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Les ministres ont répondu aux députés à l’Assemblée nationale, lors de la séance des Questions au gouvernement, ce mardi 28 avril.

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00:00:00La force intérimaire des Nations Unies au Liban a été la cible d'une embuscade meurtrière.
00:00:07Touché par des tirs ennemis, l'adjudant Florian Montorio a succombé à ses blessures.
00:00:14Âgé de 39 ans, père de deux enfants, il incarnait la rigueur, le sang-froid et l'esprit de sacrifice.
00:00:24En 2010, en Afghanistan, il avait ainsi héroïquement sauvé un camarade, ce qui lui valut une citation avec attribution de
00:00:32la croix de la valeur militaire.
00:00:34En portant secours à Florian Montorio, le sergent Anissé Girardin a été grièvement blessé.
00:00:40Il nous a quittés le 22 avril dernier.
00:00:44Ce soldat, au tempérament calme et réfléchi, s'était toujours distingué par un engagement et une exemplarité sans faille.
00:00:50salué par la médaille d'argent de la Défense Nationale.
00:00:54Il avait 31 ans.
00:00:56Il était père d'un enfant.
00:00:59Florian Montorio et Anissé Girardin étaient tous deux engagés pour la France.
00:01:03Ils sont tous deux morts pour elle.
00:01:06En votre nom, j'exprime la solidarité totale de l'Assemblée Nationale à leurs compagnes, à leurs proches et à
00:01:12leurs frères et sœurs d'armes.
00:01:14À nos deux autres soldats blessés dans cette même attaque, nous adressons nos voeux de complet rétablissement.
00:01:20Nos pensées se tournent enfin vers tous nos militaires mobilisés pour la paix au Proche-Orient, comme partout dans le
00:01:27monde.
00:01:28Mes chers collègues, en signe d'hommage à Florian Montorio et à Anissé Girardin, je vous demande d'observer une
00:01:36minute de silence.
00:01:37Merci.
00:01:38Merci.
00:01:38Merci.
00:01:40Merci.
00:02:21Je vous remercie.
00:02:42Monsieur le ministre de l'Intérieur, en raison de leur couleur de peau, des enfants de 6 à 10 ans
00:02:47ont été ciblés par un homme armé d'une carabine.
00:02:50Dehors, les Noirs et les Arabes, voici ce qu'il leur a crié, le mobile raciste est évident.
00:02:55Connus du quartier, l'agresseur se revendique d'ailleurs raciste et fier d'être raciste.
00:02:59Je tiens d'abord à apporter à ces enfants et à leurs parents le soutien de la représentation nationale.
00:03:05Cette affaire devrait choquer la France entière.
00:03:08Ce sont des enfants, mais la parole des victimes est née.
00:03:10Ainsi, la police a refusé d'enregistrer le mobile raciste, pourtant signalé par plusieurs personnes.
00:03:16Une mère témoigne.
00:03:16Je l'ai dit aux policiers et les gamins aussi, avec les vidéos sur leur téléphone.
00:03:20Mais les agents n'ont pas enregistré mon témoignage.
00:03:23Peut-on savoir pourquoi ?
00:03:24Pourquoi le père d'un enfant agressé a dû retourner au commissariat pour exiger que sa plainte soit prise en
00:03:30entier ?
00:03:31Pourquoi a-t-il fallu 4 jours de mobilisation pour que le procureur daigne retenir le mobile raciste ?
00:03:37Pourquoi l'agresseur est-il toujours en liberté à cette heure ?
00:03:40Cette situation est malheureusement classique.
00:03:43Comme le dit la sociologue Rachid Abrahim, la race tue deux fois.
00:03:46Une première parce que le racisme tue, une deuxième parce que la police et la justice ne retiennent souvent pas
00:03:52le mobile raciste.
00:03:53Votre ministère estime à 1,2 million de personnes le nombre de victimes de racisme chaque année, mais les condamnations
00:03:59sont rares.
00:04:00Pourtant, le racisme tue Federico Martin Arambourou, Jamel Benjabala, Hichem Mirawi, Ismaël Ahali, Aboubacar Sissé et tant d'autres.
00:04:10Le racisme, ça commence par des mots, ça finit par des morts.
00:04:15Combien de meurtres et d'agressions ratistes faut-il pour que votre gouvernement agisse ?
00:04:19La République promet la liberté, l'égalité et la fraternité.
00:04:22Alors où est-elle quand des enfants se font tirer dessus en raison de leur couleur de peau sans provoquer
00:04:27un puissant élan de solidarité ?
00:04:30Aurait-il fallu, collègues, que ces enfants aient ma couleur de peau pour avoir le droit à la compassion de
00:04:35la nation tout entière ?
00:04:39Merci beaucoup, monsieur le député.
00:04:42La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:04:47Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.
00:04:50Monsieur le député Antoine Léaumant, j'espère que vous ne croyez pas une seconde ce que vous venez de dire
00:04:54qui est très grave.
00:04:55La France poursuit les auteurs de propos racistes, de crimes racistes, quels qu'ils soient, quels qu'ils soient.
00:05:02Soyez-en certains, et ne tenez pas ce type de propos qui vraiment, vraiment, vraiment jette un gros doute sur
00:05:10notre détermination qui est totale pour lutter contre le racisme.
00:05:13Qui est totale, et nous le démontrons tous les jours.
00:05:16Dans l'affaire que vous citez, monsieur le député, dans l'affaire que vous citez, les effectifs de police ont
00:05:21été requis dans le département de la Haute-Loire,
00:05:24dans une commune qui jouxte le plus envolé pour un individu qui faisait usage d'arme à feu sur la
00:05:29voie publique.
00:05:30Ils sont intervenus immédiatement et ont interpellé cet individu qui, effectivement, a reconnu faire usage d'une arme à feu
00:05:36pour tirer sur des cibles, disait-il,
00:05:39puis tirer en l'air, disait-il, pour intimider des enfants.
00:05:41Donc il a été placé en garde à vue et il est convoqué, il fait l'objet d'une COPJ
00:05:46pour violence avec arme.
00:05:48Première procédure. Il y a effectivement une seconde procédure.
00:05:51Vous avez raison, il y a une seconde procédure, j'y viens, une seconde procédure,
00:05:56puisqu'il est apparu que cet individu, dans d'autres vidéos, tenait des propos où il affirmait, il affichait sa
00:06:02fierté d'être raciste.
00:06:03Il en était très fier, il le revendiquait.
00:06:06Et donc le procureur de la République a ouvert une deuxième procédure qui englobe la première procédure.
00:06:12Croyez bien, croyez bien, monsieur le député, un, que cet homme aura à répondre des actes qu'il a tenus.
00:06:18Et que, j'insiste, le procureur a étendu son ouverture à la première enquête.
00:06:22Mais surtout, monsieur le député, je veux conclure ma réponse.
00:06:25En vous disant, vous avez cité, effectivement, des crimes odieux, des crimes racistes,
00:06:31dont d'ailleurs, pour deux d'entre eux, ils ont été qualifiés de terroristes, de terroristes.
00:06:35Et donc, croyez bien, croyez bien, et c'est la détermination de tout le gouvernement
00:06:39et celle du ministre de l'Intérieur, du ministre de la Justice,
00:06:41que notre lutte contre le racisme, elle est intraitable.
00:06:46Et elle ne supporte pas, elle ne souffre pas d'être contestée comme vous venez de le faire.
00:06:51Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:06:53Monsieur le député.
00:06:55Monsieur le ministre, vous n'avez pas répondu pourquoi la police a refusé
00:06:58de prendre les plaintes sur ce phénomène spécifiquement.
00:07:04Merci, monsieur le député.
00:07:06Avant de donner la parole aux prochains intervenants,
00:07:08je vous informe que les trois nouveaux députés poseront une question aujourd'hui.
00:07:13Tout d'abord, madame Sabine Gervais,
00:07:15devenue députée de la première circonscription de Charente-Maritime,
00:07:19en remplacement de monsieur Olivier Falorni.
00:07:22Monsieur Edouard Jordan,
00:07:24devenu député de la première circonscription de la première circonscription de l'Aude,
00:07:29en remplacement de monsieur Christophe Barthès.
00:07:31Et enfin, monsieur Thierry Liget, devenu député de la deuxième circonscription,
00:07:36en remplacement de madame Véronique Louvagie.
00:07:39En votre nom à tous, je leur souhaite la bienvenue à l'Assemblée nationale.
00:07:44Et donc, je donne la parole à madame Sabine Gervais pour le groupe démocrate.
00:07:49Merci, madame la présidente.
00:07:51Chers collègues, c'est pour moi un immense honneur de m'exprimer aujourd'hui dans cet hémicycle,
00:07:58étant devenu député à la suite de l'élection comme maire d'Olivier Falorni à La Rochelle.
00:08:04Depuis plusieurs années, je suis avec attention les travaux relatifs à la fin de vie
00:08:09et au développement des soins palliatifs.
00:08:12Devenu député, je souhaite désormais poursuivre le travail mené par Olivier Falorni,
00:08:18qui depuis si longtemps porte avec constance et courage la reconnaissance d'un droit ultime pour les malades.
00:08:26Aujourd'hui, je prends sa suite avec humilité, mais aussi avec détermination.
00:08:32J'aurai à coeur de prendre toute ma part dans ce travail exigeant pour que ce texte puisse aboutir.
00:08:41Sur un sujet aussi intime, aussi grave, notre responsabilité est immense.
00:08:47Et nous devons ensemble, je le crois, privilégier une méthode fondée sur l'écoute,
00:08:54le respect de toutes les convictions et la recherche constante d'un équilibre.
00:09:00Parce que la fin de vie touche à l'essentiel, elle doit nous rassembler au-delà des clivages politiques.
00:09:09Je serai pleinement disponible pour dialoguer avec l'ensemble de mes collègues parlementaires
00:09:14afin de construire une réponse à la fois juste, humaine et responsable.
00:09:21Dans cet esprit, après les débats annoncés au Sénat au mois de mai, ma question est la suivante.
00:09:28Madame la Ministre, le gouvernement peut-il s'engager à inscrire rapidement ce texte
00:09:35à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale
00:09:37afin de permettre au Parlement d'aller au bout de ce processus législatif
00:09:42attendu par tant de concitoyens ?
00:09:45Merci beaucoup, Madame la députée. La parole est à Madame Stéphanie Risse, ministre de la Santé.
00:09:53Merci, Madame la présidente. Madame la députée Gervais,
00:09:56permettez-moi tout d'abord de vous féliciter pour cette entrée dans l'hémicycle.
00:10:01Les personnes ici n'ignorent bien sûr l'engagement de celui qui occupait votre siège avant.
00:10:07Vous avez raison, les Français attendent l'adoption de propositions de loi sur les soins palliatifs
00:10:13et l'aide à mourir.
00:10:14Ces deux propositions de loi qui font les deux phases d'un même engagement,
00:10:19ne jamais abandonner et toujours écouter la volonté de la personne.
00:10:24Avec l'aide à mourir, il nous faut répondre à des situations de désespérance
00:10:28et de souffrance insupportables,
00:10:30malgré l'engagement formidable des équipes soignantes au quotidien
00:10:35à qui je veux rendre ici un hommage.
00:10:38Vous le savez, ce texte est fondé sur un équilibre entouré de quatre principes,
00:10:44l'autonomie et la volonté du patient,
00:10:46le respect des critères d'éligibilité cumulatifs et strictement encadrés,
00:10:52la collégialité du processus de décision
00:10:55et le contrôle strict de la procédure.
00:10:57Après quatre ans de travaux, près de dix rapports et une convention citoyenne,
00:11:02le texte est dans sa dernière ligne droite parlementaire.
00:11:05Vous le savez, sur un tel enjeu,
00:11:07le choix a été fait de laisser le Parlement le temps de délibérer.
00:11:11Ce temps du débat, il me semble absolument nécessaire.
00:11:15Il se poursuivra, comme vous l'avez dit, début mai au Sénat.
00:11:19Le gouvernement souhaite que nous puissions aller au bout de son examen.
00:11:24Je vous remercie.
00:11:25Merci beaucoup, Madame la Ministre.
00:11:29La parole est à présent à Monsieur Laurent Mazoury
00:11:31pour le groupe Liberté indépendant Outre-mer et Territoire.
00:11:35Merci, Madame la Présidente.
00:11:36Ma question s'adresse à Madame la Ministre de la Santé.
00:11:39Madame la Ministre, ma question porte sur le coût de la santé pour nos concitoyens.
00:11:43Lors de l'examen de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026,
00:11:46le Parlement a voté une mesure de justice et de protection.
00:11:51L'article 13, qui impose un gel strict des cotisations du mutuel pour l'année en cours,
00:11:56l'objectif était clair, empêcher les organismes complémentaires de répercuter sur les assurés,
00:12:02nos concitoyens, la contribution exceptionnelle d'un milliard d'euros
00:12:05demandés pour tenter de redresser nos comptes publics.
00:12:10Pourtant, la réalité sur le terrain est tout autre.
00:12:12Dans ma circonscription des Yves-Vines, comme partout en France,
00:12:15les témoignages ne cessent d'affluer.
00:12:17De nombreux retraités, étudiants et familles reçoivent des appels de cotisations
00:12:21en hausse de 4, 6, voire 10% pour certains contrats.
00:12:25Je ne parle pas là d'appels anticipés en 2025 au titre de 2026,
00:12:30je parle bien là d'appels de 2026.
00:12:32Sous couvert d'inflation médicale ou de dérive technique,
00:12:35ces organismes contournent ouvertement l'esprit et même la lettre de la loi.
00:12:39Ce passage en force est d'autant plus inacceptable
00:12:41que les Français déjà frappés par la vie chère
00:12:44ne peuvent être la variante d'ajustement d'un bras de fer
00:12:47entre le gouvernement et les assureurs.
00:12:49Le groupe Liot, vous le savez, défend une écoute de proximité.
00:12:52Or, nos administrés nous demandent à quoi sert de voter des lois au Parlement
00:12:56s'ils sont ensuite ignorés impunément par les géants de l'assurance.
00:13:00Madame la Ministre, ma question est double.
00:13:02Que comptez-vous faire pour que la loi de la République
00:13:04soit enfin respectée par les organismes de complémentaire santé ?
00:13:08Et deuxièmement, allez-vous engager des contrôles immédiats
00:13:11vers la CPR et prévoir des sanctions
00:13:13ou des mécanismes de remboursement automatique
00:13:15pour les assurés qui ont indûment été prélevés cette année ?
00:13:19Il y a urgence à agir pour que la santé reste un droit accessible à tous
00:13:22et non une charge que l'on subit.
00:13:26Merci beaucoup, monsieur le député.
00:13:29La parole est à madame Stéphanie Riste, ministre de la Santé.
00:13:35Merci, madame la présidente.
00:13:36Monsieur le député Mazori, vous m'interrogez sur le gel des tarifs
00:13:41des organismes complémentaires.
00:13:42Je voudrais redire ici l'intérêt de notre système
00:13:46assurance maladie obligatoire, assurance complémentaire
00:13:48qui permet d'avoir dans notre pays un des plus bas reste à charge
00:13:52et qui diminue depuis 15 ans.
00:13:55Comme vous le savez, le gouvernement avait souhaité
00:13:58dans le cadre du budget de la Sécurité sociale de 2026
00:14:02qu'il y ait un effort collectif au financement
00:14:05et donc une taxe, comme vous l'avez dit,
00:14:07supplémentaire d'un milliard d'euros
00:14:08qui incombe aux complémentaires.
00:14:10Le Parlement, vous avez souhaité que cet effort
00:14:14ne se répercute pas sur les tarifs avec deux dispositions.
00:14:18Un premier amendement qui entraînait, comme vous l'avez dit,
00:14:22une interdiction des hausses des tarifs pour 2025
00:14:26et un autre amendement qui disait que le lancement
00:14:29d'une négociation avec les organismes complémentaires
00:14:32devait être conduite par le gouvernement.
