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Ce mercredi 7 octobre, Antoine Larigaudrie a reçu Christian Fontaine, directeur de la rédaction du magazine Le Revenu, Antoine Charbonneau, cofondateur et PDG de Basalt, et Nicolas Rochon, président et fondateur de RGREEN INVEST, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Bonjour à toutes et tous, TPI tout pour investir et de retour pour une nouvelle édition en radio, en télé,
00:17sur le web, bien évidemment, podcast triplet pour écouter toutes nos chroniques.
00:21TPI, tout pour investir, c'est une émission, c'est aussi un événement exceptionnel qui aura lieu le 18 novembre
00:29prochain au pavillon Cambon Capucine.
00:32A l'honneur cette année, les CGP, les artisans de votre patrimoine, on sera tous réunis, toutes les émissions seront
00:38délocalisées.
00:39On va véritablement célébrer ce métier, la fabrication du patrimoine, la création de valeurs, vos finances personnelles.
00:46Ça va être un rendez-vous absolument passionnant, on sera tous présents et soyez-y, bien entendu, vous pouvez vous
00:52inscrire en scannant le QR code qui est affiché à l'écran.
00:56Alors, au cœur de l'actualité, déjà votre retraite, évidemment, au cœur de l'actualité, les grands débats budgétaires, politiques,
01:02du moment, pour la présidentielle.
01:04Évidemment, la certitude qui semble désormais claire et nette pour tout le monde, tout le bord confondu, et on a
01:09pu le voir lors des assises de l'affaire, dernièrement.
01:11Il faut plancher sur un système complémentaire général de capitalisation.
01:16Au milieu de tout ça, il y a le très réputé PER qui commence vraiment à s'imposer en la
01:21matière, mais quand l'ouvrir, suivant évidemment votre profil et vos priorités, comment l'abonder ?
01:26Quelle stratégie ? Christian Fontaine du magazine Le Revenu avec nous dans quelques secondes.
01:31Au cœur de vos finances personnelles, un autre support qui fait ses preuves, un de vos préférés, c'est l
01:35'assurance vie.
01:36On l'a dit, on le redit, on se retrouve ces derniers temps avec d'incroyables sommes en manque à
01:40gagner.
01:41Investissement pas très performant, stratégie pas très productive.
01:44Est-ce que votre assurance vie est bien réglée ?
01:47Étude intéressante qu'on va décortiquer avec Antoine Charbonneau de Basalt.
01:50On va ouvrir le capot pour voir s'il n'y a pas quelques réglages à faire pour mieux faire
01:53fructifier vos finances personnelles,
01:55et surtout en tenant compte de l'environnement qui est très changeant en ce moment.
01:59Enfin, les énergies vertes font leur grand retour dans votre panorama d'investissement.
02:03Première loge de la soif d'énergie du moment, évidemment.
02:06Arc Démarge a un redémarrage clair et net après une période un petit peu compliquée.
02:10Pourquoi, comment et avec quelle stratégie ?
02:12Toutes les réponses, tout à l'heure avec Nicolas Rochon de Air Green Invest.
02:16Il sera avec nous en fin d'émission dans le coffre-fort.
02:18Vous pouvez nous joindre évidemment par e-mail, direct à bfmbusiness.fr,
02:22nous envoyer un SMS au 732-16, mot-clé business suivi de votre question,
02:26et sinon me poser vos questions directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn.
02:31Allez, la boîte à outils tout de suite.
02:35Tout pour investir, la boîte à outils.
02:38On est au cœur de l'actualité, que ce soit du côté des assises de l'affaire,
02:42que ce soit du côté de la campagne présidentielle,
02:45que ce soit du côté des préoccupations budgétaires.
02:48Évidemment, on va en reparler toutes ces prochaines semaines.
02:51Christian Fontaine du magazine Le Revenu, bonjour.
02:53Bonjour Antoine.
02:54On va parler des retraites.
02:55Parce que, bon, maintenant, et c'était pas tant aux assises de l'affaire,
03:00il y a un vrai consensus de part et d'autre de l'échiquier politique pour dire que maintenant,
03:05oui, il nous faut un système complémentaire valable par rapport au système par répartition.
03:11Encore une fois, il s'agit que l'un complète l'autre.
03:14Maintenant, au milieu de tout ça, il y a le PER.
03:16Le PER, depuis qu'on l'a ouvert, entre guillemets, il n'arrête pas de progresser.
03:23Et c'est un placement qui a un véritable succès.
03:25Maintenant, si on se regarde, si on s'analyse, quand est-ce qu'il faut l'ouvrir ?
03:32Suivant quel profil ? Avec quelle stratégie ?
03:36Ça peut paraître bête, mais je ne sais pas.
