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Les ministres ont répondu aux députés à l’Assemblée nationale, lors de la séance des Questions au gouvernement, ce mardi 20 octobre.
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00:00:00La violence, ça ne devrait pas être une question.
00:00:02Et pour nous, députés démocrates, ça n'en est pas une.
00:00:06Rétablir l'ordre et la paix civile, c'est le moins que l'on doive aux Français.
00:00:10Mais nous devons aussi avancer pour bâtir, pour réparer, pour réconcilier.
00:00:15Monsieur le Premier ministre, vous réunissez jeudi les forces politiques à Matignon.
00:00:19C'est nécessaire.
00:00:21Mais les Français qui ressentent de la honte et de la colère attendent surtout des actes.
00:00:26Comment entendez-vous garantir durablement la paix civile et protéger les Français ?
00:00:31Sans quoi rien ne sera possible.
00:00:34Et l'ordre rétablit comme préalable à tout.
00:00:37Quelles initiatives politiques comptez-vous prendre pour redonner des perspectives à notre jeunesse
00:00:42et engager notre pays sur le chemin de la réconciliation ?
00:00:45Je vous remercie.
00:00:46Merci beaucoup, Monsieur le Président Fénault.
00:00:48La parole est à Monsieur le Premier ministre.
00:00:51Merci beaucoup, Madame la Présidente de l'Assemblée nationale.
00:00:53Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Ministre, Monsieur le Président Marc Fénault.
00:00:59Permettez-moi à travers votre question, mais aussi les questions qui suivront,
00:01:03de développer des thèmes assez différents.
00:01:05Mais au fond, votre question pose bien le débat.
00:01:08Oui, l'ordre public est le préalable à tout.
00:01:12Et dans une démocratie qui fonctionne, dans ce préalable à tout,
00:01:16contrairement à ce que nous venons d'entendre,
00:01:17nous croyons en la responsabilité individuelle.
00:01:21Lorsqu'il y a de la casse et des pillages,
00:01:24ce sont les casseurs et les pilleurs qui sont responsables,
00:01:27et non l'introduction d'une rhétorique
00:01:29qui laisserait à penser que les pouvoirs publics seraient à l'origine de cette casse et de cette pille.
00:01:36Si l'ordre public est le préalable de tout,
00:01:39Monsieur le Ministre,
00:01:40le soutien aux forces de sécurité intérieure est le préalable de tout.
00:01:441 000 policiers et gendarmes blessés le week-end dernier.
00:01:49Il faut que la représentation nationale leur apporte un soutien clair, franc et massif,
00:01:54car ils sont les policiers et les gendarmes,
00:01:57non pas d'un gouvernement, mais de la République,
00:02:00des gouvernements précédents,
00:02:02des gouvernements précédents,
00:02:05et aussi des gouvernements qui suivront.
00:02:09C'est la permanence de l'État.
00:02:12Ce qui vaut pour les policiers et les gendarmes vaut pour les enseignants,
00:02:16vaut pour celles et ceux qui rendent le service public,
00:02:18et je m'étonne de devoir rappeler à chaque fois cette évidence,
00:02:22car c'est la permanence de la République.
00:02:25Chemin faisant, Monsieur le Ministre,
00:02:28je vais me permettre, par votre question, puisque c'est la première,
00:02:32de revenir avec ordre et méthode sur plusieurs éléments,
00:02:34et le premier, c'est évidemment la transparence,
00:02:36car le gouvernement le doit aux représentants de la nation que vous êtes.
00:02:40D'abord, transparence sur l'état de la menace,
00:02:44et ce qui s'est passé exactement samedi dernier.
00:02:47Et ensuite, transparence sur ce qui n'a pas fonctionné,
00:02:51pour y mettre aussi un tout petit peu de rationalité, de raison,
00:02:55dans un débat politique préélectoral,
00:02:57qui démarre aussi assez fort,
00:02:59et dans lequel, je le sens bien,
00:03:01le Yaka Foucon est assez présent
00:03:03dans l'ensemble des matinales radio.
00:03:06La première des choses, il faut le comprendre,
00:03:08ça fait depuis très très longtemps,
00:03:10et de manière structurelle,
00:03:11qu'il n'y a pas eu autant de rassemblements non déclarés,
00:03:16non signalés.
00:03:17Et vous le savez, vous avez été ministre de l'Agriculture en plus,
00:03:21dans l'organisation de l'expression de la liberté syndicale,
00:03:23on en parlera demain,
00:03:25il y a la nécessité pour sécuriser celles et ceux
00:03:28qui veulent manifester,
00:03:29y compris parce qu'ils ne sont pas d'accord
00:03:30avec la politique du gouvernement,
00:03:32des systèmes de déclaration qui doivent être respectés.
00:03:36Il y aura une commission d'enquête parlementaire,
00:03:37je vois le président de la commission des lois,
00:03:39c'est la première des choses sur lesquelles il faudra revenir,
00:03:42sans compter les difficultés liées à la scission des cortèges.
00:03:45La deuxième des choses, monsieur le ministre,
00:03:48c'est, et les services de renseignement y reviendront devant vous,
00:03:51j'imagine, pendant cette commission,
00:03:53c'est un mode opératoire inédit,
00:03:56dans la manière dont un certain nombre d'attaquants
00:03:59et de personnes violentes s'y sont pris samedi dernier.
00:04:02D'habitude, pour être un peu schématique et direct,
00:04:05vous m'en excuserez,
00:04:06les violents s'insèrent dans les cortèges
00:04:08et créent la pagaille et le chaos,
00:04:11les gouvernements précédents ici en savent quelque chose,
00:04:13en fin de cortège et en fin de manifestation.
00:04:15Pour la première fois, on a un mode opératoire,
00:04:18on l'a vu dès le début du départ du cortège,
00:04:20d'ailleurs de la CGT, à Paris.
00:04:22On l'a vu à Marseille, dès le matin,
00:04:24où un certain nombre d'individus violents,
00:04:27de l'extrême-gauche radicale et de l'ultra-gauche,
00:04:30ont décidé de fonctionner en essaim
00:04:32et de semer la violence avec méthode
00:04:36et avec une organisation numérique.
00:04:40Quand on parle de celles et ceux qui ont cassé,
00:04:43mesdames et messieurs les députés de la France insoumise,
00:04:45vous avez quand même une difficulté à l'entendre et à l'assumer.
00:04:48On y reviendra.
00:04:48La réalité, c'est que ce mode opératoire,
00:04:52évidemment, il a créé une confusion
00:04:55dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée.
00:04:58Troisième des choses, et nous en produirons les preuves,
00:05:01monsieur le ministre,
00:05:03c'est évidemment la planification, en certains endroits,
00:05:06d'un schéma insurrectionnel,
00:05:09mené par des groupuscules d'extrême-gauche et de l'ultra-gauche.
00:05:13Là, ce qui s'est passé sur la mairie de Limoges
00:05:16en est un exemple.
00:05:18Vous avez une première interpellation qui a été faite ce matin.
00:05:20Gardez-saut, c'est exprimé, je n'y reviens pas.
00:05:23Cet individu interpellé est malheureusement connu déjà des services
00:05:28et particulièrement puisqu'il était fiché S.
00:05:31Donc on aura du mal à être dans une naïveté béante
00:05:34ou dans une forme de négation de la réalité,
00:05:37de la participation de ces groupuscules violents dans cette affaire.
00:05:41Pareil sur l'ensemble des mouvements qui se sont organisés
00:05:44et qui souhaitaient notamment marcher sur l'Elysée.
00:05:48Et je crois que lorsqu'on est républicain ou démocrate,
00:05:51quel que soit son sentiment sur la personne du président de la République,
00:05:55dans notre démocratie, on ne tolère pas que des groupuscules factieux
00:05:59puissent marcher sur l'Elysée, sur Matignon,
00:06:02parce que c'est aussi le cas évidemment de l'Assemblée nationale ou le Sénat.
00:06:05Et l'ensemble de la démocratie représentative doit aussi défendre cette réalité,
00:06:09y compris celles et ceux qui sont députés.
00:06:13Enfin, phénomène sur lequel nous aurons l'occasion de revenir,
00:06:16c'est le dernier mouvement dans la journée de samedi
00:06:19que l'on retrouve le soir du dimanche.
00:06:21C'est évidemment une rejointe par une délinquance plus générale,
00:06:25jeune majeur ou mineur déjà confirmé, on va dire ça comme ça,
00:06:29avec là pour le coup beaucoup d'interpellations,
00:06:32j'y reviendrai dans un instant, mais dont le seul objectif n'avait rien de politique.
00:06:35Évidemment, c'était un objectif de pillage,
00:06:38avec comme point commun une coordination par les réseaux sociaux.
00:06:42Alors, ce qui n'a pas fonctionné, plusieurs évidences.
00:06:45La première, la capacité de notre enseignement à tout voir.
00:06:49Je dis bien tout voir.
00:06:50Notre enseignement a vu beaucoup de choses, mais pas tout.
00:06:53Ce qui vient encore créer une opprobe
00:06:56et une nouvelle infamie par les députés de la France Insoumise,
00:07:00en laissant à penser que la police de la République
00:07:03se livre à du renseignement politique.
00:07:04C'est faux, c'est faux depuis les années 90,
00:07:07et vous le savez très bien,
00:07:08donc il n'est pas besoin, là aussi,
00:07:11de mentir et de faire circuler de fausses informations.
00:07:14Et comme le ministre de l'Intérieur l'a dit,
00:07:16il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions.
00:07:21Deuxième des choses, le dispositif mis en place,
00:07:24monsieur le ministre Marc Fénaud,
00:07:26était un dispositif, au fond, trop statique.
00:07:30et pas assez mobile.
00:07:31Et pour dire les choses aussi précisément,
00:07:33vous y reviendrez, j'imagine, dans le cadre de cette commission d'enquête.
00:07:36Le ministre de l'Intérieur a déjà pris la parole sur le sujet.
00:07:39On voit bien qu'à Paris, c'est la brave M
00:07:41qui a fait preuve de beaucoup d'efficacité,
00:07:43parce que précisément, face aux esseins de délinquants,
00:07:47de pilleurs ou de casseurs,
00:07:50c'est l'utilisation plus mobile des forces
00:07:52qui a été efficace.
00:07:53Et donc de cela, nous en tirerons, évidemment,
00:07:55un certain nombre de conclusions assez rapides.
00:07:57Troisième chose, le ministre de l'Intérieur et le ministère de l'Intérieur a fait un choix,
00:08:02et moi je le respecte,
00:08:03pour aussi d'ailleurs avoir porté l'uniforme,
00:08:05c'est le fait de ne pas avoir annulé les congés longue durée
00:08:08pour les policiers et les gendarmes
00:08:10qui avaient été largement sollicités en Hexagone et en Outre-mer.
00:08:13Et je le rappelle,
00:08:14s'il n'y a pas de bavure ou de nombreuses bavures,
00:08:17hors celles que l'IGPN est en train de regarder au cas par cas
00:08:20et qui ne sont pas la majorité du genre,
00:08:22contrairement à ce que certains veulent bien raconter,
00:08:24c'est aussi parce que le repos physiologique du fonctionnaire de police
00:08:27et du militaire de la gendarmerie
00:08:28fait aussi partie des décisions de commandement.
00:08:30De cela, je voulais aussi vous en rendre compte.
00:08:32Alors, l'objectif est assez simple,
00:08:34c'est le retour à l'ordre immédiat,
00:08:36vous l'avez dit vous-même.
00:08:37La première des choses, ce sont ces couvre-feux.
00:08:39Et ces couvre-feux localisés sont efficaces,
00:08:41en tout cas, cette nuit, ça a permis de ramener le calme
00:08:44dans le cadre d'un dialogue entre les maires et les préfets.
00:08:48Et cela, évidemment, nous y reviendrons aussi dans les jours qui viendront.
00:08:52Ensuite, la judiciarisation.
00:08:55Deux types de judiciarisation.
00:08:56Le garde aussi a pris de nombreuses fois la parole
00:08:58et je le remercie depuis maintenant plusieurs jours.
00:09:00Une judiciarisation à chaud,
00:09:03nombreuses interpellations,
00:09:04nombreuses gardes à vue, évidemment,
00:09:06samedi et dimanche dernier,
00:09:07mais aussi une judiciarisation à froid,
00:09:10notamment sur les pillages.
00:09:11Nous avons enclenché des moyens judiciaires
00:09:14et d'enquêtes, notamment du côté du ministère de l'Intérieur,
00:09:17inédits, parce que nous disposons d'énormément de pièces à conviction,
00:09:22d'images, de vidéos,
00:09:23qui vont nous permettre de multiplier, dans les jours qui viennent,
00:09:26beaucoup d'interpellations,
00:09:27notamment sur l'ensemble de celles et ceux qui ont volé
00:09:30pour la plaque parisienne, pour vous donner un chiffre.
00:09:32C'est 200 enquêteurs qui sont mobilisés
00:09:34uniquement pour ce faire.
00:09:36Ensuite, il faudra avancer sur la réparation civile.
00:09:39Bien nous a pris de présenter en Conseil des ministres
00:09:42le projet de loi Casseurs-Payeurs.
00:09:44On ne peut pas, au moment où nous avons autant de difficultés
00:09:47d'argent public,
00:09:49à chaque fois faire appel aux contribuables
00:09:51et à la solidarité nationale
00:09:53pour réparer ce que les casseurs ont cassé.
00:09:56Et donc, cette responsabilité civile,
00:09:58la capacité à aller chercher
00:10:00sur les comptes bancaires de celles et ceux
00:10:02qui ont cassé,
00:10:03y compris sur les allocations sociales,
00:10:06en tout cas certaines d'entre elles,
00:10:07est absolument indispensable.
00:10:09Et je veux que ce texte aille jusqu'à son terme.
00:10:13Beaucoup se payent de mots dans la campagne présidentielle.
00:10:16Il y a l'occasion de faire oeuvre utile
00:10:18avant, justement, cette élection présidentielle.
00:10:21Ensuite, il y a les manifestations à venir.
00:10:22Le ministre de l'Intérieur a déjà donné des instructions
00:10:25aux préfectures.
00:10:26Le dispositif de samedi prochain sera massif,
00:10:29monsieur le ministre.
00:10:31On y reviendra.
00:10:32Il sera présenté au ministre de l'Intérieur.
00:10:35J'aurai l'occasion moi-même
00:10:36de me le faire présenter jeudi prochain.
00:10:40On y reviendra avec, évidemment,
00:10:42les formations politiques
00:10:43que je réunirai jeudi à Matignon,
00:10:46parce qu'un certain nombre d'entre elles m'ont saisi.
00:10:48De la sécurité de la campagne présidentielle.
00:10:51Beaucoup de candidats se sont rapprochés de moi
00:10:53pour le dire.
00:10:53Ça pose la question de la sécurisation
00:10:55d'un exercice démocratique absolument majeur.
00:10:58Demain, avec les organisations syndicales,
00:11:00on reviendra sur la sécurisation aussi
00:11:02de la liberté d'expression des syndicats.
00:11:04Il n'y aura pas que ce thème-là à l'ordre du jour,
00:11:07mais j'y reviendrai dans les questions gouvernement
00:11:08qui viendront avec un agenda de fond, évidemment.
00:11:11Je reviendrai tout à l'heure dans d'autres questions
00:11:14sur aussi la question des lycéens
00:11:16et sur les réponses que le gouvernement entend apporter.
00:11:18Mais enfin, vous l'avez dit vous-même,
00:11:20le retour à l'ordre est le préalable de tout.
00:11:23Et lorsque, aux côtés des forces de l'ordre,
00:11:25dans la nuit de samedi au dimanche,
00:11:27policiers et gendarmes, je me suis rendu,
00:11:30j'ai effectivement dit cette phrase
00:11:31par laquelle vous avez commencé.
00:11:33Et j'y crois beaucoup parce qu'on peut toujours compter
00:11:35le nombre d'escadrons de gendarmes mobiles,
00:11:37on peut toujours déposer tous les amendements,
00:11:39toutes les propositions de l'un de la terre.
00:11:40J'ai le sentiment que, dans le moment
00:11:43dans lequel nous nous trouvons,
00:11:45il y a un combat politique et culturel
00:11:48à mener contre la violence.
00:11:50Et donc, oui, je le redis, monsieur le ministre,
00:11:53il faut une bonne fois pour toutes
00:11:54choisir son camp entre la violence et la République.
00:12:00Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.
00:12:05La parole est à présent à madame Laure Lavalette
00:12:07pour le Rassemblement national.
00:12:10Merci.
00:12:12Merci, madame la Présidente.
00:12:14Merci, madame la Présidente.
00:12:15Monsieur le Premier ministre,
00:12:17il y a quatre mois, je vous interrogeais
00:12:18sur le chaos qui embrasait 71 villes
00:12:21à la suite de la finale de la Ligue des champions.
00:12:23Je vous alertais sur les conséquences
00:12:25de la lâcheté pénale,
00:12:26de l'accoutumance à la violence
00:12:27et de la désintégration de l'autorité.
00:12:29Je vous demandais pourquoi messieurs Nunez et Darmanin
00:12:32étaient encore là,
00:12:33tant ils incarnent la faillite de l'État depuis dix ans.
00:12:36Comme vos prédécesseurs après le Stade de France,
00:12:38comme après les émeutes de juillet 2023,
00:12:40comme à chaque fois,
00:12:42vous n'avez pas répondu.
00:12:43Samedi 17 octobre,
00:12:44le monde entier a découvert effaré
00:12:46une France emploi au saccage,
00:12:48au pillage et à une rage incendiaire.
00:12:50Des milliers d'entreprises
00:12:51et des commerces pris pour cibles,
00:12:53des dizaines de commerçants
00:12:54et des salariés malmenés,
00:12:55des bâtiments publics,
00:12:56des mairies et des commissariats attaqués.
00:12:59Cette haine n'est pas seulement physique,
00:13:01elle est politique.
00:13:02Elle ne s'en prend plus seulement au mur,
00:13:04mais bien à ce que nous sommes.
00:13:06Quand une Marianne est brisée à Marseille,
00:13:07monsieur le Premier ministre,
00:13:08ce sont les Français qui sont humiliés.
00:13:10Quand une mairie est brûlée,
00:13:11c'est la République qui part en fumée.
00:13:13Au nom de Marine Le Pen et du RN,
00:13:15j'adresse aux forces de sécurité intérieure
00:13:17un hommage appuyé
00:13:18et notre soutien le plus vif.
