent de cette diversité de notre cinéma
00:12:54à laquelle nous devons, oui, nous devons veiller collectivement.
00:12:59La place majeure de cette entreprise dans le cinéma lui donne une voix qui compte.
00:13:03Je regrette que la réponse, disproportionnée à tout le moins,
00:13:08apportée aux inquiétudes bien réelles qui se sont exprimées, les avives alors.
00:13:13Alors même que les films sélectionnés aujourd'hui
00:13:17devraient démentir les craintes par la variété des récits ou des imaginaires
00:13:22dans lesquels ils nous entraînent.
00:13:24La France est un grand pays de cinéma.
00:13:27Notre filière du cinéma est une magnifique réussite culturelle et industrielle
00:13:32qui participe de l'attractivité de notre pays et de notre souveraineté culturelle.
00:13:39Nos industries culturelles ne doivent pas être instrumentalisées à des fins politiques.
00:13:45Madame la députée, je crois que vous serez d'accord pour dire avec moi
00:13:49que nous ne devons pas être les jeux de polémiques
00:13:53qui fragilisent une de nos plus belles réussites
00:13:55en attaquant semaine après semaine ces différents piliers
00:14:01accusés d'être au service d'idéologie politique.
00:14:04Je vous remercie.
00:14:05Merci beaucoup, Madame la Ministre.
00:14:09La parole est à présent à Monsieur Mathieu Bloch pour le groupe UDR.
00:14:16Merci, Madame la Présidente.
00:14:18Ma question s'adresse à Monsieur le ministre de l'Education nationale.
00:14:22Monsieur le ministre, depuis mercredi dernier,
00:14:25des milliers de nos compatriotes ont découvert l'abandon,
00:14:28le film qui retrace les 11 derniers jours de la vie de Samuel Paty.
00:14:31Ils en ressortent bouleversés, édifiés par la succession des renoncements
00:14:37qui ont conduit un professeur courageux à mourir seul,
00:14:42abandonné par la République.
00:14:43La mémoire de Samuel Paty s'impose à votre administration,
00:14:47Monsieur le ministre, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.
00:14:50Sa mémoire et celle de tous ceux tombés à cause de la barbarie islamiste
00:14:55s'imposent aussi à tous et surtout à notre jeunesse.
00:14:59Or, que constatons-nous ?
00:15:01En marge du festival de Cannes, un soutien affiché de Jean-Luc Mélenchon
00:15:05a ricané de la mort de Samuel Paty,
00:15:09jugeant ce film dangereux, car il stigmatiserait nos compatriotes musulmans.
00:15:15Sur les réseaux sociaux, dans nos lycées,
00:15:18on observe le même refus de regarder la menace islamiste en face.
00:15:23Il faut dire à nos jeunes que la peur de cet amalgame est elle-même un piège mortel,
00:15:29car nier la vérité par crainte de l'amalgame,
00:15:31c'est offrir aux islamistes leur meilleure arme, notre propre lâcheté intellectuelle.
00:15:37Et ceux qui, à la France insoumise, cultivent délibérément cette confusion
00:15:41pour ne pas perdre de voix, seront comptables devant l'histoire des radicalisations
00:15:46qu'ils auront eux-mêmes contribué à nourrir.
00:15:51Les Français, eux, collègues insoumis, savent parfaitement distinguer l'islam et l'islamisme.
00:15:58La grande majorité de nos compatriotes musulmans le vivent eux-mêmes comme une évidence.
00:16:03Réarmer moralement notre jeunesse est une urgence,
00:16:07car une jeunesse que l'on prive de vérité, on ne la protège pas,
00:16:10on la livre à l'obscurantisme et à la radicalisation.
00:16:14Monsieur le ministre, ma question est simple,
00:16:16allez-vous ordonner la projection de ce film dans nos collèges,
00:16:20dans nos lycées, pour réarmer moralement notre jeunesse ?
00:16:23La parole est à madame Sabrina Roubache,
00:16:26ministre en charge de la formation professionnelle et déléguée
00:16:29auprès du ministre de l'Education nationale.
00:16:31Merci, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés,
00:16:34monsieur le député Bloch, permettez-moi de répondre en lieu et place
00:16:38du ministre de l'Education nationale qui est retenu au G7,
00:16:41au G7 des ministres d'Education nationale.
00:16:44Donc le ministre, évidemment, a vu ce film avec son équipe
00:16:47et comme n'importe quel membre de la communauté éducative,
00:16:52comme la totalité des Français qui iront voir ce film,
00:16:55il en est ressorti, évidemment, profondément ému.
00:16:59Ce film a le mérite rare de la justesse de ton.
00:17:04Il révèle Samuel Paty dans sa pleine humanité,
00:17:06dans ce qu'il était, un homme professeur tout en le faisant entrer
00:17:10dans une sorte d'éternité collective.
00:17:13Celle des figures qui nous rappellent que l'école
00:17:15est ce que l'école a de plus précieux et à la fois de plus fragiles.
00:17:20C'est aussi le film qui retrace, de manière rigoureuse et équilibrée,
00:17:25l'engrenage délétère et progressif qui a conduit
00:17:27à cet attentat terroriste islamiste.
00:17:30Il documente, il explique, sans jamais céder ni à la simplification,
00:17:35ni à la complaisance.
00:17:37Monsieur le député, à partir de là, l'équipe du film a préparé
00:17:41un projet pédagogique qui est actuellement en cours de travail
00:17:44au sein de l'éducation nationale,
00:17:46afin d'être mis à disposition des professeurs
00:17:48qui souhaiteront l'utiliser pour accompagner leurs élèves.
00:17:53La liberté pédagogique, et vous me l'accorderez, est un trésor,
00:17:57moi qui ai produit tant de films, notamment sur le phénomène de radicalisation.
00:18:02C'est cette liberté que défendait Samuel Paty,
00:18:06et c'est celle de chaque enseignant.
00:18:08C'est au nom de cette liberté pédagogique qui s'impose à nous,
00:18:12qu'il convient d'encourager à aller voir ce film,
00:18:14mais non de l'obliger.
00:18:16Je vous remercie.
00:18:16Merci beaucoup, Madame la Ministre.
00:18:20La parole est à présent à Monsieur Gaëtan Dussossé
00:18:24pour le Rassemblement National.
00:18:27Ma question s'adresse à Monsieur le Ministre du Travail.
00:18:30Objectif plein emploi, taux de chômage en dessous des 5%,
00:18:33voilà la promesse que tenait Emmanuel Macron
00:18:35alors candidat à l'élection présidentielle de 2017.
00:18:38Encore une promesse que la Macronie ne respectera pas
00:18:42même au bout de 10 ans.
00:18:43Pour le cinquième trimestre consécutif,
00:18:45le taux de chômage augmente dans notre pays
00:18:47et place même désormais la France
00:18:48dans le top 5 des pays européens
00:18:50avec le plus fort taux de chômage
00:18:52qu'elle prouesse du Mozart de la finance.
00:18:54Le pire, et vous le savez pertinemment,
00:18:56c'est que ce taux de chômage à 8,1%
00:18:58est la statistique la plus basse en réalité
00:19:01de la réalité du chômage dans notre pays.
00:19:03Parce qu'elle ne prend pas en compte
00:19:04les 1,9 millions de Français
00:19:06qui sont dans le halo du chômage.
00:19:07Parce qu'elle ne prend pas en compte
00:19:08les 1,2 millions de Français
00:19:10qui subissent une situation de sous-emploi,
00:19:12c'est-à-dire qu'ils travaillent moins
00:19:13que ce qu'ils voudraient,
00:19:14car ils en sont empêchés
00:19:15pour des raisons de mobilité,
00:19:17de logement, de santé, de garde d'enfants
00:19:19ou encore tout simplement
00:19:20d'organisation du travail dans les entreprises.
00:19:22Face à cette situation,
00:19:23le gouvernement macroniste,
00:19:24et c'est une fâcheuse habitude,
00:19:26est toujours très généreux
00:19:26avec l'argent des autres.
00:19:28Chaque année, on déverse
00:19:29plus de 190 milliards d'euros
00:19:30dans des politiques dites
00:19:31« en faveur de l'emploi ».
00:19:33Chaque année, ce sont plus de 180 dispositifs
00:19:35qu'ils soient gérés par France Travail,
00:19:36par des opérateurs
00:19:37ou des collectivités publiques
00:19:38qui sont subventionnés
00:19:40avec une mission d'aide
00:19:41à la réinsertion sur le marché du travail.
00:19:42Mais pour autant, les résultats ne suivent pas.
00:19:45Le chômage augmente,
00:19:46la sous-activité et la précarité aussi.
00:19:48Pire, dans des secteurs stratégiques
00:19:50comme l'industrie,
00:19:51comme dans des secteurs aussi essentiels
00:19:52que l'hôpital public,
00:19:53on éprouve de plus en plus
00:19:54de difficultés pour embaucher.
00:19:56Au Rassemblement national,
00:19:57nous le disons clairement,
00:19:58pour lutter contre le chômage,
00:19:59il faut d'abord relancer
00:20:01la machine économique France.
00:20:03Pour moins de chômage,
00:20:04il faut plus d'emplois.
00:20:04Pour plus d'emplois,
00:20:05il faut plus de croissance.
00:20:06Donc nécessairement,
00:20:07on s'inquiète, monsieur le ministre.
00:20:09Quand on entend en face de ça,
00:20:10le gouvernement nous proposait
00:20:11comme seule proposition
00:20:13d'augmenter à nouveau
00:20:14le coût du travail dans notre pays
00:20:16en proposant de baisser
00:20:16une partie des exonérations de charges
00:20:18qui aujourd'hui profitent
00:20:20aussi bien à l'employé
00:20:21qu'à l'employeur.
00:20:22Ma question est donc simple.
00:20:23Plutôt que de chercher encore une fois
00:20:25à faire payer tout le monde,
00:20:26quand est-ce que le gouvernement
00:20:27assumera la responsabilité
00:20:28de la Macronie
00:20:29dans cette débatte économique ?
00:20:31Merci beaucoup, monsieur le député.
00:20:33La parole est à monsieur Jean-Pierre Farandou,
00:20:36ministre du Travail et des Solidarités.
00:20:38Madame la Présidente,
00:20:40mesdames et messieurs les députés,
00:20:41monsieur le député du Sausset.
00:20:43Oui, oui, vous avez raison,
00:20:44le taux de chômage atteint
00:20:458,1% au premier trimestre 2006,
00:20:48soit 0,2 points sur le trimestre
00:20:49et 0,7 points sur un an.
00:20:51Et cette situation appelle vigilance
00:20:53et mobilisation, ce qui est le cas.
00:20:55Je rappelle quand même
00:20:55le contexte international dégradé,
00:20:58marqué par des tensions commerciales,
00:20:59les incertitudes géopolitiques
00:21:01et le ralentissement de l'activité,
00:21:02le marché du travail français,
00:21:04moi, je le pense,
00:21:04fait preuve d'une résilience réelle.
00:21:06Le taux d'emploi des 15-64 ans
00:21:08atteint presque 70%,
00:21:10quasiment à son plus haut niveau historique.
00:21:12Le taux d'activité atteint 75,6%,
00:21:15son plus haut niveau depuis 50 ans.
00:21:17Autrement dit,
00:21:18jamais autant de Français
00:21:19n'ont travaillé ou souhaité travailler,
00:21:21y compris parmi les jeunes et les seniors.
00:21:23Depuis fin 2019,
00:21:25cela représente en l'ordre de grandeur
00:21:26plus de 1,1 million de personnes
00:21:28en emplois supplémentaires
00:21:29et près de 1,2 million d'actifs supplémentaires.
00:21:33La hausse du chômage est réelle.
00:21:34Elle traduit un ralentissement conjoncturel,
00:21:36je crois que vous en conviendrez,
00:21:37mais aussi et surtout une hausse
00:21:39de la population active.
00:21:40En effet, la loi pour le plein emploi
00:21:41et la démarche d'accompagnant
00:21:43des bénéficiaires du RSA
00:21:44qu'elle systématise
00:21:46comptabilise dans les statistiques
00:21:47les personnes qui étaient très éloignées
00:21:48de l'emploi.
00:21:49On ne les voyait plus.
00:21:50L'INSEE le montre très clairement.
00:21:52Sur le trimestre,
00:21:52les bénéficiaires du RSA
00:21:53et les jeunes de 15 à 29 ans
00:21:55inscrits à France Travail
00:21:56contribuent comptablement
00:21:57à près de 90% de la hausse totale
00:21:59observée du chômage.
00:22:02Cela signifie qu'une part déterminante
00:22:03de la hausse de taux du chômage
00:22:05correspond à une meilleure identification
00:22:06et à un meilleur accompagnement
00:22:08des publics,
00:22:08aujourd'hui accompagnés
00:22:10et hier qui ne l'étaient pas.
00:22:11Vous dire aussi que nous avons engagé
00:22:13avec France Travail
00:22:14les filières industrielles,
00:22:15une feuille de roue
00:22:15de 600 000 recrutements
00:22:17cette année pour l'industrie.
00:22:18Nous avons engagé
00:22:19un plan emploi futur
00:22:21pour accélérer
00:22:22l'installation des jeunes
00:22:22avec 15 mesures
00:22:23et trois axes majeurs.
00:22:25Vous l'avez compris,
00:22:26nous sommes pleinement mobilisés
00:22:27avec les entreprises
00:22:28pour développer l'emploi,
00:22:29offrir de travail
00:22:30à tous les Français
00:22:31dans une période économique
00:22:32particulièrement difficile
00:22:33pour le pays.
00:22:35Merci beaucoup,
00:22:36Monsieur le ministre.
00:22:38La parole est à présent
00:22:40à Madame Sandrine Lalanne
00:22:41pour le groupe
00:22:41Ensemble pour la République.
00:22:47Merci, Madame la Présidente.
00:22:48Ma question s'adresse
00:22:49à Monsieur le garde des Sceaux.
00:22:52Monsieur le garde des Sceaux,
00:22:53la honte.
00:22:54La honte d'un système judiciaire
00:22:55qui laisse des enfants
00:22:56entre les mains
00:22:57de leurs bourreaux.
00:22:59La honte d'une société
00:23:00qui ferme les yeux
00:23:01depuis trop longtemps.
00:23:03Cette honte,
00:23:03vous l'avez vous-même nommée.
00:23:05Vous l'avez dit avec force.
00:23:06Un enfant victime de viol
00:23:08ou d'agression sexuelle
00:23:09toutes les trois minutes en France.
00:23:10Un enfant sur dix
00:23:11victime d'inceste,
00:23:13c'est trois enfants par classe.
00:23:14Je pense à cette mère
00:23:16qui a témoigné dimanche dernier
00:23:17au journal de 20h.
00:23:18Elle a déposé une plainte
00:23:20en février dernier
00:23:20parce que sa fille
00:23:21de cinq ans
00:23:23a été agressée sexuellement
00:23:24par un animateur
00:23:26périscolaire
00:23:26de la ville de Paris
00:23:28dans ce nouveau scandale
00:23:29de la honte.
00:23:30Depuis,
00:23:32le silence,
00:23:33aucune réponse.
00:23:34Elle attend.
00:23:34Son enfant attend.