03:38Moi, j'ai 50 ans.
03:39Je n'ai toujours pas de PER.
03:40Alors, non, la question n'est pas bête, mais effectivement, elle se pose.
03:44À quel âge faut-il ouvrir un plan d'épargne-retraite ?
03:47Alors, je dirais que, historiquement, les Français qui souhaitaient se constituer un petit bas de laine
03:52pour compléter la pension versée par les régimes obligatoires,
03:56pensaient à l'assurance-vie, pensaient à l'immobilier locatif.
03:59Et c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a un troisième outil ultra efficace,
04:03qui est le plan d'épargne-retraite.
04:05Vous avez vu les dernières statistiques du COR, du Conseil d'orientation des retraites,
04:09qui montrent très clairement que les jeunes, c'est-à-dire les jeunes actifs aujourd'hui
04:14qui ont entre 25 et 35 ans, aujourd'hui, quand un cadre part à la retraite,
04:18il touche une pension de retraite, un cadre peu ou prou égal à 50% de son dernier salaire d
04:23'activité.
04:24Pour les jeunes qui rentrent aujourd'hui sur le marché du travail, ce ne sera plus 50%, mais 40%.
04:28Donc, il y a un vrai besoin de revenus complémentaires.
04:31Et ce plan d'épargne-retraite est là pour y répondre.
04:35Alors, à quel âge faut-il commencer à verser ?
04:38J'aurais tendance à dire qu'on peut verser à tout âge, simplement pas pour la même raison.
04:42Lorsqu'on verse au début de son entrée dans la vie active,
04:48je dirais qu'on alimente son PER pour capitaliser.
04:53Vous savez que c'est le temps et le principal levier qui vous permet de mettre de l'argent de
04:57côté.
04:58Si vous commencez à mettre 50 euros chaque mois de côté sur un PER à 25 ans,
05:0350 euros pendant 40 ans avec 1 000 euros d'épargne de départ, placés à 6%, vous aurez plus de
05:09100 000 euros à 65 ans.
05:11Mais surtout, ce qui est intéressant, c'est que si on décompose ces 100 000 euros, vous n'aurez versé
05:16que 25 000 euros.
05:17C'est-à-dire 75 000 euros, ce seront des intérêts et des...
05:21C'est de l'argent qui aura bien travaillé.
05:23L'argent qui aura bien travaillé et vous aurez pleinement profité de l'effet boule de neige.
05:26Il ne faut pas hésiter, c'est vrai que le PER est un outil de défiscalisation.
05:30On dit en début de carrière, mais on paye peu d'impôts.
05:32Alors d'abord, pour un certain nombre de cadres, notamment les jeunes ingénieurs, ce n'est pas forcément vrai,
05:37puisque la tranche des 30% en France est très large.
05:40Donc on commence malheureusement à payer beaucoup d'impôts très jeunes.
05:44Mais s'il fallait une raison pour laquelle le revenu recommande d'ouvrir un PER,
05:49je dirais, dès l'entrée dans la vie active, c'est pour profiter, non pas de l'affaire fiscale,
05:53mais de l'effet boule de neige.
05:55Alors après ça, à 40-45 ans, pourquoi ouvrir un PER ?
06:00Là, les revenus commencent à être plus conséquents.
06:03Donc tous les cadres sont taxés à 30, 41, voire 45%.
06:08Donc là, l'effet défiscalisation, avantage fiscal, est très fort.
06:12Puisque vous versez 1 000 euros et vous économisez, si vous êtes à 30%,
06:16300 euros d'impôts immédiatement.
06:20Donc on met à l'abri.
06:21Donc vous mettez à l'abri.
06:23Et puis surtout, l'État vous fait une avance de trésorerie.
06:25Et cette avance de trésorerie, cet impôt qui n'est pas payé, vous pouvez le placer.
06:30Et là aussi, ça fait des petits.
06:33Le PER est d'autant plus intéressant que si jamais vous avez autour de 40-45 ans,
06:38quelques années après l'ouverture de votre PER, des difficultés sur le plan budgétaire,
06:42que vous n'arrivez pas à alimenter votre PER, ce n'est pas grave.
06:44Vous pouvez très bien sauter une année.
06:47Et puis on rentre dans votre fameuse tranche d'âge, celle que vous aimez beaucoup, mon cher Antoine.
06:52Pour ne pas être concerné, bien sûr, vous avez 50-55 ans.
06:55Là, on investit dans le PER pour défiscaliser, effectivement.
06:59Et puis parce que la retraite approche.
07:02Et vous savez, le PER, c'est quoi ?
07:05Le PER, c'est un outil qui est conçu pour se constituer un complément de revenu.