00:14:36Concernant la première disposition, le gel des tarifs,
00:14:40il s'agit d'un enjeu de droit privé
00:14:42qui correspond à la relation assurée complémentaire.
00:14:47Je l'avais souligné d'ailleurs lors du débat du PLFSS
00:14:50avec un risque, il me semblait,
00:14:52d'inconstitutionnalité de cet échange.
00:14:56En responsabilité, le gouvernement a saisi le Conseil d'Etat
00:14:59pour disposer d'une analyse fine juridique.
00:15:04Concernant la deuxième disposition, les négociations,
00:15:07nous avons débuté avec les organismes complémentaires
00:15:11la nécessité de faire ces négociations
00:15:13et les discussions sont toujours en cours.
00:15:16Enfin, et je vous le rappelle,
00:15:18une mission a été confiée à quatre personnalités qualifiées
00:15:21qui permettent de travailler sur l'articulation
00:15:24assurance maladie complémentaire et assurance obligatoire
00:15:28dont l'objectif est de faire des propositions
00:15:30pour construire l'avenir de notre système
00:15:33assurance maladie obligatoire et complémentaire.
00:15:36Je vous remercie.
00:15:37Madame la ministre, vous attendez sérieusement
00:15:41que je réponde aux Français
00:15:43que le gouvernement attend une décision du Conseil d'Etat ?
00:15:46Mais est-ce sérieux ?
00:15:48Est-ce que vraiment c'est à la hauteur ?
00:15:50Est-ce que nous ne devons pas être surpris ainsi
00:15:52des glissements politiques dans cet hémicycle ?
00:15:55Franchement, c'est plus que décevant.
00:15:56Je vous remercie quand même.
00:15:57Merci beaucoup, monsieur le député.
00:16:00La parole est à monsieur Edouard Jordan
00:16:03pour le Rassemblement national.
00:16:09Madame la présidente, chers collègues,
00:16:12ma question s'adresse au ministre de l'Economie.
00:16:14Monsieur le ministre, c'est un véritable honneur
00:16:17de succéder dans cet hémicycle à monsieur Christophe Barthès,
00:16:21élu maire de Carcassonne, pour défendre nos compatriotes
00:16:24qui voient le prix des carburants atteindre des niveaux
00:16:27absolument insupportables.
00:16:31Derrière cette réalité, il ne s'agit pas seulement de chiffres,
00:16:35mais de vies concrètes, celles de travailleurs
00:16:38qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture chaque jour,
00:16:41de familles contraintes de réduire leurs dépenses
00:16:45ou d'annuler leurs vacances,
00:16:47mais aussi d'entreprises, de salariés,
00:16:50d'agriculteurs fragilisés par l'explosion des coûts de transport.
00:16:54Dans les territoires ruraux, comme dans l'Aude,
00:16:58la situation est encore plus critique.
00:17:01La voiture est une nécessité.
00:17:03On ne choisit pas de rouler, on y est contraint.
00:17:06Et chaque hausse du prix à la pompe
00:17:08est une sanction directe pour le pouvoir d'achat.
00:17:11Et pourtant, face à cette urgence,
00:17:14votre gouvernement se contente de mesures ponctuelles,
00:17:17temporaires et très insuffisantes.
00:17:20Vous refusez de vous attaquer à la racine du problème,
00:17:24c'est-à-dire une fiscalité confiscatoire
00:17:27et une absence totale de vision
00:17:29pour protéger durablement le pouvoir d'achat des Français.
00:17:33Avec le groupe Rassemblement national,
00:17:36nous le disons clairement,
00:17:38il est possible d'agir en baissant la TVA
00:17:40de 20% à 5,5% sur les carburants,
00:17:45ce qui représenterait un manque à gagner de 15 milliards d'euros,
00:17:48soit 1% de la dépense publique,
00:17:52qui pourrait être largement compensée
00:17:54par de nombreuses économies,
00:17:55notamment sur le train de vie de l'Etat,
00:17:59la contribution à l'Union européenne
00:18:01et bien sûr l'immigration.
00:18:05Nous pouvons mettre fin à cette spirale
00:18:08qui pénalise les plus modestes
00:18:10et abandonne les territoires ruraux.
00:18:13Les solutions existent.
00:18:15Et aujourd'hui, avec Marine Le Pen
00:18:17et Jordan Bardella,
00:18:19nous...
00:18:20Merci, monsieur le député.
00:18:22La parole est à présent à monsieur Roland Lescure,
00:18:25ministre de l'Economie et des Finances.
00:18:29Merci, merci, merci Madame la Présidente.
00:18:35Mesdames, Messieurs les députés,
00:18:36Monsieur le député Édouard Jordan,
00:18:37d'abord, bienvenue à l'Assemblée nationale.
00:18:40Je note qu'au Rassemblement national,
00:18:42les députés passent,
00:18:43mais les bonnes habitudes ne se perdent pas.
00:18:46Elles se poursuivent.
00:18:50Misérabilisme, exagération,
00:18:51contre-vérité
00:18:53et solutions totalement inopérantes.
00:18:57La crise énergétique,
00:18:58elle est une réalité pour nombre de nos concitoyens.
00:19:02Mais baisser la TVA, vous l'avez dit,
00:19:03ça coûte une fortune.
00:19:05Et ça ne répond que très impartialement
00:19:07au problème,
00:19:08puisque vous aidez avec ce type de mesures
00:19:11des gens qui n'en ont aucun besoin.
00:19:13Et vous ne concentrez insuffisamment vos aides
00:19:16sur ceux qui sont en première ligne.
00:19:19Vous savez que le...
00:19:20Monsieur Jacobelli,
00:19:21qui fait des gestes à la limite de la décence
00:19:23dans un Parlement,
00:19:24vous savez qu'aujourd'hui,
00:19:26les agriculteurs,
00:19:28les pêcheurs,
00:19:29les transporteurs routiers
00:19:30que nous aidons régulièrement,
00:19:32ils ne payent pas la plupart des impôts
00:19:33que vous mentionnez.
00:19:34Vous baissez la TVA,
00:19:36vous ne les aidez pas.
00:19:37En revanche,
00:19:38un certain nombre...
00:19:39J'ai compris que vous étiez maintenant
00:19:40le copain des patrons.
00:19:41Un certain nombre de cadres dirigeants
00:19:43qui aujourd'hui ne nous demandent rien
00:19:44parce qu'ils n'ont pas d'enjeu
00:19:46de pouvoir d'achat,
00:19:47vous allez les aider.
00:19:48Je passe sur le fait
00:19:49qu'évidemment,
00:19:50la baisse de la TVA,
00:19:51vous le savez,
00:19:52ça suscite des pertes en ligne
00:19:53qui font que quand ça baisse,
00:19:55un certain nombre de marges augmente
00:19:56et quand ça remonte,
00:19:57les marges augmentent également.
00:19:59C'est une mesure inopérante.
00:20:00Monsieur,
00:20:01vous venez d'arriver,
00:20:02travaillez,
00:20:02essayez de nourrir votre groupe
00:20:04d'idées un peu meilleures,
00:20:07peut-être un peu différenciantes
00:20:08et qui auront de l'efficacité.
00:20:11Merci Monsieur le Ministre.
00:20:14Vous n'aviez plus de temps,
00:20:16Monsieur le député.
00:20:21La parole est à présent
00:20:22Monsieur Benoît Biteau
00:20:23pour le groupe écologiste et social.
00:20:27Allez.
00:20:31Allez.
00:20:35Allez-y, mon cher collègue.
00:20:37C'est bon ?
00:20:46Monsieur le député,
00:20:48allez-y, posez votre question,
00:20:49s'il vous plaît.
00:20:50Merci Madame la Présidente,
00:20:52Madame la Ministre de l'Agriculture.
00:20:54La santé est une préoccupation majeure
00:20:57de la population.
00:20:58Les récents débats autour de la loi Duplon
00:21:00en attestent,
00:21:01les pesticides menacent nos vies.
00:21:04Pourtant,
00:21:04le texte européen,
00:21:06appelé Omnibus 10,
00:21:07qui n'est qu'une autre
00:21:09qu'une loi Duplon puissance 10,
00:21:11se prépare
00:21:12dans l'indifférence la plus totale.
00:21:15Ce contresens historique,
00:21:17appelé loi sur la sécurité alimentaire
00:21:19des aliments,
00:21:20propose des approbations
00:21:22des pesticides
00:21:23de façon illimitée,
00:21:24un recul sans précédent.
00:21:27Les scientifiques alertent,
00:21:28le dérèglement climatique
00:21:30et l'effondrement de la biodiversité
00:21:32sont les réelles menaces
00:21:33qui pèsent
00:21:34sur la souveraineté alimentaire.
00:21:36Pourtant,
00:21:37la Commission européenne
00:21:39propose ce texte
00:21:40sans la moindre étude d'impact
00:21:41sur l'environnement
00:21:42et la santé
00:21:43de nos concitoyens.
00:21:44Ces méthodes
00:21:45trumpiennes
00:21:46viennent à l'encontre
00:21:47des attentes sociétales
00:21:48qui réclament
00:21:49une sortie rapide
00:21:50de l'usage des pesticides,
00:21:51à l'instar
00:21:52des 2,3 millions
00:21:54de signataires
00:21:55de la pétition
00:21:55contre la loi du plan.
00:21:57Les politiques publiques,
00:21:58les réglementations
00:21:59européennes et nationales
00:22:00ne peuvent plus
00:22:01être confisquées
00:22:03au profit
00:22:03d'intérêts corporatistes
00:22:05au détriment
00:22:06de l'intérêt commun.
00:22:07La santé politique,
00:22:09la protéger
00:22:10exige
00:22:11un véritable débat
00:22:12de société.
00:22:14Aussi,
00:22:14la France va-t-elle
00:22:15suivre la présidence
00:22:16chypriote
00:22:17et la Commission
00:22:18dans leur fuite
00:22:19en avant
00:22:19pour une adoption
00:22:20la plus rapide possible
00:22:21de l'onibus 10
00:22:23ou va-t-elle
00:22:24au contraire
00:22:25demander à temporiser
00:22:26pour évaluer
00:22:27sérieusement
00:22:28les conséquences
00:22:29désastreuses
00:22:30de cette réforme.
00:22:31Pouvons-nous tolérer
00:22:32que ce test
00:22:33permette des autorisations
00:22:35illimitées
00:22:36de l'usage
00:22:36des pesticides
00:22:37sans plus jamais
00:22:38pouvoir intégrer
00:22:40les alertes scientifiques
00:22:41qui émergent
00:22:42pourtant régulièrement
00:22:44aussi nombreuses
00:22:45qu'alarmantes.
00:22:46Enfin,
00:22:47pouvons-nous tolérer
00:22:48que les preuves
00:22:50de dangerosité
00:22:51doivent être constituées
00:22:52par les victimes
00:22:53en lieu et place
00:22:54des firmes
00:22:55et des agences
00:22:56officielles.
00:22:58Merci,
00:22:58monsieur le député.
00:22:59La parole est à madame
00:23:00Annie Gennevard,
00:23:01ministre en charge
00:23:02de l'agriculture.
00:23:04Merci,
00:23:05madame la présidente,
00:23:06mesdames et messieurs
00:23:06les députés,
00:23:07monsieur le député
00:23:08Benoît Biteau.
00:23:09Alors,
00:23:09vous faites allusion
00:23:10à ce qu'on appelle
00:23:11le paquet
00:23:12omnibus,
00:23:12omnibus désignant
00:23:13une démarche
00:23:14de simplification
00:23:16qui propose
00:23:17de rompre
00:23:18avec le principe
00:23:18de réévaluation
00:23:20systématique
00:23:21et périodique
00:23:22des produits
00:23:22des substances
00:23:23actives
00:23:24par l'Europe
00:23:25en instaurant
00:23:26des autorisations
00:23:27mises sur le marché
00:23:28valables
00:23:29sans limite
00:23:30de durée
00:23:30mais uniquement
00:23:32la précision
00:23:33à son importance
00:23:34lorsqu'il existe
00:23:36des raisons
00:23:37scientifiques
00:23:38de le faire.
00:23:39L'argument
00:23:40qui est mis en avant
00:23:40par la commission
00:23:41est un argument
00:23:42d'ordre administratif
00:23:44puisque l'EFSA,
00:23:45qui est l'équivalent
00:23:46de l'ANSES européenne,
00:23:47est aujourd'hui
00:23:48submergée
00:23:49par des volumes
00:23:50de dossiers
00:23:51à traiter
00:23:51mais je voudrais
00:23:53vous préciser
00:23:54une chose
00:23:54monsieur le député,
00:23:56c'est que les substances
00:23:57les plus dangereuses
00:23:59resteront soumises
00:24:00à examen
00:24:02périodique.
00:24:03Voilà,
00:24:03ça c'est le premier point
00:24:04mais il mérite
00:24:06d'être souligné.
00:24:08Quant à la position
00:24:09de la France
00:24:09monsieur le député,
00:24:11je voudrais vous dire
00:24:12que la France
00:24:13est attachée
00:24:13à trois principes.
00:24:14D'abord,
00:24:15une transparence
00:24:16sur l'homologation.
00:24:17Ensuite,
00:24:18l'uniformisation
00:24:19des pratiques
00:24:20au sein des pays membres,
00:24:21il en va
00:24:22d'une équité
00:24:23de traitement.
00:24:24Et puis enfin,
00:24:24la lutte
00:24:25contre la concurrence
00:24:26des loyales.
00:24:27Et je voudrais
00:24:28vous rappeler
00:24:28que la France
00:24:30a initié
00:24:31un dispositif
00:24:32qui s'appelle
00:24:32le Parsada
00:24:33qui vise
00:24:34au retrait
00:24:35des substances
00:24:35phytosanitaires,
00:24:37à se préparer
00:24:38précisément
00:24:39au retrait
00:24:40des substances
00:24:40phytosanitaires.
00:24:41Nous sommes engagés
00:24:43dans le plan
00:24:43éco-phyto
00:24:44dont les résultats
00:24:45seront communiqués
00:24:47dans quelques semaines
00:24:48et vous pourrez voir
00:24:49les progrès
00:24:50réalisés
00:24:51en ce domaine.
00:24:52Je vous rappelle
00:24:53aussi la mesure
00:24:54que j'ai prise
00:24:54d'interdiction
00:24:56des produits
00:24:56importés
00:24:57traités
00:24:58avec des substances
00:24:59interdites
00:25:00par l'Union européenne.
00:25:01La France
00:25:01a pris l'initiative
00:25:03d'interdire
00:25:03cinq substances
00:25:07dans les produits
00:25:07importés,
00:25:09ce que peu de pays
00:25:10ont fait
00:25:10en la matière.
00:25:12Et puis enfin,
00:25:12nous portons
00:25:14la mesure
00:25:15d'abaissement
00:25:16des limites
00:25:17maximales
00:25:18de résidus.
00:25:19Merci,
00:25:19Madame la Ministre.
00:25:21La parole est à présent
00:25:22à M. Philippe Brun
00:25:24pour le groupe
00:25:24Socialiste.
00:25:32M. Philippe Brun
00:25:33et M. Philippe Brun
00:25:36et M. Philippe Brun
00:25:39de cette France
00:25:40qui décroche
00:25:41aujourd'hui
00:25:42sous le poids
00:25:43de la hausse
00:25:44des prix
00:25:44et en particulier
00:25:45de la hausse
00:25:46exponentielle
00:25:47des prix
00:25:47du carburant.
00:25:49Les Français
00:25:49qui ont vu
00:25:50l'augmentation
00:25:50depuis cinq ans
00:25:51déjà de 25%
00:25:53des prises alimentaires,
00:25:54de 50%
00:25:55des prises énergétiques
00:25:56ont vu
00:25:56l'explosion
00:25:57des factures
00:25:58de carburant
00:25:58plus 30%
00:25:59sur le gasoil
00:26:00plus 25%
00:26:01sur le sans-plomb.