00:23:36Mais les médias
00:23:36s'en emparent,
00:23:37alors ça va s'accélérer.
00:23:39Dans les commissions d'enquête
00:23:40sur les violences incestueuses
00:23:41dont j'en suis membre
00:23:42et dont je salue
00:23:43d'ailleurs la détermination
00:23:44de sa présidente,
00:23:45nous voyons défiler
00:23:47semaine après semaine
00:23:48magistrats,
00:23:49policiers,
00:23:50associations,
00:23:51procureurs,
00:23:51avocats.
00:23:53Tous portent le même
00:23:54constat glaçant,
00:23:55un phénomène de masse
00:23:57et un système judiciaire
00:23:58défaillant pour l'enfant.
00:24:00Les remontées sont là,
00:24:01les parquets reçoivent
00:24:02des priorités,
00:24:03narcotrafic,
00:24:04criminalité organisée.
00:24:05Mais quid des violences
00:24:06sexuelles et incestueuses
00:24:08commises contre nos enfants ?
00:24:10Alors oui,
00:24:11il faut saluer votre courage,
00:24:12monsieur le garde des Sceaux.
00:24:14Votre tribune ce dimanche,
00:24:15votre audition
00:24:16devant votre commission,
00:24:17vous avez annoncé
00:24:18des mesures fortes.
00:24:19Ordonnance de sursté,
00:24:21juge unique des familles,
00:24:22parquets spécialisés.
00:24:24À l'heure des compromis politiques,
00:24:26cette cause ne doit pas
00:24:26en être un.
00:24:27Il n'y a pas de camp politique
00:24:28pour défendre les enfants,
00:24:30il n'y a que l'évidence.
00:24:31Il n'y a pas de bon moment
00:24:32pour agir,
00:24:33il n'y a que l'urgence.
00:24:35Trois questions,
00:24:35monsieur le garde des Sceaux.
00:24:36Le projet de loi
00:24:37comprenant l'ordonnance
00:24:38de sûreté tant attendue,
00:24:40sera-t-il inscrit
00:24:41à l'ordre du jour
00:24:42avant l'été ?
00:24:43Quel calendrier
00:24:44pour le juge unique
00:24:45des familles
00:24:45et les parquets spécialisés ?
00:24:47Enfin,
00:24:48au-delà des réformes,
00:24:49qu'un instruction donnez-vous
00:24:50aujourd'hui
00:24:51au procureur
00:24:52pour faire de la protection
00:24:54des enfants
00:24:54une priorité absolue ?
00:24:56Merci.
00:24:57Merci, madame la députée.
00:24:58La parole est à Gérald Darmanin,
00:25:00garde des Sceaux,
00:25:00ministre de la République.
00:25:05Merci, madame la présidente.
00:25:07Mesdames et messieurs les députés,
00:25:08madame la députée Lalanne,
00:25:09en effet,
00:25:10la question des violences
00:25:11et notamment des violences sexuelles
00:25:12contre les mineurs,
00:25:13je l'ai qualifiée comme telle
00:25:14devant la commission
00:25:15de madame Petit
00:25:16et de monsieur Baptiste
00:25:17et dans la presse
00:25:18ce week-end,
00:25:19est une honte,
00:25:20pas simplement
00:25:20au ministère de la Justice,
00:25:21même si c'est avant tout
00:25:23au ministère de la Justice
00:25:24que je veux porter mes réformes
00:25:25comme garde des Sceaux
00:25:26sous l'autorité
00:25:26de monsieur le Premier ministre.
00:25:28Pour répondre très concrètement
00:25:29à vos questions
00:25:29et pour que la honte
00:25:30change de camp
00:25:31et que des moyens
00:25:31mais aussi une organisation,
00:25:33c'est sans doute ça,
00:25:34encore le plus important,
00:25:36soit au rendez-vous,
00:25:36avec ma collègue Stéphanie Riste.
00:25:38Nous avons présenté
00:25:39en Conseil d'Etat
00:25:40la loi
00:25:40qui, je l'espère,
00:25:41il y avait une réunion
00:25:42de conférence des présidents,
00:25:44me semble-t-il,
00:25:44ce matin,
00:25:45sera déposée
00:25:46devant le Parlement
00:25:47cet été
00:25:47et qui verra
00:25:48et qui verra en premier article
00:25:49justement la création
00:25:51de cette ordonnance
00:25:51de sûreté de l'enfant
00:25:53qui permettra enfin
00:25:54la protection,
00:25:54le principe de précaution
00:25:56lorsqu'un enfant se dit
00:25:58ou lorsque les parents
00:25:59ou quelqu'un signale
00:26:00une victime d'inceste,
00:26:01une victime de viol
00:26:02ou d'attouchement sexuel,
00:26:03on met d'abord l'enfant
00:26:04à l'abri
00:26:05et rapidement,
00:26:06évidemment,
00:26:07la justice lève le doute
00:26:08ou poursuive,
00:26:09évidemment,
00:26:10les violences
00:26:10qui touchent ces enfants
00:26:11et cette humanité
00:26:12qui est blessée
00:26:13en chaque enfant
00:26:13doit être protégée
00:26:14comme je crois
00:26:15nous le faisons
00:26:16dans bien d'autres domaines
00:26:17qui ne touchent pas
00:26:17l'essentiel de la vie humaine.
00:26:19Donc d'abord,
00:26:20premièrement,
00:26:20selon nos sûretés,
00:26:21c'est à l'ordre du jour
00:26:22du texte
00:26:22dans les prochains jours.
00:26:23C'est une révolution,
00:26:25révolution qui s'accompagne
00:26:26dès le 7 janvier 2025,
00:26:28Madame la députée.
00:26:29J'ai été le premier
00:26:30garde des Sceaux
00:26:30à mettre dans ma circule
00:26:31politique pénale
00:26:32six jours après mon arrivée
00:26:33la priorité donnée
00:26:35à la poursuite
00:26:35des violences faites aux enfants
00:26:36mais ça ne suffit pas.
00:26:37Je proposerai au Premier ministre
00:26:39un texte sur l'imprescriptibilité
00:26:40des viols
00:26:41qui touchent évidemment
00:26:43les enfants.
00:26:44J'espère que ce texte
00:26:45pourra être avant la fin
00:26:46du quinquennat
00:26:47adopté par votre Parlement
00:26:48et je vais mettre en place
00:26:50la constatation
00:26:51qui permettra à l'automne
00:26:52de proposer la fusion
00:26:54du juge des enfants,
00:26:56du juge d'affaires familiales
00:26:57et bien évidemment
00:26:58le juge correctionnel
00:26:59qui s'en occupe
00:26:59pour qu'on ait un juge
00:27:01des familles
00:27:01pour que jamais les enfants
00:27:03ne soient balottés
00:27:04par notre mauvaise
00:27:04organisation judiciaire.
00:27:07Merci beaucoup
00:27:08monsieur le garde des Sceaux.
00:27:10La parole est à monsieur
00:27:11Jérémy Yordanoff
00:27:12pour le groupe écologiste
00:27:13et social.
00:27:15Merci madame la présidente.
00:27:17Madame la ministre de la Culture,
00:27:18une grande bataille a commencé.
00:27:20L'extrême droite
00:27:21est entrée en guerre
00:27:22contre la culture
00:27:23comme elle a toujours fait.
00:27:25Elle s'attaque
00:27:25à ce qui fonde
00:27:26notre rapport au monde,
00:27:28à ce qui nous avons en partage,
00:27:29à ce qui nous donne
00:27:30le goût des choses.
00:27:31Elle s'attaque
00:27:32à la condition même
00:27:33de la liberté
00:27:34et de la démocratie.
00:27:36Votre majorité
00:27:37a validé le rapport
00:27:38honteux de monsieur
00:27:38à l'oncle
00:27:39contre l'audiovisuel public.
00:27:41Vous n'avez pas réagi.
00:27:42Plus de 400 écrivains
00:27:44sont partis
00:27:45de chez Grasset
00:27:46en protestation
00:27:46contre l'intervention
00:27:47directe de monsieur Bolloré.
00:27:48Vous n'avez pas réagi.
00:27:50Aujourd'hui,
00:27:51ce sont 2000 professionnels
00:27:53du cinéma
00:27:54qui s'alarment
00:27:54du rachat
00:27:55des saluts Gécé
00:27:56par monsieur Bolloré.
00:27:57Encore,
00:27:58réaction du directeur
00:27:59de Canal+,
00:28:00ils menacent
00:28:00de ne plus travailler
00:28:01avec celles et ceux
00:28:01qui osent s'exprimer,
00:28:03validant ainsi
00:28:04leurs craintes.
00:28:05Je veux saluer
00:28:06le courage
00:28:07des acteurs
00:28:07de la culture.
00:28:08Ils ont senti
00:28:09le danger mortel
00:28:12qui pèse aujourd'hui
00:28:13sur nous toutes et tous.
00:28:15Ils alertent.
00:28:16La tétanie du gouvernement
00:28:18est coupable.
00:28:19Les mécaniques
00:28:20fascisantes,
00:28:21c'est aujourd'hui
00:28:21qu'il faut les combattre.
00:28:22Demain,
00:28:23elles vous auront engloutis.
00:28:25Il faudrait
00:28:26une grande loi
00:28:27pour l'indépendance
00:28:28et contre la concentration.
00:28:30dans la presse écrite,
00:28:31l'audiovisuel,
00:28:32l'édition,
00:28:33le cinéma.
00:28:34Je sais que vous n'aurez pas
00:28:36ce courage,
00:28:37cette volonté.
00:28:38Si on en reste
00:28:39à l'existant,
00:28:40et pour ce qui concerne
00:28:41le cinéma,
00:28:42vous pourriez appeler
00:28:42à la démission
00:28:43de monsieur Saada
00:28:43ou dénoncer
00:28:45les accords
00:28:45qui donnent des avantages
00:28:46et aussi des obligations
00:28:47à Canal+.
00:28:48Menacer des personnes
00:28:49pour leurs opinions
00:28:50est incompatible
00:28:51avec la liberté
00:28:52et l'indépendance
00:28:53de la création.
00:28:54Alors,
00:28:55madame la ministre,
00:28:56le gouvernement
00:28:57a-t-il déjà abdiqué
00:28:58face à l'extrême droite
00:28:59et à monsieur Bolloré?
00:29:01Je vous pose la question.
00:29:03Et à l'inverse
00:29:04de monsieur le président
00:29:05de l'Arcôme,
00:29:06je vous invite
00:29:06à prendre toute la mesure
00:29:07de ce qui est en train
00:29:08de se passer aujourd'hui
00:29:09en France
00:29:10et à hausser le ton.
00:29:11Vraiment à hausser le ton.
00:29:12Je vous remercie.
00:29:14Merci beaucoup,
00:29:15monsieur le député.
00:29:16La parole est à madame
00:29:16Catherine Prégard,
00:29:17ministre de la Culture.
00:29:23Monsieur le député,
00:29:25tout d'abord
00:29:26et en complément
00:29:26de ma réponse précédente,
00:29:28je veux vous dire
00:29:30combien ces débats
00:29:31qui nous enferment
00:29:32dans les excès
00:29:33de tous bords
00:29:34me semblent
00:29:34vraiment dangereux.
00:29:36Le risque,
00:29:37le risque,
00:29:38monsieur le député,
00:29:40le risque,
00:29:41monsieur le député,
00:29:42est que tout le monde
00:29:43en sorte perdant.
00:29:45Alors que les défis
00:29:46que rencontre le cinéma
00:29:47sont nombreux,
00:29:49intelligence artificielle,
00:29:51fréquentation des salles,
00:29:52renégociation du cadre
00:29:54réglementaire
00:29:54et financier européen,
00:29:56concurrence des plateformes,
00:29:58toute la filière
00:29:59est sous tension
00:30:00et ce sont
00:30:01ces inquiétudes
00:30:02et ces préoccupations
00:30:04que je préférerais
00:30:05évoquer aussi
00:30:06devant vous aujourd'hui.
00:30:08C'est pour cette raison
00:30:09qu'à Cannes
00:30:09je me suis adressée
00:30:10aux professionnels
00:30:11en annonçant
00:30:13la mise en place
00:30:13de nouvelles règles
00:30:14sur l'intelligence artificielle.
00:30:16C'est pour cette raison aussi.
00:30:19Monsieur le député,
00:30:20vous pouvez...
00:30:22Ça a tout à voir, monsieur.
00:30:24On parle de la même filière,
00:30:25de la filière du cinéma.
00:30:27C'est pour cette raison aussi
00:30:28que j'ai organisé
00:30:30une réunion
00:30:30avec mes homologues européens
00:30:32pour avancer
00:30:33sur des négociations européennes
00:30:35qui d'ailleurs
00:30:36a donné lieu
00:30:36à une déclaration
00:30:37signée de 17 ministres.
00:30:40Cela vous a peut-être échappé.
00:30:42La filière cinéma
00:30:43représente 260 000 emplois
00:30:45sur tout notre territoire.
00:30:48Des expérimentants de salles,
00:30:50des techniciens de studios,
00:30:52des auteurs,
00:30:53des producteurs,
00:30:54des artisans,
00:30:55des professionnels
00:30:56de l'image et du son.
00:30:57Dans ce contexte,
00:30:58affaiblir les équilibres
00:31:00qui permettent
00:31:00la réussite incontestable
00:31:02qu'est le cinéma français
00:31:03peut avoir des conséquences
00:31:05très concrètes
00:31:06pour notre création
00:31:07mais aussi pour ces emplois
00:31:09que vous semblez oublier.
00:31:11Nous parlons du cinéma aujourd'hui,
00:31:14fleuron industriel français
00:31:16qui rayonne,
00:31:18qui innove,
00:31:18qui exporte.
00:31:19qui attire des investissements
00:31:21étrangers,
00:31:22qui crée de l'attractivité.
00:31:24Alors au milieu des inquiétudes
00:31:25et des critiques
00:31:26des professionnels,
00:31:27inquiétudes légitimes,
00:31:28je le répète,
00:31:29je voudrais que la raison
00:31:31et le dialogue
00:31:31puissent l'emporter
00:31:32sur les menaces.
00:31:33madame la ministre,
00:31:35monsieur le député.
00:31:38Madame la ministre,
00:31:39votre rôle est de défendre la culture,
00:31:41pas d'observer sa mise à mort.
00:31:43Je vous remercie.
00:31:44Merci beaucoup.
00:31:48Avant de lui donner la parole,
00:31:49je suis heureuse
00:31:50de souhaiter la bienvenue
00:31:51à madame Patricia Motion,
00:31:53devenue députée
00:31:54de la 7e circonscription
00:31:55de Maine-et-Loire
00:31:56le 27 avril dernier
00:31:58en remplacement
00:31:58de monsieur Philippe Bollot.
00:32:00Bienvenue à vous,
00:32:01madame la députée.
00:32:02Vous avez la parole
00:32:02pour le groupe démocrate.
00:32:04Merci, madame la présidente.
00:32:06Ma question s'adresse
00:32:07à madame la ministre
00:32:08de l'Agriculture.
00:32:09Madame la ministre,
00:32:11l'agriculture biologique
00:32:12constitue un des outils
00:32:14dans le défi majeur
00:32:15de la transition écologique
00:32:16que l'agriculture doit relever,
00:32:18comme l'ensemble
00:32:19de notre société.