00:13:28L'histoire ne retiendra rien
00:13:30de la décennie qui s'achève,
00:13:32sinon la lente agonie d'une nation
00:13:33livrée à la sauvagerie.
00:13:35Rien de ce président
00:13:36aux incantations insupportables
00:13:38et qui reste que sourd
00:13:39aux appels de son propre peuple.
00:13:40Nous payons aujourd'hui
00:13:41des décennies de renoncements culturels,
00:13:43de mensonges d'Etat,
00:13:44de laxisme judiciaire
00:13:45et d'immigration anarchique
00:13:47perfusée à l'argent public.
00:13:49Alors en attendant la fin
00:13:50de ce mandat interminable,
00:13:52mon interrogation est simple
00:13:54et je la pose à l'homme.
00:13:56Êtes-vous en capacité
00:13:57de maintenir l'autorité légale de l'Etat
00:13:59et d'empêcher un effondrement généralisé
00:14:01en attendant qu'une nouvelle présidente
00:14:03remette la France en ordre ?
00:14:06Merci, madame la députée.
00:14:09La parole est à monsieur Laurent Nunez,
00:14:12ministre de l'Intérieur.
00:14:17Madame la présidente,
00:14:19mesdames et messieurs les députés,
00:14:20madame la députée Laure Lavalette,
00:14:23vous avez entendu le Premier ministre
00:14:24qui a décrit la situation
00:14:25que nous avons vécu le 17 octobre.
00:14:28Je l'ai dit, je le redis,
00:14:30le Premier ministre l'a dit,
00:14:31il y a eu évidemment
00:14:32dans le travail de renseignement
00:14:35que nous avons effectué
00:14:36de prévision d'anticipation,
00:14:38il y a eu un certain nombre
00:14:39de manques d'anticipation
00:14:40sur deux choses principalement.
00:14:42Le volume de manifestants d'une part,
00:14:44d'autre part la présence quasi systématique
00:14:47partout dans toutes les villes
00:14:49de casseurs et de pilleurs
00:14:50qui sont venus se greffer
00:14:51à ces cortèges, à ces mouvements
00:14:53pour piller, casser.
00:14:55Et ils l'ont fait comme l'a dit
00:14:56monsieur le Premier ministre,
00:14:57de manière extrêmement éclatée
00:14:58pour disperser les forces,
00:15:00pour éclater le dispositif policier
00:15:02et faire en sorte
00:15:03qu'il soit plus difficile à appréhender.
00:15:04Alors je veux saluer à mon tour,
00:15:05évidemment, le travail
00:15:07des forces de sécurité intérieure
00:15:08qui ont fait un travail remarquable,
00:15:10qui ont évité de nombreuses exactions.
00:15:12Il n'en demeure pas moins,
00:15:13et vous l'avez dit,
00:15:14que des centaines de commerces
00:15:16ont été pillés, vandalisés,
00:15:17que des bâtiments publics
00:15:19ont été ciblés,
00:15:20des commissariats,
00:15:21les forces de sécurité intérieure,
00:15:22des mairies,
00:15:23ce qui est généralement
00:15:23la signature de l'ultra-gauche
00:15:25et de l'extrême-gauche radical.
00:15:26Nous allons évidemment monter en gamme
00:15:29dans le dispositif
00:15:30pour le 17 octobre
00:15:32où la doctrine,
00:15:33comme l'a dit le Premier ministre,
00:15:34sera revue en termes de moyens,
00:15:36en volume, bien sûr,
00:15:37en termes de forces engagées
00:15:38et en termes de réactivité,
00:15:40de mobilité
00:15:41pour aller percuter,
00:15:43impacter ces groupes
00:15:44qui dispersent les forces de l'ordre
00:15:45de manière,
00:15:46comme l'a dit le Premier ministre,
00:15:48extrêmement planifiée,
00:15:50extrêmement stratégique.
00:15:51Et nous allons poursuivre ce combat.
00:15:54Évidemment,
00:15:54je regrette profondément
00:15:55ce qui s'est passé.
00:15:56J'assume ma part de responsabilité,
00:15:58Madame la députée.
00:15:58Je l'ai dit,
00:15:59évidemment.
00:16:00Mais je ne voudrais pas
00:16:01que l'on oublie
00:16:02qu'il y a une responsabilité forte
00:16:04d'un certain camp politique
00:16:05qui n'hésite pas,
00:16:06et je l'ai dit tout à l'heure,
00:16:07à jeter de l'huile sur le feu
00:16:09ni la responsabilité des casseurs.
00:16:12Merci beaucoup,
00:16:13Monsieur le ministre.
00:16:14Madame la Valette,
00:16:15s'il vous plaît.
00:16:16Monsieur le ministre,
00:16:17jusqu'alors,
00:16:18Toulon était exempté
00:16:19de ces menaces urbaines,
00:16:21de ce qu'on a vécu samedi
00:16:23où la haute ville
00:16:24où Mayol a été saccagée,
00:16:25où des commerçants
00:16:26ont été attaqués.
00:16:27Tout ça pour 20 petites interpellations.
00:16:2920, Monsieur le ministre.
00:16:30Alors je vais vous dire,
00:16:31il n'y a plus une France qui va bien,
00:16:32il n'y a plus qu'une France
00:16:33qui attend que votre mandat
00:16:34s'écourte.
00:16:35Madame la députée,
00:16:37Monsieur le ministre,
00:16:46Madame la députée,
00:16:48samedi prochain et dans les jours qui viennent,
00:16:50c'est moi qui serai aux commandes
00:16:50et compter sur ma fermeté.
00:16:52Je n'ai plus à en faire la démonstration.
00:16:53Qu'en t'es sur moi
00:16:54pour être extrêmement ferme.
00:16:56Et nous serons au rendez-vous.
00:16:57Merci beaucoup, Monsieur le ministre.
00:17:02Allez, un peu de silence, s'il vous plaît.
00:17:04Je donne la parole à Monsieur Boris Vallot,
00:17:07président du groupe socialiste.
00:17:10Madame la présidente,
00:17:12Monsieur le Premier ministre,
00:17:14nous avons assisté avec stupéfaction
00:17:16à des scènes inacceptables
00:17:17de violences et de pillages
00:17:20dont les auteurs devront être sévèrement sanctionnés.
00:17:23Nous les condamnons sans réserve.
00:17:24Ils trahissent le mouvement social
00:17:25et mettent en cause l'ordre républicain.
00:17:29Depuis plusieurs semaines
00:17:30et ce week-end,
00:17:31singulièrement,
00:17:32le gouvernement a failli.
00:17:33Il a failli parce qu'il n'a pas écouté
00:17:35les revendications légitimes de la jeunesse.
00:17:37Il a failli parce qu'il n'a pas pris la mesure
00:17:39des difficultés des Français
00:17:41face à la cherté de la vie
00:17:42en Hexagone et en Outre-mer.
00:17:45Il a failli parce qu'il était incapable
00:17:46de garantir la liberté de manifester
00:17:48sans risquer d'être gazé,
00:17:49nasé,
00:17:50blessé.
00:17:51Il a failli parce que nos équipements
00:17:53et nos édifices publics
00:17:54ont été attaqués en toute impunité.
00:17:56Il a failli parce que nos maires,
00:17:58nos commerçants,
00:17:59les habitants de nos villes
00:18:00ont été abandonnés.
00:18:01Il a failli parce qu'il a rejeté
00:18:03la faute sur les autres
00:18:04en voulant opposer des camps
00:18:05qu'entre nos pays
00:18:06a besoin de concorde.
00:18:07Il a failli parce qu'il a exposé
00:18:09nos policiers et nos gendarmes
00:18:11en première ligne face aux casseurs.
00:18:13Après l'abandon de l'école publique,
00:18:16après l'abandon de l'hôpital public,
00:18:18après l'abandon de l'université publique,
00:18:21voici l'abandon de la sécurité publique.
00:18:23Tel est le bilan
00:18:24de 10 ans de macronisme.
00:18:28Monsieur le Premier ministre,
00:18:29il n'y aura pas de sortie de crise
00:18:31sans réponse politique à la crise.
00:18:36Répondez maintenant
00:18:37à l'impatience lycéenne
00:18:38et à la colère sociale
00:18:40qui partout s'exprime.
00:18:42Pour la jeunesse de notre pays,
00:18:44nous vous demandons des moyens
00:18:45pour la rénovation
00:18:47des bâtiments scolaires,
00:18:48l'ouverture de postes
00:18:49dans l'éducation nationale,
00:18:50la suppression de parcours sup.
00:18:52Pour le pouvoir d'achat,
00:18:54nous vous demandons
00:18:54d'ouvrir urgemment
00:18:56des négociations
00:18:57avec les partenaires sociaux
00:18:58sur les salaires
00:18:59comme les organisations syndicales
00:19:00le réclament.
00:19:01C'est simple,
00:19:03c'est concret.
00:19:04Cela permettra
00:19:05d'apaiser le pays.
00:19:06Monsieur le Premier ministre,
00:19:08la France a besoin
00:19:09d'un chemin.
00:19:10Cela ne peut attendre.
00:19:11Il y a urgence.
00:19:13Merci beaucoup,
00:19:14Monsieur le Président Vallaud.
00:19:16La parole est à Monsieur le Premier ministre.
00:19:18Merci beaucoup,
00:19:19Madame la Présidente
00:19:20de l'Assemblée nationale.
00:19:22Mesdames et Messieurs les députés,
00:19:23Monsieur le Président Boris Vallaud,
00:19:24j'ai été long tout à l'heure,
00:19:26donc je vais me permettre
00:19:27de répondre précisément
00:19:28à votre question
00:19:29en étant évidemment
00:19:29un peu plus court.
00:19:31Il y a un point
00:19:32sur lequel je vous rejoins.
00:19:34Je vais en dire un mot
00:19:35dans un instant,
00:19:35c'est la nécessité
00:19:36d'une réponse politique.
00:19:38Il y a un point
00:19:39sur lequel je vous suis moins
00:19:40avec respect,
00:19:42vous avez été membre
00:19:42du corps préfectoral,
00:19:43modestement j'ai porté l'uniforme,
00:19:46on ne peut pas passer successivement
00:19:48de trois semaines
00:19:49dans lesquelles on dit
00:19:49que la police blesse
00:19:51à depuis 48 heures
00:19:53mais que fait la police ?
00:19:55Je pense qu'il faut
00:19:56qu'à un moment donné
00:19:57on soit au clair
00:19:58et je le dis avec respect,
00:20:01on ne peut pas d'un côté dire
00:20:03qu'il faut interdire
00:20:04un certain nombre
00:20:05d'armements intermédiaires
00:20:07qui par définition
00:20:08sont en dessous
00:20:08de l'armement létal
00:20:09et quand on découvre
00:20:11qu'on a un niveau
00:20:12de violence absolument inouï,
00:20:14découvrir qu'on a exposé
00:20:15les policiers
00:20:15et les gendarmes
00:20:16à une violence certaine.
00:20:18Et comme j'entends
00:20:20parce que nous nous respectons
00:20:21ne pas traiter sujet
00:20:23sur le terrain polémique,
00:20:24je pense qu'il faut
00:20:25qu'on le traite
00:20:25sur le fond.
00:20:26Et je crois
00:20:27qu'un certain nombre
00:20:28de représentants
00:20:29de votre famille politique
00:20:30l'ont demandé
00:20:31dans les médias.
00:20:32Moi, vous connaissez
00:20:33mes convictions
00:20:33d'hommes de droite
00:20:34sur ce sujet
00:20:35mais je pense
00:20:36qu'il est temps
00:20:36d'objectiver
00:20:37ce qu'est vraiment
00:20:38la doctrine du maintien
00:20:39de l'ordre en France
00:20:40aujourd'hui
00:20:40parce qu'on lui fait dire
00:20:42parfois des choses
00:20:43fausses
00:20:43et en même temps
00:20:44ni le ministre de l'Intérieur
00:20:45ni votre serviteur
00:20:46n'estime qu'il faut rester
00:20:48immobile
00:20:49dès lors que la menace
00:20:50bouge.
00:20:52Ceci étant dit
00:20:53et chemin faisant,
00:20:54ça nous amène
00:20:55au cœur quand même
00:20:56de votre question
00:20:56qui est, me semble-t-il,
00:20:58la réponse politique.
00:20:59Demain, nous réunirons
00:21:01avec un certain nombre
00:21:01de ministres
00:21:02les organisations syndicales.
00:21:03Je le disais,
00:21:03je suis préoccupé
00:21:05par la liberté
00:21:06de manifester
00:21:07auquel je suis
00:21:08viscéralement attaché,
00:21:09c'est une démocrate
00:21:13et qu'aujourd'hui
00:21:14elle est précisément
00:21:15mise en danger
00:21:16par des membres
00:21:17de l'ultra-gauche
00:21:19et de l'extrême-gauche.
00:21:21Et donc de cela,
00:21:22évidemment,
00:21:22la capacité à sécuriser
00:21:23les cortèges,
00:21:24on le voit bien,
00:21:25il y a un retour
00:21:26d'expérience important
00:21:26à faire
00:21:27sur ce qui s'est passé samedi.
00:21:28Mais puisque nous allons voir
00:21:30les organisations syndicales,
00:21:31on ne va pas leur parler
00:21:31que de ça.
00:21:32Évidemment,
00:21:33je veux faire un point
00:21:33très précis avec elles
00:21:34sur les questions budgétaires
00:21:36dont vous vous êtes emparés
00:21:37évidemment ici
00:21:38dans l'hémicycle,
00:21:40la question du pouvoir d'achat
00:21:41notamment aussi
00:21:42avec tout ce qui peut se passer
00:21:43en termes de scénario
00:21:44sur le carburant.
00:21:45Je pense que les gens,
00:21:46les concitoyens des Landes
00:21:47comme dans l'heure,
00:21:48vous en parlent suffisamment
00:21:50chaque week-end.
00:21:51Et également,
00:21:52donner un mandat précis
00:21:53notamment aux ministres
00:21:53du Travail et Solidarité
00:21:55pour ouvrir un certain
00:21:56nombre de réflexions
00:21:57que nous pourrions
00:21:58reprendre en fin
00:22:00de discussion budgétaire
00:22:01au mois de décembre
00:22:01lors de la seconde lecture.
00:22:03En tout cas,
00:22:03demain,
00:22:04je ne fais pas d'annonce
00:22:05avant de les avoir vues
00:22:06sans quoi je ne respecterai
00:22:07pas la démocratie sociale.
00:22:09En revanche,
00:22:10sur le mouvement lycéen,
00:22:13vous le savez,
00:22:14on a plus de 100 000 contributions
00:22:15sur cette plateforme.
00:22:17j'invite à ce qu'elle ne soit pas
00:22:19méprisée.
00:22:20Elle a été accueillie parfois
00:22:21avec un peu de dédain
00:22:22par un certain nombre
00:22:23de représentants
00:22:23de la classe politique.
00:22:24On le voit bien aujourd'hui,
00:22:25c'est une matière
00:22:26qui est précieuse,
00:22:27qui est foisonnante,
00:22:28qui nous apprend des choses
00:22:30très directes,
00:22:31y compris des choses
00:22:31qui peuvent être
00:22:32en contradiction
00:22:33avec les 10 ans de mandat
00:22:34du président de la République,
00:22:35mais j'assume tout.
00:22:37Cette plateforme,
00:22:38il va falloir qu'on la regarde
00:22:39avec beaucoup de transparence
00:22:41et donc en début de semaine prochaine,
00:22:43l'ensemble de la communauté éducative,
00:22:45donc étudiante et lycéenne,
00:22:46les lycéens eux-mêmes,
00:22:48les parents,
00:22:49les organisations syndicales,
00:22:50les ministres ont commencé
00:22:51à y travailler,
00:22:52l'enseignement supérieur
00:22:53et l'éducation nationale.
00:22:54On va organiser
00:22:55non seulement une restitution
00:22:56de cette plateforme,
00:22:57mais aussi des premières annonces
00:22:59que nous allons mettre
00:23:00sur la table
00:23:00et dont le Parlement
00:23:01va pouvoir s'emparer.
00:23:03Nous allons donc pouvoir
00:23:04en débattre
00:23:05puisque cette crise tombe
00:23:06au moment où nous avons
00:23:07un enjeu budgétaire
00:23:08et une discussion budgétaire
00:23:09et cela évidemment
00:23:10va nous permettre
00:23:10de prendre date
00:23:11et d'enrichir
00:23:12potentiellement
00:23:13le PLF
00:23:14ou le PLFSS
00:23:15pour l'année prochaine.
00:23:16Mais,
00:23:17je le dis quand même,
00:23:19monsieur le Président Vallaud,
00:23:20s'il faut une réponse politique,
00:23:21elle passera aussi
00:23:22par une vision
00:23:23pour cette génération
00:23:25et cette vision
00:23:26pour cette génération,
00:23:28personne ne croirait
00:23:29un seul instant
00:23:30que le gouvernement
00:23:30par quelques amendements
00:23:31peut la défendre
00:23:32d'un coup de baguette magique
00:23:33et donc c'est aussi
00:23:34la question du débat présidentiel
00:23:36et demain,
00:23:36je ferai cette proposition
00:23:37aux organisations syndicales.
00:23:39Il faut que
00:23:39toute cette matière,
00:23:41toutes ces contributions
00:23:41qui sont en train
00:23:42de remontées
00:23:43sur lesquelles
00:23:44on travaille
00:23:44depuis une dizaine de jours,
00:23:45il faut impérativement
00:23:47que les candidats
00:23:47à la présidentielle
00:23:48s'en emparent
00:23:49pour une réponse
00:23:49en deux temps,
00:23:51court et moyen terme,
00:23:52avec au fond
00:23:52des mesures d'urgence
00:23:53pour les lycéens
00:23:55et les étudiants
00:23:56et des mesures
00:23:57de moyen et long terme
00:23:57et ça, pour ça évidemment,
00:23:59c'est à la campagne présidentielle
00:24:00aussi de le trancher.
00:24:03Merci beaucoup
00:24:03monsieur le Premier ministre.
00:24:05La parole est à présent
00:24:06à monsieur Sylvain Maillard
00:24:08pour le groupe
00:24:08Ensemble pour la République.
00:24:12Merci madame la présidente.
00:24:14Ma question s'adresse
00:24:15au ministre de l'Intérieur.