00:26:03Et face
00:26:03à cette explosion,
00:26:05M. le Premier ministre,
00:26:06vous avez été muet
00:26:07pendant au moins
00:26:07trois semaines.
00:26:08Trois semaines
00:26:08où il n'y a eu
00:26:09aucune réponse
00:26:10concrète
00:26:11à leurs difficultés.
00:26:12Dans notre département,
00:26:14M. le Premier ministre,
00:26:15département de l'heure,
00:26:16le trajet
00:26:16domicile-travail moyen
00:26:17est de 60 kilomètres.
00:26:19Et ce sont
00:26:19des centaines
00:26:20de milliers
00:26:21de personnes,
00:26:21des millions
00:26:22de Français
00:26:22qui se retrouvent
00:26:23aujourd'hui
00:26:23dans l'incapacité
00:26:24d'aller travailler.
00:26:26D'autres pays
00:26:27européens, eux,
00:26:27ont pris
00:26:28les mesures
00:26:28qui s'imposent,
00:26:29notamment le gouvernement
00:26:30socialiste espagnol
00:26:31par une baisse
00:26:32des taxes
00:26:32et le blocage
00:26:33des marges
00:26:33des distributeurs
00:26:34et des producteurs.
00:26:36Alors,
00:26:36nous avons entendu
00:26:37vos annonces,
00:26:37M. le Premier ministre,
00:26:38c'était il y a
00:26:39quelques jours.
00:26:40Vous proposez seulement
00:26:41d'aider 3 millions
00:26:42de Français.
00:26:43Mais nous voulons
00:26:44le dire ici,
00:26:44ce sont les 40 millions
00:26:46d'automobilistes
00:26:46qu'il faut aujourd'hui aider.
00:26:48Tous ces Françaises
00:26:49et ces Français
00:26:49qui font des trajets
00:26:50longs pour aller
00:26:51travailler chaque matin.
00:26:53Alors,
00:26:53M. le Premier ministre,
00:26:54les Français
00:26:55attendent des mesures
00:26:56concrètes.
00:26:56Celle que vous avez proposée,
00:26:58c'est un remboursement
00:26:59pour seulement 3 millions
00:27:00d'entre eux
00:27:01dans un guichet
00:27:02qui ne sera ouvert
00:27:03que dans 3 mois.
00:27:04Comment peut-on
00:27:05en effet penser
00:27:06que cette solution
00:27:06concrète va régler
00:27:08les problèmes immenses
00:27:09de trésorerie
00:27:10qu'ont aujourd'hui
00:27:10les Français
00:27:11pour aller travailler ?
00:27:13Des solutions existent.
00:27:15Êtes-vous prêts
00:27:15à agir ?
00:27:17Je vous remercie,
00:27:18M. le député.
00:27:19La parole est à Mme
00:27:20Maude Bréjon,
00:27:22ministre en charge
00:27:23de l'énergie
00:27:23et porte-parole
00:27:24du gouvernement.
00:27:28Merci, Mme la Présidente,
00:27:30Mesdames et Messieurs
00:27:30les députés
00:27:31et M. le député Brun.
00:27:32Vous parlez d'abord
00:27:33de la France qui travaille.
00:27:34Cette France qui travaille,
00:27:36on a décidé de l'aider
00:27:37avec le Premier ministre
00:27:38dès les premiers jours
00:27:39du conflit.
00:27:40Dès les premiers jours
00:27:41du conflit,
00:27:41en étant aux côtés
00:27:42des secteurs
00:27:43les plus exposés,
00:27:44je pense aux pêcheurs,
00:27:45je pense aux agriculteurs,
00:27:47je pense au secteur
00:27:48du BTP,
00:27:49je pense en transporteurs
00:27:51les plus en difficulté
00:27:52parce que derrière
00:27:53ces activités,
00:27:54ce sont des emplois
00:27:54et donc ce sont
00:27:56des salaires.
00:27:57Nous avons ensuite
00:27:58décidé d'être
00:27:59aux côtés des Français
00:28:00les plus fragiles.
00:28:02C'est quelque chose
00:28:03que vous pourriez
00:28:03légitimement demander.
00:28:05Oui, ça concerne
00:28:063 millions de Français.
00:28:08Effectivement,
00:28:08les Français les plus précaires,
00:28:10ceux pour qui
00:28:10le prix à la pompe
00:28:11est le plus impactant
00:28:12sur le pouvoir d'achat.
00:28:13Ces décisions,
00:28:14nous les avons
00:28:15prises en prenant
00:28:17en compte
00:28:17ce qui est la réalité
00:28:18des finances publiques.
00:28:20Je vous ai entendu
00:28:21M. Brun
00:28:21sur une chaîne de télé
00:28:23dire que l'Etat
00:28:24s'enrichissait
00:28:25sur le dos
00:28:25de cette crise.
00:28:26Je voudrais vous le dire
00:28:27ici,
00:28:27c'est complètement faux
00:28:29et proprement irresponsable
00:28:30de tenir ce type de propos.
00:28:31Jamais l'Etat
00:28:32ne s'est enrichi
00:28:33sur le dos
00:28:34d'une crise.
00:28:35Entre la baisse
00:28:36de la consommation
00:28:36et la hausse
00:28:37des taux d'intérêt,
00:28:38l'Etat ne gagne
00:28:40jamais d'argent
00:28:40sur le dos
00:28:42d'une crise énergétique.
00:28:43Et donc,
00:28:44être au gouvernement
00:28:45aujourd'hui,
00:28:46c'est trouver
00:28:47ce juste équilibre
00:28:48entre le soutien
00:28:49à l'activité,
00:28:50le soutien aux ménages
00:28:51les plus modestes
00:28:52et en même temps
00:28:53la responsabilité financière
00:28:55parce que l'argent
00:28:55qu'on dépense,
00:28:56c'est l'argent
00:28:57qu'on ne mettra pas
00:28:58demain dans les services
00:28:59publics
00:28:59ou pour baisser les impôts.
00:29:00Je vous remercie.
00:29:02Merci beaucoup,
00:29:03Madame la Ministre.
00:29:04Monsieur le député.
00:29:05Madame la Ministre,
00:29:06lors du mois,
00:29:07du dernier mois,
00:29:08les recettes de TVA
00:29:09en France
00:29:10ont explosé
00:29:10de 2 milliards.
00:29:11C'est dans les documents
00:29:12que nous avons été transmis
00:29:13à la Commission des finances.
00:29:15Lors du dernier mois,
00:29:16rien que sur les carburants,
00:29:17l'Etat a gagné
00:29:18270 millions supplémentaires.
00:29:20Il est urgent
00:29:21de rendre cette manne
00:29:22aux Français qui travaillent.
00:29:24Merci,
00:29:24Monsieur le député.
00:29:26Oui,
00:29:27il vous reste du temps,
00:29:28Madame la Ministre.
00:29:35Monsieur le député Brun,
00:29:36je vous renvoie
00:29:37à toutes les données
00:29:38qui ont été publiées
00:29:39et mises à jour
00:29:39par le ministre David Amiel.
00:29:42Entre,
00:29:42je le redis,
00:29:43la baisse de la consommation,
00:29:45la hausse des taux d'intérêt
00:29:46et la hausse des OPEX
00:29:47sur place au Moyen-Orient,
00:29:49aujourd'hui,
00:29:49c'est entre 4 et 6 milliards
00:29:51que cette aide
00:29:51coûte à l'Etat français.
00:29:54Merci beaucoup,
00:29:55Madame la Ministre.
00:29:57La parole est à présent
00:29:58à Madame Anna Higlemer
00:30:00pour le groupe
00:30:00Ensemble pour la République.
00:30:03Merci,
00:30:03Madame la Présidente.
00:30:04Messieurs et Mesdames
00:30:06les ministres,
00:30:07mes chers collègues,
00:30:08ma question s'adresse
00:30:09à Monsieur Vincent Jambrun,
00:30:10ministre de la Ville
00:30:11et du Logement.
00:30:13Monsieur le ministre,
00:30:14depuis de nombreuses années
00:30:15et souvent de façon
00:30:16transpartisane,
00:30:17des parlementaires
00:30:18des deux chambres
00:30:19travaillent ensemble
00:30:20sur la crise du logement
00:30:21et il y a urgence.
00:30:23Les mises en chantier
00:30:24s'effondrent.
00:30:25Acheter est devenu
00:30:27inaccessible pour beaucoup
00:30:28et se loger correctement
00:30:30près de son travail
00:30:31relève parfois
00:30:31du parcours du combattant.
00:30:33Une grande loi
00:30:34était donc attendue
00:30:35depuis longtemps.
00:30:37Jeudi dernier à Marseille,
00:30:38aux côtés du Premier ministre,
00:30:39vous avez dévoilé
00:30:40les grandes lignes
00:30:41de ce projet de loi
00:30:42tant attendu.
00:30:43Ce texte fixe enfin
00:30:44le cap
00:30:45que nous avions besoin
00:30:47et il le fait
00:30:48en s'appuyant notamment
00:30:48sur les travaux
00:30:49du Parlement,
00:30:50sur les enjeux énergétiques,
00:30:52sur le statut
00:30:52du bailleur privé
00:30:53pour relancer
00:30:54l'investissement
00:30:54dans l'ancien,
00:30:55sur la simplification
00:30:56des procédures
00:30:57pour construire plus vite
00:30:58ou encore
00:30:59sur un nouveau programme
00:31:00de l'ANRU.
00:31:01Et il le fait
00:31:02par le prisme
00:31:03de la décentralisation
00:31:04en faisant confiance
00:31:06aux élus de terrain,
00:31:07aux maires,
00:31:08à ceux qui connaissent
00:31:09leur territoire
00:31:10et leurs habitants
00:31:11et en s'appuyant
00:31:13sur les acteurs
00:31:13de la filière.
00:31:15Monsieur le ministre,
00:31:16les deux premiers programmes
00:31:17de l'ANRU
00:31:17ont transformé
00:31:19des centaines
00:31:19de quartiers urbains
00:31:20mais la ruralité
00:31:21et les questions de sécurité
00:31:22en étaient largement absentes.
00:31:25En quoi
00:31:25cette troisième génération
00:31:27marque-t-elle
00:31:27une vraie rupture
00:31:28et sur quels critères concrets
00:31:30les quartiers prioritaires
00:31:31seront-ils choisis ?
00:31:33Je vous remercie.
00:31:34Merci beaucoup,
00:31:35Madame la députée.
00:31:36La parole est à Monsieur
00:31:37Vincent Jean-Brun,
00:31:38ministre de la Ville
00:31:39et du Logement.
00:31:43Merci, Madame la Présidente,
00:31:44Mesdames et Messieurs
00:31:44les députés,
00:31:45chère Anna Higlemer.
00:31:46Merci pour votre question
00:31:48qui permet de me souligner
00:31:49effectivement
00:31:50la priorité
00:31:51qu'a donnée
00:31:52Monsieur le Premier ministre
00:31:53que je remercie ici
00:31:54à résoudre
00:31:55la crise du logement
00:31:56que vous avez
00:31:56parfaitement rappelée.
