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  • il y a 6 heures
Les ministres ont répondu aux députés à l’Assemblée nationale, lors de la séance des Questions au gouvernement ce mardi 7 avril.

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00:00Dernière question au gouvernement avant de retrouver ma mairie de Tingebray-Bocage.
00:03Ma question s'adresse à Monsieur le Premier Ministre.
00:05Monsieur le Premier Ministre, vous le savez avec notre groupe de la droite républicaine,
00:10nous défendons fermement la France qui travaille et notamment la fin des entraves qui touchent les artisans commerçants.
00:16Depuis 1947, les boulangers, fleuristes, bouchers restaient ouverts le 1er mai sur la base du volontariat et d'un accord
00:24avec les salariés.
00:24Cela ne posait aucune difficulté pour les commerçants comme les salariés avant que l'administration s'en mêle.
00:32Depuis 2023, l'inspection du travail a remis en cause cette autorisation par des contrôles et des verbalisations.
00:40Cette insécurité juridique est symptomatique d'une bureaucratisation de notre pays,
00:44au mépris du bon sens et de la volonté même des commerçants qui veulent simplement travailler.
00:50Pour mettre fin à cette absurdité, en janvier, nous avons inscrit, lors de notre journée d'initiative parlementaire,
00:56une proposition de loi portée par notre collègue Thibault Bazin.
01:00Elle a été adoptée en Commission des Affaires Sociales,
01:02mais l'obstruction systématique de la France insoumise a empêché d'achever son examen.
01:09Vendredi, nous avons une nouvelle opportunité de concrétiser cette avancée pour la France qui travaille.
01:16Nous avons la possibilité de restaurer un minimum de bon sens en permettant simplement à ceux qui veulent travailler de
01:23le faire.
01:24Monsieur le Premier ministre, pouvez-vous vous engager, vous et votre gouvernement, à tout mettre en oeuvre
01:31pour que cette loi puisse être votée et surtout s'appliquer dès le 1er mai prochain ?
01:38Merci beaucoup, Monsieur le député.
01:41La parole est à Monsieur Jean-Pierre Farrandou, ministre du Travail et des Solidarités.
01:47Madame la Présidente de l'Assemblée nationale, Mesdames et Messieurs les députés,
01:51Monsieur le député Jérôme Durie,
01:52L'Assemblée nationale aura bientôt l'occasion d'examiner, après une première tentative en janvier,
01:57vous l'avez rappelé, dans le cadre de votre niche parlementaire, une proposition de loi
02:02visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai.
02:08Cette proposition de loi d'initiative parlementaire entend encadrer strictement, mais clairement,
02:13les conditions dans lesquelles certains établissements et services peuvent, à titre dérogatoire,
02:18faire appel à leurs salariés le 1er mai.
02:20Il ne s'agit en aucun cas de remettre en cause le caractère férié et chômé de cette journée,
02:25mais bien de reconnaître la spécificité de certaines activités.
02:29Soyons clairs, en ce qui concerne le gouvernement,
02:31nous ne souhaitons pas revenir sur l'acquis du 1er mai chômé
02:34pour l'immense majorité des salariés de notre pays.
02:37Ce n'est pas non plus l'ambition, je crois, des auteurs de cette proposition de loi
02:40et des soutiens de ce texte.
02:42Le 1er mai est un symbole pour les travailleurs de notre pays
02:45et des organisations syndicales.
02:47Comme ministre du Travail et des Solidarités, je partage cet attachement
02:51et je souhaiterais que cette journée soit un moment de cohésion et de concorde
02:55autour des travailleurs, des entreprises et des salariés
02:59qui font la fierté de notre pays.
03:01S'agissant plus précisément de nos boulangers et de nos fleuristes,
03:05cette proposition de loi vise simplement à sécuriser le cadre juridique existant
03:09pour permettre de travailler sur la base du volontariat un 1er mai.
03:12Cette mesure correspond dans l'effet à l'usage sur le terrain depuis de nombreuses années
03:17sans que cela soit contesté.
03:20Si la loi est adoptée, le gouvernement fera le nécessaire
03:23pour que le décret d'application soit pris à temps
03:25pour que la loi entre bien en vigueur le prochain 1er mai.
03:30Je vous remercie.
03:36La parole est à madame Mathilde Panot, présidente du groupe La France Infemise.
03:42Présidente, monsieur le Premier ministre,
03:44à Saint-Denis, dans la ville des rois morts et du peuple vivant,
03:48des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées samedi
03:50pour proclamer un front antifasciste et dire non au racisme.
03:54Cet événement historique est né du déferlement de haine
03:57qu'a subi Bali Bagayoko depuis son élection.
04:00Que les racistes se tiennent pour dits.
04:02C'est toujours par milliers que nous leur tiendrons tête.
04:05Bali Bagayoko n'est pas seul.
04:06Il fait notre fierté.
04:08Il fait la fierté de toutes celles et ceux
04:10qui ont été trop longtemps privés de représentation politique.