07:09Avec avantage fiscal.
07:10Et la contrepartie de l'avantage fiscal, c'est que l'argent est bloqué jusqu'à la retraite.
07:14Quand vous commencez à verser à 50 ans, la retraite, ce n'est pas si loin.
07:19Là, votre argent, il est bloqué 10 ou 15 ans.
07:22Donc je dirais, c'est une contrainte du placement qui se réduit.
07:25Et puis lorsqu'on arrive dans votre chère classe d'âge,
07:28je souris parce que j'ai même dépassé un de quelques années,
07:33vous avez aussi les avantages en matière de prévoyance du PER.
07:37Puisqu'il faut savoir que l'avantage fiscal à l'entrée, en cas de décès,
07:40n'est jamais repris par l'administration fiscale.
07:44Donc ça, c'est par le législateur.
07:45Donc ça, c'est un vrai plus.
07:47Et puis aussi, si vous terminez malheureusement votre carrière,
07:49comme beaucoup de cas, en étant au chômage,
07:51en cas, si un jour, vous arrivez à la fin des allocations au chômage,
07:57vous avez la possibilité de récupérer l'argent de votre PER
08:00sans rembourser l'avantage fiscal qui vous a été accordé à l'entrée.
08:03Mais du coup, quand on commence jeune, il nous reste moins d'une minute,
08:08quand on commence jeune, on peut se permettre de prendre un petit peu de risque,
08:11d'avoir des placements plus dynamiques.
08:13Quand on approche des 50 ans, il faut avoir un profil un peu plus équilibré.
08:16Et là, pour le coup, comme la retraite approche,
08:19c'est peut-être intéressant d'être un petit peu plus...
08:21En théorie, vous avez raison, mais je dirais qu'en pratique, non,
08:26parce qu'en fait, aujourd'hui, un cadre a...
08:28Alors, vous avez raison si vous avez besoin de piocher immédiatement,
08:32à 65 ans, la totalité de l'épargne mise de côté.
08:35D'accord.
08:35Mais la plupart des cadres ne vont pas toucher à ce plan d'épargne-retraite
08:40ou relativement très peu.
08:42Or, à 60 ou 65 ans, vous aurez une expérience de vie
08:45encore d'une trentaine d'années.
08:48Donc, non, surtout à 65 ans,
08:50ça, c'est vrai que c'est un discours, je dirais,
08:52qu'on trouve beaucoup, notamment sur les réseaux sociaux,
08:54mais à 65 ans, surtout,
08:57maintenez une allocation d'actifs dynamique.
08:59Vous avez encore 30 ans d'espérance de vie.
09:02Il est hors de question à Stagia
09:03de se positionner à 100% sur des placements sans risque,
09:06qui, peu ou prou, déduction faite de l'inflation,
09:08des prélèvements fiscaux et sociaux,
09:11ne rapporte absolument rien.
09:13Attention aux idées reçues.
09:15La gestion de patrimoine aussi,
09:16il faut savoir, évolue avec son temps.
09:18Attention aux biais comportementaux, là encore.
09:21Christian Fontaine du magazine Le Revenu,
09:22merci infiniment pour ce point complet sur le PER.
09:26Placement à suivre, tout de suite.
09:32Antoine Charbonneau de Basalt, bonjour.
09:34Bonjour Antoine.
09:35Oh, on vient de parler du PER,
09:37on va enchaîner sur l'enveloppe préférée des Français,
09:40à savoir l'assurance-vie.
09:41Eh, moi, il y a une stat que j'ai découverte, là, à la rentrée,
09:46qui me fascine.
09:47C'est JP Morgan, Asset Management, qui dit,
09:50bah oui, depuis 2020, les Français ont eu beau se mettre à la bourse,
09:54il y a 400 milliards d'euros de, entre guillemets,
09:57manque à gagner.
09:58Parce que, on a placé sur des trucs pas très performants,
10:02des trucs beaucoup trop sécurisés,
10:04et là, on répond aux biais comportementaux de l'investisseur français,
10:06très spécifiquement, et ça se voit à chaque enquête.
10:10Là, en plus, on a un univers de taux qui commence à se tendre,
10:15à alimenter des réflexions en termes d'allocations d'actifs.
10:19Est-ce que c'est pas un moment pivot, justement, pour l'assurance-vie ?
10:23Ça l'est, ça peut l'être.
10:25Effectivement, on est, l'assurance-vie, sur une enveloppe très polyvalente,
10:29donc on va pouvoir aller investir sur plein de typologies d'actifs.
10:32On fait de l'immobilier, on fait des actions, des obligations,
10:35et c'est vrai que c'est intéressant qu'on peut venir piocher,
10:38en fonction des conditions de marché,
10:40l'actif qui pourrait fonctionner demain.