00:31:59Nous avons à travers
00:32:00ce projet de loi
00:32:00une ambition très forte
00:32:01de produire du logement
00:32:03massivement
00:32:03partout
00:32:04et pour tous
00:32:05et cela passe évidemment
00:32:06au-delà de la construction
00:32:07du neuf
00:32:08comme vous l'avez rappelé
00:32:09par réhabiliter l'ancien
00:32:10et parfois
00:32:11il faut le dire
00:32:12aller jusqu'à opérer
00:32:13une énorme rénovation
00:32:14urbaine d'ampleur
00:32:15et je suis extrêmement
00:32:17heureux et fier
00:32:18que le Premier ministre
00:32:18ait annoncé
00:32:19à Marseille
00:32:20jeudi dernier
00:32:21et vous étiez à nos côtés
00:32:22effectivement
00:32:23un programme
00:32:24de rénovation urbaine
00:32:25numéro 3
00:32:25je dirais même
00:32:27360
00:32:28car l'ambition
00:32:29est d'aller beaucoup plus loin
00:32:30que les deux premiers programmes
00:32:31avec l'idée de
00:32:32au-delà de la rénovation
00:32:34bâtimentaire
00:32:35au-delà de la rénovation
00:32:36urbaine
00:32:36directement physique
00:32:37du quartier
00:32:37penser la vie au quotidien
00:32:39à 360 degrés
00:32:41et comment penser la vie
00:32:42au quotidien à 360 degrés
00:32:43sans penser à la sécurité
00:32:44des habitants
00:32:45de ces quartiers
00:32:46sans penser aux services
00:32:47de proximité
00:32:48sans penser aux politiques
00:32:49d'équipement public
00:32:50aux politiques de santé
00:32:50mais également
00:32:51évidemment
00:32:52aux enjeux de pouvoir d'achat
00:32:53de transition écologique
00:32:54c'est tout ce que nous portons
00:32:55avec le Premier ministre
00:32:56à travers cette annonce
00:32:58importante
00:32:59et je crois très attendue
00:33:00d'un an rue 3
00:33:01c'est une chose
00:33:02qui est pour moi
00:33:03fondamentale
00:33:04je voudrais d'ailleurs
00:33:04remercier les partenaires
00:33:05historiques
00:33:06car bien souvent
00:33:07des caricatures disent
00:33:08que c'est l'argent
00:33:09des français
00:33:09qui est jeté par les fenêtres
00:33:10non
00:33:10la rénovation urbaine
00:33:12elle est financée d'abord
00:33:12et avant tout
00:33:13par Action Logement
00:33:14qui fédère le patronat
00:33:16et les représentants
00:33:17des salariés
00:33:17elle est financée ensuite
00:33:19par les bailleurs sociaux
00:33:19eux-mêmes
00:33:20qui cotisent
00:33:21pour la rénovation
00:33:21de leur patrimoine
00:33:22et la caisse des dépôts
00:33:23l'Etat venant
00:33:25compléter le tour de table
00:33:26c'est important
00:33:27de le rappeler
00:33:28parce qu'on loge
00:33:29dans ces quartiers
00:33:30énormément de citoyens
00:33:31et enfin vous l'avez dit
00:33:32l'idée c'est de poursuivre
00:33:33l'effort sur les quartiers
00:33:34les grands ensembles
00:33:35qu'on a connus
00:33:36les grands ensembles
00:33:37d'après-guerre
00:33:37mais également
00:33:38d'avoir une innovation majeure
00:33:39de s'adresser d'ores et déjà
00:33:41aux villes moyennes
00:33:41à ce qu'on appelle parfois
00:33:42la France des sous-préfectures
00:33:44pour faire en sorte
00:33:45que cette rénovation urbaine
00:33:46elle irrigue
00:33:47elle touche
00:33:47elle transforme la vie des gens
00:33:48partout sur notre territoire
00:33:50merci madame la députée
00:33:51merci monsieur le ministre
00:33:54la parole est à présent
00:33:56madame Sabrina Sebailly
00:33:58pour le groupe écologiste et social
00:34:01merci madame la présidente
00:34:03monsieur le premier ministre
00:34:05dehors salle nègre
00:34:06et salle arabe
00:34:07c'est par ces mots
00:34:08qu'un homme est sorti
00:34:09avec une carabine
00:34:10tirant et mettant en joue
00:34:11des enfants de 10 ans
00:34:12en Haute-Loire
00:34:13le 19 avril dernier
00:34:14dans n'importe quelle société
00:34:16cet acte aurait déjà été
00:34:17qualifié d'attaque terroriste
00:34:19mais dans notre pays
00:34:20parce qu'ils sont noirs
00:34:21parce qu'ils sont arabes
00:34:23même les insultes racistes
00:34:24ont disparu
00:34:25de la déposition initiale
00:34:26obligeant le père
00:34:28d'un de ses enfants
00:34:29à se battre
00:34:29pour que la vérité
00:34:30ne soit pas réécrite
00:34:31pire
00:34:32l'auteur de cet acte
00:34:34a été relâché
00:34:34en quelques heures
00:34:36monsieur le premier ministre
00:34:37combien de Jamal Benjabala
00:34:38combien d'Hichem Miraoui
00:34:40combien d'Aboubacar Sissé
00:34:41vous faudra-t-il
00:34:42avant d'agir
00:34:44alors que les enfants
00:34:45sont visés
00:34:45pour ce qu'ils sont
00:34:46par un homme
00:34:46qui quelque temps
00:34:47auparavant
00:34:48tournait une vidéo
00:34:49se revendiquant fier
00:34:50d'être raciste
00:34:51vos ministres hésitaient
00:34:52encore à qualifier cet acte
00:34:53pendant que votre porte-parole
00:34:55regarde ailleurs
00:34:56lorsqu'on l'interroge
00:34:56en conférence de presse
00:34:57votre ministre
00:34:59chargé de la lutte
00:35:00ou plutôt du doute
00:35:01contre tous les racismes
00:35:02commande sur ses réseaux sociaux
00:35:03je cite
00:35:04si le motif raciste
00:35:06devait être confirmé
00:35:07alors que l'assaillant
00:35:08lui-même
00:35:09s'en revendique
00:35:10illustrant une fois de plus
00:35:11votre deux poids de mesure
00:35:13ce climat est fabriqué
00:35:15et alimenté jour après jour
00:35:17plateau après plateau
00:35:18par des chaînes
00:35:19qui banalisent la haine
00:35:20par des discours politiques
00:35:21qui désignent des boucs émissaires
00:35:22et par une extrême droite
00:35:24qui a imposé
00:35:25ces obsessions
00:35:25au coeur du débat public
00:35:26et cela même
00:35:27jusque dans vos rangs
00:35:28à force de répéter
00:35:30que certains français
00:35:31seraient de trop
00:35:32à force de hiérarchiser des vies
00:35:34à force de laisser dire
00:35:35l'indicible
00:35:35on finit par rendre possible
00:35:37l'irréparable
00:35:38oui le racisme tue
00:35:39il arme les terroristes
00:35:41qui s'en prennent
00:35:42aux enfants dans notre république
00:35:43aux enfants de notre république
00:35:45monsieur le premier ministre
00:35:47votre rôle
00:35:47est de tous les protéger
00:35:48quelle que soit
00:35:49leur couleur de peau
00:35:50ou leur religion
00:35:51ne pas condamner
00:35:52ne pas nommer le racisme
00:35:53c'est déjà le cautionner
00:35:55alors au lieu de commenter la haine
00:35:57monsieur le premier ministre
00:35:58votre gouvernement
00:35:59devrait plutôt la combattre
00:36:00sinon
00:36:00ne vous étonnez plus
00:36:02qu'elle se transforme
00:36:02en passage à l'acte
00:36:04merci madame la députée
00:36:06la parole est à monsieur
00:36:07Laurent Nunez
00:36:08ministre de l'Intérieur
00:36:10merci beaucoup
00:36:11madame la présidente
00:36:12mesdames et messieurs
00:36:13les députés
00:36:14madame la députée
00:36:15je vais évidemment
00:36:15vous faire la même réponse
00:36:17que celle que j'ai fait
00:36:17au député monsieur
00:36:18Antoine Léaumant
00:36:19d'abord les faits
00:36:20je vais revenir sur les faits
00:36:22le 19 avril
00:36:23dans l'après-midi
00:36:24les effectifs de police
00:36:26sont requis pour un individu
00:36:27qui fait usage
00:36:28d'arme à feu
00:36:28sur la voie publique
00:36:29il y a une intervention immédiate
00:36:30il y a une interpellation immédiate
00:36:32d'un individu
00:36:33qui reconnaît effectivement
00:36:34avoir acheté
00:36:35en l'occurrence
00:36:36une carabine à air comprimé
00:36:37pour intimider des enfants
00:36:39qui le dérangent
00:36:40il reconnaît même
00:36:41avoir tiré en l'air
00:36:41il est placé en garde à vue
00:36:43il est placé en garde à vue
00:36:44et puis il est relâché
00:36:46mais il est convoqué
00:36:46il fait l'objet d'une COPJ
00:36:48et début juillet
00:36:49il devra répondre
00:36:49de faits de violence
00:36:51avec arme
00:36:52bon
00:36:52il y a eu tout un débat
00:36:54cette affaire a eu
00:36:55un écho national
00:36:56puisqu'il a été
00:36:57effectivement en question
00:36:58de propos à caractère raciste
00:37:00dont le caractère raciste
00:37:01est incontestable
00:37:02avec un individu
00:37:03qui dit qu'il est fier
00:37:04d'être raciste
00:37:04mais au moment
00:37:06de la première procédure
00:37:07ces faits n'ont pas été
00:37:08portés à connaissance
00:37:09ces faits n'ont pas été
00:37:10portés à connaissance
00:37:11ils l'ont été par la suite
00:37:13et monsieur le procureur
00:37:14de la République
00:37:15de la Haute-Loire
00:37:15a immédiatement réagi
00:37:17en ouvrant une deuxième procédure
00:37:19une nouvelle procédure
00:37:20du fait des propos
00:37:22qui ont été tenus
00:37:23qui sont évidemment
00:37:23très condamnables
00:37:24qui sont inacceptables
00:37:26et d'ailleurs
00:37:26cette ouverture a été étendue
00:37:28à la première procédure
00:37:29puisque la vidéo
00:37:30qui a été diffusée
00:37:32où on le voit
00:37:32tenir ses propos ignobles
00:37:34on a de bonnes raisons
00:37:35de penser
00:37:35qu'elle a été tournée
00:37:36au même endroit
00:37:37que l'usage initial
00:37:40de l'arme
00:37:41et donc évidemment
00:37:42qu'il va y avoir
00:37:43des poursuites
00:37:44évidemment que la justice
00:37:45va faire son office
00:37:46monsieur le procureur
00:37:46de la République
00:37:47a d'ailleurs communiqué
00:37:48les policiers ont interpellé
00:37:50l'individu
00:37:50et vont continuer
00:37:51évidemment à demeurer
00:37:52extrêmement vigilants
00:37:53à cette situation
00:37:54Madame la députée
00:37:55je veux vous redire
00:37:56ce que j'ai dit
00:37:56Antoine Léomant
00:37:57il ne faut pas qu'à partir
00:37:58de cette affaire
00:37:59vous laissiez à penser
00:38:01qu'il y a deux poids
00:38:02deux mesures
00:38:02dans l'action qui est menée
00:38:03par le gouvernement
00:38:04par le ministre de l'Intérieur
00:38:05par le garde des Sceaux
00:38:06il n'y a pas deux poids
00:38:07deux mesures
00:38:08nous sommes intraitables
00:38:09contre le racisme
00:38:10quel qu'il soit
00:38:11et évidemment
00:38:12que ces propos
00:38:12qui ont été tenus
00:38:13je les condamne
00:38:14nous les condamnons
00:38:15très fermement
00:38:16c'est inacceptable
00:38:16et il sera poursuivi
00:38:18pour cela
00:38:19Merci beaucoup
00:38:20monsieur le ministre
00:38:21la parole est à présent
00:38:22monsieur Sylvain Berriot
00:38:24pour le groupe
00:38:24Horizon et Indépendant
00:38:29Merci madame la présidente
00:38:30madame la ministre
00:38:33depuis quelques mois
00:38:34dans le monde du cinéma
00:38:35une stratégie silencieuse
00:38:36est à l'oeuvre
00:38:37la fin programmée
00:38:39des salles de cinéma
00:38:41indépendantes
00:38:42et municipales
00:38:44les cinémas de quartier
00:38:45pourtant assument
00:38:46un rôle important
00:38:47tant pour le développement
00:38:48du cinéma d'art et d'essai
00:38:50que pour l'accès
00:38:51à la culture pour tous
00:38:52grâce notamment
00:38:52à des tarifs avantageux
00:38:54mais aussi
00:38:55à des partenariats locaux
00:38:56noués avec l'ensemble
00:38:58du monde scolaire
00:39:00dans le Val-de-Marne
00:39:01des cinémas
00:39:02tels que le Lido
00:39:03à Saint-Mort-des-Fossés
00:39:04ou le Cercle
00:39:05des Bords-de-Marne
00:39:06chez ma collègue
00:39:07Sandrine Lalanne
00:39:08avec laquelle nous travaillons
00:39:09en sont des exemples précieux
00:39:12ainsi le cinéma
00:39:13bénéficie chaque année
00:39:15d'un financement public
00:39:17de 1 milliard d'euros
00:39:18et participe ainsi pleinement
00:39:20à l'exception culturelle française
00:39:22pourtant les grands groupes
00:39:24ont décidé d'imposer
00:39:25de nouvelles règles
00:39:26de distribution
00:39:27des distributions de films
00:39:29qui excluent de fait
00:39:31les salles de cinéma
00:39:32municipales et indépendantes
00:39:33les privants de recettes
00:39:35au bénéfice exclusif
00:39:37des grands multiplexes
00:39:39il n'est pas acceptable
00:39:40madame la ministre
00:39:41que l'argent public
00:39:42bénéficie in fine
00:39:44exclusivement aux grands multiplexes
00:39:46jusqu'à mettre en péril
00:39:48les salles indépendantes
00:39:49et municipales
00:39:50qui permettent
00:39:51la culture pour tous
00:39:52alors ma question est simple
00:39:53madame la ministre
00:39:54que comptez-vous faire
00:39:55pour garantir
00:39:56aux petites salles indépendantes
00:39:58et municipales
00:39:59un accès équitable
00:40:00aux grandes sorties de films
00:40:01et pour garantir
00:40:03l'accès pour tous
00:40:04au cinéma
00:40:06merci beaucoup
00:40:08monsieur le député
00:40:09la parole est à madame
00:40:10Catherine Pégard
00:40:11ministre de la Culture
00:40:13merci madame la présidente
00:40:15mesdames et messieurs
00:40:16les députés
00:40:17monsieur le député
00:40:18vous avez tout à fait raison
00:40:20de rappeler le rôle fondamental
00:40:23indispensable
00:40:23des salles de cinéma
00:40:25notamment des salles d'art
00:40:26et d'essai
00:40:27pour la vitalité
00:40:28de nos territoires
00:40:28vous l'avez dit
00:40:29l'accès de tous
00:40:30à la culture
00:40:31et j'allais ajouter
00:40:32simplement
00:40:33pour leur divertissement
00:40:35des français
00:40:3790% de nos concitoyens
00:40:39vivent à moins de 30 minutes
00:40:41d'une salle de cinéma
00:40:42grâce aussi
00:40:43aux circuits itinérants
00:40:44présents dans tous
00:40:45les territoires ruraux
00:40:46il n'y a plus aujourd'hui
00:40:48un seul désert cinématographique
00:40:50en France
00:40:51et nous y tenons
00:40:52le CNC soutient
00:40:54vous le savez
00:40:55toutes les salles de cinéma
00:40:5660% de ce soutien
00:40:58allant aux salles
00:41:00petites et moyennes
00:41:01mais vous avez également
00:41:02raison
00:41:03de rappeler
00:41:04les fragilités
00:41:05et les tensions
00:41:06qui touchent
00:41:07aujourd'hui
00:41:07cette filière
00:41:08dans un contexte
00:41:09où la fréquentation
00:41:10a baissé
00:41:11dans le monde entier
00:41:12si nous voulons
00:41:13que la France
00:41:14reste un grand pays
00:41:14de cinéma
00:41:15il est essentiel
00:41:16en effet
00:41:17de défendre
00:41:18la diversité
00:41:18des oeuvres
00:41:19mais aussi
00:41:20la diversité
00:41:21des modes d'exploitation
00:41:22face aux grands groupes
00:41:23face aux multiplexes
00:41:25face aux tensions
00:41:26que vous avez rappelées
00:41:27le CNC
00:41:27a réuni
00:41:28depuis plusieurs semaines
00:41:29un comité