04:14Si un siècle de combats philosophiques et politiques
04:16nous ont appris une chose,
04:18c'est que les êtres humains sont jetés dans le monde
04:20avant de pouvoir se définir.
04:21Le racisme a ceci de les réduire,
04:24de les déshumaniser, de les assigner,
04:25et ce, avant même qu'ils ne prennent la parole.
04:28Comble de l'horreur pour ses opposants,
04:30Bali Bagayoko n'est pas seulement un élu noir,
04:33c'est un élu noir qui veut partager les richesses.
04:35Voilà ce que vous ne supportez pas.
04:37D'ailleurs, vous avez immédiatement attaqué
04:39son arrêté anti-expulsion.
04:41Collègues, il faut dire le moment politique que nous vivons.
04:44Celui d'un racisme répugnant
04:46où ressurgissent les structures héritées de l'histoire coloniale.
04:49Les responsables sont connus
04:51et récidives à toute occasion.
04:52Car pour une chaîne comme CNews,
04:55le racisme n'est jamais un dérapage.
04:57C'est un modèle économique.
04:59A cet instant,
05:01certains silences sont intolérables.
05:03La France insoumise ne se laissera pas donner des leçons de République
05:06de la part de ceux qui ont tant tardé à réagir.
05:09Vos condamnations à retardement,
05:11votre soutien à reculons
05:12et le silence de l'homme qui est censé présider la République.
05:15Emmanuel Macron appelle Éric Zemmour pendant 45 minutes
05:19quand celui-ci est pris à partie dans la rue,
05:21mais n'a rien à dire au maire de la deuxième ville d'Île-de-France
05:24lorsqu'il est traité de singe sur les plateaux.
05:26Monsieur le Premier ministre,
05:28faut-il être condamné pour provocation à la haine raciale
05:31pour recevoir un geste de solidarité du président de la République ?
05:35Si l'on ne s'entend pas sur l'évidence
05:37que la République refuse le racisme,
05:39alors il ne vous faudra plus parler de République.
05:44Merci beaucoup, madame la présidente Pannot.
05:47La parole est à monsieur le Premier ministre.
05:49Merci, madame la présidente de l'Assemblée nationale.
05:52Mesdames et messieurs les députés,
05:54madame la présidente Pannot.
05:55La semaine dernière, le président Stéphane Peux,
05:58député d'ailleurs de la circonscription de Saint-Denis,
06:01m'a interpellé sur ce sujet
06:03et sur lequel il faudrait affirmer,
06:06et je l'ai dit avec force,
06:07le racisme n'est pas une opinion
06:09et donc il doit être combattu
06:12à chaque moment et à chaque instant
06:14et c'est pour cela que j'ai demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis
06:16de se porter partie civile
06:18auprès et aux côtés du maire de Saint-Denis
06:21justement dans les démarches qu'il a faites.
06:23La justice est saisie
06:24et les enquêtes devront effectivement dire le droit.
06:27Mais vous voyez sur la première minute de votre question,
06:30madame la présidente Pannot,
06:31j'étais d'accord avec vous.
06:33Et puis au bout d'une minute, c'est plus fort que vous,
06:35vous avez joué de l'ambiguïté,
06:37laissant à entendre au fond que le gouvernement de la République
06:39pouvait être raciste,
06:41laissant entendre que celles et ceux qui soutiennent ce gouvernement
06:44pouvaient être racistes.
06:46Et je le redis avec beaucoup de force,
06:48vous participez à une banalisation du mal,
06:51vous participez à la banalisation de ce racisme
06:55et c'est dangereux justement pour cette cause.
06:57Autre ambiguïté, madame la présidente,
06:59il ne peut pas y avoir de discrimination à la carte.
07:02Ce qui est abject pour le racisme
07:04est abject pour l'antisémitisme,
07:07pour l'homophobie,
07:08pour l'ensemble des discriminations.
07:10Car la République, c'est le refus
07:12de toutes les discriminations.
07:14C'est la différence entre le communautarisme
07:16et la défense de la République.
07:18Donc refusons le racisme,
07:20refusons l'antisémitisme,
07:22refusons l'homophobie,
07:23avec la même force et pas à la carte.
07:27Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.
07:31La parole est à présent à monsieur Sébastien Chenu
07:33pour le Rassemblement national.
07:38Merci, madame la présidente.
07:40Monsieur le Premier ministre,
07:41on connaissait le jeu des sept erreurs.
07:43Voilà maintenant celui des sept mensonges.
07:46Vous aviez dit, il y a quelques semaines,
07:48les carburants n'augmenteront que de quelques centimes.
07:51C'était les propos de votre porte-parole.
07:52Évidemment, les prix s'envolent aujourd'hui.
07:552,38€ chez Carrefour Denain ce matin même.
07:57Vous aviez dit, il n'y aura pas de pénurie d'essence.
08:00Les Français font la queue chaque jour devant des...
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