10:42Alors, le biais comportemental, on l'a décrit avec cette histoire de manque à gagner.
10:46Maintenant, vous avez deux, trois chiffres qui sont encore plus parlants,
10:49et qui peuvent justement alimenter ce genre de réflexion.
10:51Effectivement, on a lancé une enquête chez Basalt auprès de mille Français
10:56pour comprendre comment ils se comportaient avec leur placement,
10:59et notamment l'assurance-vie.
11:00Il y a des chiffres qui sont assez marquants,
11:02et on parlait effectivement d'un manque à gagner potentiellement
11:05dans votre étude de JP Morgan.
11:07On la retrouve aussi ici.
11:09Il y a 22% des Français aujourd'hui qui connaissent exactement les frais
11:13qu'ils ont sur leur contrat d'assurance-vie.
11:15Ça, c'est problématique, parce qu'on le sait,
11:17l'assurance-vie, c'est censé financer des projets de vie,
11:20un achat immobilier, sa retraite, le financement des études de ses enfants.
11:24Et quand on ne connaît pas les frais qu'il y a à l'intérieur,
11:27c'est un manque à gagner de centaines d'euros, voire milliers d'euros,
11:29en fonction du montant investi.
11:31Et puis, ce n'est pas le tout.
11:33Ça, c'est avant de signer un contrat d'assurance-vie.
11:37Pendant la détention de cette assurance-vie,
11:38on connaît l'avantage fiscal au bout de huit ans,
11:40on a pu classer SG et un certain nombre de trucs à payer,
11:43donc pas grand-chose par rapport aux sommes qu'on débloque.
11:46Mais il y a encore une méconnaissance des mécanismes profonds du truc.
11:50Il y a beaucoup d'idées reçues.
11:52On parlait, l'intervenant juste en moi, du PER.
11:55C'est pareil sur l'assurance-vie.
11:56Il y a beaucoup, effectivement, d'idées reçues,
11:58et notamment une, et on parlait de la durée pivot d'huit ans.
12:03Beaucoup de personnes, aujourd'hui,
12:04pensent que l'assurance-vie est bloquée pendant huit ans.
12:07Or, ce n'est pas le cas.
12:08On peut retirer son argent à tout moment.
12:11Ce n'est pas comme un livret A disponible instantanément,
12:13mais néanmoins, l'argent reste disponible.
12:15Et puis, on paye des impôts.
12:17On paye des impôts, effectivement.
12:19Ce n'est pas une assurance décès.
12:20C'est vrai que le nom fait penser qu'on a quelque chose qui se passe au moment du décès.
12:25On a quelque chose, effectivement, mais ce n'est pas une assurance.
12:26On ne cotise pas.
12:27C'est vraiment une enveloppe pour épargner.
12:31Donc, c'est assez amusant,
12:33parce qu'on a quand même des gens qui disent
12:35que c'est notre placement préféré,
12:36mais en même temps, on ne le connaît pas.
12:37C'est le gros paradoxe.
12:39C'est le gros paradoxe qu'on a.
12:40C'est un marché qui touche beaucoup de monde.
12:42On a 19 millions de Français aujourd'hui qui ont un contrat d'assurance-vie.
12:45Ça représente 2100 milliards d'encours sous gestion.
12:48Et pourtant, quand on creuse, on le disait,
12:50les Français ne connaissent pas forcément leurs frais.
12:53Ils ne connaissent pas forcément les supports qu'ils ont à l'intérieur.
12:55Il y a 48% également des Français
12:57qui n'ont pas regardé le rendement moyen de leur assurance-vie ces trois dernières années.
13:01Donc, il y a un gros paradoxe aujourd'hui qui se crée.
13:04C'est lié à plein de choses,
13:07notamment notre système éducatif.
13:09On n'a pas été éduqué à l'argent, de manière générale, à gérer un budget.
13:14On s'est disserté sur compte à 18 ans ou bien réseau d'une intégrale,
13:19mais rarement gérer son argent au quotidien
13:21et comprendre les différentes enveloppes qu'on a en face de nous.
13:23Donc, il y a ce manque d'éducation, je dirais, d'une part.
13:26Et puis, les Français se sentent mal accompagnés.
13:28Et ça, c'est une vraie problématique.
13:30Et on l'a également dans les chiffres.
13:31Les chiffres, pardon, il y a 25% seulement des Français
13:35qui estiment que leurs conseillers financiers agissent dans leur intérêt
13:39plutôt que dans l'intérêt de leur banque ou de leurs conseillers financiers.
13:43Oui, 75% pensent que c'est fou, ça.
13:46C'est malheureusement, aujourd'hui, le système que l'on rencontre.