00:41:30de concertation
00:41:31qui élabore
00:41:32des solutions
00:41:33je serai
00:41:34particulièrement
00:41:35attentive
00:41:35aux suites
00:41:37qui lui seront données
00:41:38et envisagerait
00:41:39les actions
00:41:40à prendre
00:41:40si elles me semblaient
00:41:42insuffisantes
00:41:43je voudrais remarquer
00:41:44enfin
00:41:44que ces fragilités
00:41:45et ces tensions
00:41:46ne sont pas propres
00:41:48à la France
00:41:48dans le monde entier
00:41:50le cinéma
00:41:50est fragilisé
00:41:51mais notre pays
00:41:53résiste mieux
00:41:54que d'autres
00:41:54précisément
00:41:55grâce à notre modèle
00:41:56celui du CNC
00:41:58qui contribue
00:41:59à cette irrigation
00:42:00cinématographique
00:42:02de notre territoire
00:42:03que nous souhaitons
00:42:04maintenir
00:42:04merci
00:42:05merci beaucoup
00:42:06madame la ministre
00:42:07monsieur le député
00:42:10merci madame la présidente
00:42:13il est important
00:42:14et urgent
00:42:14que nous puissions
00:42:15agir de concert
00:42:16dans quelques jours
00:42:18avec Sandrine Allen
00:42:20et d'autres députés
00:42:21ici
00:42:21nous serons plusieurs dizaines
00:42:22à vous saisir à nouveau
00:42:23de ce sujet
00:42:24il s'agit d'un sujet
00:42:26important encore une fois
00:42:27pour l'accès
00:42:28de la culture
00:42:29pour tous
00:42:30pour l'oeuvre pédagogique
00:42:32que nous produisons
00:42:33avec les écoles
00:42:34pour le cinéma français
00:42:36tout court
00:42:36aussi
00:42:37vous pouvez compter
00:42:37sur votre détermination
00:42:38pour vous accompagner
00:42:39dans ce combat
00:42:40merci
00:42:40merci beaucoup
00:42:42monsieur le député
00:42:43la parole est à présent
00:42:45madame Fatiak Elouachi
00:42:46pour le groupe socialiste
00:42:47merci madame la présidente
00:42:49ma question s'adresse
00:42:51à la ministre de la culture
00:42:53madame la ministre
00:42:54aujourd'hui
00:42:55la culture
00:42:56et les médias
00:42:57sont sous emprise
00:42:58et c'est notre société
00:42:59entière
00:43:00qui se retrouve
00:43:01sous la mainmise
00:43:01d'un milliardaire
00:43:03le saccage
00:43:04de la maison
00:43:05d'édition Grasset
00:43:06et la dérive
00:43:07de la commission
00:43:07d'enquête
00:43:08sur l'audiovisuel public
00:43:09sous les ordres
00:43:10de monsieur Bolloré
00:43:12ne sont bien sûr
00:43:14que la suite logique
00:43:14de sa stratégie
00:43:15une stratégie
00:43:17fondée
00:43:17sur la haine
00:43:18des médias
00:43:19la haine
00:43:19du service public
00:43:20le rejet
00:43:21du monde intellectuel
00:43:22et du monde
00:43:23universitaire
00:43:24une stratégie
00:43:25qui a ses relais
00:43:26comme Charles
00:43:27à l'oncle
00:43:28qui fait voter
00:43:29un rapport
00:43:30à charge
00:43:31contre l'audiovisuel
00:43:32public
00:43:32sous prétexte
00:43:34de le sauver
00:43:34une stratégie
00:43:36qui a ses éléments
00:43:37de langage
00:43:37quand monsieur Bolloré
00:43:38parle d'une petite caste
00:43:40pour parler
00:43:41du monde
00:43:41de l'édition
00:43:42nous l'avons d'ailleurs
00:43:44jamais connu
00:43:45dans notre histoire
00:43:46un empire aussi vaste
00:43:47il est déventeur
00:43:48du groupe Hachette
00:43:49des enseignes
00:43:50de distribution
00:43:51relais
00:43:51du groupe Havas
00:43:52il finance tout
00:43:53la musique
00:43:54le cinéma
00:43:55les jeux vidéo
00:43:55son empire
00:43:56est désormais
00:43:57tellement conséquent
00:43:58qu'il est présent
00:43:59à chaque instant
00:44:00de notre vie
00:44:01cette semaine
00:44:03un phénomène inédit
00:44:04s'est produit
00:44:05en France
00:44:06un phénomène inédit
00:44:08plus de 200 écrivains
00:44:10annoncent
00:44:11qu'il quitte
00:44:11Grasset
00:44:12suite au licenciement
00:44:13du directeur général
00:44:15ces deux exemples
00:44:17nous rappellent
00:44:17le projet
00:44:18de l'extrême droite
00:44:19instrumentaliser
00:44:20l'information
00:44:21et la culture
00:44:21à des fins idéologiques
00:44:23rappelons-nous
00:44:25s'il vous plaît
00:44:25des mots
00:44:26d'Humberton Eco
00:44:29comment reconnaître
00:44:30le fascisme
00:44:31d'ailleurs
00:44:32qui a été réédité
00:44:33il y a peu
00:44:34chez Grasset
00:44:35il disait
00:44:36pour les fascistes
00:44:37la culture
00:44:38est suspecte
00:44:39en cela
00:44:40qu'elle n'est
00:44:41synonyme
00:44:41d'esprit critique
00:44:43alors madame la ministre
00:44:44comment
00:44:45s'il vous plaît
00:44:46allez-vous protéger
00:44:47les auteurs
00:44:47face aux dérives
00:44:49qu'accompagne
00:44:50la concentration éditoriale
00:44:51comptez-vous mettre
00:44:52en place
00:44:53la clause de conscience
00:44:54que les écrivains
00:44:55nous réclament
00:44:56merci madame la ministre
00:44:57madame la députée
00:44:58la parole est à madame
00:44:59Catherine Pégard
00:45:00ministre de la culture
00:45:06madame la présidente
00:45:08mesdames et messieurs
00:45:09les députés
00:45:10madame la députée
00:45:12je crois que vous mélangez
00:45:14beaucoup de choses
00:45:14à la fois
00:45:18je crois que vous mélangez
00:45:19beaucoup de choses
00:45:20à la fois
00:45:21j'ai suivi
00:45:22l'émotion
00:45:22comme vous
00:45:23qui a saisi
00:45:25le monde
00:45:25de l'édition
00:45:26dans les derniers jours
00:45:27nous avons besoin
00:45:28de grands éditeurs
00:45:29les grands éditeurs
00:45:31font les grands auteurs
00:45:32puisque c'est eux
00:45:33qui détectent
00:45:34les premiers
00:45:35les écrivains
00:45:36de demain
00:45:36nous avons
00:45:38les plus beaux catalogues
00:45:39de l'édition mondiale
00:45:41je pense
00:45:41l'édition française
00:45:42est reconnue
00:45:43dans le monde
00:45:44et donc
00:45:45je serai particulièrement
00:45:46vigilante
00:45:47à ce qu'on continue
00:45:48à protéger
00:45:49nos éditeurs
00:45:50et à protéger
00:45:51nos auteurs
00:45:52ça c'est la première question
00:45:54ensuite
00:45:55madame la députée
00:45:57vous faites allusion
00:45:58à l'audiovisuel public
00:46:00et à un rapport
00:46:02qui a été rendu
00:46:02cet dernier jour
00:46:03qui n'est toujours pas
00:46:04rendu public
00:46:05puisqu'il le sera
00:46:06le 4 mai
00:46:07je voudrais rappeler
00:46:08un peu solennellement
00:46:10dans le taux du moment
00:46:11que l'audiovisuel public
00:46:13est notre bien commun
00:46:14le bien commun
00:46:15de tous les français
00:46:16comme l'édition
00:46:17d'ailleurs
00:46:18est notre bien commun
00:46:19et l'expression
00:46:20de notre souveraineté culturelle
00:46:21il est évidemment
00:46:23légitime
00:46:23que cet audiovisuel public
00:46:25soit l'objet de débats
00:46:26qu'on s'interroge
00:46:27sur sa gestion
00:46:28sur ses missions
00:46:29et si l'on peut
00:46:30sans doute
00:46:31s'interroger
00:46:31sur les conditions
00:46:32lesquelles
00:46:33les débats ont eu lieu
00:46:34depuis des semaines
00:46:36il y a
00:46:37vous le savez
00:46:37la forme et le fond
00:46:39et le fond
00:46:40pour nous
00:46:40pour le gouvernement
00:46:41se résume
00:46:42assez simplement
00:46:43en réalité
00:46:45les vrais défis
00:46:46les seuls défis
00:46:47pour le service public
00:46:49audiovisuel
00:46:50nous ramènent
00:46:50à notre conception
00:46:52du pluralisme
00:46:53à nos choix démocratiques
00:46:55compréhendus
00:46:56au temps
00:46:56de l'édition
00:46:57d'ailleurs
00:46:57ces vrais défis
00:46:58ce sont la menace
00:46:59inquiétante
00:47:00de la désinformation
00:47:01les fausses informations
00:47:03les réseaux sociaux
00:47:04dont le service public
00:47:06peut être l'antidote
00:47:07c'est une nouvelle ambition
00:47:09pour le service public
00:47:10autour d'objectifs concrets
00:47:12au service
00:47:13de nos concitoyens
00:47:14que nous travaillons
00:47:15merci beaucoup
00:47:16madame la ministre
00:47:17c'est terminé
00:47:18madame la ministre
00:47:19madame la ministre
00:47:20c'est terminé
00:47:23merci beaucoup
00:47:25madame la députée aussi
00:47:28c'est parfait
00:47:29on avance
00:47:30et la parole est à monsieur
00:47:31Guillaume Bigot
00:47:31pour le rassemblement national
00:47:37merci madame la présidente
00:47:38ma question s'adresse
00:47:39à monsieur le ministre
00:47:40de l'économie
00:47:41et de la souveraineté énergétique
00:47:43hier en Ariège
00:47:45le président de la république
00:47:46a expliqué à nos compatriotes
00:47:48étranglés
00:47:49par les prix à la pompe
00:47:50que le gouvernement
00:47:51se battait
00:47:52pour faire baisser
00:47:53les prix du carburant
00:47:55alors pendant que vous vous battez
00:47:56la question se pose
00:47:58contre qui
00:47:58car c'est la Macronie
00:48:00votre Macronie
00:48:01qui a voté
00:48:02la loi Hulot de 2017
00:48:03qui interdit
00:48:04toute prospection
00:48:05et l'exploitation
00:48:06d'hydrocarbures en France
00:48:07et pendant que vous vous battez
00:48:09battez
00:48:10les Italiens relancent
00:48:11leur prospection offshore
00:48:12les Anglais ouvrent
00:48:14de nouvelles licences
00:48:15aux mers du Nord
00:48:16pendant que vous vous battez
00:48:18au large de la Guyane française
00:48:20dans le même bassin géologique
00:48:22que celui exploité
00:48:23par notre voisin brésilien
00:48:24avec un succès immense
00:48:25les indices
00:48:27sur nos gisements pétroliers
00:48:28abondent
00:48:29mais votre idéologie
00:48:30interdit
00:48:31toute prospection
00:48:32nous aimerions
00:48:34nous aussi
00:48:35comme tous les français
00:48:35nous passer d'hydrocarbures
00:48:37mais ce n'est pas encore possible
00:48:38et vous le savez
00:48:39alors monsieur le ministre
00:48:40dans transition énergétique
00:48:42il y a transition
00:48:44il n'y a pas renoncement
00:48:45il n'y a pas capitulation
00:48:47il n'y a pas illusion
00:48:49une transition
00:48:50monsieur le ministre
00:48:50voyez-vous
00:48:51cela se gère
00:48:52et cela s'organise
00:48:53et votre climato-fanatisme
00:48:55euro-gaga
00:48:56appauvrit les français
00:48:57et compromis
00:48:58le financement
00:48:59d'une véritable transition durable
00:49:01ma question est simple
00:49:02allez-vous enfin
00:49:03réautoriser
00:49:04la prospection
00:49:05et l'exploitation
00:49:07d'hydrocarbures
00:49:07en France
00:49:08ou bien
00:49:09ou bien
00:49:10nos compatriotes
00:49:11doivent-ils enfin comprendre
00:49:12que le seul gisement
00:49:13que votre gouvernement
00:49:15continuera à exploiter
00:49:16encore et encore
00:49:17c'est leur portefeuille
00:49:19je vous remercie
00:49:21merci monsieur le député
00:49:23la parole est à monsieur
00:49:24Roland Lescure
00:49:25ministre de l'économie
00:49:25et des finances
00:49:26merci beaucoup
00:49:27madame la présidente
00:49:28mesdames, messieurs les députés
00:49:29monsieur le député
00:49:30Guillaume Bigot
00:49:31ma climato-fanatisme
00:49:35n'a d'égal
00:49:36que votre pétrolophilie
00:49:37vous adorez le pétrole
00:49:39nous on aime le nucléaire
00:49:41les énergies renouvelables
00:49:42on aime une France
00:49:44véritablement souveraine
00:49:46véritablement souveraine
00:49:48et vous en savez quelque chose
00:49:49puisque vous êtes élu
00:49:50du territoire de Belfort
00:49:51dans lequel EDF
00:49:53dispose d'une excellente usine
00:49:54arabelle
00:49:54qui fabrique des turbines
00:49:55que le monde entier s'arrache
00:49:56alors évidemment
00:49:58on peut continuer
00:49:59à faire croire aux français
00:50:01que les chimères existent
00:50:02il n'y a pas de pétrole
00:50:03au large de la Guyane
00:50:04c'est pas moi qui le dit
00:50:05c'est monsieur Pouyanné
00:50:07qui s'y connaît
00:50:08un peu plus que vous
00:50:09et moi réunis
00:50:09en termes de pétrole
00:50:11vous le reconnaîtrez
00:50:12ce n'est pas le même
00:50:13bassin géologique
00:50:14que les territoires
00:50:15non non c'est pas le même
00:50:16là encore c'est pas moi
00:50:17qui le dit
00:50:18c'est Patrick Pouyanné
00:50:19alors vous pouvez continuer
00:50:21à faire croire aux français
00:50:22que dans 10 ans
00:50:23dans 20 ans
00:50:24dans 30 ans
00:50:24parce que c'est ce que ça prend
00:50:25pour développer un nouveau gisement
00:50:27qui n'existe pas
00:50:28tout ira bien
00:50:29nous en attendant
00:50:30on agit
00:50:30on agit monsieur le député
00:50:31on agit sur l'électrification
00:50:33on agit sur les lettres ciblées
00:50:35on agit effectivement
00:50:36en préservant
00:50:37le patrimoine commun
00:50:37des français
00:50:38qui sont nos finances publiques
00:50:40et on essaye de s'assurer
00:50:41que à la fois croissance
00:50:43souveraineté
00:50:43et oui lutte
00:50:44contre le réchauffement climatique
00:50:46aillent ensemble
00:50:47vous bradez la France
00:50:48vous allez creuser
00:50:50en donnant des chimères
00:50:52vous allez chercher du pétrole
00:50:53là où il n'y en a pas
00:50:54nous nous creusons ici
00:50:56et nous préparons l'avenir
00:50:58merci monsieur le ministre
00:50:59monsieur le député
00:51:01le meilleur moyen de savoir
00:51:02qu'il n'y a pas de pétrole
00:51:03c'est de ne pas en chercher
00:51:03premièrement
00:51:04vous m'amenez dans le territoire
00:51:05de Belfort
00:51:06et bien allons-y
00:51:06dans le territoire de Belfort
00:51:07c'est là
00:51:08c'est là où la Macronie
00:51:10et le territoire s'en souvient
00:51:11a pris
00:51:12la technologie arabelle
00:51:14l'a vendue
00:51:15à un prix
00:51:16pour la racheter
00:51:17ensuite quelques années plus tard
00:51:18au double du prix
00:51:20c'est ça que vous appelez
00:51:21l'indépendance
00:51:21vous avez promis de fermer 14 tranches
00:51:24de centrales nucléaires
00:51:25vous avez
00:51:27merci monsieur le député
00:51:29monsieur le ministre
00:51:30si vous souhaitez répondre
00:51:34il vous reste une trentaine de secondes
00:51:37chacun son Belfort
00:51:38pour moi Belfort
00:51:40c'est un discours du président de la république
00:51:42en février 2022
00:51:43qui a tracé la voie
00:51:45pour la France
00:51:46des énergies indouvelables
00:51:47de l'énergie nucléaire
00:51:48de la sobriété
00:51:49et pas de chimère
00:51:51merci beaucoup monsieur le ministre
00:51:54la parole est à madame
00:51:56Annelle Mansouri
00:51:56pour le groupe UDR
00:51:58merci
00:51:59merci madame la présidente
00:52:01monsieur le premier ministre
00:52:02hier en déplacement dans l'Ariège
00:52:04le président de la république