00:24:17Ce week-end,
00:24:18Paris a été mis à sac
00:24:19sous les yeux du monde entier
00:24:21et de riverains effrayés.
00:24:22Tirs de mortiers,
00:24:24pillages,
00:24:25commerces saccagés,
00:24:26des Halles
00:24:27aux Champs-Elysées.
00:24:28Et partout en France,
00:24:30le bilan est accablant.
00:24:31Près de 1 000 policiers
00:24:33et gendarmes blessés,
00:24:34des pompiers pris pour cible,
00:24:36plus de 3 000 commerces pillés.
00:24:38A Limoges,
00:24:39l'hôtel de ville
00:24:40a été dévoré
00:24:40par les flammes.
00:24:42Je pense à Caroline,
00:24:43à Cyril,
00:24:44à Jennifer
00:24:44et tant d'autres commerçants.
00:24:45Caroline avait tout mis
00:24:47dans son magasin
00:24:47de vélo du 2e arrondissement.
00:24:49Dimanche matin,
00:24:50vitrine brisée,
00:24:51stock pillé,
00:24:52le travail de toute une vie
00:24:54perdue en une nuit.
00:24:55Aujourd'hui,
00:24:56ils se sentent abandonnés.
00:24:58Je veux le dire avec force,
00:24:59je soutiens nos policiers,
00:25:01nos gendarmes,
00:25:02nos sapeurs-pompiers.
00:25:06Face à ceux qui voulaient
00:25:07parfois les tuer,
00:25:09ils ont tenu.
00:25:10Nous saluons leur courage.
00:25:13Et pendant ce temps,
00:25:15LFI accable
00:25:16nos forces de l'ordre,
00:25:18manipule nos lycéens,
00:25:19avant de s'afficher
00:25:20tout sourire
00:25:21devant les caméras
00:25:22au milieu du chaos.
00:25:25Face aux casseurs,
00:25:27tolérance zéro.
00:25:28Ceux qui cassent
00:25:29doivent payer.
00:25:30Ce n'est plus aux Français
00:25:31de payer la facture
00:25:33de la violence.
00:25:34Monsieur le ministre,
00:25:36et samedi prochain,
00:25:37et samedi prochain,
00:25:38qu'est-ce qu'on fait ?
00:25:39Notre groupe demande
00:25:41l'interdiction
00:25:42de la géolocalisation
00:25:43des vidéos de pillage
00:25:45sur les réseaux sociaux
00:25:46dès qu'une manifestation dérape.
00:25:48Mais aussi,
00:25:49nous vous demandons
00:25:50de déployer
00:25:51les militaires de Sentinelle
00:25:52pour faire des gardes statiques,
00:25:55permettant ainsi
00:25:55aux policiers,
00:25:56aux gendarmes
00:25:57d'être plus nombreux
00:25:57et plus mobiles.
00:26:01En d'autres termes,
00:26:02comment comptez-vous faire,
00:26:03monsieur le ministre,
00:26:04pour garantir de nouveau
00:26:05l'ordre dans notre pays ?
00:26:07Face aux voyous,
00:26:09aux criminels,
00:26:10l'Etat ne peut pas avoir
00:26:12la main qui tremble.
00:26:13Je vous remercie.
00:26:13Merci beaucoup,
00:26:15monsieur le député.
00:26:15La parole est à
00:26:16monsieur Laurent Nunez,
00:26:17ministre de l'Intérieur.
00:26:18Un peu de silence,
00:26:20s'il vous plaît.
00:26:23Madame la Présidente,
00:26:24mesdames et messieurs
00:26:25les députés,
00:26:25monsieur le député
00:26:26Sylvain Maillard.
00:26:27D'abord,
00:26:28merci pour l'hommage
00:26:29que vous avez rendu
00:26:30aux forces de sécurité intérieure.
00:26:31J'étais hier soir très tard,
00:26:32très tard à Marseille
00:26:33avec des effectifs,
00:26:35des escadrons de gendarmerie,
00:26:36des compagnies républicaines
00:26:37de sécurité
00:26:37et des effectifs
00:26:39de la direction interdépartementale
00:26:41de la sécurité
00:26:42de la police nationale
00:26:43des Bouches-du-Rhône.
00:26:44Je peux vous dire
00:26:45qu'ils m'ont décrit
00:26:45des scènes d'agression
00:26:47qui étaient absolument stupéfiantes,
00:26:49dont l'un d'ailleurs
00:26:49qui a été très grièvement blessé
00:26:50et qui a reçu un pavé.
00:26:51Les scènes étaient absolument stupéfiantes
00:26:53et que cela soit entendu
00:26:55sur tous les bancs
00:26:56de la représentation nationale.
00:26:57C'était vraiment
00:26:58des tentatives de meurtre
00:26:59et il faut savoir les nommer.
00:27:00Pour samedi,
00:27:01monsieur le député,
00:27:02je réponds très clairement
00:27:03à votre question.
00:27:04Il y a trois types de mesures
00:27:05sur lesquelles nous travaillons.
00:27:06La première,
00:27:08c'est d'abord
00:27:09de réfléchir à la possibilité
00:27:10d'interdire des manifestations
00:27:12qui ne seraient pas déclarées,
00:27:14bien évidemment,
00:27:15pour ce samedi 24
00:27:16et qui seraient porteuses
00:27:17de troubles à l'ordre public,
00:27:18voire même d'interdire
00:27:19des manifestations
00:27:20qui seraient déclarées
00:27:21et dont l'organisateur
00:27:22ou le service d'ordre
00:27:23ne nous laisserait pas
00:27:25à penser
00:27:25que la manifestation
00:27:26ne va pas déraper.
00:27:28Deuxième élément de réponse,
00:27:29oui,
00:27:30nous déploierons
00:27:31les forces sentinelles,
00:27:32évidemment,
00:27:32en substitution
00:27:33des forces de sécurité intérieure,
00:27:35principalement sur des missions
00:27:36de sécurisation statique,
00:27:37pour dégager
00:27:38des policiers
00:27:39et des gendarmes
00:27:40pour assurer
00:27:40des missions
00:27:41de maintien de l'ordre.
00:27:43Troisième point,
00:27:44troisième point.
00:27:45Samedi,
00:27:46et le Premier ministre l'a dit,
00:27:47je le disais
00:27:48dans ma réponse
00:27:48à madame la députée
00:27:49Laure Lavallette,
00:27:51nous saurons,
00:27:51s'il devait y avoir
00:27:52des mouvements,
00:27:53probablement confrontés
00:27:54au même type
00:27:56de casseurs
00:27:57extrêmement mobiles,
00:27:58y compris de militants
00:27:59de l'ultra-gauche.
00:27:59Donc,
00:28:00il nous faut renforcer
00:28:01le volume d'effectifs
00:28:02disponibles,
00:28:03renforcer les unités
00:28:04déployées,
00:28:05comme cela avait été fait
00:28:05en juillet 2023,
00:28:06en mobilisant l'ABRI,
00:28:08le RAID,
00:28:08le GIGN,
00:28:09les hélicos,
00:28:10les centaures,
00:28:10les engins,
00:28:11leurs sordos,
00:28:11qui étaient mobilisés
00:28:12samedi.
00:28:13Mais il faut aller au-delà.
00:28:14Et puis,
00:28:15troisièmement,
00:28:15évidemment,
00:28:16avoir une doctrine
00:28:17qui soit plus axée
00:28:18sur la réactivité,
00:28:19la mobilité,
00:28:20pour aller chercher
00:28:20ces groupes
00:28:21éparses,
00:28:22qui sont extrêmement mobiles
00:28:23pour éclater
00:28:23le dispositif policier.
00:28:24comptez sur moi,
00:28:25monsieur le député.
00:28:27Merci beaucoup,
00:28:28monsieur le ministre.
00:28:29La parole est à présent
00:28:30à monsieur Eric Ciotti,
00:28:32président du groupe UDR.
00:28:37Merci.
00:28:39Merci, madame la présidente.
00:28:40Monsieur le Premier ministre,
00:28:42ce week-end,
00:28:44la République a vacillé.
00:28:47Elle a vacillé face
00:28:48au déchaînement de violences
00:28:50venues de l'extrême-gauche,
00:28:53de LFI et de ses proxys.
00:28:56Des préfectures envahies,
00:28:58des mairies attaquées,
00:29:00celles de Limoges incendiées,
00:29:03Marianne renversées,
00:29:05des médias ciblés,
00:29:07des grands patrons menacés
00:29:09d'assassinats,
00:29:103 000 commerces pillés,
00:29:121 000 policiers et gendarmes
00:29:14blessés,
00:29:15des actes que l'on doit
00:29:17qualifier de terroristes.
00:29:20Un Notre-Dame républicain
00:29:22avec l'effondrement
00:29:24du beffroi de la mairie de Limoges.
00:29:27Mais face à ces tentatives
00:29:30d'insurrection,
00:29:31nos policiers,
00:29:33nos gendarmes,
00:29:34nos préfets ont tenu,
00:29:36malgré des ordres incohérents.
00:29:41Ils ont érigé
00:29:42le dernier bouclier
00:29:44de la République.
00:29:46J'y ajouterai
00:29:47les policiers municipaux
00:29:48et les pompiers.
00:29:50Alors, oui,
00:29:52rendons leur hommage,
00:29:55applaudissons-les.
00:29:56Ils ont tenu
00:29:57les portes de l'enfer.
00:29:59Mais pendant qu'ils tenaient,
00:30:01pendant qu'ils tenaient,
00:30:04votre gouvernement,
00:30:05M. le Premier ministre,
00:30:07a failli.
00:30:08Votre naufrage sécuritaire
00:30:11n'est ni un accident
00:30:12ni un hasard.
00:30:13Nous payons 15 ans
00:30:15de renoncement,
00:30:16de chaos migratoire,
00:30:17de laxisme pénal.
00:30:21Alors, oui,
00:30:23je vous appelle au sursaut.
00:30:26Combien de forces
00:30:28mobiliserez-vous samedi ?
00:30:30Allez-vous interdire
00:30:31ce week-end
00:30:32toutes les manifestations ?
00:30:34Allez-vous supprimer
00:30:35les allocations familiales
00:30:36et expulser
00:30:38des logements
00:30:38les émeutiers ?
00:30:39Allez-vous expulser
00:30:41les étrangers condamnés ?
00:30:43Allez-vous dissoudre
00:30:44tous les groupes
00:30:45terroristes d'ultra-gauche ?
00:30:47Merci beaucoup.
00:30:50Merci, M. le Président Ciotti.
00:30:52La parole est à M. le Premier ministre.
00:30:54Merci beaucoup,
00:30:54Mme la Présidente
00:30:55de l'Assemblée nationale,
00:30:56Mesdames et Messieurs les députés.
00:30:57M. le Président Eric Ciotti.
00:30:59Bon,
00:31:00je n'irai pas sur le terrain
00:31:02polémique et très politicien
00:31:03de votre question.
00:31:06Si.
00:31:07D'autant plus que,
00:31:08si je devais le faire,
00:31:10je convoquerais peut-être
00:31:11l'actualité en Italie
00:31:12le week-end dernier,
00:31:14qui a laissé avoir
00:31:15des scènes terribles
00:31:17de pillages,
00:31:18d'agressions
00:31:18et de violences urbaines.
00:31:20Or, il me semble
00:31:21que le bilan
00:31:23que vous semblez
00:31:24vouloir dessiner
00:31:25pour nous autres
00:31:26ne s'applique pas
00:31:27sur la manière
00:31:28de rendre
00:31:29ni la justice
00:31:29ni la police
00:31:30en Italie.
00:31:32Donc, ça nous amène,
00:31:33à mon avis,
00:31:33à un constat
00:31:34sur ce qu'est la violence,
00:31:36comment elle se propage
00:31:38désormais
00:31:38dans nos sociétés,
00:31:40notamment par les réseaux sociaux,
00:31:41mais on aura l'occasion
00:31:42d'y revenir.
00:31:42Ensuite, vous parlez
00:31:43d'ordre incohérent.
00:31:45Je vous ai
00:31:46tout à l'heure
00:31:47expliqué
00:31:48en répondant
00:31:49à la question
00:31:49de Marc Fénaud.
00:31:50Alors, je comprends
00:31:51que votre texte
00:31:51était déjà écrit
00:31:52à l'avance,
00:31:53mais enfin,
00:31:53j'ai déjà largement
00:31:54répondu
00:31:55à votre question
00:31:56sur les raisons
00:31:57pour lesquelles
00:31:58il y a eu
00:31:59une perte de contrôle
00:32:00sur certains moments
00:32:01et dans certaines villes.
00:32:03Trois,
00:32:03je vous ai déjà répondu
00:32:05en vous disant
00:32:06que samedi prochain,
00:32:07le dispositif
00:32:08sera massif.
00:32:09On aura l'occasion
00:32:10de le présenter
00:32:11sans démagogie,
00:32:13sans coup de menton,
00:32:14parce que pour le coup,
00:32:15Monsieur le Président Ciotti,
00:32:16c'est aussi ça,
00:32:17respecter les forces
00:32:18de sécurité intérieure.
00:32:20Merci beaucoup,
00:32:22Monsieur le Premier ministre.
00:32:24La parole est à présent
00:32:25à Monsieur Laurent Marcangeli,
00:32:27président du groupe
00:32:27par horizon et indépendant.
00:32:30Madame la Présidente,
00:32:33Monsieur le Premier ministre,
00:32:35comme des millions
00:32:37de Françaises
00:32:38et de Français,
00:32:39samedi,
00:32:40j'étais médusé
00:32:42lorsque je découvris
00:32:44les scènes de violence,
00:32:46de débordement,
00:32:47de haine,
00:32:48de destruction
00:32:49qui, à Paris
00:32:50et sur l'ensemble
00:32:51du territoire national,
00:32:52ont fait tant de dégâts.
00:32:54Et à ce stade,
00:32:56mes premières pensées
00:32:57vont naturellement
00:32:58vers les Françaises
00:32:59et les Français
00:33:00dans leur ensemble
00:33:00qui, à une très large majorité,
00:33:02ne peuvent plus supporter
00:33:03ces images.
00:33:05Mes pensées
00:33:06vont vers
00:33:07celles et ceux
00:33:08qui en ont été
00:33:08les principales victimes.
00:33:10Je pense naturellement
00:33:11à nos commerçants
00:33:12à Paris
00:33:13comme ailleurs,
00:33:15victimes de cette violence aveugle,
00:33:17parfois violentée
00:33:18dans leur chair
00:33:19et dans l'outil
00:33:20de leur travail,
00:33:22l'outil de leur vie.
00:33:22Je veux penser
00:33:24également
00:33:25à l'ensemble
00:33:26des services publics
00:33:27mobilisés
00:33:28pour empêcher
00:33:30la violence
00:33:31de s'abattre,
00:33:32pour sauver
00:33:33les personnes
00:33:34en proie au danger
00:33:36comme nos sapeurs-pompiers.
00:33:37Je veux avoir
00:33:38une pensée
00:33:38pour nos agents publics
00:33:39qui nettoient nos rues
00:33:40après ces déferlements
00:33:43de violence
00:33:43et de haine.
00:33:44Je veux avoir
00:33:45une pensée
00:33:45pour celles et ceux
00:33:46qui ont perdu leur combat,
00:33:48celui qui les a menés
00:33:48à manifester
00:33:49parce qu'eux aussi
00:33:50ont été victimes
00:33:51samedi.
00:33:52parce qu'aujourd'hui
00:33:54on ne parle plus
00:33:55de nos lycéens,
00:33:56on ne parle plus
00:33:57de nos salariés,
00:33:58on parle avant tout
00:33:59des violences.
00:34:00Je veux avoir
00:34:01une pensée
00:34:01pour nos policiers
00:34:02et honte
00:34:03à ceux
00:34:04qui aujourd'hui
00:34:04font croire
00:34:05à la nation française
00:34:06que les policiers
00:34:07sont responsables
00:34:08de ce qui s'est passé.
00:34:09Ce qui s'est passé
00:34:10c'est le fruit
00:34:11de la violence
00:34:12de l'ultra-gauche.
00:34:13Ce qui s'est passé
00:34:13c'est le fruit
00:34:14d'une politisation
00:34:16extrême.
00:34:17Monsieur le Premier ministre,
00:34:18cela vous a été posé
00:34:19par plusieurs
00:34:20présidents de groupe.
00:34:22Les Français
00:34:23attendent
00:34:24l'ordre républicain
00:34:25avant tout.
00:34:26Samedi,
00:34:27quel dispositif
00:34:28sera mis en place
00:34:29pour éviter
00:34:29qu'on ait l'acte 2
00:34:30et le samedi
00:34:31après l'acte 3 ?
00:34:32Les Français
00:34:33veulent de l'ordre,
00:34:35les Français
00:34:35attendent de l'ordre,
00:34:36les Français
00:34:36attendent des réponses.
00:34:37Merci Monsieur le Président
00:34:39Marc-Angeli.
00:34:40La parole est à
00:34:40Monsieur le Premier ministre.
00:34:42Merci beaucoup
00:34:43Madame la Présidente
00:34:43de l'Assemblée nationale.
00:34:45Mesdames et Messieurs
00:34:45les députés,
00:34:46Monsieur le Président,
00:34:47merci pour vos mots.
00:34:48Ils sont dans la clarté
00:34:49et ils correspondent
00:34:50à ce que je pense.
00:34:52Merci également
00:34:52d'être venu sur la question
00:34:54des commerçants
00:34:54puisque tout à l'heure
00:34:55j'ai été long.
00:34:56Mais si vous me le permettez,
00:34:58je profite de votre question
00:34:59pour leur dire
00:35:00que ce n'est pas à eux
00:35:01de subir maintenant
00:35:03les défaillances
00:35:04parfois de nos systèmes
00:35:06assuranciels,
00:35:06nos procédures très longues.
00:35:07Et donc les ministres
00:35:08Serge Papin,
00:35:09Roland Lescure,
00:35:10Jean-Pierre Farandou
00:35:11sont tous mobilisés.
00:35:12Chômage partiel,
00:35:13pas à 70%
00:35:14mais à 100%.
00:35:16Un fonds de soutien
00:35:17complètement dédié.
00:35:18J'ai d'ailleurs indiqué
00:35:19à un certain nombre
00:35:19de maires
00:35:19de différentes communes
00:35:21que s'ils souhaitent
00:35:21avoir un fonds mixte
00:35:22collectivité locale,
00:35:24État,
00:35:24on était évidemment prêt
00:35:25à le déclencher
00:35:26pour faire du sur-mesure
00:35:27dans les différents centres-villes.