00:32:21Le programme Ambition Bio
00:32:232027,
00:32:24mis en place en 2024,
00:32:26avait une ambition forte,
00:32:27porté à 18%
00:32:29la surface agricole
00:32:30cultivée en bio
00:32:31en France d'ici 2027.
00:32:33Cet objectif a été porté
00:32:35à 21% en 2030
00:32:37dans le cadre
00:32:38de la loi
00:32:39d'orientation agricole
00:32:40avec le soutien
00:32:41de votre prédécesseur
00:32:42Marc Fénaud.
00:32:43Pour atteindre cet objectif,
00:32:45les aides à la conversion
00:32:46dans le cadre
00:32:47de la politique agricole
00:32:48commune 2023-2027
00:32:50atteignaient
00:32:51340 millions d'euros par an.
00:32:54Mais la crise
00:32:55de consommation
00:32:55des produits biologiques
00:32:56amorcée en 2020
00:32:58a profondément
00:32:59fragilisé
00:33:00ce secteur
00:33:00qui représente
00:33:01aujourd'hui
00:33:0210,1%
00:33:03de la surface
00:33:04agricole utile.
00:33:05Elle a freiné
00:33:06les conversions,
00:33:07provoqué
00:33:07des déconversions
00:33:08et entraîné
00:33:08une sous-consommation
00:33:09significative
00:33:10des crédits dédiés.
00:33:12257 millions d'euros
00:33:14non consommés
00:33:15entre 2023
00:33:16et 2024
00:33:17et 150 millions d'euros
00:33:18pour la seule année 2025.
00:33:20Face à ce constat,
00:33:21vous avez annoncé
00:33:22début mai
00:33:23le fléchage
00:33:23de 40 millions d'euros
00:33:24vers les zones
00:33:25intermédiaires en soutien
00:33:27notamment aux mesures
00:33:27agri-environnementales
00:33:29et climatiques.
00:33:30Les MAEC
00:33:31représentent un levier
00:33:32de transition essentiel
00:33:33pour ensemble
00:33:34les agriculteurs
00:33:35et méritent
00:33:35d'être soutenus.
00:33:36Toutefois,
00:33:37alors que nous nous apprêtons
00:33:38à débuter l'examen
00:33:39du projet
00:33:40de loi d'urgence agricole,
00:33:41nous sommes nombreux
00:33:42sur ces bancs
00:33:43à avoir besoin
00:33:43de clarté
00:33:44sur l'utilisation
00:33:45des reliquats
00:33:46pour cette année
00:33:46et au-delà.
00:33:48Ma question est simple,
00:33:49Madame la Ministre,
00:33:50quelle est votre feuille
00:33:51de route
00:33:51pour que les crédits
00:33:52non consommés
00:33:53d'aide à la conversion
00:33:54biologique
00:33:55reviennent en priorité
00:33:57à l'agriculture bio ?
00:33:58D'autant que le rebond
00:33:59de la consommation bio
00:34:01en 2024-2025
00:34:02change la donne.
00:34:03Les crédits existent,
00:34:04la demande repart.
00:34:05Il appartient désormais
00:34:06à l'Etat
00:34:06d'envoyer un signal clair
00:34:08aux agriculteurs.
00:34:09Comment comptez-vous
00:34:10saisir cette opportunité
00:34:11pour augmenter
00:34:12la surface agricole
00:34:13en bio,
00:34:14soutenir les conversions,
00:34:15freiner les déconversions
00:34:16et de manière générale
00:34:17développer un système
00:34:18de production plus durable ?
00:34:19Merci beaucoup,
00:34:20Madame la députée.
00:34:21Excusez-moi.
00:34:21La parole est à Madame Annie Genevin,
00:34:23ministre de l'Agriculture.
00:34:28Merci, Madame la Présidente.
00:34:31Mesdames et Messieurs les députés,
00:34:32Madame la députée Patricia Mention,
00:34:34je voudrais tout d'abord
00:34:35vous souhaiter la bienvenue
00:34:36dans cet hémicycle
00:34:38et vous souhaitez
00:34:40d'y faire du bon travail,
00:34:41je n'en doute pas.
00:34:43Alors, votre question porte
00:34:44sur le reliquat à la conversion
00:34:45à l'agriculture biologique
00:34:47et vous avez parfaitement
00:34:48tracé le tableau.
00:34:50Une agriculture soutenue
00:34:52par l'État,
00:34:52par les crédits européens,
00:34:54une agriculture qui est un pilier
00:34:56de la politique agricole
00:34:57de notre pays,
00:34:58un rebond dans la consommation
00:35:00des produits agricoles
00:35:02issus de l'agriculture biologique,
00:35:04ce qui est une bonne chose
00:35:05et nous nous en réjouissons,
00:35:07mais un objectif
00:35:08de 21% de conversion
00:35:10à l'agriculture biologique
00:35:12qui est loin d'être atteint
00:35:14dans notre pays
00:35:14puisque nous sommes
00:35:15à la moitié de cet objectif
00:35:17et lorsqu'il a été fixé
00:35:19dans le cadre
00:35:20de la loi d'orientation agricole,
00:35:22chacun savait ici
00:35:23que c'était un objectif espéré
00:35:25mais probablement pas réaliste
00:35:27dans la temporalité
00:35:28qui était indiquée.
00:35:30Donc, ça crée mécaniquement
00:35:31un reliquat
00:35:32qu'il nous faut redistribuer
00:35:34parce qu'il ne faut surtout
00:35:35pas le perdre.
00:35:36Ce que je voudrais vous dire
00:35:37tout d'abord,
00:35:37Madame la députée,
00:35:38c'est que cet argent
00:35:40doit revenir à l'agriculture.
00:35:42C'est indispensable
00:35:43et c'est une discussion
00:35:46que nous avons engagée
00:35:47avec les services de Bercy,
00:35:49je ne vous le cache pas.
00:35:51Néanmoins, sur cette somme,
00:35:53un premier racte
00:35:56a été décidé
00:35:57d'affecter 40 millions
00:35:59aux mesures éco-conditionnalisées
00:36:05en faveur des MAEC
00:36:08et de l'agriculture biologique.
00:36:09Pour ce qui est du reste,
00:36:11nous voulons y consacrer
00:36:13également une part
00:36:14aux contrats d'avenir
00:36:16dans le cadre
00:36:16de la reconquête
00:36:17de la souveraineté alimentaire,
00:36:19projet parmi lesquels
00:36:20figureront immanquablement
00:36:22des projets dédiés
00:36:24à l'agriculture biologique.
00:36:25Pour le reste,
00:36:26c'est une discussion
00:36:27que nous avons engagée
00:36:28avec le ministre
00:36:29des Comptes publics
00:36:31et j'espère que nous pourrons
00:36:32trouver une affectation
00:36:34conforme aux voeux
00:36:35des agriculteurs.
00:36:36Vous avez insisté
00:36:38sur les zones intermédiaires
00:36:39qui sont particulièrement fragiles
00:36:41où il y a de l'agriculture biologique
00:36:43également.
00:36:44C'est ce à quoi nous travaillons.
00:36:46Merci.
00:36:47La parole est à présent
00:36:48à monsieur Karim Benbraim
00:36:50pour le groupe socialiste.
00:36:59Merci, madame la présidente.
00:37:02Monsieur le Premier ministre,
00:37:03le narcotrafic
00:37:05mène une guerre
00:37:06dans nos quartiers.
00:37:07Notre réponse
00:37:08ne peut pas être partielle,
00:37:09elle doit être intégrale.
00:37:11Six victimes
00:37:12la semaine dernière
00:37:13à Nice,
00:37:14à Dessines,
00:37:15à Nantes
00:37:16où les tireurs
00:37:17ont tiré à l'aveugle
00:37:18tuant un enfant
00:37:19de 15 ans
00:37:20et en blessant
00:37:21deux autres.
00:37:22Toutes les victimes
00:37:23sont sans lien
00:37:24connu
00:37:25avec le narcotrafic.
00:37:26Je veux adresser
00:37:27mon soutien
00:37:28à leurs familles,
00:37:29à leurs proches,
00:37:30aux habitants
00:37:31des quartiers touchés,
00:37:32ainsi qu'aux forces
00:37:33de police
00:37:34et de justice
00:37:35mobilisées.
00:37:38Le narcotrafic
00:37:39gangrène nos quartiers.
00:37:41Face à cette menace,
00:37:42les mots
00:37:43et les opérations
00:37:44de communication
00:37:45ne régleront rien.
00:37:46Nous avons besoin
00:37:47d'actions,
00:37:48d'actions concrètes
00:37:49et efficaces
00:37:50et de mener
00:37:51ce combat
00:37:52sur deux fronts.
00:37:53D'un côté,
00:37:54en renforçant durablement
00:37:55les moyens
00:37:56de la police
00:37:56et de la justice
00:37:57pour démanteler
00:37:58les réseaux
00:37:59et tarir
00:38:00leur financement.
00:38:01De l'autre,
00:38:02en investissant
00:38:03plus fortement
00:38:04dans la prévention,
00:38:05notamment auprès
00:38:06des jeunes
00:38:06les plus impactés.
00:38:08Le Parlement
00:38:09a voté l'année dernière
00:38:10de nouveaux moyens
00:38:11législatifs.
00:38:12Mais les réseaux
00:38:13sont puissants,
00:38:15internationaux.
00:38:16Pour les démanteler,
00:38:17il faut maintenant
00:38:17plus de moyens financiers
00:38:19et humains
00:38:20pour agir en amont,
00:38:21en renforçant
00:38:22les services
00:38:23de renseignement,
00:38:24en agissant aussi
00:38:25plus efficacement
00:38:26en local
00:38:27avec une police
00:38:28de proximité.
00:38:29Nous avons aussi
00:38:31besoin d'une présence
00:38:32humaine renforcée
00:38:33dans les quartiers.
00:38:34De moyens
00:38:35pour accompagner
00:38:35les femmes
00:38:36et les hommes
00:38:36qui agissent
00:38:37chaque jour
00:38:38pour empêcher
00:38:39des jeunes
00:38:39de tomber
00:38:40dans les griffes
00:38:40des trafiquants.
00:38:42Mais rien
00:38:42dans vos annonces
00:38:43la semaine dernière
00:38:44pour la prévention.
00:38:45À Nantes,
00:38:46une demande concrète
00:38:47a été faite.
00:38:48Étendre le dispositif
00:38:49Limits
00:38:50déjà déployé
00:38:51dans le quartier
00:38:51du Breil
00:38:52à d'autres quartiers.
00:38:53On ne gagnera pas
00:38:54cette bataille
00:38:55avec la seule force publique.
00:38:56Nous la gagnerons
00:38:57aussi avec les associations,
00:38:59avec les services publics,
00:39:00avec les entreprises
00:39:01et avec les familles.
00:39:03Merci beaucoup,
00:39:04monsieur le député.
00:39:05La parole est à monsieur
00:39:06Jean-Didier Berger,
00:39:08ministre délégué
00:39:08auprès du ministre
00:39:09de l'Intérieur.
00:39:12Madame la Présidente,
00:39:12mesdames et messieurs
00:39:13les députés,
00:39:14monsieur le député
00:39:15Brahim,
00:39:16je voudrais d'abord
00:39:17excuser Laurent Nunez
00:39:18qui est en train
00:39:19de défendre au Sénat
00:39:19la loi Riposte
00:39:20qui va elle-même
00:39:22permettre d'améliorer
00:39:23encore la sécurité
00:39:24des Françaises
00:39:24et des Français.
00:39:25Vous avez raison,
00:39:27à menace globale,
00:39:28il faut une réponse globale,
00:39:31une réponse intégrale
00:39:32et c'est ce qu'apporte
00:39:33le gouvernement
00:39:33de Sébastien Lecornu.
00:39:35Nous avons ces dernières années
00:39:37renforcé de 10 000 effectifs
00:39:39la police et la gendarmerie.
00:39:41Il fallait le souligner,
00:39:43c'est fait.
00:39:44Nous avons,
00:39:44depuis ces cinq dernières années,
00:39:46fait passer le nombre
00:39:47de points de deal
00:39:47de 4 000 à 2 700.
00:39:50Si le nombre de points de deal
00:39:51dans notre pays
00:39:51avait augmenté de 35%,
00:39:53on en parlerait matin,
00:39:54midi et soir,
00:39:55il a baissé de 35%.
00:39:57Nous avons également
00:39:58apporté des réponses
00:39:59plus locales
00:40:01et en Loire-Atlantique,
00:40:02il y a effectivement
00:40:03des problèmes,
00:40:04des problèmes importants.
00:40:05Vous avez parlé
00:40:06notamment de ce qui s'est passé
00:40:07le 14 mai
00:40:08où un enfant de 15 ans
00:40:10a été retrouvé
00:40:11touché au thorax,
00:40:13il est décédé
00:40:14des suites de ses blessures
00:40:15et deux autres mineurs
00:40:16ont été retrouvés
00:40:17par les secours,
00:40:18réfugiés dans les étages,
00:40:20au premier et au 13ème étage,
00:40:21sans qu'aujourd'hui
00:40:22il soit possible de dire
00:40:23les raisons pour lesquelles
00:40:24ils ont été touchés
00:40:26et la compassion du gouvernement
00:40:27va évidemment
00:40:28aux victimes
00:40:29et aux familles
00:40:29et aux habitants
00:40:31comme aux policiers
00:40:31qui sont intervenus
00:40:32et aux forces sentinelles
00:40:33également
00:40:33qui se sont rendus
00:40:34sur place immédiatement.
00:40:36Le gouvernement
00:40:37a permis d'avoir
00:40:38une brigade de CRS
00:40:40qui restera autant
00:40:41que de besoin.
00:40:43Nous avons également
00:40:44à l'initiative
00:40:44du premier ministre
00:40:45mis 700 personnes
00:40:48supplémentaires,
00:40:49700 enquêteurs supplémentaires
00:40:50dont 300 pour les stups.
00:40:52À la suite
00:40:53de la loi narcotrafic,
00:40:54rien que depuis
00:40:55le début de l'année
00:40:56sur la Loire-Atlantique,
00:40:5825 interdictions
00:40:59de paraître
00:40:59et 4 fermetures
00:41:00de commerce,
00:41:01vous le voyez,
00:41:01monsieur le député,
00:41:02la détermination
00:41:04du gouvernement,
00:41:05du ministre de l'Intérieur
00:41:06et du premier ministre
00:41:07et la mienne
00:41:07est totale
00:41:08et nous continuerons
00:41:09autant que possible,
00:41:10autant que de besoin
00:41:11à mettre
00:41:12toute notre détermination
00:41:13au service
00:41:14de cette noble cause
00:41:14parce que dans un pays
00:41:15où un Français sur trois
00:41:17consomme,
00:41:17il y a aussi
00:41:18la responsabilité
00:41:18des consommateurs.
00:41:21La parole est à présent
00:41:23à Alim Latrej,
00:41:25qui est devenue députée
00:41:26de la première circonscription
00:41:27de l'Isère
00:41:27le 27 mars dernier
00:41:28au remplacement
00:41:29de madame Camille
00:41:30Gaillard-Migné.
00:41:31Bienvenue à vous,
00:41:32monsieur le député.