13:49Le Français moyen, quand il veut épargner,
13:51la figure d'épargne dans son entourage, c'est le banquier.
13:53Donc, on va toquer à la porte de son banquier.
13:55Et malheureusement, l'agence bancaire traditionnelle,
13:58le banquier, il a des objectifs.
13:59Il doit cocher des cases.
14:01Et ça va rarement, finalement, dans l'intérêt des clients.
14:03Et puis, on vous dira qu'il change tous les six mois.
14:06Tous les six mois, effectivement, on reçoit un mail de sa banque
14:09en disant, effectivement, que le conseiller a changé.
14:10Donc, c'est compliqué de suivre sur du long terme.
14:12Et les produits qu'ils vendent sont souvent des produits
14:14qui sont rattachés au groupe bancaire.
14:16Donc, c'est compliqué de faire un conseil indépendant.
14:18J'allais vous dire, en plus, pour rattraper l'actualité par le call box,
14:24en plus, on a l'IA maintenant.
14:25Il y a des tas de CGP qui nous expliquent.
14:27Nous, on est obligés de s'y mettre à l'IA.
14:29Pourquoi ?
14:29Parce que nos clients, ils s'en servent
14:32et ils viennent nous poser des questions précises.
14:34Donc, il faut être en mesure de répondre.
14:36Je dirais que c'est aussi une manière de s'informer,
14:39alors, évidemment, de manière indicative sur les placements à faire.
14:42Ce n'est pas l'IA qui va décider de...
14:44Vous allez mettre plutôt 5 000 euros sur des taux que des actions.
14:49Mais, voilà, malgré les progrès qui ont été faits ces derniers mois,
14:53il y a toujours cette mésinformation.
14:55Vous avez raison.
14:56On n'a plus les mêmes outils qu'avant, et c'est tant mieux.
14:59C'est-à-dire qu'effectivement, en quelques clics, maintenant,
15:01on peut savoir et en communiquer une recherche avec l'IA
15:04la moyenne de frais de contrats d'assurance-vie.
15:06Nous, chez Basalt, on a créé un comparateur
15:09qui permet en quelques clics de comparer l'ensemble des contrats d'assurance-vie.
15:12C'est la mode, ça.
15:12Donc, ça fonctionne bien.
15:14Et on n'a plus les mêmes outils qu'avant.
15:16Donc, il faut effectivement challenger son conseiller financier,
15:18challenger l'offre qu'on a actuellement
15:20pour trouver quelque chose qui puisse correspondre à ses objectifs.
15:23J'allais vous dire, l'environnement actuel,
15:26avec des taux qui n'arrêtent pas de grimper,
15:28avec des actions qui, bon an, mal an,
15:31sont quand même sur des niveaux proches de leur plus historique,
15:34que ce soit aux États-Unis,
15:36mais même chez nous, le CAC 40 n'est quand même pas très loin de son top historique.
15:39C'est un environnement qui n'est pas forcément très intuitif.
15:45Est-ce que vous constatez, là, ces dernières semaines, ces derniers mois,
15:48une sorte de pivot, une sorte de...
15:49« Oh, je vais plutôt aller regarder du côté de l'obligataire. »
15:52« Oh, 5% de rendement, c'est pas mal, ça. »
15:56Est-ce que vous sentez des réflexes ?
15:57Alors, je ne dirais pas conservateurs,
16:00mais des réflexes qui tendent à se dire
16:02« Mais le rendement, il est peut-être plutôt ailleurs, maintenant. »
16:05Le marché d'action n'est pas encore boudé,
16:06parce qu'évidemment, les stats le prouvent.
16:09Et surtout, sur le long terme.
16:11De manière générale, on est plutôt gagnant.
16:14Les performances passées ne présagent pas des performances futures, évidemment.
16:17Nous, ce qu'on constate, c'est beaucoup de diversification.
16:20C'est la bonne chose à faire.
16:21C'est effectivement d'aller chercher un peu d'obligataire,
16:24des actions, de l'immobilier.
16:26On a une offre globale immobilière aussi qui est assez bonne.
16:29et d'aller chercher aussi des fonds qui sont plutôt conservateurs
16:34et qui vont être plutôt des fonds de valeur absolue.
16:36Donc, ils vont aller chercher de la performance,
16:38peu importe si les marchés montent ou peu importe si les marchés baissent.
16:41Effectivement, on observe des clients qui vont vraiment diversifier,
16:45qui avant plutôt étaient très actions
16:48et qui maintenant diversifient beaucoup
16:50et ont beaucoup de lignes dans leurs contrats d'assurance vie.