00:35:29Des plans d'accompagnement,
00:35:30de la relance aussi
00:35:31parce que beaucoup de stocks
00:35:32ont été pillés
00:35:33et pour des commerçants
00:35:34qui avaient déjà
00:35:35constitué leurs stocks
00:35:36pour les fêtes de fin d'année
00:35:37et pour les fêtes de Noël.
00:35:39Il est impensable
00:35:40que celles et ceux
00:35:40qui se lèvent le matin
00:35:41pour travailler,
00:35:42pour faire vivre nos centres-villes
00:35:43soient celles et ceux
00:35:44qui soient les premières victimes
00:35:45de cette affaire.
00:35:46Ils le sont déjà
00:35:47par les dégâts matériels.
00:35:48Sylvain Maillard
00:35:49tout à l'heure posait cette question
00:35:50pour son arrondissement,
00:35:51en tout cas sa circonscription.
00:35:52Et donc pour moi
00:35:53c'est une priorité absolue
00:35:54quitte même derrière
00:35:55à se retourner
00:35:56en responsabilité civile,
00:35:58nous-mêmes,
00:35:58contre celles et ceux
00:35:59qui ont cassé
00:36:00mais ne pas faire attendre
00:36:01les commerçants
00:36:02pour ce faire.
00:36:03Pour moi c'est une priorité.
00:36:04J'ai déjà demandé au ministre
00:36:05de faire un certain nombre
00:36:06d'amendements
00:36:06pour le projet de loi de finances
00:36:08pour faire en sorte
00:36:09ou le projet de loi de finances
00:36:10de fin de gestion
00:36:11pour qu'on ait tout de suite
00:36:12les différents vecteurs
00:36:13qui permettent d'y répondre.
00:36:15Après vous l'avez dit,
00:36:16ce que demandent nos commerçants
00:36:17ce n'est pas des chèques
00:36:18ou des aides,
00:36:19c'est que ça ne se reproduise pas.
00:36:21Dispositif massif,
00:36:22je l'ai dit,
00:36:23vous me permettrez
00:36:24de ne pas complètement
00:36:26les grainer
00:36:27dès maintenant.
00:36:28Poursuite évidemment
00:36:29des couvre-feux
00:36:30dont je rappelle
00:36:31que si j'ai pris
00:36:32cette décision hier matin
00:36:33c'est précisément
00:36:34parce que le monde économique
00:36:36commerçant de proximité
00:36:37le réclamait
00:36:38et que c'est du bon sens
00:36:39et je veux aussi le dire
00:36:40je remercie les maires
00:36:42qui ont pris
00:36:42leur responsabilité
00:36:43soit en prenant eux-mêmes
00:36:45un arrêté
00:36:46de couvre-feu
00:36:47pouvoir de police générale
00:36:49du maire
00:36:49soit l'ayant fait
00:36:50faire par le préfet
00:36:51mais dans un dialogue
00:36:52évidemment constructif.
00:36:54Pour le reste,
00:36:55monsieur le ministre,
00:36:56j'aurai l'occasion aussi
00:36:56de revenir devant vous jeudi
00:36:58avec les formations politiques
00:37:00si on fait cette réunion jeudi
00:37:01c'est aussi parce que
00:37:02le dispositif sera stabilisé
00:37:04que nous pourrons
00:37:04vous le présenter.
00:37:05Merci beaucoup
00:37:06monsieur le premier ministre.
00:37:08La parole est à présent
00:37:10madame Léa Balagel-Marie
00:37:12pour le groupe
00:37:12écologiste et social.
00:37:15Chers collègues,
00:37:16la République recule.
00:37:18Elle est en danger.
00:37:19Et c'est à cause de vous
00:37:20monsieur le premier ministre
00:37:22et c'est à cause
00:37:22de votre gouvernement.
00:37:24Depuis samedi,
00:37:25nous assistons à votre
00:37:25faillite morale et politique.
00:37:28Samedi,
00:37:29près d'un million de personnes
00:37:30ont défilé dans les rues de France
00:37:32pour réclamer des droits
00:37:33et un avenir.
00:37:34Nous aurions dû parler d'eux
00:37:35aujourd'hui,
00:37:36de ces jeunes
00:37:37qui demandent des profs,
00:37:38de ces parents
00:37:39qui demandent
00:37:40de pouvoir emmener
00:37:40leurs enfants en vacances
00:37:42cet été,
00:37:43de ces soignants,
00:37:44de ces agents publics
00:37:45qui tiennent le pays debout.
00:37:46Mais non,
00:37:47votre faillite est totale
00:37:48et vous avez empêché
00:37:49ce mouvement d'exister.
00:37:51La police était trop occupée
00:37:52à gazer l'orchestre
00:37:53du Nouveau Monde
00:37:53Place de la République
00:37:54au lieu de sécuriser
00:37:55nos commerces
00:37:56qui ont été lâchement attaqués.
00:37:57Ce chaos,
00:37:58c'est le vôtre.
00:37:59Et au chaos,
00:38:00vous voulez désormais ajouter
00:38:01la peur,
00:38:01des couvre-feux
00:38:02pour les mineurs,
00:38:03des milliers de gardes à vue,
00:38:04des armes mutilantes
00:38:05contre notre jeunesse
00:38:06et maintenant,
00:38:07une rhétorique
00:38:08de guerre intérieure.
00:38:09Mais contre qui êtes-vous
00:38:10en guerre,
00:38:11monsieur le Premier ministre ?
00:38:12Contre la France ?
00:38:13Contre les Français ?
00:38:14Vous faites de la contestation
00:38:16un ennemi intérieur ?
00:38:17Vous désignez des boucs émissaires
00:38:18pour fuir vos responsabilités ?
00:38:20Vous mettez en place
00:38:21les outils de la répression politique
00:38:23dont rêve
00:38:24le Rassemblement national.
00:38:25Il y a dix ans,
00:38:26votre camp a été élu
00:38:28pour faire barrage.
00:38:29Il fait désormais
00:38:30la bascule
00:38:31à l'extrême droite
00:38:31et l'histoire jugera
00:38:33les femmes et les hommes
00:38:33qui auront cédé
00:38:34à la tentation du pire.
00:38:36La jeunesse de ce pays
00:38:37se souviendra
00:38:38qu'il y a ici
00:38:38des responsables politiques
00:38:40coupables
00:38:41de l'avoir abandonné.
00:38:43Chers collègues,
00:38:45il existe
00:38:46un autre chemin,
00:38:47celui que Victor Hugo
00:38:49nous a exhorté
00:38:49à prendre en ces lieux.
00:38:51Il n'était ni insoumis,
00:38:53ni d'ultra-gauche
00:38:54et personne n'oserait ici
00:38:55le qualifier d'anti-républicain.
00:38:57C'est l'anarchie
00:38:58qui ouvre les abîmes,
00:38:59mais c'est la misère
00:39:00qui les creuse.
00:39:01Vous avez fait des lois
00:39:02contre l'anarchie.
00:39:03Faites maintenant
00:39:04des lois contre la misère
00:39:05et revenez à la République.
00:39:09Merci beaucoup,
00:39:10Madame la députée.
00:39:12La parole est à
00:39:13Monsieur le ministre
00:39:14de l'Intérieur.
00:39:20Madame la Présidente,
00:39:21Mesdames et Messieurs
00:39:22les députés,
00:39:23Madame la députée,
00:39:24je suis comme ministre
00:39:26de l'Intérieur,
00:39:27vous semblez en douter,
00:39:28mais je vous le reconfirme,
00:39:29le garant de la liberté
00:39:30de manifester
00:39:31et d'expression.
00:39:33Et quand les cortèges
00:39:34se déroulent paisiblement,
00:39:36paisiblement,
00:39:36les forces de sécurité intérieure
00:39:39garantissent leur déroulé.
00:39:40Vous avez cité
00:39:41ce qui s'est passé
00:39:41sur la place de la République.
00:39:43Je ne comprends pas,
00:39:44je ne comprends pas
00:39:45que certains parlementaires
00:39:46dans vos rangs
00:39:47ne condamnent pas
00:39:49ce qui s'est passé
00:39:49place de la République.
00:39:51Dès le début du rassemblement,
00:39:52c'était le point de départ
00:39:53du cortège.
00:39:54Dès le début du rassemblement,
00:39:56des individus se sont grimés,
00:39:58se sont constitués
00:39:59en black bloc,
00:40:00c'était des militants
00:40:00d'ultra-gauche,
00:40:01de l'extrême-gauche radicale
00:40:02et ils s'en sont pris
00:40:03aux forces de l'ordre,
00:40:04ils s'en sont pris
00:40:04au commerce.
00:40:05Alors oui,
00:40:06oui,
00:40:06dans ces conditions-là,
00:40:08le préfet de police
00:40:08à juste titre
00:40:10a fait donner la force
00:40:11pour disperser ces groupes.
00:40:12Et dans le même temps,
00:40:13et dans le même temps,
00:40:15vous oubliez de signaler
00:40:16qu'il a permis
00:40:17au cortège déclaré
00:40:19de cheminer
00:40:20et de se dérouler
00:40:22normalement,
00:40:22et normalement.
00:40:23Et je crois que,
00:40:24moi,
00:40:25je ne suis pas en guerre
00:40:26contre des manifestants,
00:40:27Madame la députée,
00:40:28mais je serai toujours,
00:40:29toujours en guerre
00:40:30contre les casseurs,
00:40:31les pilleurs
00:40:32et ceux qui viennent en réalité
00:40:33perturber vos cortèges.
00:40:35Et je vous redis
00:40:36ce que j'ai souvent dit ici
00:40:37devant la représentation nationale.
00:40:39Ayez l'honnêteté
00:40:40de le reconnaître
00:40:41sans la présence
00:40:42des forces de sécurité intérieure.
00:40:44Moi,
00:40:44je ne dirai jamais
00:40:45ce qu'a dit
00:40:45M. Jean-Luc Mélenchon
00:40:46qui disait
00:40:47les cortèges joyeux
00:40:48parce qu'il n'y a pas de police.
00:40:49S'il n'y a pas de police,
00:40:50il n'y a pas de cortèges joyeux
00:40:51parce que forcément,
00:40:52c'est le désordre.
00:40:53Les casseurs,
00:40:53les pilleurs,
00:40:54l'ultra-gauche
00:40:55qui veut les faire dégénérer
00:40:56s'y rendra
00:40:57comme l'a dit
00:40:57M. le Premier ministre.
00:40:59C'est leur tactique.
00:41:00Alors oui,
00:41:01dimanche sur la place
00:41:01de la République,
00:41:02ils ont commencé
00:41:03dès le départ,
00:41:03nous avons répondu,
00:41:04mais le cortège,
00:41:05il a eu lieu
00:41:05et l'expression démocratique,
00:41:07elle a aussi eu
00:41:08pu avoir lieu.
00:41:10Merci beaucoup,
00:41:11M. le ministre.
00:41:12Mme la députée.
00:41:14L'expression démocratique
00:41:15n'a pas eu lieu
00:41:15quand il y a des milliers
00:41:16de personnes
00:41:17qui ont été empêchées
00:41:18de manifester,
00:41:18quand les gens ont peur
00:41:19de rejoindre les cortèges
00:41:20car ils sont gazés
00:41:21et mutilés.
00:41:22C'est ça la responsabilité
00:41:23et c'est ça votre bilan
00:41:24à l'heure d'émissionner.
00:41:26Merci Mme la députée,
00:41:28M. le ministre.
00:41:33Ils n'ont pas été empêchés
00:41:34de défiler.
00:41:35Il y a eu des actions
00:41:36de maintien de l'ordre
00:41:37qui les empêchaient
00:41:37de passer.
00:41:38C'est tout.
00:41:39Regardez la réalité en face.
00:41:40Regardez la réalité en face
00:41:41et condamnez les casseurs.
00:41:43Condamnez les casseurs fermement.
00:41:45Merci beaucoup,
00:41:47M. le ministre.
00:41:49La parole est à présent
00:41:51à M. Corentin Le Fur
00:41:52pour le groupe droite républicaine.
00:41:56Merci Mme la présidente.
00:41:58M. le Premier ministre,
00:41:59comme des millions
00:42:00de nos compatriotes,
00:42:01je ressens beaucoup
00:42:01de tristesse et de colère
00:42:03après cette tragique journée
00:42:04de samedi.
00:42:05De Paris à Rennes,
00:42:06de Marseille à Limoges
00:42:07et de Lyon à Brest,
00:42:08plus aucune de nos villes
00:42:09n'est épargnée.
00:42:10L'anarchie gagne peu à peu
00:42:12l'ensemble du pays
00:42:13et nos jeunes,
00:42:14qui ont des revendications légitimes,
00:42:16sont les otages de barbares
00:42:17qui ne respectent plus rien.
00:42:19L'autorité de l'Etat a failli.
00:42:21La République a été attaquée
00:42:22et des milliers de commerçants
00:42:24ont vu le travail
00:42:24de toute une vie
00:42:25réduit à néant.
00:42:27Enfin,
00:42:27les images désolantes
00:42:28de ce déferlement de haine
00:42:30ont fait le tour du monde,
00:42:31portant un coup terrible
00:42:32à l'image de notre pays.
00:42:34Quelle onde pour la France !
00:42:35Dans ce chaos,
00:42:37je veux bien sûr
00:42:37saluer le courage
00:42:38et l'action remarquable
00:42:39des forces de l'ordre
00:42:40et des pompiers.
00:42:41Mais la défaillance majeure
00:42:43du ministère de l'Intérieur
00:42:44ne peut pas rester
00:42:45sans conséquences.
00:42:46M. le Premier ministre,
00:42:48il doit y avoir
00:42:49un avant
00:42:49et un après
00:42:50le 17 octobre.
00:42:51Et vous avez deux devoirs,
00:42:53la lucidité
00:42:54et l'action.
00:42:55Tout le contraire
00:42:56de la prise de parole
00:42:57consternante
00:42:57et inutile
00:42:58du président de la République,
00:43:00devenu le commentateur
00:43:01de sa propre impuissance.
00:43:02Alors,
00:43:03la droite républicaine
00:43:04vous demande
00:43:04une réponse forte
00:43:05et implacable
00:43:06pour en finir
00:43:07avec l'impunité
00:43:09et l'impuissance,
00:43:10avec une seule priorité,
00:43:12rétablir l'ordre.
00:43:13Bruno Roteo
00:43:14demande l'état d'urgence,
00:43:16instaurons-le.
00:43:17Les casseurs se croient
00:43:18tout permis,
00:43:19frappons-les durement
00:43:20au portefeuille.
00:43:21C'est le sens
00:43:22de ma proposition
00:43:22de loi
00:43:23casseur-payeur.
00:43:24Je la porte depuis
00:43:25deux ans,
00:43:25elle doit être votée
00:43:26sans délai.
00:43:28Car ceux qui saccagent,
00:43:29qui pillent,
00:43:29qui brûlent
00:43:30et qui s'attaquent
00:43:31à la France
00:43:31ne peuvent pas
00:43:32continuer à bénéficier
00:43:33de la solidarité nationale.
00:43:35Enfin,
00:43:35M. le Premier ministre,
00:43:36la France des casseurs
00:43:37ne doit pas faire oublier
00:43:38la France des bâtisseurs.
00:43:40Cette France
00:43:40qui travaille,
00:43:41qui entreprend,
00:43:42qui respecte les règles
00:43:43et qui aspire simplement
00:43:45à vivre en paix,
00:43:47c'est à cette France-là
00:43:48que nous devons
00:43:49plus que jamais
00:43:50redonner
00:43:51de la détermination
00:43:52et de l'espoir.
00:43:53C'est tout le sens
00:43:54du programme
00:43:54de la droite épicaine.
00:43:55Je vous remercie.
00:43:56Merci beaucoup,
00:43:57M. le député.
00:43:58La parole est à M. Laurent Nunez,
00:43:59ministre de l'Intérieur.
00:44:02Merci beaucoup,
00:44:03Mme la Présidente,
00:44:04Mesdames et Messieurs les députés,
00:44:05M. le député Corentin Lefeu.
00:44:06D'abord,
00:44:07merci pour la tonalité
00:44:09de votre question,
00:44:10bien loin des polémiques
00:44:11dans la crise
00:44:13que nous vivons actuellement.
00:44:15D'abord,
00:44:15vous dire que
00:44:16l'histoire
00:44:17du maintien de l'ordre
00:44:18de notre pays
00:44:19est jalonnée
00:44:20d'incidents graves
00:44:21qui ont donné lieu
00:44:22à la mise en oeuvre
00:44:23de rétex
00:44:24et qui ont fait
00:44:24que notre doctrine
00:44:25n'a eu de cesse d'évoluer.
00:44:26Et c'est bien
00:44:27ce que nous allons faire,
00:44:28le Premier ministre l'a annoncé.
00:44:29Nous allons évidemment
00:44:30réfléchir à plat.
00:44:31Nous associerons évidemment
00:44:32la représentation nationale
00:44:33dont évidemment
00:44:34le groupe de la droite républicaine
00:44:36à cette réflexion
00:44:38et il y aura bien,
00:44:38je peux vous le dire,
00:44:39un avant et un après.
00:44:41Évidemment,
00:44:41on a assisté
00:44:42à des scènes samedi
00:44:43qui étaient totalement inédites.
00:44:45Il faut avoir aussi
00:44:46l'humilité
00:44:47de le reconnaître
00:44:48partout,
00:44:48sur tous les bancs.
00:44:49C'était totalement inédit.
00:44:51L'arrivée d'autant
00:44:52de pilleurs,
00:44:52de casseurs
00:44:52aussi dispersés
00:44:53et une organisation
00:44:56de l'ultra-gauche
00:44:56et de l'extrême-gauche
00:44:57comme l'a dit le Premier ministre
00:44:58qui ne correspondait pas
00:44:58à leur pratique habituelle
00:45:00qui consiste à faire
00:45:01dégénérer des cortèges.
00:45:03Alors oui,
00:45:03il y aura évidemment
00:45:04une évolution
00:45:04de notre doctrine
00:45:05de maintien de l'ordre
00:45:06qui n'est pas
00:45:06que du maintien de l'ordre.