00:52:05c'est une nouvelle fois illustré
00:52:06par des propos méprisants
00:52:07envers une partie de la classe politique
00:52:09mais surtout
00:52:10envers une immense partie
00:52:11des français lassés
00:52:12de l'humiliation par le régime algérien
00:52:14il a également dénoncé
00:52:16un système de santé
00:52:17qui marche sur la tête
00:52:18mais la réalité
00:52:19c'est que ce système
00:52:20depuis 9 ans
00:52:20il n'a rien fait pour le changer
00:52:22avant de faciliter l'arrivée
00:52:24de médecins étrangers
00:52:26stoppons ce système français
00:52:27limitatoire pour les étudiants
00:52:29le président tente
00:52:30d'essentialiser
00:52:31la question algérienne
00:52:32en la réduisant à la présence de médecins algériens en France
00:52:36et en nous traitant de Maboul
00:52:37des mots gratifiants venant de lui
00:52:39étant donné qu'Edouard Philippe
00:52:42et Bruno Retailleau
00:52:43chefs respectifs
00:52:44de partis issus de sa majorité
00:52:45ont pourtant voté
00:52:47la proposition de résolution
00:52:48du rassemblement national
00:52:49dénonçant les accords de 68
00:52:52il utilise le même argument
00:52:54que pour l'immigration économique
00:52:56depuis 40 ans
00:52:57on nous dit
00:52:57qu'il faut faire venir
00:52:58de la main d'oeuvre étrangère
00:53:00pour les métiers en tension
00:53:01pourtant aucun de ces secteurs
00:53:03n'a été durablement soulagé
00:53:04enfin ne parlons surtout pas
00:53:06des milliers d'OQTF algériens
00:53:08non exécutés
00:53:09dont certains sont des délinquants
00:53:12ou des criminels
00:53:12ni des attaques constantes
00:53:14de l'état algérien
00:53:15envers la France
00:53:16face à tout cela
00:53:17le président s'écrase
00:53:18il tolère
00:53:19qu'un de nos compatriotes
00:53:20Christophe Gleize
00:53:21soit détenu
00:53:22comme il a toléré récemment
00:53:23la détention de Boilem Sansal
00:53:25dont la libération
00:53:26ne doit rien
00:53:27à l'action présidentielle
00:53:28non monsieur le premier ministre
00:53:30nous ne voulons pas la guerre
00:53:31avec qui que ce soit
00:53:32mais nous voulons un état fort
00:53:33qui se respecte
00:53:34et se fait respecter
00:53:35pas d'un président
00:53:36qui joue les docteurs Maboul
00:53:38pour reprendre ses mots
00:53:39alors monsieur le premier ministre
00:53:41quand le président de la république
00:53:43s'occupera-t-il correctement
00:53:44de nos relations internationales
00:53:46dernière prérogative
00:53:47lui restant
00:53:49merci beaucoup
00:53:50madame la députée
00:53:52la parole
00:53:52est à monsieur
00:53:53Jean-Noël Barraud
00:53:54ministre de l'Europe
00:53:55et des affaires étrangères
00:53:56la présidente
00:53:58mesdames et messieurs
00:53:58les députés
00:53:59madame la députée
00:54:00vous avez à de nombreuses reprises
00:54:02appelé à rompre définitivement
00:54:04tout dialogue avec l'Algérie
00:54:05à bloquer
00:54:06l'immigration algérienne
00:54:08si nous avions suivi
00:54:10vos prescriptions
00:54:10et bien c'est un fait
00:54:11hier
00:54:12le président de la république
00:54:14aura rencontré
00:54:15des médecins
00:54:15qui en Ariège
00:54:16vous êtes élu
00:54:16d'un département rural lui aussi
00:54:18ne pourrait pas
00:54:19exercer
00:54:20le service public
00:54:21et étendre
00:54:23l'accès à la santé
00:54:23dans ces territoires
00:54:24qui manquent
00:54:25aujourd'hui de médecins
00:54:26et si c'était la bonne solution
00:54:27pour défendre les intérêts
00:54:28de la France et des Français
00:54:29ça se saurait
00:54:31et la vérité
00:54:32c'est que
00:54:32le gouvernement
00:54:33sous l'autorité du premier ministre
00:54:35n'a qu'une seule boussole
00:54:36c'est de défendre
00:54:37l'intérêt
00:54:37de la France
00:54:38et des Français
00:54:39et l'intérêt des Français
00:54:40en Algérie
00:54:41qu'ils soient sécuritaires
00:54:42qu'ils soient migratoires
00:54:43ou qu'ils soient économiques
00:54:45et cela passe
00:54:46nécessairement
00:54:46par un dialogue
00:54:47très exigeant
00:54:48pour obtenir
00:54:49des résultats
00:54:50et cela fonctionne
00:54:51après le déplacement
00:54:53du ministre
00:54:53de l'Intérieur
00:54:54après un an
00:54:55de blocage complet
00:54:56la coopération
00:54:57entre
00:54:58la France
00:54:59et l'Algérie
00:55:00sur le plan migratoire
00:55:01et sécuritaire
00:55:02a repris
00:55:03il y a de premiers résultats
00:55:05ils doivent se consolider
00:55:06alors bien sûr
00:55:07ça n'est pas
00:55:08encore une situation
00:55:09satisfaisante
00:55:10bien sûr
00:55:11il faut aller
00:55:11beaucoup plus loin
00:55:12bien sûr
00:55:13nous restons mobilisés
00:55:14pour obtenir
00:55:14la libération définitive
00:55:16de notre compatriote
00:55:17Christophe Glaze
00:55:18mais faire croire
00:55:19aux Françaises
00:55:20et aux Français
00:55:20qu'en rompant
00:55:21définitivement
00:55:22le dialogue
00:55:23avec les pays
00:55:24qui nous entourent
00:55:25et que par l'invective
00:55:26on peut obtenir
00:55:27des résultats
00:55:27c'est soit
00:55:28de l'aveuglément
00:55:29soit de la démagogie
00:55:30Madame la députée
00:55:31Merci Monsieur le ministre
00:55:32Madame la députée
00:55:34Monsieur le ministre
00:55:35ça se saurait
00:55:36si le gouvernement algérien
00:55:37nous envoyait
00:55:37uniquement des médecins
00:55:38renvoyer les OQTF
00:55:40délinquants
00:55:41et criminels
00:55:42et là
00:55:42vous ferez preuve
00:55:43de fermeté
00:55:44Merci
00:55:45Madame la députée
00:55:47la parole est à présent
00:55:48à Monsieur Daniel Grenon
00:55:51Merci
00:55:52Merci Madame la Présidente
00:55:54Madame la ministre
00:55:55de la Santé
00:55:56Les accidents médicaux
00:55:58en France
00:55:58atteignent aujourd'hui
00:55:59une ampleur
00:56:00particulièrement préoccupante
00:56:01Le professeur
00:56:03Marc Tadier
00:56:04dans son ouvrage
00:56:05Le scandale
00:56:06des accidents médicaux
00:56:07évoque
00:56:08près de 30 000 décès
00:56:09par an
00:56:10une estimation
00:56:11relayée
00:56:12par plusieurs analyses
00:56:13notamment
00:56:14dans le nouvel OPS
00:56:15Dans le même temps
00:56:17seuls
00:56:174630 événements
00:56:19indésirables
00:56:20graves
00:56:20ont été
00:56:21officiellement déclarés
00:56:22en 2024
00:56:23Ce décalage
00:56:24révèle
00:56:25une sous-déclaration
00:56:26massive et persistante
00:56:28Dès 2018
00:56:29la Haute Autorité
00:56:30de Santé
00:56:31formulait pourtant
00:56:32des recommandations
00:56:33claires
00:56:34développer une culture
00:56:35de sécurité
00:56:36améliorer la déclaration
00:56:38des événements
00:56:38indésirables
00:56:39et généraliser
00:56:40les retours
00:56:40d'expérience
00:56:41Or
00:56:42le rapport
00:56:43publié en 2024
00:56:44et sans appel
00:56:45aucune de ces mesures
00:56:47structurantes
00:56:47n'a été mise en oeuvre
00:56:48Les causes sont connues
00:56:50dégradation
00:56:51des conditions
00:56:52de travail
00:56:52pénurie de personnel
00:56:54pression
00:56:55de la tarification
00:56:57à l'activité
00:56:58dilution
00:56:59des responsabilités
00:57:00persistantes
00:57:01d'une culture
00:57:02du silence
00:57:02Pourtant
00:57:03des solutions existent
00:57:05dans certaines disciplines
00:57:06comme l'anesthésie
00:57:08les checklists
00:57:09ont permis
00:57:09de réduire les risques
00:57:10dans d'autres domaines
00:57:12comme la sécurité routière
00:57:14la politique publique
00:57:15volontariste
00:57:16a permis
00:57:16de sauver
00:57:17des milliers
00:57:17de vies
00:57:18Madame la Ministre
00:57:19mes questions
00:57:20sont simples
00:57:21pourquoi
00:57:22les recommandations
00:57:23de la Haute Autorité
00:57:24de Santé
00:57:24de 2018
00:57:25n'ont-elles pas
00:57:26été appliquées
00:57:27quand le gouvernement
00:57:29mettra-t-il fin
00:57:30à la sous-déclaration
00:57:31et instaurera-t-il
00:57:32une véritable culture
00:57:33de la transparence
00:57:34enfin
00:57:35envisagez-vous
00:57:36une action forte
00:57:38à la hauteur
00:57:39de cet enjeu majeur
00:57:40notamment
00:57:41par la création
00:57:42d'une commission
00:57:43d'enquête parlementaire
00:57:44je vous remercie
00:57:45Merci beaucoup
00:57:46Monsieur le député
00:57:47la parole est à
00:57:48Madame Stéphanie Riste
00:57:49ministre en charge
00:57:50de la Santé
00:57:53Merci Madame
00:57:54la Présidente
00:57:55Monsieur le député
00:57:56Grenon
00:57:57le rapport
00:57:58effectivement
00:57:58de la Cour des Comptes
00:57:59publié aujourd'hui
00:58:01met en évidence
00:58:02qu'il existe
00:58:03entre 160
00:58:04et 375 000
00:58:06événements indésirables
00:58:07graves
00:58:08par an
00:58:09et que seulement
00:58:10moins de 7200
00:58:11seraient déclarés
00:58:13en 2024
00:58:14ce chiffre
00:58:15je voudrais d'abord
00:58:16le mettre en regard
00:58:17aussi
00:58:17des plus de 50 000
00:58:19millions d'actes
00:58:19réalisés chaque jour
00:58:20dans nos établissements
00:58:21de santé
00:58:22soit public ou privé
00:58:24et dont je voudrais
00:58:25encore une fois
00:58:25saluer les soignants
00:58:28cependant
00:58:29chaque événement
00:58:30indésirable grave
00:58:31est un drame
00:58:32et je voudrais aussi
00:58:33penser à toutes ces personnes
00:58:35victimes
00:58:36de ces accidents
00:58:38ce sujet
00:58:39de la non-déclaration
00:58:41est en santé
00:58:42un sujet
00:58:43culturel
00:58:44je le crois
00:58:44profondément
00:58:47les professionnels
00:58:48médecins
00:58:49considérant
00:58:50que l'erreur
00:58:51est une faute
00:58:52or
00:58:52il peut y avoir
00:58:53des erreurs
00:58:54qui ne sont pas
00:58:54des fautes
00:58:55il faut arriver
00:58:55à transformer
00:58:56cette culture
00:58:57de l'erreur
00:58:58comme un bien
00:58:59collectif
00:59:00qui va permettre
00:59:01d'apprendre
00:59:02c'est cette culture là
00:59:04qui existe
00:59:04par exemple
00:59:05dans l'aviation
00:59:05plus de formation continue
00:59:08et une culture
00:59:09de l'erreur
00:59:10je dirais
00:59:11bénéfique
00:59:12nous agissons
00:59:15déjà depuis
00:59:16longtemps
00:59:18les professionnels
00:59:19d'une part
00:59:20avec les revues
00:59:20de morbidité
00:59:22mortalité
00:59:22mais aussi
00:59:23la haute autorité
00:59:24de santé
00:59:25qui est indépendante
00:59:26je le rappelle
00:59:26et qui fait
00:59:28la certification
00:59:29des établissements
00:59:30de santé
00:59:31ou encore
00:59:32la certification
00:59:34périodique
00:59:35que nous mettons
00:59:36en cours
00:59:36pour la formation
00:59:37continue
00:59:38des professionnels
00:59:39des médecins
00:59:40il y a aussi
00:59:40des actions
00:59:42entrepris par
00:59:42l'académie de médecine
00:59:43notamment sur
00:59:44l'analyse
00:59:45des actes
00:59:46de chirurgie
00:59:47et qui permettra
00:59:47de donner
00:59:48l'ensemble
00:59:48de ces données
00:59:48aux établissements
00:59:49de santé
00:59:50pour pouvoir agir
00:59:51il faut aller plus loin
00:59:52passer d'un système
00:59:54qui ignore les erreurs
00:59:55à un système
00:59:56qui les exploite
00:59:57massivement
00:59:58plus de données
00:59:59plus de mobilisation
01:00:00des sociétés savantes
01:00:01de la haute autorité
01:00:02de santé
01:00:02des ARS
01:00:03avec plus de contrôle
01:00:04pour améliorer
01:00:05ces chiffres
01:00:05merci beaucoup
01:00:07madame la ministre
01:00:07monsieur le député
01:00:08oui je n'ai pas
01:00:10de réponse
01:00:11à vous apporter
01:00:11maintenant
01:00:12mais je vous en ferai
01:00:13une par écrit
01:00:13je vous remercie
01:00:15merci beaucoup
01:00:16la parole est à présent
01:00:17monsieur Jean-Hugues
01:00:18maintenant pour la France insoumise
01:00:21merci madame la présidente
01:00:23ma question s'adresse
01:00:24à monsieur le ministre
01:00:25du logement
01:00:26en outre-mer
01:00:27les barrières sociaux
01:00:28tirent la sonnette d'alarme
01:00:29le manque de logement
01:00:30constitue une crise
01:00:31aux dimensions sociales
01:00:33économiques
01:00:33et territoriales majeures
01:00:35pourtant la ligne
01:00:36budgétarique pour 2026
01:00:37pourrait être divisée
01:00:38par trois
01:00:39marquant une rupture
01:00:40sans précédent
01:00:41ce sont donc
01:00:42des projets concrets
01:00:43prêts à être engagés
01:00:45et socialement
01:00:46indispensables
01:00:46qui seraient abandonnés
01:00:48seulement pour la réunion
01:00:49plus de 53 000 demandeurs
01:00:51actuellement recensés
01:00:52et vous proposez
01:00:53de passer
01:00:54de 85 millions d'euros
01:00:55à seulement
01:00:5627 millions
01:00:58en 2026
01:00:59une décision brutale
01:01:01irresponsable
01:01:02toujours pour la réunion
01:01:03150 000 personnes
01:01:05mal logées
01:01:06ou sans logement
01:01:071300 enfants à la rue
01:01:09dont 382
01:01:11de moins de 3 ans
01:01:12c'est extrêmement
01:01:14dramatique
01:01:14une tension
01:01:16sans précédent
01:01:18aggravée
01:01:18par l'absence
01:01:19d'alternatives crédibles
01:01:20dans le parc privé
01:01:21la réalité est dure
01:01:23vous allez amplifier
01:01:25une situation
01:01:25déjà critique
01:01:26et les conséquences
01:01:27seront immédiates
01:01:28effondrement
01:01:29des constructions
01:01:30explosion
01:01:31des délais d'attente
01:01:32et du mal logement
01:01:33derrière ces chiffres
01:01:34ce sont des familles
01:01:35entières
01:01:36privées de perspectives
01:01:37laissées
01:01:38à l'abandon
01:01:39c'est aussi un choc
01:01:41économique majeur
01:01:42que vous pourrez
01:01:43provoquer
01:01:44car le logement
01:01:45social
01:01:46représente plus
01:01:47de 50%
01:01:48de la commande
01:01:49publique du BTP
01:01:50dans un contexte
01:01:51économique tendu
01:01:52ce choix
01:01:53serait un contresens
01:01:55le logement
01:01:56social
01:01:57ne peut pas être
01:01:57une variable
01:01:58d'ajustement
01:01:59le logement
01:02:00social
01:02:00est un investissement
01:02:01vital
01:02:02au coeur
01:02:03de la cohésion sociale
01:02:04de la dignité
01:02:05et de l'activité
01:02:07économique
01:02:07économique
01:02:08allez-vous assumer
01:02:10cette rupture
01:02:10ou allez-vous
01:02:12rétablir les moyens
01:02:13pour que vivent
01:02:14les gens
01:02:15merci beaucoup
01:02:16monsieur le député
01:02:18la parole est à madame
01:02:19Naïma Mouchou
01:02:20ministre des Outre-mer