00:41:33Vous avez la parole
00:41:34pour le groupe
00:41:34Ensemble pour la République.
00:41:36Merci, madame la présidente,
00:41:38madame la ministre
00:41:39de la Santé,
00:41:40mes chers collègues.
00:41:42Depuis maintenant
00:41:43deux mois,
00:41:43j'ai l'honneur
00:41:44de siéger
00:41:45dans cette assemblée
00:41:46pour représenter
00:41:47les habitants
00:41:47de la première circonscription
00:41:48de l'Isère.
00:41:50Je veux leur dire
00:41:51ma reconnaissance
00:41:52pour leur confiance
00:41:53et mon engagement
00:41:54total apporté ici
00:41:55avec sincérité
00:41:57et détermination
00:41:58les préoccupations
00:41:59du quotidien
00:42:00qu'ils me confient.
00:42:01Madame la ministre,
00:42:03la santé mentale
00:42:04des jeunes est devenue
00:42:05une urgence nationale.
00:42:07Cette année encore,
00:42:09vous avez fait
00:42:09de la santé mentale
00:42:10une grande cause nationale
00:42:11et nous vous en remercions.
00:42:14Pour autant,
00:42:15les chiffres témoignent
00:42:17d'une réalité
00:42:17toujours alarmante.
00:42:19Depuis 2019,
00:42:20l'hospitalisation
00:42:21pour tentatives
00:42:22de suicide
00:42:23ont augmenté
00:42:24de 76%
00:42:26chez les 20-24 ans
00:42:28et de 118%
00:42:29chez les 10-14 ans.
00:42:34Derrière les chiffres,
00:42:35il y a des vies
00:42:37fragilisées,
00:42:38des familles épuisées,
00:42:39des jeunes qui décrochent,
00:42:41des soignants
00:42:41à bout de souffle.
00:42:43En effet,
00:42:44nos jeunes ont grandi
00:42:45dans un contexte
00:42:46de crise successives,
00:42:47de pression sociale
00:42:48et de surexposition
00:42:50aux réseaux sociaux.
00:42:51Beaucoup portent
00:42:52un mal-être profond,
00:42:54souvent dans le silence.
00:42:57Partout sur le territoire,
00:42:58les professionnels alertent.
00:43:01Les délais pour obtenir
00:43:02un rendez-vous
00:43:02en pédopsychiatrie
00:43:03peuvent atteindre
00:43:04plusieurs mois.
00:43:06Dans certains départements,
00:43:07des familles doivent
00:43:09parcourir des dizaines
00:43:10de kilomètres
00:43:11pour accéder
00:43:12à une consultation spécialisée.
00:43:14Les centres
00:43:15médico-psychologiques
00:43:17sont saturés,
00:43:18les lits fermes,
00:43:19les personnels soignants
00:43:20manquent.
00:43:21Madame la ministre,
00:43:23ma question est simple.
00:43:24Quelles mesures concrètes
00:43:26le gouvernement
00:43:26entend-il mettre en oeuvre
00:43:28pour garantir
00:43:29à chaque jeune
00:43:30partout sur le territoire
00:43:31un accès rapide,
00:43:33effectif et équitable
00:43:34à un accompagnement
00:43:36en santé mentale ?
00:43:37Merci beaucoup,
00:43:38monsieur le député.
00:43:39La parole est à madame
00:43:40Stéphanie Riste,
00:43:41au ministre de la Santé.
00:43:43Merci, madame la présidente.
00:43:45Monsieur le député Latrèche,
00:43:47la santé mentale
00:43:48et particulièrement
00:43:49la santé mentale
00:43:50des jeunes
00:43:50est une urgence.
00:43:51Elle est une urgence nationale.
00:43:53Elle est aussi
00:43:54une urgence internationale.
00:43:55J'ai pu,
00:43:56lors de l'Assemblée mondiale
00:43:57de la santé ces deux
00:43:58derniers jours,
00:43:59échangé avec beaucoup
00:44:00de ministres de la santé
00:44:01et pour chacun
00:44:02de ces pays,
00:44:03c'est un sujet
00:44:05très prédominant.
00:44:07Et notamment
00:44:07la santé mentale
00:44:08des jeunes garçons
00:44:09pour lesquels
00:44:10les chiffres
00:44:11de suicide
00:44:13augmentent,
00:44:14quels que soient
00:44:14nos pays
00:44:15et sur lesquels
00:44:16il faut nous y attarder.
00:44:17C'est une urgence
00:44:18pour notre société.
00:44:19C'est une urgence,
00:44:20je le crois,
00:44:21de notre société.
00:44:22Évidemment,
00:44:23d'une responsabilité
00:44:24du gouvernement
00:44:24et du ministre
00:44:25de la santé
00:44:25que je suis,
00:44:26mais aussi
00:44:26une responsabilité
00:44:28de chacun
00:44:28d'entre nous
00:44:29à prendre soin
00:44:30de nos jeunes.
00:44:31Alors oui,
00:44:32le gouvernement agit
00:44:33d'un point de vue financier.
00:44:35C'est une augmentation
00:44:35de 44%
00:44:37du budget.
00:44:39C'est 13 milliards
00:44:39en 2025.
00:44:42C'est plus de 300 projets
00:44:43qui sont financés
00:44:44concernant des projets
00:44:46d'amélioration
00:44:47de la santé mentale
00:44:48des enfants
00:44:48et des adolescents.
00:44:49C'est un renforcement
00:44:51des CMP.
00:44:53C'est une généralisation
00:44:54des maisons
00:44:55des adolescents
00:44:56partout sur le territoire.
00:44:59Vous le savez,
00:45:00nous avons permis
00:45:01l'accès direct
00:45:02à Mon soutien psy
00:45:03qui permet aux jeunes
00:45:04d'aller directement
00:45:05chez un psychologue
00:45:07avec un dispositif
00:45:08qui fonctionne,
00:45:09une augmentation
00:45:10très importante
00:45:11du nombre
00:45:11de consultations
00:45:13et que nous devons
00:45:14poursuivre.
00:45:15Nous avons pris aussi
00:45:16un virage préventif
00:45:17avec notamment
00:45:19et avec mon collègue
00:45:20Édouard Geffray.
00:45:22Nous développons
00:45:22les compétences
00:45:24psychosociales
00:45:25des enfants
00:45:27avec la prévention
00:45:28et vous le savez,
00:45:29nombreux parlementaires
00:45:30sont engagés
00:45:31sur ce sujet
00:45:31avec la prévention
00:45:33contre les écrans,
00:45:35l'usage des écrans
00:45:36contre les réseaux sociaux
00:45:38qui interviennent
00:45:39évidemment
00:45:39dans l'altération.
00:45:41Les études scientifiques
00:45:42le montrent,
00:45:44l'altération
00:45:44de la santé mentale
00:45:45des jeunes
00:45:45et je vous propose
00:45:47le 2 juin,
00:45:48vous êtes invité
00:45:49pour faire le bilan
00:45:50de la grande cause 2025
00:45:52et les perspectives 2026.
00:45:54Merci beaucoup
00:45:55Madame la Ministre.
00:45:57La parole est à Madame
00:45:58Florence Goulet
00:45:58pour le Rassemblement National.
00:46:05Merci Madame la Présidente.
00:46:07Monsieur le Premier ministre,
00:46:08aux Antilles,
00:46:08nos compatriotes
00:46:09vivent enfermés
00:46:10chez eux
00:46:10pour tenter d'échapper
00:46:11aux gaz toxiques
00:46:12et des sargasses.
00:46:14Des enfants souffrent
00:46:15de maux de tête,
00:46:16de vomissements,
00:46:16des pêcheurs
00:46:17ne peuvent plus
00:46:18prendre la mer.
00:46:19Des restaurateurs,
00:46:20des hôteliers
00:46:20voient leur activité
00:46:22s'effondrer
00:46:22pendant que notre
00:46:23biodiversité marine
00:46:25disparaît
00:46:25dans le silence
00:46:26et l'indifférence.
00:46:28Voilà la réalité
00:46:29quotidienne
00:46:30de milliers de Français
00:46:30abandonnés
00:46:32face à une catastrophe
00:46:33sanitaire,
00:46:34écologique
00:46:35et économique
00:46:36majeure.
00:46:37Et cela dure
00:46:38depuis plus de 15 ans.
00:46:3915 années d'alerte,
00:46:41de promesses
00:46:41pendant lesquelles
00:46:43l'État
00:46:43s'est défaussé
00:46:44sur des collectivités
00:46:45locales
00:46:46qui n'ont
00:46:46ni les moyens
00:46:47humains
00:46:48ni les moyens
00:46:49financiers
00:46:49pour faire face
00:46:50seule à une crise
00:46:52d'une telle ampleur.
00:46:53Pourtant,
00:46:53le droit international
00:46:55est clair.
00:46:56La Convention
00:46:57des Nations Unies
00:46:58sur le droit
00:46:58de la mer
00:46:59de 1982
00:47:00impose aux États
00:47:02de coopérer
00:47:03pour protéger
00:47:03le milieu marin
00:47:04contre les pollutions.
00:47:06La France
00:47:07l'a intégrée
00:47:07dans son droit
00:47:08dès 1996.
00:47:10Mais que voyons-nous ?
00:47:12Une politique
00:47:13de réaction
00:47:13perfide
00:47:14qui consiste
00:47:15à un ramassage
00:47:16des algues
00:47:16sur les côtes
00:47:17qui défigure
00:47:18les plages
00:47:18et accélère
00:47:19le recul
00:47:20du trait de côte.
00:47:21Des millions,
00:47:22certes,
00:47:22mais sans véritable stratégie,
00:47:23c'est un mépris.
00:47:25Est-ce la vision
00:47:25de votre gouvernement ?
00:47:27Est-ce digne
00:47:27d'un grand État
00:47:28comme le nôtre ?
00:47:29Non,
00:47:29c'est une honte.
00:47:31Pourtant,
00:47:31des solutions innovantes
00:47:32et industrielles existent,
00:47:34telles que le ramassage
00:47:35en haute mer
00:47:36et sa transformation
00:47:37en biogaz.
00:47:38Nos compatriotes
00:47:40ont le sentiment
00:47:40terrible
00:47:41que si cette crise
00:47:42frappait les plages
00:47:43de Cannes
00:47:44ou de la Bretagne,
00:47:45un plan national
00:47:46d'urgence
00:47:47aurait été déclenché
00:47:48depuis fort longtemps.
00:47:50Alors,
00:47:50je vous pose
00:47:50une question simple.
00:47:52Quand allez-vous
00:47:53enfin faire des sargasses
00:47:54une priorité nationale
00:47:56et débloquer
00:47:57des moyens exceptionnels
00:47:58pour protéger
00:47:59les habitants,
00:48:00soutenir les communes
00:48:01et sauver
00:48:02leur économie ?
00:48:03Je vous remercie.
00:48:04Merci beaucoup,
00:48:06Madame la députée.
00:48:07La parole est
00:48:07à Madame Naïma Moutchou,
00:48:08ministre en charge
00:48:09des Outre-mer.
00:48:14Merci Madame la Présidente,
00:48:15Mesdames, Messieurs les députés,
00:48:16Madame la députée Goulet,
00:48:18vous conviendrez,
00:48:19avec moi j'espère,
00:48:20que ceux qui subissent
00:48:21et qui vivent au quotidien
00:48:22le phénomène des sargasses
00:48:24méritent mieux
00:48:24que des postures
00:48:25ou des commentaires.
00:48:26Ils attendent de nous
00:48:27que nous agissions
00:48:28et c'est bien
00:48:28ce que nous faisons.
00:48:29Vous dites que l'État
00:48:31s'est défaussé,
00:48:31mais c'est faux,
00:48:32l'État est pleinement mobilisé
00:48:33et il est mobilisé
00:48:34sur le terrain.
00:48:34Nous avons déployé
00:48:36une enveloppe
00:48:36de 6,4 millions d'euros
00:48:38pour des mesures opérationnelles
00:48:40qui permettent de financer
00:48:41notamment la collecte en mer.
00:48:44Et nous pensons bien évidemment
00:48:45à la suite
00:48:46puisque c'est un phénomène
00:48:47qui s'intensifie,
00:48:48qui s'amplifie
00:48:48dans les territoires
00:48:49que vous avez cités.
00:48:51Nous préparons
00:48:52un plan sargasse 3
00:48:53qui sera à la hauteur
00:48:54des enjeux.
00:48:55Nous sommes en train
00:48:56de tirer le bilan
00:48:57du plan sargasse 2,
00:48:58les forces,
00:48:59les faiblesses.
00:49:00J'ai demandé au préfet
00:49:01d'organiser des concertations
00:49:03avec les acteurs institutionnels,
00:49:05avec la société civile,
00:49:06avec le milieu associatif.
00:49:09Mon ministère,
00:49:10celui de la santé,
00:49:11celui de la transition écologique
00:49:12prennent connaissance
00:49:13de ces concertations
00:49:14parce que nous devons
00:49:15rester connectés
00:49:16à ce qui se passe
00:49:17au territoire.
00:49:19Vous ne direz pas
00:49:19le contraire
00:49:20et nous en tirerons
00:49:21les conclusions.
00:49:22Nous voulons un plan
00:49:23qui soit à la hauteur
00:49:25des enjeux,
00:49:25je l'ai dit,
00:49:26à la hauteur de ce fléau
00:49:27qui mine,
00:49:28c'est vrai,
00:49:29l'économie de ces territoires,
00:49:31qui mine aussi le moral
00:49:32de nombreuses familles,
00:49:33de nombreux de nos compatriotes
00:49:34et donc nous voulons agir
00:49:35différemment,
00:49:36changer de paradigme.
00:49:37Nous allons construire
00:49:38ce plan autour
00:49:39de 6 piliers.
00:49:40Évidemment,
00:49:41la prévention,
00:49:42évidemment,
00:49:43la collecte en mer,
00:49:44le ramassage,
00:49:45le stockage,
00:49:47la valorisation
00:49:47et la question sanitaire,
00:49:49la question de la santé.
00:49:51Nous voulons agir
00:49:52absolument sur tous les fronts.
00:49:54Vous l'avez compris,
00:49:55l'urgence est là,
00:49:56madame la députée.
00:49:57Nous nous rejoignons
00:49:58sur l'essentiel
00:49:59et nous serons donc
00:50:00à la hauteur
00:50:01pour aboutir rapidement,
00:50:02rapidement étant un plan
00:50:04qui puisse être opérationnel
00:50:05au début de l'été.
00:50:07Merci, madame la ministre.
00:50:09La parole est à présent
00:50:10à monsieur Frédéric Maillot
00:50:12pour le groupe GDR.
00:50:14Merci, madame la présidente.
00:50:16Mes chers collègues,
00:50:18madame la ministre des Outre-mer,
00:50:19l'absence de vision claire
00:50:21et précise,
00:50:21une politique par à coups,
00:50:23la méconnaissance
00:50:23de la réalité
00:50:24des pays d'Outre-mer,
00:50:25vous amenez
00:50:26à prendre des décisions
00:50:27qui entraînent nos pays
00:50:28dans des voies sans issue.