00:45:07Quand il y a
00:45:08les scènes
00:45:09à lesquelles on a assisté samedi,
00:45:10on bascule dans les meutes,
00:45:11dans la violence urbaine
00:45:12et c'est une autre réponse
00:45:14policière évidemment
00:45:15qu'il faut apporter.
00:45:17Sur les textes,
00:45:18sur l'évolution des textes,
00:45:19je crois que le Premier ministre
00:45:20a été assez clair,
00:45:20il n'a pas exclu
00:45:21par principe
00:45:22l'état d'urgence,
00:45:22les conditions actuellement
00:45:23ne sont pas réunies.
00:45:25Pour autant,
00:45:26cela n'empêche pas
00:45:27de mettre en place
00:45:27des mesures de police administrative
00:45:29qui visent à préserver
00:45:30l'ordre public.
00:45:31Tel est le cas
00:45:32des mesures de couvre-feu,
00:45:33bien évidemment.
00:45:34Tel est le cas
00:45:35à chaque fois
00:45:35qu'il y a un risque
00:45:36de trouble à l'ordre public
00:45:36des mesures d'interdiction,
00:45:38de rassemblement,
00:45:39de manifestation,
00:45:40de regroupement
00:45:40en certains lieux.
00:45:41Et donc évidemment,
00:45:42nous allons poursuivre
00:45:43en ce sens.
00:45:44Et puis,
00:45:44il y a le texte
00:45:45que vous avez cité,
00:45:46la loi Casseur-Payeur,
00:45:48qui sera discutée,
00:45:49que je présenterai
00:45:50le 27 octobre au Sénat
00:45:52et qui vise effectivement
00:45:53à créer une responsabilité
00:45:55solidaire
00:45:55au sein d'un groupe.
00:45:56Celui qui participe
00:45:57à un attroupement
00:45:58peut être responsable
00:45:59civilement
00:46:00des dommages
00:46:01qui ont été causés.
00:46:02Et nous pourrons aller chercher
00:46:03ces rétributions
00:46:04sur les allocations,
00:46:05notamment les appels
00:46:06et les allocations familiales.
00:46:07Et nous mènerons
00:46:07ce texte au bout.
00:46:08Merci beaucoup,
00:46:09Monsieur le Ministre.
00:46:11La parole est à présent
00:46:12à Monsieur Michael Taverne
00:46:14pour le Rassemblement National.
00:46:16Merci Madame la Présidente.
00:46:18Ma question s'adresse
00:46:19au ministre de l'Intérieur.
00:46:20Quel désastre !
00:46:21Les images de ce week-end
00:46:22sont insupportables.
00:46:23Le macronisme aura transformé
00:46:25la France en champ de ruines.
00:46:26Les gouvernements successifs
00:46:27de gauche comme de droite
00:46:28depuis plus de 30 ans
00:46:30ont fait preuve de passivité,
00:46:31de déconnexion,
00:46:32de complaisance
00:46:33et ont alimenté
00:46:34le laxisme autoritaire,
00:46:35judiciaire et migratoire.
00:46:36Votre bilan au bout de 10 ans
00:46:38sera un naufrage.
00:46:39A nouveau,
00:46:40au nom du groupe
00:46:40Rassemblement National
00:46:41et de Marine Le Pen,
00:46:42je voudrais avoir une pensée
00:46:43pour nos policiers,
00:46:44nos gendarmes
00:46:44et nos pompiers
00:46:45qui ont fait preuve
00:46:46d'un professionnalisme
00:46:47et d'un discernement exemplaire.
00:46:49Ils ont tenu
00:46:50et ont permis à la France
00:46:51de rester debout
00:46:52face aux sauvages,
00:46:53aux casseurs
00:46:54et aux pilleurs
00:46:54qui s'en sont pris
00:46:55aux plus fragiles
00:46:56et à ceux qui travaillent.
00:46:57Tout cela
00:46:58avec la complicité
00:46:59de l'extrême-gauche
00:47:00et notamment
00:47:00de la France insoumise
00:47:01qui souffle sur les braises
00:47:02et légitime la violence
00:47:04mais qui est présent
00:47:06dans cet hémicycle
00:47:06grâce à des violences
00:47:07contre nature
00:47:08avec les macronistes
00:47:09lors des élections
00:47:10législatives
00:47:11de juin 2024.
00:47:12Monsieur le ministre,
00:47:14les défaillances
00:47:14de votre ministère
00:47:15et votre manque
00:47:16d'anticipation
00:47:17ont eu des conséquences
00:47:18dramatiques
00:47:18pour la France.
00:47:19Un dispositif
00:47:20sous-dimensionné,
00:47:21des moyens de défense
00:47:22limités pour nos policiers
00:47:23et nos gendarmes,
00:47:24notamment un manque
00:47:25de munitions,
00:47:26les engins lanceurs d'eau
00:47:27déployés bien tard,
00:47:28tout comme les centants
00:47:29de la gendarmerie
00:47:30et les UPR des CRS.
00:47:31Les instructions quant à elles
00:47:32n'ont pas été données
00:47:33voire elles ont été
00:47:35contradictoires.
00:47:36Vous ne maîtrisez plus rien.
00:47:37Concernant les services
00:47:38de renseignement
00:47:39qui se sont loupés,
00:47:39quelles en sont les raisons ?
00:47:41Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
00:47:42Les moyens loués
00:47:43sont-ils à la hauteur ?
00:47:44Les policiers du renseignement
00:47:45ne doivent pas être
00:47:46le bouquet émissaire
00:47:47de votre incompétence.
00:47:48Je reprends les propos
00:47:49du Premier ministre.
00:47:50On a merdé.
00:47:51Oui, et ça fait
00:47:52trop longtemps que ça dure.
00:47:54Donc, monsieur le ministre,
00:47:55à part demander pardon
00:47:56à nos compatriotes,
00:47:57quand allez-vous
00:47:58appliquer les propositions
00:47:59de longue date
00:48:00de Marine Le Pen
00:48:00et gendarme Bardella
00:48:01partagées par une grande
00:48:02majorité de Français ?
00:48:04Rétablir l'ordre,
00:48:05faire payer les casseurs
00:48:06et rendre une justice ferme
00:48:08au nom du peuple français.
00:48:09Je vous remercie.
00:48:11Merci beaucoup,
00:48:13monsieur le député.
00:48:14La parole est à monsieur
00:48:15Laurent Nunez,
00:48:16ministre de l'Intérieur.
00:48:22Madame la Présidente,
00:48:23mesdames et messieurs
00:48:24les députés,
00:48:24monsieur le député
00:48:25Mickaël Taverne,
00:48:27je crois que nous n'avons pas
00:48:29le même niveau d'informations
00:48:30sur ce qui s'est passé samedi.
00:48:32D'abord,
00:48:32sur le déploiement des forces.
00:48:33Certes,
00:48:34certes,
00:48:35il y a eu une petite erreur
00:48:38d'anticipation,
00:48:39ça,
00:48:39si on vous le concède,
00:48:40550 000,
00:48:41220 000 qui étaient prévus.
00:48:43Certes,
00:48:44monsieur le député,
00:48:45mais ça n'autorise pas non plus
00:48:46à raconter n'importe quoi.
00:48:48Toutes les forces mobiles
00:48:49disponibles du pays,
00:48:50toutes les forces mobiles
00:48:51disponibles du pays
00:48:52ont été déployées.
00:48:53Non,
00:48:54vous faites non,
00:48:54mais je peux,
00:48:55et on l'établira
00:48:56devant la commission d'enquête.
00:48:5775 forces mobiles
00:48:58qui étaient développées
00:48:59sur l'événement.
00:49:0075.
00:49:01C'est fois 3
00:49:01par rapport au week-end précédent.
00:49:03Donc elles ont été déployées.
00:49:04Il n'y a pas eu
00:49:05d'instruction au contraire.
00:49:06Mes instructions,
00:49:07elles ont toujours été claires.
00:49:08C'est d'impacter
00:49:09et d'aller empêcher
00:49:10les casseurs de sévir.
00:49:11Évidemment,
00:49:12le nombre et la dispersion
00:49:13a fait que ça n'a pas
00:49:14été possible
00:49:15en certains endroits,
00:49:16dans certaines villes.
00:49:17Évidemment.
00:49:18Concernant le manque de munitions,
00:49:20il n'y a pas eu
00:49:20de manque de munitions.
00:49:21Vous le savez très bien.
00:49:22Depuis les émeutes
00:49:25de juillet 2023,
00:49:26et monsieur Darmanin,
00:49:27à l'époque,
00:49:28le ministre de l'Intérieur
00:49:29l'avait demandé,
00:49:29nous avons réapprovisionné
00:49:30les stocks.
00:49:31Il n'y a pas eu de problème.
00:49:32Il y a pu avoir ponctuellement,
00:49:34sur certains sites,
00:49:35des problèmes d'acheminement
00:49:36parce qu'il y avait
00:49:37des casseurs et des pilleurs.
00:49:38Les instructions étaient claires.
00:49:40La fermeté était là.
00:49:41Et l'armement intermédiaire
00:49:42est complètement utilisé,
00:49:44monsieur le député.
00:49:45L'armement intermédiaire,
00:49:46il est complètement utilisé.
00:49:48Je crois,
00:49:49monsieur le député,
00:49:50sur ces sujets,
00:49:50vous qui avez aussi
00:49:51beaucoup d'expérience,
00:49:53comme moi,
00:49:53de ces questions.
00:49:54Vous savez aussi que
00:49:55l'ordre public
00:49:56et la sécurité publique,
00:49:58c'est aussi beaucoup
00:49:58d'humilité.
00:49:59C'est aussi beaucoup
00:50:00d'humilité.
00:50:01Moi, j'en ai beaucoup.
00:50:02Regardez ce qui se passe
00:50:03en Italie.
00:50:04Le Premier ministre l'a dit.
00:50:05Et donc,
00:50:05il faut avoir
00:50:06beaucoup d'humilité
00:50:07sur ces sujets.
00:50:08Beaucoup d'humilité.
00:50:12Merci beaucoup,
00:50:13monsieur le ministre.
00:50:14Monsieur le député.
00:50:15Monsieur le ministre,
00:50:16ça fait trop longtemps
00:50:17que vous avancez
00:50:18les yeux bondés
00:50:18avec une auréole
00:50:19sur la tête.
00:50:20Donc, il faut rétablir
00:50:21l'ordre pour les Français,
00:50:22pour la sécurité des Français
00:50:23et ce que nous ferons
00:50:24avec Marine Le Pen,
00:50:25nous incarnerons
00:50:26la renaissance
00:50:27de la France.
00:50:28Merci beaucoup,
00:50:29monsieur le ministre.
00:50:32Merci beaucoup,
00:50:35monsieur le ministre.
00:50:37Allez, s'il vous plaît,
00:50:38monsieur le ministre.
00:50:40Monsieur le député,
00:50:41Michael Taverne,
00:50:42ne doutez pas
00:50:43une seule seconde
00:50:44de ma détermination,
00:50:45comme vous dites,
00:50:46à maintenir l'ordre
00:50:47et à réterminer l'ordre.
00:50:47N'en doutez pas
00:50:48une seule seconde.
00:50:50Et moi, je suis là
00:50:51maintenant,
00:50:52aujourd'hui,
00:50:52et c'est maintenant
00:50:53que ça se passe.
00:50:54Merci beaucoup,
00:50:56monsieur le ministre.
00:50:58La parole est à présent
00:50:59à monsieur Christophe Neiglène,
00:51:01président du groupe
00:51:02Liberté indépendant
00:51:03Outre-mer et territoire.
00:51:05Merci, madame la présidente.
00:51:07Monsieur le Premier ministre,
00:51:08ce qui s'est passé
00:51:09dans de nombreuses villes
00:51:10de France ce week-end
00:51:11est intolérable.
00:51:13Passé la colère
00:51:14et la honte
00:51:15d'avoir vu notre pays
00:51:16ainsi maltraité
00:51:16et après avoir condamné
00:51:18avec sévérité
00:51:19ces casseurs
00:51:20que rien n'excuse,
00:51:22vient le moment
00:51:23des constats.
00:51:24Et le constat est clair,
00:51:26malheureusement,
00:51:27l'État a failli.
00:51:28En ne protégeant pas
00:51:29notre République
00:51:30et ce symbole
00:51:31que représentent nos mairies.
00:51:32En ne protégeant pas
00:51:34nos commerçants,
00:51:35artisans,
00:51:36représentants de terrains
00:51:37du monde économique
00:51:38qui ont vu leur travail
00:51:39d'une vie brisée
00:51:40en quelques heures.
00:51:42En laissant nos policiers,
00:51:43gendarmes,
00:51:44sapeurs-pompiers
00:51:44en sous-effectifs
00:51:45et en les mettant
00:51:46en danger
00:51:47et j'ai une pensée
00:51:48pour eux.
00:51:49En laissant des casseurs
00:51:50et des pilleurs
00:51:51occulter le message
00:51:53des citoyens
00:51:54qui exercent
00:51:55leur droit constitutionnel
00:51:56de manifester,
00:51:57notamment pour défendre
00:51:58leur pouvoir d'achat,
00:51:59mais aussi pour demander
00:52:00des réponses
00:52:01aux préoccupations
00:52:02de notre jeunesse.
00:52:04Sans polémique politicienne,
00:52:07Monsieur le Premier ministre,
00:52:08mes questions sont simples.
00:52:09Comment expliquez-vous
00:52:10cette erreur
00:52:11d'appréciation du danger
00:52:12et cette incapacité
00:52:13à anticiper
00:52:14les débordements ?
00:52:15Combien d'escadrons
00:52:16de gendarmerie mobile
00:52:17et de compagnies
00:52:18de CRS
00:52:18étaient mobilisés ?
00:52:20Où étaient
00:52:20les VBRG,
00:52:21les Centaures
00:52:22et les Canons à eau ?
00:52:23Comment envisagez-vous
00:52:25les prochaines manifestations
00:52:26afin de garantir
00:52:27la sécurité
00:52:28de tous
00:52:28et d'éviter
00:52:29que de telles scènes
00:52:30se reproduisent ?
00:52:32Pour les commerçants,
00:52:33de combien sera
00:52:34le fonds de compensation ?
00:52:37L'étalement
00:52:38des recettes fiscales
00:52:39n'est pas suffisante.
00:52:41Enfin,
00:52:42qui va payer
00:52:43les dégâts ?
00:52:44Car in fine,
00:52:45Monsieur le Premier ministre,
00:52:46ce qu'on constate,
00:52:46c'est que,
00:52:47que ce soit
00:52:47les arbitrages budgétaires
00:52:49comme dans les conséquences
00:52:50des manifestations,
00:52:51ce sont toujours
00:52:51les mêmes
00:52:52qui payent,
00:52:53les habitants,
00:52:54les commerçants,
00:52:54les artisans,
00:52:55déjà très durement éprouvés.
00:52:58Merci beaucoup,
00:52:59Monsieur le Président.
00:53:01La parole est à
00:53:02Monsieur le Premier ministre.
00:53:03Merci,
00:53:03Madame la Présidente.
00:53:04Monsieur le Président
00:53:04Neiglaine,
00:53:05sur la dernière partie
00:53:06de votre question,
00:53:08je crois comprendre
00:53:09que vous soutiendrez
00:53:10le projet de loi
00:53:10du gouvernement
00:53:11casseur-payeur.
00:53:12Il arrive tard,
00:53:13c'est vrai,
00:53:14ça fait pratiquement
00:53:1520 ans qu'on en parle,
00:53:16chaque gouvernement
00:53:17pourrait y revenir.
00:53:19Non,
00:53:19la responsabilité civile
00:53:20existe déjà dans la loi,
00:53:22pas celle que nous proposons.
00:53:23Et donc,
00:53:24le Sénat s'empara
00:53:24de ce texte
00:53:25et cela nous permettra
00:53:26justement d'avoir
00:53:27des outils nouveaux
00:53:29qui fera en sorte
00:53:30de basculer
00:53:31non seulement
00:53:32de la réponse pénale
00:53:33à la réponse civile
00:53:35et de faire en sorte
00:53:36que le contribuable
00:53:37ne soit pas
00:53:38à chaque fois sollicité
00:53:40pour justement
00:53:42rembourser,
00:53:42réparer
00:53:43ce qui a été cassé.
00:53:44Donc,
00:53:45comme une actualité
00:53:46chasse l'autre,
00:53:47je tiens donc pour acquis
00:53:48que le texte
00:53:49casseur-payeur
00:53:50est une priorité
00:53:51pour l'ordre du jour
00:53:51de l'Assemblée nationale
00:53:52dans les décisions
00:53:53que nous aurons à prendre
00:53:54dans les temps
00:53:54qui viendront.
00:53:56Deuxième des choses,
00:53:57il est faux de dire
00:53:59qu'il y avait
00:54:00une large sous-mobilisation
00:54:01des forces de l'ordre.
00:54:02Je l'ai dit tout à l'heure,
00:54:03il y a un arbitrage
00:54:04qui a été pris,
00:54:05mais il faut l'assumer
00:54:06ou non,
00:54:06mais il ne faut pas non plus
00:54:07avoir un double discours
00:54:08avec notamment
00:54:08les syndicats de police.
00:54:10Il est vrai
00:54:10que le ministre de l'Intérieur
00:54:11a rappelé
00:54:12les congés du week-end,
00:54:14n'a pas rappelé
00:54:15les congés
00:54:16de la Toussaint
00:54:16pour un certain nombre
00:54:18de policiers
00:54:18et de gendarmes
00:54:19qui avaient été
00:54:21largement sur-mobilisés
00:54:22pendant près de trois semaines
00:54:24dans l'Hexagone,
00:54:25en Outre-mer.
00:54:26J'aimerais qu'on soit
00:54:26désormais plus précis.
00:54:28Reprochez-nous
00:54:28de ne pas les avoir
00:54:29rappelés de vacances.
00:54:31Ça serait plus clair.
00:54:32Mais puisqu'il va falloir
00:54:33quand même aller jusqu'au bout
00:54:34de cette commission d'enquête,
00:54:36il va falloir aussi quand même
00:54:37qu'on se dise
00:54:37un certain nombre de vérités.
00:54:38Troisième des choses,
00:54:39et je ne dis pas
00:54:40que vous ne l'avez pas dit,
00:54:41mais j'en profite
00:54:42pour aller plus loin
00:54:42que les réponses précédentes
00:54:43que j'ai pu donner
00:54:44à vos collègues présidents
00:54:44de groupe.