01:02:26merci madame la présidente
01:02:27mesdames
01:02:27messieurs les députés
01:02:28monsieur le député
01:02:29ratenon
01:02:30nous savons bien
01:02:31effectivement
01:02:32la tension
01:02:33qui existe
01:02:33dans le secteur
01:02:34du logement
01:02:35elle est particulièrement
01:02:37forte dans les territoires
01:02:38ultramarins
01:02:39notamment c'est vrai
01:02:40à la réunion
01:02:41mais contrairement à ce que
01:02:42vous dites
01:02:42l'état ne recule pas
01:02:43et l'état investit
01:02:44la ligne budgétaire unique
01:02:45ça reste un pilier essentiel
01:02:47pour construire
01:02:48pour réhabiliter
01:02:49pour répondre
01:02:49à l'urgence sociale
01:02:52alors
01:02:52il y a des mesures
01:02:53de gestion
01:02:54qui sont prises
01:02:55mais qui sont des mesures
01:02:56classiques
01:02:56qui ne sont pas
01:02:57des renoncements
01:02:58qui sont des mesures
01:02:58de pilotage
01:02:59j'en veux pour preuve
01:03:00un certain nombre
01:03:01de chiffres
01:03:01que je vais vous donner
01:03:02qui montrent bien
01:03:03que notre action
01:03:03elle est une action
01:03:05en faveur justement
01:03:06du développement
01:03:07du logement
01:03:07et notamment
01:03:08du logement social
01:03:09dans ces territoires
01:03:10d'abord
01:03:11il y a quelques jours
01:03:12une première vague
01:03:13qui correspond
01:03:13à plus de 50%
01:03:14des crédits inscrits
01:03:16a été notifié
01:03:17au préfet
01:03:17avec instruction
01:03:18d'avancer rapidement
01:03:19et de les consommer
01:03:21rapidement
01:03:22à Mayotte
01:03:22les crédits
01:03:23qui sont dédiés
01:03:24au logement
01:03:25ont été sanctuarisés
01:03:25à hauteur de 45 millions
01:03:27d'euros
01:03:27d'autorisation
01:03:29d'engagement
01:03:29dans la suite
01:03:30de la loi de refondation
01:03:31pour les quatre autres
01:03:33drômes
01:03:33une première enveloppe
01:03:35de 83 millions d'euros
01:03:36en autorisation
01:03:37d'engagement
01:03:37117 millions d'euros
01:03:38en crédit de paiement
01:03:39a été répartie
01:03:41et elle a été
01:03:42selon deux des critères
01:03:43notamment
01:03:43que vous avez évoqués
01:03:45c'est-à-dire
01:03:45la pression démographique
01:03:46et la pression
01:03:48sur l'accès
01:03:48au logement social
01:03:49j'ajoute un point essentiel
01:03:51c'est ce que nous faisons
01:03:51aussi en matière
01:03:52de défiscalisation
01:03:53et ce sont des mesures
01:03:53qui sont très plébiscitées
01:03:55aussi
01:03:56l'Etat soutient financièrement
01:03:57des dispositifs
01:03:58de défiscalisation
01:03:59et en 2025
01:04:00il s'élevait au total
01:04:02à 350 millions d'euros
01:04:03et nous avançons
01:04:04monsieur le député
01:04:05sur tout le reste
01:04:06nous travaillons
01:04:07à lever les blocages
01:04:09administratifs économiques
01:04:10à apurer les restes
01:04:11à payer
01:04:11à accélérer
01:04:12la réalisation de projet
01:04:13les drômes seront
01:04:14évidemment concernés
01:04:15par les mesures
01:04:16du plan logement
01:04:17annoncées à Marseille
01:04:18par le Premier ministre
01:04:19et qui seront portées
01:04:20par le ministre du logement
01:04:21Vincent Jean Brun
01:04:22avec qui nous travaillons
01:04:23mon collègue Jean Brun
01:04:24sur le plan logement
01:04:25outre-mer
01:04:26numéro 3
01:04:27vous voyez
01:04:28monsieur le député
01:04:29notre action sur le logement
01:04:30elle est globale
01:04:31pour les territoires
01:04:31ultramarins
01:04:32merci beaucoup
01:04:33madame la ministre
01:04:34monsieur le député
01:04:36madame la ministre
01:04:37une réponse bateau
01:04:38qui prouve que 382
01:04:40enfants de moins de 3 ans
01:04:41à la rue
01:04:41ne vous fait ni chaud
01:04:43ni froid
01:04:45merci monsieur le député
01:04:47la parole est à monsieur
01:04:48Didier Legac
01:04:49pour le groupe
01:04:49ensemble pour la République
01:04:51merci madame la présidente
01:04:54ma question s'adresse
01:04:55à monsieur le garde des Sceaux
01:04:56ministre de la justice
01:04:57monsieur le ministre
01:04:59hier
01:05:00une nouvelle fois
01:05:01de nombreuses maisons d'arrêt
01:05:03de notre pays
01:05:03étaient bloquées
01:05:04par des agents pénitentiaires
01:05:06la raison
01:05:07nous la connaissons tous
01:05:08la difficulté
01:05:09pour eux
01:05:10d'exercer au mieux
01:05:11leur profession
01:05:11dans un contexte
01:05:12de surpopulation carcérale
01:05:14et aussi
01:05:15de sous-effectifs chroniques
01:05:17le taux d'occupation
01:05:18globale des prisons
01:05:19dans notre pays
01:05:20atteint aujourd'hui
01:05:21plus de 137%
01:05:23et il manquerait
01:05:24il manquerait
01:05:25environ 5000 postes
01:05:27tout corps confondu
01:05:28dans l'administration
01:05:29pénitentiaire
01:05:30je me suis
01:05:31moi-même rendu
01:05:32hier matin
01:05:33à la maison
01:05:34d'arrêt de Brest
01:05:35dans ma circonscription
01:05:36où on compte
01:05:37environ
01:05:37où on compte
01:05:38pardon
01:05:38425 détenus
01:05:40pour 210 places
01:05:42et où il faudrait
01:05:43actuellement
01:05:43au minimum
01:05:4410 postes
01:05:45d'agents supplémentaires
01:05:47et si je me félicite
01:05:49de la création
01:05:50l'an prochain
01:05:50et grâce à vous
01:05:51grâce à votre action
01:05:52monsieur le ministre
01:05:53de 100 places modulaires
01:05:54à Brest
01:05:55encore faut-il
01:05:56qu'il y ait le personnel
01:05:57pour les encadrer
01:05:58aujourd'hui
01:05:59tous les surveillants
01:06:00en poste
01:06:01dont je salue
01:06:02l'engagement
01:06:03et l'abnégation
01:06:04ici devant
01:06:04la représentation nationale
01:06:06sont contraints
01:06:06d'effectuer
01:06:07des heures supplémentaires
01:06:09tous ont du mal
01:06:10à concilier
01:06:11vie professionnelle
01:06:12et vie privée
01:06:13et familiale
01:06:14nous ne nous l'aurons pas
01:06:17il y a un vrai problème
01:06:18d'attractivité
01:06:19du métier
01:06:19d'agent pénitentiaire
01:06:20et face à cette situation
01:06:22qui je le sais
01:06:23vous mobilise pleinement
01:06:24il est nécessaire
01:06:25de créer les conditions
01:06:26d'attractivité durable
01:06:27pour ce métier
01:06:28et cette attractivité
01:06:30elle doit passer
01:06:30par une revalorisation
01:06:31des salaires
01:06:32elle doit aussi
01:06:33sans doute passer
01:06:33par une révision
01:06:35des critères
01:06:36de recrutement
01:06:37aussi monsieur le ministre
01:06:38ma question est simple
01:06:39quelles actions
01:06:40comptez-vous mener
01:06:42dans les semaines
01:06:43les mois à venir
01:06:44pour répondre
01:06:45aux attentes actuelles
01:06:46des agents pénitentiaires
01:06:47de notre pays
01:06:48je vous remercie
01:06:49merci monsieur le député
01:06:50la parole est à monsieur
01:06:51Gérald Darmanin
01:06:52garde des Sceaux
01:06:53ministre de la justice
01:06:57merci madame la présidente
01:06:59madame et messieurs les députés
01:07:00monsieur le député
01:07:01le GAC
01:07:01merci d'abord
01:07:02comme d'autres ici
01:07:03de s'intéresser
01:07:04au travail extrêmement difficile
01:07:06de l'ensemble des agents
01:07:07de l'administration pénitentiaire
01:07:09et singulièrement
01:07:10des surveillants
01:07:11qui dans des conditions
01:07:12extrêmement difficiles
01:07:13notamment dans les maisons
01:07:14d'arrêt surpeuplées
01:07:15font face
01:07:17je crois
01:07:17à toutes les difficultés
01:07:18de la société
01:07:19ceux de la violence
01:07:20de la délinquance
01:07:21de l'illettrisme
01:07:22et de manière générale
01:07:23la récidive
01:07:24qui malheureusement
01:07:25montre que notre système
01:07:26judiciaire fonctionne mal
01:07:28alors vous le savez
01:07:29monsieur le député
01:07:29nous changeons beaucoup de choses
01:07:30d'abord nous construisons
01:07:32beaucoup plus vite
01:07:32trois fois plus vite
01:07:33et deux fois moins cher
01:07:34des prisons
01:07:35désormais par les prisons
01:07:36modulaires que j'ai proposées
01:07:37l'année dernière au Parlement
01:07:39et c'est 3000 places
01:07:39qui arrivent dès le mois
01:07:40de septembre
01:07:41vous l'avez dit
01:07:42à Brest c'est vrai
01:07:43nous commencerons
01:07:43par l'aube
01:07:44par l'île de France
01:07:45et par le sud-ouest
01:07:46de la France
01:07:47il faut évidemment
01:07:48des agents pénitentiaires
01:07:49supplémentaires
01:07:50vous avez voté un budget
01:07:51qui permet 1000 emplois
01:07:53supplémentaires
01:07:54en plus des départs
01:07:55à la retraite
01:07:55qui comblent une partie
01:07:56de la vacance
01:07:57mais il faudra évidemment
01:07:58augmenter encore
01:07:59ces effectifs
01:08:00dans les deux à trois années
01:08:02qui viennent
01:08:02c'est aussi une administration
01:08:03qui connaît
01:08:04un taux d'absentéisme
01:08:05très important
01:08:06de l'équivalent
01:08:07de 3500 équivalents
01:08:08en temps plein
01:08:09quand même
01:08:09et il nous faut lutter
01:08:10contre cet absentéisme
01:08:11notamment contre les agressions
01:08:13que subissent
01:08:14les agents pénitentiaires
01:08:15mais aussi le fait
01:08:16qu'ils soient épuisés
01:08:17par le manque
01:08:18de surveillance
01:08:18sur les coursives
01:08:19et puis vous l'avez dit
01:08:20ce sont des gens
01:08:20qui font beaucoup
01:08:21d'or supplémentaire
01:08:22et nous ne les payons
01:08:23pas ou pas assez
01:08:24donc j'ai demandé
01:08:25à monsieur le Premier ministre
01:08:26au ministère
01:08:27de l'économie et des finances
01:08:27de payer aux agents
01:08:29pénitentiaires
01:08:29ce qu'ils doivent
01:08:30c'est à peu près
01:08:30la même situation
01:08:32que j'ai trouvé
01:08:32lorsque je suis arrivé
01:08:33au ministère de l'Intérieur
01:08:34où nous avons payé
01:08:34les heures supplémentaires
01:08:35des policiers
01:08:36à Brest comme ailleurs
01:08:37monsieur le député
01:08:38il y aura des augmentations
01:08:39d'effectifs
01:08:39à partir de cet été
01:08:40grâce au budget
01:08:41que vous nous avez voté
01:08:42c'est la plus grande promotion
01:08:44d'agents formés
01:08:45à l'école nationale
01:08:47pénitentiaire
01:08:47nous avons aussi
01:08:49avec les syndicats
01:08:49que je recevrai très bientôt
01:08:51à faire d'autres annonces
01:08:52en lien avec
01:08:53ce que nous permet
01:08:54monsieur le Premier ministre
01:08:55et je en merci
01:08:56merci beaucoup
01:08:57monsieur le ministre
01:08:59la parole à présent
01:09:00est à madame
01:09:01Monique Grisetti
01:09:02pour le rassemblement
01:09:03national
01:09:05merci madame
01:09:06la présidente
01:09:07monsieur le ministre
01:09:08de l'intérieur
01:09:09l'approche
01:09:10de la saison estivale
01:09:11nous impose
01:09:11de nous remémorer
01:09:13la série d'incendies
01:09:14d'une intensité
01:09:15exceptionnelle
01:09:15qui a récemment
01:09:17ravagé nos régions
01:09:17et en particulier
01:09:18le sud de la France
01:09:19nous gardons en mémoire
01:09:21le sinistre des corbières
01:09:22qui a parcouru
01:09:23plus de 10 000 hectares
01:09:24ou encore la région marseillaise
01:09:26sévèrement touchée
01:09:27par la destruction
01:09:28d'habitations
01:09:28ou d'espaces naturels
01:09:29ces drames rappellent
01:09:31que la prévention
01:09:32des incendies
01:09:32est un enjeu
01:09:33de protection vitale
01:09:34du territoire
01:09:35et avec le groupe
01:09:37rassemblement national
01:09:38je rend hommage
01:09:39aux services de secours
01:09:40et de lutte aérienne
01:09:41pour leur travail remarquable
01:09:42ces crises
01:09:43mettent toutefois
01:09:44en lumière
01:09:45un constat inquiétant
01:09:46nos moyens aériens
01:09:47sont vieillissants
01:09:48et inadaptés
01:09:49notre flotte de Canadair
01:09:51dont la moyenne d'âge
01:09:52dépasse 26 ans
01:09:53ne répond plus
01:09:54aux standards
01:09:54de sécurité opérationnelle
01:09:56exposant nos pilotes
01:09:58et sapeurs-pompiers
01:09:59à des risques croissants
01:10:00face à cette situation
01:10:02la société française
01:10:03inaéro
01:10:04soutenue par Airbus
01:10:05et le plan France 2030
01:10:07développe le projet
01:10:09frégate F-100
01:10:10cet avion amphibie
01:10:11bombardier d'eau
01:10:12de conception nouvelle
01:10:14et pensé spécifiquement
01:10:16pour la lutte
01:10:16contre les feux
01:10:17à grande échelle
01:10:18et offrira
01:10:19et offrira
01:10:19dès 2032
01:10:20des performances
01:10:20accrues
01:10:21le frégate F-100
01:10:23constitue une réponse
01:10:24stratégique européenne
01:10:26sur les 170
01:10:27Canadair en activité
01:10:28dans le monde
01:10:29près de 90
01:10:30se trouvent en Europe
01:10:31ce parc
01:10:32devra être intégralement
01:10:33renouvelé
01:10:34et augmenté
01:10:35prochainement
01:10:36alors que l'Espagne
01:10:37et l'Italie
01:10:38manifestent déjà
01:10:39une volonté
01:10:39de coopération
01:10:40ce projet
01:10:41soutiendrait
01:10:42une filiale
01:10:43industrielle
01:10:44française
01:10:44souveraine
01:10:45l'acquisition prévue
01:10:47de deux Canadair
01:10:48515
01:10:49canadiens
01:10:49pour 2028
01:10:50est un premier pas
01:10:51mais restera
01:10:53insuffisante
01:10:53face aux défis
01:10:54climatiques
01:10:55Monsieur le ministre
01:10:56le gouvernement
01:10:57envisage-t-il
01:10:58de passer
01:10:58à court terme
01:10:59une précommande
01:11:00de frégate
01:11:01F-100
01:11:02et pour quel budget
01:11:03en soutenant
01:11:05cette industrie
01:11:05vous protégerez
01:11:06les français
01:11:07et inciterez
01:11:07nos partenaires
01:11:08européens
01:11:09à s'écuter
01:11:10en France
01:11:10plutôt qu'outre
01:11:11Atlantique
01:11:12je vous remercie
01:11:13Merci beaucoup
01:11:14Madame la députée
01:11:15la parole est à
01:11:16Monsieur Laurent Nunez
01:11:17ministre de l'Intérieur
01:11:22Merci beaucoup
01:11:23Madame la Présidente
01:11:24Mesdames et Messieurs
01:11:24les députés
01:11:25Madame la députée
01:11:26Monique Grisetti
01:11:26vous avez raison
01:11:28évidemment de souligner
01:11:29la mobilisation
01:11:31qui doit être la nôtre
01:11:31pour cette saison
01:11:32des feux
01:11:33qui va s'ouvrir
01:11:34donc on aura
01:11:34je peux vous le confirmer
01:11:36la mobilisation
01:11:36de nos 12 bombardiers
01:11:37d'eau de type
01:11:38canadère
01:11:39bombardiers d'eau
01:11:40amphibie
01:11:41qui seront évidemment
01:11:41mobilisés