00:50:30J'en veux pour preuve
00:50:30que demain à la Réunion,
00:50:31les maires,
00:50:32les professeurs mutés de force,
00:50:34les associations d'emplois verts
00:50:35vont unir leurs forces
00:50:36vers une convergence des luttes
00:50:38contre des décisions iniques
00:50:39prises par votre gouvernement.
00:50:41Année après année,
00:50:42vous avez diminué
00:50:43le nombre de contrats
00:50:44parcours emploi compétence.
00:50:46Année après année,
00:50:47vous avez fragilisé
00:50:48le service public.
00:50:49Certaines mairies se demandent
00:50:51comment assurer
00:50:52les ouvertures des écoles.
00:50:53Oui,
00:50:54sous l'air de la Macronie,
00:50:55l'éducation tient
00:50:56grâce à la précarité,
00:50:57la précarité
00:50:58que vous avez
00:50:59perpétuée
00:51:00avec une baisse vertigineuse
00:51:02de la LBLU
00:51:03pendant que nous subissons
00:51:04une crise du logement
00:51:05sans précédent
00:51:06à la Réunion.
00:51:07Une crise aussi
00:51:08pour le monde économique
00:51:09puisque sans commande publique,
00:51:10nos TPE,
00:51:11PME ne pourront pas tenir.
00:51:13Ajoutez à cela
00:51:13la colère
00:51:14et l'indignation
00:51:15de nos jeunes lauréats
00:51:16du concours
00:51:17de professeurs
00:51:18contraints
00:51:19de s'exiler
00:51:19à cause d'une administration
00:51:20qui traite des dossiers
00:51:22en oubliant
00:51:22que des familles se déchirent
00:51:24alors qu'à la Réunion
00:51:25des postes sont vacants.
00:51:26Je ne me dresse pas
00:51:27devant vous
00:51:28pour devenir
00:51:29un défenseur
00:51:30de la précarité
00:51:31que représentent les PEC
00:51:32car on ne palie pas
00:51:33la précarité
00:51:34par de la mendicité.
00:51:36J'en suis bien conscient
00:51:37mais soyez aussi conscient
00:51:39que ce qui se joue
00:51:40dans nos pays
00:51:41dit d'outre-mer
00:51:41et faites des propositions
00:51:43à la hauteur
00:51:43de nos réalités.
00:51:44Notre économie
00:51:45mérite mieux
00:51:46que du sous-podrage
00:51:47temporaire
00:51:47aux emplois précaires
00:51:49nous voulons
00:51:49des emplois pérennes
00:51:50pour une continuité
00:51:52du service public
00:51:52pour assurer
00:51:54à nos enfants
00:51:55de bonnes conditions
00:51:55d'accueil à l'école.
00:51:57Êtes-vous prêts
00:51:57le gouvernement
00:51:59à garantir
00:52:00des emplois justes
00:52:01dignes
00:52:01et rémunérateurs ?
00:52:03Cessez de gérer
00:52:04la misère
00:52:05combattez-le réellement.
00:52:07Merci beaucoup
00:52:08Monsieur le député
00:52:09la parole est à
00:52:10Monsieur Jean-Pierre Farandou
00:52:11ministre de l'Emploi
00:52:12et de la Solidarité.
00:52:16Madame la Présidente
00:52:17Mesdames et Messieurs
00:52:18les députés
00:52:19Monsieur le député
00:52:19nous avons bien sûr
00:52:20conscience
00:52:21des difficultés
00:52:22que rencontre
00:52:23votre territoire
00:52:24et la situation sociale
00:52:26qui en découle.
00:52:26Avec ma collègue
00:52:27Naïma Mouchou
00:52:28ministre des Outre-mer
00:52:29nous avons été saisis
00:52:30par le préfet
00:52:31de la Réunion
00:52:31par différents parlementaires
00:52:32des élus locaux
00:52:34de votre territoire
00:52:35sur le montant
00:52:36de l'enveloppe budgétaire
00:52:37allotie au parcours
00:52:38emploi compétence.
00:52:40En novembre 2025
00:52:41vous m'avez interrogé
00:52:42déjà sur les difficultés
00:52:43rencontrées
00:52:44par l'émission locale
00:52:45à la Réunion.
00:52:45Je vous avais répondu
00:52:46que l'une de mes priorités
00:52:47serait de renforcer
00:52:49l'accompagnement
00:52:49des jeunes
00:52:50éloignés de l'emploi
00:52:51en misant sur les dispositifs
00:52:52d'insertion
00:52:53les plus efficaces.
00:52:54J'ai tenu mon engagement.
00:52:55Dans le dernier budget
00:52:56nous avons renforcé
00:52:57la dotation
00:52:58d'insertion
00:52:59par l'activité économique
00:53:00pour la Réunion
00:53:01en 2026
00:53:02de 2,6%
00:53:03par rapport
00:53:04au crédit consommé
00:53:05soit un abondement
00:53:05de 800 000 euros
00:53:06liés au mécanisme
00:53:07de rééquilibrage territorial.
00:53:08Sur les PEC
00:53:10au plan national
00:53:10nous consacrons
00:53:1233 millions d'euros
00:53:13aux contrats aidés
00:53:14en 2026
00:53:14ce qui permettra
00:53:15de financer
00:53:1515 000 contrats en tout.
00:53:17S'agissant spécifiquement
00:53:18de la Réunion
00:53:19la programmation
00:53:20prévoit que 25%
00:53:21des PEC
00:53:21totaux
00:53:22soient alloués
00:53:22à votre territoire.
00:53:24La Réunion
00:53:24constitue donc
00:53:25le territoire
00:53:25qui bénéficie
00:53:26le plus
00:53:26de ce mécanisme.
00:53:28J'ai par ailleurs
00:53:28contacté le préfet
00:53:29de la Réunion
00:53:30pour lui donner
00:53:30toute liberté de manœuvre
00:53:31dans l'allocation
00:53:32de crédit
00:53:33du fonds d'inclusion
00:53:34pour l'emploi.
00:53:35Il a donc la possibilité
00:53:36de redéployer
00:53:37des crédits prévisionnels
00:53:38pour allouer
00:53:38de nouveaux contrats
00:53:39parcours emploi.
00:53:40Enfin, pour mémoire
00:53:41je rappelle
00:53:42que la ministère
00:53:43des Outre-mer
00:53:43l'an dernier
00:53:44en 2025
00:53:45avait abordé
00:53:46de manière exceptionnelle
00:53:46la Réunion
00:53:47ce qui n'a pas été
00:53:47reconduit cette année.
00:53:48Il faut apporter
00:53:49des réponses
00:53:50de court terme.
00:53:51Donc avec
00:53:52la ministre
00:53:53des Outre-mer
00:53:54et le préfet
00:53:55nous allons regarder
00:53:56ce qui peut être fait
00:53:57pour répondre
00:53:57aux attentes exprimées
00:53:58par votre territoire.
00:53:59Je le redis quand même
00:54:00dans un contexte
00:54:01où les emplois aidés
00:54:02doivent permettre
00:54:03le retour à l'emploi
00:54:03et il y a de ce côté-là
00:54:04des choses à ajuster
00:54:05sur votre territoire.
00:54:06Merci beaucoup
00:54:06pour votre question.
00:54:08Merci beaucoup
00:54:08monsieur le ministre.
00:54:09Monsieur le député.
00:54:10Vous nous dites
00:54:10que vous avez conscience
00:54:11je vais juste vous dire
00:54:12quelque chose
00:54:13science sans conscience
00:54:13n'est que ruine de l'âme
00:54:14vous êtes en train
00:54:15de ruiner notre économie
00:54:16vous n'avez pas dit
00:54:17un mot sur la LBU
00:54:18vous n'avez pas dit
00:54:19un mot sur l'indignité
00:54:20que vous imposez
00:54:21à nos professeurs
00:54:22des écoles
00:54:23qui sont mutés
00:54:23de force vers l'hexagone.
00:54:25Merci beaucoup
00:54:26monsieur le député
00:54:27et monsieur le ministre
00:54:27il vous reste quelques secondes.
00:54:29Je suis ministre du travail
00:54:30je travaille sur les sujets
00:54:31de travail
00:54:32donc nous sommes prêts
00:54:33à regarder sur votre territoire.
00:54:34Je le redis
00:54:34les contrats aidés
00:54:36en termes d'insertion
00:54:37ne marchent pas bien
00:54:37sur votre territoire
00:54:38il faudra aussi
00:54:38travailler sur ce sujet.
00:54:39Merci.
00:54:40Merci beaucoup
00:54:41monsieur le ministre.
00:54:42La parole est à présent
00:54:43à madame Céline Hervieux
00:54:45pour le groupe socialiste.
00:54:46Merci madame la présidente.
00:54:48Madame la ministre
00:54:49de la culture
00:54:51allez-vous laisser
00:54:52bollorer
00:54:53écraser
00:54:54la liberté d'expression
00:54:55et de création
00:54:56dans ce pays.
00:54:58Taisez-vous
00:55:00ou vous serez sanctionnés.
00:55:02voilà la menace
00:55:03de censure
00:55:04brandie par le président
00:55:05de Canal+,
00:55:06contre les signataires
00:55:07du mouvement
00:55:07Zappé-Bolloré
00:55:09qui est extrêmement grave.
00:55:11Une menace directe
00:55:12et inacceptable
00:55:13contre des artistes
00:55:15des professionnels
00:55:15de la création
00:55:16auxquels nous entendons
00:55:18apporter notre soutien
00:55:19plein et entier.
00:55:21Alors mes questions
00:55:22elles sont simples
00:55:22madame la ministre
00:55:23et j'ai été assez inquiétée
00:55:25de vos précédentes réactions.
00:55:27Être un financeur
00:55:28incontournable
00:55:29du cinéma
00:55:29autorise-t-il
00:55:30à imposer le silence
00:55:31à ceux qui veulent
00:55:32s'exprimer ?
00:55:33Autorise-t-il
00:55:34la censure ?
00:55:36L'Etat
00:55:37n'a-t-il pas son mot
00:55:38à dire
00:55:38quand notre souveraineté
00:55:40culturelle
00:55:40est en danger ?
00:55:42Votre réponse
00:55:42et vos réponses
00:55:43précédentes
00:55:44nous inquiètent
00:55:44parce que j'aimerais
00:55:45savoir
00:55:45madame la ministre
00:55:46votre position.
00:55:48Fondamentalement
00:55:48considérez-vous
00:55:49que ce qui s'est passé
00:55:50est choquant ou pas.
00:55:51Avez-vous conscience
00:55:52de la menace démocratique
00:55:54qu'il y a derrière ?
00:55:55Aujourd'hui
00:55:56le cinéma français
00:55:57fait notre fierté
00:55:57il rayonne dans le monde entier.
00:55:59Demain
00:56:00sans réaction
00:56:00de votre part
00:56:01il sera directement menacé.
00:56:02Et le modèle
00:56:03que nous défendons
00:56:04c'est la préservation
00:56:05de cette exception culturelle
00:56:07grâce à l'action
00:56:08de la puissance publique
00:56:09que vous représentez
00:56:09aujourd'hui.
00:56:11Et oui
00:56:11Canal Plus
00:56:11tient une part essentielle
00:56:13à côté de France Télévisions
00:56:14et du CNC
00:56:15mais ils ne sont pas
00:56:15de simples financeurs.
00:56:17Ils ont des responsabilités
00:56:18et le modèle français
00:56:20s'est construit
00:56:20sur cette pluralité
00:56:21sur ces différentes sensibilités.
00:56:23L'Etat doit être le garant
00:56:25de la liberté d'expression.
00:56:27L'Etat est le garant
00:56:28de la liberté de création.
00:56:29Il doit être le garant
00:56:30de notre souveraineté culturelle
00:56:32et la concentration économique
00:56:33dans ce secteur
00:56:34c'est la mort
00:56:35de la diversité
00:56:35et de la richesse créative.
00:56:37Le Rassemblement National
00:56:37promet déjà
00:56:38de supprimer le CNC
00:56:39de privatiser France Télévisions
00:56:41s'ils arrivent au pouvoir.
00:56:43Jusqu'où allez-vous
00:56:44laisser prospérer
00:56:44l'Empire Bolloré
00:56:45et avec lui
00:56:46la menace
00:56:46qu'il fait planer
00:56:47sur ce qui fait
00:56:48la fierté
00:56:48de notre identité française
00:56:49et de notre identité culturelle.
00:56:51Nous sommes à un an
00:56:52de l'élection présidentielle.
00:56:53Prenez vos responsabilités
00:56:55et agissez.
00:56:56Merci beaucoup.
00:56:57La parole est à madame
00:56:58Catherine Pégard
00:56:59ministre de la Culture.
00:57:09Madame la Présidente,
00:57:11madame la députée,
00:57:13vous m'en voudrez
00:57:14de me répéter
00:57:15je crois
00:57:15mais dans une période
00:57:18comme celle-ci
00:57:20je crois que nous aurions
00:57:21dans une période
00:57:25comme celle-ci
00:57:25je crois que nous aurions
00:57:26impérativement besoin
00:57:28de retrouver d'abord
00:57:29les voies du dialogue.
00:57:31Je salue d'ailleurs
00:57:31les organisations professionnelles
00:57:34que j'ai rencontrées
00:57:35et qui se sont exprimées
00:57:36ces derniers jours
00:57:37en ce sens
00:57:38dans un esprit
00:57:39de responsabilité
00:57:40et dans l'intérêt
00:57:41de la filière.
00:57:42C'est tout l'enjeu
00:57:43pour moi
00:57:44après les différentes
00:57:45déclarations
00:57:46des derniers jours
00:57:47sur lesquelles
00:57:47je ne reviendrai pas.
00:57:48j'ai dit
00:57:49combien il était essentiel
00:57:51que la culture
00:57:51soit diverse
00:57:52et plurielle
00:57:53et que les créateurs
00:57:55soient respectés.
00:57:56Oui, nous protégeons
00:57:57l'exception culturelle
00:57:58mais ma mission
00:58:00et notre responsabilité
00:58:02collective
00:58:03c'est d'abord
00:58:04d'accompagner
00:58:05les défis
00:58:06et les transformations
00:58:07qui se posent
00:58:09à notre modèle
00:58:10au niveau national
00:58:11comme au niveau européen.
00:58:13Ce modèle
00:58:13je vous le rappelle encore
00:58:15ce sont des emplois
00:58:16dans nos territoires
00:58:17des ressources économiques
00:58:19qui font vivre
00:58:19nos régions
00:58:20et un formidable
00:58:21vivier de talent.
00:58:22Les films projetés
00:58:24au Festival de Cannes
00:58:25depuis une semaine
00:58:25le démontrent
00:58:26c'est une industrie
00:58:28puissante
00:58:28plurielle
00:58:29qui n'en finit pas
00:58:30de nous émerveiller
00:58:31par sa capacité
00:58:32à nous surprendre
00:58:33à déranger
00:58:34et à faire rêver aussi.
00:58:36C'est cela
00:58:37qu'il faut conserver
00:58:38c'est cela
00:58:39qu'il faut encourager.
00:58:40Ne perdons pas de vue
00:58:41que notre cinéma
00:58:42est capable
00:58:43de nous rassembler
00:58:44de rassembler le monde
00:58:45dans une salle
00:58:46comme il le fait
00:58:47à Cannes
00:58:47et bien au-delà
00:58:48des invectives.