16:52J'allais vous dire d'autant plus que présidentielle,
16:57une campagne qui, après, jugement de valeur ou pas,
17:00on regarde les arguments des candidats,
17:02il y a de quoi se taper la tête contre les murs,
17:04mais tous autant qu'ils sont,
17:06en matière d'économie, en matière de connaissances,
17:08des dynamiques économiques, de l'épargne, etc.
17:11Est-ce que ça induit des réflexes un petit peu plus précautionneux,
17:16justement, de la part des investisseurs en ce moment, ou pas encore ?
17:19Il y a un peu d'attentisme et de questionnement,
17:21mais je dirais que c'est peut-être la pire chose à faire,
17:24c'est de laisser son argent sur son livret A ou sur ses livrets réglementés.
17:28On le voit, l'année dernière, je crois que la Banque de France
17:30communiquait sur 900 milliards d'euros sur les livrets réglementés.
17:33Ça continue de croître, donc il y a un peu d'attentisme.
17:36Les Français continuent d'épargner, c'est le réflexe quand on se sent en danger.
17:41Mais ils ont du mal à investir.
17:42Et effectivement, on le constate,
17:44il y a beaucoup de Français qui ont du mal à passer ce cap-là.
17:48Et évidemment, ce n'est pas le conseil à donner.
17:50Aujourd'hui, le conseil à donner, c'est plutôt de passer le cap,
17:52de mettre le pied à l'étrier et d'aller investir,
17:55parce que sinon, l'inflation va nous rattraper
17:56et on va perdre évidemment le pouvoir d'achat.
17:58Surtout en ce moment et surtout dans l'environnement actuel,
18:01c'est absolument évident.
18:02Mais merci de nous mettre le nez un petit peu sur ces évidences.
18:05De temps en temps, on en a bien besoin.
18:06Antoine Charbonneau de Basalte,
18:08merci infiniment d'avoir été avec nous.
18:10Et on passe au coffre-fort.
18:12Tout pour investir, l'événement sur BFM Business.
18:16On va parler transition, transition énergétique
18:19avec Nicolas Rochon, RG Green Invest.
18:22Bonjour.
18:23Bonjour.
18:24Alors, c'est vrai que quand on se place
18:26toujours du côté des grandes politiques énergétiques,
18:30que ce soit les énergies vertes ou les énergies fossiles
18:33ou les énergies décarbonées quand on parle du nucléaire,
18:37parce que ce n'est pas la même chose,
18:38on est dans le domaine de la souveraineté.
18:40Est-ce que ce n'est pas justement la seconde vie,
18:43enfin la deuxième vie plutôt,
18:45des énergies vertes en ce moment,
18:47après une période de désintérêt consécutive
18:51à une seule phrase, drill, baby, drill ?
18:54On est tous revenus à fond sur les énergies fossiles
18:56en disant les énergies vertes,
18:57ce n'est pas assez efficient.
18:59Et puis là, on y revient,
19:00parce qu'on a soif de tout
19:01et on ne peut pas se priver des énergies renouvelables.
19:04Est-ce que vous sentez que cet aspect souveraineté,
19:07c'est le deuxième étage de la fusée ?
19:09En gros, c'est le relais qu'il fallait,
19:13mais finalement, les politiques sont complètement dépassées
19:16par ce sujet énergétique et on l'a vu aux États-Unis.
19:20Trump, avec son drill, baby drill,
19:23on n'a jamais eu autant d'installations renouvelables aux États-Unis.
19:26Pourquoi ? Parce que le vrai sujet,
19:28c'est la production d'énergie
19:31et comment répondre aussi à la transition digitale
19:34et à cette révolution du digital.
19:36Donc, l'énergie est au cœur
19:38et il n'y a pas une seule réponse.
19:42Il y en a une multitude.
19:43Et la très bonne nouvelle,
19:45c'est que pendant des années,
19:47on était content...
19:49On se contentait de parler des énergies renouvelables
19:52comme le sujet pour le climat.
19:54Mais ça va bien au-delà de ça.
19:56Et surtout, depuis quelques années,
19:59on est compétitif.
20:01On est la solution.
20:02On n'est plus une contrainte.
20:03Et donc, il faut voir les choses très différemment.
20:06Alors, cela dit, aux yeux des investisseurs,
20:08du point de vue de la compétitivité,
20:10il y a toujours...
20:13On s'étalonne par rapport aux États-Unis,
20:16on s'étalonne par rapport à la Chine.
20:17Alors, la Chine a fait un bond géant là-dessus,
20:20notamment grâce au photovoltaïque,
20:22mais aussi grâce à l'éolien, au barrage, etc.
20:27Quelle sorte de carte l'Europe a joué à ce niveau ?
20:31La Chine est un très bel exemple.