00:54:45Ça va sans dire.
00:54:46On ne peut pas faire
00:54:47comme si le diagnostic
00:54:50sur l'état de la menace,
00:54:52la radicalité de la menace,
00:54:54est un trouble classique
00:54:56à l'ordre public.
00:54:58Le seul fait
00:54:59que le parquet national
00:55:00antiterroriste
00:55:00se pose en situation
00:55:02d'observateur,
00:55:03vous avez parlé
00:55:04de la mairie de Limoges,
00:55:04le seul fait
00:55:05que la SDAT,
00:55:06le service de police
00:55:07compétent en matière terroriste,
00:55:10se soit saisi,
00:55:12le seul fait
00:55:13que le premier individu
00:55:14interpellé
00:55:15soit fiché S.
00:55:16Je m'arrête là,
00:55:17ce sera
00:55:18même au procureur de Limoges
00:55:20et au procureur national
00:55:21antiterroriste
00:55:21de communiquer.
00:55:23J'ai l'impression
00:55:24qu'une partie
00:55:24de la classe politique,
00:55:25là,
00:55:26fait comme s'il ne se passait
00:55:28pas quelque chose
00:55:29de nouveau
00:55:29dans l'état de la menace.
00:55:31Si c'était qu'un problème
00:55:32de stock de grenades
00:55:33lacrymogènes,
00:55:34malheureusement,
00:55:35ce serait simple
00:55:35à régler.
00:55:36Et d'ailleurs,
00:55:37c'est plus compliqué que ça
00:55:38et on aura l'occasion
00:55:39d'y revenir.
00:55:39Je n'ai pas dit ça,
00:55:40mais j'en profite,
00:55:41à travers vous,
00:55:41je parle aux Françaises
00:55:42et aux Français
00:55:42et à la représentation nationale,
00:55:43président Neiglène.
00:55:44Mais je vous invite,
00:55:46avec votre groupe
00:55:47et avec l'ensemble
00:55:48de la représentation nationale
00:55:49ici,
00:55:50à s'emparer
00:55:51avec beaucoup
00:55:52de lucidité
00:55:53de cette menace
00:55:55que portent
00:55:56l'ultra-gauche
00:55:57et l'extrême-gauche
00:55:59radicale,
00:55:59qui est désormais
00:56:00dans un agenda
00:56:01de mobilisation
00:56:03et de déstabilisation
00:56:04de nos institutions.
00:56:06Pourquoi la préfecture
00:56:07et la mairie
00:56:08à Limoges
00:56:09ont été ciblées ?
00:56:10Je crois que
00:56:11le symbole est clair.
00:56:13Ce n'est pas pour améliorer
00:56:14les fins de mois.
00:56:15Ce n'est pas pour réformer
00:56:16Parcoursup.
00:56:17Donc,
00:56:17qu'on est loin
00:56:17de toutes les revendications
00:56:18que le terrain politique
00:56:20ou la démocratie sociale
00:56:21peut nous suggérer
00:56:22par ailleurs.
00:56:23Donc,
00:56:23je pense que maintenant,
00:56:24il faut qu'on fasse preuve
00:56:24de clarté.
00:56:26Clarté,
00:56:27y compris
00:56:27dans l'état
00:56:28de la menace.
00:56:29Il est arrivé jadis
00:56:30que des groupuscules
00:56:31d'extrême-droite
00:56:32fassent des attentats,
00:56:33passent à l'acte.
00:56:35Régulièrement,
00:56:35nos services sont mobilisés
00:56:36pour ce faire.
00:56:37On voit bien
00:56:38qu'on a une mutation
00:56:39dans les violences
00:56:40et dans un agenda
00:56:41de violences
00:56:42que porte l'ultra-gauche
00:56:43dans lequel
00:56:44je sens qu'il y a parfois
00:56:46un déni coupable
00:56:47ou une forme
00:56:49de naïveté
00:56:50qui s'installe
00:56:51dans ce phénomène
00:56:52qui malheureusement
00:56:53va durer.
00:56:55Merci,
00:56:55Monsieur le Premier ministre,
00:56:56Monsieur le député,
00:56:57Monsieur le Président de groupe.
00:56:59Merci,
00:57:00merci Madame la Présidente.
00:57:01Sur un certain nombre
00:57:01de questions que vous avez posées,
00:57:02ce sera la commission
00:57:03d'enquête parlementaire
00:57:04qui a été décidée
00:57:05en conférence des présidents
00:57:06à l'Assemblée nationale
00:57:06d'éclairer
00:57:07la représentation nationale.
00:57:09Mais néanmoins,
00:57:10on a besoin d'avoir
00:57:10la certitude
00:57:11que cela ne se reproduira pas
00:57:12et que nos acteurs économiques
00:57:13vont être indemnisés.
00:57:15Merci beaucoup,
00:57:16Monsieur le Président de groupe.
00:57:18La parole est à présent
00:57:19à Madame Emeline Carbidi
00:57:20pour le groupe GDR.
00:57:23Merci,
00:57:24Madame la Présidente.
00:57:25Monsieur le Premier ministre,
00:57:27partout en France hexagonale
00:57:28et en Outre-mer,
00:57:29nous avons assisté
00:57:30samedi dernier
00:57:30à des scènes
00:57:31d'une violence inouïe.
00:57:32Vitrines cassées,
00:57:33commerces pillés,
00:57:34bâtiments publics incendiés.
00:57:35Ces violences,
00:57:36nous les condamnons
00:57:37avec force.
00:57:38Mais nous disons aussi
00:57:39qu'elles auraient pu être évitées
00:57:40et que votre gouvernement
00:57:42a sa part de responsabilité.
00:57:44Depuis des semaines,
00:57:45vous déployez des moyens policiers
00:57:47disproportionnés
00:57:48pour faire taire les lycéens.
00:57:49Vous utilisez des armes de guerre
00:57:51contre les enfants.
00:57:52On compte plus de 7000 arrestations
00:57:54et des mineurs mutilés.
00:57:56Jamais notre pays
00:57:57n'a connu pareille répression
00:57:58contre des enfants
00:57:59qui manifestent pour leur avenir.
00:58:01Mais samedi,
00:58:03alors que nous attendions tous
00:58:04à une manifestation d'ampleur,
00:58:06vous avez fait le choix
00:58:07d'un dispositif policier insuffisant,
00:58:10mal déployé,
00:58:11incapable de protéger
00:58:12les personnes venues manifester
00:58:13paisiblement
00:58:14et les commerces.
00:58:15Pire encore,
00:58:16en plusieurs endroits,
00:58:18les forces de l'ordre
00:58:18ont semé la panique
00:58:19en assant et en gazant
00:58:20des cortèges manifestants
00:58:22sans défense,
00:58:23alors que quelques rues
00:58:24plus loin,
00:58:25les commerçants étaient seuls
00:58:26à défendre leurs vitrines
00:58:28et leurs ganepins.
00:58:29Les images de chaos
00:58:30qui, depuis ce week-end,
00:58:32défilent sur nos écrans de télévision
00:58:33sont les résultats
00:58:35des choix de votre gouvernement.
00:58:36Alors pour vous défiler,
00:58:38vous accusez les mouvements
00:58:39d'ultra-gauche
00:58:39allant jusqu'à demander
00:58:40à vos services de renseignement
00:58:42de mentir
00:58:42pour servir votre discours
00:58:44rance contre la France insoumise.
00:58:46Quand la violence
00:58:47et les manipulations
00:58:48ne suffisent plus,
00:58:49vous vous immiscer
00:58:50dans le pouvoir judiciaire
00:58:51et vous interdisez
00:58:52les manifestations.
00:58:53Ce samedi 17 octobre
00:58:54marque un tournant
00:58:55pour votre gouvernement,
00:58:56celui d'une faillite
00:58:57politique et morale,
00:58:59celui d'une dérive
00:59:00illibérale.
00:59:01Mais il marque aussi
00:59:02l'échec
00:59:02d'une tentative désespérée
00:59:04pour invisibiliser
00:59:05ceux qui,
00:59:06malgré toutes vos attaques,
00:59:07se tiennent encore debout
00:59:08et continuent de crier
00:59:09leur colère
00:59:10et leurs revendications légitimes.
00:59:12Les lycéens,
00:59:12les étudiants,
00:59:13les retraités,
00:59:14les pompiers,
00:59:14les familles,
00:59:15les commerçants
00:59:15réclament la fin
00:59:16de parcours sup,
00:59:17plus de professeurs,
00:59:18plus de moyens,
00:59:19la baisse des prix à la pompe
00:59:20et le droit de vivre
00:59:22dignement ici
00:59:23comme en Outre-mer.
00:59:24Vous ne les oppresserez pas,
00:59:25vous ne les opposerez pas,
00:59:26vous ne les ferez pas taire.
00:59:28Avec eux,
00:59:28nous sommes solidaires.
00:59:29Je n'ai qu'une question.
00:59:30Quand allez-vous enfin
00:59:31les écouter ?
00:59:32Merci Madame la députée.
00:59:35La parole est à
00:59:36Monsieur Laurent Nunez,
00:59:38ministre de l'Intérieur.
00:59:42Merci beaucoup
00:59:43Madame la Présidente.
00:59:45Mesdames et Messieurs,
00:59:46Mesdames et Messieurs,
00:59:47les députés,
00:59:48Madame la députée,
00:59:49je vais vous redire
00:59:51les choses assez simplement.
00:59:53Vous avez évoqué
00:59:54la façon dont les manifestations
00:59:56étaient gérées.
00:59:57Vous semblez indiquer
00:59:58que si les choses se passent mal,
01:00:00c'est la faute du gouvernement,
01:00:02des forces de sécurité intérieure
01:00:03et du ministre de l'Intérieur
01:00:05qui l'y dirige.
01:00:06Je veux vous redire
01:00:08très clairement
01:00:08que quand les choses
01:00:10se passent bien,
01:00:11il n'y a pas d'intervention
01:00:12des forces de sécurité intérieure.
01:00:13Que les choses soient claires,
01:00:14vous laissez toujours à penser,
01:00:16toujours laisser à penser,
01:00:17que finalement,
01:00:18on utilise la force
01:00:20pour réprimer
01:00:21une expression légitime.
01:00:23C'est ça ce qui est.
01:00:24Mais assumer de le dire
01:00:25aussi clairement que cela,
01:00:26ça n'est pas vrai.
01:00:28Nous encadrons
01:00:29les manifestations.
01:00:30Samedi 17 octobre,
01:00:32partout où des cortèges
01:00:33ont eu lieu,
01:00:34partout où il y avait
01:00:34des services d'ordre,
01:00:35ils se sont déroulés normalement.
01:00:37Et il y a 550 000 personnes
01:00:38qui ont défilé
01:00:40normalement dans ce pays.
01:00:41Après,
01:00:42il y a eu,
01:00:42il y a eu,
01:00:43des personnes qui sont venues
01:00:44pour les faire dégénérer.
01:00:46Notamment des militants
01:00:47de l'ultra-gauche,
01:00:47de l'extrême-gauche
01:00:48qui ne cherchaient pas
01:00:49à défiler et à revendiquer,
01:00:50qui cherchaient à s'en prendre
01:00:51aux bâtiments publics.
01:00:52Mais c'est une réalité,
01:00:54c'est une réalité,
01:00:54les mairies ont été attaquées,
01:00:56les commissariats.
01:00:56Quel était l'intérêt
01:00:58d'attaquer le commissariat
01:00:58de Noé à Marseille
01:00:59pour revendiquer quelque chose ?
01:01:01Quel est l'intérêt
01:01:02d'aller incendier
01:01:02la mairie de Limoges
01:01:04quand on revendique ?
01:01:04Il n'y a pas d'intérêt
01:01:05à le faire.
01:01:06Le seul intérêt,
01:01:07c'est un intérêt insurrectionnel.
01:01:09C'est tout, c'est tout.
01:01:10Par contre,
01:01:10quand il y a des manifestations
01:01:12classiques,
01:01:12elles se déroulent normalement
01:01:13et c'était le cas à Paris.
01:01:15C'était le cas à Paris
01:01:16et c'était le cas partout
01:01:17sur le territoire national.
01:01:18En revanche,
01:01:19en revanche,
01:01:20quand il y a des fauteurs de troubles
01:01:21qui s'en prennent
01:01:21aux forces de sécurité,
01:01:26c'est-à-dire que cette force
01:01:27est donnée contre une libre expression.
01:01:29Moi, je suis le garant
01:01:30de cette libre expression
01:01:31et je suis très fier
01:01:32que les forces de sécurité intérieure
01:01:34la garantissent
01:01:34comme je suis très fier
01:01:35quand elles s'engagent
01:01:36comme elles l'ont fait
01:01:37pour éviter qu'il y ait
01:01:38des débordements.
01:01:40Merci beaucoup,
01:01:41monsieur le ministre.
01:01:43La parole est à présent
01:01:44à madame Dorine Bregman
01:01:47pour le groupe socialiste.
01:01:53Merci, madame la présidente.
01:01:55Ma question s'adresse
01:01:56à monsieur le Premier ministre.
01:01:57Je voudrais rappeler
01:01:58que nous soutenons
01:01:58les revendications légitimes
01:02:00des lycéens
01:02:00et du mouvement social.
01:02:02Mais dans toute la France,
01:02:03de Marseille à Paris,
01:02:04nos commerçants ont été
01:02:05durement frappés
01:02:06par les violences
01:02:07et les pillages
01:02:07des 17 et 18 octobre.
01:02:09Ma circonscription
01:02:10a été particulièrement touchée.
01:02:12J'y ai moi-même été adjointe
01:02:13au commerce pendant six ans
01:02:14et depuis samedi,
01:02:15j'en fais le terrible constat
01:02:17rue après rue
01:02:17aux côtés de nos commerçants.
01:02:19Boulevard Voltaire,
01:02:20rue Vieille du Temple,
01:02:21rue Jean-Pierre Timbeau,
01:02:22rue Du Faubourg-Saint-Antoine,
01:02:23boulevard Beaumarchais.
01:02:24J'ai vu des vitrines brisées,
01:02:26des commerces saccagés,
01:02:27des années de travail
01:02:27réduites à néant.
01:02:29Derrière chaque vitrine
01:02:29détruite,
01:02:30il y a un commerçant,
01:02:31il y a un lieu de travail,
01:02:32des salariés à payer,
01:02:33des familles à nourrir
01:02:34et des années d'efforts.
01:02:35Nos commerçants
01:02:36sont des habitants.
01:02:38Il y a des habitants solidaires
01:02:39de leur commerce
01:02:40de proximité.
01:02:41Nous avons une vive
01:02:42pensée pour eux,
01:02:43pour leurs salariés,
01:02:44pour nos agents municipaux
01:02:45qui partout en France
01:02:46sont en première ligne
01:02:47et font tenir nos villes.
01:02:49Ces commerçants,
01:02:50ce week-end,
01:02:51vous les avez
01:02:51complètement abandonnés.
01:02:52Pendant des heures,
01:02:53des rues ont été
01:02:54laissées sans protection.
01:02:55Vous avez permis
01:02:56que des commerces
01:02:57soient pillés,
01:02:57que des lieux de travail
01:02:58soient détruits,
01:02:59que des femmes et des hommes
01:03:00qui font vivre nos quartiers
01:03:01ne sachent même pas
01:03:02s'ils pourront rouvrir
01:03:03leurs magasins.
01:03:04Depuis,
01:03:05ils essayent de nettoyer,
01:03:06de les sécuriser,
01:03:07de constater les dégâts
01:03:08et d'envisager la suite.
01:03:10Quelle suite ?
01:03:10La suite,
01:03:11ce serait que l'État
01:03:12soit enfin à leur côté.
01:03:13Alors que certains commerçants
01:03:15viennent à dire
01:03:15qu'ils devront eux-mêmes
01:03:16défendre leur commerce,
01:03:17nous sommes arrivés
01:03:18à un moment de vérité.
01:03:19L'État doit protéger,
01:03:21réparer
01:03:21et permettre
01:03:22de reprendre l'activité.
01:03:24C'est une question
01:03:25d'État de droit.
01:03:26Le désordre
01:03:27ne peut pas devenir
01:03:27la seule réponse
01:03:28au risque de nourrir
01:03:29ceux qui prospèrent
01:03:30sur la peur.
01:03:31Monsieur le Premier ministre,
01:03:33les commerçants victimes
01:03:34des 17 et 18 octobre
01:03:35ne peuvent pas entendre
01:03:362027.
01:03:37Depuis dix ans,
01:03:38vos gouvernements successifs
01:03:39courent après les urgences.
01:03:42Par la faillite
01:03:43de votre gouvernement
01:03:44ce week-end,
01:03:45par vos promesses non tenues,
01:03:46les commerçants
01:03:46n'auront pas le temps
01:03:47de se relever
01:03:48avant les fêtes
01:03:48de fin d'année.
01:03:49Comment sommes-nous
01:03:50arrivés là,
01:03:51Monsieur le Premier ministre ?
01:03:52Pourquoi avez-vous
01:03:53laissé nos commerçants
01:03:54dans un tel abandon ?
01:03:55Nous voulons des solutions
01:03:56claires et des engagements.
01:03:58Merci.
01:03:58Merci beaucoup,
01:04:00Madame la députée.
01:04:01La parole est à Monsieur Serge Papin,
01:04:04ministre en charge
01:04:05des commerces
01:04:06et des petites
01:04:06et moyennes entreprises.
01:04:09Merci, Madame la Présidente.
01:04:11Mesdames, Messieurs,
01:04:12les députés.
01:04:12Madame la députée,
01:04:14écoutez,
01:04:15je suis un commerçant
01:04:16et j'ai vraiment
01:04:19le ressenti
01:04:20de ce que,
01:04:22surtout des commerçants
01:04:23indépendants
01:04:24qui, au-delà des produits
01:04:26pour lesquels
01:04:27ils ont subi
01:04:28des exactions,
01:04:28ou des pillages,
01:04:30c'est aussi
01:04:30leur patrimoine personnel
01:04:32qui est en jeu.
01:04:34Et donc, évidemment,
01:04:35moi,
01:04:36depuis tout ce week-end,
01:04:37j'organise
01:04:38le soutien de l'État
01:04:39en tant que ministre
01:04:40de tutelle
01:04:41aux commerçants.
01:04:42Alors,
01:04:42qu'est-ce que nous allons faire ?