00:58:51Merci beaucoup
00:58:52Madame la Ministre.
00:58:53La parole est à présent
00:58:54Madame Véronique Besse.
00:58:57Merci Madame la Présidente.
00:58:58Ma question s'adresse
00:58:59à Monsieur le Premier Ministre.
00:59:01Monsieur le Premier Ministre,
00:59:02nous sommes nombreux
00:59:03à vous interpeller
00:59:04chaque semaine
00:59:04sur le pouvoir d'achat
00:59:05des Français
00:59:06car sur le terrain
00:59:07c'est le sujet
00:59:08de nos concitoyens.
00:59:10Alors je vais sûrement
00:59:10vous agacer
00:59:11mais je vais moi aussi
00:59:12vous interroger
00:59:12sur le quotidien
00:59:13de ces millions de Français
00:59:14qui vivent aux centimes près
00:59:16qui subissent depuis des années
00:59:17les effets
00:59:18de votre politique
00:59:19et à qui la crise
00:59:20du carburant
00:59:20porte un coût fatal.
00:59:22Je dis vous allez donc
00:59:23faire des annonces
00:59:24d'aides ciblées.
00:59:25Je crains malheureusement
00:59:26qu'elles ne correspondent pas
00:59:27aux attentes
00:59:28faute de moyens financiers
00:59:29comme vous saurez
00:59:30si bien nous l'expliquer.
00:59:32Monsieur le Premier Ministre,
00:59:33je vais vous aider
00:59:34à trouver des économies
00:59:35pour accompagner les Français
00:59:36car des solutions existent.
00:59:38Nous pouvons récupérer
00:59:3913 milliards d'euros
00:59:40immédiatement
00:59:41et la contribution nette
00:59:42de la France
00:59:43à l'Union Européenne
00:59:44qui a encore augmenté
00:59:46de plus de 5 milliards
00:59:47cette année.
00:59:49Nous pouvons trouver
00:59:49quelques milliards d'économies
00:59:51sur l'audiovisuel public
00:59:52selon la commission d'enquête.
00:59:54Nous pouvons supprimer
00:59:55ces agences d'Etat
00:59:56qui coûtent très cher
00:59:57qui pondent des rapports
00:59:59que personne ne lit
01:00:00et des campagnes
01:00:01que personne ne comprend.
01:00:02Nous pouvons réserver
01:00:04les prestations sociales
01:00:05non contributives
01:00:06aux seuls citoyens français
01:00:0814 milliards d'économies.
01:00:09Nous pouvons mettre fin
01:00:11à l'aide au développement
01:00:12versé aux pays
01:00:13qui refusent
01:00:13de reprendre
01:00:14leurs ressortissants expulsés.
01:00:15C'est à 10 milliards.
01:00:17Nous pouvons mettre fin
01:00:18à l'AME,
01:00:19cette aide médicale d'Etat
01:00:20pour les clandestins
01:00:21pendant que des Français
01:00:22renoncent à se soigner
01:00:23faute de moyens.
01:00:251,3 milliard.
01:00:27Ce ne sont pas là
01:00:28les fantasmes de la droite.
01:00:29Comme vous avez coutume
01:00:30de le dire,
01:00:30vous connaissez ces chiffres.
01:00:32La peste du pouvoir d'achat
01:00:34a des répercussions
01:00:34sur notre économie
01:00:35avec une inflation record
01:00:37et un taux de chômage en hausse.
01:00:38La France est au bord
01:00:40de la récession.
01:00:41Monsieur le Premier ministre,
01:00:42pour les Français
01:00:43qui se disent
01:00:43que les efforts,
01:00:44c'est toujours pour eux,
01:00:46allez-vous enfin étudier
01:00:47ces pistes d'économie,
01:00:49leur apporter des vraies réponses,
01:00:50par exemple,
01:00:51rapprocher leur salaire net
01:00:52du brut,
01:00:53baisser les cotisations,
01:00:54baisser la TVA,
01:00:55réduire les dépenses
01:00:56de l'Etat,
01:00:57réduire la dette
01:00:58ou comptez-vous rendre
01:00:59le pays en ruine
01:01:00en 2027 ?
01:01:01Merci Madame la députée.
01:01:03La parole est à Monsieur Serge Papin,
01:01:05ministre des petites
01:01:06et moyennes entreprises
01:01:08du commerce de l'artisanat.
01:01:10Merci Madame la Présidente,
01:01:13Mesdames, Messieurs les députés,
01:01:16Madame la députée
01:01:17Véronique Besse,
01:01:19écoutez,
01:01:19sur votre liste de courses
01:01:21qui d'ailleurs dépend
01:01:23du PLF 27,
01:01:24vous pourrez en mettre
01:01:25au débat,
01:01:26mais croyez-vous
01:01:27sur ce que vous évoquez
01:01:30au niveau de l'Europe ?
01:01:31Croyez-vous que dans
01:01:32la crise géopolitique
01:01:33qui est celle
01:01:34que nous vivons,
01:01:36croyez-vous que
01:01:37dans ces crises
01:01:38qui ne sont pas finies,
01:01:40c'est le moment
01:01:41de faire moins d'Europe ?
01:01:44Ça veut dire que...
01:01:45Oui, mais non,
01:01:46justement,
01:01:47ça veut dire que
01:01:48si vous faites ça,
01:01:50vous condamnez
01:01:51la France à la régression.
01:01:53Mais oui,
01:01:54parce que sans l'Europe,
01:01:56comment voulez-vous faire ?
01:01:57Mais oui, voilà.
01:01:59Alors,
01:02:00sur le pouvoir d'achat,
01:02:01précisément,
01:02:03pour revenir
01:02:03à votre question,
01:02:05il y a des choses
01:02:06que nous faisons,
01:02:06nous,
01:02:07et qu'aucun pays
01:02:08d'Europe ne fait
01:02:09de la même manière.
01:02:11Alors,
01:02:11je vais vous dire
01:02:12ce qu'il y a,
01:02:13je vais vous lister.
01:02:14On a fait une aide
01:02:15pour les grands rouleurs,
01:02:16là,
01:02:17dans les aides
01:02:18du mois d'avril
01:02:20et du mois de juin,
01:02:21du mois d'avril
01:02:21et du mois de mai.
01:02:23Nous avons une prime
01:02:24d'activité
01:02:24de 600 euros
01:02:25par an.
01:02:27Ça n'existe pas
01:02:28de la même manière
01:02:29dans les autres pays
01:02:29d'Europe.
01:02:30Nous avons un chèque énergie
01:02:32qui va de 50 à 277 euros.
01:02:35Non,
01:02:35mais ça existe.
01:02:36Voilà.
01:02:37on a une augmentation
01:02:41du SMIC
01:02:42qui est prévue.
01:02:43Donc,
01:02:43vous voyez que
01:02:44le gouvernement fait
01:02:45à la fois
01:02:46des aides
01:02:47au pouvoir d'achat
01:02:48et puis,
01:02:49comme l'a dit
01:02:49le Premier ministre,
01:02:50des aides aussi
01:02:51au niveau de l'activité
01:02:52et tout ce que vous...
01:02:54donc,
01:02:55au niveau d'activité,
01:02:56au niveau ciblage
01:02:57et tout ce que vous voulez
01:02:59que l'on fasse,
01:03:00là,
01:03:01en plus,
01:03:02ça va augmenter la dette
01:03:03et ça va se répercuter
01:03:05sur les contribuables.
01:03:06Mais non.
01:03:07Mais si.
01:03:08Écoutez,
01:03:08moi,
01:03:08je sais compter.
01:03:09J'ai été chef d'entreprise
01:03:12et vous proposer
01:03:13de mettre ça
01:03:15sur le dos
01:03:15des contribuables.
01:03:17Merci beaucoup,
01:03:18Monsieur le Ministre.
01:03:19Vous n'avez plus de temps,
01:03:20Madame la députée.
01:03:21La parole est à présent
01:03:22à Monsieur Jean-Louis Thieriot
01:03:24pour le groupe
01:03:24Droite Républicaine.
01:03:29Merci,
01:03:30Madame la Présidente.
01:03:31Ma question s'adresse
01:03:32au ministre
01:03:33de l'Éducation nationale.
01:03:35En 2020,
01:03:36Samuel Paty
01:03:37était assassiné
01:03:38dans les conditions
01:03:39que l'on sait.
01:03:40une pétition
01:03:42en faveur
01:03:42de sa panthéonisation
01:03:43a recueilli
01:03:45plus de 55 000 signatures.
01:03:47Le 23 avril,
01:03:49la présidente
01:03:49de l'Association
01:03:50des professeurs d'histoire,
01:03:51Joël Alazard,
01:03:53relayait la nécessité
01:03:54d'honorer
01:03:55ce héros tranquille
01:03:57suivant les mots
01:03:58de Robert Badinter.
01:03:59L'abandon
01:04:00au festival de Cannes
01:04:01a reçu
01:04:02une standing ovation.
01:04:04Samuel Paty
01:04:05n'est pas une victime.
01:04:07C'est un martyr,
01:04:08c'est-à-dire
01:04:09un témoin
01:04:10de deux pierres
01:04:11angulaires
01:04:11de notre pacte républicain,
01:04:13la liberté de l'esprit
01:04:15qui ne reconnaît
01:04:16ni le blasphème
01:04:17ni le sacrilège
01:04:18et l'école,
01:04:19lieu de transmission
01:04:20des savoirs
01:04:21et des héritages.
01:04:23Interrogé
01:04:23sur France Info,
01:04:24vous avez dit,
01:04:25monsieur le ministre,
01:04:26que Samuel Paty
01:04:27était une victime
01:04:28du terrorisme
01:04:29qui est devenu
01:04:30un symbole
01:04:31à son corps défendant.
01:04:32« Cette lecture
01:04:33est factuellement fausse
01:04:35alors qu'au nom
01:04:36du pas de vague,
01:04:37certains en viennent
01:04:38à s'auto-censurer,
01:04:40il a fait le choix
01:04:41de continuer son œuvre,
01:04:42parfois en but
01:04:43au sarcasme,
01:04:44il l'a payé
01:04:45de sa vie,
01:04:46c'est bien le choix
01:04:47d'un homme libre,
01:04:49l'héroïsme des humbles. »
01:04:51C'est les destins
01:04:51de Samuel Paty
01:04:52et de Marc Bloch
01:04:53qui, lui,
01:04:54va avoir les honneurs
01:04:55du Panthéon
01:04:56qu'on sonne admirablement.
01:04:58C'est l'aver
01:04:59et le revers
01:04:59d'une même médaille.
01:05:00Marc Bloch,
01:05:01c'est l'immense historien
01:05:02et le résistant.
01:05:03Samuel Paty,
01:05:05c'est le professeur
01:05:06de collège
01:05:07qui crée
01:05:07le terreau fertile.
01:05:09Frères de discipline
01:05:10et frères d'engagement,
01:05:12il serait juste
01:05:13qu'ils reposent ensemble
01:05:15au temple
01:05:16des grands hommes.
01:05:17Alors,
01:05:18même si c'est
01:05:18une prérogative
01:05:19du président
01:05:19de la République,
01:05:20monsieur le ministre,
01:05:22quand accueillons-nous
01:05:23Samuel Paty
01:05:24au Panthéon?
01:05:25Merci beaucoup,
01:05:27monsieur le député.
01:05:29La parole est
01:05:30à madame Sabrina Roubache,
01:05:31ministre déléguée
01:05:32chargée de l'enseignement
01:05:34et de la formation professionnelle.
01:05:36Merci,
01:05:36madame la présidente,
01:05:37mesdames et messieurs
01:05:38les députés.
01:05:39Monsieur le ministre,
01:05:41permettez-moi
01:05:41de répondre
01:05:42en lieu de place
01:05:43évidemment
01:05:43du ministre
01:05:44de l'Éducation nationale.
01:05:45Samuel Paty
01:05:46a été assassiné
01:05:47le 16 octobre 2020.
01:05:49Ce même
01:05:50soir,
01:05:51je projetais
01:05:51un film
01:05:52que j'avais produit
01:05:52sur le phénomène
01:05:54de radicalisation.
01:05:56Il y a plusieurs
01:05:56manières
01:05:57de s'engager
01:05:58et de dire des choses.
01:06:00Parce qu'il avait
01:06:00choisi,
01:06:01vous l'avez rappelé
01:06:02et vous avez raison
01:06:02et tout le monde
01:06:03a raison,
01:06:04dans le cadre
01:06:04d'un cours
01:06:04sur la liberté
01:06:06d'expression
01:06:07de faire
01:06:08son métier
01:06:09jusqu'au bout.
01:06:11Il a été
01:06:11la cible
01:06:12d'un mensonge
01:06:12d'une campagne
01:06:13de haine
01:06:13organisée
01:06:14sur les réseaux sociaux
01:06:15et il en est mort.
01:06:17Sa figure
01:06:17est devenue
01:06:18un symbole
01:06:19puissant,
01:06:20très puissant
01:06:21de ce que représente
01:06:22notre école
01:06:22de la République.
01:06:25Et c'est aussi
01:06:26le visage
01:06:27de ce que le terrorisme
01:06:28islamiste
01:06:28cherche à détruire
01:06:30chaque jour.
01:06:32Je vous l'accorde.
01:06:33La démarche
01:06:34de ceux
01:06:35qui demandent
01:06:35sa panthéonisation
01:06:36est profondément
01:06:37respectable.
01:06:38Elle exprime
01:06:39quelque chose
01:06:40de juste
01:06:40et de très puissant.
01:06:42La nécessité
01:06:43d'une reconnaissance
01:06:44nationale
01:06:44à la hauteur
01:06:45de ce que Samuel Paty
01:06:46incarne désormais
01:06:47pour des millions
01:06:48d'enseignants
01:06:49et des millions
01:06:49de Français
01:06:50et son entrée
01:06:51dans l'éternité
01:06:52de la République,
01:06:54de notre République.
01:06:55La question
01:06:56du Panthéon
01:06:56appelle une réflexion
01:06:57et vous le savez
01:06:58Monsieur le ministre
01:06:58très sérieuse.
01:07:00Historiquement,
01:07:00cette distinction
01:07:01a été associée
01:07:02à un apport
01:07:03individuel,
01:07:04déterminant,
01:07:05littéraire,
01:07:05scientifique,
01:07:06politique,
01:07:07au point que
01:07:08la personne
01:07:08et son œuvre
01:07:09finissent par se confondre.
01:07:11Samuel Paty,
01:07:13une victime
01:07:13du terrorisme islamiste,
01:07:15devenu symbole
01:07:16malgré elle
01:07:17par la seule force
01:07:18de son engagement
01:07:19ordinaire
01:07:19et admirable
01:07:20de professeur.
01:07:22Cela ne diminue
01:07:23en rien,
01:07:24Monsieur le ministre,
01:07:25ce qu'il représente.
01:07:26Cela pose simplement
01:07:27la question
01:07:27de la forme
01:07:28la plus juste
01:07:29pour honorer
01:07:30sa mémoire.
01:07:31Monsieur le ministre,
01:07:32ce qui est certain,
01:07:33c'est que Samuel Paty
01:07:33ne doit jamais être oublié
01:07:35et que la nation
01:07:36lui doit une reconnaissance
01:07:37à la mesure
01:07:38de son martyr.