20:33Nous, on a voulu faire une transition environnementale.
20:36Il fallait faire une transition énergétique.
20:38Les Chinois ont fait une transition énergétique,
20:40avec un objectif à 2060 d'être totalement bas carbone.
20:43Mais ils savent très bien qu'il fallait passer
20:45par une situation hybride,
20:47en développant l'ensemble de solutions
20:50pour sécuriser les projets industriels,
20:53les projets économiques,
20:55et la population chinoise.
20:57C'est ce qu'on doit faire en Europe.
20:59Et aujourd'hui, la très bonne nouvelle,
21:01c'est qu'on a des solutions très différentes
21:03de la France à la Pologne,
21:04en passant par la Suède,
21:05parce qu'on a des politiques énergétiques
21:07et une histoire énergétique différentes.
21:09Mais on a toutes les solutions bas carbone
21:11pour pouvoir répondre à ces enjeux
21:13de prix d'énergie compétitif,
21:17indépendance,
21:18souveraineté.
21:19Mais attention,
21:22on est dans un monde global
21:23et peu de solutions sont totalement indépendantes,
21:27parce que si on va sur l'ensemble
21:29de la chaîne de valeur,
21:30on a toujours besoin,
21:30à un moment ou d'un autre,
21:31de quelqu'un.
21:33La Chine en particulier,
21:35sur les composants critiques.
21:37Il y avait une très belle usine
21:38du côté de Marseille
21:40qui était prévue pour fabriquer
21:42des panneaux solaires.
21:44Terminé,
21:45parce que pas compétitive.
21:47Et ça aussi,
21:48ça va être un enjeu,
21:49justement,
21:49au cœur de ces questions souveraines.
21:51Mais il faut être pragmatique.
21:53Il ne faut pas essayer
21:54de faire comme les Chinois.
21:56Il faut faire avec eux.
21:58Comment on est capable
21:59de réindustrialiser ?
22:00Comment on est capable
22:01de faire des partenariats
22:02où on crée des sociétés en commun ?
22:04On utilise
22:06le leadership technologique
22:07dans l'énergie
22:08qui vient de l'Asie maintenant.
22:10Il faut l'accepter.
22:11Quand j'ai commencé
22:12dans le secteur en 2003,
22:1585-90% des composants
22:16étaient européens.
22:17Aujourd'hui,
22:17ils sont asiatiques.
22:18Et donc,
22:19comment on est capable
22:20de les attirer ?
22:21En leur montrant
22:22la puissance
22:23de notre marché européen
22:24d'installation
22:25et, dans le même temps,
22:28reconstruire
22:28une stratégie à 20 ans
22:30avec du recyclage
22:31pour récupérer
22:32la matière première
22:33et partir
22:34dans un cycle
22:34de réindustrialisation.
22:35Mais il ne faut pas croire
22:36que c'est quelque chose
22:37qui va se faire
22:37en 5 ans.
22:38la souveraineté,
22:39la sécurité énergétique
22:40en 5 ans,
22:41ça,
22:42ce n'est pas crédible.
22:43Il faut une planification
22:44sur 20 à 30 ans.
22:45C'est le cycle.
22:46Alors,
22:46dans un premier temps,
22:47mettons sur les 10-15 prochaines années,
22:51on est en plus
22:53dans les problématiques
22:54d'investissement
22:55du côté de l'Europe
22:56qui vont être très importantes
22:57ces prochaines années,
22:58qui mettent du temps
22:59à être mis en place.
23:01Mais supposons,
23:02100 milliards d'euros
23:03d'investissement possible.
23:05Quelle est la première chose
23:07sur laquelle on doit investir ?
23:09Parce qu'il y a un débat.
23:12Énergie,
23:12énergie verte,
23:14stockage,
23:15intelligence du réseau,
23:16tout ça va ensemble.
23:18Il n'y a pas une réponse.
23:19Il y a des réponses
23:20et il y a des solutions
23:21qu'il faut trouver.
23:22Chez Air Green,
23:23dès 2019,
23:25on a accompagné
23:26et on a développé
23:27la première plateforme
23:28de stockage
23:29en France.
23:29Aujourd'hui,
23:30on est leader
23:30sur le marché français
23:31avec plus de 50%
23:32de parts de marché
23:32sur le stockage
23:34pour pouvoir
23:36accompagner le réseau.
23:38On est les leaders
23:38en Finlande
23:39avec ces solutions
23:40de stockage.
23:40On avait développé
23:41en Italie
23:42le biomethane
23:43parce que l'Italie
23:44a un énorme problème
23:45de gaz
23:45et il faut absolument
23:46qu'ils développent
23:46le biomethane.