01:04:43Le Premier ministre
01:04:44et le ministre de l'Intérieur,
01:04:45évidemment,
01:04:46en ont parlé
01:04:47à plusieurs reprises.
01:04:48C'est d'abord l'ordre,
01:04:50le retour à l'ordre
01:04:51qui est la priorité absolue.
01:04:53Ensuite,
01:04:53on a une batterie
01:04:55de solutions
01:04:56qui est à leur disposition
01:04:57tout de suite.
01:04:57le chômage partiel
01:04:59à 100 %,
01:05:00le Premier ministre l'a dit,
01:05:02le report de charges
01:05:03fiscales et sociales,
01:05:04ils peuvent le demander aussi,
01:05:06des aides à la trésorerie
01:05:08immédiates,
01:05:09notamment avec
01:05:09le prêt à taux zéro
01:05:11de la BPI,
01:05:13et puis la création
01:05:15d'un fonds de soutien
01:05:16aux entreprises
01:05:16pour les entreprises
01:05:19de moins de 50 salariés.
01:05:21Nous sommes en train
01:05:22d'y travailler
01:05:23et nous aurons
01:05:25les paramètres.
01:05:26Nous y travaillons d'ailleurs
01:05:27avec eux,
01:05:27avec leurs représentants,
01:05:29avec notamment
01:05:29la CCI
01:05:31et nous allons
01:05:32dresser,
01:05:33cet après-midi,
01:05:34il y a une réunion,
01:05:35les paramètres
01:05:35pour que ce fonds de soutien
01:05:36aille très vite
01:05:38à leur disposition.
01:05:42Les régions aussi
01:05:43s'impliquent,
01:05:44certaines d'entre elles
01:05:44ont mis à disposition
01:05:46des fonds,
01:05:47donc voilà
01:05:47un certain nombre
01:05:48de choses
01:05:49qui vont être proposées
01:05:51et je veux dire aussi
01:05:53que les pilleurs,
01:05:55on va les tracer
01:05:56parce que j'ai vu aussi
01:05:57hier les plateformes
01:05:59parce que vous savez
01:05:59qu'il y a des produits
01:06:01qui ont été pillés
01:06:02et qui sont mis
01:06:03tout de suite
01:06:04sur les plateformes.
01:06:05Donc j'ai convoqué
01:06:05ces plateformes
01:06:06en leur disant
01:06:07c'est du recel
01:06:09et donc on va
01:06:10tracer,
01:06:11elles vont collaborer aussi
01:06:12parce qu'il faut
01:06:13que ce soit là aussi
01:06:15les casseurs
01:06:16qui soient les pillés.
01:06:17Merci beaucoup.
01:06:18La parole est à présent
01:06:19à madame Anne Jeunetet
01:06:20pour le groupe
01:06:21Ensemble pour la République.
01:06:23Merci madame la présidente.
01:06:25Monsieur le Premier ministre,
01:06:26depuis plusieurs semaines,
01:06:27des milliers de lycéens
01:06:28et d'étudiants
01:06:29se mobilisent.
01:06:30Nous vous avions déjà
01:06:30d'ailleurs interpellé
01:06:31sur le sujet,
01:06:32c'était le 6 octobre dernier.
01:06:34Leur inquiétude
01:06:34mérite des réponses.
01:06:35Leur colère
01:06:36mérite d'être entendue.
01:06:38Les violences,
01:06:39les pillages
01:06:39et les dégradations
01:06:40de ce week-end
01:06:41sont cependant
01:06:42inacceptables.
01:06:43Les casseurs
01:06:43ne doivent pas
01:06:44confisquer la parole
01:06:45d'une jeunesse
01:06:46qui s'inquiète
01:06:47légitimement
01:06:48pour son avenir.
01:06:49Les questions posées
01:06:50par sa jeunesse
01:06:51sont essentielles.
01:06:52Pourra-t-elle choisir
01:06:52son orientation,
01:06:53obtenir un diplôme
01:06:54qui ouvre des perspectives,
01:06:55trouver sa place
01:06:56dans notre société ?
01:06:57Depuis 2017,
01:06:58nous avons agi.
01:07:00Dédoublement des classes,
01:07:01revalorisation des enseignants,
01:07:02réforme du lycée professionnel,
01:07:04développement de l'apprentissage,
01:07:06nous avons engagé
01:07:07des transformations majeures.
01:07:08Mais nous savons aussi
01:07:10qu'il reste beaucoup à faire.
01:07:11Trop de professeurs
01:07:12non remplacés,
01:07:13trop d'orientations subies,
01:07:15trop de pressions
01:07:16liées au contrôle continu
01:07:17et trop de conditions
01:07:18de travail indignes.
01:07:20Notre groupe porte,
01:07:21avec Gabriel Attal,
01:07:22un pacte pour la jeunesse
01:07:24fondé sur l'exigence.
01:07:25Redonner tout son sens
01:07:27à nos diplômes.
01:07:29Davantage d'épreuves terminales,
01:07:31des formations supérieures
01:07:32plus courtes,
01:07:33des plus proches
01:07:34des métiers qui recrutent,
01:07:35la garantie d'un emploi,
01:07:37d'une alternance
01:07:37ou d'une poursuite d'études
01:07:38pour chaque lycéen.
01:07:39Une école exigeante,
01:07:41une orientation choisie
01:07:42et mieux accompagnée,
01:07:43des qualifications reconnues,
01:07:45des droits et des devoirs,
01:07:46arrêter d'offrir
01:07:47à notre jeunesse
01:07:48des espoirs
01:07:49qui n'existent pas.
01:07:51Nous demandons des actes,
01:07:52reconsidérer
01:07:53les suppressions de postes
01:07:54prévues au budget 2027,
01:07:56améliorer les remplacements
01:07:58et alléger la pression
01:07:59du contrôle continu.
01:08:00Et face à ceux
01:08:01qui réclament
01:08:01la suppression de parcours sub,
01:08:03rappelons une évidence,
01:08:04supprimer une plateforme
01:08:05ne crée ni place
01:08:06dans les formations
01:08:07ni débouchés professionnels.
01:08:09La jeunesse française
01:08:10mérite mieux
01:08:11qu'une bataille de slogans.
01:08:13Elle mérite une bataille
01:08:14pour son avenir.
01:08:15Monsieur le Premier ministre,
01:08:16quelles décisions concrètes
01:08:18votre gouvernement
01:08:19prendra-t-il
01:08:19dès le budget 2027
01:08:21pour répondre
01:08:22à cette ambition ?
01:08:22Je vous remercie.
01:08:24Merci beaucoup,
01:08:24Madame la députée.
01:08:25La parole est à Édouard Jeffrey,
01:08:27ministre de l'Éducation nationale.
01:08:37Madame la Présidente,
01:08:38Mesdames et Messieurs
01:08:39les députés,
01:08:39Madame la députée,
01:08:40je ne t'ai.
01:08:41Vous avez raison,
01:08:43notre jeunesse
01:08:43mérite mieux
01:08:44que des batailles de slogans.
01:08:45Alors,
01:08:46première chose peut-être,
01:08:47regardons objectivement
01:08:48les faits.
01:08:50Entre 2017
01:08:51et 2027,
01:08:53si on prend juste
01:08:54le PLF
01:08:54tel qui vous a été proposé,
01:08:56tel qui sera évidemment amendé,
01:08:58le budget de l'éducation nationale
01:08:59a augmenté de 32%
01:09:00avec 900 000 élèves de moins.
01:09:02On ne peut pas tout à fait
01:09:03oublier ça.
01:09:04À la rentrée prochaine,
01:09:06dans le premier degré,
01:09:06nous aurons pour la première fois,
01:09:08et là encore,
01:09:09un PLF pour l'instant inchangé,
01:09:10un nombre d'élèves par classe
01:09:12inférieur à celui
01:09:13de la moyenne de l'OCDE.
01:09:14Je crois que c'est un objectif
01:09:14qui était régulièrement invoqué
01:09:16sur tous les bancs
01:09:17depuis de nombreuses années.
01:09:19Dans le second degré,
01:09:20je me permets de signaler
01:09:21que nous avons une stabilité,
01:09:23une légère progression
01:09:24du taux d'encadrement des élèves,
01:09:27moins importante
01:09:27que le premier degré,
01:09:28il est vrai.
01:09:29Et par ailleurs,
01:09:30il y a une chose
01:09:30que tout le monde ignore,
01:09:31c'est que la dépense publique
01:09:32pour le lycéen français,
01:09:33la dépense publique moyenne,
01:09:34est supérieure de 28%
01:09:36à celle de l'OCDE.
01:09:39Non, mais c'est important
01:09:40de rappeler les choses
01:09:41telles qu'elles sont.
01:09:43Alors, dans ce contexte,
01:09:44oui, évidemment,
01:09:45il faut répondre
01:09:45aux revendications des lycéens.
01:09:47Si, si, c'est vrai.
01:09:49On a commencé d'abord
01:09:50à le faire avec le remplacement.
01:09:51S'il vous plaît.
01:09:53Excusez-moi,
01:09:54ça vous dérange si je termine
01:09:55et puis on se reparle après.
01:09:56On se donne rendez-vous.
01:09:58Donc, pour le remplacement,
01:10:00nous avons d'ores et déjà
01:10:01attaqué le sujet.
01:10:01Comme vous le saviez,
01:10:02nous avons 114 lycées rouges
01:10:03il y a 15 jours.
01:10:04Nous n'en avons quasiment plus
01:10:05pour la rentrée
01:10:07des vacances de la Toussaint.
01:10:08Mais il y a évidemment
01:10:08d'autres enjeux
01:10:09sur le nombre d'élèves
01:10:10par classe au lycée,
01:10:12sur l'organisation scolaire,
01:10:14sur le bâti,
01:10:15sur le parcours supérieur
01:10:16et sur la procédure globale
01:10:17d'orientation
01:10:18et de poursuite d'études.
01:10:20Sur tous ces sujets-là,
01:10:21nous avons notre plateforme
01:10:22qui ferme vendredi 23 à minuit.
01:10:25Nous allons traiter
01:10:26l'intégralité
01:10:27de ce que nous n'avons pas eu
01:10:28le temps de traiter
01:10:29d'ici là pendant le week-end.
01:10:30Et en début de semaine prochaine,
01:10:32comme le Premier ministre l'a dit,
01:10:33nous annoncerons
01:10:34des décisions qui seront claires,
01:10:35qui seront fermes
01:10:36et qui seront mesurables.
01:10:38en termes d'engagement
01:10:39et qui se traduiront
01:10:39par les amendements du gouvernement
01:10:40dans le cadre
01:10:41du projet de loi de finances
01:10:41de 2027.
01:10:42Merci beaucoup,
01:10:44monsieur le ministre.
01:10:45La parole est à présent
01:10:46à monsieur Boris Tavernier
01:10:48pour le groupe écologiste et social.
01:10:50Madame la Présidente,
01:10:52monsieur le Premier ministre,
01:10:53je suis député de Lyon
01:10:54et samedi dernier,
01:10:55la violence s'est abattue
01:10:56sur ma ville.
01:10:57Des manifestants ont été brutalisés,
01:10:59l'office du tourisme
01:11:00a été incendié,
01:11:01de trop nombreux commerces
01:11:02ont été saccagés.
01:11:03Pendant dix ans,
01:11:04j'ai été commerçant.
01:11:04Plusieurs fois,
01:11:05ma vitrine a été brisée
01:11:06par des manifs qui dérapent.
01:11:07C'est pire aujourd'hui
01:11:08et je n'ose imaginer
01:11:09leur douleur.
01:11:10Monsieur le Premier ministre,
01:11:11face au pillage,
01:11:12vous avez failli
01:11:13à votre mission de protection.
01:11:14La violence s'est abattue
01:11:15sur ma ville.
01:11:16Cette violence,
01:11:17je la condamne sans réserve,
01:11:18mais cette violence,
01:11:19vous n'avez pas su la prévenir.
01:11:20Au contraire,
01:11:22depuis dix ans,
01:11:22le macronisme
01:11:23attise la violence
01:11:24en méprisant
01:11:25les voies pacifiques
01:11:25et démocratiques d'expression.
01:11:27Les manifestations,
01:11:28elles sont ignorées.
01:11:30Des millions de personnes
01:11:30dans la rue
01:11:31contre la réforme des retraites,
01:11:32résultat,
01:11:33un 49-3.
01:11:34Les consultations,
01:11:35elles ne sont jamais écoutées.
01:11:37Les cahiers de doléances
01:11:38après les Gilets jaunes,
01:11:38ils n'ont même pas été publiés.
01:11:41Les pétitions,
01:11:41elles sont balayées.
01:11:43Les élections,
01:11:44elles sont déconsidérées.
01:11:45En 2024,
01:11:46la gauche arrive en tête,
01:11:47le président l'ignore
01:11:48et ne fait aucune inflexion.
01:11:50En dix ans,
01:11:51sur aucune réforme
01:11:52de casse sociale,
01:11:53le gouvernement
01:11:54n'aura reculé.
01:11:55Il aura parié
01:11:55sur la division,
01:11:56l'essoufflement,
01:11:57la répression,
01:11:58le passage en force.
01:11:59Tout cela laisse des traces,
01:12:00brutalise.
01:12:01En délégitimant
01:12:02les voix pacifiques
01:12:03d'expression,
01:12:03vous légitimez
01:12:04une autre voix,
01:12:05la pire de toutes,
01:12:06celle de la violence.
01:12:07C'est grave.
01:12:07On en mesure aujourd'hui
01:12:08les conséquences.
01:12:10Samedi,
01:12:10un garçon de 17 ans
01:12:12a perdu sa main.
01:12:13Une fille du même âge
01:12:14a perdu son oeil.
01:12:15Depuis au moins dix ans,
01:12:16la police est utilisée
01:12:17comme principale réponse
01:12:18à la colère sociale.
01:12:20Cela met en danger
01:12:20les policiers
01:12:21et les personnes
01:12:22qui défendent leurs droits.
01:12:23Depuis samedi,
01:12:25loin de l'apaisement,
01:12:26j'observe un glissement dangereux.
01:12:28Le président du Sénat
01:12:30juge légitime
01:12:31la question
01:12:31de l'interdiction de LFI.
01:12:33À Lyon,
01:12:34sur une presqu'île
01:12:34encore meurtrie,
01:12:35des néofascistes
01:12:36ont défilé hier soir.
01:12:39Alors,
01:12:40monsieur le ministre,
01:12:40j'aime mon pays.
01:12:41Je refuse de le voir
01:12:42s'enfoncer dans cette violence,
01:12:44mais le CAC ne se décrète pas
01:12:45avec toujours plus de sécuritaire.
01:12:47Il se construit
01:12:47à partir des revendications.
01:12:49Allez-vous répondre
01:12:49aux demandes des lycéens
01:12:50et allez-vous mettre
01:12:51à l'ordre du jour
01:12:52un projet de loi d'urgence
01:12:53contre la vie chère ?
01:12:54Merci,
01:12:55monsieur le député.
01:12:57La parole est à monsieur
01:12:59Laurent Dunez,
01:13:00ministre de l'Intérieur.
01:13:07Madame la Présidente,
01:13:08mesdames et messieurs
01:13:09les députés,
01:13:10monsieur le député
01:13:10Boris Tavernier.
01:13:12Je ne répondrai pas,
01:13:13évidemment,
01:13:14à tout l'aspect
01:13:15de votre question,
01:13:16mais au moins,
01:13:17au moins,
01:13:17je me permettrai
01:13:19de répondre
01:13:20sur la partie
01:13:21qui concerne
01:13:21ce que vous qualifiez
01:13:22de violences,
01:13:23de répressions policières.
01:13:25Et puis,
01:13:25je répondrai
01:13:26sur ce que vous avez évoqué
01:13:27sur une manifestation
01:13:28hier de néofasciste
01:13:30à Lyon.
01:13:32Sur le premier point,
01:13:34d'abord,
01:13:34vous dire,
01:13:34monsieur le député,
01:13:35je ne peux vraiment,
01:13:36et d'ailleurs,
01:13:37c'est vrai pour d'autres
01:13:38membres de la représentation nationale
01:13:39de ce côté-ci,
01:13:40que vous invitez peut-être
01:13:41à vous rendre
01:13:42sur un service d'ordre
01:13:42lors d'une manifestation,
01:13:44par exemple,
01:13:44à Lyon,
01:13:45que vous compreniez
01:13:46à quel moment,
01:13:47que vous compreniez
01:13:48et à quel moment
01:13:48le préfet du Rhône
01:13:50décide d'engager la force.
01:13:51Il ne s'agit pas
01:13:52de réprimer,
01:13:53il s'agit d'éviter
01:13:53des exactions.
01:13:55Alors,
01:13:55vous avez raison,
01:13:56lundi 17 octobre,
01:13:57il y a eu beaucoup
01:13:58d'exactions,
01:13:59je le regrette,
01:14:00et nous aurons bien évidemment
01:14:01à nous expliquer là-dessus,
01:14:02mais vous ne pouvez pas dire
01:14:04que la seule réponse
01:14:05qui est la nôtre
01:14:06est une réponse policière.
01:14:07Ce n'est pas que ça,
01:14:09c'est ça pour contenir,
01:14:10contenir des exactions.
01:14:12Alors,
01:14:12sur la manifestation d'hier,
01:14:14sur la manifestation d'hier soir,
01:14:15effectivement,
01:14:16hier se tenait
01:14:17un rassemblement,
01:14:18un rassemblement
01:14:19organisé par la société civile
01:14:21pour soutenir
01:14:22les commerçants,
01:14:23condamner les casseurs,
01:14:24condamner les pilleurs.
01:14:25Il s'est trouvé
01:14:26qu'au moment
01:14:27de la dispersion,
01:14:28il a été constaté
01:14:30qu'effectivement,
01:14:30200 militants
01:14:32d'ultra-droite
01:14:33s'étaient introduits
01:14:34dans cette manifestation
01:14:35et sont partis
01:14:36en cortège.
01:14:37Ça a duré
01:14:38très peu de temps,
01:14:39ça a duré
01:14:40très peu de temps.
01:14:41Le préfet du Rhône
01:14:43a réagi vigoureusement,
01:14:44je m'en suis entretenu
01:14:45avec lui
01:14:46il y a quelques heures seulement
01:14:47et il engagera
01:14:48une action judiciaire,
01:14:50il saisira la justice,
01:14:51il fera un article 40
01:14:52justement
01:14:53pour condamner,
01:14:54dénoncer
01:14:55et réprimer
01:14:56ce qui a été
01:14:56cette manifestation
01:14:57nauséabonde
01:14:58dans les rues de Lyon.