01:07:39Mais vous le savez
01:07:40et vous l'avez dit,
01:07:42cette décision dépend
01:07:43du président de la République.
01:07:45En tout cas,
01:07:45vous trouverez
01:07:45quelqu'un à vos côtés
01:07:46pour porter le sujet
01:07:48très haut.
01:07:49Merci beaucoup.
01:07:50La parole est à présent
01:07:52à Madame Marie-Charlotte Garin
01:07:53pour le groupe
01:07:54Écologiste et Social.
01:07:57Merci Madame la Présidente.
01:07:59Monsieur le Premier ministre,
01:08:02Monsieur le Premier ministre,
01:08:03c'est à vous que je parle
01:08:04parce que ça devrait être
01:08:05votre priorité.
01:08:07Et vous,
01:08:08je suis désolée,
01:08:08mais vous ne savez pas
01:08:09ce que c'est.
01:08:10Vous ne savez pas
01:08:11ce que c'est
01:08:11de trembler
01:08:12quand vous entendez
01:08:13les clés qui tournent
01:08:13dans la serrure,
01:08:14de sursauter
01:08:15quand les placards claquent.
01:08:16Vous ne savez pas
01:08:17ce que c'est
01:08:18que d'aller au commissariat
01:08:19et de vous entendre dire
01:08:20que ça va passer.
01:08:22En neuf jours,
01:08:24six femmes ont été tuées
01:08:26par leur conjoint
01:08:26ou leur ex-conjoint.
01:08:28Alors le temps passe,
01:08:30les associations alertent,
01:08:32les moyens manquent
01:08:32et les femmes meurent.
01:08:35Si le temps du festival de Cannes,
01:08:37six acteurs étaient morts,
01:08:38ce serait l'effroi sur ces bancs.
01:08:40Mobilisation générale,
01:08:41minutes de silence,
01:08:43hommage national,
01:08:43réaction de Matignon,
01:08:45tout ce pays serait à l'arrêt.
01:08:47À la place,
01:08:49Sylvie,
01:08:50Angeline,
01:08:51Denise,
01:08:51Chloé,
01:08:52Céline,
01:08:54elles,
01:08:54elles n'ont droit à rien.
01:08:56Ah si,
01:08:57éventuellement une pensée émue
01:08:58sur Twitter de vos ministres.
01:09:00Pardon,
01:09:00mais votre job,
01:09:02ce n'est pas les pensées émues
01:09:03sur Twitter ou les condoléances.
01:09:04Votre job,
01:09:05c'est l'action.
01:09:05Et ça fait dix ans
01:09:06que vous êtes au pouvoir.
01:09:07Ça fait dix ans
01:09:08qu'on nous parle
01:09:09de grandes causes du quinquennat.
01:09:10Et vous savez ce qu'il se passe ?
01:09:12Il se passe qu'il n'y a
01:09:12sur ces bancs
01:09:13aucune parlementaire féministe
01:09:15qui vous croit,
01:09:15aucune association,
01:09:17aucune famille de victimes,
01:09:18aucune victime
01:09:19pour croire quoi que ce soit
01:09:20de ce que vous pouvez annoncer.
01:09:22Parce qu'à chaque fois,
01:09:23vous annoncez des mesures,
01:09:25ce sont des opérations
01:09:26de communication
01:09:26sans les moyens
01:09:28qui vont avec.
01:09:29Et vos belles paroles,
01:09:30sans argent
01:09:31pour sauver nos vies,
01:09:32on n'en veut plus.
01:09:34Monsieur le ministre,
01:09:35ma question est simple.
01:09:37Il faut encore
01:09:38combien de femmes tuées ?
01:09:39Et notre réponse,
01:09:41elle est tout aussi simple.
01:09:42On veut une loi cadre,
01:09:44on veut 3 milliards
01:09:45et une mobilisation générale
01:09:46de l'Etat.
01:09:49Merci beaucoup,
01:09:50madame la députée.
01:09:52La parole est à monsieur
01:09:54Jean-Dizier Berger,
01:09:55ministre auprès
01:09:56du ministre de l'Intérieur.
01:10:00Madame la présidente,
01:10:01mesdames et messieurs
01:10:02les députés,
01:10:03madame la députée
01:10:03Marie-Charlotte Garin,
01:10:05il me semble que ce sujet
01:10:07est suffisamment grave
01:10:08pour que nous puissions
01:10:09le temps d'un instant
01:10:12ne pas céder à la polémique.
01:10:15Parce que heureusement,
01:10:18heureusement que ce sujet
01:10:21peut préoccuper
01:10:22celles et ceux
01:10:23qui ne savent pas
01:10:24ce que c'est que d'avoir peur.
01:10:25Si seuls ceux qui savent
01:10:27ce que c'est que d'avoir peur
01:10:28s'occuper du sujet,
01:10:29je pense qu'il y aurait
01:10:31un déficit de mobilisation.
01:10:32Et tout le gouvernement
01:10:34est mobilisé
01:10:35pour faire face
01:10:36à cette situation.
01:10:38Quand autant de femmes
01:10:39meurent sous les coups
01:10:42de leurs conjoints
01:10:43ou d'ex,
01:10:45quand autant de femmes
01:10:46sont victimes
01:10:48de violences,
01:10:49quand autant de femmes
01:10:51passent à l'acte
01:10:53et se suicident
01:10:53ou font des tentatives
01:10:54de suicide,
01:10:55toute la nation
01:10:56doit être mobilisée.
01:10:58C'est ce qu'a fait
01:10:58le gouvernement
01:10:58face aux 274 000
01:11:02victimes
01:11:02de violences conjugales
01:11:0584 %
01:11:05de ces victimes
01:11:06sont des femmes,
01:11:0764 %
01:11:08de ces violences
01:11:09sont des violences
01:11:09physiques
01:11:10et c'est la raison
01:11:11pour laquelle
01:11:12les moyens
01:11:12d'ores et déjà
01:11:13ont été renforcés.
01:11:15Depuis
01:11:16le Grenelle
01:11:17de 2019,
01:11:18prenez simplement
01:11:19les faits
01:11:19Madame la députée,
01:11:21les faits.
01:11:22Il y avait
01:11:23des téléphones
01:11:24grand danger
01:11:24qui étaient déployés,
01:11:26il y en avait
01:11:26moins de 1 000
01:11:27dans notre pays,
01:11:28il y en a aujourd'hui
01:11:29plus de 7 000.
01:11:30Ces 7 000 téléphones
01:11:32déployés
01:11:32ont permis
01:11:32de recueillir
01:11:34la détresse
01:11:35de plus de
01:11:363 500 victimes
01:11:38l'année dernière.
01:11:39Des bracelets
01:11:40anti-rapprochement,
01:11:42il y en a plus
01:11:42de 660 déployés
01:11:45dans tout le pays
01:11:46qui ont permis
01:11:46de protéger
01:11:47plus de 3 500 victimes.
01:11:49Voilà des faits
01:11:50concrets
01:11:50qui nous permettent
01:11:51d'avancer,
01:11:52des moyens
01:11:53il en faut,
01:11:54nous en avons mis
01:11:55davantage
01:11:56et j'imagine
01:11:57que lors des prochains
01:11:58débats budgétaires,
01:11:59vous ferez partie
01:11:59de celles et de ceux
01:12:00qui soutiendront
01:12:01l'accroissement
01:12:01de ces moyens.
01:12:02Merci Monsieur le Ministre.
01:12:04Madame la députée.
01:12:06Vous nous baladez,
01:12:07vous nous baladez.
01:12:08Le dernier budget,
01:12:09vous avez baissé
01:12:10les moyens
01:12:10sur le programme 137.
01:12:12Aujourd'hui,
01:12:12on sait ce qu'il faut faire.
01:12:13Quand vous regardez
01:12:14l'Espagne,
01:12:15il y a des moyens en plus,
01:12:16il y a des mortes en moins.
01:12:17Et comme vous savez
01:12:18exactement ce qu'il faut faire,
01:12:19c'est mettre l'argent,
01:12:20vous êtes responsable
01:12:21des mortes
01:12:21qu'on aurait pu éviter.
01:12:22Merci beaucoup
01:12:23Madame la députée.
01:12:26La parole est à présent
01:12:27à Monsieur Frédéric Falcone
01:12:28pour le groupe
01:12:29Rassemblement National.
01:12:32Merci Madame la Présidente,
01:12:33Monsieur le Ministre,
01:12:34mes chers collègues.
01:12:35Alors vous avez récemment
01:12:36affiché votre soutien
01:12:37au plan européen
01:12:38pour le logement abordable
01:12:39mis en place
01:12:39par la Commission européenne.
01:12:41Nous rappelons à ce gouvernement,
01:12:42soumis à Madame van der Leyen,
01:12:44que le logement
01:12:44n'est en aucun cas
01:12:45une compétence
01:12:46de l'Union européenne
01:12:47et que la Commission
01:12:48tente une nouvelle fois
01:12:49d'instrumentaliser une crise
01:12:50pour attaquer
01:12:51la souveraineté des Etats membres.
01:12:52Avec son Green Deal,
01:12:53la Commission européenne
01:12:54a déjà à son actif
01:12:55la destruction
01:12:55de notre modèle énergétique,
01:12:57de notre industrie
01:12:58et de notre agriculture.
01:12:59Vous comprendrez
01:13:00nos inquiétudes.
01:13:01S'il y a bien des Français
01:13:02victimes d'une décennie
01:13:03de macronisme,
01:13:04ce sont les étudiants.
01:13:05Un étudiant sur cinq
01:13:06renonce à ses études supérieures
01:13:08faute de trouver un logement.
01:13:09Les raisons ?
01:13:11D'abord,
01:13:11les contraintes énergétiques
01:13:12instaurées par Edouard Philippe
01:13:13qui n'assume pas,
01:13:14uniques en Europe,
01:13:15que vous imposez au logement
01:13:16depuis 2025
01:13:17et qui programme
01:13:18le retrait progressif
01:13:20de millions de logements
01:13:21du marché locatif.
01:13:22Résultat,
01:13:23à Paris,
01:13:23moins 60%
01:13:24d'offres locatives
01:13:25en trois ans.
01:13:25C'est un véritable carnage.
01:13:27Et ce sont les étudiants
01:13:28de la ruralité,
01:13:29de la France périphérique,
01:13:31sans pôle de formation
01:13:32suffisant,
01:13:32qui se retrouvent
01:13:33sur le carreau,
01:13:34comme ceux de ma circonscription
01:13:35à Narbonne,
01:13:36qui n'ont plus les moyens
01:13:37de partir à Toulouse
01:13:38ou à Montpellier,
01:13:39où 20 dossiers
01:13:40sont déposés
01:13:40pour une seule annonce.
01:13:41Pendant ce temps,
01:13:42les quelques 170 000 places
01:13:44en résidence Cruz
01:13:44sont occupées
01:13:45par un tiers
01:13:46d'étudiants étrangers,
01:13:47alors qu'ils ne représentent
01:13:48que 10%
01:13:49de la population étudiante.
01:13:50L'université est en devenue
01:13:51une véritable filière
01:13:52d'immigration.
01:13:53Il y a là
01:13:53un gros problème.
01:13:56Monsieur le ministre,
01:13:57avant votre départ,
01:13:58dans quelques mois,
01:13:59il est encore temps d'agir.
01:14:00Pour la rentrée de septembre,
01:14:01nous demandons
01:14:02la levée immédiate
01:14:03des contraintes
01:14:03liées au DPE
01:14:04pour la location
01:14:05qui doivent être renvoyées
01:14:06au débat de la présidentielle.
01:14:07Nous demandons aussi,
01:14:09dès à présent,
01:14:09l'instauration
01:14:10d'un quota de place
01:14:11dans les résidences Cruz
01:14:11pour les étudiants étrangers.
01:14:13Enfin, nous demandons
01:14:14un régime exceptionnel
01:14:15en matière d'urbanisme
01:14:16afin de transformer
01:14:17en urgence
01:14:18les millions de mètres carrés
01:14:19de bureaux vides
01:14:20en logement étudiant.
01:14:21Je vous remercie.
01:14:23Merci beaucoup,
01:14:24monsieur le député.
01:14:25La parole est à monsieur
01:14:26Vincent Jambrun,
01:14:28ministre de la Ville
01:14:28et du Logement.
01:14:30Merci, madame la présidente,
01:14:31madame la présidente,
01:14:32monsieur le député,
01:14:32monsieur le député Falcon.
01:14:34D'abord,
01:14:35j'ai eu l'occasion
01:14:36à Chypre,
01:14:36dans le cadre
01:14:37de la réunion informelle
01:14:38des ministres du Logement,
01:14:39de rappeler la volonté
01:14:40de travailler
01:14:41de façon partenariale
01:14:42à un certain nombre
01:14:43de défis,
01:14:44y compris la crise du logement
01:14:45qui touche
01:14:45tous les pays européens.
01:14:46mais en rappelant
01:14:47avec beaucoup de fermeté
01:14:49le fait que le logement
01:14:49restait une prérogative nationale
01:14:51et que, évidemment,
01:14:53travailler en partenariat
01:14:54ne voulait pas dire
01:14:54rester indépendant
01:14:55sur ces sujets.
01:14:56Je voulais vous le préciser
01:14:57puisque vous sembliez
01:14:58dire le contraire
01:14:59dans votre question.
01:15:00Ensuite,
01:15:01j'ai eu l'occasion
01:15:01de le dire souvent
01:15:02à ce micro,
01:15:03la crise du logement
01:15:04frappe tous les Français,
01:15:05mais vous avez raison
01:15:06de le rappeler,
01:15:07particulièrement les plus jeunes
01:15:08et les étudiants.
01:15:10Et c'est pourquoi
01:15:10le gouvernement
01:15:11a décidé de prendre
01:15:12ce sujet,
01:15:12évidemment,
01:15:13à bras-le-corps.
01:15:14D'abord,
01:15:15permettez-moi de rappeler
01:15:15très brèvement
01:15:16deux ou trois chiffres.
01:15:17Entre 2013 et 2023,
01:15:19on produisait en moyenne
01:15:208 000 logements étudiants
01:15:22chaque année.
01:15:23Depuis 2024,
01:15:24on a passé la barre
01:15:25des 9 400.
01:15:26C'est même 13 000 logements
01:15:28en 2025
01:15:28et nous allons poursuivre
01:15:29cette ambition.
01:15:30Et j'aurai l'occasion
01:15:31avec mon collègue
01:15:32Philippe Baptiste
01:15:33de signer une convention
01:15:35avec la Banque des Territoires
01:15:36dès cette semaine
01:15:37pour mobiliser
01:15:385 milliards d'euros
01:15:39pour réaliser
01:15:40entre 2025 et 2030
01:15:42la création
01:15:43de 75 000 logements
01:15:44étudiants abordables.
01:15:45C'est évidemment
01:15:46un effort considérable
01:15:48et nous avons la chance
01:15:49de le faire
01:15:49en partenariat
01:15:50avec la Banque des Territoires
01:15:51et les CRUS,
01:15:52cela va sans dire.
01:15:53Nous mobiliserons également
01:15:54une foncière dédiée
01:15:55au logement
01:15:56pour mobiliser
01:15:56le foncier de l'État
01:15:58à ce niveau-là.