23:47Nous,
23:47aujourd'hui,
23:47avec 100 milliards,
23:48en frais,
23:49ce qu'on essaie
23:49de faire,
23:50chez Air Green,
23:51avec aujourd'hui 4 milliards,
23:52on va accélérer,
23:53accélérer sur la France.
23:55Nous,
23:55notre conviction,
23:56c'est oui,
23:56le stockage.
23:57Deuxième chose,
23:58la géothermie.
23:59On fera un très gros plan
24:00sur la géothermie
24:00parce que ça,
24:01c'est de la vraie souveraineté.
24:02C'est notre sous-sol,
24:04c'est notre industrie
24:05et on a un savoir-faire
24:07incroyable
24:09en tant que d'expérience,
24:10d'école
24:11sur le sous-sol.
24:13Donc,
24:13voilà,
24:14on ferait
24:15de la géothermie
24:16en France massivement.
24:17On ferait
24:18en Europe de l'Est
24:19ce qu'on a commencé
24:21depuis 4 ans.
24:22On est les leaders indépendants
24:23dans la production
24:23et le stockage
24:24en solaire,
24:25éolien
24:26et batterie.
24:27Pourquoi ?
24:28Parce qu'eux,
24:28ils ont une dépendance
24:29énorme
24:29des énergies fossiles,
24:31un prix d'énergie
24:31qui est très élevé
24:32et là,
24:33on peut être très compétitif.
24:34On peut produire
24:35à 45 euros
24:36tout en stockant
24:36alors qu'on revend
24:37à 100 euros.
24:38Voilà des exemples concrets
24:40de ce qu'on doit faire
24:40mais bien sûr,
24:41au-delà de tout ça,
24:43préparer le réseau,
24:44investir massivement
24:45dans le réseau
24:46pour cette électrification massive
24:48qui va être accélérée
24:50par ce dont on parlait
24:52tout à l'heure,
24:53la transition
24:53et la révolution
24:54du digital,
24:55comment l'Europe
24:56est capable
24:56de se préparer
24:57à ce tsunami
24:58de demandes
25:00d'électricité.
25:02Dernier aspect
25:02pour nous,
25:03pour les particuliers,
25:04pour nos finances personnelles
25:06de tous les jours.
25:07Longtemps,
25:07on a eu l'impression
25:08d'être un petit peu
25:09exclus de tout ça.
25:10Maintenant,
25:11ça revient en force
25:12mais il y a des raisons
25:13de fond à ça
25:13qui concernent
25:15l'épargnant,
25:15qui concernent celui
25:16qui veut faire
25:16fructifier du capital.
25:19Quoi de mieux
25:20pour un épargnant
25:21que de pouvoir
25:22allouer ses ressources
25:24sur des infrastructures
25:25stratégiques
25:26qui vont perdurer
25:28dans le temps ?
25:29Qu'est-ce que veut
25:29un épargnant ?
25:30Il veut une visibilité
25:31sur le long terme.
25:32Quand on produit
25:34des infrastructures,
25:35on construit
25:36des infrastructures
25:37sur des cycles
25:37de 30 à 50 ans
25:38avec des cash flows
25:39récurrents
25:40sur des enjeux vitaux.
25:41Du rendement en plus.
25:42Les enjeux vitaux
25:43vous amènent
25:44à, dans n'importe
25:46quelle condition
25:46de marché,
25:47on aura besoin
25:49de chauffage,
25:50d'électricité
25:51et de capacité
25:52pour faire marcher
25:54tout ce monde numérique.
25:54C'est ces infrastructures
25:56qu'on construit
25:56au quotidien
25:57chez Air Green
25:57en France
25:58et en Europe
25:59en essayant
26:00de bien réfléchir
26:01aux enjeux
26:02et à la compétitivité
26:04parce qu'il n'y a pas
26:04de sécurité,
26:05il n'y a pas
26:05de souveraineté énergétique
26:06et il n'y a pas
26:07de production
26:07de la planète
26:08s'il n'y a pas
26:09un intérêt économique
26:11et une viabilité
26:12des business models.
26:13Nicolas Rochon
26:14d'AirG Green Invest,
26:16merci infiniment
26:16d'avoir été avec nous.
26:17Merci.
26:19Tout pour investir
26:20l'événement
26:21sur BFM Business
26:24TPI
26:24Tout pour investir
26:25c'est fini
26:25pour aujourd'hui
26:26on se retrouve demain
26:27et puis d'ici là
26:28USA Today
26:30à 15h30
26:30l'ouverture des marchés américains
26:32et juste après
26:32BFM Bourse
26:33avec Guillaume Sommerer
26:34à tout à l'heure.
26:37Tout pour investir
26:38sur BFM Business
26:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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