01:11:42au même titre
01:11:43que nos 8 avions
01:11:44de type dash
01:11:46qui sont également
01:11:47des bombardiers d'eau
01:11:48et de retardants
01:11:49de la même façon
01:11:50que nous louons
01:11:50et c'est ce qui a été
01:11:51prévu au projet
01:11:52au PLF
01:11:532000
01:11:542026
01:11:55nous louons
01:11:56un certain nombre
01:11:56d'avions également
01:11:57bombardiers d'eau
01:11:58qui ne sont pas
01:11:58des avions amphibies
01:11:59mais nous avons
01:11:59des bombardiers d'eau
01:12:00et des hélicoptères
01:12:01d'eau
01:12:01donc ça c'est pour
01:12:03la saison qui vient
01:12:04et notre potentiel
01:12:06opérationnel
01:12:07oui il y aura
01:12:084 canadères en fait
01:12:092 qui vont être
01:12:11livrés en 2028
01:12:12et qui ont été
01:12:13achetés sur des fonds
01:12:14européens
01:12:14et puis 2 autres
01:12:15qui vont être
01:12:15achetés
01:12:16puisque
01:12:17ils ont été
01:12:18inscrits
01:12:18cette acquisition
01:12:19a été inscrite
01:12:19au projet
01:12:20de loi de finances
01:12:20pour 2026
01:12:22donc ce qui va
01:12:22nous conduire
01:12:23à l'acquisition
01:12:24de 4 nouveaux
01:12:24canadères
01:12:25de type canadère
01:12:26c'est à dire
01:12:27qui sont commercialisés
01:12:28par la société
01:12:28de Havilland
01:12:29Canada
01:12:29qui est la seule société
01:12:31qui produit actuellement
01:12:32des avions
01:12:33bombardiers amphibie
01:12:34alors vous avez raison
01:12:36nous sommes évidemment
01:12:36extrêmement attentifs
01:12:37à l'observation
01:12:38du marché
01:12:38de l'industrie
01:12:39des bombardiers d'eau
01:12:41effectivement il y a
01:12:41un certain nombre
01:12:42d'acteurs industriels
01:12:44français ou européens
01:12:45qui développent
01:12:45un certain nombre
01:12:46de projets
01:12:47dont celui que vous avez
01:12:48cité
01:12:48In Aero
01:12:49mais c'est pas le seul
01:12:50il y a aussi
01:12:51Positive Aviation
01:12:52on a aussi Kepler
01:12:53on a un certain nombre
01:12:54de projets
01:12:55pour lesquels
01:12:56évidemment nous marquons
01:12:57une attention
01:12:57parce qu'évidemment
01:12:58notre souhait
01:12:59c'est aussi de pouvoir
01:13:00développer une solution
01:13:01souveraine
01:13:02vous l'avez cité
01:13:03et je rejoins évidemment
01:13:04cette préoccupation
01:13:04mais vous comprenez
01:13:05qu'il y a des règles
01:13:06aussi de commande publique
01:13:07qu'il nous faut respecter
01:13:08et en tout état de cause
01:13:10sachez que nous avons
01:13:11adressé à chacun
01:13:12de ces industriels
01:13:13des lettres d'intérêt
01:13:14pour marquer notre intérêt
01:13:16quant à la diversification
01:13:18de notre parc de Canada
01:13:20voilà Madame la députée
01:13:21Merci beaucoup
01:13:22Monsieur le ministre
01:13:23la parole est à présent
01:13:25à Monsieur Thierry Liget
01:13:26pour le groupe
01:13:27droit républicain
01:13:32Merci Madame la Présidente
01:13:34cette question s'adresse
01:13:35à Monsieur le ministre
01:13:35de l'économie et des finances
01:13:36Monsieur le ministre
01:13:38je vous adresse
01:13:38cette question aujourd'hui
01:13:39en tant que nouveau député
01:13:41de l'Orne
01:13:42en remplacement
01:13:42de Véronique Louvagie
01:13:43mais aussi en tant
01:13:44que chef d'entreprise
01:13:45le sujet
01:13:47des carburants
01:13:48est une question
01:13:50récurrente
01:13:50au sein de cette assemblée
01:13:51nous l'avons vu
01:13:52aujourd'hui encore
01:13:54avec
01:13:55tant il est
01:13:57prépondérant
01:13:57à tout instant
01:13:58pour nos concitoyens
01:14:00et pour nos acteurs économiques
01:14:03de la situation
01:14:04au Moyen-Orient
01:14:05a fait que
01:14:06ces prix ont atteint
01:14:08des sommets
01:14:08aujourd'hui
01:14:09depuis un an
01:14:10le gazole a pris
01:14:1040%
01:14:11l'essence 20%
01:14:13et nous n'avons
01:14:14aucune visibilité
01:14:15sur ce qui va se passer
01:14:16dans les mois à venir
01:14:18cette hausse
01:14:19affecte évidemment
01:14:20les entreprises
01:14:21dans leur activité
01:14:22mais
01:14:24elle prend aussi
01:14:25de plein fouet
01:14:26et ce sont
01:14:27les salariés
01:14:28de ces entreprises
01:14:28qui prennent aussi
01:14:29cette hausse
01:14:30de plein fouet
01:14:30notamment dans leur
01:14:32domicile-travail
01:14:33et encore plus
01:14:33dans des territoires
01:14:34comme celui que je connais
01:14:35comme le mien
01:14:36où les distances
01:14:38domicile-travail
01:14:38sont importantes
01:14:39certains d'entre eux
01:14:39font quelques
01:14:40dizaines de kilomètres
01:14:42pour venir travailler
01:14:45ce ne sont pas
01:14:46des privilégiés
01:14:47ce sont des grands rouleurs
01:14:49comme vous le dites
01:14:50mais pourtant
01:14:51ils ne sont pas éligibles
01:14:53ni aux annonces
01:14:56que vous avez faites
01:14:56sur les 50 euros
01:14:57ni aux chèques énergie
01:15:04ces annonces
01:15:06que vous avez faites
01:15:06aussi sur
01:15:07la transition
01:15:10vers l'électrification
01:15:12est une bonne chose
01:15:13mais c'est une solution
01:15:14de moyen terme
01:15:14aujourd'hui
01:15:16ce qu'il nous faut
01:15:16c'est une solution
01:15:17dans l'urgence
01:15:18pour la France
01:15:19qui travaille
01:15:20notre groupe
01:15:21a fait
01:15:22deux demandes
01:15:24l'une
01:15:25qui est une totale
01:15:26transparence
01:15:26sur les excès
01:15:28de fiscalité
01:15:29liée à l'augmentation
01:15:30des prix
01:15:31sur les carburants
01:15:31et la deuxième
01:15:33que cet excès
01:15:35soit directement
01:15:37redistribué
01:15:38à la pompe
01:15:39en diminution
01:15:39des prix
01:15:40pour qu'elle bénéficie
01:15:42notamment
01:15:42à cette France
01:15:43qui travaille
01:15:44merci beaucoup
01:15:45monsieur le député
01:15:46la parole est à madame
01:15:47Maude Bréjon
01:15:48ministre
01:15:48en charge de l'énergie
01:15:53merci madame la présidente
01:15:55mesdames et messieurs
01:15:55les députés
01:15:56monsieur le député
01:15:56Liger
01:15:56permettez-moi d'abord
01:15:57de vous souhaiter
01:15:58évidemment
01:15:58la bienvenue
01:16:00au sein de
01:16:01de cet hémicycle
01:16:04commencez par vous répondre
01:16:04d'abord
01:16:05sur les français
01:16:06qui travaillent
01:16:07et les entreprises
01:16:07en difficulté
01:16:08nous avons fait le choix
01:16:10d'aides sectorielles
01:16:11ciblées
01:16:12vers les secteurs
01:16:13qui sont les plus exposés
01:16:14parce que vous l'avez dit
01:16:15derrière
01:16:16ce sont des emplois
01:16:17et donc derrière
01:16:17ce sont des salaires
01:16:19ces aides
01:16:19nous les avons mis en place
01:16:21pour le mois d'avril
01:16:22nous les avons prolongées
01:16:24et amplifiées
01:16:25pour le mois de mai
01:16:26je pense notamment
01:16:26aux aides pour les agriculteurs
01:16:28aux aides pour les pêcheurs
01:16:29qui là encore
01:16:30ont été augmentées
01:16:31il y a ensuite
01:16:32des français qui
01:16:33subissent de plein fouet
01:16:34ces augmentations
01:16:37pardon
01:16:37des prix à la pompe
01:16:39là encore
01:16:39nous avons décidé
01:16:40d'aider les français
01:16:41les plus précaires
01:16:423 millions de français
01:16:43qui pourront recevoir
01:16:44une aide correspondant
01:16:45pour 3 mois
01:16:46à environ
01:16:46une baisse
01:16:47de 20 centimes
01:16:49par litre
01:16:50c'est un choix
01:16:51qui est ciblé
01:16:52parce que nous faisons
01:16:53attention aux finances publiques
01:16:54et vous parlez enfin
01:16:55de la question
01:16:56des hausses de fiscalité
01:16:58je crois que toute la lumière
01:16:59a été faite
01:17:00par mon collègue
01:17:01David Amiel
01:17:01en rappelant quand même
01:17:03une chose simple
01:17:03l'état ne s'enrichit jamais
01:17:05sur le dos d'une crise
01:17:06et le surplus fiscal
01:17:08est malheureusement
01:17:09amplement compensé
01:17:10à la baisse
01:17:11par la perte de croissance
01:17:12par la baisse de consommation
01:17:13et par la hausse
01:17:14des taux d'intérêt
01:17:16merci beaucoup
01:17:17Madame la ministre
01:17:19la parole est à présent
01:17:20à monsieur David Riman
01:17:21pour le groupe GDR
01:17:26Merci Madame la Présidente
01:17:27ma question s'adresse
01:17:28à Madame la ministre
01:17:30des Outre-mer
01:17:30Naïma Mouchou
01:17:31Madame la ministre
01:17:32le Premier ministre
01:17:33a annoncé 6 milliards d'euros
01:17:34de nouvelles coupes budgétaires
01:17:35à ce stade
01:17:37il n'a pas précisé
01:17:38qui devra se serrer
01:17:38la ceinture
01:17:39le suspense a été
01:17:40de courte durée
01:17:41étant donné que
01:17:41dans la foulée
01:17:42nous avons appris la diminution drastique des crédits de la ligne budgétaire unique,
01:17:46pilier de la politique sociale du logement ultramarin.
01:17:49Et pourtant, on attend toujours que 13 000 logements sociaux sortent de terre en Guyane.
01:17:53C'est 15 000 en Martinique, c'est 51 000 à La Réunion.
01:17:55Je ne savais pas qu'il était du coutume de tirer dans une ambulance déjà brinque-ballante.
01:18:00La frugalité est peut-être le nouveau mantra de la politique budgétaire de ce gouvernement.
01:18:03Mais elle est avant tout un mode de vie chez moi, en Guyane,
01:18:06où plus d'un habitant sur deux vit sous le seuil de pauvreté.
01:18:08En Martinique, où acheter du lait, du riz, des couches coûtent presque deux fois plus cher
01:18:13que dans les supermarchés, où la plupart d'entre vous, ici, faites vos courses.
01:18:17A Mayotte, où aller à l'école est un luxe qu'un enfant sur huit n'a pas.
01:18:21A La Réunion, où des familles entières s'entassent dans des deux pièces, faute de loyer abordable.
01:18:26Et dans le même temps, les sargasses qui empoisonnent la vie des Guadoupéens et Martiniquais
01:18:30viennent désormais polluer les côtes guyanaises.
01:18:32Comme si le mercure et le chlordécone ne faisaient pas couler suffisamment de poison dans nos veines.
01:18:36Madame la Ministre, je vous demande de la transparence.
01:18:39A hauteur de combien comptez-vous amputer le budget dédié aux Outre-mer ?
01:18:42Nous avons besoin de politiques de logement ambitieuses,
01:18:45d'un plan de sargasses élargi à la Guyane, d'outils de lutte contre la vie chère.
01:18:49Comment pouvez-vous nous les garantir ? Je vous remercie.
01:18:53Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à madame Naïma Moutchou, ministre en charge des Outre-mer.
01:19:00Merci, madame la présidente, mesdames, messieurs les députés, monsieur le président Riemann.
01:19:04Je vais être transparente, bien sûr.
01:19:06D'abord, en rappelant que le budget des Outre-mer pour l'exercice précédent a été renforcé,
01:19:09et plus 1,5 milliard d'euros supplémentaires par rapport au budget précédent.
01:19:14Ce qui montre bien l'ambition du gouvernement.
01:19:16Période de contrainte budgétaire, ça n'est pas neutre.
01:19:18C'est un choix politique fort que nous avons fait en soutien, parce que, vous l'avez dit,
01:19:22les défis sont nombreux sur le logement, sur la vie chère, sur la continuité territoriale,
01:19:27sur la lutte contre les sargasses.
01:19:29Et je voudrais vous répondre, si vous le voulez bien, point par point.
01:19:32D'abord, je voudrais rappeler que 80% des crédits votés en matière de logement sont aujourd'hui disponibles.
01:19:38Nous venons de déléguer au préfet 55% des enveloppes territorialisées,
01:19:44territorialisées, c'est important, avec instruction de les consommer rapidement.
01:19:47Justement, pour qu'on puisse voir sortir de terre ces logements dont nos compatriotes ont besoin.
01:19:53Sur la ligne budgétaire unique, c'est un pilier essentiel et structurant, je l'ai dit.
01:19:57Je suis très vigilante à cette ligne budgétaire.
01:20:00Il n'y a pas d'annonce à faire à ce stade.
01:20:01Mais évidemment, je continuerai à tenir informé la représentation nationale,
01:20:06la délégation aux Outre-mer que vous présidez.
01:20:09Sur la lutte contre les sargasses, un amendement du gouvernement sur le projet de loi de finances 2026 a été
01:20:14déposé,
01:20:15qui a permis d'abonder cette ligne.
01:20:17L'enveloppe est portée à 6,7 millions d'euros.
01:20:20C'est 2,5 millions d'euros supplémentaires.
01:20:22Nous contribuons nous-mêmes au niveau du ministère à travers des actions qui sont ciblées,
01:20:26comme l'expérimentation de la collecte en mer en Martinique ou la pose de barrages.
01:20:31Et puis, vous le savez, nous préparons le plan Sargasse 3 avec des actions prioritaires.
01:20:37Priorité en matière de financement, vous avez raison.
01:20:39L'argent, c'est aussi le nerf de la guerre.
01:20:40Et puis priorité en matière de comment fait-on pour mieux lutter contre la venue de ces sargasses.
01:20:45Vous avez évidemment évoqué ces sargasses qui arrivent sur les côtes guyanaises.
01:20:50Nous y sommes vigilants.
01:20:51Nous regardons la situation de près sur le territoire guyanais.
01:20:54Je peux vous annoncer que dans le plan Sargasse 3 que nous prévoirons,
01:20:57il y aura bien la possibilité de mettre en place une gouvernance locale spécifique en Guyane
01:21:02en fonction de l'évolution du phénomène.
01:21:05C'est bien un point prioritaire pour nous.
01:21:08Voilà pour l'essentiel, monsieur le président.
01:21:10Mais je vous tiendrai évidemment un fort.
01:21:17Oui, madame la ministre, merci pour votre réponse.
01:21:19Néanmoins, je tiens juste à rappeler, au moment où nous parlons,
01:21:22c'est moins 40% de l'LBU annoncée à la Réunion et moins 60% annoncée pour la Guyane.
01:21:27Là, ça veut dire qu'on met un coup d'arrêt à la construction de logements sociaux.
01:21:30Et les sargasses sont déjà sur les côtes guyanaises.
01:21:33C'est pour ça qu'on a demandé à intégrer effectivement le plan Sargasse 3
01:21:35parce qu'on a des difficultés maintenant au niveau de la pêche locale.
01:21:39Pour finir, on vous a invité très prochainement pour une audition à la délégation d'Ontre-mer.
01:21:44On attendra des réponses plus précises à ce niveau-là. Je vous remercie.
01:21:47Merci beaucoup, monsieur le député.
01:21:48La séance des questions au gouvernement est terminée.
01:21:50La séance est levée pour quelques minutes.
01:21:57Merci.
01:22:27Merci.
01:22:57Merci.
01:23:27Merci.
01:23:57Merci.
01:24:27Merci.
01:24:57Merci.
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