01:15:59Et puis ensuite,
01:16:00vous évoquez un enjeu important,
01:16:01celui du DPE.
01:16:02Vous l'avez entendu
01:16:03dans le projet de loi
01:16:04logement qui a été annoncé
01:16:05par le Premier ministre.
01:16:06Nous avons l'intention
01:16:07de maintenir notre ambition
01:16:08de transformation du parc
01:16:10d'un point de vue
01:16:11de la transition énergétique
01:16:13et thermique,
01:16:15mais cela avec pragmatisme.
01:16:16Et donc,
01:16:16j'espère que vous serez
01:16:17au rendez-vous
01:16:17pour voter ces mesures
01:16:19qui viendront
01:16:19assouplir tout cela
01:16:20et ça s'appliquera évidemment
01:16:22à tous les logements
01:16:23étudiants comme les autres.
01:16:24Je vous remercie.
01:16:25Merci beaucoup,
01:16:25Monsieur le ministre.
01:16:26Monsieur le député.
01:16:27Oui, merci,
01:16:28Monsieur le ministre.
01:16:28Alors,
01:16:29Français,
01:16:29tenez bon à partir de 2027.
01:16:31Fin du DPE
01:16:32dès l'élection
01:16:33de Jordan Bardella
01:16:33et de Marine Le Pen au pouvoir.
01:16:34Merci.
01:16:36Je vous remercie.
01:16:39La parole est à présent
01:16:40M. Stéphane Lenormand
01:16:41pour le groupe Piotte.
01:16:43Merci,
01:16:44Madame la Présidente.
01:16:46Ma question s'adresse
01:16:48au Premier ministre
01:16:49ou à la ministre
01:16:50des Outre-mer
01:16:51ou à tout ministre
01:16:52de ce gouvernement
01:16:53qui veuille bien
01:16:54me répandre
01:16:55puisque depuis
01:16:57mars 2025,
01:16:59tous mes courriers
01:17:00sont restés
01:17:00sans réponse
01:17:01ni même
01:17:02avec un accusé
01:17:02de réception.
01:17:03Le sujet concerne
01:17:04le désenclavement aérien
01:17:06de l'archipel
01:17:06de Saint-Pierre-et-Miquelon
01:17:07qui est opéré
01:17:08par une délégation
01:17:09de services publics.
01:17:11Celui-ci est opéré
01:17:12par une compagnie locale
01:17:13qui, depuis des décennies,
01:17:15a prouvé sa fiabilité,
01:17:16son sérieux
01:17:17et son professionnalisme.
01:17:18Elle a eu
01:17:19quelques difficultés
01:17:20qui l'ont amené
01:17:21à se séparer
01:17:22du deuxième avion
01:17:23qu'elle a exploité,
01:17:25qui est un Cessna
01:17:26de huit places.
01:17:28Et rapidement,
01:17:28il s'est avéré
01:17:30que cet avion
01:17:30était un élément essentiel,
01:17:32outre le transport
01:17:34de passagers
01:17:35entre les deux îles,
01:17:36mais un élément essentiel
01:17:37de sécurité publique,
01:17:38de secours à la personne
01:17:40puisqu'il organisait
01:17:41les évacuations sanitaires
01:17:43entre nos îles
01:17:43et via le Canada.
01:17:45Devant l'urgence,
01:17:47la mobilisation
01:17:47des syndicats
01:17:48et des élus,
01:17:48une solution temporaire
01:17:50a été trouvée
01:17:50avec un avion
01:17:52et un équipage canadien.
01:17:54Ma position
01:17:55est assez simple
01:17:56sur des sujets
01:17:57aussi stratégiques,
01:17:59aussi régaliens.
01:18:01Nous devons trouver
01:18:02les moyens
01:18:03d'avoir notre indépendance
01:18:05et de retrouver
01:18:05la possibilité
01:18:06d'exploiter
01:18:07un deuxième appareil.
01:18:09J'attendais
01:18:10du gouvernement
01:18:10en tant que chef
01:18:11d'orchestre
01:18:12qu'il donne
01:18:13le la de la partition.
01:18:14Je n'ai eu aujourd'hui
01:18:16que des silences.
01:18:17Le temps presse.
01:18:20La possibilité
01:18:21m'est offerte
01:18:21par l'intermédiaire
01:18:22de cette question
01:18:22de demander
01:18:23une nouvelle fois
01:18:24au gouvernement
01:18:24quelle est sa position
01:18:25sur ce sujet
01:18:26qui est extrêmement sensible
01:18:29pour un petit territoire
01:18:30insulaire
01:18:31comme le mien.
01:18:31Je vous remercie.
01:18:33Merci beaucoup
01:18:33Monsieur le député.
01:18:34La parole est
01:18:35à Madame Naïma Moutchou,
01:18:36ministre des Outre-mer.
01:18:41Merci Madame la Présidente,
01:18:42Mesdames, Messieurs les députés,
01:18:43Monsieur le député
01:18:45Le Normand.
01:18:46Je sais l'inquiétude
01:18:47que ce sujet
01:18:48des évacuations sanitaires
01:18:49peut provoquer
01:18:50chez les Saint-Pierret,
01:18:51chez les Miquelonais,
01:18:52bien sûr,
01:18:53puisqu'on touche
01:18:54à des sujets essentiels,
01:18:55l'accès aux soins,
01:18:56la continuité
01:18:57du service public
01:18:58dans l'archipel.
01:18:59Le fait est,
01:19:00c'est vrai,
01:19:00qu'une compagnie locale
01:19:01a décidé de rompre
01:19:02unilatéralement
01:19:03et elle a fait d'ailleurs
01:19:04avant l'échéance
01:19:05à laquelle elle s'était engagée
01:19:06d'assurer ce service.
01:19:08Alors,
01:19:09c'était la continuité
01:19:10territoriale entre Saint-Pierre
01:19:11et Miquelon,
01:19:11les évacuations sanitaires,
01:19:12mais aussi tous les transferts
01:19:13de soins programmés.
01:19:15C'est donc un sujet important,
01:19:16c'est un sujet sérieux.
01:19:17Ce que nous avons fait
01:19:18à titre transitoire d'abord,
01:19:19c'est de mobiliser des crédits.
01:19:22Mon ministère a mobilisé des crédits
01:19:23justement pour assurer cette période,
01:19:25pour faire en sorte
01:19:26que cette continuité
01:19:28puisse avoir lieu,
01:19:29qu'il n'y ait pas de difficultés
01:19:30dans la prise en charge
01:19:31de ceux qui devaient l'être.
01:19:33C'est le premier point.
01:19:34Nous continuons à travailler
01:19:35avec les équipes
01:19:36de la ministre de la Santé,
01:19:38Stéphanie Riste,
01:19:39pour que cette année 2026
01:19:41ne connaisse pas de difficultés.
01:19:43Et puis, il y a la suite.
01:19:44La suite, c'est la délégation
01:19:46de services publics
01:19:47qui va appartenir aux acteurs
01:19:48qui sont concernés
01:19:50de définir cette délégation
01:19:52de services publics,
01:19:53de répondre au cahier des charges.
01:19:55Ce que je peux vous dire,
01:19:56c'est que ce sont les acteurs
01:19:58qui devront formuler
01:19:59leurs solutions dans ce cadre.
01:20:00Ce seront aux financeurs
01:20:01d'apprécier à la fois
01:20:02la pertinence et le coût.
01:20:04Alors, il y a plusieurs solutions
01:20:05qui sont sur la table.
01:20:06Nous en avions d'ailleurs discuté,
01:20:08monsieur le député.
01:20:09Je sais laquelle a votre préférence.
01:20:12Ce qui est certain,
01:20:12c'est que l'Etat sera attentif
01:20:14à tous les aspects de sécurité
01:20:16qui incluront bien sûr
01:20:17les évassants au sens strict,
01:20:19l'évacuation urgente
01:20:20de personnes blessées ou malades
01:20:21sur décision médicale
01:20:22vers le plateau technique hospitalier
01:20:24le plus adapté aux besoins du patient.
01:20:27Je veux vous rassurer sur ce point
01:20:28et je veux vous rassurer
01:20:29sur le fait que nous continuerons
01:20:31évidemment à regarder,
01:20:32à suivre ce dossier de près.
01:20:34Et je vous invite
01:20:34à ce que nous puissions
01:20:35nous revoir très très prochainement.
01:20:36Monsieur le député.
01:20:37Merci, madame la ministre.
01:20:39Monsieur le député.
01:20:42Oui, rapidement, en effet,
01:20:43la prochaine délégation de services
01:20:44offre la possibilité d'inclure
01:20:46cette dimension régalienne
01:20:48puisqu'elle ne l'est pas actuellement.
01:20:50Les partenaires que sont la collectivité
01:20:52ou la CPS sont déjà autour de la table
01:20:54et je crois qu'il peut rapidement
01:20:55être trouvé une solution pérenne
01:20:57de façon à assurer cette dimension.
01:20:59Je vous remercie.
01:21:00Merci beaucoup, monsieur le député.
01:21:02La parole est à présent
01:21:03madame Sylvie Ferrer
01:21:04pour la France insoumise.
01:21:06Merci, madame la présidente.
01:21:07Monsieur le Premier ministre,
01:21:09pour 2026, déjà,
01:21:1136 femmes sont mortes
01:21:12sous les coups de leurs compagnons
01:21:14ou ex-compagnons,
01:21:15dont 7 en seulement 15 jours ce mois-ci.
01:21:19Messieurs Darmanet et Nunez,
01:21:20malgré vos bonnes intentions
01:21:21et vos effets d'annonce,
01:21:22les féminicides ne baissent pas
01:21:24dans notre pays.
01:21:25Je rappelle que l'Etat
01:21:26a déjà été condamné
01:21:27pour inaction dans les semaines
01:21:29qui ont précédé l'assassinat sauvage
01:21:31de la mère de famille,
01:21:32Nathalie Debailly,
01:21:33par son ex-conjoint.
01:21:35Aussi choquante que soit l'étendue
01:21:36de ces phénomènes de violence,
01:21:38l'inefficacité des réponses apportées,
01:21:40quand ce n'est pas l'absence de réponses,
01:21:42l'est tout autant.
01:21:43L'étude sur l'accueil du public
01:21:45au sein des commissariats de police
01:21:46et des brigades de gendarmerie
01:21:48menées entre 2022 et fin 2024
01:21:50par le Défenseur des droits
01:21:52érige les violences de genre
01:21:54comme priorité d'action.
01:21:55En effet, cette étude,
01:21:57pourtant menée après la mise en place
01:21:59de référents violence intrafamiliale
01:22:01dans les commissariats,
01:22:02précise que l'évolution de l'accueil
01:22:05pour ces personnes reste inaboutie
01:22:07du fait d'une charge de travail importante
01:22:09pesant sur les effectifs,
01:22:11des locaux parfois inadaptés,
01:22:12une dévalorisation de la mission d'accueil.
01:22:15L'étude souligne également
01:22:17la persistance de stéréotypes de genre
01:22:21contribuant à maintenir un écart
01:22:23entre les besoins des victimes
01:22:24et les réponses apportées.
01:22:26Seule une victime de violences conjugales
01:22:28sur six porte plainte
01:22:29auprès des services de sécurité.
01:22:31Et on comprend pourquoi.
01:22:33Monsieur Darmanin, en 2022,
01:22:34seulement 3586 ordonnances de protection
01:22:37ont été prononcées
01:22:38sur 244 000 constatations
01:22:42de violences intrafamiliales
01:22:43qui représentent un tiers
01:22:44des interventions totales
01:22:46des forces de l'ordre
01:22:46selon les données
01:22:47de votre propre ministère.
01:22:49Alors, monsieur Darmanin,
01:22:50Que fait la justice ?
01:22:51Adèle Haenel déclarait
01:22:53La justice nous ignore.
01:22:55On ignore la justice.
01:22:57Qu'en est-il du déploiement
01:22:58des bracelets anti-rapprochement
01:23:00alors que l'Espagne a fait chuter
01:23:01drastiquement le nombre de féminicides
01:23:03suite à son déploiement massif ?
01:23:06Seuls 1 08 bracelets anti-rapprochement
01:23:08étaient actifs en avril 2023 en France.
01:23:10Non seulement le PLF 2026
01:23:13ne prévoyait pas de crédit supplémentaire
01:23:15pour la lutte contre les féminicides,
01:23:16mais il contient une baisse
01:23:18de 47% des crédits dédiés
01:23:19à la politique d'égalité.
01:23:20Merci beaucoup, madame la députée.
01:23:22Seul dans le cadre de notre programme.
01:23:23Merci, c'est terminé, madame la députée.
01:23:26La parole est à monsieur Jean-Didier Berger,
01:23:28ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.
01:23:34Madame la présidente,
01:23:36mesdames et messieurs les députés,
01:23:37madame la députée Ferrer,
01:23:38j'ai eu l'occasion tout à l'heure
01:23:39de répondre à votre collègue
01:23:41sur ce sujet qui est un sujet majeur,
01:23:44un sujet majeur qui nécessite d'être précis
01:23:48et je vais pouvoir apporter
01:23:49des réponses complémentaires.
01:23:51En plus des moyens dont j'ai parlé tout à l'heure,
01:23:54nous avons mis en place
01:23:54500 intervenants sociaux
01:23:56dans les commissariats
01:23:57et dans les gendarmeries.
01:23:59Nous avons mis en place
01:24:00100 maisons de protection de la famille,
01:24:03100 maisons qui sont actives
01:24:05ou en création,
01:24:06100 maisons des femmes également.
01:24:08Et nous avons développé,
01:24:10comme je l'ai indiqué tout à l'heure,
01:24:11développé les bracelets anti-rapprochement
01:24:14et démultiplié le nombre
01:24:17de téléphones grand danger.
01:24:19Vous ne pouvez pas,
01:24:20madame la députée,
01:24:21laisser penser que l'augmentation
01:24:23de ces moyens s'est faite
01:24:25sans augmentation de moyens financiers.
01:24:27Désormais, toutes les Françaises
01:24:28et tous les Français
01:24:29peuvent vérifier ce type d'informations.
01:24:31J'invite la représentation nationale
01:24:33et les Françaises et les Français
01:24:35qui nous écoutent à vérifier
01:24:36le programme 137.
01:24:38Entre 2020 et 2026,
01:24:40il est passé de 36 millions
01:24:42à 95 millions.
01:24:45Plus de 160% d'augmentation.
01:24:48Et encore cette année,
01:24:49pour le budget 2026,
01:24:52ce budget a augmenté également.
01:24:55C'est un sujet trop important
01:24:57pour qu'on puisse être
01:24:58dans l'approximation
01:24:59ou dans une non-vérité des chiffres.
01:25:03Ce qui compte,
01:25:04madame la députée,
01:25:05c'est que l'ensemble de la nation
01:25:06soit mobilisée pour lutter
01:25:07contre ce fléau
01:25:09et faire en sorte que même
01:25:10un féminicide,
01:25:12ce soit toujours trop.
01:25:13Merci beaucoup,
01:25:14monsieur le ministre.
01:25:15La séance de questions
01:25:16au gouvernement est terminée.
01:25:18La séance est suspendue
01:25:19pour quelques minutes.
01:25:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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