01:15:00Merci beaucoup,
01:15:01monsieur le ministre.
01:15:02La parole est à madame
01:15:03Mathilde Panot,
01:15:04présidente du groupe
01:15:05La France Insoumise.
01:15:08Monsieur le Premier ministre,
01:15:10disons que vous êtes au pouvoir
01:15:11et que vous osez prétendre
01:15:12que vous n'êtes jamais
01:15:13responsable de rien.
01:15:14Votre incapacité
01:15:16à garantir le droit
01:15:17de manifester,
01:15:17c'est la faute
01:15:18de la France Insoumise.
01:15:19Votre incompétence totale
01:15:21qui a provoqué le désastre,
01:15:22encore la France Insoumise.
01:15:24Votre politique brutale
01:15:25qui pousse contre vous
01:15:26des centaines de milliers
01:15:27de manifestants pacifiques
01:15:29qui n'en peuvent plus,
01:15:30toujours la France Insoumise.
01:15:31Et pourtant,
01:15:32c'est vous qui gouvernez.
01:15:33Vous nous désignez responsables
01:15:35des problèmes
01:15:36que vous avez
01:15:36vous-même créés
01:15:37pour vous dédonner
01:15:39de votre bilan catastrophique.
01:15:41Consacrer l'opposition
01:15:42comme toute puissante
01:15:43pour mieux la brutaliser,
01:15:45c'est la stratégie
01:15:46des régimes autoritaires.
01:15:47Les plus dangereux
01:15:48d'entre vous
01:15:49rêvent déjà
01:15:50de nous interdire.
01:15:51Peu importe
01:15:52que nous réprouvions
01:15:53la violence
01:15:53dans les manifestations,
01:15:54peu importe
01:15:55que notre candidat
01:15:55Jean-Luc Mélenchon
01:15:56les répétait dix fois
01:15:58depuis le début du mouvement,
01:15:59nous accuser
01:16:00vous épargne
01:16:01de tirer les conséquences politiques
01:16:02du moment
01:16:03que notre pays traverse.
01:16:04A présent,
01:16:05vous franchissez
01:16:06un seuil inadmissible.
01:16:08Parole de commissaire
01:16:09dans Mediapart,
01:16:10je cite,
01:16:10il y a des choses indicibles
01:16:12quand on nous demande texto
01:16:13d'écrire que c'est LFI
01:16:14qui est derrière le mouvement
01:16:16alors que c'est objectivement faux
01:16:18de l'avis général
01:16:19des renseignements territoriaux.
01:16:21Forcément,
01:16:21on a des décisions politiques.
01:16:23Vous en êtes réduit
01:16:24à faire mentir
01:16:25une administration.
01:16:26Monsieur le Premier ministre,
01:16:28si vous souhaitez tant
01:16:29nous prêter tous les pouvoirs,
01:16:30il fallait accepter
01:16:31le résultat des urnes
01:16:32lors des dernières législatives.
01:16:34Voilà ce que nous ferions
01:16:35à votre place.
01:16:36Accéder aux revendications politiques
01:16:38car c'est le seul moyen
01:16:39de répondre à une mobilisation.
01:16:41Vous allez jusqu'à tenter
01:16:42des mises en scène grossières
01:16:43d'arrestations
01:16:44de parlementaires insoumis.
01:16:46Hier,
01:16:46de Rima Hassan
01:16:47à l'aéroport.
01:16:47Aujourd'hui,
01:16:48de Raphaël Arnaud
01:16:49sur le quai d'une gare.
01:16:50Votre propagande politicienne
01:16:52est en train de s'effondrer.
01:16:54Monsieur le Premier ministre,
01:16:55vous êtes dangereux
01:16:56pour la démocratie.
01:16:58Vous ne gouvernez pas.
01:16:59Vous vous contentez de durer.
01:17:01Quand on n'a plus rien
01:17:02à dire au pays,
01:17:03quand il ne vous reste
01:17:04que la répression,
01:17:05c'est le signe
01:17:05qu'il faut partir.
01:17:07Merci Madame la Présidente Pannot.
01:17:09La parole est à Monsieur le Premier ministre.
01:17:14Merci beaucoup Madame la Présidente
01:17:16de l'Assemblée nationale.
01:17:17Mesdames et Messieurs les députés,
01:17:19Madame la Présidente Pannot,
01:17:20il vous reste deux secondes.
01:17:22Condamnez-vous l'incendie
01:17:24de la mairie de Limoges
01:17:26dont ce matin,
01:17:28un premier suspect
01:17:29a été interpellé
01:17:30interpellé et appartenant
01:17:31à l'ultra-gauche.
01:17:41Madame la Présidente,
01:17:46vous n'avez pas eu un mot
01:17:47pour le jeune
01:17:48qui a perdu une main à Saint-Étienne,
01:17:50pas un mot pour la jeune
01:17:51qui a perdu un oeil à Moulouse,
01:17:52pas un.
01:17:54Merci Madame la Présidente,
01:17:56Monsieur le Premier ministre.
01:17:57Madame la Présidente,
01:17:59c'est le moment,
01:18:01comme je vous le disais,
01:18:02de la grande clarification.
01:18:05Toujours la même rhétorique,
01:18:08celle qui consiste
01:18:10à semer le chaos
01:18:11et ensuite à se victimiser
01:18:13par le mensonge
01:18:14ou l'anathème.
01:18:15La manière dont vous avez
01:18:17instrumentalisé
01:18:18avec les membres
01:18:20de la France Insoumise
01:18:21cet article de Mediapart
01:18:22qui fait état
01:18:24d'un off
01:18:25d'un commissaire de police
01:18:26anonyme
01:18:27est absolument
01:18:30scandaleuse.
01:18:30Il n'y a pas
01:18:31de renseignement
01:18:32politique
01:18:33en France.
01:18:34La force de police
01:18:35ne travaille pas
01:18:36sur les oppositions.
01:18:38Mais comme à chaque fois,
01:18:39vous êtes obligés
01:18:40de mentir
01:18:41et de vous voterez
01:18:42dans les grands outrages
01:18:43pour justement
01:18:45créer
01:18:46le désordre.
01:18:47Et maintenant,
01:18:48vous allez
01:18:49pour éluder
01:18:51la responsabilité
01:18:52d'un certain nombre
01:18:53de vos proches
01:18:54ou de vos membres
01:18:55jusqu'à jeter
01:18:57l'anathème
01:18:58sur la justice
01:18:59comme Jean-Luc Mélenchon
01:19:00vient de le faire
01:19:01à l'instant
01:19:02sur Twitter
01:19:02dans la réquisition
01:19:05du parquet
01:19:05contre Rima Hassan
01:19:07pour apologie
01:19:08du terrorisme.
01:19:09Rien que cela.
01:19:11Madame la Présidente
01:19:12Panot,
01:19:12je ne cherche pas
01:19:13à vous interdire.
01:19:16Personnellement,
01:19:16je veux vous combattre
01:19:18politiquement
01:19:18dans les urnes,
01:19:20dans le cadre
01:19:20d'un exercice démocratique
01:19:22comme je le fais
01:19:23à chaque fois
01:19:23avec vous.
01:19:24Je ne m'abrite pas
01:19:25derrière les services
01:19:26de l'État.
01:19:27Je vous réponds
01:19:28à chaque fois
01:19:28droit dans les yeux
01:19:29pour une simple
01:19:30et bonne raison.
01:19:31C'est que nous n'avons
01:19:32pas peur.
01:19:33Vous ne nous faites
01:19:34pas peur.
01:19:34Et quand on regarde
01:19:35les différentes déclarations
01:19:37de vos proches,
01:19:39le NPA,
01:19:40M. Poutou,
01:19:41son tweet,
01:19:42le gouvernement
01:19:43nous demande
01:19:44de choisir
01:19:44notre camp.
01:19:46Je poursuis.
01:19:47D'accord.
01:19:48Alors pour nous,
01:19:49ça sera le camp
01:19:50des manifestants,
01:19:51ça, normal,
01:19:52des émeutiers
01:19:53de la jeunesse révoltée,
01:19:55des opprimés
01:19:56et du désordre.
01:19:57M. Poutou
01:19:58était candidat
01:20:00du NFP
01:20:00aux élections législatives.
01:20:03De la clarté,
01:20:04la jeune garde
01:20:05le député
01:20:06Raphaël Arnaud,
01:20:07jeune garde
01:20:08dissoute
01:20:08par le Conseil
01:20:09d'État
01:20:10pour valorisation
01:20:11de la violence,
01:20:12préparation
01:20:13aux affrontements
01:20:13violents,
01:20:14absence de
01:20:15canonation
01:20:15des violences.
01:20:16Le député
01:20:17Raphaël Arnaud,
01:20:18lui-même
01:20:19condamné définitivement
01:20:20pour violence
01:20:21volontaire
01:20:21en réunion
01:20:22en 2024.
01:20:24Solidaires étudiants
01:20:26dont vous êtes proches,
01:20:28communiqués de presse
01:20:28du 18 octobre dernier,
01:20:30les casses,
01:20:31je cite,
01:20:32sont réfléchies
01:20:32et faites
01:20:33sur des emblèmes
01:20:34du capitalisme.
01:20:35Je continue,
01:20:36les patrons
01:20:37ne pleureront pas
01:20:38quelques vitrines
01:20:39pendant qu'ils se goinfrent
01:20:40avec le fruit
01:20:41de notre travail.
01:20:42Nous,
01:20:42on vient enfin
01:20:43acheminer le ruissellement,
01:20:44je cite,
01:20:46écoutez bien,
01:20:46en venant se servir
01:20:48directement à la source.
01:20:50Appel au pillage.
01:20:51Je crois que
01:20:52le député
01:20:53Aurélien Lecoq
01:20:54a commencé
01:20:55dans cette institution
01:20:57qui est
01:20:58solidaire,
01:20:59étudiant.
01:20:59la réalité
01:21:00de fait,
01:21:01je vous avais dit
01:21:02après la mort
01:21:03tragique de Quentin
01:21:04qu'il fallait faire
01:21:05effectivement le ménage
01:21:06dans vos rangs,
01:21:07dans vos paroles
01:21:08et dans vos idées.
01:21:09La réalité,
01:21:10c'est que j'étais bien naïf
01:21:11parce que votre agenda
01:21:12politique d'installer
01:21:13la violence et le chaos
01:21:14dans le pays
01:21:14est bel et bien là.
01:21:16Donc oui,
01:21:17vous avez effectivement
01:21:18choisi votre camp,
01:21:19madame la présidente Pannot,
01:21:21c'est le camp
01:21:21de la honte
01:21:22et nous vous combattrons.
01:21:25Merci Monsieur le Premier Ministre.
01:21:29La parole est à Monsieur Jordan
01:21:31Guitton
01:21:32pour le Rassemblement National.
01:21:36Ma question s'adresse
01:21:37à Monsieur le Ministre
01:21:38des petites et moyennes entreprises,
01:21:39du commerce,
01:21:40de l'artisanat,
01:21:41du tourisme
01:21:41et du pouvoir d'achat
01:21:43ou de ce qu'il en reste.
01:21:44Je voudrais vous parler
01:21:45de ceux qui ne demandent
01:21:46jamais rien
01:21:47et qui payent toujours tout,
01:21:49de ceux qui travaillent
01:21:50toujours plus
01:21:50et qui ne comptent
01:21:51jamais leurs heures,
01:21:52de ceux qui ne sont
01:21:53jamais assistés
01:21:54et qui ne cassent rien.
01:21:56Cette majorité silencieuse
01:21:58qui fait tenir
01:21:58notre pays debout
01:22:00tandis qu'elle vous regarde
01:22:01le faire mourir.
01:22:03Emile Zola aurait pu écrire
01:22:04le ventre du chaos
01:22:06ou encore
01:22:07au bonheur
01:22:07des casseurs.
01:22:08Tellement le chaos sécuritaire
01:22:10est venu s'ajouter
01:22:12au chaos économique
01:22:13et financier
01:22:14de la France
01:22:15d'Emmanuel Macron
01:22:16alors que nous discutons
01:22:18de votre budget
01:22:19qui augmente les impôts
01:22:21de 18 milliards d'euros
01:22:22pour eux
01:22:23alors que des commerçants
01:22:24ont vu le travail
01:22:25d'une vie
01:22:26pillée et détruite
01:22:27en quelques minutes
01:22:28contre eux
01:22:29alors que la France
01:22:30est endettée
01:22:31de 1 400 milliards d'euros
01:22:32depuis 9 ans
01:22:33eux rembourseront
01:22:34alors que nous enregistrons
01:22:36cette année encore
01:22:37des records de faillite
01:22:38d'entreprise
01:22:39eux disparaissent.
01:22:41Vous n'êtes plus
01:22:42qu'un pouvoir minoritaire
01:22:43et démissionnaire
01:22:44et non
01:22:45monsieur le premier ministre
01:22:463000 commerçants pillés
01:22:47ce n'est pas
01:22:48une petite erreur
01:22:49ces six derniers mois
01:22:51de fin de règne
01:22:52deviennent si longs
01:22:52pour tous les français
01:22:53lors des émeutes
01:22:55de 2023
01:22:55le milliard de dégâts
01:22:57avait déjà été payé
01:22:58totalement
01:22:59par les commerçants
01:23:00et les assureurs
01:23:01avec vous
01:23:02c'est toujours pareil
01:23:03tandis que la nouvelle France
01:23:05de Jean-Luc Mélenchon
01:23:06casse la France
01:23:07des classes moyennes
01:23:08des retraités
01:23:09des artisans
01:23:10des commerçants
01:23:10des entrepreneurs
01:23:11elle payera
01:23:13les impôts
01:23:14les émeutes
01:23:14les remboursements
01:23:15les fonds d'urgence
01:23:16et le chômage partiel
01:23:17alors monsieur le ministre
01:23:18du travail
01:23:19ma question est simple
01:23:20qui va payer ?
01:23:22Merci monsieur le député
01:23:24la parole est à monsieur
01:23:25Serge Patpin
01:23:26ministre des petites
01:23:27moyennes entreprises
01:23:28du commerce
01:23:29de l'artisanat
01:23:33Bien
01:23:34merci madame la présidente
01:23:36mesdames messieurs
01:23:37les députés
01:23:37monsieur le député
01:23:38Guyton
01:23:40écoutez
01:23:40moi je suis
01:23:42commerçant
01:23:43je suis leur ministre
01:23:46leur ministre
01:23:47oui
01:23:47oui mais les deux
01:23:48les deux
01:23:49les deux
01:23:49et je suis depuis
01:23:51avec eux
01:23:52je suis avec eux
01:23:53depuis tout ce week-end
01:23:54voilà
01:23:55on les a réunis
01:23:57je suis allé les voir
01:23:58et ensemble
01:24:00on a constitué
01:24:02un fonds de soutien
01:24:04j'ai eu l'occasion
01:24:05de m'en exprimer
01:24:06auprès de la
01:24:07la députée
01:24:07Bergman
01:24:09et ce fonds de soutien
01:24:11il dit aussi
01:24:12que l'état
01:24:13est au rendez-vous
01:24:14parce que c'est pas
01:24:15la première crise
01:24:15qu'on affronte
01:24:16là on a décidé
01:24:17tout de suite
01:24:18d'activer le chômage
01:24:19partiel
01:24:19je rappelle qu'on l'a fait
01:24:21pour les incendies
01:24:22aussi en Gironde
01:24:23donc c'est directement
01:24:25une aide de l'état
01:24:26qui permet aux salariés
01:24:28d'être pris en charge
01:24:29à 100%
01:24:30on est en train
01:24:31de créer
01:24:31un fonds de soutien
01:24:33qui va être
01:24:35qui va être
01:24:36exprimé
01:24:37qui va être communiqué
01:24:38tout à l'heure
01:24:38dans l'ampleur
01:24:40et on propose
01:24:42de différer
01:24:43les charges sociales
01:24:46la BPI
01:24:47propose
01:24:49un prêt
01:24:50à taux zéro
01:24:51donc vous dites
01:24:52qu'on ne fait rien
01:24:53là
01:24:53vous dites
01:24:54qu'on ne fait rien
01:24:54comment vous pouvez dire
01:24:55comment vous pouvez dire ça
01:24:57comment vous pouvez dire ça
01:24:59donc on est au rendez-vous
01:25:00pour aider les commerçants
01:25:02donc moi je suis
01:25:03à leur côté
01:25:04je suis avec eux
01:25:05c'est aussi dans cet esprit
01:25:06comme je disais tout à l'heure
01:25:07qu'on est allé voir
01:25:08les plateformes
01:25:09pour condamner
01:25:11les ventes
01:25:12qui sont faites
01:25:12sur cette plateforme
01:25:13et dont les produits
01:25:15sont issus
01:25:15des pillages
01:25:16donc vous voyez
01:25:17il y a un certain nombre
01:25:18de mesures
01:25:18qui sont là
01:25:19disponibles
01:25:20pour les commerçants
01:25:21on va les aider
01:25:23à reconstruire
01:25:24et on va les aider
01:25:25à réouvrir
01:25:27merci beaucoup
01:25:28monsieur le ministre
01:25:29monsieur le député
01:25:30monsieur le ministre
01:25:31vous n'avez pas répondu
01:25:32à ma question
01:25:33qui paye pour tous
01:25:34ces fonds que vous créez
01:25:35c'est vous les responsables
01:25:36vous devez assumer
01:25:37devant les françaises
01:25:38et les français
01:25:38moi je vous le dis
01:25:39c'est encore une fois
01:25:40la France du travail
01:25:40qui va payer
01:25:41votre incompétence
01:25:42alors on l'a dit aux français
01:25:43rendez-vous en 2027
01:25:45merci monsieur le député
01:25:46monsieur le ministre
01:25:47quelques secondes
01:25:49monsieur le ministre
01:25:51chuuut
01:25:51je vais vous dire une chose
01:25:52j'accepte pas le mot
01:25:54incompétence
01:25:55parce que venant de vous
01:25:56venant de vous
01:25:57et bah pareil
01:25:59merci monsieur le ministre
01:26:00la séance des questions
01:26:01au gouvernement est terminée
01:26:02la séance est suspendue
01:26:03merci
01:26:05merci
01:26:05Sous-titrage FR ?